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00:00Musique
00:35Ce plus mystérieux que lui a confié Salvatore,
00:38Hortense le cache dans sa loge le soir même au théâtre,
00:41dans le double fond de son coffret à bijoux.
00:43Pour tromper les policiers,
00:45c'est sous les traits d'un aristocrate anglais,
00:47Lord Richmond, que Salvatore se présente au théâtre.
00:50Et conduit par Plantard, le concierge bonapartiste,
00:53il doit attendre la fin de la représentation
00:55pour retrouver Hortense.
00:58Au cabaret de la mère Bordier,
00:59il rencontre une jeune fille, travestie en garçon,
01:02et la tire d'un mauvais pas.
01:03C'est Carmelite, l'ami de Colomban de Mérangis,
01:07polémiste révolutionnaire recherché par la police.
01:10Salvatore, alias Lord Richmond,
01:13conduit la jeune fille près de son fiancé.
01:15Il découvre ce dernier à demi-asphyxié.
01:19Salvatore ranime le jeune homme.
01:21C'est alors que l'inspecteur J. Bassier
01:23surgit pour arrêter Colomban.
01:35C'est à dire qu'il y a des enfants.
01:38Mlle Frevel ?
01:38Oh, elle était rentrée fermée.
01:40Mlle Frevel est partie.
01:43Vous lui avez remis mon billet ?
01:46Oui, oui, j'ai remis le billet.
01:48Avant de partir, elle n'a rien dit ?
01:52Ah, si, elle m'a dit bonsoir.
02:16Et quand tu coupes à l'ici ?
02:17Poin rouge dans le champ.
02:22Es-tu bon cousin ?
02:23Je suis bon cousin et je m'en fais gloire.
02:25Quel est le signe des bons cousins ?
02:27Le feu.
02:27Pourquoi ?
02:28Parce qu'il est le grand purificateur.
02:30Ton nom ?
02:31Carriole, ni la flamme.
02:33Délégué des ventes, de la Gironde, de la Dordogne, de la Garonne et du Lot.
02:37C'est bon, tu peux aller.
03:00C'est bon, tu peux aller.
03:24C'est bon, tu peux aller.
03:43Quand le rouge-gorge chante.
03:49Es-tu bon cousin ?
03:50Je suis bon cousin et je m'en fais gloire.
03:52Quel est le signe des bons cousins ?
03:54Le feu.
03:54Pourquoi ?
03:55Parce qu'il est le grand purificateur.
03:57C'est bon, tu peux aller.
04:13Messieurs, en application de nos accords, c'est à notre bon compagnon, le général de Prémont, qu'il appartient de
04:21présider cette nouvelle session.
04:22Messieurs, la séance est donc ouverte.
04:25Mais les délégués de Paris et de Corse ?
04:27Ils m'ont mandaté pour les représenter.
04:29Peut-on connaître le motif de leur absence ?
04:31Le délégué de Paris revient d'une mission à l'étranger.
04:34Aucune mission n'a été confiée à qui que ce soit par notre assemblée.
04:37Par notre assemblée, non.
04:38Alors ?
04:39Mais bon compagnon, dois-je vous rappeler la base fondamentale de notre association ?
04:44Une parfaite loyauté entre nous.
04:46Certes, mais aussi une entière liberté de manœuvre pour chacun de nos groupes.
04:50Si je comprends bien, la mission qu'on fie au délégué de Paris ne concerne que le vôtre.
04:55Elle nous concerne tous.
04:56Alors ? Expliquez-vous ?
04:58Le délégué de Paris le fera lui-même.
05:00Quand ?
05:01Dès son retour parmi nous.
05:03Aujourd'hui ou demain.
05:05Nous voilà en plein mystère.
05:07En attendant qu'ils éclaircissent, j'ai moi une révélation à vous faire.
05:12Messieurs les représentants des provinces, nous vous écoutons.
05:17Lors de notre dernière rencontre, l'un d'entre nous a dit
05:19« Notre mouvement a l'enthousiasme, mais il lui manque l'argent,
05:24le nerf de la guerre et des révolutions ».
05:27Cette réflexion est de vous, Caucheline, si j'ai bonne mémoire.
05:30Vous avez une excellente mémoire.
05:33Alors vous serez heureux d'apprendre que le banquier Laffitte
05:35ouvre ses coffres à notre mouvement.
05:37À notre mouvement ?
05:39Dans son ensemble ou à la faction que vous représentez ?
05:42La Laffitte souhaite comme nous l'avènement de son Altesse,
05:45le Duc d'Orléans.
05:46C'est bien ce que je pourrais savoir.
05:48Mais il n'ignore rien de nos accords.
05:51La réflexion qu'il m'a faite peut vous éclairer.
05:54Quelle réflexion ?
05:56Tout, plutôt que le régime actuel.
06:01Eh bien, messieurs, puisque nous en sommes là,
06:04il est de mon devoir de vous informer de la mission du délégué de Paris.
06:11Messieurs, la France entière aspire à la liberté.
06:16Si elle ne bouge pas encore, si elle se tait,
06:18c'est qu'elle est ligotée, baïonnée, par les vallées de Villèle,
06:22qui est lui-même le vallée de Charles X.
06:24Abba Charles X, Abba Villèle !
06:26Oui, Abba Charles X, Abba Villèle.
06:30Mes amis, l'instant est proche,
06:32où ces cris ne seront plus des souhaits, mais une réalité.
06:35Malgré les arrestations, les exécutions,
06:38la charbonnerie est encore prospère.
06:41Et bientôt, le secret dont nous entourons notre activité sera inutile.
06:45Mais avant de passer à l'action,
06:47avant de lancer la France dans la Révolution,
06:49il lui faut un chef, reconnu de tous, respecté de tous.
06:53Sinon, aimer de tous ?
06:55Oui, Delquinque.
06:56Mais il saura se faire aimer.
06:58Devons-nous comprendre que vous êtes prêts à accepter le Duc d'Orléans ?
07:02Le Duc n'est pas prêt.
07:03Or, il faut aller vite.
07:05Le peuple aujourd'hui frémissant peut s'apaiser demain.
07:08Nous-mêmes pourrons-nous indéfiniment déjouer la police.
07:12Que chacun de vous médite la réflexion du banquier Laffitte,
07:15tout plutôt que le régime actuel.
07:18Et se rallie à celui que vous allez nous proposer, n'est-ce pas ?
07:22Oui. Oui, monsieur.
07:24Je suis sûr que l'union peut se faire autour de celui que mes amis et moi-même avons pressentis.
07:29Que le pays, dans son immense majorité, se lèvera vibrant pour acclamer son nom.
07:33Et ce nom magique, c'est ?
07:35Vous allez le connaître.
07:37Mais avant de le révéler, il fallait savoir s'il accepterait.
07:41Il accepte.
07:42Qui d'Or ?
07:44Le roi de Rome.
07:45L'Apolléron II.
07:49Vous affirmez qu'il a accepté.
07:51Oui, son acceptation, il l'a rédigée de sa propre main dans un message à la Nation.
07:55Pouvez-vous nous lire ce message ?
07:57Je ne suis pas en mesure de le faire.
07:59Pourquoi ?
07:59J'ai été poursuivi par la police.
08:01J'ai dû mettre ce message en lieu sûr.
08:04Poursuivi par la police ?
08:05Et arrêtez.
08:06Mais rassurez-vous, c'est en tant que commissionnaire que j'ai été appréhendé.
08:10Mais pour quelle raison ?
08:12Le chef de la Sûreté jacal exige de prendre connaissance de toute la correspondance qui nous est confiée.
08:17Vous avez donc caché votre message ?
08:19Oui.
08:19Ousselin ?
08:20Je ne peux pas vous le dire.
08:22Ben voilà qui est incroyable.
08:24On ne nous consulte pas, soit on pressent le duc de Rechstadt.
08:28C'est tout à fait extraordinaire, mais enfin admettons.
08:30Le duc vous confie un message pour le pays,
08:33et nous, ses représentants, nous ne pourrons prendre connaissance que selon votre bon vouloir.
08:37Mais c'est un comble.
08:39Je vais vous dire, Maurice, ce message, dans votre imagination,
08:42tout cela est une manœuvre.
08:43Prenez garde, monsieur, vous me provoquez.
08:44Et vous, vous nous trahissez.
08:46Vous allez retirer ce mot.
08:48Messieurs, je vous en prie, messieurs.
08:50Cachely, je vous demande de faire vos excuses.
08:52Je refuse.
08:54Eh bien, moi, je l'ai fait pour vous.
08:57Messieurs, je crois qu'il est inutile de prolonger cette réunion.
09:00Nous la reprendrons quand vous serez en mesure de nous faire part du message du duc de Rechstadt.
09:04Mais qu'il soit établi clairement que nous ne nous associerons pas à cette entreprise.
09:09Et si nous réussissons ?
09:10Nous jouerons loyalement le jeu et servirons le duc de Rechstadt.
09:14Pour l'instant, nous allons vous laisser la place.
09:18Bon général.
09:19Messieurs.
09:26Es-tu bon cousin ?
09:28Oui, je suis bon cousin.
09:29Et je m'en fais gloire.
09:30Ton nom ?
09:31Saranti.
09:33Délégué des ventes de corche.
09:35C'est bon, tu peux aller.
09:45La réunion est donc terminée ?
09:47Pour nous, oui.
09:47Mais pour vos amis, elle risque de se prolonger assez tard.
09:54Saranti, mon général.
10:02Que se passe-t-il ?
10:03Le général vous l'explicra.
10:05Bonjour, Saranti.
10:09Vous avez des places.
10:16Je ne comprends pas votre attitude.
10:17Elle découle de nos engagements.
10:19C'est au nom de tous que je me suis exprimé.
10:21C'est ce que je conteste formellement.
10:23Bien, inutile de prolonger ici cette discussion.
10:25Nous en reparlerons demain.
10:27Comptez-y.
10:33D'après mes renseignements, la chambre du duc se trouve ici.
10:36Et sur le plan de l'archiduchesse, elle se trouve située près de seuls ou couchés l'empereur.
10:40C'est exact.
10:40Donc, aucun problème.
10:42La duc n'a qu'une porte à ouvrir pour se retrouver dans cette chambre.
10:47Et ensuite ?
10:49Le mécanisme qui permet l'accès au souterrain se trouve placé sous la glace du cabinet de toilette.
10:53Cette glace rentre dans le lambris et découvre l'entrée de l'escalier dérobé.
10:58C'est conduit dans le parc ?
10:59Non.
11:00Au bout d'un long tunnel, on débouche dans l'orangerie.
11:04Comment savez-vous cela ?
11:06Parce que l'empereur m'avait confié la direction de ses travaux.
11:10Pourquoi l'empereur s'était-il fait aménager cette sortie ?
11:12Pour échapper à ses courtisans.
11:14Dans ses nuits d'insomnie, se promener seul.
11:17Donc, vous voyez, aucune difficulté pour faire sortir le duc.
11:21La difficulté est de gagner Vienne et d'y séjourner sans éveiller l'attention.
11:24Et aussi de passer la frontière.
11:25De toute façon, il nous faut des passeports.
11:27C'est facile de les trouver.
11:29La difficulté, c'est de se procurer l'argent pour les payer.
11:33Les coffres du baron Laffitte ne vont pas s'ouvrir pour nous.
11:36Soyez tranquille, mon général.
11:38Je connais le moyen d'en faire ouvrir d'autres.
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