- il y a 5 heures
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00:00C'est parti !
00:35Avant l'aube, Salvatore s'introduit dans l'hôtel particulier du marquis l'orédant de Valjeuneuse.
00:40D'une cachette secrète, il sort un pli, s'en empare et s'enfuit.
00:45Quelques heures plus tard, grâce à ce document, il se fait remettre par le notaire des Valjeuneuses, maître Baratot, les
00:51500 louis nécessaires au complot.
00:54Jacal, intrigué par l'étrange cambriolage dont a été victime l'orédant de Valjeuneuse, confie à son secrétaire que le
01:00marquis doit sa fortune à la disparition de son neveu Roland.
01:04Au cabinet noir, J. Bassier prend connaissance d'une lettre de Baratot à l'orédant de Valjeuneuse.
01:09Monsieur le marquis, celui qu'on croyait mort, est bien vivant.
01:14Le fourbe-inspecteur décide de garder son renseignement pour lui.
01:22Allons, petite, à quoi ça sert d'être triste ? Tu n'es pas bien chez nous ?
01:26Moi aussi. Mais Colombon va peut-être mourir.
01:29Oui, non, il est jeune, il s'en remettra.
01:31Vous croyez qu'ils vont le garder longtemps ?
01:33Non, quelques jours.
01:34Vous en êtes sûre ?
01:35Mais oui ! Qu'est-ce qu'on peut lui reprocher après tout ? D'avoir écrit ce que tout
01:38le monde pense ?
01:38Mais madame, ils appellent ça un crime !
01:40Non, mais t'as pas, on ne m'appelle pas madame, ça ne me va pas.
01:42Puis ça fait vieux. Appelle-moi Chantelila, comme tout le monde.
01:45C'est mon nom depuis que j'ai été reine des blanchisseuses à l'amie carême.
01:48On va me chercher un fer.
01:59Madame Chantelila ?
02:00Oui ?
02:00C'est prêt pour Mlle Frérale ?
02:02Bien sûr.
02:03Vous n'avez pas trop empensé le jabot ?
02:04Je connais mon métier, Mme Léonie.
02:06J'espère.
02:07Et vous savez, les comédiennes, c'est exigeant.
02:10Bon, vous marquez ça, comme d'habitude, je passerai une main.
02:12Entendu.
02:15Elle n'est pas très polie, cette dame.
02:17Oh, d'abord, ce n'est pas une dame, c'est quelqu'un comme toi et moi.
02:19Mais elle se croit Dieu, c'est quoi ?
02:21Heureusement que sa patron n'est pas comme elle.
02:23En voilà une femme humable, Mlle Fréval.
02:26Dites, madame.
02:27Oh.
02:28Pardon.
02:30Dites, Chantelila, ce monsieur si gentil qui m'a accompagnée hier soir, c'est vraiment un anglais ?
02:35Lui ?
02:36Oh non, c'est M. Salvatore.
02:38M. Salvatore ?
02:40Oui, un véritable ami et même quelque chose de plus.
02:44Oui, M. Salvatore, c'est l'espoir.
02:56Laissez passer, M. le marquis, l'oridon de Valjeuneuse.
03:08Vous auriez dû attendre mon retour.
03:10Oh, j'ai cru bien faire, M. le marquis.
03:11Mais qu'ont dit les policiers ?
03:12Qu'ils pensaient que nous étions arrivés à temps, Célestin et moi, et que le cambrioleur n'avait pas pu...
03:17Oui, bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
03:18Mais la prochaine fois, un peu plus de sang-froid.
03:19Et un peu moins d'initiative.
03:20Bien, monsieur.
03:47Sous-titrage Société Radio-Canada
04:03Vous voulez-vous monter aussi dans ma chambre ?
04:05Bien.
04:12Il s'en fait bien nerveux, mon amie.
04:13Ah oui, rien de quoi.
04:15Vous lisez ce que m'écrit Baratot.
04:17Et ce n'est pas tout.
04:19Quelqu'un s'est introduit cette nuit dans mon cabinet.
04:21Et peut-être on laisse pas un cambrioleur ordinaire.
04:23Vous croyez que...
04:24Régine, tout est possible maintenant.
04:26Et nos idiots domestiques n'ont rien trouvé de mieux que d'alerter la police.
04:29Ils ont cru bien faire.
04:30Ah oui.
04:31Beau travail, en vérité.
04:33Supposez un instant que notre visiteur ait trouvé ici la cachette que nous n'avons jamais réussi à découvrir.
04:37Qu'il soit emparé du testament.
04:40Supposez encore que grâce aux ailes de nos deux imbéciles, la police l'arrête et découvre sur lui ce dangereux
04:44document.
04:44Mais alors nous serions perdus.
04:46Vous pensez faire quelque chose ?
04:48Non, avant tout, je vais faire un saut aux rues de Jérusalem pour savoir ce que pensent ces messieurs de
04:51la police.
04:52Mais voudrait-il pas mieux tout d'abord voir Baratot ?
04:53Il s'est peut-être laissé abuser par un imposteur.
04:55Je verrai Baratot plus tard.
04:56Il n'importe d'être prudent.
04:58Sa lettre, avant de m'arriver, a pu passer par le cabinet noir.
05:04Et alors, tout se sauvait ?
05:06Le pire n'est pas toujours sûr.
05:09Monsieur J.
05:09Monsieur, je vous ai dit et redit que je voulais que toutes les lettres me soient souvises.
05:14Même celles qui ne présentent aucun intérêt ?
05:17Laissez-moi le soin d'en juger.
05:20Je ne cherchais qu'à vous éviter de la peine.
05:23M'en doute pas.
05:25De même, vous êtes vous précipité chez monsieur le marquis de Val-Geneuse.
05:29Pour m'éviter un dérangement.
05:32J'ai bien fait, puisqu'il n'était pas là.
05:35Pourquoi Pantolibatien quittez-vous uniquement de ceux dont vous chauve ?
05:39Les Carbonari, par exemple.
05:43J'attends toujours de connaître leur lieu de réunion.
05:46J'ai peut-être une piste.
05:48Non.
05:49Si, si, si.
05:50L'ex-général de Brémont, un demi-solde.
05:53Il a un grand portrait de l'usurpateur dans sa chambre à coucher.
05:58Et vous en concluez qu'il est conspirateur ?
06:02Ma foi, vous.
06:03Mon pauvre Libasie.
06:04S'il fallait arrêter tous les gens qui ont un portrait de Napoléon dans leur chambre à coucher,
06:08il n'y aurait pas assez de prison en France.
06:12Du reste, comment savez-vous qu'il a ce portrait ?
06:14Par un de nos indicateurs.
06:16Un sireur de parquet qui a travaillé chez le bonapartiste.
06:20Un sireur de parquet ?
06:21Oui, oui, oui, oui.
06:22Eh bien, vous voyez, il faut savoir se courber pour glaner des renseignements.
06:27Mais vous y m'assiez, vous courbez-vous assez.
06:30Je me le demande.
06:33Entrez.
06:37Monsieur le marquis de Valjeuneuse demande à voir monsieur le chef de la sûreté.
06:41Bien, je le reçois tout de suite.
06:46Ce qui prouve que je n'avais pas besoin d'aller me casser le lit à sa porte.
06:50Et l'ex-général de Brémont, vous croyez qu'il vous rendra visite aussi ?
06:56Pas dans l'immédiat.
06:58Qu'est-ce que j'en fais ? Je l'arrête ?
07:00Ah non, surtout pas, laissez-le courir.
07:03Et on y fait la piste.
07:05Bien.
07:05Mais pour ça, il faudra vous courber.
07:07N'oubliez pas, J. Bassier, courbez-vous.
07:10Vous ne vous courbez pas assez.
07:13Vous pouvez vous retirer.
07:24M. le marquis, excusez-moi de vous avoir fait attendre.
07:27Si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer.
07:37Vous entrez.
07:42J'ai rarement l'honneur de recevoir un père de France dans mon bureau.
07:46J'aime à le croire.
07:51Vous ne pouvez pas voir M. Jacal maintenant, il est occupé.
07:54Non, je le verrai plus tard.
07:57Pour vous faire patienter.
08:00Merci.
08:03C'est exactement ce qu'on appelle une tempête dans un verre d'eau, jugez-vous-même.
08:06Mais la marquise, mon épouse, tenait énormément à ce sac.
08:11Mes domestiques ne l'ignoraient pas.
08:13C'est pourquoi ils se sont affolés.
08:14Et ont bâti ce roman d'un cambriolage manqué.
08:18Ces gens sont vraiment une simplicité.
08:22Cependant, ce carreau découpé a une preuve de plus de leur bêtise.
08:26Ils ont fait ce qu'un vrai cambrioleur eût été censé faire.
08:29Ils l'ont avoué, d'ailleurs, en pleurant à ma femme.
08:32Les imbéciles.
08:35Alors, ils ont découpé ce carreau avec un diamant pour faire croire à une effraction.
08:41Il faut l'avoir vu pour le croire.
08:44J'espère que vous donnera à cette affaire la considération qu'elle mérite.
08:48C'est-à-dire le panier ?
08:50N'en doutez pas.
08:51Car enfin, au bout de cette enquête, mes hommes se seraient donné le ridicule d'appréhender un courant d'air.
08:58Ce qui n'aura rien ajouté à vos états de service, n'est-ce pas ?
09:02Non.
09:05Et bien, monsieur le marquis, je vous suis très obligé d'avoir consenti à vous déranger vous-même.
09:11Mon cher, je me rendais chez le ministre.
09:13Vous vous êtes trouvé sur ma route.
09:15J'en suis ravi.
09:18Cet incident m'aura permis de vous rencontrer.
09:23Pire respect, monsieur le marquis.
09:26Accompagné, monsieur le marquis.
09:31Du moulin ?
09:33Oui, monsieur.
09:43Monsieur le marquis de Valjeuneuse aimerait que nous classions l'affaire de ses pluies.
09:47Il en saura ce que vous voudrez.
09:51Bref.
09:53Je ne puis m'empêcher de trouver étrange qu'il se soit dérangé.
09:56Si la chose est de si peu d'importance.
09:59Vos archives ?
10:00Bonne idée.
10:02On pourra exhumer le dossier si l'opportunité s'en présente.
10:06Mais du tact.
10:08Toujours du tact.
10:16Être préparé, ma voiture.
10:17Bien, monsieur.
10:24Maître Baratot, c'est de l'infantilisme.
10:26Mais étant donné les circonstances, il m'a semblé que mon devoir était de vous prévenir.
10:29Vous auriez pu attendre mon retour.
10:31Monsieur le marquis, celui que nous croyons mort est bien vivant.
10:33Est-ce qu'on écrit des choses pareilles ?
10:34Surtout quand on sait que, de notoriété publique, que toutes les lettres sont lues par la police.
10:39Mais j'avais pris toutes mes précautions en m'adressant à un commissionnaire.
10:43La visite de ce personnage m'avait un peu affolé.
10:49Et cette copie du testament de mon frère, vous auriez pu la lui arracher des mains.
10:54Monsieur le marquis, vous ne m'avez pas regardé.
10:57Êtes-vous certain, au moins, que c'est bien lui ?
10:58Et que c'est bien la copie du testament ?
11:00Hélas, oui.
11:01Là-dessus, je suis formel.
11:02Et s'il revient, que ferez-vous ?
11:05Je me le demande en tout état de cause.
11:06Et moi, je vous le dis en tout état de cause.
11:08Vous le retiendrez le plus longtemps possible, après m'avoir fait prévenir par un nouveau clair.
11:17Qu'est-ce que vous ferez, vous, monsieur le marquis ?
11:19Maître Baratot, il se pourrait que votre visiteur, qui a servi dans les armées de Bonaparte, soit arrêté comme conspirateur.
11:26Et comme il arrive souvent qu'un conspirateur résiste quand on veut l'arrêter, on est bien forcé de l
11:30'abattre comme un chien.
11:31Voilà ce que je ferai, Maître Baratot.
11:33Il n'y a pas de matamor devant un pistolet.
11:37Je vous remercie.
11:56Et s'il ne revenait pas chez Baratot ?
11:58Il reviendra ici comme un voleur.
12:01A lui de choisir le lieu de sa mort.
12:04Le pistolet sera le même.
12:12Le pistolet sera le même.
13:11...
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