- il y a 2 jours
Catégorie
📺
TVTranscription
00:28Sous-titrage MFP.
00:36Prévenu par le secrétaire de l'Oredan, Jibassier accourt à l'hôtel de Valjeuneuse.
00:41Mais le ministre vient d'accepter l'offre de son neveu et n'a donc plus besoin de la complicité
00:46du policier pour rester maître de sa fortune.
00:50Jibassier, écumant de rage d'être éconduit par le nouveau ministre, qui non seulement le destitue mais le menace de
00:56la prison,
00:56sort son pistolet et tire sur l'Oredan.
01:00Alerté par le coup de feu, Salvatore reparaît, armé du pistolet de son oncle.
01:05Il a juste le temps d'apercevoir une ombre fuyant dans le noir.
01:09Quelques secondes plus tard, Jacal arrive.
01:12Il trouve Salvatore, pistolet en main, agenouillé auprès du corps de l'Oredan.
01:17Et il l'arrête pour meurtre.
01:19Quand le lendemain, Jibassier arrive à la sûreté, il retrouve Jacal bien vivant dans son fauteuil de chef de la
01:27police.
01:27Sous-titrage Société Radio-Canada
02:02Portez ça à l'étage.
02:04Monsieur.
02:07Mademoiselle.
02:09Je voudrais voir Monsieur Jacal.
02:11Personnellement ?
02:11Oui, personnellement, c'est très important.
02:17Entrez.
02:22Mademoiselle Fréval insiste pour vous voir personnellement.
02:25Elle prétend qu'elle a une communication très importante à vous faire.
02:28Une communication importante ?
02:30Tiens.
02:31Faites-la rentrer.
02:33Vous voulez bien rentrer, mademoiselle ?
02:37Monsieur Jacal, je souhaiterais vous voir personnellement.
02:40Eh bien, mais...
02:42Je suis là.
02:44Pardonnez-moi, je me suis mal exprimée.
02:46Je veux dire que je souhaite vous parler sans témoin.
02:49Ah.
02:50C'est donc si grave.
02:52Oui.
02:53S'il vous plaît, tu me l'as.
02:57Asseyez-vous, mademoiselle.
03:04Je vous écoute.
03:07J'ai appris ce matin par les journaux
03:09qu'à la suite de l'attentat contre le ministre M. de Valjeuneuse,
03:13vous aviez arrêté un suspect.
03:14C'est exact.
03:15Et nous tenons sans doute l'assassin.
03:18Je suis venue vous apporter la preuve
03:20que cette personne ne peut être votre copable.
03:26Le commissionnaire Salvatore est,
03:28vous l'ignorez sans doute,
03:30un dangereux conspirateur.
03:32C'est possible.
03:34Mais il n'est pas l'assassin de M. de Valjeuneuse.
03:38Comment pouvez-vous l'affirmer?
03:41Parce que depuis huit jours,
03:43lui et moi ne nous sommes pas quittés d'une heure.
03:46Ah.
03:49Je veux croire que seul le sentiment
03:51que vous portez à M. Salvatore
03:52vous a incité à faire cette démarche.
03:56Car autrement...
03:57Autrement.
03:58Autrement, mademoiselle Préval,
04:00je me verrais dans la pénible obligation
04:01de vous faire arrêter pour complicité.
04:04Eh oui.
04:06Et voyez-vous, depuis quelques jours,
04:09disons en tout cas jusqu'à hier,
04:11M. Salvatore et moi-même
04:13nous sommes pratiquement
04:14jamais perdus de vue.
04:16Mais hier soir...
04:17Hier soir, j'ai surpris moi-même Salvatore
04:20chez M. le ministre.
04:21Il tenait encore à la main le pistolet
04:23dont il venait de se servir.
04:24Ce n'est pas possible.
04:25Ce n'est pas possible, c'est certain,
04:27mademoiselle Préval.
04:34Je vais bien oublier que vous venez
04:39de vous rendre coupable
04:40d'un faux témoignage.
04:43Allez, mademoiselle Préval.
04:51Puis-je vous demander une faveur ?
04:53Une de plus, alors.
04:56M'autoriseriez-vous à le voir ?
04:58Non, mademoiselle Préval.
05:00Il est au secret.
05:06Appelez-moi M. Dumoulin, je vous prie.
05:18Ah, M. Dumoulin,
05:20convoquez-moi le secrétaire
05:22de M. de Valjeuneuse
05:23et le domestique Prospère.
05:25Il faudrait également recueillir
05:26le témoignage de Mme de Valjeuneuse.
05:29Tâchez de savoir quand elle pourra me recevoir.
05:31Bien, monsieur.
05:32Moi, je vais à Saint-Pédagie.
05:34À tout à l'heure.
05:41Voilà, mademoiselle.
05:41Merci.
05:52Il avait le pistolet à la main ?
05:53Oui, enfin, c'est ce que Jacques-Al prétend.
05:56Mais moi, je suis sûre qu'il est innocent.
05:59Vous avez raison.
06:01Si c'était lui le coupable,
06:03Jacques-Al ne l'aurait pas fait enfermer
06:04à Saint-Pédagie.
06:05Ah non ? Pourquoi ?
06:07Parce que les criminels sont emprisonnés à la force.
06:10Ah.
06:13Croyez-vous que nous arrivons
06:14à communiquer avec lui ?
06:16Oui.
06:18Faudra bien.
06:23Vous ne voulez pas me répondre ?
06:25Tant pis.
06:28Alors, nous allons procéder
06:30par élimination.
06:33Première hypothèse,
06:34crime politique.
06:35C'est possible.
06:38Cependant, M. de Valjeuneuse
06:39débute dans la carrière.
06:40Il est à peine installé.
06:41Par ailleurs,
06:42c'est un modéré.
06:44Son action ne peut donc
06:45beaucoup vous gêner.
06:47Bien sûr,
06:48il faut y réfléchir,
06:50mais comme ça,
06:50à première vue,
06:52j'écarterai cette hypothèse.
06:54Seconde hypothèse ?
06:58Affaire de famille.
06:59Eh oui.
07:01Mais pour examiner cette seconde éventualité,
07:03c'est M. Roland de Valjeuneuse
07:05que j'interroge.
07:06Roland de Valjeuneuse
07:07et non plus Salvatore.
07:09Je ne sais pas.
07:09Non, non, je vous en prie.
07:11Vous êtes nommé vous-même
07:12devant témoin
07:13un certain soir
07:14au théâtre de la Porte Saint-Martin.
07:16Et tous les portes à de Paris,
07:18même les plus insignifiants,
07:19aboutissent ici,
07:19vous devez bien vous en douter.
07:21D'ailleurs,
07:23vous ressemblez trop
07:24au jeune garçon
07:25que j'ai rencontré plusieurs fois
07:27au temps où je me rendais
07:28chez M. votre père,
07:29le marquis Pierre de Valjeuneuse.
07:32Alors mon manque d'imagination
07:33m'amène à penser
07:34que plutôt qu'un crime politique,
07:36nous sommes en présence
07:37d'une tragique querelle de famille
07:39ayant opposé l'oncle
07:41au neveu.
07:42Vous faites erreur, monsieur.
07:45Vous persistez à prétendre
07:47que vous n'êtes pas
07:47Roland de Valjeuneuse.
07:50Soit.
07:52Mais ce n'est pas moi
07:52qui ai tué.
07:55Vous oubliez qu'un visiteur
07:56est venu
07:57pendant que j'ai été
07:58chez le ministre.
07:59Ah oui.
08:00Oui, le fameux
08:01visiteur nocturne.
08:03Vous n'avez pas plus
08:04d'imagination que moi,
08:05Roland de Valjeuneuse.
08:07Alors pourquoi
08:08j'ai essayé
08:08les portes grandes ouvertes ?
08:11Je vous répète
08:11que le meurtrier
08:12s'est enfui
08:13sans avoir eu le temps
08:13de les refermer,
08:14les portes.
08:16Et d'ailleurs,
08:17je me trouvais
08:17dans le bureau
08:17de monsieur Valjeuneuse
08:18bien avant son arrivée.
08:20Son secrétaire
08:21pourra vous le confirmer
08:22puisque c'est lui
08:22qui m'y a introduit.
08:35Quelle heure était-il
08:36lorsque vous vous êtes présenté
08:38chez monsieur de Valjeuneuse ?
08:39Onze heures.
08:41Il y a quelle heure
08:42s'est annoncé
08:43le prétendu visiteur ?
08:45Vers minuit, environ.
08:51Je n'ai pas encore pu joindre
08:52le secrétaire
08:52de monsieur de Valjeuneuse,
08:54mais soyez tranquille,
08:55il sera interrogé.
08:58Je souhaite pour vous
08:59qu'il confirme
08:59votre version
09:00du second visiteur
09:01docturne
09:02et qui sait,
09:04vous innocente.
09:07Car je crois
09:08vous l'avoir déjà dit,
09:08monsieur Salvatore,
09:09j'ai
09:11une certaine estime
09:12pour vous.
09:14Allez donc,
09:15expliquez ça.
09:38comme j'ai déjà eu l'honneur
09:40de le dire à monsieur le juge,
09:42vers les dix heures et demie,
09:43onze heures moins le quart,
09:44comme madame la marquise sortait,
09:46elle nous a dit
09:47que notre service
09:48était terminé.
09:49Vous pensez
09:50que nous sommes allés
09:50nous coucher ?
09:51C'est seulement
09:53lorsque monsieur le juge
09:54nous a fait chercher
09:55que nous avons constaté
09:58le regrettable.
09:59C'est tout, monsieur le juge.
10:02Mais je ne suis pas juge,
10:03mon ami.
10:04Vous pouvez vous retirer,
10:06merci.
10:06bien, monsieur le juge.
10:08Au revoir, monsieur.
10:14Faites entrer,
10:15monsieur Gaëtan du Moulin.
10:21Monsieur.
10:22Monsieur.
10:24Asseyez-vous, je vous prie.
10:25Merci, monsieur.
10:33Depuis combien de temps
10:34étiez-vous le secrétaire
10:35de monsieur de Valjeuneuse ?
10:36Depuis huit jours,
10:38c'est-à-dire depuis la nomination
10:39de monsieur le marquis
10:40de Valjeuneuse.
10:41Le nouveau ministre
10:42avait bien voulu me conserver
10:43dans la fonction
10:44que j'occupais
10:45auprès de son prédécesseur.
10:47Et pendant les huit jours
10:48que vous avez passé
10:49auprès de lui,
10:50vous n'avez rien remarqué
10:52d'anormales ?
10:53Absolument rien.
10:55Monsieur de Valjeuneuse
10:56avait pris l'habitude
10:57de vous convoquer
10:59chez lui le soir.
11:00Monsieur le marquis
11:01m'avait demandé
11:01de lui consacrer
11:02quelques soirées.
11:03Ces journées au ministère
11:05étant très occupées
11:05par les audiences,
11:07il ne restait guère
11:08que le soir
11:08pour permettre
11:09à monsieur le ministre
11:09de prendre connaissance
11:10de certains dossiers.
11:12Donc hier soir,
11:13vous avez travaillé
11:14assez tard ?
11:15Un peu moins longtemps
11:16que prévu.
11:17Pourquoi cela ?
11:19Eh bien,
11:19parce que vers 11h,
11:21je crois,
11:22monsieur le marquis
11:22a reçu une visite.
11:23Une visite à cette heure ?
11:25Et cela ne vous a pas étonné ?
11:27Un peu.
11:28Encore que l'avis
11:29d'un ministre
11:29soit extrêmement mouvementé.
11:31Du temps du prédécesseur
11:32de monsieur le...
11:34Donc monsieur de Valjeuneuse
11:35a reçu une visite.
11:37Les domestiques affirment
11:38qu'à cette heure-là,
11:39ils étaient couchés.
11:40Qui est allé ouvrir ?
11:41Moi-même, monsieur,
11:42à la prière
11:43de monsieur de Valjeuneuse.
11:44Donc vous avez introduit
11:45le visiteur
11:46directement dans le bureau ?
11:47Non.
11:49Cette personne m'a tendu
11:50un pli à remettre
11:51de toute urgence.
11:52Ce qui m'a paru étrange,
11:54c'est qu'après avoir lu
11:55le papier du visiteur,
11:57monsieur le marquis
11:58a aussitôt écrit
11:58un message
11:59qu'il m'a chargé
12:01de porter ici même
12:02à monsieur Gibassier.
12:05Répétez-moi
12:05ce que vous venez de dire.
12:09Gibassier, c'est qu'il m'a chargé.
12:35Gibassier, c'est qu'il m'a chargé.
12:43Gibassier, c'est qu'il m'a chargé.
12:48Gibassier, c'est qu'il m'a chargé.
13:02Gibassier, c'est qu'il m'a chargé.
13:05Gibassier, c'est qu'il m'a chargé.
13:07Sous-titrage FR ?
Commentaires