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  • il y a 2 heures

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00:47Olympe et Salvatore, heureux de s'aimer, oublient le reste du monde.
00:53Il faut que Fialin et Léonore rappellent à leur obliger ce qu'ils attendent d'elle.
00:58Salvatore vient à la salle d'armes, où il se retrouve entouré de conspirateurs.
01:03Il refuse encore de trahir.
01:06Quelques jours plus tard, Louis-Napoléon est à Strasbourg.
01:10À la tête de ses fidèles, il rallie le régiment du colonel Vaudray.
01:13Mais l'autre régiment, commandé par Salvatore, refuse de le suivre et fait ainsi échouer le complot.
01:39Je pressens un grand malheur.
01:40Il est encore plus grand que vous ne pouvez l'imaginer.
01:43Mais je ne comprends pas, tout avait si bien commencé.
01:44Mais tout a mal fini !
01:46Où est-il un fiasco impérial ?
01:48Nous partons ?
01:48Je pars.
01:49Vous, vous restez ici pour garder les arrières.
01:53Le prince et ses complices ont été arrêtés, fusillés.
01:55Mais un Bonaparte peut mourir.
01:57La mystique Bonapartiste survit.
01:59Je cours en Angleterre pour entretenir la flamme.
02:01Et moi-même, ne puis-je être utile ?
02:03Vous ne le serez jamais autant qu'en protégeant ma fuite.
02:06Il faut être courageuse, ma chérie.
02:08Mais c'est la fin d'un grand amour ?
02:09Mais non, mais non.
02:10La preuve, c'est que nous n'en mourrons pas.
02:13Mais Jeannot.
02:15Adieu.
02:17Adieu, ma grande amie.
02:22Jeannot !
02:23Oui ?
02:23Oh, rasse-moi encore !
02:25Je vais te faire écouter.
02:26Non, mais...
02:26Jeannot !
02:27Écoutez, écoutez, écoutez, écoutez.
02:28Nous avons trois régiments aux trousses.
02:30Il faut demander des caresses.
02:33J'admire votre sang-froid, madame.
02:41Ça sera ma dernière campagne.
02:46Mais je comprends pas.
02:48L'affaire paraissait simple.
02:51Qui peut m'expliquer notre échec ?
02:54Oh, c'est facile.
02:55Nous étions trop d'officiers, pas assez de soldats.
02:58Ah, oui.
03:02C'est facile.
03:06C'est facile.
03:09C'est facile.
03:10Ça va.
03:12C'est facile.
03:16C'est facile.
03:48Fianna réussit à s'échapper. Elle continuera la lutte en Angleterre.
03:52Allons, enfants de la patrie, le jour de gloire...
03:58Non, je vous en prie.
04:08Mes amis, j'espère obtenir que nos corps reposent l'un près de l'autre dans le même cimetière.
04:13Ainsi, la mort elle-même ne nous aura pas désunis.
04:15Vous entendez, Léonard.
04:16Moi, je ne vous promets rien.
04:18Étant femme, ils m'épargneront peut-être.
04:20Ou alors que ce soit à désespérer d'être française.
04:27On étouffe ici.
04:28Vous êtes bien trop nombreux pour une si petite pièce.
04:31Ouvrez la fenêtre.
04:34Il faut tout vous dire, là.
04:35Ouvrez la fenêtre.
04:40Vous êtes mal à voir, hein ?
04:43Mais ça va marcher, vous allez voir.
04:46Merci, monsieur le directeur.
04:47Mais tout à votre service.
04:49Ne me demandez tout de même pas de scier les barreaux.
04:52Je serai obligé de refuser à mon grand regret.
04:55Monsieur, ceux qui vont mourir n'ont pas le cœur à plaisanter.
04:58Pardonnez-moi.
04:59Bien, lequel parmi vous se nomme Georges ou Charles ?
05:05Mon Dieu, que c'est mal écrit.
05:07Louis ou Lucien ?
05:09Napoléon Bonaparte ?
05:11C'est moi, monsieur.
05:12Ah, c'est vous.
05:13Alors, si vous voulez venir avec moi.
05:16J'espère que vous n'allez pas me séparer de mes amis.
05:18Hélas, monsieur, ce sont les ordres.
05:20Je n'accepterai aucun régime de faveur.
05:21Mais qui vous dit qu'il s'agit d'un régime de faveur ?
05:28Adieu, mes amis.
05:29Président.
05:32Dieu sait comme nous nous retrouverons.
05:39Bien.
05:40Alors, pressons, il ne faut pas faire attendre monsieur le préfet.
05:43Il veut être présent à la messe d'action de grâce.
05:45Oh, vous entendez les cloches ?
05:48Tenez, c'est pas ici.
05:55Ah, c'est prestigieux, c'est long.
06:02Monsieur le préfet.
06:04Vous devez me prenez ma place, je vous en prie, monsieur le préfet.
06:06Merci.
06:10Ah oui ?
06:12Il manque deux ou trois ressorts.
06:14Excusez-moi, mes pensionnaires les subtilisent à monnaie à ma barbe pour en faire des outils.
06:19On passe le temps.
06:20Oui, venons-en à l'interrogatoire du délinquant.
06:24Seignez-vous.
06:31Vous êtes bien Charles-Louis-Napoléon Bonaparte,
06:35fils de Louis et d'Hortense et de Boarnay.
06:39Oui.
06:41Âge, domicile, profession ?
06:4428 ans.
06:45Exilé.
06:46Capitaine d'artillerie.
06:47Capitaine d'artillerie ?
06:49Où ça ?
06:50Au régiment de Berne.
06:53Alors, bon.
06:54Voilà que nous avons failli être envahis par l'armée suisse.
06:58Je reviendrai un jour pour me mettre à la tête de l'armée française.
07:02À moins qu'on ne vous en ôte toute possibilité.
07:07Je devine le sort qui m'attend.
07:09Le peloton de Vincennes qui exécuta le duc d'Anguin va se retourner contre moi.
07:14Je ne demande qu'une chose, c'est de mourir avec mes amis.
07:18La justice, on décidera.
07:23Je vais envoyer une dépêche à Paris par le télégraphe Chape.
07:26En attendant, vous accorderez aux prisonniers toutes les faveurs réservées à son rang.
07:30Faveurs avec joie, monsieur le parfait.
07:32Et les autres ?
07:34Quoi que vous puissiez en penser, leur crime est plus grand que le vôtre.
07:38Je revendis toutes les responsabilités.
07:41Je suis le seul coupable.
07:42Peut-être.
07:43Mais il y a un point à votre décharge que n'ont pas vos complices.
07:47Lequel, s'il vous plaît ?
07:49Vous n'avez pas la nationalité française.
07:58Aujourd'hui, 30 octobre à l'aube,
08:01le prince Louis Napoléon, vice de Louis Bonaparte,
08:06avec la complicité de quelques officiers supérieurs,
08:10a soulevé les régiments de la caserne d'Austerlitz à Strasbourg.
08:15Après quelques échauffourées,
08:17l'ordre a été rétabli dans la rue.
08:20Les émeutiers ont été incarcérés.
08:24Signé,
08:25Chopin,
08:27préfet de Strasbourg.
08:33Tant l'air de se gratter.
08:35Le prince Louis Napoléon,
08:40fils de Louis Bonaparte,
08:42avec la complicité de quelques officiers supérieurs,
08:47a soulevé les régiments de la caserne d'Austerlitz,
08:53ainsi que le brouillard s'épaissit.
09:02On ne peut rien voir.
09:07Monsieur le sous-secrétaire d'Austerlitz est à l'intérieur.
09:09Si vous m'avez fait demander...
09:11Dorval, c'est grave.
09:13Regardez ce que je viens de recevoir.
09:15Le prince Napoléon, fils de Louis Bonaparte,
09:17a soulevé les régiments de la caserne d'Austerlitz de Strasbourg.
09:23Strasbourg, Strasbourg,
09:24ça ne peut être que Strasbourg.
09:26Aucun doute possible.
09:27Dorval, nous sommes perdus.
09:28C'est le dépêche-tron qui en est la preuve.
09:30L'expéditeur aura été assassiné pendant qu'il télégraphiait.
09:33Nous ne nous alarmons pas trop vite.
09:34Nous aurons d'autres nouvelles dans la journée.
09:36Oui, mais comment sont-elles ?
09:37Catastrophiques, probablement.
09:39De Strasbourg à Nancy, il n'y a qu'une étape.
09:41Et de Nancy à Reims.
09:45Si j'avais Bugeot sous la main.
09:47Oui, mais s'il est en Algérie.
09:49Je vais envoyer le gouverneur de la place de Paris
09:51avec ses quarante mille hommes
09:53au devant de l'usurpateur.
09:55On l'arrêtera sur la Moselle.
09:57Ou sur la Meuse.
09:58Ou sur la Marne.
10:00À moins qu'on ne l'arrête pas du tout.
10:01Vous allez voir encore qu'ils vont s'embrasser, ces deux-là.
10:05Ah, misère.
10:06À qui se fier ?
10:07Au duc de Nemours, peut-être ?
10:09Non, non, non, non, non.
10:11Je ne vais pas envoyer un de mes fils au devant de cet ogre.
10:14Réservons l'avenir de la dynastie.
10:16On ne sait jamais ce qui peut arriver.
10:19Quel temps fait-il sur la Manche ?
10:21Mais pourquoi, sire ?
10:23Pour rien, pour rien.
10:25Je suis affreusement sujet au mal de mer.
10:28Oh, mais sire, nous n'en sommes pas là.
10:31On voit bien que vous n'avez pas mon expérience.
10:34Allez, Dorval.
10:35Et dites à Guizot de prendre toutes les précautions.
10:38Mobilisation de la garde nationale, état de siège,
10:41pas de rassemblement plus de cinq personnes,
10:44hormis la famille royale, bien sûr.
10:46Allez, Dorval.
10:47Et merci.
10:47Bien sûr.
10:48Et deux berlines prêtes au voyage à tout moment,
10:51avec les biens de la couronne.
10:53Allez, allez, allez.
10:54Allez.
11:03Sous-titrage Société Radio-Canada
11:30Mais en fait, de près, me direz-vous ce qui se passe ?
11:32Mais monsieur le ministre, nous déménageons.
11:35Et nous ?
11:35Nous, le roi, sa famille, et toutes les buderies.
11:39Et pourquoi ?
11:40Est-il arrivé ?
11:41Le prince Napoléon marche sur Paris, on le dit, à Château-Thierry.
11:44Mais c'est de la folie, il est en prison à Strasbourg.
11:46Comment pouvez-vous l'affirmer ?
11:48J'en arrive.
11:50Voilà qui va faire plaisir au roi.
11:52Alors, je range ?
11:53Naturellement.
11:54Et empêchez tous ces hannetons de se cogner à toutes les fenêtres.
12:23Et empêchez tous ces hannetons de se cogner à toutes les fenêtres.
12:27Redressez-vous aussi, et soyez rassurés.
12:30Nous sommes toujours maîtres du royaume.
12:32Vous en êtes sûr ?
12:33Certain.
12:36Ah !
12:37Ah, ben j'aime mieux ça.
12:40C'est que je deviens casanier, mon bon jacal.
12:45Casanier.
12:47Mais, vous n'avez donc pas lu la dépêche de Chopin d'Arnauville ?
12:50Si, c'est même elle qui a provoqué la panique.
13:01Il est incomplète.
13:03Je l'ai vue avant qu'elle ne parte.
13:06Le télégraphe a dû avoir une défaillance.
13:07Que disait la suite ?
13:09En gros, le neveu de Napoléon a soulevé les régiments, etc., etc.
13:14Et puis, l'ordre a été rétabli, les émeutiers sont sous les verrous.
13:17Le prince est-il en prison ?
13:19Avec une demi-douzaine de sédicieux.
13:21Oh ! Quelle maladresse !
13:23C'est un mauvais exemple à donner que d'embastiller un prince de sang royal ou impérial.
13:28Un tel geste affaiblit l'idée de mon archi.
13:31Et je risque d'en être un beau jour la victime.
13:36Vous voulez le faire élargir ?
13:37Non, non, non.
13:38Je le trouve déjà bien assez large.
13:42Il a de petites épaules.
13:43Mon cher, c'est pour parier à cette disgrâce qu'on a inventé les épaulettes.
13:47Que faire de ce prétendant ?
13:50Ah, Seigneur !
13:52Ces prétendants, ce qu'ils peuvent être encombrants.
13:56Renvoyer celui-là en Suisse ?
13:58Il reviendra en voisin à la première occasion.
14:01À l'île d'Île.
14:02Oh !
14:03On en revient à Roussy.
14:31Vous ne manquez pas d'audace ?
14:33Oui, ça, je reconnais que j'ai un certain culot.
14:37Que je mets d'ailleurs au service de ma profession.
14:40Vous en avez tout le bénéfice, monsieur le ministre.
14:42Oui, oui, au fait.
14:45Ah !
14:46Ah !
14:47Ce qu'on est bien chez soi, là !
14:49Je ne vous aime pas contre lui.
14:54Encore moins arrogant.
14:57Moi, je ne recherche pas la sympathique, je n'en ai pas besoin.
15:00Tant mieux pour vous.
15:02Dites-moi non l'objet de votre visite.
15:05La sécurité du roi, tout naturellement.
15:09Il apparaît que ce...
15:11Ce petit Napoléon de poche se montre bien encombrant.
15:16Piche-grue les têtes aussi, et puis...
15:18Quic !
15:19Le grand Napoléon a envoyé quelqu'un pour lui refaire son autre cravate.
15:25Vous revenez à la charge.
15:28J'aimerais vous convaincre.
15:32Et vous pensez que le roi serait satisfait de cette solution ?
15:36Évidemment.
15:37Mais...
15:38Après coup.
15:40Mais il désire la grandeur, mais...
15:42Il n'a pas la méchanceté qui doit l'accompagner,
15:45alors de là l'utilité de la police secrète.
15:49En somme, vous méditez à un assassinat pur et simple.
15:56Pur et simple.
15:59Avec un petit nombre d'exemples de rigueur,
16:03un règne est parfois plus clément que ceux qui, par trop de pitié,
16:05laissent arriver des désordres générateurs de crimes.
16:08N'est-ce pas ? Profondément vrai.
16:13Mais...
16:14Pourquoi me proposer ça ?
16:16À moi.
16:21L'affaire est...
16:22L'affaire est d'importance.
16:24Je préfère être couvert par mon supérieur.
16:30Voulez-vous que je vous dise le fond de ma pensée, monsieur Zibassier ?
16:34Mais je vous en prie, monsieur le ministre.
16:37Vous me dégoûtez.
16:39Les gens comme vous salissent tout ce qu'ils touchent.
16:43Votre supérieur vous interdit formellement d'approcher de près ou de loin le prince Napoléon.
16:48C'est clair ?
16:50Maintenant, vous pouvez sortir.
16:56Voilà de quels encouragements, mon zèle, se trouvent récompensés.
17:01À la vérité, monsieur Jacal, vous craignez que la faveur du roi ne se reporte sur moi dans un élan
17:09de reconnaissance.
17:09Alors nous verrons.
17:10Qui de nous deux aura le dernier mot.
17:13Sa majesté sera tenue au courant de votre ignoble proposition.
17:20Moi, à votre place.
17:24Je lui en laisserai la surprise.
17:26Je lui en laisserai la surprise.
17:58Debray, où est-je, Zibassier ?
18:01Mais il est déjà parti, monsieur le ministre.
18:03Pourquoi ?
18:07Des hommes comme lui, on ne les retrouve qu'à s'ils la veulent bien.
18:10Viens avec moi.
18:13Il devrait une dépêche au préfet Chopin d'Arnouville à Strasbourg.
18:17Notez.
18:20Le prince Napoléon en danger de mort.
18:26D'oublier les gardes de sa prison.
18:32Ne le laisser approcher de lui aucune personne inconnue à Strasbourg.
18:38Vous me répondez de sa vie.
18:41Signé le ministre de la police.
18:45Bien, allez vite au bureau du télégraphe.
18:49Ah, Debray, faites-en entrer monsieur...
18:52...defforge.
18:53Bien, monsieur le ministre.
19:02Ah, monsieur Defforge.
19:05La commission de censure m'a fait parvenir votre pièce.
19:09Avec les réserves qu'elle croit devoir faire sur le sujet.
19:13Pourquoi, monsieur le ministre ?
19:15C'est un drame historique.
19:17Je ne vois pas en quoi il pourrait gêner les institutions actuelles.
19:21Moi non plus.
19:29J'ai lu votre manuscrit pendant un voyage récent.
19:34La route m'en a paru moins longue.
19:36C'est vous dire que je l'ai trouvé bon.
19:39Où comptez-vous faire jouer votre Charlotte Corday ?
19:44À la porte Saint-Martin.
19:46Monsieur Harrell, le directeur, avait retenu ma pièce pour Hortense Fréval.
19:50Malheureusement, la disparition de la grande comédienne a fait reculer le projet
19:54jusqu'au jour où une autre comédienne s'est révélée capable de la remplacer.
19:58Ah, je n'en connais qu'une.
20:00Julie Armand.
20:02Il s'agit d'elle, monsieur le ministre.
20:05Très bien.
20:11Excusez-moi.
20:15Le brouillard sur l'est de la France empêche le télégraphe de fonctionner, monsieur le ministre.
20:19Ah.
20:22C'est sûrement ce qui est arrivé hier.
20:27Vous allez partir immédiatement pour Strasbourg.
20:30Prévenez le préfet du danger qui menace le prince Louis-Napoléon.
20:33Jibassi est en route pour le tuer.
20:35Non.
20:36Laissez Chopin dormir sur ses deux oreilles d'âne.
20:39Prévenez plutôt le colonel de Valjeuneuse.
20:41Dans lui, j'ai confiance.
20:42Mais faites vite, Debré.
20:44Gravez les chevaux, brûlez la poste.
20:45C'est une question de vie ou de mort.
20:47Allez.
21:01Julie Armand.
21:04Vous trouvez pas qu'elle ressemble un peu à Hortense?
21:08Peut-être, oui.
21:10Par son talent, sûrement.
21:11Sûrement, oui.
21:30Je suis arrêté.
21:38Je suis arrêté.
21:38Sûrement.
22:05Sous-titrage MFP.
22:08Sous-titrage MFP.
23:02Sous-titrage MFP.
23:13Sous-titrage MFP.
23:58Sous-titrage MFP.
24:28Sous-titrage MFP.
24:58Sous-titrage MFP.
25:28Sous-titrage MFP.
25:30Nous sommes fiancés depuis huit jours et vous voilà déjà partis dans une aventure.
25:38Ne jouez pas la carte de l'Empire, elle est perdante, vous le savez bien.
25:42Je n'ai jamais joué en connaissant le dessous des cartes.
25:45Ah, vous l'avouez, c'est un jeu pour vous, plus qu'un jeu, une passion.
25:53Alors, pourquoi vous êtes engagé envers moi ?
25:57Je crois bien que c'est parce que je vous aime.
26:04Votre attitude a fait échouer la conspiration bonapartiste.
26:08Le roi fera de vous un général.
26:11Le roi peut faire de moi tout ce qu'il veut, sauf un lâche.
26:38Ouvrez au nom du roi.
26:41C'est un peu spécial.
26:50C'est un peu spécial.
27:14As-tu vu en train civil, avec un manocle noir ?
27:17Oui, mon colonel.
27:18Il est là.
27:20Trouve une voiture et amène-la ici devant la porte.
27:21Fais vite.
27:25Colonel de Baljoneuse, ouvrez.
27:33Rien à signer, mon colonel.
27:34Vous croyez ça, vous ?
27:36Baljone, dormez tranquille, on veille sur vous.
27:37Et pendant ce temps-là, on vous trucide.
27:39Montrez-moi la cellule de police.
27:40Par ici, mon colonel.
27:45Qu'est-ce que vous attendez, monsieur le directeur, pour me conduire auprès du prisonnier ?
27:49Vous avez consulté mes papiers.
27:52Vous savez que je suis mandaté par le roi.
27:54Mais je conviens de tout, monsieur le commissaire.
27:56Mais ma fonction et la personnalité du prince Napoléon m'imposent des devoirs de prudence et de soumission.
28:01Voilà, en ce qui le concerne, je m'interdis toute initiative personne.
28:06Seul, monsieur le préfet peut me dégager de mes responsabilités.
28:10Ce n'est pas de la prudence, c'est de la frousse pure et simple.
28:15Prenez-le comme il vous plaira.
28:16Moi, je vais envoyer mon gardien-chef à la préfecture et nous ne ferons rien avant qu'il revienne.
28:24Merde !
28:26Mâchez vos mots, monsieur.
28:28Même.
28:31Il est là.
28:47Déjà.
28:52Ne me feriez vos pales au monde d'un prêtre ?
28:53Fring, suivez-moi. On en veut à votre vie.
28:56Vous ne m'apprenez rien. Je sais ce qui m'attend.
29:01Voici ce que j'ai pris à ma mère.
29:02Je vous en prie.
29:06Ma mère, je meurs pour la cause du peuple français.
29:07Prince, nos instants sont comptés.
29:12J'espérais que cette lettre sera remise à la reine Hortense.
29:15Vous la confierez vous-même à la poste.
29:17Je suis là pour vous sauver, non pour vous conduire au poteau.
29:20Venez, nous perdons de précieuses secondes.
29:24Au point où vous en êtes, vous n'avez pas rien à perdre.
29:32C'est juste.
29:33C'est juste.
30:06Il n'y a rien.
30:40Y'allez !
31:06Gardez-vous !
31:08Ah, vous voilà, Schwarzkopf, on vous attend. Vous avez le papier.
31:11Vous allez être en compte, hein ?
31:13Attendez-moi.
31:18C'est un peu haut, mais nous arrivons, c'est par ici.
31:42Vous savez, il ne doit pas être bien loin. C'est une fugue, une simple fugue. Ils reviennent toujours.
31:50Schwarzkopf, je suis très mécontent. Cette maison n'est pas ce qu'elle devrait être.
31:54On y entre comme dans un moulin, on en sort comme d'une auberge.
31:58Enfin, en fait, il n'y a que nous pour y rester à demeure.
32:20Puis-je savoir où vous m'emmenez ?
32:23Pour le moment, je l'ignore. Ce que je puis vous dire, c'est que nous fions Strasbourg.
32:27Je ne vous comprends pas, Colonel de Valjeuneuse. Hier, vous avez tout fait pour contrecarrer ma réussite. Aujourd'hui, je
32:32m'évade grâce à vous.
32:34Hier, vous étiez l'agresseur. Aujourd'hui, vous auriez été la victime.
32:39Croyez-vous vraiment que cet homme m'aurait étranglé dans ma céline ?
32:43J'en ai la quasi-certitude.
32:46C'est curieux, je n'arrive pas à m'en convaincre. Une fin pareille ne cadre pas avec l'idée
32:50que j'ai de mon amour.
32:52Et comment le voyez-vous, votre avenir ?
32:55Cela va de soi, Colonel. Je serai l'empereur des Français.
33:11Ils passeront sûrement par un des trois postes que nous surveillons à la frontière suisse.
33:15Le pauvre petit Napoléon doit être pressé de retrouver sa mauvaise pour se faire consoler.
33:23Dites donc, vous autres, là, vous n'avez pas vu passer une berline ?
33:25Non, Versailles.
33:26Non, il n'y a rien eu.
33:28Nous les aurons !
33:29C'est une question de patience.
33:38Il s'est peut-être bien eu ça.
33:39Et planquez-vous !
34:02Oh, non ! Oh, c'est l'eau de comique !
34:05Bon alors, vous avez des nouvelles ?
34:08Le télégraphe a signalé une berline suspecte sur la route de Paris entre Saint-Dizier et Vitry-le-François.
34:16Impossible, ça !
34:19Il n'irait pas à Paris se jeter dans la gueule du loup !
34:22Il ne pouvait choisir que trois directions, la Belgique, la Suisse ou l'Angleterre.
34:25Oh, avec ce Valjeuneuse, il passera partout où il voudra.
34:28Oh, cette histoire a me coûté ma place, maudit Valjeuneuse.
34:32Consonnez-vous, cette trahison risque de lui coûter sa tête.
34:35Dieu vous entende.
34:36Dieu !
34:37N'y perds pas un mot de ce que je dis.
34:41Qu'est-ce que vous auriez fait, vous, à la place de Valjeuneuse ?
34:43Oui, sur la route de Paris.
34:46Oui.
34:47Est-ce que le chef du cabinet du ministre de la police vous a dit de renforcer la surveillance du
34:52prince ?
34:53Eh oui, dans... sans l'hypothèse d'un suicide.
34:56Alors, c'est bon, j'ai compris.
34:58Ils sont partis à Paris se mettre sous la protection du jacal.
35:00Allez, à cheval, vous autres !
35:01On va les retrouver, vos calopins !
35:06Dites bien, en haut lieu, que j'ai tout fait pour qu'on les retrouve.
35:10Compte sur moi, grande asperge. Je vais te faire monter au grade, moi.
35:17Cet homme est infréquentable.
35:19Allez ! Allez !
35:43Qu'est-ce qu'il y a, taureau ?
35:44C'est Atlas qui boite.
35:50Allez, viens.
35:51Allez, viens.
35:52Allez, viens.
35:54Soigne le vite, nous sommes pressés.
35:56Oui.
35:57Et par quelle méthode espérez-vous devenir l'empereur des français ?
36:02Il me suffira de toujours me conduire en futur empereur, même si provisoirement je passe par des moments difficiles.
36:08Le mouvement de l'histoire fera le reste.
36:10Vous croyez ?
36:11Certainement.
36:12La royauté, même libérale, ne survivra pas à une gestion archaïque.
36:16Il y a trop d'inégalités entre les classes sociales.
36:18La bourgeoisie elle-même sera débordée par le peuple.
36:21Les futures révolutions seront...
36:24prolétariennes.
36:25Le peuple fera la république.
36:27Certainement, mais il ne sera pas la conduire.
36:29Je serai le rassembleur, puis l'empereur des français, comme le fut mon oncle.
36:35En partie, du moins.
36:37Alors ?
36:38Avez-vous lu le mémorial de Sainte-Hélène ?
36:41Bien sûr.
36:43Napoléon voulait les États-Unis d'Europe, d'une Europe soudée par les idées républicaines.
36:48Il a dit aussi, dans l'état actuel des choses, avant longtemps l'Europe sera Cossack ou toute en république.
36:54Que ferez-vous dans cette alternative ?
36:57Je ne réfléchis jamais si longtemps à l'avance.
37:01Dans quel camp je serai, je l'ignore, mais je serai soldat.
37:04En ce moment, j'ai l'impression que mes galons soient en train de glisser de mes manches.
37:09À cause de moi ?
37:11On me reprochera certainement d'avoir fait du zèle en votre faveur.
37:15Merci.
37:16Je vous ferai maréchal de France.
37:21Et le manie, vous avez tous de distribuer des récompenses.
37:26C'est une forme de mépris, vous savez.
37:29Oh, ça ira comme ça.
37:33En route.
37:34En allant pas trop vite.
37:36N'est-ce qu'il y a tous de l'autre ?
38:03Sous-titrage Société Radio-Canada
38:07les temps viendront peut-être
38:10mais croyez-moi, Prince
38:12actuellement, vous n'avez aucune chance
38:13de renverser le régime
38:15il n'est pas si solide
38:18apparemment, non
38:19mais il faudra du temps pour l'user
38:22combien, à votre avis?
38:24dix ans
38:26plus, peut-être
38:28dix ans d'exil
38:29je ne le supporterai pas
38:31alors vous y perdrez la vie
38:33ou tout au moins la liberté
38:37comment pourrais-je quitter la France en laissant derrière moi
38:39mes amis en prison
38:41on me traitera de lâche
38:42non, puisque c'est contraint et forcé
38:45manu militari
38:46que vous la quitterez
38:49entre deux gendarmes
39:04ces deux-là n'ont pas l'air de rechercher
39:05un aussi gros gibier
39:12mais soyons parmi les prédents
39:19montez sans vous presser dans la voiture qui est derrière vous
39:28et vous
39:28voyez-vous
39:29je vous donne
39:32ma confiance
39:50Eh, monsieur.
39:52Eh, excuse-moi.
39:56Halte là !
39:57Allons, allons.
39:58Qu'est-ce qu'il y a, messieurs ?
40:31Salvatore, je les tiens.
41:00Sous-titrage Société Radio-Canada
41:09Garde-toi, salvatore !
41:15Garde-toi !
41:48Sous-titrage Société Radio-Canada
41:51Garde-toi, salvatore !
42:12Garde-toi, salvatore !
42:43Garde-toi, salvatore !
43:14Garde-toi, salvatore !
43:21Garde-toi, salvatore !
43:31Je vous en prie.
43:52Ah, monsieur le ministre de la police, me direz-vous où se trouve le prince Napoléon ?
43:57Mais certainement, sire.
43:59Il est en route pour la Bretagne.
44:01Je vais pouvoir enseigner la Duchesse de Saint-Leu qui vient de me demander audience.
44:06Je vous en prie.
44:06Encore une qui ne s'embarrasse pas de formalité pour circuler en France, malgré les interdictions.
44:12Non.
44:14Je ne pouvais pas empêcher une mère de venir intercéder pour son fils.
44:19Un de mes meilleurs agents a voyagé avec elle.
44:22Et qui voyage avec le prince Napoléon ?
44:26Le colonel de Valjeuneuse, sire.
44:29Vous n'étiez pas au courant ?
44:31Si, si, si.
44:32J'étais informé par ma police secrète.
44:35La conduite de cet officier est tout à fait indécente.
44:39On vous a mal informé, sire.
44:43C'est sur mon ordre que le colonel de Valjeuneuse a sauvé le prince d'une mort ignoble.
44:47Je ne vous ai pas demandé de le faire évader.
44:50En prison, son assassin l'aurait eu toujours à sa merci.
44:55Il n'y avait pas d'autre solution que la fuite.
44:58Et puis, la présence de Napoléon à son procès eût été des plus encombrante.
45:05Pensez-y.
45:06Soit, mais pourquoi lui faire visiter la Bretagne ?
45:10C'est de Brest, de Nantes ou de l'Orient que les bateaux partent pour l'Amérique.
45:17Vous l'envoyez là-bas ?
45:19Bon, il nous a semblé que la Suisse était peut-être un peu trop proche pour un exilé aussi turbulent.
45:27Ah, Jacquard, je suis heureux de vous féliciter.
45:30Et aussi de savoir que mon brave Valjeuneuse n'a pas démérité.
45:34Il sera général à la prochaine promotion.
45:39Il en sera le premier surpris.
45:43Pourquoi ?
45:44Ai-je la réputation d'être un ingrat ?
45:46Ah non, Sire, non.
45:48Non, mais le colonel ne sait peut-être pas jusqu'à quel point il a servi vos intérêts.
45:52Eh bien, vous le lui direz.
45:56Au revoir, Jacquard.
45:59Sire, arrivé aux États-Unis, le prince aura besoin de s'y faire une situation.
46:04Je pense qu'un viatique lui serait nécessaire.
46:07Comme vous y allez. C'est à sa famille de le financer.
46:10Pense à moi.
46:11Je crois savoir que la Duchesse de Saint-Lieu a des difficultés de trésorerie.
46:16Moi aussi j'en ai.
46:17C'est dommage.
46:19C'est dommage car ces 10 000 francs que vous lui donneriez
46:22vous feraient dans toute l'Europe une réputation de générosité que vous méritez bien.
46:2610 000 francs, ce serait cher payé, disons 20 000.
46:30Et l'Amérique elle-même s'étonnera d'une telle manière limitée.
46:3416 000.
46:35Je n'en demanderai pas.
46:39À être jugé.
46:48Ah, Sire !
46:50Sire, pour l'amour de Dieu, soyez clément.
46:54N'enlevez pas à une mère le seul enfant qui lui reste.
46:57Relevez-vous, madame.
47:00Puisque vous aimez tant implorer les grâces,
47:03j'aurais aimé que vous réclamiez la mienne
47:07avant que votre fils tente de me renverser.
47:12C'est donner de l'importance à un chahut d'étudiants.
47:15Oh, il y a trop d'étudiants en France qui ne pensent qu'à étudier les techniques révolutionnaires.
47:19Le prince Napoléon fera désormais ses classes en Amérique du Nord.
47:26Est-ce vrai ? Est-ce que je vous entends bien ?
47:29Je lui ai même accordé une bourse.
47:33Oh !
47:35Sire, laissez-moi vous baiser les mains.
47:37Le monde entier sera votre bonté, votre générosité, votre grandeur d'âme.
47:42Oui, c'est ce qu'on m'a dit.
48:06L'Orient.
48:08Combien de fois prononcerai-je le nom de cette petite ville quand je serai là-bas ?
48:12L'Orient.
48:15Quand le soleil se lèvera sur New-York, je penserai qu'il me vient de L'Orient.
48:19Petit port français face au grand océan.
48:26Roland, vous méprisez les récompenses et vous avez raison.
48:30Et à vous les promettre aujourd'hui, je sombrerai dans le ridicule.
48:37Je veux cependant vous donner une preuve de mon estime.
48:44En vous faisant très mal.
48:49Mais un homme comme vous mérite toutes les vérités.
48:54Allez-y.
48:56Cette femme,
48:58Olympe de Riol, que vous allez épouser,
49:01n'était que le jouet de Fialin et de Léonor Gordon
49:04pour vous attirer dans mon camp.
49:08Vous étiez à l'époque obnubilé par un chagrin d'amour
49:12et restiez insensible à toutes les avances.
49:14On vous envoya donc une petite oie blanche pour vous attirer dans mon camp.
49:19J'ai eu une jeune veuve
49:22à qui son état lui interdisait de faire les premiers pas.
49:27Vous voulez que je m'arrête.
49:30Je vous en prie, continuez.
49:35Et votre soudain emballement a fait le reste.
49:39Elle vous a même attiré jusqu'à Bâle pour me voir.
49:44Mais là, votre droiture foncière
49:48vous a arrêté à ma porte.
49:51Je tiens tout cela de la bouche de Madame Gordon,
49:53car Poitou n'est qu'une comédienne.
49:58Madame de Riol a droit aussi aux applaudissements.
50:02Elle a joué son rôle à la perfection.
50:09Je ne regrette pas de vous avoir parlé.
50:14Vous ne méritez pas d'être une dupe.
50:19Le fer rouge dans la plaie,
50:24il faut être un seigneur pour le supporter.
50:29Il faut être aussi un grand seigneur
50:32pour reuser la plique.
50:39La police ?
50:42Non, n'ayez pas peur, ce n'est que son ministre.
50:49J'ai enfin trouvé, sur le livre de bord de l'Andromède, en Rade de Lorient, l'endroit où vous
50:56attendiez le départ.
50:58Vous venez pour m'arrêter ?
50:59Oh, pas du tout.
51:00Au contraire, je vous apporte 16 000 francs de la part du roi pour aider à votre installation.
51:07Je ne puis accepter sans des choix, ou alors...
51:09Ou alors...
51:11Ou alors je vais l'étonner par mon ingratitude.
51:17Ah, quant à vous, colonel de Valjeuneuse,
51:20les services rendus en cette occasion feront bientôt de vous un général.
51:27Et moi, vous moquez de moi ?
51:29Ah, ce sont les propres termes de Sa Majesté.
51:34Quoi ?
51:36J'ai déserté mon régiment ?
51:38Je...
51:39Je me suis rendu complice d'un crime contre la sécurité de l'État,
51:42et pour m'en punir,
51:44on m'offre de l'avancement ?
51:49Mais où est donc votre justice,
51:52Monsieur le Ministre ?
51:53Mais il n'est pas de ce monde, vous savez bien.
51:57Eh bien, je chercherai un autre monde,
52:00mieux adapté à mes idées.
52:02Il est impossible de vivre comme...
52:04comme un fantoche.
52:06Je vous souhaite bon voyage.
52:08Vous, prince aux Amériques.
52:12Et vous, Monsieur le Ministre, dans les dédales du pouvoir.
52:16Toron ! On s'en va !
52:21Votre monde ne sera jamais le mien.
52:33Un corps égible.
52:37Tant mieux.
52:39Je le trouve très bien comme il est.
53:05Mais, je le trouve très bien comme il est.
53:30Vous n'allez pas faire ça, chef.
53:40Exit.
53:42Salvato.
54:02의 feeling
54:03ça va chez vous ?
54:14Votre monde ne sera jamais loin.
54:15Votre monde ne sera pas vous ?
54:17Mais.
54:19T apples.
54:20C'est ça.
54:23Nouve effets.
54:257 Mis skillets.
54:26Neじ…
54:29C'est bien.
54:56Sous-titrage MFP.
55:20Sous-titrage MFP.
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