- il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va maintenant en revenir à la politique française, passer plutôt à la politique française dans la perspective de l
00:05'élection présidentielle 2027.
00:07Gérald Darmanin est candidat potentiel et il propose un moratoire de 3 ans sur l'immigration.
00:13Voilà ce qu'il dit le garde des Sceaux, c'était hier dans le JDD, le journal du dimanche,
00:17il faut mettre fin à l'immigration telle qu'elle est aujourd'hui, cette question devrait être tranchée à la
00:21prochaine présidentielle.
00:22Et il a une proposition, nous sommes arrivés à la limite de nos capacités d'intégration et d'assimilation,
00:28raison pour laquelle je propose un moratoire de 3 ans sur l'immigration illégale, suite à ces propos tenus dans
00:37le JDD,
00:38réaction immédiate du côté des Républicains et du côté du Rassemblement National.
00:43M. Darmanin a été le pire ministre de l'Intérieur en matière de délivrance de premiers titres de séjour.
00:49En 4 ans, il a délivré près de 1,5 million de titres de séjour.
00:53C'est un record et M. Darmanin veut faire croire qu'il est un mûr porteur
00:58alors que c'est une passoire.
00:59Pourquoi 3 ans ? Pourquoi un moratoire ?
01:01Ce qui compte, c'est de faire dans la durée les changements nécessaires qui s'imposent
01:05pour faire en sorte que notre pays retrouve la raison en matière d'immigration.
01:09Et j'ajouterais d'autres éléments, sortir de ce droit du sol que nous connaissons aujourd'hui,
01:14faire en sorte que la nationalité française ne se transmette plus seulement
01:17par la naissance sur le sol français de manière automatique.
01:19C'est absolument nécessaire.
01:21Donc on va en discuter, on va en débattre maintenant dans le signé et consigné avec Raquel Garrido,
01:26l'ancienne députée France Insoumise et cofondatrice du mouvement.
01:28Après, bonsoir.
01:29Bonsoir.
01:29Et puis Charles Consigny.
01:31Bonsoir Maître.
01:31Bonsoir Charles.
01:33Est-ce qu'on arrête ?
01:33Moi aussi je suis maître.
01:34C'est vrai, vous êtes avocat, vous avez raison.
01:36Maître Garrido, maître Consigny.
01:37Mais je suis omise, actuellement je suis omise du barreau.
01:39On est au barreau de Paris là.
01:40Alors, est-ce qu'il faut un moratoire sur l'immigration pendant trois ans ?
01:44On va respecter notre déontologie qui nous impose délicatesse, courtoisie
01:49et un certain nombre de principes comme ça que nous ne manquons pas de respecter chaque semaine.
01:53Nous avons juré, nous avons juré.
01:54N'est-ce pas ?
01:55Écoute, moi je ne suis pas dupe de la politique de la part de Gérald Darmanin
02:01qui évidemment trouve avec cette proposition le moyen de faire de la politique.
02:06et je souscris un peu aux critiques des uns et des autres qui disent
02:10il a été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans, il est au gouvernement depuis très longtemps,
02:15il pouvait depuis longtemps faire ou proposer ce qu'il professe maintenant.
02:19Néanmoins, sur le fond, bien sûr qu'il faut faire ça.
02:24Nous accueillons beaucoup trop de personnes étrangères tous les ans en France.
02:28C'est une réalité et les Français ne cessent de s'en plaindre.
02:32Scrutin après scrutin, sondage après sondage,
02:34ils ne cessent de dire leur exaspération par rapport à cette politique qui est mal conduite.
02:40Et nous n'expulsons quasiment personne.
02:43Nous accueillons 483 000 personnes.
02:49En 2024, on a accueilli 483 000 personnes.
02:51Il y en a 260 000 qui sont sorties.
02:54Donc en gros, on accueille en France 250 000 personnes par an.
02:57On en a expulsé en 2022, c'est les derniers chiffres qu'on a, 15 400.
03:03Donc c'est que, voilà, le solde, il est clair.
03:06Si vous accumulez toutes les années, le solde, il est très clair.
03:09Je pense qu'on va y venir, je vais détailler après.
03:12Il y a beaucoup de manières d'arriver à plus d'expulsions et plus de maîtrise des flux migratoires.
03:17Mais oui, moi je pense qu'il faut suspendre l'immigration parce qu'on a déjà beaucoup, beaucoup de monde.
03:24Cette intervention de Gérald Darmanin arrive au bout de neuf ans d'exercice du pouvoir par les macronistes.
03:29Et il s'agit d'une espèce de déclaration qui veut vous faire croire que si vous êtes malheureux aujourd
03:37'hui,
03:37ce n'est pas du tout de la faute des macronistes, pas du tout de leur faute à eux, le
03:41gouvernement.
03:41C'est de la faute aux immigrés.
03:44Ce type de manœuvre, cette ruse du système, toujours pour organiser leur propre impunité au fond,
03:53ce n'est jamais de leur faute.
03:54Demain, par exemple, vous allez aller au travail, il va faire peut-être 30 degrés dans votre bureau
03:58ou dans la classe de vos enfants, il va faire 30 degrés.
04:01C'est la faute à qui ? Ce n'est pas la faute aux immigrés.
04:03Mais si vous avez un adolescent qui est déprimé, non, pardon, si c'est 30 degrés dans la salle de
04:10classe d'un matin,
04:11ce n'est pas de la faute aux immigrés, ni de près, ni de loin.
04:14Si on ne climatise pas les écoles, c'est parce qu'on n'a peut-être pas les moyens de
04:17le faire,
04:17parce qu'on dépense de l'argent public ailleurs.
04:20Dans les pistes de réduction de la dépense publique, il y a notamment la prise en charge de l'immigration
04:25de masse.
04:26Charles, je vous ai déjà souvent entendu, et vous avez été souvent bien à distance des thèses de l'extrême
04:32droite.
04:32Non, mais ça, ce n'est pas une thèse d'extrême droite.
04:34Si, c'est une thèse de l'extrême droite.
04:35Il faut qu'on puisse avancer ce sujet.
04:37Quand vous parlez de l'immigration, d'abord, écoutez-moi bien,
04:42quand vous parlez de l'immigration et que vous voulez imputer aux immigrés la source de vos mots,
04:47faites bien attention à ce que vous faites, parce qu'en fait, vous parlez des Français eux-mêmes.
04:50D'abord, je vais vous donner des chiffres.
04:52Nous sommes 68 millions de Français.
04:53On parle des étrangers, là.
04:54Attendez.
04:55Ah, d'accord.
04:57Gérald Darmanin, partons pas dans tous les sens, Raquel, sinon le débat ne sera pas intéressant.
05:01Il veut arrêter l'immigration illégale.
05:04Oui, donc on parle bien de l'immigration.
05:05Légale, pardon, légale.
05:06On parle bien d'immigration.
05:07Oui, des étrangers.
05:08On parle pas d'immigration.
05:10Nous sommes 68 millions de Français.
05:12Il y a 7,7 millions d'immigrés dans notre pays.
05:16D'abord, je dis aux téléspectatrices, aux téléspectateurs, sur ces 7,7 millions d'immigrés,
05:25un tiers, un sur trois, est français, déjà.
05:29Mais on parle pas d'eux.
05:30D'accord ?
05:30Ah, attendez.
05:31Non, mais parce que vous, après, vous commencez à dire...
05:32Non, non, mais attendez.
05:33Non, moi, je suis sur la proposition de Darmanin.
05:35Alors, sur les étrangers.
05:36Non, mais attendez, il y a un discours contre l'immigration, contre les migrants.
05:41On essaye de leur imputer la cause de tous nos malheurs.
05:44Et je dis, attention, vous pensez qu'on parle d'autrui, on parle de vous.
05:48Un immigré sur trois est français.
05:51Pour ce qui est des étrangers, il y a 6 millions d'étrangers.
05:54Sur les 6 millions d'étrangers, il y en a un million nés en France.
05:59Nés en France, d'accord ?
06:01Donc, ce sont nos enfants, ce sont vos enfants dont on parle.
06:05Et on essaye, ce gouvernement, de la honte, essaye de vous faire croire
06:10que si à la fin du mois, vous avez du mal à payer votre loyer,
06:13que vous devez faire des désarbitrages entre payer l'essence, payer des vacances,
06:19que c'est de la faute aux étrangers.
06:21Mais ça, c'est une honte et on devrait tous ensemble, tous ensemble lutter
06:24contre cette culture de l'impunité, cette culture de la haine,
06:27cette culture de la discrimination.
06:29On va tous se retrouver, place de la République, pour faire une grande manif,
06:31tous ensemble, contre Darmanin, le nouveau fascisme,
06:34à nos portes.
06:35Moi, je veux bien Raquel, mais...
06:37Dites-moi une chose qui est de la faute des étrangers.
06:39Une chose qui est aujourd'hui dans votre malheur.
06:42Vous êtes malheureux à cause...
06:44L'insécurité, par exemple.
06:44Alors ?
06:45Pardon de vous le dire.
06:46Pardon de dire moi.
06:46C'est faux.
06:47Moi aussi, c'est faux.
06:48Mais Raquel Gadeau, laissez-le répondre.
06:50C'était pas...
06:51Si c'est pour être dans des postures, ça ne m'intéresse pas.
06:53Ah non, non, mais moi, je ne parle pas des chiffres.
06:54Je vous dis les choses comme elles sont.
06:56Aller dans n'importe quel tribunal correctionnel, cour d'assises, prison, en France.
07:01Vous verrez, c'est un fait.
07:02On peut s'interroger sur les causes, la précarité, la relégation.
07:07Si ça se trouve, on serait d'accord sur les causes.
07:09Mais c'est un fait que les personnes étrangères ou d'origine étrangère
07:14sont surreprésentées dans l'insécurité en France.
07:17Vous avez un quart des détenus en France qui sont étrangers,
07:20et vous en avez beaucoup.
07:22Et là, c'est le confrère avocat qui vous parle,
07:24et qui en a fait l'expérience.
07:26Vous en avez beaucoup qui sont soit étrangers, soit d'origine étrangère.
07:29C'est comme ça, vous êtes en train de me dire.
07:31Donc vous me dites un exemple.
07:32Non, non, mais attendez, restons sur cet exemple,
07:33parce qu'il est abondamment utilisé par les adversaires de l'immigration.
07:37Vous êtes d'accord avec ce chiffre ?
07:39Je ne suis pas d'accord pour dire qu'aujourd'hui, la vie serait plus sûre,
07:43c'est-à-dire qu'on abolirait la délinquance et la criminalité
07:45si on abolissait l'immigration.
07:47On viderait peut-être les prisons déjà.
07:48C'est faux, pardon, non, non, pardon.
07:49Vous prenez, par exemple, les violences et les délinquances
07:52à criminalité intrafamiliale, ou contre les femmes, d'accord ?
07:56Contre les femmes dans les transports en commun, par exemple.
07:58Non, mais pardon, aujourd'hui, si vous êtes une femme,
08:01vous êtes un enfant, vous êtes en danger dans votre cellule familiale,
08:05ça n'est pas vrai que vous êtes plus en danger
08:08si votre famille est étrangère que si elle n'est pas.
08:10Donc moi, mon sujet...
08:12Oui, mais d'accord, c'est-à-dire que vous, ce que vous faites,
08:15c'est que vous essayez de faire une théorie
08:17qui a amené les gens à vouloir imputer aux étrangers
08:22de la délinquance et de la criminalité,
08:23tandis que moi, ce que je veux faire,
08:25c'est éradiquer la délinquance et la criminalité.
08:27Je veux que, pour une femme ou pour un enfant,
08:30la vie soit en sécurité.
08:32Donc si j'étais ministre de l'Intérieur,
08:36et qu'il y avait dans ce pays une femme
08:38tous les deux jours qui était tuée par son conjoint
08:40ou son ex-conjoint, j'aurais honte !
08:42J'aurais honte d'expliquer que tout ça,
08:47c'est de la faute aux étrangers.
08:48Mais même dans ces faits de violences faites aux femmes,
08:51vous avez aussi souvent des gens qui sont
08:53soit étrangers, soit d'origine étrangère.
08:55Eh bien, c'est plutôt moins le temps.
08:56Il suffit d'aller voir les chiffres.
08:58Il suffit d'aller dans les tribunaux.
08:59Les étrangers sont moins leurs femmes
09:02que les pas étrangers qui ne sont pas.
09:04C'est un exemple parmi nous.
09:05On a une proposition concrète de Gérald Darmanin
09:08dans son interview qu'il donne au JDD.
09:10Il dit, voilà, dans le cadre de ce moratoire,
09:14il dit, on pourrait commencer par considérer
09:15que les titres de séjour délivrés pour le travail
09:18n'ouvrent plus droit au regroupement familial.
09:22Bien sûr !
09:23Ce qu'a fait Mme Méloni en Italie.
09:24Justement, moi, si je peux en placer une, par ailleurs,
09:27je pense effectivement qu'il y a désormais
09:31une volonté malgré tout, et ne vous en déplaise,
09:34des Français dans leur majorité
09:36qu'on réduise au minimum l'immigration,
09:39qu'à minima, on réduise, voire qu'on stoppe pendant un moment.
09:43Et effectivement, le problème qu'on a,
09:45c'est que le droit applicable, en réalité, ne le permet plus.
09:48C'est-à-dire que vous avez le droit
09:50à ce qu'on appelle la vie privée et familiale,
09:52qui fait qu'en fait, vous vous retrouvez
09:54à ne plus pouvoir expulser les gens
09:56dès qu'ils ont une compagne sur le territoire français.
10:00Vous avez un certain nombre de procédures,
10:03notamment les procédures sur l'asile,
10:05qui sont très largement dévoyées.
10:06Vous avez les recours suspensifs
10:09qui sont utilisés de manière dilatoire
10:11pour retarder les expulsions.
10:13Alors, oui, ça ne fait pas plaisir, les expulsions, bien sûr.
10:16On n'a pas envie, là, in abstracto,
10:19de se dire qu'on va expulser les gens
10:21dans des pays qui sont moins charitables
10:24et favorables que la France.
10:26Mais à un moment donné, quand on gouverne,
10:28on doit prendre certaines décisions
10:29qui sont difficiles.
10:31Et sur l'immigration, je pense qu'on doit
10:32devenir courageux en France.
10:34Donc, moi, je pense qu'effectivement,
10:35il faut revoir ces recours suspensifs.
10:38Il faut limiter le regroupement familial.
10:40Il faut limiter le regroupement familial
10:42à la portion congrue.
10:43Et surtout, il faut, à mon sens,
10:46rentrer dans des bras de fer durs
10:47avec les pays d'origine qui refusent
10:49de délivrer les fameux laissés-passés consulaires.
10:52Vous savez qu'on délivre à ces pays-là,
10:53je pense notamment Maroc, Algérie, Tunisie,
10:55on délivre énormément de visas aux gens.
10:59Et d'ailleurs, des visas qui font
11:00que parfois les gens restent sur le territoire.
11:02Je suis désolé.
11:02Moi, je pense qu'il faut stopper tous les visas
11:04jusqu'à ce qu'on ait autant de laissés-passés consulaires
11:07qu'on en demande.
11:08Mais ça, on ne le fait pas
11:09parce que ça se dilue
11:10dans la lâcheté politique
11:12et dans les procès en racisme
11:15et en extrême droite.
11:16Alors, ce n'est pas un procès.
11:17Je veux vous dire que quand...
11:18Moi, vous savez, je suis immigrée.
11:21Je suis devenue française à l'âge de 25 ans.
11:23Je suis née au Chili.
11:25Je peux vous assurer que quand à la maison,
11:27on est immigré et qu'à la télévision,
11:28il y a des gens comme vous
11:30qui effectivement expliquent
11:33que s'il y a des problèmes en France,
11:35c'est de la faute aux immigrés.
11:36Je ne dis pas ça.
11:36Je vous assure que vous le dites
11:37avec beaucoup de calme
11:38et vous le dites comme ça,
11:39comme si c'était quelque chose d'administratif.
11:41Mais ça n'a rien d'administratif.
11:43Je ne dis pas ça.
11:43C'est dommage.
11:44Ce que ça provoque dans la société française...
11:45Non, mais croyez-moi.
11:46Écoutez-moi.
11:46Écoutez-moi un petit peu.
11:47Oui, mais vous faites un meeting, Raquel Garido.
11:49Je vous parle de quelque chose
11:50dont je suis personnellement concernée.
11:52Ah bon ?
11:52Je suis de mauvaise foi ?
11:53Oui, vous dites que je dis
11:55que tous les problèmes de la France
11:56viennent des immigrés.
11:57Ce n'est pas ce que je dis.
11:57Pardon, mais quand vous êtes
11:58gouvernant de la France,
12:00aujourd'hui,
12:01vous êtes un ministre macroniste
12:02comme l'est Gérald Bermanin
12:03et que vous arrivez
12:04au bout de neuf ans de gouvernement
12:05en expliquant votre grande idée
12:07pour que les Français vivent mieux,
12:09pour qu'on soit plus ou moins heureux,
12:11plus que moins heureux,
12:12c'est qu'en fait,
12:13on va expulser plus d'immigrés.
12:15Est-ce qu'on est d'accord au moins
12:16pour dire qu'il n'y a pas
12:18un seul Français
12:18qui va être plus heureux
12:20du fait de l'expulsion d'immigrés ?
12:22Non, je ne suis pas d'accord.
12:24Donc, vous abondez
12:26dans le discours de l'impunité
12:27de ces puissants
12:28qui ne veulent assumer
12:30aucune responsabilité
12:31de leur faute.
12:31La maîtrise des flux migratoires,
12:33elle fait partie
12:34du bien-être dans un pays.
12:35Regardez ce que fait le Japon.
12:36En quoi on va être mieux payé ?
12:41En quoi on va être plus heureux
12:43si vous allez vous...
12:45Je peux vous donner un argument ?
12:46Je peux vous donner un argument ?
12:47Là, j'aimerais bien répondre.
12:48C'est un argument de gauche.
12:49Alors ?
12:49Donc, ce n'est pas qu'un cas
12:50qu'on peut traiter de fasciste.
12:51A priori, c'est François Ruffin.
12:53François Ruffin,
12:53il a une position assez particulière
12:55à gauche sur l'immigration.
12:56Il dit que l'immigration
12:57est utilisée
12:58comme variable
12:59d'ajustement économique
13:00par patronat.
13:01Et lui, il est plutôt
13:01contre l'immigration de travail
13:03parce qu'il estime
13:03qu'il estime
13:04qu'il estime que l'immigration
13:05de travail,
13:06ça tire les salaires
13:07vers le bas.
13:09Ça empêche
13:10l'amélioration
13:10des conditions de travail.
13:12Il est plutôt hostile.
13:13Alors, quand il a dit ça,
13:14forcément, à gauche,
13:15les gens...
13:15Mais c'est ce que disait
13:16effectivement Georges Marchais
13:17dans les années 70.
13:18Est-ce que vous n'êtes pas
13:19d'accord avec ça ?
13:20François Ruffin,
13:21il dénonce
13:22l'immigration patronale.
13:24Non, l'immigration de travail.
13:25Oui, oui.
13:25C'est l'immigration patronale.
13:26Oui, on parle de ça.
13:27Et vous aurez noté
13:28que Gérald Darmanin,
13:30dans son interview au JDD,
13:31parce que quand même,
13:32il faut aller chez Bolloré,
13:33c'est quand même
13:34cousu de fil blanc
13:34ce qu'il est en train de faire.
13:35Donc, il va,
13:36dans le système Bolloré-JDD,
13:38faire une interview
13:38et il est en train
13:40d'expliquer
13:40qu'il y aura encore
13:43de l'immigration de travail.
13:44Il veut des quotas.
13:45Il dit moratoire.
13:47Attends, il dit tout
13:47et son contraire.
13:48Il dit moratoire,
13:49donc il n'y en a plus.
13:50C'est un peu contradictoire.
13:50Mais en fait,
13:51il y en a encore
13:52et ceux qui en ont encore,
13:54ils n'auront pas le droit
13:54de faire venir leurs enfants.
13:56D'accord ?
13:56En gros, c'est ça
13:57qu'il nous explique.
13:58Donc, en fait,
13:58il raconte n'importe quoi,
13:59tout ce qu'il est en train de faire.
14:01Et là, je vous interrogez
14:02sur François Ruffin.
14:03Et pour ce qui est de François,
14:05effectivement,
14:05vous avez une immigration
14:08voulue par le patronat.
14:09Pas seulement.
14:10Par l'État.
14:11C'est ce à quoi réagissent les Français.
14:12Les médecins étrangers
14:13dans les hôpitaux,
14:14ce n'est pas le patronat.
14:14Pardon ?
14:15Vous avez été voir un peu
14:16dans un hôpital,
14:16comment ça se parle ?
14:17Les aides-soignants,
14:18les médecins étrangers.
14:19Mais il est critique, ça aussi.
14:20Finalement, il dit
14:21qu'on vide
14:23de ces pays pauvres
14:24de leurs médecins,
14:25de leurs élites,
14:26en quelque sorte,
14:27pour combler
14:27nos propres lacunes.
14:29Eh bien, c'est vrai.
14:30Et vous trouvez ça bien ?
14:31Et d'ailleurs,
14:31en quoi,
14:31alors du coup,
14:32je reviens à ce que je disais
14:33tout à l'heure,
14:33en quoi vous allez être mieux soigné
14:35si, grâce à Gérald Darmanin,
14:37il y a moins de monde
14:37à l'hôpital,
14:38mais pardon de dire les choses.
14:39Il y aura moins de malades
14:39parce qu'il y a moins d'immigrés.
14:40Oui, absolument,
14:41Madame Garrido,
14:42mais c'est une réalité.
14:43Mais vous racontez
14:43n'importe quoi, en fait.
14:44Mais le trafic de cartes vitales
14:45est une réalité.
14:47C'est-à-dire qu'en fait,
14:47ce sont les immigrés
14:48qui amènent la maladie.
14:49Mais ouvrez les yeux.
14:50Les virus, en fait,
14:51circulent sur les gens
14:52en fonction de leur nationalité.
14:53Mais vous êtes tombés
14:54sur la tête,
14:55j'ai un consigné.
14:55On prend la carte vitale
14:56de quelqu'un d'autre.
14:58On est à trois
14:59sur une carte vitale.
15:00On revient en France
15:01uniquement pour se faire soigner.
15:02Qu'est-ce que vous racontez ?
15:03Mais c'est la réalité.
15:04C'est la réalité factuelle.
15:06Il y a des gens
15:06qui viennent...
15:12Je sais que je sais
15:13de quoi je parle, moi.
15:15Moi, mes parents
15:16n'habitent pas en France.
15:17Ma famille n'habit pas en France.
15:19Moi, je vais vous raconter
15:20que vous êtes un peu.
15:21Attendez, attendez.
15:22Écoutez un petit peu.
15:22En même temps,
15:23en même temps, s'il vous plaît.
15:25Parlez des Français,
15:26des immigrés,
15:27des étrangers,
15:27dans leur dos.
15:28Je m'en vais sinon.
15:29Allez-y.
15:30Non, non, non.
15:32Soit essayez, s'il vous plaît.
15:33Si moi, c'est un débat.
15:34Je ne vais pas vous laisser
15:34faire un peu n'importe quoi non plus.
15:37Le fait que vous êtes...
15:38On n'est pas au comité central.
15:39Vous n'avez pas d'eau.
15:40Mais je vous promets...
15:40Non, mais alors, attendez.
15:41Vous aviez prêté serment
15:42pour la courtoisie.
15:44D'accord ?
15:44C'est raté.
15:44Pour la courtoisie, là, c'est raté.
15:46Soyons un peu sérieux.
15:47C'est vous, la connerie
15:47que vous avez expliqué
15:48qu'il y avait des malades en France
15:49et d'un con des immigrés.
15:51Retirez-le.
15:52Retirez cette connerie que vous avez dit.
15:53Non, mais attendez.
15:54Laissez-le finir.
15:54C'est un débat.
15:55Et vous, là,
15:55vous êtes en train de faire
15:56un peu l'arbitrage ?
15:56Mais c'est un débat.
15:58On aimerait que justement
15:58qu'il y a une énormité
16:00qui est dite en France.
16:02Votre travail,
16:02c'est de le rectifier.
16:03Mais vous l'avez rectifié.
16:04Laissez-le finir.
16:05C'est un débat.
16:06Vous pouvez lui dire
16:07qu'on pourrait être
16:08en train de lui dire
16:09qu'il y a un de la merde.
16:11Ça n'est pas vrai
16:12qu'il y a plus de malades
16:13à cause des étrangers.
16:14Non, mais attendez.
16:14S'en continue, s'il vous plaît.
16:15Non, mais c'est un meeting.
16:17S'il vous plaît,
16:18si on peut terminer.
16:19Vous êtes pas à quelqu'un
16:19qui vous laissera pas.
16:21Mais oui, mais d'accord.
16:22Mais laissez-le continuer.
16:23Dans ce cas-là,
16:23c'est pas un débat.
16:24Mais si.
16:24Non, mais c'est pas un débat.
16:25Il y a des faits.
16:26Il y a des faits.
16:27On ne peut pas importer
16:28d'un étranger
16:29le fait que des malades
16:30ou des virus dans ce pays.
16:30Ça n'est pas vrai.
16:31Il n'a pas dit ça.
16:32Il n'a pas dit ça.
16:33Si c'est ce qu'il a dit.
16:34Je peux parler.
16:35Non, il n'a pas dit ça.
16:35Retirez-le.
16:36Mais non, mais il n'a pas dit ça.
16:37Il va partir des choses
16:38qu'il n'a pas dit.
16:39Il n'a jamais parlé de virus.
16:40Non, il n'a pas dit ça.
16:53On perd du temps, là.
16:55Trois minutes.
16:55Je me bats aussi
16:56parce que je ne suis pas contre ça.
16:57Mais c'est pas contre vous.
16:59C'est juste que plus c'est terminé.
17:00Là, c'est ni professionnel,
17:01ni raisonnable.
17:03Donc moi,
17:03ça ne m'intéresse pas
17:04de débattre dans ces conditions-là.
17:05C'est de la bouffonnerie.
17:07Je suis désolé de le dire.
17:07Moi, ça ne m'intéresse pas
17:08de débattre dans ces conditions-là.
17:10Donc ce que je dis simplement,
17:11c'est qu'effectivement,
17:12comme nous sommes
17:13un État-providence,
17:15quand vous avez
17:16une immigration de masse,
17:17et tous les Français le savent,
17:19ça coûte cher en logement,
17:20ça coûte cher en école,
17:22ça coûte cher en santé,
17:23ça coûte cher en minima sociaux,
17:25ça coûte cher en allocations familiales,
17:28etc.
17:29Et tous les Français le vivent.
17:30Et effectivement,
17:31à l'hôpital,
17:32vous avez des gens
17:32qui se font soigner
17:33aux frais des Français,
17:35alors qu'ils ne souscrivent pas
17:37à notre système
17:38de sécurité sociale.
17:39Ils n'y cotisent pas.
17:40Ils le font.
17:41Effectivement,
17:42soit en empruntant
17:42la carte vitale
17:43de quelqu'un d'autre,
17:44et le problème est énorme,
17:45tout le monde le connaît,
17:46c'est pour ça qu'on est en train
17:47de faire la carte vitale biométrique.
17:49Donc ce n'est pas par hasard
17:50qu'on a besoin de faire ça.
17:51Soit, tout simplement,
17:53ils n'habitent plus en France
17:54depuis longtemps,
17:55mais ils y retournent
17:56uniquement pour se persuadir
17:57aux frais des Français.
17:57Vous pensez que s'il n'y avait plus
17:58d'immigrés dans ce pays
17:59demain matin,
18:00notre système hospitalier
18:02irait mieux ?
18:02L'immigration de masse,
18:03vous pouvez sans honte
18:04dire quelque chose comme ça ?
18:05Elle crée des déséquilibres
18:05dans la société.
18:06Je ne veux plus débattre
18:07avec vous, Raquel Garçon.
18:07Vous êtes séné des contre-vérités
18:09pour nourrir le racisme
18:11et la xénophobie.
18:12Vous n'êtes pas sérieuse,
18:13madame.
18:13Ça ne m'intéresse pas.
18:14Je me débattre
18:15avec des gens sérieux
18:15et vous n'êtes pas sérieux.
18:16Toute personne
18:17qui a été exposée
18:18au système hospitalier
18:18dans ce pays,
18:19c'est très bien
18:20que s'il n'y avait plus
18:21d'immigrés dans ce pays,
18:22nous ne serions pas
18:23mieux soignés pour autant.
18:25Et que vous puissiez dire ça,
18:26que vous puissiez le dire.
18:27On est au tête de guignols.
18:28C'est vous le guignol.
18:29Sauf que votre guignolerie,
18:31elle provoque de la haine,
18:32elle provoque des politiques publiques
18:34de xénophobie.
18:37Et il n'y aura pas
18:37un seul patient
18:38mieux soigné
18:39grâce à des gens comme vous.
18:40C'est fini.
18:41Merci Charles Consigny.
18:42Charles s'en va.
18:42A demain, bien sûr.
18:44Merci à tous.
18:45Merci Raquel.
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