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  • il y a 8 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:02Générique
00:11De retour sur le plateau de BFM, grand soir, soyez les bienvenus.
00:14L'actualité de ce samedi est aussi politique avec ce sondage Elab pour la tribune dimanche BFM TV
00:19sur les intentions de vote à l'élection présidentielle.
00:21Et ce 4 jours seulement après la décision de justice en appel qui permet à Marine Le Pen
00:25d'être candidate pour le Rassemblement National.
00:28Et pour en parler sur ce plateau avec nous, Alexandre Nicolich, député européen, porte-parole du Rassemblement National.
00:33Bonsoir, Issa Ramos, députée modem du Loiret.
00:36Léa Balazel-Marie qui est députée de Paris, porte-parole du groupe écologiste et social.
00:41Bonsoir, Victor Hérault est également là.
00:43Bonsoir à tous.
00:44Politique à Valence Actuelle.
00:45Et Bruno Jeudy, bonsoir Bruno.
00:47Bonsoir.
00:47Et Bernard Salanès, bonsoir, c'est vous qui êtes à l'origine de ce sondage Elab pour la tribune BFM
00:54TV.
00:54Plusieurs cas de figure ont été testés pour ce premier tour.
00:58Et on va en détailler certains avec vous, Bernard.
01:01Dans ce premier scénario, on va le voir.
01:02Dans ce premier scénario, Raphaël Glucksmann est le candidat de la gauche.
01:06Édouard Philippe, celui du centre.
01:08Et Marine Le Pen est largement en tête.
01:10Oui, c'est le cas dans toutes les hypothèses que nous avons testées.
01:13C'est notre sondage.
01:15Le dernier avait été fait fin mars, juste après les élections municipales.
01:18On voit que Marine Le Pen progresse par rapport à ce qu'elle faisait dans ce dernier sondage.
01:23Elle a gagné en moyenne 3 points.
01:24Donc 34 et 35,5, c'est-à-dire plus d'un électeur sur trois qui dit qu'il irait
01:28voter.
01:28C'est près de 20 points de plus dans cette hypothèse que nous voyons à l'écran de ceux qui
01:34se disputent la deuxième place.
01:36Ceux qui se disputent la deuxième place, c'est Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon.
01:39Il faut dire qu'Édouard Philippe est, dans cette hypothèse, pénalisé par la candidature de Dominique de Villepin.
01:44Quand l'ancien Premier ministre de Villepin n'est pas présent, l'avance d'Édouard Philippe sur Jean-Luc Mélenchon
01:49est plus forte, de 4,5 points.
01:51Mais dans cette hypothèse, vous le voyez, le second tour serait extrêmement ouvert.
01:55Ce qu'il faut noter, c'est que quel que soit le candidat du bloc central testé, on observe qu
02:00'il n'y a plus de socle électoral pour le bloc central.
02:03Les catégories de force qui étaient les retraités, qui étaient les cadres, qui étaient les grandes agglomérations,
02:07et bien le candidat du bloc central ne dépasse jamais, dans ces catégories, les 30% des suffrages.
02:13Ça, c'est le deuxième enseignement.
02:15Et puis le troisième, bien sûr, c'est la poussée de Jean-Luc Mélenchon, qui a lancé sa candidature,
02:20notamment avec son meeting de Saint-Denis, qui progresse fortement chez les moins de 35 ans,
02:25chez lesquels il est en première position.
02:29Et il a encore vraisemblablement des réserves, puisqu'avec ce score de 16%,
02:33il rassemble, j'allais dire, seulement 4 électeurs sur 10 du nouveau Front populaire.
02:37On pourrait donc imaginer qu'il y a encore des réserves pour Jean-Luc Mélenchon,
02:41pour s'approcher, voire dépasser, de la barre des 20%.
02:44Alors, on va revenir sur tous ces enseignements.
02:45Mais deuxième configuration, cette fois, Gabriel Attal, qui serait le candidat du centre.
02:49Bernard, et on va voir ce que ça donne très précisément.
02:52Alors, dans cette hypothèse, on le voit, Gabriel Attal ferait moins qu'Édouard Philippe.
02:56On est toujours dans une hypothèse, pour aller comparer,
02:58c'est que l'offre électorale est sensiblement la même.
03:01Dominique de Villepin est toujours présent dans cette hypothèse.
03:0413,5 pour Gabriel Attal, donc 3 points de moins qu'Édouard Philippe.
03:08Mais il faut noter que Gabriel Attal, par rapport à notre dernière vague,
03:11progresse de 2 points, 2,5.
03:12Il a plutôt réussi son entrée en campagne,
03:15même s'il ne rattrape pas encore son rival, Édouard Philippe.
03:19Alors qu'Édouard Philippe, lui, on y reviendra aussi,
03:21perd quelques points.
03:22Troisième configuration qu'on a choisi de vous montrer,
03:24cette fois, c'est François Hollande, l'ancien président,
03:26qui serait le candidat de la gauche, donc,
03:29à la place de Raphaël Glucksmann.
03:33Et Édouard Philippe est de nouveau le candidat du centre.
03:36Alors là, il atteint 18%.
03:37C'est quasiment le maximum.
03:38Là, effectivement, on voit bien que la candidature de François Hollande
03:41ouvre plus d'espace au centre que si c'était Raphaël Glucksmann.
03:45Raphaël Glucksmann totaliserait entre 8,5 et 11% des suffrages
03:48en fonction des différentes hypothèses.
03:50François Hollande, entre 8 et 9%.
03:52D'ailleurs, c'est un enjeu pour Édouard Philippe,
03:55comme pour Gabriel Attal.
03:56Finalement, les candidats du centre veulent se démarquer
03:59en même temps et de celui qui l'a créé,
04:01c'est-à-dire Emmanuel Macron.
04:02Mais ils sont obligés, s'ils veulent se qualifier,
04:04de réussir un en même temps politique
04:05en allant chercher à la fois des électeurs de centre-gauche
04:08et aussi des électeurs de centre-droit,
04:10voire des électeurs LR.
04:11Ça explique l'équation compliquée pour le candidat du Bloc central
04:16qui, nous sommes à 9 mois évidemment du scrutin,
04:19il va se passer encore beaucoup de choses,
04:21mais qui, en tout cas, le candidat du Bloc central
04:23n'est pas assuré de la deuxième place qualificative
04:25pour le deuxième tour.
04:26C'est le moins qu'on puisse dire, Bruno.
04:28Il y a Bruno Retailleau, il y a Édouard Philippe,
04:29il y a Gabriel Attal.
04:30Forcément, il y en aura certainement un,
04:32vu les scores qu'il se donne,
04:33qui va devoir se désister au bout d'un moment.
04:35Est-ce que vous avez déjà vu cette configuration,
04:37la quatrième campagne de Marine Le Pen ?
04:40Et visiblement, là, elle n'est pas ce favori.
04:42Elle va faire la course de façon favori.
04:44Ça n'est jamais arrivé, ça ?
04:45Oui, elle va endosser le dossard de favori
04:47dans cette élection présidentielle.
04:48Ça n'est jamais arrivé pour elle.
04:49Elle a déjà, dans plusieurs élections précédentes,
04:53démarré très haut.
04:54Je me souviens, en 2016,
04:55elle avait des sondages à plus de 30% à l'époque
04:58pour finir à 22 ou 21
05:01devançant de quelques milliers de voix
05:04François Fillon in extremis.
05:06Donc, Marine Le Pen a déjà démarré très, très haut.
05:08Là, elle démarre beaucoup plus haut.
05:10Surtout, elle est, et c'est ça qui est nouveau,
05:12même s'il faut toujours se méfier des seconds tours
05:14longtemps à l'avance,
05:15on est plus dans le domaine de la prédiction.
05:16Mais, elle est en tête dans tous les cas de figure
05:18au second tour.
05:19Et ça, c'est très nouveau.
05:20Donc, elle est vraiment dans la position de favori.
05:23Et en plus, elle a déjà quasiment siphonné
05:26les voix des autres candidats d'extrême droite.
05:29Éric Zemmour, notamment.
05:30Éric Zemmour, plafonne à trois
05:32et Nicolas Dupont-Aignan à un et demi.
05:34C'est un des plus bas niveaux qu'il est.
05:36Je ne suis même pas sûr qu'il sera candidat jusqu'au bout.
05:39Mais passons.
05:39Oui, c'est vraiment une situation nouvelle.
05:41Moi, je pense que le deuxième enseignement
05:42de ce sondage, c'est que maintenant,
05:45pour le candidat de la droite et du centre,
05:48se posait jusqu'à présent la question de savoir
05:51s'il fallait qu'il y en ait deux ou trois.
05:54Là, maintenant, ce n'est pas si c'est deux ou trois.
05:56C'est un ou deux.
05:57Et deux, c'est extrêmement périlleux pour eux.
06:00Ils ne sont vraiment plus assurés au second tour.
06:02Et là, la pression va être très, très forte
06:04sur Gabriel Attal sûrement.
06:06Mais je pense qu'entre Édouard Philippe et Gabriel Attal,
06:08je ne vois pas comment ils peuvent rester tous les deux.
06:10mais ça me paraît sans doute déjà acquis.
06:12Après, c'est une histoire de calendrier.
06:14Mais là, pour le coup, la pression va être très, très forte
06:16sur Bruno Retailleau.
06:17Surtout, là, on voit, il est à 11 dans le cas de figure
06:19le plus improbable, c'est-à-dire le troisième cas de figure.
06:24Mais le cas le plus probable, il plafonne à 8.
06:26Et là, franchement, à 8...
06:27Il faudra certainement rassembler encore plus large.
06:30Il va surtout perdre beaucoup, beaucoup de ses soutiens
06:32qui ne sont déjà pas très nombreux.
06:3315 à 20 points d'avance en moyenne au premier tour,
06:36Alexandre Nicolich, qui est gagnante au second tour,
06:38quels que soient les cas de figure.
06:39Qu'est-ce qui peut encore faire perdre aujourd'hui, Marine Le Pen ?
06:42Non, mais il faut rester humble par rapport à ça.
06:43C'est vrai que ces sondages, c'est inédit depuis 50 ans en France.
06:48Un candidat qui atteint ce type de niveau électoral,
06:53c'est dire l'attente qu'il peut y avoir.
06:54On voit un Bruno Retailleau, effectivement, qui a...
06:56Un peu moins, parce que 81, ils sont très, très hauts.
06:59Non, non, 81, non, c'est en dessous.
07:00C'est 31 points.
07:01Je crois que c'est...
07:01Oui, dans les sondages, ils étaient très, très hauts.
07:04Non, non, on va vérifier, monsieur.
07:05Non, je vous assure.
07:06Enfin, Valéry jusqu'à restant jusqu'à 6 mois avant l'élection.
07:08Franchement, un an avant l'élection.
07:09Non, non, non, sur le premier tour.
07:11On les disons, 80, ça nous fait remonter 45 ans en arrière.
07:15Ça fait longtemps.
07:16Il faut remonter à 1974.
07:17Ça fait longtemps, en tout cas, effectivement,
07:19qu'on n'a pas eu de tels écarts au premier au second tour.
07:21Exactement.
07:22Mais je le disais, il faut rester humble par rapport à ça.
07:25En fait, si on est aussi haut, c'est parce qu'il y a un espoir immense
07:29dans le pays, justement, qu'enfin, des idées qui sont majoritaires
07:32dans l'opinion sur la sécurité, sur la justice, sur l'immigration,
07:35sur la baisse de la fiscalité, arrivent enfin au pouvoir.
07:39Et donc, face à ça, il va falloir, effectivement, qu'on continue de convaincre.
07:43Je vois qu'il y a un vote utile aussi par rapport à Bruno Retailleau.
07:46C'est ce qu'on peut constater.
07:47Il y a des électeurs LR qui se disent que pour voir, justement,
07:51ces idées arriver au pouvoir, il faut, aujourd'hui, voter Marine Le Pen
07:54parce que c'est celle qui en mesure de leur porter.
07:55Elle capterait Marine Le Pen un électeur sur cinq des Républicains, c'est ça ?
07:59Ça fait au premier tour.
07:59Au premier tour.
08:00Et au second tour, également, elle commencerait à progresser fortement
08:03par rapport à il y a trois mois.
08:06Donc, voilà.
08:07Et on voit que ça va être une élection d'idées.
08:09Et si on est aussi haut, c'est justement parce que,
08:12quand il y a des sondages également sur des opinions,
08:16aujourd'hui, sur certains sujets,
08:17on voit que c'est ces idées-là qui sont majoritaires.
08:19On voit des scores.
08:20J'ai un peu regardé le sondage, quand même.
08:22Mais chez les ouvriers, 55%.
08:24Chez les classes populaires, sur les labs, c'est 46%.
08:27Sur l'IFOP, c'est 50%.
08:28C'est des niveaux, là aussi, qui sont inégalés depuis 50 ans.
08:33Et ça montre l'attente qu'il y a, justement,
08:35chez les Français qui souffrent le plus.
08:36– Richard Ramos, on fait comment pour battre Marine Le Pen au second tour,
08:41quand on est au centre ?
08:43On se rassemble, comme dit Bruno Jeudy,
08:44on se rassemble très, très, très, très largement,
08:46et à droite et à gauche ?
08:47– Il n'y aura pas le choix.
08:48S'il n'y a pas, dans l'espace central, un grand rassemblement,
08:53Marine Le Pen sera présidente de la République.
08:56Attention, quand on annonce, là, sur le plateau,
08:58et tous les plateaux, Édouard Philippe, le candidat du centre.
09:00Non, il a dit à son meeting qu'il était un homme de droite.
09:04Et donc, modéré, mais de droite.
09:05Et donc, il faudra qu'Édouard Philippe,
09:09homme de droite honorable, rassemble,
09:12dépensé du centre,
09:13et aille chercher aussi sur des gens
09:16qui sont aussi des modérés à gauche.
09:18– Donc, du centre-gauche, c'est ça, il faudra...
09:20– Bien sûr, bien sûr.
09:20Mais moi, vous savez, depuis...
09:21– Jusqu'où, pardon.
09:22– Depuis que j'ai 20 ans,
09:24jusqu'où, pour moi, il y a des écologistes modérés
09:27qui voudront pas aller avec M. Mélenchon.
09:29– Donc, ça s'appelle le centre,
09:31parce que c'est le second écart.
09:32– Non, non, non, non, non, il y a une très différence.
09:35Le centre, Jean-Pierre Rioux,
09:36il faut relire Jean-Pierre Rioux,
09:38qui est une méthode, etc.
09:40On doit être en capacité de pas faire une mayonnaise.
09:43C'est-à-dire que tout ça ressemblerait à un seul produit.
09:45Il y aura quelque chose de gens qui,
09:47sur le fond, ils sont d'accord,
09:49mais qui pensent légèrement différents.
09:50Et le candidat qui arrivera à battre Mme Le Pen,
09:53c'est celui ou celle
09:54qui arrivera à faire vivre des différences.
09:56Donc, c'est pas un espèce de grand tout,
09:58un gloubi-boulga comme ça,
10:00qui serait le centriste.
10:00Le centriste, c'est le modem.
10:02C'est-à-dire, c'est une pensée,
10:03c'est un vieux parti politique,
10:05notamment chez nous, avec les libéraux,
10:06avec les démocrates chrétiens.
10:08Et puis, vous avez la droite modérée,
10:09qui est représentée par Édouard Philippe.
10:12Et donc, tout ça, ça doit vivre ensemble.
10:13Mais c'est très différent.
10:14Et donc, moi, je pense que dans le débat,
10:16notamment au centre,
10:17notamment au modem,
10:18avec des gens comme François Bayrou,
10:21j'ai dit Jean-Noël Barraud,
10:22on doit peser dans une pensée du centre,
10:24notamment, contrairement des fois avec la droite,
10:26donc il faudra se mettre d'accord sur les programmes,
10:28notamment avec nous, une pensée qui est plutôt
10:30une pensée des provinces,
10:32comme on disait autrefois,
10:33et j'aime bien moi ce mot-là,
10:34c'est-à-dire une pensée girodine,
10:36avec peut-être Édouard Philippe,
10:38qui est un peu plus jacobin.
10:39Donc, on va se mettre...
10:40Et vous savez, moi, je l'ai toujours dit
10:42sur ce plateau-là,
10:44je suis content,
10:45et ça fait deux ans que je dis ça,
10:47je voulais que Mme Le Pen
10:48ne soit pas condamnée
10:49pour qu'on la batte
10:51aujourd'hui dans les urnes
10:52et pas dans les prétois.
10:53Ah oui, vous êtes attiré un peu les foudres
10:54en disant ça, j'ai vu sur les réseaux sociaux.
10:56Sur les réseaux sociaux, je me suis fait attirer.
10:57Mais ce n'est pas grave,
10:58j'assume parfaitement.
10:59Moi, je pense que la démocratie,
11:01c'est la bataille des idées.
11:03Si les gens considèrent
11:04qu'on n'a pas été si mauvais que ça,
11:06qu'on a été très mauvais
11:07et qu'on n'a aucune idée de nouvelle,
11:10eh bien, elle passera.
11:10C'est la démocratie.
11:11On doit la battre sur les idées
11:13et on doit arriver à poser des positions.
11:15Et puis, la contradiction
11:16du Rassemblement National
11:17entre Mme Le Pen,
11:19qui, elle, se dit
11:20je ne suis ni de droite ni de gauche,
11:22Mme Le Pen,
11:22qui n'aime pas tellement
11:24le monde de l'entreprise,
11:25et M. Bardella,
11:27qui était le pro-business,
11:28qui était le rassemblement des droites.
11:30C'est deux pensées diamétralement différentes.
11:33Et une fois, on sort.
11:35Le RN veut nous imposer ses thèmes.
11:37Mais vous avez vu qu'aujourd'hui,
11:38il n'y a jamais eu autant d'entreprises
11:40qui a déposé le bilan.
11:41Ça veut dire que le thème
11:42de savoir comment on va pouvoir
11:44tenir l'industrie,
11:45comment on va pouvoir créer l'emploi,
11:47là, le RN sera bien embêté.
11:48Alors, je vous donne la parole juste après,
11:49mais je voudrais entendre les abalages.
11:50Merci d'être avec nous.
11:51Je rappelle que vous êtes député
11:52Europe Écologie de Paris,
11:53porte-parole du groupe
11:54Écologiste et Social.
11:55Quand vous voyez ça,
11:56et on a vu aussi qu'il y avait
11:57une dizaine de candidatures
11:58déclarées à gauche,
12:00qui y avait notamment,
12:01et on va aller voir dans un instant,
12:03ceux qui sont favorables à la primaire.
12:04Il n'y en a que deux pour l'instant.
12:06Clément Dinotin qui est parti
12:07puisqu'il n'y a pas de primaire.
12:08Et puis, on voit toutes ces disparités
12:10alors que le RN a commencé
12:11à faire campagne.
12:12Est-ce que vous ne dites pas
12:12là, il y a deux tempos qui s'affrontent ?
12:14Et par rapport à ce que disait M. Ramos,
12:17où vous situez-vous ?
12:17Vous recréez la NUPES ?
12:18Vous entrez dans le modem ?
12:19Alors, certainement pas pour entrer
12:21dans le modem qui a porté
12:25et donc a donné aussi le tempo
12:27et le crédit à des thématiques
12:29de l'extrême droite.
12:30J'aimerais qu'on ne commande pas
12:31ce score de Marine Le Pen
12:34et donc de l'extrême droite
12:35comme si ça n'était pas inquiétant
12:37pour le pays,
12:38comme s'il ne s'agissait pas
12:39d'une victoire potentielle,
12:41d'un camp qui porte
12:42la préférence nationale,
12:44le refus des emplois
12:45pour les binationaux
12:46qui sont nombreux dans le pays,
12:47qui refusent de protéger
12:48la santé des Françaises
12:49et des Français
12:50quand on voit qu'il y a
12:51quelques semaines,
12:52ils ont voté à l'Assemblée nationale
12:53contre la recherche
12:54pour les cancers infantiles.
12:56C'est ça les votes
12:57du Rassemblement national.
12:58Contre une proposition de loi,
13:02je vais terminer,
13:02franchement,
13:03je n'en ai pas placé une encore.
13:04Souvenez-vous que je m'exprime
13:05quelques minutes.
13:06Et Léa, regardez,
13:06candidat déclaré à gauche
13:07à l'élection présidentielle
13:08et à la primaire PS.
13:09Là, il y a une dizaine de candidats.
13:10C'est une pépinière de talent,
13:12je vous ne le cache pas.
13:13C'est certainement ça.
13:15Et donc,
13:15le Rassemblement national
13:16vote contre des propositions de loi
13:18contre le canium,
13:20par exemple,
13:20c'est un sujet important
13:22pour les Françaises et les Français
13:23contre les dispositifs
13:24qui nous permettent
13:25d'adapter les logements
13:25et veulent plutôt
13:26remettre les passoires thermiques,
13:28les bouilloires thermiques
13:29actuellement sur le marché.
13:30C'est ça les propositions
13:31du Rassemblement national
13:32et ça doit alerter
13:33l'ensemble des démocrates
13:34de ce pays.
13:34Ce que Richard Ramos
13:35vient de décrire,
13:36cette espèce d'ensemblement
13:38du centre et de la droite,
13:39c'est le macronisme
13:40et ça, plus personne n'en veut.
13:42À gauche,
13:43effectivement,
13:43nous avons un problème.
13:44Il y a beaucoup de candidatures.
13:46C'est la raison pour laquelle
13:46les écologistes
13:47et d'autres responsables politiques
13:49avaient plaidé dès le début
13:50pour une primaire.
13:51Il y a eu un vote
13:52du Parti Socialiste
13:53le 9 juillet
13:53qui, à mon sens,
13:54est irresponsable
13:55puisqu'ils écartent
13:56la modalité de la primaire
13:58comme condition
13:59de départage entre nous.
14:00La primaire,
14:01ça permettait d'avoir
14:02un élan populaire,
14:03d'avoir un débat,
14:04mais aussi de trouver
14:05la bonne incarnation
14:06dans cet espace politique.
14:08Jean-Luc Mélenchon
14:09est en campagne
14:10et en dynamique,
14:11mais je vois aussi
14:12que Jean-Luc Mélenchon
14:13fait un très mauvais score
14:14face à Marine Le Pen
14:15et donc c'est aussi
14:16une impasse
14:17que de se dire
14:17que c'est à partir,
14:18j'allais dire,
14:19de cet espace politique
14:20uniquement
14:20que nous sommes en capacité
14:22de pouvoir battre
14:22Marine Le Pen.
14:23Il fait 14,5 à 16%
14:24des suffrages
14:25au premier tour
14:25et c'est vrai que
14:27Olivier Faure dit souvent
14:28que c'est peut-être
14:28un bon candidat
14:29de premier tour
14:29mais au second tour
14:30pas du tout.
14:30En tout cas,
14:31c'est quand je vois
14:33que dans ce sondage,
14:34mais on le sait aussi
14:35qu'il y a des socialistes,
14:37des électeurs de gauche
14:38qui, pour l'instant,
14:39s'abstiennent face...
14:41Six électeurs du PS
14:42s'abstiendraient
14:43en cas de duel
14:44Mélenchon-Le Pen.
14:44Je pense que face
14:46à la réalité de ce duel,
14:47tous en conviendront
14:48Jean-Luc Mélenchon.
14:50Je pense qu'il est
14:51sûrement sous-estimé
14:53au second tour.
14:54En revanche,
14:55ce que je vois,
14:55c'est que notre incapacité
14:56à gauche,
14:57pour l'instant,
14:57à pouvoir créer
14:58cet espoir
14:59alors que nos propositions,
15:00elles sont largement
15:02plébiscitées.
15:03Nous sommes en pleine période
15:04de canicule.
15:05La troisième vague
15:05de canicule
15:06avant le 14 juillet,
15:08Marine Tondelier
15:08a proposé
15:09le congé climatique.
15:10Eh bien,
15:11il y a une...
15:12Il y a une adhésion
15:13autour de cette proposition
15:14de loi
15:15qui permet véritablement
15:16de protéger
15:17les Françaises
15:17et les Français
15:18en période de grande...
15:19Pas forcément autour
15:20de Marine Tondelier
15:21qui, je le rappelle,
15:22est crédité
15:22entre 3,5 et 4 %
15:24dans les sondages.
15:25Vous savez,
15:25les écologistes,
15:26depuis 1974,
15:27on est candidats
15:27à l'élection présidentielle,
15:28tout le monde se moquait de nous
15:30en nous disant
15:30que nous n'avions raison
15:31sur rien
15:32et maintenant,
15:32tout le monde nous donne
15:33le crédit
15:34que nous alertions
15:35alors que les gens
15:36regardaient ailleurs.
15:37C'est ça,
15:38la réalité du débat politique
15:39tel que nous l'avons vécu.
15:40Donc, ce n'est pas ces sondages
15:42par ailleurs
15:42qui donnent un état
15:43du rapport de force.
15:44J'aimerais qu'on regarde
15:45justement,
15:45puisque vous l'évoquiez,
15:46j'aimerais juste qu'on regarde
15:47les hypothèses
15:48de second tour maintenant
15:50puisque le second tour
15:51est également testé
15:52et vous allez le voir.
15:53Quel que soit le cas de figure,
15:55on le disait,
15:55Marine Le Pen
15:55l'emporterait au second tour.
15:57Très largement,
15:58vous évoquiez Jean-Luc Mélenchon,
15:59regardez face à Jean-Luc Mélenchon,
16:00on est sur 67,5
16:02face à 32,5.
16:04Là, c'est quasiment sans appel.
16:06On va voir les autres
16:08qui vont défiler.
16:09Regardez, face à Raphaël Glucksmann.
16:11Les écarts seraient plus serrés
16:11effectivement avec Raphaël Glucksmann
16:13face à Bruno Retailleau.
16:14Mais surtout...
16:15On a quand même
16:1620 points d'écart encore,
16:17quasiment 20 points d'écart.
16:18Mais ces écarts,
16:19on le sait,
16:19dans des seconds tours,
16:20dans toutes les configurations,
16:22seront plus serrés au final
16:23parce qu'une campagne
16:24resserre traditionnellement
16:25les écarts.
16:26On voit évidemment
16:27que les deux candidats du centre
16:30partiraient avec un écart plus faible.
16:3154,46 pour Gabriel Attal,
16:3452,48 pour Édouard Philippe.
16:35Mais ce qu'on observe surtout,
16:37c'est que par rapport
16:37il y a trois mois,
16:39l'hypothèse où Édouard Philippe
16:40l'emportait face à Marine Le Pen
16:41s'inverse aujourd'hui.
16:43Et qu'est-ce qui se passe ?
16:43Comment on l'explique ?
16:44Ce sont les électeurs
16:45de droite LR
16:47et une autre catégorie
16:48qui est assez proche
16:49sociologiquement
16:50qui sont les retraités
16:52qui font cette bascule
16:53et qui donnent
16:54au Rassemblement national
16:55une progression
16:55assez sensible.
16:57On voit bien
16:57qu'au-delà
16:58de la décision de justice,
16:59ce n'est pas parce qu'il y a eu
17:00cette décision de justice
17:01que Marine Le Pen progresse.
17:02C'est parce qu'en trois mois,
17:04les événements dans le pays,
17:05que ce soit les questions économiques,
17:07que ce soit l'inflation,
17:08que ce soit le débat...
17:08L'affaire Diana, c'est peut-être, non ?
17:09J'allais y venir,
17:10le débat autour de la justice,
17:12l'affaire Diana,
17:12évidemment,
17:13tout cela encourage
17:14un vote de rupture.
17:16Ce vote de rupture,
17:16il est capté
17:17par le Rassemblement national
17:18d'un côté
17:19et il est capté
17:20sur les questions économiques
17:21et sociales
17:21par le vote Mélenchon.
17:23Avec jamais un an avant,
17:25les sondages
17:25n'ont jamais donné
17:26le bon président.
17:27On est sur un sondage
17:28à l'instant T
17:29et avec quelques dynamiques
17:31qui nous permettent
17:32de regarder et de commenter.
17:33Mais dans l'histoire
17:35de la présidentielle,
17:36jamais les sondages
17:37d'un an avant une élection
17:39n'ont fait le président.
17:40Ce qui veut dire
17:41qu'il va y avoir
17:42beaucoup de surprises
17:42dans cette élection-là.
17:43Et quand on va mettre
17:44programme contre programme,
17:46on va avoir des surprises.
17:47Je pense qu'on va voir
17:49à partir de l'automne,
17:50de septembre à novembre,
17:52là on va être dans des zones
17:53pour les uns et les autres d'ailleurs,
17:54dans des zones de turbulence
17:55qui vont faire que là
17:57on va pouvoir regarder.
17:58Et puis, il faut faire attention
17:59que vous avez des candidats
18:00et des recours.
18:02C'est-à-dire que là,
18:02aujourd'hui,
18:02c'est tellement le bazar
18:03partout, honnêtement.
18:05À part chez M. Mélenchon
18:06et le Rassemblement National
18:07qui sont sur des lignes
18:08de couloirs très claires.
18:09À gauche,
18:10c'est un peu gazeux
18:12et chez nous,
18:13au milieu,
18:13c'est gazeux aussi.
18:14Mais tout ça,
18:15quand ça va se dégager,
18:17je pense que là,
18:18on peut avoir des choses
18:19qui sont très surprenantes
18:21et donc on peut avoir
18:21des inversions
18:22qui sont importantes.
18:24On le sait bien,
18:25pour ceux qui ont suivi
18:26beaucoup de présidentielles,
18:27il y a des retournements
18:28incroyables dans les campagnes.
18:29Tout est possible.
18:31Là, ce qui est quand même nouveau,
18:32c'est que Mme Le Pen
18:32n'est pas une nouvelle candidate.
18:34C'est sa quatrième présidentielle.
18:36Elle n'avait jamais,
18:37quasiment jusqu'à présent,
18:38se retrouvée dans cette situation
18:39qui est que,
18:40quels que soient les cas de figure,
18:42elle l'emportera au second tour.
18:43Encore une fois,
18:44les sondages au second tour,
18:44moi, je me méfie.
18:45Mais au premier tour,
18:46elle est très haute.
18:47Mais vous pouvez inverser.
18:48Tout à l'heure,
18:49on ne s'est pas compris,
18:49M. Nicoli,
18:50je voulais juste dire une chose
18:51et c'est important
18:51pour nos téléspectateurs.
18:53Pour voir une telle situation
18:58avant une présidentielle
18:59avec un deuxième
19:00qui serait à 18%,
19:01il faut remonter à 1980.
19:04Six mois avant
19:04l'élection présidentielle de 1981,
19:07on est dans la situation
19:07où Valéry Giscard d'Estaing
19:09est à 35%
19:10et François Mitterrand
19:12est à 18%.
19:13Et on connaît le résultat
19:15à l'arrivée.
19:15Ça s'est resserré
19:16dans les six mois
19:17qui ont suivi
19:18pour que M. Mitterrand
19:20l'emporte in extremis
19:22à la présidentielle.
19:23Donc, c'est la preuve
19:24que toutes les campagnes
19:25créent des dynamiques
19:26ou pas d'ailleurs.
19:27Et parfois, il y a des campagnes
19:28où ça bouge assez peu.
19:31Et ça ressemble aussi
19:32à celle de 2002.
19:33Vous savez,
19:33on parlait de toutes ces candidatures,
19:35ces diversités des candidatures.
19:36Je suis d'accord avec vous.
19:37Je suis d'accord avec vous.
19:382002, beaucoup de candidats...
19:39On est un peu dans le même cas de figure.
19:41Vous savez, 2002,
19:41il y avait une expression,
19:42c'est le coup de tonnerre de 2002.
19:43Je pense que cette fois-ci,
19:44le coup de tonnerre,
19:44il peut atteindre la droite
19:45et le centre
19:46avec une dispersion des candidats
19:48jusqu'à M. De Villepin
19:49qui est sondé,
19:50ce qui n'est pas le cas
19:51par tous les instituts.
19:52Et là, on voit bien
19:53que Dominique de Villepin
19:54fait trois points
19:55et que c'est trois points
19:56quasiment qui manquent
19:58aux candidats du centre.
19:59Donc, on voit bien
20:00que la définition...
20:00On a des gens
20:00qui se déclarent candidats,
20:02qui veulent être candidats,
20:03qui ne le sauront peut-être pas
20:04sur la ligne de départ.
20:05Vous savez bien
20:05comment ça se passe.
20:06Vous avez trouvé
20:06quelques campagnes.
20:07On va avoir l'écrémage.
20:09L'automne, c'est l'écrémage.
20:11Tous les mois,
20:11on va avoir des candidats
20:12qui vont disparaître de la cause
20:13parce qu'ils vont abandonner
20:14faute d'argent,
20:16faute de signature,
20:17faute de soutien.
20:18Et là,
20:19entre le mois de septembre
20:20et le mois de décembre,
20:21vous allez voir,
20:21on perd la moitié.
20:21Le samedi soir,
20:22on sera là en train
20:23de commenter
20:23l'abandon de machin,
20:24l'abandon de machine.
20:25Victor Hérault
20:26qui n'a pas encore parlé.
20:26Comment vous expliquez
20:27cette progression de Marine Le Pen ?
20:28On citait avec Bernard Sananès
20:29l'affaire Liana,
20:30notamment le coût de la vie,
20:31l'inflation qui redémarre.
20:32Comment vous expliquez
20:34qu'elle prend encore
20:35en moyenne trois points ?
20:36Alors, déjà...
20:37Par rapport au dernier sondage.
20:38Par rapport au dernier sondage
20:39qui sondait également
20:42l'hypothèse Jordan Bardella.
20:43Intéressant de récupérer
20:44que Marine Le Pen
20:45récupère quasiment
20:46l'intégralité des voix
20:47qui étaient attribuées
20:47à Jordan Bardella,
20:48qu'il n'y a pas de dispersion
20:49entre les deux.
20:50Donc, toutes les différences
20:50qu'on attribue aux deux
20:51ont réalisé.
20:52L'électorat du Rassemblement
20:53national est assez soudé
20:54et voteraient l'un ou l'autre,
20:55en l'occurrence l'autre
20:56puisque Marine Le Pen,
20:57quelle que soit la configuration.
20:59Sa premier renseignement,
21:00Marine Le Pen ne pâtit pas
21:02de sa situation judiciaire
21:04en suspens.
21:05En tous les cas,
21:05pour l'instant.
21:06On ne peut pas se projeter
21:07dans l'avenir,
21:08mais là, à l'instant T,
21:09puisque le sondage est réalisé
21:10après l'annonce
21:11de la candidature.
21:12Donc, Marine Le Pen
21:13ne pâtit pas de ça.
21:14Deux, Jean-Luc Mélenchon,
21:16on l'a dit,
21:17la plus importante
21:17des dynamiques à mon sens,
21:18parmi tous les candidats.
21:19Jean-Luc Mélenchon,
21:20avec ce paradoxe à gauche
21:21qui est que le plus grand moteur
21:23à gauche qui est
21:23Jean-Luc Mélenchon
21:24est aussi celui
21:25qui serait le moins en mesure
21:26de l'emporter
21:26face à Marine Le Pen
21:27ou en tous les cas
21:28qui ferait le moins bon score
21:29au second tour.
21:30Donc ça, c'est le grand paradoxe
21:31de la gauche,
21:31c'est d'avoir un leader
21:32qui est celui qui serait
21:33le moins capable de l'emporter
21:34face à ce qu'ils appellent
21:34l'extrême droite.
21:36Troisième enseignement,
21:36et là, je fais comme Bernard
21:37lorsque je lis un sondage,
21:38je vais à la case
21:39qu'on triple,
21:40c'est-à-dire la case
21:40des retraités.
21:41On dit que les retraités
21:42font l'élection en général,
21:43en tout cas,
21:43c'est une grande partie
21:44des votants.
21:44Et là, quelque chose
21:45de très intéressant,
21:46vous l'avez dit,
21:46vous l'avez évoqué,
21:47entre le dernier sondage
21:48de fin mars dernier
21:49et ce sondage-ci,
21:50le rapport parmi les retraités
21:52chez les retraités
21:52au second tour
21:53entre Édouard Philippe
21:54et Marine Le Pen
21:54s'inverse complètement.
21:55C'est-à-dire qu'Édouard Philippe
21:56faisait 58% contre 42%
21:58pour Marine Le Pen,
21:59c'était il y a moins
22:00de 4 mois.
22:01Aujourd'hui,
22:01il fait 46%,
22:02elle en fait 54%.
22:03Il y a eu un retournement
22:04de situation entre les deux.
22:05J'attribue ça peut-être aussi
22:07à cette erreur.
22:08Alors, moi,
22:09je suis d'accord avec lui
22:09sur le fond,
22:10mais je pense qu'il a fait
22:10une erreur de déclarer
22:11dans son meeting,
22:12je demanderais aux retraités
22:14de contribuer,
22:15comment dire,
22:15à l'effort financier
22:16de la France.
22:17Je pense que là,
22:17il y a probablement
22:18des retraités,
22:19tandis que Marine Le Pen,
22:20il faut le dire,
22:20chouchoute les retraités
22:21depuis un bon moment.
22:22Il est possible
22:22que certains retraités
22:23se soient dit,
22:23je ne suis pas du tout d'accord
22:24avec ce que vient de proposer
22:25Édouard Philippe,
22:25je vais basculer du côté
22:26dans un cas de figure
22:27de second tour,
22:28c'est-à-dire où il n'y aura
22:28le choix qu'entre l'un
22:29et qu'entre l'autre,
22:30je vais basculer vers l'autre.
22:31Mais on voit cette même progression
22:32chez les retraités
22:33du vote Marine Le Pen
22:34au premier tour.
22:35Marine Le Pen,
22:35c'était une zone de faiblesse,
22:37là, elle rassemblerait
22:38dans ce sondage
22:40près de 4 retraités sur 10.
22:42C'est quelque chose
22:42que l'on n'avait jamais
22:50où elle ferait jeu égal
22:51avec Édouard Philippe,
22:52elle progresse
22:53dans les grandes agglomérations
22:54où elle serait
22:56nettement devant.
22:57Je reprends juste un point
22:58de ce que disait Victor
22:58et je suis globalement
23:00tout à fait d'accord avec lui
23:03sur ceux qui préféraient
23:04Jordan Bardella.
23:05On les a évalués dans la semaine,
23:06ils étaient à peu près
23:073 électeurs sur 10
23:08du Rassemblement National
23:09qui préféraient Jordan Bardella
23:10à Marine Le Pen.
23:12Ces électeurs-là,
23:12finalement,
23:13ils n'ont pas d'autres
23:13débouchés politiques.
23:14Ils n'ont pas un vote alternatif
23:16qui pourrait se porter
23:16comme en 2022 éventuellement
23:18sur Éric Zemmour
23:19ou sur Bruno Retailleau
23:19qui pour l'instant
23:20n'arrivent pas à élargir
23:21son score.
23:22Donc,
23:23ils se retrouvent,
23:25puisqu'ils sont sympathisants
23:26du Rassemblement National
23:27pour un vote Marine Le Pen.
23:29Mais je tiens à préciser
23:30parce que l'élection
23:31ne se fait pas
23:32sans Jordan Bardella.
23:32D'ailleurs,
23:33on parle depuis tout à l'heure
23:34justement des indécisions
23:36des différents camps
23:37avec plusieurs candidatures
23:38ou même sur le mode
23:38de fonctionnement
23:39de désignation des candidats
23:40avec certains
23:40qui évoquent une primaire,
23:41d'autres qui ne sont pas d'accord
23:42ou autre.
23:43Nous, au Rassemblement National,
23:44il y a Marine Le Pen
23:45qui s'annonçait
23:46comme candidate à la présidentielle
23:47avec déjà l'annonce
23:48de Jordan Bardella.
23:49Jordan Bardella,
23:50Premier ministre,
23:50non, ça ne changera pas.
23:51Mais ce que je veux dire,
23:52c'est qu'il y a un ticket
23:54et déjà un cap
23:55avec justement cette stabilité.
23:57Moi, je suis convaincu
23:58effectivement
23:59que l'élection,
24:00elle se fera
24:03sur le fond
24:03et sur les idées.
24:04C'est pour ça
24:05que ce que vous évoquiez
24:06sur effectivement
24:08la condamnation
24:09qui, je le suis sûr,
24:11sera cassée en cassation,
24:13ne jouera pas
24:14sur l'élection
24:15parce qu'il y a
24:16des vraies divergences idéologiques
24:17et c'est important.
24:18C'est vrai.
24:18Madame, vous avez évoqué,
24:20vous disiez,
24:20on est dans une période caniculaire
24:22et tout nous donne raison.
24:22Moi, je ne peux pas
24:23laisser entendre ça
24:24parce que quand...
24:26Léa Ballage parlait
24:26du congé climatique notamment.
24:28Oui, non mais vous avez dit
24:29plus globalement
24:30que ça vous donnait raison.
24:31Vous avez parlé
24:31du congé climatique
24:32mais globalement...
24:33Globalement,
24:33les alertes des écologistes
24:35sont...
24:35Excusez-moi,
24:36vous pouvez leur reconnaître
24:37le mérite
24:38d'avoir alerté
24:38sur le réchauffement
24:39et le règlement
24:40qui l'a dit
24:40depuis quelques années.
24:41Est-ce qu'en revanche...
24:42Merci, je reprends, je le note.
24:43En revanche...
24:44Non, tout le monde est d'accord
24:45sur le constat, effectivement,
24:47d'une augmentation
24:48des températures
24:49et d'un réchauffement climatique.
24:50Mais c'est comment on fait,
24:53justement,
24:53pour diminuer
24:55les émissions de gaz à effet de serre
24:56où là,
24:57il y a un vrai désaccord.
24:57Eh, je suis désolé,
24:58mais de dire
24:59depuis des années,
25:00il faut sortir du nucléaire
25:02et on le voit
25:02dans d'autres pays,
25:03ceux qui sortent du nucléaire
25:04émettent beaucoup plus de gaz
25:05à effet de serre
25:06parce qu'ils sont dépendants
25:06du charbon et du gaz
25:07et de mettre des normes
25:09sur nos entreprises.
25:10Je peux parler,
25:11par exemple,
25:11des normes ETS
25:12qui viennent du Parlement européen,
25:14les taxes carbone
25:14qui pénalisent nos entreprises.
25:15Ça fait qu'on importe
25:16beaucoup plus de produits
25:17qui sont produits
25:18en polluant plus
25:19avec des bateaux
25:19qui polluent plus.
25:2051% des émissions
25:22de gaz à effet de serre
25:22sont dues aux importations.
25:24Et comment on fait
25:25à partir du moment
25:25où on fait en sorte
25:26de moins émettre
25:27de gaz à effet de serre,
25:28comment on fait
25:28pour limiter les effets ?
25:29Il y a aussi un consensus
25:30aujourd'hui
25:31sur les climatiseurs
25:32parce que refuser aujourd'hui
25:34les climatiseurs
25:34et notamment
25:35les climatiseurs
25:37vous étiez contre le nucléaire.
25:39En 2017,
25:39vous étiez contre le nucléaire.
25:41Non, mais c'est totalement faux.
25:42En 2017,
25:42on était ceux
25:43qui portaient plus le nucléaire.
25:45En revanche,
25:47Edouard Philippe,
25:48Premier ministre,
25:49disait qu'il fallait
25:49descendre à 50%.
25:50On a toujours défendu le nucléaire.
25:51Vous avez raison,
25:52c'est que ça va être
25:52sur le débat.
25:53On a toujours défendu le nucléaire.
25:54Quand vous allez dire,
25:55M. Nicolitch,
25:56il faudra zéro immigration,
25:58quand vous allez dire
25:58qu'il faudra zéro immigration,
25:59vous expliquerez...
26:01Moi, j'ai un peu mon père.
26:02J'ai un peu mon père.
26:03Vous avez expliqué
26:07aux agriculteurs
26:07avec zéro immigration,
26:09vous n'êtes qu'à dans
26:09le centre-val de Loire,
26:10comment on va les tailler la vigne,
26:11comment on va les ramasser
26:12les cerises,
26:13comment on va les ramasser
26:14les alers.
26:14Vous allez expliquer
26:14comment le Parlement européen
26:18et la Commission européenne
26:19et Mme Van der Leyen
26:20qui a signé le maire.
26:21Ce sera sûr.
26:23Allez-y,
26:24répondez à M. Ramos.
26:25Je vous réponds sur ça.
26:26Zéro immigration,
26:26vous allez voir dans les hôpitaux.
26:29Comment on est passé,
26:30justement,
26:30d'être quatrième pays exportateur
26:32quand vous avez pris le pouvoir
26:33à septième pays exportateur
26:34en agriculture,
26:35comment vous avez plombé
26:36notre agriculture
26:36qui va passer en déficit commercial
26:38au niveau agricole.
26:40Justement,
26:40parce qu'il y a eu
26:41des accords de libre-échange
26:42et des règles que vous avez votés
26:44qui tuent nos agriculteurs.
26:46Donc,
26:46n'allez surtout pas
26:46sur ce terrain-là.
26:47Et quand j'évoquais
26:50les climatiseurs,
26:51oui,
26:51je suis désolé,
26:51quand on est dans une phase
26:52de canicule,
26:53quand il n'y a pas de climatiseurs
26:55avec un énorme retard,
26:56ça tue des gens.
26:57Et s'il y a eu 2000 morts
26:58sur le dernier épisode caniculaire,
27:00il y a une part de responsabilité
27:02qui est des climatiseurs
27:03et ça met le pays à genoux
27:04parce que les parents
27:05étaient obligés
27:06d'aller chercher les enfants
27:07à l'école
27:07et ne pouvaient pas travailler
27:08et vous aviez des entreprises
27:09où il y avait
27:11justement un déficit
27:12de productivité
27:13qui coûterait
27:14selon l'assurance Allianz
27:17210 milliards
27:18jusqu'à 2030.
27:19Donc,
27:19vous êtes pour le congé climatique
27:20en fait ?
27:21Non,
27:21je suis pour des climatiseurs.
27:22Je suis pour des climatiseurs
27:23qui permettraient
27:24aux gens de bosser,
27:25aux enfants d'aller à l'école
27:26et pas que le pays
27:27à partir du mois de mars
27:28soit à l'arrêt.
27:28Ce que Marine Lecom a proposé,
27:29c'est un grand plan clim.
27:34Sur la question
27:35de l'adaptation
27:36au réchauffement climatique,
27:37ce n'est pas en mettant
27:37des climatiseurs
27:38dans la forêt
27:39de la Drôme
27:40que vous allez pouvoir
27:40la sauver des feux.
27:41Ah, ça c'est un autre sujet.
27:41J'aimerais bien y répondre
27:42sur les forêts,
27:42mais c'est un autre sujet.
27:43Et donc,
27:43c'est la raison pour laquelle
27:44les écologistes
27:45ont déposé
27:46une manière transpartisane
27:47une proposition de loi
27:48pour adapter nos forêts,
27:50arrêter les coupes rases,
27:50arrêter l'exploitation.
27:51Vous parliez de l'agriculture.
27:53Nous,
27:53nous ne souhaitons pas
27:54que notre agriculture
27:54soit uniquement portée
27:56sur l'exportation.
27:57Nous souhaitons
27:57que l'agriculture,
27:58elle puisse
28:01nourrir les enfants,
28:02c'est-à-dire avoir
28:02des contrats
28:03entre les collectivités
28:04territoriales
28:04et les cantines.
28:05On est même plutôt suffisants
28:06sur le plan de filière,
28:07Madame.
28:07On ne produit même pas assez
28:08pour finalement plus.
28:09Non, mais laissez-moi terminer.
28:10Quand vos maires,
28:10dès qu'ils arrivent en fonction,
28:12le premier truc qu'ils font,
28:13c'est de rompre un contrat
28:14avec un producteur bio
28:16qui était à proximité.
28:17C'est le maire de Castres
28:18qui a fait ça,
28:19qui vient livrer ses légumes
28:21au sein de la cantine
28:22de proximité.
28:23Vous n'aimez pas
28:23les agriculteurs ?
28:24Vous n'aimez pas
28:25les agriculteurs ?
28:25C'est juste qu'on est passé
28:26par les agriculteurs français
28:27à Castres
28:28que juste pas effectivement
28:29sur la filière bio
28:30et ça a fait baisser le prix
28:31justement pour les familles
28:32populaires qui payaient
28:33la cantine.
28:34Et donc les familles populaires
28:35n'auront pas de repas bio
28:36pour leurs enfants
28:37à la cantine, c'est ça ?
28:37Mais ils auront des repas
28:38avec des produits en France
28:40et qui sont avec
28:42l'agriculture raisonnée
28:44et l'agriculture raisonnée.
28:45Il faut qu'on avance.
28:46Non, mais parce que justement
28:47on parlait de débats de fonds,
28:49On parlait de débats de fonds
28:51qui prétendent protéger
28:52les françaises et les français.
28:53Ils ne sont pas capables
28:54de voter les lois
28:55qui protègent la santé,
28:56pas capables de voter les lois
28:57qui permettent de rénover
28:58les logements.
28:59Là aussi, ça baisse
28:59les émissions de gaz à effet de serre.
29:01Ils ne sont pas capables
29:02de voter.
29:02Vous avez fait partie
29:02de l'alliance du PS
29:03avec François Hollande
29:04qui a entraîné le plan d'austérité
29:05sur l'hôpital
29:06d'un milliard d'euros par an.
29:07Vous avez refusé
29:08le lever numéros clausus
29:09au moins l'on fait.
29:10Vous avez refusé
29:11le lever numéros clausus
29:11qui fait qu'on est
29:12en déficit de médecins.
29:13Je sais quand est-ce
29:14qu'on a quitté
29:15le gouvernement de François Hollande.
29:16C'est notamment
29:16quand il reprenait
29:17les propositions
29:18de l'extrême droite
29:19parce qu'on parlait
29:20d'immigration.
29:20Moi, je ne parle pas
29:21d'immigration
29:21que pour parler
29:22des agriculteurs
29:23et des soutiens
29:24aux agriculteurs.
29:25Je parle aussi d'immigration
29:26quand ce sont celles
29:26et ceux qui font tenir
29:27les hôpitaux.
29:28Et à cela,
29:29vous parlez des hôpitaux.
29:30S'il vous plaît,
29:31les abalades publics.
29:32Vous ne voulez plus
29:32d'étranger dans les hôpitaux.
29:33Comment est-ce que ça va tenir ?
29:34On avance.
29:35On avance.
29:35On disait que la campagne
29:37pouvait effectivement
29:38réserver encore bien
29:39des surprises.
29:40J'aimerais vous montrer
29:41ce sondage très intéressant
29:42qu'on a retrouvé.
29:42Un sondage qui date
29:43d'il y a 10 ans quasiment.
29:45On est en novembre 2016.
29:48Regardez, novembre 2016.
29:49François Fillon
29:50vient de gagner
29:51la primaire de la droite.
29:52Il est largement,
29:53même très largement,
29:54favori.
29:55Il est crédité de 30%
29:57pour le premier tour
29:58de l'élection
29:58qui allait l'année suivante.
29:5923% pour Marine Le Pen.
30:0115% pour Emmanuel Macron.
30:0212% pour Jean-Luc Mélenchon.
30:03On constaterait
30:03que le casting a peu changé.
30:04En tout cas,
30:05au second tour,
30:06il est largement donné vainqueur
30:07face à Marine Le Pen.
30:09Vous vous en souvenez ?
30:10Bruno,
30:11vous vous souvenez également
30:11de la suite ?
30:12Concert de casserole,
30:13campagne chaotique
30:14pour François Fillon.
30:15Si on vous donne
30:16cette indication,
30:17ça vous parle de ça,
30:18c'est parce que la campagne
30:19de Marine Le Pen
30:19a commencé de manière
30:20un peu compliquée.
30:21Exactement.
30:21À la flèche,
30:22dans la Sarthe,
30:23on va regarder
30:24ce qu'il s'est passé
30:24à l'arrivée.
30:26À la flèche,
30:26on est dans une commune
30:27qui est acquise
30:28au Rassemblement national,
30:29bien évidemment.
30:29Mais regardez
30:29ce qu'il s'est passé
30:34en prison !
30:35Le Pen en prison !
30:37Il ne le fait !
30:40Il ne le fait !
30:42Il ne le fait !
30:43Le Pen en prison !
30:48Le Pen en prison !
30:49Le Pen en prison !
30:51Le Pen en prison !
30:53Alexandre Dicolich,
30:55ça peut être...
30:55Oui, rend l'argent,
30:56le Pen en prison.
30:56C'est exactement ce qu'on disait
30:57pour François Fillon.
30:58Vous attendez à ces difficultés ?
31:00Ce déplacement a été raccourci
31:02de 30 minutes.
31:03Ils étaient quand même
31:04220 ?
31:05Oui, oui.
31:05À chaque fois qu'il y a des...
31:08Vous savez,
31:08à Tours, au municipal,
31:10j'ai eu 200 antifas
31:11qui nous menaçaient physiquement
31:12et qui scandaient
31:13des slogans d'appel en meurtre.
31:14Alors là,
31:14ils n'ont pas menacé physiquement.
31:15Je vous le dis,
31:16ce que je veux dire,
31:16c'est qu'aujourd'hui,
31:17malheureusement,
31:18il y a une pression
31:18avec l'extrême gauche
31:21systématiquement,
31:21qui parfois tue d'ailleurs,
31:24et qui manifeste
31:26devant des événements
31:27que le Rassemblement national
31:28peut faire,
31:28devant des déplacements
31:29qu'on peut réaliser.
31:31Il y a des slogans
31:32de rachement différents,
31:33mais cette agressivité...
31:34Mais d'ailleurs,
31:35là, ça s'est passé pacifiquement.
31:37Oui, voilà.
31:38Tant qu'il n'y a pas
31:42de menaces de mort
31:43ou de violences physiques,
31:45ça va.
31:46Vous ne redoutez pas
31:47que ce soit le sparadrap
31:48de Marine Le Pen ?
31:50Que cette extrême gauche
31:51se mobilise
31:52comme ils le font
31:52depuis des mois.
31:54Il y a des drapeaux,
31:54excusez-moi,
31:56avec carrément
31:56des étiquettes politiques.
31:58Regardez,
31:58sur les images.
31:59Il y a eu un drapeau
32:00à l'éfin,
32:00il n'y avait pas que ça.
32:01Vous avez compris la question.
32:02C'est-à-dire que faire campagne,
32:03faire campagne.
32:04Je vous assure que
32:05je n'ai pas l'habitude
32:06de faire la langue de bois.
32:06J'ai fait un marché ce matin
32:07à Rambouillet.
32:08Et je vous assure,
32:09il n'y a que deux personnes
32:10qui m'ont parlé
32:10et qui disaient justement
32:12voter Mélenchon.
32:13Donc, c'était déjà
32:13des gens très engagés politiquement.
32:15Il n'y a pas une personne
32:16qui nous en a parlé.
32:17Et ce qui m'a surpris,
32:18je vous le dis,
32:18ça m'a surpris.
32:19Mais c'est dire à quel point
32:20les gens disaient justement
32:22« Non, mais vous êtes
32:23notre dernier espoir.
32:24Si vous ne gagnez pas,
32:25moi, je vais partir.
32:25Je vais quitter la France.
32:26On n'en peut plus
32:27de cette insécurité.
32:27On ne peut plus l'immigration. »
32:28Mais c'est des gens
32:29qui vous aiment bien.
32:29Non, mais la campagne,
32:30elle est par contre.
32:31C'est pour ça
32:31que ça se basera sur les idées.
32:33La question qui était posée,
32:35c'est la campagne
32:35avec les casseroles.
32:36Si demain,
32:37Mme Le Pen est condamnée
32:39définitivement avant la présidentielle,
32:40ce ne sera plus les casseroles.
32:41C'est les pétous
32:42qui vont être là.
32:42C'est-à-dire qu'à partir
32:43du moment où aujourd'hui
32:45elle a la présumption d'innocence,
32:47mais les gens ont le droit
32:48de dire qu'elle a été condamnée
32:49de deux fois
32:49en faisant des bruits de casserole.
32:51Elle est présumée innocente.
32:52Mais après,
32:53toute la campagne.
32:54Et moi, ce que je souhaite,
32:55c'est que la Cour de cassation
33:00nous dit avant l'élection présidentielle
33:02qu'elle est condamnée,
33:02elle sera coupable.
33:04On remplacera les casseroles
33:07par les fétous.
33:08Mais je pense vraiment
33:09qu'au regard des difficultés
33:11des Français
33:11et des difficultés
33:12que vous avez entraînées
33:13parce qu'il n'y a pas
33:14un secteur qui s'est amélioré
33:15depuis 2017.
33:16Si on prend l'insécurité,
33:17si on prend le nombre
33:18d'immigrés arrivés,
33:19si on prend justement
33:21la désertification médicale,
33:22si on prend le nombre
33:23d'entreprises qui ferment,
33:24si on prend le déficit public,
33:25la tête,
33:26le déficit commercial.
33:27Eh bien, face à tout ça,
33:29face à ces difficultés,
33:31c'est vrai,
33:31c'est pour ça que j'ai dit
33:32tout à l'heure
33:32qu'il fallait qu'on soit
33:33l'argent de ça.
33:33Parce qu'aujourd'hui,
33:34nos idées sont majoritaires
33:35dans l'opinion
33:35et il va falloir justement
33:37qu'on l'assume
33:38et qu'on arrive au pouvoir
33:40pour enfin appliquer
33:40ces idées.
33:41Il y a une attente
33:43justement en France.
33:44Non, non, pardon.
33:46Il y a une copine
33:47sur l'immigrant.
33:49C'est compliqué
33:49de vous en reprendre
33:50tous les deux.
33:51S'il vous plaît,
33:52Richard Ramos,
33:53les gens,
33:53quand ils sont dans nos villages,
33:54ils n'ont pas peur
33:56du grand remplacement
33:57dans nos villages.
33:57Ils ont l'épicier du coin
33:59qui est un maghrévin
34:00qui bosse et qui est là
34:01et vous faites des abargames
34:02avec les migrants.
34:03Richard Ramos,
34:03si je m'arrête,
34:04juste,
34:04vous parlez de la France rurale.
34:06Dans la France rurale,
34:07Marine Le Pen,
34:07elle est à 40%
34:08au premier tour,
34:10que ce soit sur Elab
34:10ou sur l'IFOP.
34:12Et dans toutes les enquêtes
34:13d'opinion,
34:13elle dépasse 60%
34:14sur le second tour.
34:16Madame parle
34:17des classes populaires.
34:18Vous représentez
34:18le marathon de l'IFOP
34:19et elle fait 1%
34:20chez les ouvriers.
34:21Dans les labs,
34:22elle fait 0%
34:25sur l'IFOP.
34:26Aujourd'hui,
34:27il est représenté
34:29par Marine Le Pen
34:29dans les deux catégories
34:30que vous prétendez représenter.
34:33Alexandre Nicolich,
34:34est-ce que vous voyez
34:34Marine Le Pen faire campagne
34:35avec le bracelet électronique ?
34:37Si d'aventure,
34:38la Cour de cassation
34:39rend son arrêt
34:40avant la présidentielle
34:41et que cet arrêt
34:42rejette le pourvoi
34:42qu'elle a formulé,
34:43il y a des chances
34:43pour qu'elle en ait un.
34:44En vrai, non,
34:45parce qu'il y aura
34:45le juge d'application
34:46des peines et tout.
34:47Bref,
34:47mais on ne va pas
34:47entrer dans des détails.
34:48Vous connaissez
34:48le juge d'application
34:49des peines et sa décision ?
34:50Parce que ça met des semaines.
34:52Elle aurait été condamnée.
34:54Je ne veux même pas
34:54rentrer là-dedans.
34:57Je suis convaincu
34:58de la Cour de cassation
34:59le calcul du RN,
35:00c'est que si elle est condamnée
35:02par avance,
35:02le temps que le bracelet
35:03électronique
35:04avec le juge d'application
35:05est-ce que si elle est condamnée,
35:08elle doit se retirer
35:09si elle est condamnée
35:10définitivement ?
35:10C'est ça la question.
35:12Le bracelet électronique
35:12ne sera pas condamnée
35:15définitivement
35:16et elle continuera
35:17de défendre les conseils
35:18quoi qu'il arrive
35:19avec le courage
35:20qu'elle a depuis six mois.
35:22On va justement
35:25écouter ce qu'elle disait
35:26le 25 février dernier,
35:27interrogée par Marie Chantret
35:30justement sur cette
35:33décision à venir
35:34et écoutez ce qu'elle disait
35:35à l'époque
35:35sur cette campagne
35:36sous bracelet électronique.
35:38Vous imaginez bien
35:39que si la Cour suit
35:41le tribunal
35:42qui m'a condamnée
35:44au port d'un bracelet électronique,
35:45je ne pourrais pas
35:46faire campagne.
35:47Le bracelet électronique,
35:48si vous êtes condamnée
35:49à de la prison ferme
35:51aménagée sous bracelet électronique,
35:52vous ne ferez pas
35:53campagne,
35:54vous ne serez pas condamnée.
35:55Mais on ne peut pas
35:55faire campagne.
35:56C'est un motif d'empêchement.
35:57C'est ferme et définitif.
35:58Mais on ne peut pas
35:59faire campagne
36:00dans ces conditions.
36:01Vous pouvez faire campagne
36:02sans aller le soir
36:03rencontrer vos électeurs
36:04dans des meetings,
36:05sans aller le week-end.
36:08Ce serait une autre manière
36:09de m'empêcher
36:10évidemment
36:10d'être candidate.
36:12Vous dites que ce n'est pas
36:13possible qu'elle ait un bracelet.
36:13Elle s'est renie quand même.
36:15Elle n'aura pas de bracelet.
36:16Je vous le dis,
36:16mais elle ne s'est pas reniée.
36:18Est-ce qu'elle a un bracelet ?
36:19Non, mais à l'époque,
36:20elle ne s'est pas possible.
36:21Il y a quand même un risque.
36:23La question, M. Nicolich,
36:24c'est que
36:24de la même manière
36:25que vous dites
36:26que le procès sera cassé,
36:27vous avez aussi longtemps
36:28dit qu'elle serait relaxée,
36:30ce qui n'a pas été le cas.
36:31Elle peut,
36:32moi, ça me paraît compliqué,
36:33mais elle peut très bien
36:34être condamnée définitivement
36:36et puis qu'il n'y ait pas
36:37le temps de lui poser le bras.
36:38Voilà, c'est ça.
36:38C'est exactement ce que je disais.
36:39Un certain nombre de semaines.
36:42Est-ce qu'on peut avoir
36:42une présidente condamnée ?
36:44C'est ça la question.
36:45Est-ce que là,
36:46Jordan Bardella
36:46prend sa place ou pas ?
36:47Est-ce que quelqu'un
36:48qui est condamné
36:48pour détournement de fonds
36:50pourrait être président de la République ?
36:52On va repartir sur le procès,
36:54mais je pense vraiment
36:54que ce n'est pas
36:55ce qui intéresse prioritairement
36:56les procès.
36:57Non, non, non, sincèrement.
36:58Mais juste, pardon.
37:00Je vais juste répondre.
37:02Je vais juste répondre
37:02juste sur ça.
37:03Non, non, non,
37:03parce qu'il vous a posé une question.
37:04J'aimerais avoir votre réponse.
37:05Est-ce que quelqu'un
37:06qui a été condamné définitivement
37:07pour détournement de fonds
37:08peut, selon vous,
37:09devenir président de la République ?
37:11La question, elle est simple.
37:11C'est oui ou c'est non ?
37:12Mais je confirme
37:14qu'elle ne sera pas condamnée
37:15et je vous confirme
37:18que dans l'affaire,
37:19les Français ont bien conscience
37:21qu'il n'y a pas eu
37:22d'enrichissement personnel,
37:23qu'il n'y a pas eu
37:23d'emplatitude,
37:23qu'elle est présumée innocente,
37:26que le seul délinquant
37:28aujourd'hui,
37:28c'est Jean-Luc Mélenchon
37:29qui a été tourné par année
37:33pour défendre
37:33en rébellion
37:34et pour diffamation
37:37et que Édouard Philippe
37:38peut être très bien
37:39et être dans le même cas,
37:39d'ailleurs,
37:39parce que le parquet
37:40national financier
37:41a été sain.
37:41Ça n'a rien à voir.
37:42Mais que je pense
37:43que ce qui est important
37:44aujourd'hui,
37:44c'est qu'on parle des idées
37:45qui vont faire en sorte
37:46que les Français
37:46puissent mieux vivre.
37:48Mais je ne serai
37:48pas avec ça aujourd'hui,
37:49elle est présumée innocente.
37:50Donc parlons de ce qui
37:51intéresse les Français.
37:52Non, mais attendez,
37:54parlons-en des idées.
37:55Quand on détourne
37:56plusieurs millions de...
37:57Elle n'a pas détourné, madame.
37:57Non, mais c'est vous,
37:58le Rassemblement national
37:59par personne morale
38:00qui a été condamné
38:01en première,
38:02deuxième instance
38:03pour détournement
38:03de fonds publics.
38:04Présumption d'innocence,
38:05d'autant la cassation.
38:06Je prononce les termes
38:07de manière très juste.
38:09Elle est présumée innocente
38:09J'ai dit condamnée
38:11en première et deuxième instance.
38:12Elle a formulé
38:14un pourvoi en cassation
38:15qui ne concerne
38:16que les motifs
38:17en droit de sa décision
38:18qui ne reviennent pas
38:19sur la qualification juridique
38:21des faits qui lui sont reprochés.
38:22Premier élément.
38:23Deuxième élément,
38:24on parle de plusieurs millions d'euros
38:25qui ont été détournés
38:26au seul bénéfice
38:28d'un parti,
38:28le Rassemblement national.
38:29Au seul bénéfice
38:30de cadres du Rassemblement national
38:32qui se sont payés avec ça
38:33des choses diverses et variées,
38:36des gardes du corps,
38:37des assistants, etc.
38:38Mais surtout,
38:39alors que vous défendez
38:40celles et ceux qui triment
38:41pour remplir leur frigo,
38:43pour payer leur facture,
38:44pour remplir le plein.
38:45qui ont de plus en plus de mal
38:45à vivre à cause de vous
38:46et de vos politiques.
38:47Oui, justement.
38:47Alors que vous défendez
38:48celles et ceux qui triment,
38:51vous détournez de l'argent public.
38:53Oui, c'est ça qui concerne les Français.
38:53Mais comment est-ce que vous arrivez encore
38:54à vous regarder dans le miroir ?
38:56Comment est-ce que vous arrivez encore ?
38:57Mais vous êtes où n'allez pour ça ?
38:59Je ne sais pas comment vous expliquer la réalité.
39:01Non, mais ce n'est pas possible.
39:03Franchement,
39:04je comprends que ça vous énerve.
39:08Vous venez de dire
39:08qu'on n'a pas eu d'emploi fictif.
39:09Vous avez été condamnés
39:10pour première et deuxième instance.
39:11Vous avez du mal à parler d'idées
39:12et parler de fonds parce que tout...
39:13Je peux terminer ma phrase ?
39:14Allez-y, madame.
39:16Oui, bien sûr.
39:16OK, merci.
39:17Donc, vous dites
39:18qu'on n'a pas été condamnés
39:19pour détournement de fonds publics.
39:21On n'a pas fait d'emploi fictif.
39:22Vous avez été condamnés
39:23pour emploi fictif.
39:24Emploi fictif, ça veut dire quoi ?
39:25Vous payez des gens
39:26à ne rien foutre.
39:27Et en fait,
39:27vous êtes tout le temps
39:28en train de condamner
39:29l'assistana,
39:29celles et ceux qui font rien.
39:31C'était vos assistants parlementaires
39:32qui étaient payés
39:33à ne pas faire
39:33le boulot d'assistants parlementaires.
39:35C'est pas vrai.
39:35On n'a jamais été condamnés
39:36pour emploi fictif
39:36ni enrichissement personnel.
39:37Mais c'est pas grave.
39:38J'ai jamais parlé
39:39d'enrichissement personnel.
39:40Non, elle n'a pas dit
39:41enrichissement personnel.
39:43Oui, mais en fait,
39:43emploi fictif, c'est le cas.
39:44Et d'ailleurs,
39:45Jordan Bardella,
39:46j'ai déposé plainte contre lui.
39:47Vous avez mis en train de mentir pour essayer.
39:48J'ai déposé plainte contre lui.
39:52On n'a pas répondu la question
39:59puisque dans cette affaire,
40:01il arrive avec des agendas
40:02qui vraisemblablement sont faux
40:03pour justifier un travail
40:04qu'il n'a jamais effectué.
40:06En fait, c'est franchement
40:07le poisson pourri par la tête
40:08dans votre parti
40:09qui a été condamné
40:11pour détournement d'argent public.
40:12Vous êtes celles et ceux
40:13qui prenaient toujours le fait
40:14d'utiliser l'argent à bon escient.
40:16Mais là, c'est surtout
40:17à votre bénéfice personnel.
40:17Mais je n'ai pas dit
40:17qu'on subissait pas
40:18un harcèlement des juges,
40:19évidemment.
40:20Oui, bien sûr.
40:20Mais voilà.
40:23Revenons sur ce sondage.
40:25Revenons sur ce sondage.
40:27S'il vous plaît,
40:28un mot sur ce sondage encore.
40:30On voit qu'au second tour,
40:30on ne va pas dire le mieux placé
40:31mais le moins mal placé
40:32pour l'instant,
40:33reste Édouard Philippe
40:34pour tenter de battre
40:35en tout cas Marine Le Pen.
40:36Quatre points d'écart
40:37avec un avantage à Marine Le Pen.
40:39Richard Ramos,
40:40vous évoquiez tout à l'heure
40:40cette alliance finalement
40:44indispensable pour le second tour.
40:45Jusqu'où on l'a fait ?
40:47Est-ce qu'on va de la gauche socialiste
40:49jusqu'à la droite Bruno Retailleau ?
40:53Et dans ces cas-là,
40:53Léa, j'aimerais aussi avoir
40:54votre avis là-dessus,
40:55est-ce que vous êtes prête
40:55à rejoindre une espèce
40:57d'alliance
40:59globale ?
40:59Oui.
41:00Entre Marine Le Pen.
41:00Je ne crois pas ça
41:01parce que je crois
41:02qu'il serait très bon
41:03pour notre démocratie
41:04qu'il y ait un candidat
41:06de centre-gauche
41:07ou écologiste
41:08pour aller challenger
41:09M. Mélenchon.
41:10Parce que si avant
41:11le premier tour
41:12de la présidentielle,
41:13il y a un accord trop fort
41:14avec les modérés
41:15écologistes et socialistes,
41:17alors ça mettra
41:18M. Mélenchon,
41:19je dirais, sur orbite.
41:20Et donc moi,
41:21je suis plutôt persuadé
41:22qu'il peut y avoir
41:23un candidat d'une gauche modérée,
41:24écologiste modérée,
41:25qui va aller challenger Mélenchon
41:27parce que les gens
41:28de gauche modérée
41:29se diront
41:29il ne peut pas battre
41:30Mme Le Pen,
41:31donc je choisirai celui-là.
41:32Et nous,
41:33on doit faire un rassemblement
41:34qui sera un rassemblement
41:36certainement à date
41:37autour d'Edouard Philippe.
41:38Il faut clarifier
41:39la pensée d'Edouard Philippe
41:40avec la poste centriste
41:41parce qu'Edouard Philippe
41:42n'est pas centriste,
41:43c'est un homme de droite modéré.
41:45Et là, peut-être,
41:46on pourra faire quelque chose.
41:47Et puis,
41:48comme jamais peut-être,
41:50il faudra qu'on pense
41:51législative
41:52en même temps
41:53que la présidentielle.
41:54Ce qui n'était pas le cas
41:55parce que là où
41:55M. Nikolic se trompe,
41:57c'est que cette élection
41:58particulière
41:59avec Mme Le Pen
42:00qui a réussi à créer
42:00un affect avec les Français,
42:02c'est réel, c'est vrai,
42:03mais ce n'est pas un binôme.
42:04Ça n'existe pas
42:05sur une présidentielle.
42:06Il n'y a pas de binôme
42:07bardé là,
42:08Mme Le Pen.
42:08Il y a un moment donné,
42:09il y a un homme,
42:10une femme face aux Français.
42:11Et nous,
42:12on devra à la fois
42:13penser à la présidentielle
42:14et pour la première fois,
42:15peut-être plus que d'habitude,
42:17penser aux législatives
42:18pour pouvoir,
42:19si demain,
42:20il y avait un candidat
42:21du Rassemblement National,
42:23pouvoir faire des alliances.
42:24Pas des gens qui font
42:25encore une fois
42:25la même pensée,
42:27mais qui peuvent travailler ensemble
42:28pour aller vous prendre.
42:28Mais M. Ramos,
42:29par exemple,
42:29eux, ils veulent la sortie du nucléaire.
42:31Vous disiez...
42:31Non, moi,
42:31je n'ai pas le nucléaire.
42:32J'ai toujours été pour le nucléaire.
42:33Alors, comment on fait ?
42:33Parce que les idées,
42:34ça compte sur tous les sujets.
42:35Mais bien évidemment,
42:36vous pensez que je vais faire
42:37un accord de premier tour
42:38avec les centristes
42:39sur les services ?
42:40Non, mais je n'ai pas dit...
42:42J'ai même dit qu'il ne voulait pas faire...
42:43Non, mais avec...
42:44Vous voulez trouver le modérisme
42:45pour la désobéissance civile ?
42:47Ça, ça vous choque ?
42:47Richard Ramos,
42:48vous évoquez...
42:49Richard Ramos,
42:50s'il vous plaît,
42:51s'il vous plaît,
42:52Richard Ramos,
42:53vous évoquez une voix de gauche modérée.
42:55Regardez,
42:56on a fait le comparatif
42:57des scores obtenus
42:58au premier tour
42:59par les différents candidats
43:01de la gauche.
43:01On a inclus LFI
43:03entre Jean-Luc Mélenchon
43:04et les autres.
43:05Victor Ramos,
43:06il n'y a quand même pas photo.
43:07S'il n'y a pas de rassemblement
43:08au premier tour,
43:09au second tour,
43:10Jean-Luc Mélenchon
43:11a de grandes chances
43:12aujourd'hui de se qualifier.
43:13Ce n'est plus de la fiction.
43:14C'est ce que je vous dis.
43:14Je pense que Jean-Luc Mélenchon
43:16est le meilleur candidat
43:18à gauche,
43:19n'en déplaise
43:20au reste de la gauche.
43:21Il n'arrive pas,
43:22un,
43:22à se trouver un seul candidat,
43:23mais deux,
43:24même si vous pensez
43:25en métapolitique,
43:26sur le plan du projet,
43:27de la vision,
43:28de tout ce que vous voulez,
43:29c'est beaucoup plus clair
43:30qu'on aime ou qu'on n'aime pas.
43:31C'est beaucoup plus clair
43:31que tout le reste de la gauche.
43:33Et donc, ça, forcément,
43:34ça porte beaucoup plus.
43:35Sans oublier,
43:35il faut quand même rajouter
43:36que Jean-Luc Mélenchon
43:37dans tous les sondages,
43:38à chaque fois,
43:39fait un score
43:40à la présidentielle supérieur,
43:42non pas que les sondages se trompent,
43:43ou quoi,
43:43mais Jean-Luc Mélenchon
43:44a une dynamique telle,
43:45une façon de faire campagne
43:46qui se trouve systématiquement
43:47au-dessus
43:48de ce qu'on attendait de lui.
43:49Donc, en réalité,
43:50la dynamique de Jean-Luc Mélenchon,
43:51c'est à mon avis
43:52la plus grande dynamique
43:52de cette campagne-là.
43:53Et c'est ce que je disais,
43:54le paradoxe de la gauche,
43:55c'est qu'il va falloir se dire
43:57notre meilleur candidat
43:58est celui qui ne pourra pas
44:00battre Le Pen.
44:00Donc, comment est-ce qu'on fait ?
44:02Et là-dessus,
44:02il y a aussi la question
44:03de qu'est-ce qui prime
44:04le plus à gauche ?
44:04Est-ce que c'est d'envoyer
44:05Jean-Luc Mélenchon
44:06ou est-ce que c'est de battre
44:07ce qu'on appelle
44:08l'extrême droite ?
44:09Est-ce qu'il faut,
44:10comment dire,
44:12saper les ambitions
44:13de Jean-Luc Mélenchon
44:13pour envoyer quelqu'un d'autre
44:14qui aurait plus de chance
44:15ou alors voter
44:15pour ce que vous appelez
44:16la droite modérée,
44:23à vos yeux ?
44:24Ou est-ce qu'on se contente
44:25de dire,
44:25ben non, moi je vote à gauche
44:26et puis tant pis pour la France ?
44:28Je veux bien répondre
44:29puisque toutes les personnes
44:30de droite commandent
44:31ce que la gauche devrait faire
44:31donc autant que je puisse
44:32en parler.
44:35Je crois qu'effectivement
44:36il y a un défi
44:36pour la gauche
44:37c'est de pouvoir être
44:38au second tour.
44:39On ne va pas,
44:40pour la troisième fois
44:41consécutive,
44:42être absent du second tour
44:43alors que nous avons
44:44une vision diamétralement
44:46opposée à celle
44:47du Rassemblement national,
44:48c'est-à-dire
44:48la candidature
44:49de l'extrême droite.
44:50Par ailleurs,
44:51nous avons une difficulté
44:52effectivement de candidature
44:53qui sont pour l'instant éparses.
44:55Certaines sont socialistes
44:56et ils font leur...
44:57Et encore,
44:58on n'a pas mis tout le monde
44:59sur la photo.
44:59Voilà,
44:59parce que d'autres
45:00se sont déclarés...
45:01Il y en a 15.
45:03Il y en a 15.
45:03Il y en a 15 assez grands
45:06pour compter les talents
45:07qui s'expriment à gauche
45:08et c'est tant mieux.
45:12Mais si je peux parler...
45:15On parle de la gauche,
45:17merci.
45:17C'est que je crois
45:18que dans les différentes
45:20candidatures de gauche
45:21qui s'expriment,
45:22il y a aussi une autre manière
45:22de faire de la politique.
45:24C'est-à-dire qu'on est en train
45:25de crever du présidentialisme.
45:28Et la gauche
45:28ne porte pas cette ambition
45:30de continuer avec
45:31cette cinquième république
45:33qui est toujours plus verticale,
45:35toujours plus violente,
45:36avec un président,
45:37un chef qui décide de tout.
45:38Et là où je peux rejoindre
45:39Richard Ramos,
45:40c'est qu'effectivement,
45:40on a besoin
45:41d'une plus grande diversité
45:43des opinions
45:43et d'être capable
45:44de créer des coalitions
45:46claires,
45:46notamment à gauche.
45:47Et donc,
45:48ces ambitions personnelles,
45:49elles sont tout à fait légitimes,
45:50mais elles indiquent aussi
45:52qu'à gauche,
45:52il y a une pluralité
45:53d'options politiques
45:54qui peuvent émerger.
45:55Et maintenant,
45:56le chemin qu'on doit faire
45:57à partir de la rentrée,
45:59c'est comment est-ce que
46:00cette diversité
46:00d'ambitions politiques
46:01peut se retrouver
46:02autour d'une coalition ?
46:04Mais sauf que votre candidate,
46:05pardon,
46:05ce soir,
46:05elle est à 4%.
46:06Est-ce que vous vous rangez
46:07directement derrière
46:08Jean-Luc Mélenchon ou pas ?
46:08Je viens de vous répondre
46:09que non.
46:10Je viens de vous dire
46:10que l'ambition...
46:11Donc, avec le risque
46:12de ne pas passer
46:12la part du second tour ?
46:14Mais je viens de vous répondre
46:15à la question
46:16avec un chemin
46:17qui était plutôt clair,
46:18de vous dire que,
46:18étant donné qu'il n'y a pas...
46:19Pardon, je ne vais pas
46:19nous comprendre alors.
46:20Mais il n'y a pas de problème.
46:21Vous dites l'Elysée,
46:22on s'en fiche,
46:22nous c'est à l'Assemblée
46:23que ça se passe.
46:23Pas du tout.
46:24Je parle d'une coalition
46:27qui doit être capable
46:28de nous emmener
46:29au second tour
46:29de l'élection présidentielle.
46:31Une coalition...
46:32Mais derrière qui ?
46:32Mais derrière qui ?
46:37Pardon, il y a une personne.
46:39Il y a un candidat
46:40ou une candidate.
46:41Ce sera qui ?
46:41D'accord.
46:42Mais ça, j'en sais rien
46:42puisqu'on n'a pas commencé
46:43le chemin.
46:44Enfin, on avait une primaire.
46:45Il nous reste neuf mois
46:46pour cheminer.
46:47Mais vous vous rendez compte
46:48qu'il y a deux tempos.
46:49Il y a le Rassemblement national
46:50qui est déjà à la flèche
46:51et il y a vous
46:51en train de diverger
46:52sur les candidatures.
46:54Vous n'avez pas le sentiment
46:55d'être un peu en retard encore ?
46:56Mais je ne vous dis pas
46:57que c'est simple
46:58d'être gauche actuellement.
46:59Mais je ne vous dis pas
46:59que c'est simple.
47:00Non, mais je ne vous dis pas
47:03que c'est simple
47:06quand il y a eu la démonstration
47:08que toutes vos idées
47:09nous mènent dans l'erreur.
47:11Donc oui, je pense
47:11que ça ne va pas être simple.
47:12Pardon, excusez-moi,
47:12on a été la première force
47:13au moment du NFP.
47:14On a été capable
47:15de se rassembler
47:15et d'être en tête
47:16et de jouer tous les pronostics.
47:18Non, vous n'étiez pas
47:18en tête en termes de score.
47:18Vous étiez en tête
47:19grâce au désistement
47:21des centristes.
47:23Mais en termes de score,
47:24il y a eu un écart
47:24de près de 15%.
47:25Il y a eu deux éléments
47:26qui se sont exprimés
47:27il y a à peu près
47:28deux ans dans le pays.
47:29Deux éléments.
47:29D'abord, une priorité donnée
47:31au nouveau Front Populaire.
47:32Et enfin, un refus,
47:33un refus viscéral du pays
47:35pour avoir l'extrême droite
47:36au gouvernement.
47:37Et c'est ces deux éléments
47:38qui ont conduit
47:39au nouveau Front Populaire
47:40d'être arrivés en tête
47:41le soir du 8 juillet.
47:42Et moi, j'espère,
47:44j'espère que ces deux ambitions
47:47continuent à exister
47:47dans le pays,
47:48qu'on arrête de raconter
47:49les gauches irréconciliables
47:50parce que c'est une guerre fratricide
47:51qu'ils nous mènent dans le mur.
47:53J'espère également
47:54que nous sommes...
47:54Le NFP peut se reconstituer,
47:56selon vous ?
47:56Ses propres antisémies,
47:58tout ça,
47:58les appels à l'avion,
47:59tout ça, ça ne vous démarche pas.
48:00Alors, vous ne trouverez rien
48:01dans mes propos
48:02qui justifie,
48:03qui appuie les propos
48:04de Jean-Luc Mélenchon
48:05quand il fait des dérives.
48:07Je les condamne par ailleurs.
48:07Quand vous parlez
48:08des deux gauches irréconciliables
48:09qui doivent,
48:09si j'ai bien compris,
48:10se réconcilier,
48:11ça veut dire quoi ?
48:12Ça veut dire quoi ?
48:12Luxman-Mélenchon
48:13en même temps
48:14sur la même coalition ?
48:15Je vous en fous,
48:15en fait, de ces deux-là.
48:16Moi, je parle aux électeurs.
48:18On peut aussi se foutre
48:20de toutes les personnes...
48:21Vous parliez peut-être
48:21du futur président de la République.
48:24Je suis un peu irrévérencieux,
48:25je suis écologiste,
48:26etc.
48:26Vous me permettrez.
48:28Mais en tout cas,
48:28moi, ce que je veux,
48:29c'est que les électrices
48:30et les électeurs,
48:30comme vous l'avez dit,
48:31quand on voit que
48:326 électeurs sur 10
48:34du Parti Socialiste
48:35ne sont pas capables
48:35de voter Jean-Luc Mélenchon
48:36actuellement au second tour,
48:38ça veut dire qu'on a
48:39mis la graine
48:40d'une gauche irréconciliable
48:41dans le cœur
48:42des électeurs du PS.
48:43Et moi, ça,
48:43je n'en ai pas envie.
48:44Je n'ai plus envie de ça
48:45dans ce discours à gauche.
48:46Je veux renouer
48:47avec l'espoir
48:48qu'on a suscité
48:49dans le peuple de gauche
48:50qui ne voulait plus
48:51de justice sociale,
48:52la protection de l'environnement,
48:53la protection des aînés
48:54et des plus vulnérables.
48:55C'est ça, notre ambition.
48:56Bruno, je dis demain,
48:57il y a Raphaël Glucksmann
48:58qui s'exprime dans les colonnes
48:59de la Tribune dimanche.
49:00Que vous dit-il ?
49:01Raphaël Glucksmann,
49:01qui, on le rappelle,
49:02n'envisage pas de faire campagne
49:03sans les socialistes,
49:04mais n'a pas officialisé
49:05sa candidature à la primaire.
49:06Il nous dit en résumé
49:07que les socialistes
49:08ont fait le bon choix
49:10jeudi lorsqu'ils ont opté
49:11pour une primaire interne
49:13et pas une primaire ouverte
49:14comme le souhaitaient
49:15notamment les écologistes
49:16et d'autres personnalités
49:19de la gauche non-mélenchoniste
49:20comme on l'appelle.
49:21Deuxièmement, il dit
49:22qu'il n'imagine pas faire campagne
49:23sans les socialistes
49:24et que, sous réserve
49:27que les conditions de cette primaire
49:28soient définitivement arrêtées
49:32par son premier secrétaire,
49:34il sera candidat à cette primaire
49:38probablement au mois de septembre
49:40lorsque la campagne commencera.
49:42Par ailleurs, il reste résolument
49:45un opposant à Jean-Luc Mélenchon.
49:47Il a une phrase qui est assez dure
49:49sur l'insoumis Jean-Luc Mélenchon
49:52en disant qu'il veut libérer
49:53le PS, les socialistes
49:56de l'emprise politique
49:58et idéologique
49:59de l'insoumis Jean-Luc Mélenchon
50:01ce qui est une phrase
50:02qui, en gros,
50:04il veut que le Parti socialiste
50:06tourne la page
50:06de cette emprise du Mélenchon.
50:09Ça va vous donner un peu de travail
50:12pour réconcilier ces deux-gauches.
50:15Et il a assez cohérent.
50:16On s'arrête là.
50:18On rappelle des textes ensemble.
50:19On rappelle Luxman,
50:20je le précise qu'il sera demain
50:21l'invité de Marc Fauvel
50:23sur BFM TV.
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