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  • il y a 9 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00A la une, donc en 86e jour de guerre. Beaucoup d'interrogations subsistent autour du fameux accord, devurions-nous dire
00:06même protocole d'accord,
00:07en 14 points que doivent signer les Américains et Israéliens. Est-ce que cette signature est imminente ? Cela semble
00:12peut-être un peu moins évident qu'hier.
00:15Donald Trump promet ce soir un coup de pression, Dominique.
00:18Eh bien, partons tout de suite, vérifiez ça. À Washington, on vous retrouve, Axel Monnier.
00:22Axel, ces dernières heures, on évoquait des déclarations encourageantes de la part des deux parties, malgré quelques points de divergence.
00:30Donald Trump a affiché même sa confiance dans un accord rapide. Et puis le président américain a semblé aujourd'hui
00:35beaucoup plus prudent.
00:40Disons qu'il nous a fait passer par tous les États. Il a d'abord publié cette image générée par
00:45intelligence artificielle
00:47dans laquelle on voyait des avions américains bombarder des bateaux iraniens.
00:51Sous-entendu, la guerre pourrait reprendre. Puis il s'est fendu d'un long message, plutôt à tonalité diplomatique,
00:59pour dire qu'il fallait laisser le temps au temps, que les choses avançaient, que les discussions étaient constructives.
01:04Et puis ensuite, il s'est plaint. Il s'est plaint de tous ceux qui critiquent ce plan.
01:08Alors, où en est-on aujourd'hui ? En fait, on est un petit peu dans un mélange de tout
01:12cela.
01:13Je dirais que c'est un optimisme modéré qui règne ici, à la Maison-Blanche, parce que les choses avancent.
01:19Il y a des points sur lesquels les deux pays concordent. Notamment, le détroit d'Hormuz semble être l'objet
01:25d'un consensus désormais,
01:27même si rien n'est sûr. Il y a des points sur lesquels il y a encore de nombreuses discussions,
01:32qui sont soit sur la sémantique, parfois même sur le fond des choses. Bref, il y a encore du travail.
01:37Et quand Donald Trump parlait d'un accord imminent, probablement aujourd'hui, Marco Rubio disait la même chose hier.
01:43Désormais, toutes les sources nous disent que ça ne sera pas le cas. Pas d'accord aujourd'hui. C'est
01:47une certitude.
01:48Mais cela pourrait prendre encore plusieurs jours. Les Américains estiment que ce sont les Iraniens qui sont très lents à
01:54répondre à chaque point.
01:56Mais il y a aussi des concessions que les Américains ne veulent pas faire. Bref, le travail est fait à
02:0295 %, dit un proche de l'administration Trump.
02:06Mais tout le monde sait que tout pourrait capoter à tout moment. Rien n'est sûr. Bref, tout le monde
02:12est sur la brèche.
02:13Et Donald Trump est toujours à la Maison-Blanche et dans le bureau Oval en train de travailler sur ce
02:17sujet.
02:18Grand merci à vous, Axel Monnier, en direct de Washington. On reviendra bien évidemment sur les tout derniers postes trousse
02:24par Donald Trump.
02:25Général Sidos, on va mettre un autre élément dans la balance. Cette petite photo, toute en intelligence artificielle postée par
02:32Donald Trump.
02:32On est toujours sur True Social. Adios, où l'on voit un drone frapper un navire iranien.
02:37Et cette légende, comment vous lisez ce message ce soir ? Est-ce que c'est prémonitoire ?
02:41Est-ce que ça veut dire frappe à venir ? Ou alors non, je fais le bilan de ce qui
02:43s'est passé au cours de ces 45 jours de bombardement.
02:48Oui, je pense que c'est vraiment du passif. Et puis Adios, bon...
02:50Vous pensez que c'est un bilan ? Ce n'est pas prémonitoire ?
02:52Il n'y a aucun lien avec Cuba, je pense, Adios.
02:55Oui, parce que c'est de l'espagnol. On va plus poser la question.
02:58Déjà, oui. Je fais le lien. Il y a le petit drapeau des gardiens de la révolution.
03:02Et effectivement, ça s'adresse à un autre public.
03:04Non, là, il se vante. Il se vante de ce qu'il a fait avec son drone, effectivement.
03:08Sur le drone qui a frappé des bateaux, effectivement.
03:12C'était lors de l'attaque des destroyers, en fait.
03:13Lors de cette nuit du 7 au 8 mai qui a surpris tout le monde.
03:16Avec un combat naval qui a duré 2-3 heures.
03:19Où, effectivement, il a eu cette conclusion.
03:22La love tape, je crois que c'est ça.
03:24Oui, c'est ça.
03:25Love, quelque chose comme ça.
03:26Donc maintenant, c'est passé Adios.
03:28Bon, ça se passe de jour. Le combat s'est passé de nuit.
03:30Je ne sais pas pourquoi il revient dessus. C'est très bizarre.
03:32Alors, il se vante d'avoir la capacité de détruire la marine iranienne.
03:38Il paraît qu'elle est détruite depuis longtemps.
03:41Le secrétaire à la guerre nous dit qu'elle est détruite.
03:43Que c'est un résultat majeur.
03:45Et puis, on a appris quand même qu'il y avait un drone qui coûtait très très cher.
03:48Un drone Triton qui avait été détruit.
03:49Un drone de surveillance maritime, justement.
03:51Qui coûtait une fortune.
03:53Et qui avait été détruit lors de cette opération.
03:54Et que finalement, les pertes subies en matériel, en drone et en tir de missiles, justement pour se défendre, avaient
04:03été quand même assez conséquentes.
04:04La consommation de matériel avait été conséquence.
04:06Alors, est-ce qu'il veut rattraper ? Est-ce que c'est un gag ?
04:08Je pense que vraiment, il n'y a pas de message particulier.
04:12Ce n'est pas une menace, en tout cas, contre les Iraniens.
04:14Mika, vous le voyez aussi comme ça.
04:16Est-ce que cette façon habituelle de négocier passe par le fait de remettre la pression ce soir ?
04:22Alors oui, ça passe par le fait de mettre la pression.
04:23Puisqu'on voit que lui-même, Donald Trump, se fait mettre la pression de tous les côtés.
04:26C'est-à-dire dans la frange maga qu'il le soutient encore.
04:29Dans la frange maga qu'il ne le soutient plus.
04:31Dans ceux qui menacent d'en partir.
04:32Chez les démocrates, naturellement.
04:34Mais là, ici, en fait, c'est quelque chose qui est un peu plus trivial, je pense, que ce qu
04:38'on devrait mettre en avant.
04:40Parce que, de fait, ce adios-là, ce qui est très intéressant, c'est qu'hier, il utilisait exactement la
04:44même typologie, la même typographie, les mêmes couleurs, les mêmes machins.
04:48Pour dire bonjour Groenland, avec une photo de lui, l'intelligence artificielle, qui met la main sur le Groenland.
04:52Ici, ce n'est pas pour reparler du Groenland, du banc que je dis ça.
04:55C'est juste pour dire qu'il semble avoir trouvé une nouvelle fonctionnalité.
04:57Et de fait, il publie des choses qui en paraissent un peu triviales.
05:00Justement, Mika, puisqu'il était plutôt discret hier soir, Donald Trump, on s'était même fait la réflexion.
05:05Ce soir, en tout cas, il y va.
05:07Et il publie.
05:07Voilà sa dernière publication sur son réseau social, True.
05:12Thank you for your attention to this matter.
05:15C'est en général comme ça qu'il termine ses posts sur True Social, quand il a quelque chose d
05:20'important à dire.
05:21Là, c'est écrit sur une bombe.
05:24Là, c'est un avertissement.
05:26Général Sidos, on disait tout à l'heure que ce n'est pas forcément un avertissement.
05:29Là, ça y ressemble quand même drôlement.
05:31Merci pour votre attention sur ce sujet.
05:33Je suis peut-être, comme certains Américains, je commence à être désespéré.
05:36Parce que c'est quand même de l'humour sur des choses prodigieusement sérieuses.
05:40Alors, il se remet.
05:41Alors, c'est de l'humour passif.
05:42Parce qu'effectivement, pendant la Deuxième Guerre mondiale, quand les premiers bombardiers, les B-25, sont allés bombarder Tokyo,
05:48après Pearl Harbor, quelques mois après Pearl Harbor, effectivement, c'était le début.
05:52On mettait des inscriptions sur les bombes.
05:55Bon, il met ça comme ça.
05:56J'ai l'impression, est-ce que ça a un sens ?
05:58Est-ce que c'est un message destiné à quelqu'un ?
06:00Je ne crois même pas.
06:01C'est son humour du dimanche.
06:03Il s'occupe.
06:04Très honnêtement, je le vois maintenant comme ça.
06:06Antoine Bassebousse, quand on met une bombe comme ça, ce n'est pas n'importe quoi.
06:10Moi, je trouve que le président américain, il a une incontinence communicative.
06:17Il veut occuper l'espace médiatique et il y va tous les jours, sans contrôle, sans filtre.
06:24Il n'y a personne à côté de lui qui lui dit,
06:27« Monsieur le président, vous êtes le chef d'État le plus puissant de la planète, il faut faire attention,
06:32il faut contrôler votre… »
06:33Mais qu'est-ce que ça nous dit ? Est-ce que ça nous montre ce soir un peu de
06:35fébrilité quand même ?
06:35Il a envie d'exister, d'occuper l'espace médiatique.
06:38C'est seulement une envie d'exister ?
06:39Il n'arrive pas à se retenir, à se contenir seulement depuis maintenant 88 jours.
06:46Il y a eu deux jours où il s'est eu, quand les Américains recherchaient le deuxième pilote du F
06:52-15 tombé en Iran.
06:53Juste ces deux jours.
06:55Pour le reste, quand il se réveille, quand il se couche dans l'avion,
06:59il appelle lui-même les journalistes pour leur donner des informations, pour se proposer de faire une…
07:07Donc, il a vraiment une diarrhée verbale, en quelque sorte.
07:11Inconfidence, communicative et diarrhée verbale.
07:13Communicationnelle.
07:14Communicationnelle et diarrhée verbale, ça fait beaucoup.
07:16Anthony ?
07:16Oui, ce sont des mèmes et il ne faut pas aller voir plus loin que ce mode…
07:21Enfin, c'est des sacrés mèmes.
07:22Oui, mais ce n'est pas les mèmes qui font rire à 100%.
07:25C'est pour les gens qui ne suivent pas, qui ne regardent pas le BFM, qui ne regardent pas Fox
07:29News.
07:29Il faut aller les chercher.
07:31Ça défile dans leur thread d'Instagram ou sur Twitter ou sur TikTok.
07:35Ils voient ça, ils se disent, voilà, Trump est en train d'être déterminé.
07:39Je pense qu'il y a deux références.
07:40C'est le docteur Folamour avec la bombe qui tombe à la fin.
07:44Et Adios, c'est un peu Hasta la Vista, baby, comme dans Terminator.
07:48C'est vraiment des langages référencés les mêmes.
07:50On doit comprendre en une seconde, il y a une référence et on dit, ah oui, d'accord, il veut
07:54faire comme Terminator.
07:54On a un Donald Trump ce soir qui nous dit qu'il est en train de finaliser un accord,
07:58qu'il est en train de négocier un accord et qui en même temps publie cette bombe.
08:02Et là, il est clairement en train de dire, j'ai détruit la marine iranienne,
08:07donc une grande partie du job est remplie.
08:09Et de l'autre, voilà, si les Iraniens ne sont pas sages, je reprends les bombardements.
08:14Et ce n'est même pas encore entièrement négocié.
08:15Personne ne sait ce qu'il y a dedans.
08:17C'est ce qu'il dit encore.
08:18Oui, non, bien sûr, mais lui-même ne sait pas.
08:20Et les gens qui sont en train de...
08:21Vous pensez que lui-même ne sait pas ce qu'il y a dans cet accord-là ?
08:24Oui, non, mais parce qu'il ne sait pas à quel point les Iraniens qui négocient
08:28vont pouvoir imposer l'accord aux gens qui tiennent le pays à Téhéran et dans les provinces d'Iran.
08:34Je pense que personne ne sait ce qu'il y aura dans l'accord
08:36parce qu'il y a des équilibres internes à résoudre en même temps
08:41qu'un équilibre entre l'Iran et les États-Unis à trouver.
08:44Et puis le seul moment où, effectivement, à part ces deux jours
08:47où Donald Trump s'est calmé sur les eaux sociaux,
08:49c'était pendant son voyage en Chine, son voyage officiel avec Xi Jinping évidemment,
08:53où là, pendant trois jours, on a vu une communication qui était au contraire
08:56extrêmement maîtrisée, extrêmement conventionnelle.
08:59Et pour le coup, là, on comprend aussi tout à fait
09:01pourquoi il y a eu ce genre de différence.
09:04Là, très clairement, je rejoins complètement mes camarades.
09:06On est dans le même et on est même dans des choses
09:08qui sont relativement conventionnelles pour Donald Trump
09:10dans le sens où, par exemple, quand on a eu une grande manifestation
09:13de No Kings, souvenez-vous, il y a quelques mois,
09:16c'est-à-dire une grande manifestation contre notamment
09:18le projet de salle de balle dont on parlait hier sur cette antenne
09:21de Donald Trump pourrait justement éviter le côté
09:23voilà, Donald Trump est un président et pas un roi.
09:26Il avait partagé des mèmes absolument dégueulasses
09:28pour ne pas dire autre chose
09:29où il droppait, c'est-à-dire il envoyait des torrents de fiantes
09:33sur les manifestants.
09:34Et ça, c'est le genre de choses qui, effectivement,
09:35dans les fils, les pourtois, etc., sur les réseaux sociaux,
09:39fonctionnent à chaque fois le mieux.
09:40Voilà.
09:41Alors, on parle d'un protocole d'accord,
09:43mais de deux lectures, notamment sur le déblocage du détroit d'Hormuz.
09:46Nous découvrons avec vous Isor Delagorse
09:48et merci de nous avoir rejoints.
09:50C'est deux versions qui s'affrontent,
09:51côté américain et côté iranien,
09:53visiblement, on ne partage pas la même vision
09:54ni les mêmes modalités sur cet accord.
09:57Effectivement, c'est l'un des points les plus sensibles de cet accord,
10:00l'avenir du détroit d'Hormuz.
10:02Cette épineuse question à ce sujet, d'un côté,
10:05Donald Trump évoque un compromis largement négocié
10:08qui permettrait sa réouverture.
10:10De l'autre, l'Iran évoque effectivement ce déblocage du détroit d'Hormuz,
10:15mais selon eux, il resterait sous leur contrôle,
10:19sous le contrôle iranien, un droit légitime, selon Téhéran.
10:23Alors, l'autre point de friction crucial pour l'enjeu
10:26et la fin de cette guerre, c'est le nucléaire.
10:29Le président iranien s'est exprimé aujourd'hui à ce sujet.
10:34Nous sommes aujourd'hui prêts à assurer au monde entier
10:36que nous ne cherchons pas à nous doter de l'arme nucléaire.
10:39Nous ne souhaitons pas semer le trouble dans la région.
10:44C'est Israël qui perturbe cette région
10:46car il poursuit ce projet.
10:48Alors, l'agence iranienne Farce précise
10:50pas question dans cet accord pour l'Iran
10:52de céder des stocks d'uranium enrichis
10:55ou de fermer des installations,
10:56ni même de renoncer à construire une bombe nucléaire.
11:00Le nucléaire ne fait à ce stade pas partie
11:02de ces négociations, selon l'Iran.
11:05Il serait abordé lors de discussions séparées
11:07dans les 60 jours suivant la signature
11:10de cet accord espéré.
11:12Les Américains souhaitent, eux,
11:13que Téhéran renonce à leur stock d'uranium
11:16hautement enrichi.
11:18Trump confirmé sur son réseau social aujourd'hui.
11:21Les Iraniens doivent comprendre
11:24qu'ils ne peuvent ni développer,
11:25ni acquérir une arme ou la bombe nucléaire.
11:28Vous l'aurez compris, les désaccords sont donc
11:29nombreux, majeurs, et ils persistent.
11:32L'Iran campe sur une autre de ses priorités,
11:35le dégel des avoirs iraniens.
11:38100 milliards de dollars, essentiels pour ce pays
11:40dont l'économie est encore lourdement fragilisée.
11:43Téhéran souhaite qu'une partie de ses fonds
11:46soit libérée immédiatement.
11:49Les États-Unis, eux, résistent pour l'instant
11:51à tout mécanisme de paiement immédiat.
11:54L'Iran réclame également qu'une partie
11:58de certaines sanctions soit levée,
12:01certaines sanctions temporaires,
12:03par exemple, notamment concernant
12:05l'exportation de leur gaz et de leur pétrole,
12:08qui est primordiale pour l'économie de l'Iran.
12:10Merci beaucoup, Isor Delagorse.
12:12Beaucoup de choses qu'on va développer ensemble,
12:14évidemment, dans ces discussions.
12:16On ne parle pas d'un accord ce soir,
12:17mais peut-être de discussions en vue d'un protocole d'accord.
12:20D'abord, le nucléaire, Emmanuel Gallichet,
12:22j'aimerais vous entendre là-dessus,
12:23c'était quand même le point central.
12:25Et c'était le point qui fait que Donald Trump
12:28a débuté cette guerre contre l'Iran.
12:30Ce soir, le nucléaire est quasiment absent des discussions.
12:33Oui, parce que finalement, on voit bien
12:35que c'est tellement central qu'on ne peut pas encore en discuter,
12:38parce qu'il manque sûrement de la confiance,
12:42évidemment, entre les deux parties.
12:43Et puis, il y a besoin sûrement de commencer
12:46par des choses qui sont plus consensuelles,
12:49sur lesquelles les deux vont pouvoir avoir justement
12:52un accord ou un semblant d'accord
12:55pour pouvoir aller après sur le nucléaire,
12:58où là, les deux sont complètement
13:01avec des exigences totalement différentes.
13:04L'Iran qui ne veut pas, on le voit encore ce soir,
13:07ne veut pas céder sur son stock d'uranium enrichi
13:10et ses informations.
13:11Vous avez chiant, il n'y aura pas de menace nucléaire,
13:12mais tout de même, on emballe un peu ce qu'on va raconter.
13:16Absolument, vous avez totalement raison.
13:17Et de l'autre côté, Donald Trump qui dit
13:19et qui redit aujourd'hui,
13:21il ne le disait pas au début de cette guerre d'ailleurs,
13:24maintenant, c'est clair, l'objectif principal,
13:26c'était évidemment une guerre de non-prolifération nucléaire.
13:30Et ça, c'est aujourd'hui clair et net.
13:32Mais donc, pour l'instant, on ne peut pas en discuter
13:34puisqu'ils sont tellement sur des exigences différentes.
13:38Général Sidos, imaginons par exemple
13:40que Donald Trump passe à l'action.
13:42On imagine ce scénario-là qui se concentre sur le nucléaire.
13:44Il a été briefé sur un plan, un sujet,
13:46celui qui lui a soufflé, le sénateur républicain,
13:48l'Inseagram.
13:49Remémorons-nous ce que ce dernier proposait.
13:51C'était il y a six jours sur NBC News.
13:53Tracez un cercle autour de l'endroit où il se trouve,
13:55donc l'enrichissement d'uranium.
13:56Appelons-le le cercle de la mort.
13:57Quiconque y pénètre mourra jusqu'à ce que nous trouvions
13:59un moyen de neutraliser le problème.
14:02Explication d'ailleurs par Donald Trump lui-même.
14:04Je vous interroge après.
14:07Nous obtiendrons l'uranium enrichi de l'Iran
14:09à un moment donné, quand nous le voudrons.
14:11Nous le surveillons.
14:12J'ai créé une chose appelée Space Force
14:15et ils surveillent cette zone.
14:16Et si quelqu'un y rentrait,
14:18il pourrait vous dire son nom, son adresse
14:20et le numéro de son badge.
14:22Si quelqu'un s'approche de l'endroit,
14:24nous le saurons et nous le ferons sauter.
14:28Est-ce que ce scénario, il est faisable ?
14:30Et deuxième question, est-ce qu'il est possible
14:32ou trop complexe vu le timing
14:34et le moment où en sont les négociations ?
14:36Alors en fait, c'est un ciblage
14:41sur un dépôt nucléaire, a priori.
14:43C'est ça, pour interdire l'accès.
14:44Donc ça veut dire qu'ils ont repéré
14:45les endroits où c'était.
14:47Bravo, très bien.
14:48Officiellement ?
14:49Officiellement, avec tous les moyens qu'ils ont,
14:51ce serait au bout de un certain nombre d'années.
14:53C'est dommage qu'ils n'aient pas
14:55les renseignements complets.
14:56Effectivement, c'est le ciblage sur le nucléaire.
14:58Et puis après, on l'isole
15:00avec la force spatiale
15:01qu'ils ont créée il y a quelques années.
15:04Pourquoi ils ne l'ont pas fait dès le début
15:06au moment où on était dans les frappes ?
15:08Effectivement, pourquoi ils n'ont pas isolé
15:09en disant que c'est notre objectif majeur,
15:12on l'isole, ça nous appartient.
15:13Parce que si on fait un cercle de la mort,
15:14comme il le dit,
15:15ça veut dire que ça nous appartient.
15:16C'est territoire américain.
15:18Donc voilà.
15:18Donc pourquoi ils ne l'ont pas fait
15:19et pourquoi ils ne l'ont pas entretenu ?
15:20Là, vous dites quoi ?
15:21C'est trop tard ?
15:21Ça aurait dû être fait dès le début,
15:23j'ai l'impression.
15:23Parce que là, ça aurait été marquant.
15:25Parce que là, ça veut dire
15:25qu'on recommence des frappes
15:30et qui sont en même temps limitées.
15:31C'est-à-dire, on va bloquer la zone,
15:33on vous interdit de rentrer.
15:35Bon, vous comprenez qu'il ne faut pas rentrer,
15:36sinon on vous tue.
15:37Bon.
15:38Donc c'est toujours à nouveau limité.
15:39Vous voyez,
15:40c'est jamais la guerre totale.
15:41C'est jamais...
15:42On va jusqu'au bout.
15:44Donc il faudrait savoir ce qu'on veut.
15:45Quand on fait la guerre,
15:46on va jusqu'au bout.
15:48Et c'est là où je vais.
15:49Excusez-moi,
15:50c'est la culture militaire que je possède,
15:53mais qui est très intéressante.
15:54Parce que ça reprend ce que disait Frédéric Legrand.
15:56C'est un film qui est très connu,
15:57qui fait partie de la culture militaire
15:58de l'armée de terre,
15:59des officiers de l'armée de terre.
16:00C'est le film La 317e section.
16:02Vous avez un dialogue.
16:03Très bien.
16:04Vous avez un dialogue
16:05entre Bruno Kramer et Jacques Perrin.
16:07Et Bruno Kramer lui dit à un moment,
16:09quand on fait la guerre,
16:11il y a une chose dont il faut être sûr.
16:13C'est que l'objectif à atteindre
16:14justifie les pertes.
16:15Sans ça, on ne peut plus commander.
16:18C'est fondamental.
16:19Ça veut dire quel risque je suis prêt à prendre ?
16:21C'est-à-dire, quel risque ?
16:22On fait la guerre, on ne la fait pas.
16:24Les Israéliens font la guerre,
16:26Trump ne fait pas la guerre.
16:27Vous pensez que Trump n'a vu le film ?
16:28Non.
16:29Il aurait peut-être dû alors.
16:32Mais très honnêtement,
16:33ça reprend ce que disait Frédéric Legrand,
16:34ça reprend ce que faisaient
16:35les anciens généraux américains.
16:37Les généraux américains de la guerre civile,
16:39les généraux américains de la Deuxième Guerre mondiale,
16:40Eisenhower l'a fait,
16:42MacArthur l'a fait,
16:43donc vous voyez, la culture,
16:44elle est de base.
16:45Donc je l'ai repris pour notre culture militaire française,
16:48fondamentale,
16:48mais il faut savoir ce qu'on veut.
16:50Et à partir de là,
16:52on voit qu'on lance des idées,
16:55on se dit ça va peut-être passer,
16:57mais ça ne passera pas,
16:58ça ne passera pas mieux.
16:59Alors un mot encore sur le nucléaire.
17:01On comprend que l'accord discuté
17:03ne règle pas la question centrale
17:05de la façon dont l'Iran se débarrasserait précisément
17:07de ces stocks d'uranium.
17:08Les dernières données,
17:09vous allez les voir connues sur ce stock,
17:10remontent à juin 2025
17:12et j'aimerais qu'on vous entende dessus également,
17:14Emmanuel,
17:15avant la guerre des 12 jours.
17:16Selon les inspecteurs de la IEA,
17:18441 kg d'uranium enrichi à 60%,
17:20180 kg enrichi à 20%,
17:216 tonnes à 5%.
17:22Ça, c'est ce dont disposerait l'Iran.
17:25Même si depuis le début de cette guerre
17:27qui nous intéresse et dont on parle chaque soir,
17:30on ne sait plus trop où c'est.
17:31On se focalise beaucoup,
17:33à juste titre,
17:33sur ces 441 kg d'uranium enrichi.
17:36On pense moins à ces 6 tonnes.
17:38Et pourtant, Emmanuel,
17:40elles sont toutes aussi dangereuses.
17:43Alors, dangereuses, oui,
17:44mais avec un temps de retard.
17:47Jusqu'à présent,
17:48depuis 20 ans,
17:48de toute façon,
17:49la communauté internationale
17:51essaye de reculer
17:52ce qu'on appelle
17:53le « breaking of time »,
17:54c'est-à-dire le temps
17:55au bout duquel,
17:57finalement,
17:58l'Iran aura une arme nucléaire.
18:00Et donc,
18:00effectivement,
18:01ce qui intéresse en priorité
18:03les Américains et les Israéliens,
18:05c'est ces fameux 440 kg,
18:07parce que, eux,
18:08ceux-là,
18:08avec une quelques centaines
18:10de centrifugeuses,
18:11en une semaine,
18:12ils ont une arme.
18:13C'est-à-dire qu'on est tout proche
18:14du seuil des 90 %
18:15qui permettent d'avoir
18:16la bombe nucléaire,
18:17Absolument.
18:17Il suffit de quelques centaines
18:19de centrifugeuses,
18:20et ça,
18:21c'est assez facile à avoir,
18:22dans même un petit laboratoire,
18:24c'est assez facile.
18:25Donc, c'est là-dessus
18:26qu'ils vont se concentrer,
18:27mais vous avez totalement raison.
18:28En gros,
18:29c'est 9 tonnes,
18:30quand même,
18:30d'uranium,
18:31enrichi à plusieurs
18:33seuils d'enrichissement.
18:35Les 20 % sont aussi...
18:35C'est ça,
18:36il y a plusieurs graves différents,
18:37c'est ça ?
18:37Absolument.
18:37Les 20 % sont aussi
18:39un peu capitaux,
18:40parce que très rapidement,
18:43d'entre 20 et 60 %,
18:45on y va rapidement.
18:46C'est-à-dire,
18:47quand vous dites rapidement,
18:48c'est quoi ?
18:48Après, ça dépend du nombre
18:50de centrifugeuses que l'on a.
18:52Donc, on ne peut pas le dire
18:53comme ça,
18:53mais avec,
18:54je ne sais pas,
18:55il faudrait peut-être
18:56des milliers,
18:57là, pour le coup,
18:57entre 20 et 60 %,
18:58il faut quand même,
19:00en quelques mois,
19:01ils auraient...
19:03Ce qui est intéressant
19:03à comprendre,
19:04c'est que finalement,
19:04ce cesser le feu
19:05et ce laps de temps
19:06pendant lesquels l'Iran
19:07ne fait pas la guerre
19:08peut permettre,
19:09avec du temps,
19:11avec de l'argent,
19:12d'enrichir ce qu'il reste
19:13de l'uranium.
19:14Oui, oui, oui.
19:15Il est probable, peut-être,
19:16il y a des scénarios
19:17qui disent qu'ils sont
19:19en train de le faire
19:20dans, par exemple,
19:21la montagne de la Pioche.
19:23Je vous rappelle
19:23que c'est un site
19:24qui n'a jamais été bombardé,
19:26dans lequel les Iraniens
19:28ont dit qu'ils allaient faire
19:29un nouveau site d'enrichissement.
19:31Nous ne savons pas,
19:32personne n'est allé le visiter,
19:33donc peut-être
19:34qu'il y a déjà
19:35des centrifugeuses
19:36et peut-être
19:37qu'ils sont en train
19:38de le faire
19:39sous les feux
19:41de ces satellites,
19:42justement.
19:43On ne peut pas le savoir.
19:44Est-ce qu'on sait
19:44à quel niveau
19:45les installations
19:46ont été endommagées ?
19:47Il y a eu la guerre
19:47des 12 jours,
19:49il y a eu ce qui s'est passé,
19:50j'en perds mon oreillette,
19:51je la récupère,
19:52il y a eu ce qui s'est passé
19:53fin mars,
19:54est-ce qu'on sait
19:55à quel niveau
19:56elles ont été endommagées
19:57et surtout,
19:57quand une installation
19:58est endommagée,
19:59il faut combien de temps
20:00à l'Iran
20:00pour la remettre en place ?
20:03Effectivement,
20:03c'est ça la question,
20:04c'est combien de temps
20:05et combien d'argent
20:06il me faut
20:07pour réorganiser
20:08et reconstruire
20:10mes installations.
20:11Les installations
20:12ont été vraiment
20:13endommagées,
20:14à quel point
20:14nous ne savons pas
20:15encore une fois
20:15puisqu'il n'y a eu
20:16aucun expert.
20:17Depuis juin 2025,
20:19c'est ça ?
20:19Absolument.
20:20Depuis juin 2025,
20:21personne n'est allé
20:22sur les sites endommagés.
20:23L'AEA est allé à Bouchère,
20:24est allé dans des sites
20:25qui n'ont pas été détruits,
20:26mais sur les sites
20:27qui ont été détruits,
20:28ils ne sont pas allés.
20:29Par contre,
20:30en gros,
20:31une installation nucléaire
20:32hors réacteur,
20:34il faut entre 5 et 10 ans
20:36pour la construire
20:37et il faut à peu près
20:38un peu moins de 10 milliards.
20:40Comment vous expliquez
20:41qu'on ne parle plus nucléaire ?
20:42Est-ce qu'il y a des échéances
20:43qui font que Donald Trump
20:44justement peut-être
20:45laisse passer par exemple
20:47l'échéance,
20:48le novembre,
20:49les midterms par exemple ?
20:50Est-ce que là,
20:51ce fameux breaking
20:53dont vous parlez ?
20:54Oui,
20:54alors ça,
20:55c'est aussi un des scénarios,
20:56c'est de se dire
20:57qu'on recule un petit peu
20:58effectivement le temps
21:00pour aller vers la bombe,
21:02qu'il y a d'autres échéances
21:04pour Donald Trump,
21:05qu'il attend les midterms
21:06et qu'ensuite,
21:07il lui reste 3 ans,
21:08il ne se représentera pas
21:10à l'élection présidentielle
21:13et là,
21:14il finit entre guillemets
21:16le job,
21:16en retournant
21:19sur le terrain
21:20et finalement,
21:22on sait qu'il y a
21:23une haine féroce
21:24entre l'Iran
21:25et les Etats-Unis
21:26depuis 47 ans,
21:29donc il y a le nucléaire
21:30évidemment,
21:31mais il y a aussi
21:31cette haine.
21:32Comment Donald Trump
21:33va réagir ?
21:34Là,
21:34pour le coup,
21:35je ne suis pas compétente.
21:36Mika,
21:37en dépit de toutes les phrases
21:39de Donald Trump
21:40et les assurances
21:40de Donald Trump
21:41aujourd'hui concernant
21:42le nucléaire,
21:43l'agence Tasnim
21:44nous indique en tout cas
21:45que l'Iran n'a encore
21:46accepté aucune mesure
21:48et on nous parle même
21:48d'engagements verbaux
21:51donnés par l'intermédiaire
21:52de médiateurs.
21:53Ça vaut quoi ça diplomatiquement ?
21:55Ça revient en fait.
21:56Ça nous donne raison
21:57par rapport à ce qu'on disait
21:58et plus hier sur notre plateau
21:59en général avec Anthony.
22:02De fait,
22:02on se disait hier
22:03que ça ne valait pas
22:04grand-chose déjà.
22:05Et de fait,
22:06toute cette journée de dimanche
22:07n'a fait que conforter
22:08sur l'idée
22:08qu'on ne pouvait en réalité
22:10rien tirer
22:10de ce qui avait été annoncé
22:12en grande pompe
22:12par Donald Trump hier
22:13et repris par ses différents
22:15affidés et ministères.
22:17Et de fait,
22:17toute la journée,
22:18moi ce qui m'a vraiment frappé,
22:19c'est le fait que
22:20les objectifs de guerre initiaux
22:22ils ne sont plus du tout là.
22:24La discussion est complètement décorrélée.
22:26Les objectifs de guerre,
22:27pour rappeler le départ,
22:29il y avait 5.
22:29Nucléaire, missiles balistiques.
22:30Alors, destruction
22:31des missiles balistiques,
22:32le changement de régime.
22:33Alors Donald Trump dit
22:34que le régime a changé
22:35parce que du coup,
22:35ce n'est plus
22:36l'Eatollah Khamenei,
22:37bon c'est Mojtaba,
22:38mais de fait...
22:39Beaucoup disent
22:40qu'il s'est radicalisé.
22:41Donc je ne sais pas
22:41si c'était vraiment
22:42l'objectif recherché.
22:43Ça, nous sommes assez d'accord là-dessus.
22:45Et sinon,
22:45les trois autres éléments,
22:46c'était oui,
22:46la dénucléarisation,
22:47c'était le fait
22:48qu'il n'y ait plus
22:48d'enrichissement possible
22:49en Iran.
22:50Et c'était enlever
22:51tout le stock
22:52d'uranium enrichi
22:54du territoire.
22:55Là, ce dont on est
22:56en train de parler,
22:57c'est essentiellement
22:58le détroit d'Orbouz.
22:59Et de fait,
23:00là-dessus,
23:00les Iraniens ont
23:02parfaitement joué la chose.
23:03C'est-à-dire,
23:03on parlait du concept
23:05de goalposting hier,
23:06donc de déplacement
23:07du cadre des objectifs.
23:09De fait,
23:09ils y sont parfaitement arrivés.
23:10Et toutes les rumeurs
23:12depuis hier
23:12et tout ce qu'on entend
23:13de différents médias
23:14qui soient iraniens
23:16ou occidentaux
23:17depuis aujourd'hui
23:18montrent qu'effectivement
23:19cet objectif-là
23:20de décorrélation
23:21du nucléaire
23:21pour justement
23:22faire en sorte
23:23que le nucléaire
23:23ne soit pas discuté là
23:25et soit repoussé
23:26peut-être même
23:26à des calandres grecs,
23:27de fait,
23:28c'est bien là,
23:29effectivement.
23:29Et ça,
23:30ça fait que
23:30les magas
23:31qui ne soutiennent pas Trump
23:32lui disent
23:32c'est une défaite,
23:33c'est un JCPOA 2.0,
23:35c'est-à-dire
23:35c'est l'accord d'Obama
23:37de 2015.
23:38Accord désastreux,
23:38dit Ted Cruz ce soir.
23:40Accord désastreux.
23:41Exactement.
23:41Et Ted Cruz,
23:42ce n'est pas n'importe qui.
23:43Ted Cruz,
23:43c'est le last man standing
23:44des primaires de 2016
23:46républicaine
23:46contre Donald Trump,
23:48donc sénateur du Texas.
23:50Et puis,
23:50ce n'est pas le seul,
23:51évidemment,
23:51dans ce contexte-là.
23:52Il y a un enjeu
23:53qui est clé,
23:54c'est qu'on ne sait pas
23:55en Iran
23:56avec qui on négocie
23:57parce que, de fait,
23:57il manque un plénipotentiaire.
23:59Dans la actualité de ce...
24:01On aura l'occasion
24:01d'y revenir sur le nucléaire,
24:03sur le détroit d'Hormuz
24:03avec vous,
24:04Anthony Davila
24:04et Antoine Basbousse,
24:05Emmanuel Gallichet
24:06et le général Sidos.
24:07Mais on voulait aussi
24:08vous parler de ces émotions,
24:09sans doute,
24:10en forme de montagne russe
24:11pour les pays du Golfe.
24:12Lesquels pays du Golfe
24:13ont pu discuter hier
24:14du protocole d'accord
24:15avec Donald Trump
24:16en visioconférence.
24:17Et souvenez-vous
24:17ce que Barack Ravid
24:18nous disait d'Axios,
24:19le journaliste,
24:20ayant interrogé
24:21une source régionale
24:22de haut niveau,
24:22que tous les dirigeants
24:23arabes et musulmans
24:24qui avaient participé
24:25à cette conversation
24:26avec Donald Trump
24:26auraient eu ces mots.
24:27S'il vous plaît,
24:28arrêtez la guerre
24:29pour le bien
24:30de toute la région.
24:31Justement,
24:31on va partir
24:31dans le Golfe
24:32retrouvé à Doha.
24:35Lola Baye,
24:36bonsoir Lola.
24:37Quel est ce soir
24:38l'état d'esprit
24:39de ces pays du Golfe
24:39qu'il se disait
24:40plutôt optimiste
24:41il y a 24 heures
24:43alors que le président américain
24:44a écrit ce soir
24:44sur Trousse
24:45que l'accord
24:46est loin,
24:47semble-t-il,
24:48d'être finalisé ?
24:52Bonsoir.
24:53On le sait,
24:53ce soir,
24:54les pays du Golfe
24:55veulent peser
24:56dans les négociations
24:57et multiplier
24:58de manière régulière
24:59les échanges
25:00avec le président américain
25:01Donald Trump.
25:01Comme vous l'avez évoqué hier
25:03lors d'un échange
25:04par visioconférence,
25:06les pays du Golfe
25:06ont fait part
25:07de leur grande inquiétude
25:08à Donald Trump,
25:10lui demandant
25:11et plaidant
25:12pour un cessez-le-feu
25:13global avec l'Iran,
25:15un accord global
25:16avec l'Iran.
25:17Depuis,
25:18Washington affirme
25:19que les accords
25:19progressent
25:20et que le projet d'accord
25:22prévoirait notamment
25:23la réouverture
25:24du détroit d'Ormouz
25:25un cessez-le-feu
25:26de 60 jours,
25:27notamment.
25:28Une perspective
25:28qui rassurait
25:29les pays du Golfe
25:30et notamment
25:30les Émirats Arabes Unis
25:32qui ont été touchés
25:33par plus de
25:353300 drones
25:36et missiles
25:36depuis le début
25:37de la guerre.
25:38Et selon Axios,
25:39le média américain,
25:40lors d'un nouvel échange
25:41aujourd'hui
25:42avec plusieurs pays du Golfe,
25:43le président américain
25:45Donald Trump
25:45leur aurait proposé
25:46d'intégrer
25:48les pays arabes
25:49à un cadre régional
25:50de paix plus large
25:51avec Israël.
25:53Grand merci à vous,
25:54Lola Baye,
25:54avec Hugo,
25:55d'Orsemaine
25:56à Doha,
25:56au Qatar.
25:57Des pays du Golfe
25:58qui continuent néanmoins
25:58de se préparer.
25:59Regardez ces images
26:00du ministère de la Défense
26:01saoudien
26:02publié aujourd'hui
26:03sur X.
26:04On renforce,
26:05Général Sido,
26:06les capacités de défense
26:07aériennes,
26:08nous dit-on,
26:09de l'Arabie saoudite.
26:10C'est de la stratégie
26:10en langage militaire.
26:11Est-ce qu'on continue
26:12à se préparer au pire
26:13quand bien même
26:14nous serions proches
26:16d'un accord ?
26:16Bien sûr,
26:17c'est certain.
26:18Et de toute façon,
26:19quand il y a eu
26:20la démonstration
26:20des défaillances
26:21du système
26:21de défense
26:22antiaérienne
26:22des pays du Golfe,
26:25le secrétaire américain
26:27à la guerre,
26:27Pitexet,
26:27a promis
26:29des livraisons
26:29de matériel
26:29pour un certain nombre,
26:30une fortune.
26:31Alors,
26:32est-ce qu'ils ont déjà
26:32été livrés ?
26:33C'est possible,
26:35avec des équipages,
26:37des servants américains,
26:39mais il y a également
26:40les Pakistanais
26:41qui ont fourni
26:41un système de défense.
26:42Ils ont fourni
26:42des avions.
26:43Il y a 8000 Pakistanais
26:45et des systèmes
26:45de défense chinois.
26:47Bon, alors là,
26:47effectivement,
26:47c'est assez intéressant
26:48de voir,
26:49parce qu'il y a toute la gamme.
26:49Il y a des missiles,
26:51il y a du Patriot,
26:51il y a du canot antiaérien,
26:53c'est-à-dire toute la gamme
26:54de missiles,
26:55de drones,
26:56de toutes les altitudes
26:56qui pourraient frapper.
26:58Alors, bien sûr,
26:58ça rentre dans la communication.
27:01C'est bien évident
27:01que les Saoudiens,
27:02c'est le sujet
27:03qui les préoccupe,
27:04c'est le sujet
27:04qu'ils doivent montrer,
27:05qu'ils doivent montrer
27:06aux Iraniens
27:07pour dire,
27:08bon, quand même,
27:09c'est plus la peine
27:09d'essayer,
27:10on va se défendre,
27:11on est prêts,
27:12oui, tout à fait,
27:13parce que malheureusement,
27:13le risque demeure.
27:15Parce que, oui,
27:16Trump peut changer d'avis.
27:18Effectivement,
27:18il était très calme
27:19les deux jours passés,
27:20les tweets étaient,
27:21enfin, les annonces
27:23se présentaient bien
27:24et puis là,
27:24on a quelque chose
27:25qui est quand même
27:25un petit peu folklorique.
27:26Donc, on se demande
27:27de quoi sera fait demain
27:29dans la prise de décision.
27:31Parce que là,
27:31effectivement,
27:32l'annonce qui avait été faite,
27:33la signature annoncée
27:34également par Marco Rubio
27:36traîne.
27:36Donc, il est possible
27:37que le président des États-Unis
27:40s'énerve.
27:40Précisons que tout cela
27:41également se déroule
27:42dans le cadre,
27:42enfin, en tout cas,
27:43dans un contexte
27:44puisque c'est le pèlerinage
27:45en ce moment à la Mecque
27:46et donc, on imagine aussi
27:47que l'Arabie Saoudite
27:48puisse justement montrer,
27:50peut-être Mika ?
27:51Oui, il y a la fête,
27:53bon, je ne sais pas
27:53si c'est très connu en France,
27:55mais la fête de l'Aïda Al-Adha
27:56qui a lieu mercredi.
27:58Donc, de fait,
27:59il n'y a pas eu une échéance
28:00là avec l'Aïda Al-Adha
28:02mais quand même,
28:03très symboliquement,
28:04mercredi serait une date
28:04effectivement particulièrement
28:05à se réserver
28:06pour l'Arabie Saoudite.
28:07Est-ce que c'est un message,
28:08Anthony Dabila,
28:08envoyé quand même aux États-Unis
28:10quand on se prépare comme ça ?
28:11Est-ce que c'est une façon
28:12de dire
28:14on n'a plus totalement confiance
28:15ou en tout cas
28:16on sait se défendre tout seul ?
28:18Oui, la grande question,
28:20elle vient d'être posée
28:21par le général,
28:22c'est de quoi sera fait
28:23demain au niveau
28:24de l'architecture sécuritaire
28:26du Moyen-Orient.
28:27Comme la guerre en Ukraine
28:28interroge
28:29l'architecture sécuritaire
28:31du continent européen,
28:32eh bien la région Moyen-Orient
28:34va devoir faire le point.
28:36Est-ce que les États-Unis
28:37sont en mesure
28:38d'éteindre tous les conflits
28:40par leur présence massive
28:41avec des dizaines de bases
28:43d'installations aériennes,
28:45maritimes ?
28:45Est-ce que ces installations
28:48immunisent les petits acteurs,
28:49les tout petits acteurs ?
28:50Le Qatar,
28:51les Emirats Arabunis,
28:52on parle de pays
28:52qui font moins d'un million d'habitants
28:53et je ne parle même pas
28:54de Bahreïn
28:55qui n'en fait même pas 100 000
28:56si je ne me trompe pas.
28:57Un tout petit peu plus.
29:01Bahreïn,
29:01c'est trois fois
29:02le Qatar
29:02et les Emirats
29:03c'est quatre fois le Qatar.
29:05Voilà,
29:05donc c'est des tout petits pays.
29:07C'est le Luxembourg
29:09et Andorre
29:09par rapport à la France.
29:11Donc,
29:11il faut se demander
29:14à quel point
29:15ces pays,
29:16si la garantie
29:17de sécurité américaine
29:18s'affaiblit,
29:19pourront se défendre
29:20tout seuls.
29:20Qu'est-ce qu'ils vont essayer
29:21de faire ?
29:21Ils vont essayer
29:22de rebâtir
29:23une alliance
29:24comme ça a été dit
29:25américano-israélo-arabe
29:27qui était un peu
29:29la coalition de fait
29:29pendant cette guerre
29:30puisque l'Iran
29:31a attaqué
29:31tous ces pays.
29:32Ils se sont retrouvés
29:32dans le même camp.
29:33Ou alors,
29:33est-ce que les pays
29:34vont faire ce qu'on appelle
29:36du hedging,
29:37c'est-à-dire
29:37de la multiplication
29:39de garanties de sécurité
29:40avec plusieurs partenaires.
29:41Là,
29:41on voit qu'il y a
29:42du matériel chinois,
29:43du personnel pakistanais
29:44et c'est vraiment
29:45la grande question
29:46parce que
29:47c'est la capacité
29:48des États-Unis
29:49à gérer cette région
29:50qui est cruciale
29:51pour les flux
29:51d'énergie mondiaux
29:52et donc qui est cruciale
29:54pour l'équilibre mondial
29:55des puissances.
29:55C'est ça,
29:56Antoine Basbous,
29:56ils sont particulièrement
29:58préoccupés.
29:58Il y a ces attaques
29:59mais aussi par ce contrôle
30:00par l'Iran
30:01du détroit d'Hormuz,
30:02notamment ce blocage
30:03du détroit d'Hormuz
30:04puisque ça signifierait
30:06la mainmise
30:06de la Perse,
30:08de l'Iran
30:09sur justement
30:10toute la région
30:11si ça continue comme ça
30:12dans le temps,
30:12dans la durée.
30:13Ces pays sont effarés
30:15par l'incompétence
30:17de l'armée américaine.
30:19Auparavant,
30:20ils avaient souscrit
30:21des contrats
30:22d'assurance risque
30:23et ça faisait
30:25depuis 1945
30:26qu'ils sont sous protection
30:28sous parapluie américain.
30:29Ils ont été surpris
30:30par l'incompétence,
30:33par les frappes
30:33qu'ils ont subies.
30:34Vous pensez
30:35qu'ils n'ont plus du tout
30:35confiance militairement
30:36en les États-Unis ?
30:37Oui,
30:38ils ont perdu cette confiance
30:39sur le plan militaire
30:41en 2019
30:42quand les Iraniens
30:45ont fait frapper
30:46le gisement de Beguig
30:48et quand les Américains
30:50ont perdu un drone
30:51au-dessus de l'Iran
30:52sans riposter
30:53et c'était Trump
30:54à l'époque
30:54qui était là.
30:55Ils ont perdu confiance
30:56quand ils voient
30:58l'errance
31:00de M. Trump
31:01dans sa politique,
31:02dans la gestion
31:03de la parole
31:05et pas des actes.
31:06Et donc là,
31:07qu'est-ce qui se passe ?
31:08C'est l'Iran
31:09qui a pris la main
31:13généralement
31:14quand un pays puissant
31:15est face
31:16à un pays
31:17moins fort,
31:18il suffit
31:19de faire
31:19quelques démonstrations
31:20de force,
31:21quelques manœuvres,
31:22quelques porte-avions
31:24et le pays
31:25en question
31:25comprend le message.
31:27Là,
31:28il y a eu
31:28une petite guerre
31:30mais tout le monde
31:31a compris,
31:32surtout les Iraniens,
31:33que M. Trump
31:33n'avait pas envie
31:34de mettre le prix
31:36pour gagner.
31:37Et donc,
31:38de ce fait,
31:38ils ont joué
31:40le déni
31:41et ils ont pris
31:42l'ascendant psychologique
31:43sur les Américains
31:44et on voit
31:45cette dynamique
31:46de M. Trump
31:46parler,
31:47parler,
31:47parler,
31:48mais tout en reculant
31:49sur le plan des faits.
31:50De quel moyen
31:51de pression
31:52disposent encore
31:53aujourd'hui
31:53les alliés du Golfe ?
31:55De quel levier
31:56pour faire pression
31:57sur Donald Trump
31:59d'une manière
32:00ou d'une autre
32:00pour lui dire
32:00finalement
32:01terminons le travail
32:02ou alors
32:02il est vraiment
32:03temps de négocier ?
32:03Ils ont deux moyens.
32:05Le premier,
32:05il lui avait promis
32:06l'année dernière
32:06quand il était venu
32:07dans le Golfe
32:08plus de 2 000 milliards
32:10de dollars
32:11d'investissement
32:11aux Etats-Unis.
32:13Eh bien,
32:13ces 2 000 milliards,
32:14d'abord,
32:14ils vont utiliser
32:15une partie
32:16pour compenser
32:19leurs propres pertes
32:20et comme ils sont
32:21en voie
32:22de vassalisation,
32:23je pèse mes mots,
32:25par l'Iran,
32:26eh bien,
32:26ils vont devoir
32:28investir en Iran,
32:30payer des réparations
32:31de guerre.
32:33la situation
32:34est très difficile
32:34pour ces pays.
32:35Leur modèle économique,
32:36leur prospérité
32:37ont été frappés,
32:38ont été presque
32:40anéantis.
32:41Demain,
32:41vous n'allez pas
32:42trouver des occupants
32:43de ces hôtels
32:455 étoiles
32:45dans les capitales
32:47du Golfe,
32:48ces gratte-ciels,
32:49ces infrastructures
32:50qui ont coûté
32:51tellement cher.
32:52Vous n'allez pas
32:52trouver des occupants
32:54qui sont susceptibles
32:55d'être attirés.
32:56C'est eux
32:57qu'ils avaient créés,
32:58que ce soit
32:59avec Emirates,
33:01que ce soit
33:01avec Etihad,
33:02que ce soit
33:03avec Qatar Airways
33:03dans cette région.
33:05Bref,
33:05tout ça
33:06va coûter
33:07très cher
33:08et puis
33:09M. Trump
33:10dit
33:10on est sur le point
33:12de négocier,
33:12de finaliser
33:13mais le seul nucléaire
33:15avait nécessité
33:17plusieurs années
33:18de négociations.
33:20aujourd'hui,
33:21les négociateurs américains
33:22ne sont pas
33:22très contents
33:24d'un côté
33:25et de l'autre,
33:26il y a
33:26le détroit d'Hormuz
33:27que les Iraniens
33:28ont privatisé
33:29et maintenant
33:30il va falloir
33:30qu'ils lèvent la main.
33:32C'est un acquis pour eux
33:33donc il va falloir
33:34rajouter au proxy,
33:37au balistique,
33:38au nucléaire
33:38le dossier
33:39du détroit d'Hormuz
33:40et négocier
33:41en position
33:42de faiblesse.
33:44Négocier
33:44en position
33:45de faiblesse.
33:46J'avais juste
33:47Donald Trump
33:48pendant son premier mandat
33:49avait eu une proposition
33:50qui avait étonné
33:51tout le monde
33:51et au Moyen-Orient aussi
33:52je pense que vous vous en souvenez
33:53c'était d'élargir
33:54l'OTAN
33:55au Moyen-Orient
33:57et il avait un peu
33:58pris tout le monde
33:59par surprise
34:00et on voit bien
34:01que les Etats-Unis
34:02cherchent une nouvelle
34:03architecture de sécurité.
34:05Il avait même évoqué
34:06la création
34:07d'un OTAN
34:08du Moyen-Orient,
34:08il y avait l'OTAS
34:09qui était l'équivalent
34:10dans la gîte du Sud-Est
34:11mais voilà,
34:12il y a vraiment
34:13Trump tâtonne
34:13et il ne trouve pas
34:14la bonne formule
34:15pour se désengager un peu,
34:17se reconcentrer
34:17sur la Chine
34:18et réussir
34:19à garder
34:20un équilibre mondial
34:21sans trop
34:22que de conflits
34:23éclatent un peu
34:24partout dans le monde.
34:25Là on voit
34:25c'est un peu inquiétant,
34:26il y a un conflit
34:27en Ukraine,
34:27il y en a eu en Arménie,
34:28il y en a en Iran,
34:30les choses deviennent
34:31plus difficiles à maîtriser
34:32et on pourrait arriver
34:33à un seuil
34:33où la conflictualité
34:34n'est pas maîtrisable.
34:36Quand Antoine Bassebousse
34:36parle de vassalisation,
34:38c'est quand même
34:38très fort comme terme,
34:39ça veut dire que concrètement
34:40en voie de vassalisation
34:42ces pays n'auront plus
34:43d'autre solution
34:44que de se soumettre
34:46à l'Iran ?
34:47Les Iraniens
34:48vont dire
34:49la chose suivante,
34:50nous avons été attaqués
34:51par la première
34:52puissance internationale,
34:53par la première
34:54puissance régionale
34:55et nous avons résisté,
34:57nous avons tenu.
34:58Donc nous avons acquis
35:00une légitimité
35:01pour au moins
35:02un demi-siècle.
35:03Ils vont opposer
35:04cet argument
35:05à leurs opposants
35:06à l'intérieur,
35:07ces gens qui se sont
35:08manifestés
35:09en janvier dernier,
35:11il y a eu en deux nuits
35:1240 000 morts
35:13et puis ils vont opposer
35:14ces arguments
35:15à leurs voisins
35:16qui ont dégusté.
35:18Pendant cette guerre,
35:19tous les pays
35:20de leur voisinage
35:21ont pris des missiles
35:22sur leurs infrastructures,
35:24leurs gisements,
35:25leurs aéroports,
35:28leurs villes,
35:28bref.
35:29Donc ils sont dans
35:30un état de se dire
35:31si les Américains
35:32n'ont pas été capables
35:33ou ne veulent pas gagner,
35:35nous tout seuls,
35:37eh bien on va chercher
35:38le Pakistan,
35:39puissante nucléaire
35:41financée par l'Arabie,
35:42la Chine qui est
35:43des deux côtés
35:44du Golfe,
35:45c'est-à-dire
35:45elle achète,
35:47elle vend
35:47ses produits
35:48aux Arabes
35:49et aux Iraniens
35:51et donc de ce fait,
35:52peut-être que la Chine
35:53serait un meilleur garant
35:54de la stabilité régionale.
35:56Alors justement,
35:57vous me faites une transition
35:58puisqu'on s'intéresse
35:59aux grands gagnants
36:00de ce conflit
36:00qui aurait d'ailleurs
36:01presque détrôné
36:03la première puissance
36:03du monde,
36:04ça c'est ce que disait
36:04Thierry Breton
36:05sur notre antenne
36:06ce matin,
36:06écoutons-le.
36:13La Chine,
36:14il faut me remettre ça
36:15dans le contexte
36:16qui vient de vivre
36:17quand même
36:17un épisode diplomatique
36:19absolument invraisemblable,
36:21incroyable.
36:22Songez que dans la même semaine,
36:23le président des États-Unis
36:25a été invité,
36:26c'était une visite d'État,
36:27la première du reste
36:28depuis la dernière
36:29qui était sous Trump 1.
36:30Vous avez ensuite
36:31trois jours plus tard
36:32Vladimir Poutine
36:33qui y va
36:33et on a le sentiment
36:35que ces deux puissances
36:36sont allées voir qui ?
36:38Voir désormais
36:40le président
36:41de l'Empire
36:41parce qu'on est maintenant
36:42dans les Léo-Empires
36:43qui a une vision,
36:45qui a maintenant
36:46une portée
36:46de stabilisation
36:47dans cette partie du monde
36:49et d'une façon générale
36:50dans le monde.
36:51Général Sido,
36:52d'accord avec ça
36:52dans la suite
36:53de son raisonnement,
36:53Thierry Breton,
36:54il va même jusqu'à dire
36:54que c'est la Chine
36:55qui a poussé,
36:57fomenté cet accord
36:58et que ses deux visites,
36:59Trump puis Poutine
37:01à Pékin
37:02ont accouché
37:02de la volonté
37:03d'avoir un accord.
37:04Est-ce que vous êtes d'accord
37:04avec ça ?
37:04Effectivement,
37:05il y a quand même
37:06une coïncidence,
37:06une concordance un petit peu.
37:08On a les visites en Chine
37:10effectivement
37:11de grands chefs d'État
37:12Trump et Poutine.
37:13On a la visite
37:15du maréchal Mounir
37:16au Pakistanais
37:18qui est quand même
37:18un poids lourd
37:19quand même de la région
37:20à Téhéran
37:21et puis dans la foulée
37:22on a ce projet.
37:23Alors on a ce projet d'accord
37:25puis au début
37:26c'est vrai que ça tournait
37:27uniquement autour
37:27du détroit d'Hambouz
37:28et puis après
37:28on a rajouté plein de choses.
37:30C'est devenu un petit peu
37:30la shopping list
37:32des gardiens de la Révolution
37:33quelque part.
37:34Alors c'est certes
37:34marqué avec des hauts conditionnels
37:36mais enfin
37:36ça leur permet de dire
37:37nous on ne s'est pas là-dessus
37:38on veut ça,
37:39on veut ça.
37:41Alors que le Chinois,
37:42que la Chine
37:42ou que l'Empire
37:45ait poussé à ça
37:48on ne sait pas
37:49ce qu'il s'est dit
37:49on ne sait pas
37:50ce qu'il dit justement.
37:51C'est quand même
37:51un peu délicat
37:52d'imaginer tout ça.
37:54Je pense qu'ils observent
37:56qu'ils aient autant d'influence
37:57c'est délicat.
37:59Mais est-ce que c'est
38:00les grands gagnants
38:01de ce conflit ?
38:03Quelque part
38:03il y a un petit peu de ça
38:04parce qu'eux
38:04ils observent quand même
38:05qu'il y a la puissance
38:06qui leur faisait concurrence
38:07au niveau naval
38:09parce qu'on parlait
38:10beaucoup de cette affaire-là
38:11déjà à l'époque Obama
38:12on parlait de cette concurrence
38:13navale dans le Pacifique
38:14une bascule
38:15de la stratégie américaine
38:17dans le Pacifique
38:17donc c'est la marine américaine
38:20cette marine américaine
38:21n'a pas fait
38:21une démonstration fabuleuse.
38:23Moi je reviens toujours
38:24à mes trois destroyers
38:25ben oui quand même
38:27ils n'ont pas fait
38:27une démonstration
38:28dont certains blocus
38:29mais le blocus
38:30ça c'est pas méchant
38:31on pourrait le faire
38:33avec les moyens qu'on a
38:34on pourrait le faire
38:36mais la marine américaine
38:37c'est pas n'importe quoi
38:38et ben là
38:40oui elle a bombardé
38:41elle a été mise en échec
38:43par des drones
38:44par des missiles anti-navirs
38:45potentiellement
38:46de fabrication chinoise
38:47on ne sait pas trop
38:47mais enfin
38:48elle n'a pas été au bout.
38:50Mika
38:50sur ce que dit Thierry Breton
38:51alors sur l'accord
38:52qui aurait été fait par la Chine
38:53il est allé peut-être un peu vite
38:54et sur la Chine
38:55grand gagnant de cette guerre
38:57est-ce que cette guerre
38:57signe aussi
38:58l'affaiblissement des Etats-Unis
38:59comme première puissance mondiale
39:01est-ce que vous iriez
39:01jusqu'à dire ça ?
39:02Alors je vais vous dire
39:03d'une part que la Chine
39:04est le grand gagnant
39:05de ce conflit
39:06ça il n'y a pas de doute
39:06et je peux étayer pourquoi
39:07et deuxième élément de contexte
39:09Thierry Breton
39:09est aussi quelqu'un
39:10qui est relativement frustré
39:11parce que de fait
39:12il est persona non grata
39:13côté Trump
39:14et côté chinois
39:15ben tout simplement
39:16en tant que commissaire européen
39:18il n'a pas réussi
39:18à endiguer
39:19malheureusement
39:19et malgré des efforts
39:20il n'a pas réussi
39:21à endiguer
39:22le choc industriel chinois
39:24qui effectivement
39:25aujourd'hui
39:25est en train de frapper
39:26l'Union Européenne
39:26de plein fouet
39:28donc l'enjeu ici
39:29qu'il faut bien avoir en tête
39:29c'est que derrière ce conflit
39:31au Moyen-Orient
39:32sur l'Iran
39:33vous avez un conflit
39:34d'une autre nature
39:36qui a émergé
39:37c'est des électro-états
39:39d'un côté
39:39la Chine étant le leader
39:41des électro-états
39:42le Pakistan en fait
39:43de plus en plus partie
39:44je peux rentrer là aussi
39:44dans le détail
39:45versus les pétro-états
39:47ou pétro-sociétés
39:48de fait quand on a
39:49effectivement les Etats-Unis
39:50d'un côté
39:50et l'Iran
39:51ou les autres puissances
39:53du golfe pétrolière
39:54qui s'affrontent
39:55d'une manière ou d'une autre
39:56vous avez tout simplement
39:57les tenants
39:57d'un ancien monde
39:59le monde de l'industrialisation
40:00du XXe siècle
40:01basé sur le pétrole
40:02et les énergies fossiles
40:03qui est en train
40:04tout simplement de tomber
40:05pourquoi je dis donc ici
40:06que la Chine est le grand gagnant
40:07et j'espère qu'on pourra
40:08rentrer dans le détail
40:08un petit peu plus tard peut-être
40:09c'est qu'en fait tout simplement
40:10côté chinois
40:11il y a un enjeu
40:12c'est qu'ils produisent aussi
40:13des énergies fossiles
40:14qui leur permettent
40:15d'assouvir leurs besoins
40:17et de l'autre côté
40:18on a 30 ans
40:19de transition énergétique
40:21avec des investissements
40:22dans les terres rares
40:22dans l'hydroélectricité
40:23dans l'éolien
40:24dans le soleil photovoltaïque
40:26dans les batteries
40:26et maintenant
40:27avec le nouveau plan quinquennal
40:28surtout sur l'hydrogène
40:29et l'intelligence artificielle
40:30qui permettent aujourd'hui
40:32à la Chine tout simplement
40:32d'amorcer là en 2026
40:34et ça ce sont des faits
40:35tout simplement
40:36leur pic de demande pétrolière
40:38en 2026
40:39la Chine
40:39contrairement aux Etats-Unis
40:40ou aux autres Etats
40:41belligérants dans ce conflit
40:42ont amorcé
40:43leur vrai bascule
40:44au niveau national
40:45Si vous nous rejoignez
40:46sur BFM TV
40:47on continue de s'interroger
40:48ce soir autour de
40:50cet accord
40:51ou ce protocole d'accord
40:52ou ces discussions
40:54autour d'un protocole d'accord
40:55on ne sait pas trop
40:56comment appeler ça
40:57hier soir
40:58le président américain
40:59a été très confiant
41:00il nous disait
41:00qu'il était sur le point
41:01d'être finalisé
41:02cet accord
41:02ce soir il l'est beaucoup moins
41:04Thierry Arnaud
41:04il y a l'entourage
41:05de Donald Trump
41:07qui sur les réseaux sociaux
41:09communique abondamment
41:10ce soir
41:10pour expliquer un petit peu
41:11les contours
41:12de ce qui est en train
41:12de se décider
41:13Oui parce que je pense
41:14que l'un des développements
41:15majeurs de ces dernières
41:1624 heures
41:16c'est le torrent
41:17de critiques
41:18qui s'est déversé
41:21sur Donald Trump
41:21et de la part en particulier
41:23de son propre camp
41:24d'élus républicains
41:25de sénateurs de premier plan
41:26de Ted Cruz
41:27le sénateur du Texas
41:28bien sûr
41:28Roger Waker
41:29le sénateur du Mississippi
41:30dont on parlait hier soir
41:31le patron de la commission
41:32de la défense du Sénat
41:34Mike Pompeo
41:34en sera un secrétaire
41:35d'État
41:35en sera un patron
41:36de la CIA
41:37Mike Moulin Segram
41:39alors c'est un peu
41:40il est sur une ligne
41:40un peu différente
41:41mais pas totalement
41:42derrière le président
41:43non plus à 100%
41:45voilà on pourrait dérouler
41:46la liste comme ça
41:47elle est évidemment
41:48longue
41:49et ça c'est un problème
41:50majeur pour Donald Trump
41:51c'est à dire qu'à partir
41:52du moment où cet accord
41:53aurait rendu public
41:53il doit pouvoir se prévaloir
41:55d'une victoire
41:56donc ça c'est le premier point
41:57le deuxième point
41:58c'est que
41:59dans le détail
42:02ou l'avancée des négociations
42:03qui est décrite
42:04par des proches
42:05de Donald Trump
42:06un certain nombre
42:06de journalistes
42:07il nous explique
42:08que oui effectivement
42:09je cite
42:10l'accord est conclu
42:11à 95%
42:12mais qu'il reste 5%
42:13et comme toujours
42:14dans ce genre de situation
42:15ce qui reste pour la fin
42:17c'est évidemment
42:17le plus délicat
42:18le plus difficile
42:19et ça peut prendre
42:21des jours
42:22dit un conseiller
42:23de Donald Trump
42:24à Scott Jennings
42:24qui est un commentateur
42:25conservateur
42:26qu'on entend
42:26notamment sur la chaîne
42:28CNN
42:29et il semble aussi
42:31que la difficulté
42:32est en train de se concentrer
42:33sur l'espèce de deal
42:37d'échange
42:37en quelque sorte
42:38avec d'un côté
42:39l'acceptation par l'Iran
42:41de l'ouverture
42:42de retour à la libre circulation
42:44sur la détroit d'Hormuz
42:45de l'autre
42:46l'acceptation par les Etats-Unis
42:47du fait de desserrer
42:48l'étau économique
42:51desserrer son blocus
42:53repermettre
42:54la circulation du pétrole
42:55en levant le blocus
42:56sur les ports iraniens
42:57en particulier
42:58et la question
42:59des avoirs iraniens gelés
43:01question centrale
43:02question qui est en train
43:03de devenir
43:04effectivement centrale
43:05alors
43:05ce qui semble poser problème
43:08il faut prendre ça
43:09avec beaucoup de prudence
43:10mais ce sont quand même
43:11des
43:12on va dire
43:13des confidences concordantes
43:15qui sont faites
43:16par l'entourage de Donald Trump
43:17à plusieurs journalistes américains
43:18depuis quelques heures maintenant
43:20c'est le séquençage
43:22les américains considèrent
43:23qu'à partir du moment
43:24où l'accord est signé
43:25l'argent doit arriver
43:27pardon
43:27on parle donc des avoirs
43:28qui sont gelés
43:29on parle d'une trentaine de milliards
43:31il y a une centaine de milliards
43:33entre 100 et 120 milliards de dollars
43:35qui sont gelés
43:36mais pas seulement
43:37par les américains
43:38en fait les américains
43:38n'en détiennent que 2 à 3 milliards
43:40il y a une vingtaine de milliards en Chine
43:41c'est un peu partout dans le monde
43:42donc il faut que
43:43il faut que tout le monde signe
43:45si ce deal est fait
43:47par ailleurs
43:47mais ce qui semble être
43:49la difficulté majeure
43:50c'est le séquençage
43:50encore une fois
43:51c'est-à-dire que
43:51les iraniens considèrent
43:53qu'à partir du moment
43:53on a un accord
43:54il faut que l'argent arrive tout de suite
43:55les américains disent
43:57l'argent il arrive
43:58au fur et à mesure
43:59que les engagements sont tenus
44:01parce qu'ils en ont besoin
44:02maintenant les iraniens
44:02de cet argent
44:03bien sûr
44:03et donc la position américaine
44:05consiste à dire
44:07montrez-nous
44:07qu'effectivement
44:09on circule librement
44:10dans le détroit
44:11que les progrès
44:11sont en train d'être fait
44:12que en toute bonne foi
44:13vous asseyez à la table
44:14des négociations
44:15pour parler du nucléaire
44:16et à mesure que vous
44:18nous donnerez des gages concrets
44:19que les choses avancent
44:21dans le bon sens
44:22en échange
44:23on fera des gestes
44:24sur le plan économique
44:24Aujourd'hui les iraniens
44:26attendaient 12 milliards
44:28de dollars
44:29virés depuis les banques
44:31de Doha au Qatar
44:32vers Moscou
44:33c'est une promesse
44:36qui a été faite hier
44:37et aujourd'hui
44:38les iraniens
44:39ne sont pas contents
44:40de ne pas avoir
44:41ce virement arrivé
44:42sur leur compte
44:43en Russie
44:44par les négociateurs
44:46probablement pakistanais
44:48mais dans cette séquence
44:50de discussion
44:50il y a un acteur majeur
44:52dont on n'a pas parlé
44:53Israël
44:54Israël était
44:55co-belligérant
44:56il était l'inspirateur
44:57de ces bombardements
44:58du 28 février dernier
45:01et de ce fait
45:03les contestations
45:05aux Etats-Unis
45:06sont assez liées
45:07aux amis d'Israël
45:09et Israël
45:10ne peut pas laisser
45:11l'Iran
45:13prospérer
45:14à travers ses proxys
45:15que ce soit
45:16le Hezbollah
45:16en Irak
45:17qui envoie
45:18des drones
45:19et des missiles
45:20sur tout le Golfe
45:21et sur la Jordanie
45:23que ce soit
45:23le Hezbollah
45:24au Liban
45:25ou
45:27ressusciter
45:27les Houssies au Yémen
45:28donc Israël
45:29est un acteur majeur
45:31qui commence
45:32à grogner
45:34en quelque sorte
45:35et à faire entendre
45:36sa voix aux Etats-Unis
45:37et aujourd'hui
45:38je crois
45:39qu'il y a eu
45:40un appel téléphonique
45:41entre
45:42le Premier ministre israélien
45:43et le président américain
45:45Emmanuel Gallichet
45:46si on parle
45:47du nucléaire
45:48justement
45:48on voit ses positions
45:50l'agence Tassnim
45:50qui fait partie des durs
45:51du régime
45:52qui est un peu différent
45:54de ce qui se fait
45:55en coulisses
45:55et des négociateurs
45:56nous dit
45:57qu'il ne lâcherait rien
45:58est-ce que vous voyez
45:59quand même
45:59à un moment donné
46:00une évolution
46:00une possibilité
46:01un lâcher prise
46:03à un moment donné
46:03sur le nucléaire
46:05de l'Iran
46:05oui
46:05de l'Iran
46:06à mon avis
46:08il faudra bien
46:09qu'il y ait quelque chose
46:10qui aboutisse
46:11et si on reparle
46:13effectivement
46:13du grand gagnant
46:14qui est la Chine
46:15il est peut-être
46:17aussi envisageable
46:19que ce soit la Chine
46:20qui récupère
46:21ce stock d'uranium
46:22enrichi
46:23parce que justement
46:25ça éviterait
46:26que les Iraniens
46:28conservent ce stock
46:29et ça éviterait
46:30à Donald Trump
46:31de perdre la face
46:33vis-à-vis
46:34de sa population
46:35et de son pays
46:37donc l'idée
46:38que la Chine
46:39puisse récupérer
46:40effectivement
46:40ce stock
46:41c'est une des concessions
46:43que peut-être
46:44l'Iran
46:45est capable
46:45de faire
46:46à plus ou moins
46:47long terme
46:48à combien de temps ?
46:48ça sera
46:50dans les négociations
46:51on verra bien
46:52comment ça va arriver
46:53mais effectivement
46:54il y a des coïncidences
46:56entre la venue
46:57de Trump en Chine
46:58et les négociations
46:59quasiment juste après
47:01qui font penser
47:02que la Chine
47:03en coulisses
47:04est en train
47:04de tordre
47:05finalement le bras
47:06aux deux belligérants
47:07aux deux camps
47:08c'est possible
47:09justement
47:10sur cette question
47:12du nucléaire iranien
47:13il y a deux voies
47:14on va dire en Iran
47:15sur ce point là
47:16et sur
47:17est-ce que le pays
47:18serait capable ou pas
47:18de lâcher du lest
47:19sur ça
47:20on va écouter
47:20et vous allez voir
47:21il y a deux voies
47:22qui divergent
47:22peut-être un peu
47:23tout le problème aussi
47:24de l'Iran aujourd'hui
47:25et depuis plusieurs semaines
47:26sur ces négociations
47:29nous sommes aujourd'hui
47:30prêts à assurer
47:31au monde entier
47:32que nous ne cherchons pas
47:33à nous doter
47:34de l'arme nucléaire
47:34nous ne souhaitons pas
47:36semer le trouble
47:36dans la région
47:40il est certain
47:40que nous
47:41ainsi que ceux
47:42qui participent
47:43aux négociations
47:43ne feront
47:44en aucun cas
47:45de compromis
47:45sur la dignité
47:46et l'honneur
47:47du pays
47:47à cet égard
47:48à ce stade
47:53nous n'aborderons
47:54pas les détails
47:55de la question nucléaire
47:57nous savons
47:58que cette question
47:59a servi de prétexte
48:00à deux guerres
48:00d'agression
48:01contre le peuple iranien
48:03de plus
48:04nous avons déjà
48:05subi des attaques
48:06illégales
48:06pendant les négociations
48:07sur le nucléaire
48:10c'est pourquoi
48:11nous avons décidé
48:12de manière responsable
48:14et avisée
48:15de donner la priorité
48:16à une question
48:17urgente pour tous
48:18mettre fin
48:19à la guerre
48:19sur tous les fronts
48:20y compris au Liban
48:22on a le président
48:23et puis on a le porte-parole
48:25du ministère
48:25des affaires étrangères
48:26on a deux voies différentes
48:27est-ce qu'il peut y avoir
48:28au milieu
48:28une espèce de voie médiane
48:32il me semble que c'est compliqué
48:34aujourd'hui
48:35mais on peut imaginer
48:36que dans quelques semaines
48:39on puisse avoir
48:40effectivement
48:40un accord
48:42au moins
48:43sur les 440 kilos
48:45alors ce sera
48:46qu'un petit accord
48:47parce que
48:48quand vous avez bien compris
48:49le nucléaire
48:50c'est bien au-delà
48:52de ce stock
48:53de 440 kilos
48:54il y a l'ensemble
48:55de ce système
48:57étatico-industriel
48:59qui a été mis en place
49:00depuis plus de 20 ans
49:01maintenant
49:02et ça va être
49:03et c'est que la pointe
49:04de l'iceberg
49:05finalement
49:05c'est ça les 5%
49:06peut-être
49:07dont parlait Thierry
49:08c'est-à-dire qu'effectivement
49:09on a négocié
49:10les 95%
49:11on s'est accordé
49:12sur le principal
49:13on va dire
49:13mais dans les mots
49:14on sait que les 5%
49:15c'est
49:16les deux propos
49:17ne sont pas forcément
49:18contradictoires
49:18c'est-à-dire que
49:19c'est ça qui est important
49:20ça montre la complexité
49:22de la discussion
49:23on peut dire
49:24d'un côté
49:25on est prêt
49:26à affirmer
49:28et à prouver
49:28qu'on renonce
49:30définitivement
49:30à l'arme nucléaire
49:32mais en même temps
49:34les conditions
49:35dans lesquelles
49:36on est prêt
49:36à faire cette concession
49:38doivent être définies
49:40de manière précise
49:41on doit prendre
49:42le temps
49:42de le faire
49:43et c'est pas forcément
49:45par cela
49:46qu'on démarre
49:47la discussion
49:49donc
49:50il n'y a pas
49:50encore une fois
49:51c'est un processus
49:52par étape
49:53dans l'esprit
49:54des Iraniens
49:55il n'y a pas forcément
49:55de contradiction
49:56entre ce que dit
49:58le président
49:58et ce que dit
49:58le porte-parole
50:00du ministère iranien
50:00des Affaires étrangères
50:01encore une fois
50:02juste pour
50:0410 ans
50:05pour le JCPOA
50:06pour arriver
50:07à l'accord de Vienne
50:08donc effectivement
50:09on ne peut pas
50:10en quelques jours
50:11et même en 60 jours
50:12absolument
50:12il va falloir
50:13des discussions
50:14extrêmement techniques
50:15les exigences
50:17pour un démantèlement
50:19d'un programme nucléaire
50:20ça a été fait
50:21dans le passé
50:22ça a été fait
50:24à Taïwan
50:25ça a été fait
50:25dans toutes les républiques
50:27ex-URSS
50:27ça a été fait
50:28en Libye
50:29donc c'est possible
50:30mais ça prend du temps
50:31et il faut encore une fois
50:33que l'agence internationale
50:34de l'énergie atomique
50:35soit autour de la table
50:37une dernière question
50:38Emmanuel
50:38avant que vous nous quittiez
50:39et que Marie-Laure Buisson
50:40et que le lieutenant-colonel
50:41Guillaume Ancel entrent
50:42quand Donald Trump
50:43dit ce soir
50:44si je conclue un accord
50:45avec l'Iran
50:46ce sera bon et approprié
50:47pas comme celui
50:47conclu par Obama
50:48et qui a donné à l'Iran
50:49d'énormes quantités d'argent
50:50et une voie claire
50:51et ouverte
50:52vers une arme nucléaire
50:53ça on peut dire
50:54qu'il réécrit l'histoire
50:55quand on sait
50:56le passif du JCPOA
50:58quand on sait
50:59que ça a duré
50:59ces négociations ont duré
51:00vous nous l'avez dit
51:01que c'était pour une durée
51:01de 10 ans
51:02et qu'il en est sorti
51:03à un moment donné
51:04oui oui effectivement
51:05il réécrit l'histoire
51:06c'est souvent le cas
51:07Donald Trump
51:09son idée
51:10c'était évidemment
51:10de faire mieux
51:11qu'Obama
51:11sur le programme nucléaire
51:14donc pour lui
51:15le JCPOA
51:16il n'était pas correct
51:17il n'allait pas
51:18comme il le dit tout à fait
51:20ça n'enlevait pas
51:21la volonté de l'Iran
51:23d'avoir l'arme nucléaire
51:24ça ralentissait
51:26simplement
51:26on surveillait
51:28un petit peu
51:28on n'avait pas
51:29la possibilité
51:30de tout surveiller
51:30l'AUA je vous rappelle
51:31même dans le JCPOA
51:32ne pouvait pas
51:33aller en Iran
51:34et surveiller
51:35de manière totale
51:37mais il y avait
51:38une petite surveillance
51:39et il y avait
51:41une élongation
51:41du temps
51:43pour avoir
51:44la bombe
51:44il faut voir
51:45qu'avant le JCPOA
51:46ils étaient à peu près
51:46entre 2 et 3 mois
51:47avant d'avoir une bombe
51:49on a reculé
51:50ce temps
51:50d'à peu près
51:51un an
51:51bon ok
51:52mais aujourd'hui
51:54on est dans une situation
51:55totalement différente
51:56on ne peut pas
51:57refaire l'histoire
51:59aujourd'hui
51:59l'Iran
51:59son système
52:01étatico-industriel
52:02nucléaire
52:02n'est pas celui
52:03de 2015
52:04donc les exigences
52:05ne seront pas les mêmes
52:06et on comprend
52:06qu'on ne réglera pas
52:07la question
52:07en quelques jours
52:08non ça c'est sûr
52:09merci beaucoup
52:10Emmanuel Gallichet
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