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00:0720h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:12Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, sur le canal 16 de la
00:17TNT à la une.
00:18Ce soir, il fait beau, il fait chaud un peu, voire beaucoup trop pour un mois de mai.
00:22Les températures vont encore grimper, un dôme de chaleur lié au réchauffement.
00:26Quelle solution, quelle politique face au changement climatique ? On en débat ce soir.
00:30La présidentielle, un candidat de plus sur la ligne de départ, sans surprise.
00:35Gabriel Attal se déclare pour 2027, duel à droite et au centre avec un autre ancien Premier ministre, Edouard Philippe.
00:41Lequel des deux ira jusqu'au bout. Gabriel Attal, en déplacement dans l'Aveyron, nous parlerons de sa stratégie de
00:46communication.
00:47Et puis la finale de la Coupe de France de football, elle démarre tout à l'heure.
00:50L'Anse, Fassanis, coup d'envoi à 21h, l'avant-match marqué hier soir par des affrontements très violents à
00:57Paris.
00:57Des blessés et des dizaines d'interpellés qui sont les supporters en cause.
01:01Quel est leur profil et comment empêcher ces violences hors des stades ?
01:04Pour parler de tous ces sujets, nous informer de ce vendredi.
01:07Bonsoir Véronique Reissoult.
01:09Bonsoir.
01:09Présidente de Backbone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux.
01:12Serge Faubère est avec nous.
01:14Bonsoir Serge.
01:15Bonsoir Victor.
01:15Directeur de la rédaction de Pure Politique.
01:18Bonsoir Benjamin-Louis.
01:19Bonsoir Victor Mathilde.
01:19Respondant en France pour la RTS, la radio-télévision suisse.
01:23Et bonsoir Franck Dedieu.
01:24Bonsoir Victor.
01:24Rédacteur en chef à Marianne.
01:28Un coup de chaud exceptionnellement précoce sur la France.
01:31La chaleur qui a gagné la quasi-totalité du pays aujourd'hui avec un pic attendu lundi.
01:36Des températures inédites pour un mois de mai.
01:3929 degrés à Paris, 30 à Lyon, jusqu'à 35 dans les lampes de la chaleur, même en Bretagne.
01:4428 degrés par endroits.
01:46Écoutez cette passante à Saint-Malo, au micro de Justine Leblond, ici à Hermorique.
01:50C'est la fête.
01:52Tout le monde a le sourire et les gens marchent au bord de l'eau, se baignent.
01:56La vie change complètement avec le soleil et la chaleur.
02:00Profitons de ces beaux moments sur la côte où tout est beau.
02:03C'est une vraie détente, ça fait du bien.
02:05Puis on voit des gens sympathiques qui se saluent.
02:08Donc c'est vraiment très très agréable.
02:09Alors si en plus le soleil rend poli le beau temps, Véronique Reissoul, c'est d'abord ce que les
02:14internautes retiennent.
02:15Mais oui, on a l'habitude de dire que les Français rallent toujours.
02:18Ben non, pas tout le temps, pas sur tout.
02:20La phrase qui résume le plus cette petite explosion de joie, c'était 8 mois qu'on attendait ce soleil.
02:27Voilà, c'est tout ce que vous allez nous dire sur la joie.
02:33Décryptons peut-être d'abord, avant d'entrer en vif du sujet, cette hausse soudaine des températures.
02:38Explication avec Guillaume Fariol, le spécialiste environnement de France Info.
02:42L'air chaud remonte depuis l'Espagne et se retrouve bloqué sur notre pays par un anticyclone.
02:48Les fortes pressions atmosphériques plaquent cet air sur la France.
02:51On parle d'un dôme de chaleur, c'est ce qu'explique Patrick Galois.
02:55Il est prévisionniste à Météo France.
02:57Comme un couvercle, on parle parfois d'effet pompe à vélo, c'est-à-dire que l'air est comprimé
03:01vers le sol et en étant comprimé, il se réchauffe sur place.
03:06Alors tout ça, c'est un phénomène classique.
03:08Ce dôme de chaleur n'a rien d'exceptionnel, mais dans un monde qui se réchauffe à cause des émissions
03:13de gaz à effet de serre,
03:13cette chaleur devient particulièrement forte et même exceptionnelle.
03:18Pour une deuxième quinzaine de mai, le phénomène est amplifié par le réchauffement climatique qui provoque des coups de chaud
03:23de plus en plus précoces.
03:25La France a déjà connu des épisodes marquants de chaleur au mois de mai, 1947, 1953, 1992.
03:32Mais la fréquence s'accélère très nettement au XXIe siècle.
03:35La barre des 30 degrés a été franchie sur plus de la moitié du pays en mai 2005, 2017, 2022,
03:412025 et donc 2026.
03:43Et la série va sans aucun doute se poursuivre dans les prochaines années.
03:47Benjamin-Louis, ce dôme de chaleur, il nous surprend d'autant plus qu'il arrive après des températures qui ont
03:52été extrêmement basses le week-end dernier, on s'en souvient.
03:54C'est justement pour ça qu'on ne parle pas de réchauffement climatique mais de dérèglement climatique.
03:59Et c'est ces épisodes qui s'enchaînent, qui nous font subir des variations qui sont de plus en plus
04:06étendues et de plus en plus folles en fait.
04:08On disait tout à l'heure, est-ce qu'il fait trop chaud ?
04:10En fait, il va falloir qu'on arrête de dire trop chaud parce qu'il fait chaud comme il va
04:13faire chaud de plus en plus durant les prochaines années.
04:17Mais aussi, on va subir justement, et on les subit de plus en plus, ces variations extrêmes.
04:21Chaud en France, en Europe aussi globalement, en Suisse notamment, à votre pays Benjamin ?
04:27Partout, alors moi j'étais à Paris, comme c'est là où je travaille.
04:31Correspondent pour la RTS, je préciserai.
04:33Oui, bien sûr, mais il fait chaud partout en Europe en ce moment.
04:35Donc on devient en plus des experts en termes, on est sous cet effet en oméga,
04:40et je viens d'apprendre l'effet pompe à vélo.
04:42Non, ça je ne connaissais pas dans les paroles de notre expert, donc cet air chaud qui est comprimé.
04:48Donc c'est surtout le continent.
04:49On en apprend tous les jours.
04:50Ah oui, totalement, c'est incroyable.
04:51Franck de Dieu sur ce réchauffement climatique ou ce dérèglement climatique ?
04:56Déjà, on s'aperçoit à notre échelle, c'est-à-dire que ce n'est pas à des échelles de
05:00siècles ou de millénaires,
05:02qu'il y a un changement des dérèglements qui sont de plus en plus récurrents.
05:06Et c'est vrai qu'il va falloir vivre avec et s'y habituer, ça ne veut pas dire qu
05:09'il n'y a pas, je dirais qu'il y a une fatalité.
05:15Mais on doit constater, et il ne faut pas non plus culpabiliser les gens qui se disent
05:20« Ah super, il fait beau, enfin, après des vagues de pluie, on a une sorte de... »
05:26Il y a aussi, tout de même, on peut être heureux parce qu'il fait beau et parce qu'il
05:30y a des pics de chaleur.
05:31Mais en vérité, cet impératif écologique, et c'est là où il contient en lui-même, si vous voulez, une
05:38forme de difficulté, de douleur pratiquement.
05:42Impératif écologique, ça veut dire quelque part baisser les émissions de CO2, ça passe par augmenter les taxes, ça passe
05:49par augmenter les investissements.
05:51Ce que je veux dire, c'est qu'il contient en lui-même cet impératif des contraintes.
05:55Et c'est pour ça que, si vous dites aux gens « Il faut un petit peu culpabiliser parce que
06:00vous profitez du beau temps »
06:01et en plus de ça, que pour changer, pour lutter contre ce dérèglement climatique qui est évidemment un impératif,
06:07vous devez avoir, vous devez subir un certain nombre de contraintes, de contraintes voulues,
06:13ou subies par l'État, par la fiscalité, par les investissements.
06:17Et ça, c'est très difficile à percevoir, cette fameuse dichotomie un peu tarte à la crème entre fin de
06:23mois et fin du monde.
06:24Mais c'est vrai que vous retrouverez, peut-être, il reviendra-t-on tout après,
06:28vous retrouvez des notions de classe sociale dans cet impératif écologique.
06:33Sans culpabiliser forcément, Serge Faubert, il y a aussi l'idée, alors il y a ceux qui se réjouissent,
06:38effectivement on peut se réjouir de ce beau temps et du soleil qui arrive,
06:41il y a l'éco-anxiété aussi qui se fait de plus en plus grande dans la population,
06:45notamment chez les jeunes, on en parle beaucoup ces dernières années.
06:48Moi je pense que surtout il y a une mutation dans l'esprit des gens par rapport à la COP21,
06:54ce grand sommet à Paris, tout le monde était écologiste.
06:57C'était en 2015 à Paris, on s'en souvient.
06:59Voilà, on allait stopper le réchauffement climatique.
07:02Et petit à petit s'est imposé une autre idée,
07:06c'est qu'il fallait s'adapter aux dérèglements climatiques,
07:09parce que stopper le réchauffement climatique, on n'y arriverait pas.
07:12Et je pense que les gens aujourd'hui ont quelque part renoncé en disant,
07:18bon, ça durera ce que ça durera, oui ça va devenir une fournaise,
07:22mais de toute manière, comme ce n'est pas en notre pouvoir de stopper ce phénomène,
07:27alors essayons de nous adapter.
07:29Plein de gens par exemple aujourd'hui sont très attentifs sur la question de l'isolation thermique de leur logement.
07:36Ceux qui ont les moyens, alors il y a des aides quand même,
07:38il y a la prime Rénov', c'est ça.
07:42Donc il y a quand même un effort, les gens aujourd'hui envisagent cette nécessité d'isoler les domiciles,
07:50mais collectivement on se dit, finalement l'État ne donne plus l'exemple,
07:55et c'est vrai que moi je regarde le discours des politiques, on n'en parle plus.
07:58On n'en parle plus de l'écologie, en plus le spectacle que donne le parti écologiste.
08:03C'est un grand absent de la campagne, on l'avait beaucoup dit en 2022,
08:06on viendra aussi dans quelques minutes.
08:07C'est absent de la campagne, mais c'est absent au quotidien,
08:09si on regarde bien quand même ce qui s'est passé,
08:11l'espèce de balai complètement dingue à l'Assemblée nationale sur les zones à faible émission,
08:18où le gouvernement a essayé de les réintroduire dans une discussion sur une loi de simplification économique,
08:26ça a été repoussé par les députés,
08:28et puis finalement le Conseil constitutionnel vient de dire,
08:31si on maintient les deux zones de faible émission,
08:34mais en revanche, et c'est très important dans cet épisode de chaleur,
08:40les zones, les ânes, pardon l'acronyme, c'est les zones...
08:46Artificialisation nette.
08:47C'est l'artificialisation nette, voilà, pardon, avec tous ces acronymes.
08:51Avec la bétonnisation notamment.
08:52Voilà, en gros, on bétonne l'ensemble des villes, et surtout au sol,
08:57et on sait très bien que si on bétonne le sol,
09:00la chaleur s'emmagasine et ça devient insupportable dans les villes.
09:04Alors que si on avait des espaces verts un peu partout,
09:07si on laissait et l'eau et la végétation prendre le dessus,
09:11eh bien la nuit, on aurait des baisses de température,
09:15et ce serait beaucoup plus supportable.
09:17Bah ça, le Conseil constitutionnel vient de nous dire que,
09:19bon, on peut, les ânes, c'est bien gentil, mais ce sera pour une autre fois.
09:23Voilà.
09:24Véronique Ressoult.
09:25En fait, je vous disais que les gens sont contents,
09:26ça c'était plutôt sur Facebook et sur Instagram,
09:28mais il y a quand même 30% des gens qui sont dans cette logique d'inquiétude.
09:32C'est pas que l'éco-anxiété, et ils n'ont pas tous baissé les bras.
09:37Globalement, ils sont inquiets sur un sujet qui est l'eau, pour cet été,
09:41c'est un sujet qui revient chaque année, et là ils sont en train de l'anticiper.
09:44Mais surtout, ils ont le sentiment qu'une fois de plus,
09:46ce sujet ne va pas faire partie des préoccupations des présidentielles 2027,
09:51que ça va beaucoup tourner autour des passoires thermiques,
09:55comme vous l'avez dit, de l'électrification,
09:57mais ils considèrent qu'en fait, il y a des longs débats,
10:00en particulier sur les forums,
10:02sur le fait que les politiques peuvent quand même faire quelque chose,
10:05en particulier sur les politiques de la ville.
10:07Et donc en fait, il y avait pas mal de débats,
10:09c'était pas tant que les gens râlaient,
10:11c'est pas tant que les gens baissent les bras,
10:13ils se disent, on peut encore faire quelque chose,
10:15donc se réjouir du temps qui est plus serein,
10:19là c'est une chose,
10:20mais là où il y a le plus de discussions,
10:22donc je vous dis sur les forums, sur TikTok aussi,
10:24il y avait pas mal d'échanges,
10:25ils considèrent qu'on peut agir,
10:27et qu'on a souvent tendance à dire,
10:29oui mais il faut que ce soit une action très large,
10:33européenne, que tout le monde s'aligne,
10:34mais qu'on peut faire des petites choses,
10:36et que chaque ville peut faire quelque chose,
10:38et qu'il faudrait, dans les messages qu'il y avait,
10:40inverser la logique, dire,
10:41il faut plutôt partir du petit pour aller au grand,
10:43plutôt que de dire, c'est le grand qui doit aller au petit.
10:45Oui, parce qu'on disait, Benjamin-Louis,
10:47rien sur l'environnement,
10:49depuis des années, ou en tout cas dans le discours politique,
10:52depuis presque dix ans,
10:53et le premier mandat d'Emmanuel Macron,
10:56il y a quand même beaucoup de choses,
10:57alors des discours en bien ou en mal,
11:00avec parfois des petites phrases maladroites,
11:02mais il y a quand même une sorte de volontarisme politique,
11:04qui n'est pas toujours accompagné du financement qui va.
11:08Oui et non, il y a des discours,
11:09mais si on se base sur ce qui est décidé concrètement à l'Assemblée nationale,
11:14je crois qu'au cours des deux dernières années,
11:16on n'a jamais autant détricoté les normes environnementales en France,
11:20des reculades sous la pression économique en fait,
11:24on dit qu'on rend plus flexibles,
11:27au fond non, on recule sur des réglementations écologiques
11:30que l'on avait votées.
11:32Mais il y a une chose qui est passée complètement inaperçue cette semaine,
11:36c'est un vote à l'Assemblée générale des Nations Unies,
11:39d'une petite résolution qui avait été impulsée
11:41par un tout petit État du Pacifique,
11:44c'est le Vanuatu.
11:46Le Vanuatu a commencé il y a des années
11:48à essayer de pousser le combat des petits États insulaires
11:51qui vont se retrouver avec le dérèglement climatique,
11:53en fait sous l'eau, tout simplement,
11:55et qui sont en train d'être en première ligne
11:58de ce dérèglement climatique
12:00qui est causé par les grands pollueurs,
12:02les grands émetteurs de gaz à effet de serre.
12:04Et à force d'obstination,
12:06ils ont réussi à faire voter cette semaine
12:07à l'Assemblée générale des Nations Unies
12:09que le fait de ne pas respecter ces obligations climatiques
12:13soit un crime aux yeux du droit international.
12:16Et ça va commencer à coûter cher à des pays
12:18comme la France qui généralement essayent
12:20de respecter ces engagements vis-à-vis du droit international
12:22parce que maintenant, les petits États insulaires
12:25et les petits États qui sont soumis
12:26au changement climatique, au dérèglement climatique,
12:28vont pouvoir attaquer devant la justice internationale
12:31ces grands États émetteurs de gaz à effet de serre
12:34en leur disant
12:34vous ne respectez pas vos engagements internationaux,
12:36payez !
12:37Payez pour ce que vous nous causez !
12:38Il va y avoir des dommages,
12:40des réparations qui vont être imposées.
12:42Alors évidemment, ça reste le droit international,
12:44certains États,
12:44certains grands États,
12:45on ne les citera pas, il y en a plein,
12:47vont s'en laver les mains
12:48comme pour tout plein d'autres choses.
12:49Mais par contre, des États européens,
12:51comme la France par exemple,
12:52qui généralement sont plutôt des bons élèves
12:54vis-à-vis du droit international,
12:55vont devoir passer à la caisse.
12:57Franck de Dieu !
12:58Moi, c'est vrai que,
13:00je partage ce que disait Benjamin,
13:01et c'est vrai que ces États-là,
13:03ils ont un problème de existentiel,
13:06par définition,
13:07et à court terme.
13:07Et c'est pour ça qu'ils agissent.
13:10Et on peut critiquer le fait
13:12que les politiques détricotent les lois écologiques,
13:15mais ils ne le font pas tous par lâcheté.
13:19Ils ne le font pas tous
13:20parce qu'ils sont sous l'influence des lobbies.
13:23Ils ne le font pas tous
13:23parce qu'ils détestent les ONG.
13:25Ils le font aussi
13:26parce que c'est une contrainte,
13:28souvent coûteuse,
13:30qui correspond à une demande des électeurs,
13:34une demande du peuple.
13:36C'est-à-dire que les Verts,
13:38et globalement le monde politique...
13:40Quel exemple ?
13:41Par exemple, les ZFE.
13:42Les ZFE,
13:43vous avez des gens dans les villes
13:45qui étaient opposés.
13:46Et si vous voulez...
13:47Et depuis le début,
13:49il y a une étude de la Cour des comptes
13:50qui a montré que
13:52les avantages fiscaux,
13:54les Z, etc.,
13:55hormis le leasing social,
13:56donc ceux qui étaient il y a quelques années,
13:58ont été favorables
13:59aux classes moyennes
14:00et aux classes supérieures,
14:02pas aux classes populaires.
14:03Et donc, effectivement,
14:04il y a de façon légitime
14:06une hiérarchie des préoccupations.
14:07C'est-à-dire que les classes populaires se disent
14:09qu'on n'arrive pas à rendre
14:12l'écologie véritablement sociale.
14:14Alors, les Verts,
14:15ils travaillent là-dessus.
14:17Il faut leur reconnaître cela.
14:18Ils ont une...
14:19Ils s'emploient à faire en sorte
14:21qu'il y ait des possibilités
14:23pour les classes populaires.
14:24Je pense, par exemple,
14:25qu'il y a eu des initiatives formidables
14:27avec la Fondation pour le logement
14:29et EDF
14:29pour justement ces passoires thermiques
14:32chez des gens
14:32qui sont très défavorisés.
14:33vous avez une baisse
14:36drastique, rapide
14:36du coût.
14:40C'est-à-dire que vous faites
14:40des économies d'énergie
14:41qui sont énormes.
14:42Mais ce sont des petits,
14:44ce sont des...
14:44je dirais des micro-sujets.
14:47En vérité,
14:48l'écologie est un coût social
14:50et il est très difficile.
14:51Il n'arrive pas à résoudre
14:52cette équation.
14:53Et ce n'est pas de mauvaise foi.
14:54Il n'arrive pas à résoudre
14:55l'équation,
14:56c'est-à-dire de faire en sorte
14:57que l'écologie ne soit pas
14:59antisociale.
15:01Le vert et le rouge
15:02finissent par parfois
15:04être en contradiction.
15:06Là, on retombe
15:06sur le problème
15:07de l'accès, par exemple,
15:09aux véhicules électriques.
15:10On a vu qu'il y avait
15:11un boom
15:12dans les trois premiers mois,
15:15le premier trimestre,
15:16sur, je crois,
15:16plus 30%.
15:18Ça partait très bas.
15:20On partait très bas.
15:21Mais il y a quand même
15:22quelque chose de symptomatique.
15:23C'est que c'est la hausse
15:24du prix du carburant
15:26qui fait que les consommateurs
15:29qui le peuvent
15:29se reportent
15:30sur l'électrique
15:31et pas la préoccupation
15:32climatique
15:33ou la préoccupation
15:35environnementale.
15:36C'est-à-dire que
15:37c'est une espèce
15:38de contrainte financière
15:39qui fait qu'à un moment donné,
15:40on se dit
15:41je vais prendre une bagnole
15:42à 40 000 balles.
15:44D'accord, c'est cher,
15:46mais je vais l'amortir
15:48beaucoup plus rapidement.
15:49Mais ce saut-là,
15:51un certain nombre
15:51de classes sociales,
15:52aujourd'hui,
15:53ne peuvent pas l'accomplir.
15:54Et la mission de l'État,
15:56ce serait justement
15:57d'être présent.
15:58on s'aperçoit
15:59que les aides
16:00à l'électrification
16:01ont baissé.
16:02Et puis,
16:03pour rebondir quand même
16:04sur le débat écologique,
16:05il va se nicher
16:06dans des endroits
16:07où on ne l'attend pas.
16:08En ce moment,
16:09à l'Assemblée nationale,
16:10on discute
16:11le projet de loi agricole,
16:12le projet d'urgence.
16:13C'est-à-dire qu'on va essayer
16:14d'honorer
16:15quelques-unes
16:16des rares promesses
16:17qu'on a faites
16:17aux agriculteurs
16:18il y a deux ans maintenant.
16:21et dans ce projet de loi,
16:22vous avez un débat
16:25qui cristallise
16:26toutes les oppositions
16:27sur les retenues collinaires,
16:29c'est-à-dire,
16:30finalement,
16:31ces espèces de méga-bassines
16:32qu'on va faire
16:33un peu partout
16:33parce que le réchauffement climatique
16:35oblige aujourd'hui
16:37les agriculteurs
16:37à faire des retenues d'eau
16:39pour l'été,
16:40les bêtes
16:42et les cultures.
16:43Mais le problème,
16:44c'est qu'on s'aperçoit
16:45qu'il y a un certain nombre
16:46de gros agriculteurs
16:47qui ont plutôt tendance
16:49à capter
16:50toute l'eau
16:51d'une zone donnée
16:52ce qui fait
16:53qu'il y a
16:53des petits agriculteurs
16:55qui se trouvent,
16:55eux,
16:56démunis.
16:57Et ce problème
16:58des retenues d'eau
16:59et des retenues collinaires
17:00c'est en train
17:01de devenir
17:01une espèce de truc incendiaire
17:03à l'Assemblée nationale.
17:04Tout le monde a compris
17:05qu'on allait
17:07vraiment s'affronter là-dessus.
17:09Pourquoi ?
17:09Parce qu'on va appeler
17:10un chat un chat
17:11le projet de loi
17:12qui est proposé
17:12quand même
17:13pour partie rédigée
17:15par la FNSEA
17:16qui est quand même
17:16le syndicat
17:17des gros agriculteurs
17:18contre les petits agriculteurs.
17:20Benjamin-Louis.
17:21On a le sentiment
17:22moi je le vois
17:23d'un peu plus loin
17:24je reviens juste
17:24à la politique
17:25mais on a le sentiment
17:26quand même
17:26qu'au sein de l'électorat
17:28en France
17:29les verts
17:30sont au fond
17:31presque plus perçus
17:32comme un parti
17:33de gauche radical
17:34qui parle des questions
17:35sociales
17:36sociétales
17:37sociétales
17:38voilà
17:38terrible adjectif
17:40mais pas beaucoup
17:41au fond
17:42d'écologie
17:43et qu'en même temps
17:44ces thématiques-là
17:45sont un peu
17:46justement
17:47prises en otage
17:49non je ne vais pas utiliser
17:50cette expression-là
17:51c'est pas bon
17:51sont un peu
17:52réservées au fond
17:53à une gauche
17:54de la gauche
17:55alors qu'au fond
17:57c'est quelque chose
17:58qui nous touche
17:58absolument tous
17:59et d'ailleurs
17:59j'ai envie de dire
18:00dans un monde idéal
18:02les agriculteurs
18:03par exemple
18:03seraient le premier
18:04électorat écologique
18:05parce que
18:05c'est les premiers
18:06à être touchés
18:07par le dérèglement climatique
18:08c'est les premiers
18:09à travailler
18:09la terre
18:10et l'environnement
18:11et au fond
18:12on a ce sentiment
18:13quand même
18:14qu'en France
18:14l'écologie
18:15quand on dit
18:16les verts
18:17ça reste vraiment
18:18un peu quelque chose
18:20presque d'extrême gauche
18:21allez de gauche radicale
18:22qui concerne au fond
18:24des questions comme
18:25je ne sais pas
18:25quand on entend
18:26Sandrine Rousseau
18:26elle parle beaucoup
18:27des steaks
18:27elle parle des questions
18:29de port du voile
18:29on parle beaucoup
18:30de Palestine
18:30de Gaza
18:31et au fond
18:31quand on fait un peu
18:33l'addition
18:33on ne parle pas énormément
18:35d'écologie
18:36l'écologie
18:37Serge Faubère
18:38est-ce qu'elle va
18:38trouver sa place
18:39dans cette campagne
18:40pour 2027
18:41je le disais tout à l'heure
18:42en 2022
18:42le sujet avait été
18:43inexistant
18:44cette fois il y aura
18:44le budget
18:45le carburant
18:47la retrait des retraites
18:48je vais vous donner
18:49mon sentiment
18:49à partir de ce que
18:50je constate
18:51en ce moment
18:52c'est que
18:53l'écologie
18:54elle est vécue
18:54comme finalement
18:55la cinquième roue
18:56du carrosse
18:57on considère
18:58que les préoccupations
18:59écologiques
19:00ça coûte cher
19:01et le seul moment
19:03où on entend
19:03le gouvernement
19:04finalement avancer
19:05un souci écologique
19:06c'est lorsqu'il nous dit
19:07qu'il faut
19:08à juste titre
19:09relancer le nucléaire
19:10parce que de toute manière
19:11il n'y a pas d'autre solution
19:12mais on ne se pose pas
19:13la question
19:14d'une réflexion
19:15d'ensemble
19:15par rapport aux ambitions
19:16lorsqu'il y avait
19:17Nicolas Hulot
19:18c'est pas pour vanter
19:19Nicolas Hulot
19:20mais lorsque
19:21il y avait
19:21Nicolas Hulot
19:22qui a affiché
19:23au gouvernement
19:24une volonté écologique
19:26on a sacrément reculé
19:27aujourd'hui
19:28parler d'écologie
19:30dans les projets
19:31gouvernementaux
19:32c'est un gros mot
19:32voilà
19:33c'est le parent pauvre
19:34et vous avez
19:35totalement raison
19:37il manque
19:38des écologistes
19:39ceux qui soient là
19:39pour aiguillonner
19:41le gouvernement
19:41c'est vrai
19:42qu'aujourd'hui
19:42ils sont
19:43dans la gauche radicale
19:44ils parlent
19:45de toute autre chose
19:45et finalement
19:46ils se sont presque
19:47dissous
19:48dans la gauche
19:49c'est la réalité
19:51leur spécificité écologique
19:53a totalement disparu
19:55Véronique
19:55en fait
19:56quand on regarde
19:58l'expression
19:59écologie
19:59et tout ce qui touche
20:00à l'environnement
20:01quand les gens s'expriment
20:02et qu'ils sont marqués
20:03politiquement
20:04il y a un tout petit bout
20:05qui a un think tank
20:07écolo
20:08à droite
20:09qui en parle un peu
20:10qui est écologie responsable
20:12et c'est presque toujours
20:13des sujets de gauche
20:14mais ce qui est intéressant
20:15c'est de voir
20:16que c'est comme pour
20:16le pouvoir d'achat
20:17aucun français
20:18ne dit dans la vie
20:19j'ai un problème
20:20de pouvoir d'achat
20:20mais on range
20:21un certain nombre d'actions
20:22dans cette boîte
20:24et on voit à peu près
20:25là les français
20:26ils ne disent pas
20:27l'écologie est un sujet
20:29qui me préoccupe
20:29ils parlent de données
20:31extrêmement concrètes
20:32et factuelles
20:33et là c'est toujours
20:33hors politique
20:34c'est-à-dire que dès qu'on sort
20:35d'une posture politique
20:36c'est un sujet
20:37qui est largement débattu
20:39et d'ailleurs
20:39au moment du grand débat
20:41rappelez-vous
20:41il y avait deux sujets
20:42qui n'avaient pas été proposés
20:43qui étaient la santé
20:44et les sujets environnementaux
20:46et qui sont sortis
20:47spontanément
20:48des français
20:48et quand on regarde
20:49ils parlent vraiment
20:50en fait ils parlent d'écologie
20:52mais ils n'utilisent pas
20:52ce mot-là
20:53ils ne disent pas
20:54je voudrais qu'il y ait
20:55une politique écologique
20:56ils se disent
20:57comment on va faire
20:57pour mon logement
20:59pour ne pas être
20:59dans une passoire thermique
21:00comment on va faire
21:01sur les ressources d'eau
21:02comment on fait
21:03pour que la canicule
21:05ne soit pas
21:06quelque chose
21:07qui favorise
21:08enfin défavorise
21:09plutôt
21:10les classes populaires
21:11enfin ils posent
21:12des tas de questions
21:12ils vont parler
21:13de la politique urbaine
21:14et de la bétonisation
21:16avec un angle écologique
21:18mais ils ne disent pas
21:19ce mot-là
21:19donc peut-être que c'est pour ça
21:20que les politiques se disent
21:22c'est mieux de ne pas en parler
21:23mais en fait
21:23c'est juste qu'ils n'utilisent pas
21:24les mêmes mots
21:25allez encore un mot très rapide
21:26si on veut faire
21:29faire en sorte
21:29que l'écologie
21:30rassemble
21:31et par-delà
21:32les classes sociales
21:33et Serge l'a dit
21:34tout est lié
21:35c'est-à-dire que
21:35ça suppose
21:36de la dépense publique
21:38massive
21:39absolument massive
21:39et donc
21:40là peut-être que
21:41le 31 mai
21:42quand il y aura
21:43l'agence de l'association
21:44qui dégradera
21:45à la note de la France
21:46on sera tous là
21:47autour de la table
21:47en disant
21:48non mais la France
21:48on est trop endettés
21:49vous comprenez
21:50ça ne va pas du tout
21:51et puis aujourd'hui
21:51on dit
21:51ah ben non
21:53on ne fait pas assez
21:53pour l'écologie
21:54il faut davantage s'endetter
21:55il y a une sorte
21:56de schizophrénie
21:56y compris chez nous
21:57y compris nous
21:58enfin moi
22:00et effectivement
22:01on ne peut pas dire
22:01d'un côté
22:02ah ben il faut absolument
22:03lutter contre la dette
22:04c'est ce qu'il y a de pire
22:05au monde
22:06et de dire
22:06il faut absolument
22:07lutter contre le réchauffement climatique
22:09parce qu'il en va
22:10une question de survie
22:11de métasurvie
22:11si j'ose dire
22:12donc il y a une schizophrénie
22:13et vous ne ferez pas
22:15de l'écologie populaire
22:16sans dépense massive
22:18de l'Etat
22:18c'est-à-dire
22:19il faut l'accepter
22:20ça suppose véritablement
22:21une réflexion
22:22qui est majeure
22:24absolument majeure
22:26peut-être que
22:26ça sera l'objet
22:27de notre débat
22:28bien sûr
22:28c'est ce que j'allais dire
22:29on aura l'occasion
22:30bien sûr
22:30d'en parler
22:31dans les informés
22:32passons à notre
22:33second débat
22:34justement
22:34second thème
22:35ce soir
22:35dans les informés
22:36nous parlions
22:36de la présidentielle
22:38ça y est
22:38lui est officiellement
22:39candidat Gabriel Attal
22:40s'est déclaré
22:41aujourd'hui vendredi
22:42à l'occasion
22:42d'un déplacement
22:43dans le département
22:44de l'Aveyron
22:45on peut avoir
22:46des vies meilleures
22:47à condition de nous en donner
22:48les moyens
22:49alors oui
22:50j'ai cette conviction
22:51et oui
22:52c'est pour toutes ces raisons
22:53et c'est parce que
22:54j'aime profondément
22:54la France
22:55et que j'aime profondément
22:56les français
22:56que oui cher Pierre
22:57j'ai décidé
22:58d'être candidat
22:59à la présidence
23:00de la République
23:06voilà l'ancien
23:07premier ministre
23:07Gabriel Attal
23:08désormais candidat
23:09pour 2027
23:10quelle surprise
23:11Serge Waubert
23:15franchement
23:16la tour Eiffel
23:16est toujours à sa place
23:19non mais
23:20il y a quand même
23:21une mise en scène
23:22qui est pathétique
23:23parce que franchement
23:24pathétique carrément
23:25oui parce que
23:26Gabriel Attal
23:27représente
23:28l'archétype
23:30du jeune urbain
23:33parisien même peut-être
23:34parisien
23:34c'est le parisianisme
23:35jusqu'au bout des ongles
23:37et il va s'afficher
23:39dans le nord
23:40de l'Aveyron
23:40dans un village
23:42que je connais par ailleurs
23:43et qui est très sympathique
23:45mais ça sent
23:46la mise en scène
23:46mais alors
23:47de la communication
23:48d'il y a 30 ans
23:49on faisait ça
23:50il y a 30 ans
23:51Jacques Chirac
23:51donc c'est pas pour rien
23:52oui mais enfin
23:53moi j'écoutais son discours
23:55c'est d'une vacuité
23:56quand même
23:56son nom
23:56il y a tous les poncifs
23:58de la communication
23:59moi j'aime la France
24:00mais quel candidat
24:01va se présenter
24:02à la présidentielle
24:03en disant
24:04moi je déteste
24:05les français
24:05je déteste ce pays
24:07je peux pas vous voir
24:08et je suis candidat
24:09là ce serait original
24:10mais là
24:11tous disent ça
24:12tous
24:12c'est une
24:15une succession
24:16de clichés politiques
24:17les uns derrière les autres
24:18et le vrai problème
24:20de Gabriel Attal
24:21c'est
24:22quelle est son utilité
24:24quelle est l'utilité
24:25de sa candidature
24:26il ne répond
24:26jamais à ça
24:27il y a quelqu'un
24:28qui incarne
24:29le bloc macroniste
24:29aujourd'hui
24:30il s'appelle
24:30Edouard Philippe
24:31et ça tombe bien
24:32les sondages disent
24:33que peut-être
24:33s'il était au deuxième tour
24:35il serait en mesure
24:36de battre
24:38le candidat
24:39ou la candidate
24:39du rassemblement national
24:41lui on sait pas
24:42pourquoi il se présente
24:42on reviendra
24:44sur l'utilité
24:45comme vous dites
24:46je retiens le mot
24:47de Gabriel Attal
24:48Benjamin Louis
24:49est-ce que vous allez
24:49dans le sens
24:50de Serge Faubert
24:52ou est-ce que vous dites
24:52finalement
24:53il lui fallait casser
24:54cette image
24:54justement d'Urbain
24:55de Paris
24:57et que voilà
24:57il va en région
24:59dans l'Aveyron
25:00en l'occurrence
25:00une terre plutôt macroniste
25:01pour faire sa candidature
25:03et pas au siège de renaissance
25:05à Paris par exemple
25:06alors spoiler alert
25:07il n'a pas cassé
25:07son image
25:09je pense qu'il repart
25:10aussi parisien
25:10qu'il était avant
25:12d'aller dans l'Aveyron
25:12donc ça c'est une première chose
25:14après
25:15je suis assez d'accord
25:16avec Serge
25:17je vais juste
25:18sans rentrer dans le jugement
25:19me dire qu'il est en fait
25:21dans ce qu'on attend
25:22dans le cérémonial
25:25de la déclaration
25:26de candidature
25:27à la présidence
25:29de la république
25:30dans cette monarchie élective
25:32qu'est la France
25:32au fond
25:33c'est une espèce
25:34de rite
25:35obligé
25:36pour se montrer
25:37comme l'élu
25:38l'homme
25:40qui rencontre
25:41un peuple
25:42qui va
25:44venir sauver la France
25:45parce qu'il aime
25:46il aime les français
25:47Marine Tondoli
25:47a dit aussi
25:48c'est un acte d'amour
25:49donc il y a aussi des femmes
25:50qui rencontrent le peuple
25:51candidate elle aussi
25:52peut-être à une primaire
25:53peut-être pas
25:53on verra
25:54ça on en reparlera
25:55mais donc voilà
25:56il se présente
25:57comme si c'était
25:58son destin
25:59mais ça fait partie
26:00au fond
26:00ils font tous
26:01exactement le même cirque
26:02alors je vous rejoins
26:03sur le fait que peut-être
26:04il faudrait renouveler
26:05un peu les codes
26:05à un moment donné
26:06quand même
26:06parce que ça fait vieillot
26:07et surtout
26:08quand c'est
26:09Gabriel Attal
26:10qui s'affiche comme
26:10le jeune
26:11parce qu'il a été
26:12le plus jeune
26:12premier ministre
26:13de la 5ème république
26:14à 34 ans
26:14il fait vraiment
26:16des trucs de vioc
26:16c'est vrai que c'est
26:18un peu poussiéreux
26:19je crois que de Dieu
26:22qu'est-ce que ça
26:23c'est ?
26:24non mais si vous voulez
26:25vous pouvez passer votre tour
26:27non non pas du tout
26:27si vous voulez
26:29le rituel
26:30de l'annonce
26:30de candidature
26:31Benjamin a raison
26:32on cherche à chaque fois
26:34quelque chose de symbolique
26:35rappelez-vous
26:36Jacques Chirac
26:36il avait déclaré
26:38à Lille
26:40sa candidature
26:41c'était la ville
26:42de naissance
26:43de Charles de Gaulle
26:43alors finalement
26:44à chaque fois
26:44on fait un clin d'œil
26:45etc
26:46et tout cela
26:47est vrai
26:47et c'est effectivement
26:48de la com
26:49et ça fait partie
26:50quelque part
26:51de la tradition
26:52presque institutionnelle
26:53ça fait partie
26:53de la 5ème république
26:54c'est écrit
26:55dans la 5ème république
26:55dans la constitution
26:56de 58
26:57c'est cette mise en scène
26:58le problème
26:59c'est qu'il ne faut pas
27:01que ça s'arrête là
27:02il ne faut pas
27:02que ça s'arrête là
27:03c'est-à-dire que
27:04Gabriel Attal
27:05donne l'impression
27:06si vous voulez
27:07d'avoir une sorte
27:08de vide idéologique
27:09de flou doctrinal
27:10où on se dit
27:12les français vont apprécier
27:13que je sois libéral
27:15alors je vais être libéral
27:16et que je sois
27:17sur le plan
27:19je dirais
27:20du progrès
27:22on y reviendra
27:23sur la posture
27:25si je peux dire
27:25où est-ce qu'on retrouve
27:27Gabriel Attal
27:27sur l'échiquier politique
27:28si vous voulez bien
27:29Franck de Dion
27:29oui mais moi ça ne me gêne pas
27:30qu'il ait raté
27:31qu'il ne soit pas
27:32un bon communicant
27:33alors qu'il faudrait
27:35qu'il soit un bon communicant
27:36à la rigueur
27:36moi je ne commente pas
27:37la communication
27:39de Gabriel Attal
27:40je commente son discours
27:42et bien vous nous commenterez
27:43son discours
27:44dans la seconde partie
27:45des informés
27:45dans un instant
27:46il est 20h32
27:47sur France Info
27:53et l'info c'est avec vous
27:54Stéphane Milhomme
27:55vous êtes ce soir
27:56nombreux sur la route
27:56pour ce week-end
27:57de la Pentecôte
27:58qui pour certains
27:59va durer jusqu'à lundi soir
28:00c'est rouge
28:00sur la carte de France
28:01de Bison Futé
28:03en Valais du Rhône
28:04région de Marseille
28:05et Île-de-France
28:05avec de nombreux bouchons
28:07et un pic atteignant
28:08les 900 kilomètres
28:09dans l'Hexagone
28:10vers 18h
28:11à Nîmes Centre
28:12cette fois
28:13la SNCF
28:14ne promet pas
28:15de retour à la normale
28:15avant la fin de soirée
28:17avec des retards
28:18de plusieurs heures
28:19entre Paris
28:49Avignon
28:50les sœurs qui avaient tenté
28:51qui avaient tenté de s'interposer
28:52ont eux aussi été blessés
28:54lors de ce cours de mathématiques
28:55la cause
28:56le jeune agresseur
28:57a pris des rires
28:58pour des moqueries
28:59ce qui a déclenché
29:00sa fureur
29:01soupçonné de violences sexuelles
29:03l'acteur Gérard Darmon
29:04renonce à présider
29:05le jury du festival
29:07du film de la Ciota
29:08d'ici quelques jours
29:09la collective féministe
29:11de la Ciota
29:11avait contesté
29:12la présence du comédien
29:13sur les réseaux sociaux
29:14les organisateurs
29:15saluent cette décision
29:17prise par Gérard Darmon
29:18dans un esprit
29:19de responsabilité
29:20et d'attachement
29:21à l'événement
29:22le sport
29:23est une soirée finale
29:24qui s'écrit au pluriel
29:25finale de la Coupe de France
29:27de football
29:27entre le RC Lens
29:28et l'OGC Nice
29:30et c'est au Stade de France
29:31bien protégé
29:32après les incidents
29:33de la veille à Paris
29:34par des supporters niçois
29:36et puis finale
29:37cette fois
29:37du challenge
29:38de la Challenge Cup
29:40de rugby
29:41vous pourrez suivre
29:42le destin de Montpellier
29:43face aux Irlandais
29:45de Luster
29:45depuis Bilbao
29:46en Espagne
29:47de match
29:47et de finale
29:48dès 21h
29:51France Info
29:5220h
29:5421h
29:54France Info
29:56les informés
29:57Victor Mattel
29:58Avec ce soir
29:59dans le studio
30:00de France Info
30:00Véronique Reissoul
30:01présidente de Backbone Consulting
30:03Serge Faubert
30:03directeur de la rédaction
30:05de Pure Politique
30:06Benjamin-Louis
30:07correspondant en France
30:08pour la radio-télévision suisse
30:10la RTS
30:11et Franck de Dieu
30:11rédacteur en chef
30:12à Marianne
30:13nous continuons à parler
30:14de cette candidature
30:15désormais officielle
30:16de Gabriel Attal
30:17pour la présidentielle
30:19l'an prochain
30:20Véronique Reissoul
30:21on peut dire
30:22qu'on a taillé un costard
30:23en quelque sorte
30:23à Gabriel Attal
30:25en tout cas
30:25sur sa communication politique
30:26dans cette première partie
30:27des informés
30:29qu'est-ce qu'en disent
30:29les internautes ?
30:30Ce qui est intéressant
30:31c'est que oui
30:31c'est un exercice de style
30:32mais vous pouvez juger
30:34de l'impact
30:34de cet exercice
30:36par l'engagement
30:36que suscite
30:38cette annonce
30:39sur les réseaux sociaux
30:40et en particulier
30:41auprès des militants
30:42c'était intéressant
30:43de voir qu'il y a eu
30:45du bruit
30:45mais pas plus que ça
30:46que même
30:47je me suis amusée
30:48à regarder
30:48les différences
30:49par réseau
30:50donc si on devait
30:51recommander à monsieur Attal
30:52un réseau
30:53plus soft pour lui
30:55on va dire que
30:56Instagram
30:56où il a des 463 000 followers
30:59c'était plutôt positif
31:01donc c'est un bon lieu
31:02pour lui
31:03c'est aussi
31:04plutôt un bon lieu
31:05sur TikTok
31:06où c'était un peu plus contrasté
31:08mais c'était pas agressif
31:09en revanche
31:10il vaut mieux
31:10éviter X
31:12où on va dire
31:13qu'il a été
31:14plutôt critiqué
31:15en soi
31:16voire même
31:17bon c'était souvent humoristique
31:18mais on va dire
31:19qu'il y avait
31:20quelques jugements
31:21sur sa communication
31:22en revanche
31:23ce qui m'a aussi intéressée
31:24c'était de regarder
31:25le volume
31:25et à quel moment
31:26on a le plus parlé
31:27de Gabriel Attal
31:29sur les derniers temps
31:30et bien
31:30il y avait trois fois moins
31:31de messages aujourd'hui
31:32que lorsqu'il a pris
31:34position
31:34sur la législation
31:36du 1er mai
31:36donc on voit que
31:37ça reste quand même
31:38le fond
31:39et les sujets
31:40qui intéressent plus les gens
31:41et là
31:41quand il avait pris
31:43cette position
31:44c'était clivant
31:44mais il y avait quelque chose
31:46pour répondre à votre question
31:47de à quoi sert-il
31:48il y avait quelque chose
31:49à ce moment-là
31:50d'un registre
31:51de il a un rôle
31:52bon parlons justement
31:53du fond
31:54la bataille on peut dire
31:55est lancée officiellement
31:56avec Edouard Philippe
31:57autre ancien premier ministre
31:58qu'est-ce qui va les différencier
32:00finalement Benjamin-Louis
32:01et puis comment ils vont
32:01se départager
32:02bon ce qui est
32:03pour l'instant
32:03justement on n'a pas vraiment
32:05les grandes lignes du programme
32:06justement ils vont distiller ça
32:08au fur et à mesure
32:08des prochaines semaines
32:09il faut quand même
32:10tenir la route
32:11parce que c'est en avril 2027
32:13donc il faut quand même
32:13tenir un peu de temps
32:14non ce qui pour l'instant
32:16les différencie
32:17c'est le rythme
32:18c'est-à-dire que là
32:19on vient de nous vendre
32:20la fusée Gabriel Attal
32:22qui maintenant va partir
32:23en hyper campagne
32:24et qui va être là tout le temps
32:25qui va faire des meetings
32:26il commence dès
32:26le 30 mai
32:27dès samedi prochain
32:29il va être omniprésent
32:30dans les médias
32:31il va se déplacer partout
32:32en France
32:33avec son livre d'ailleurs
32:35et Edouard Philippe
32:36lui qui est lancé
32:37alors on est plutôt
32:39le lièvre et la tortue
32:41lui c'est plutôt
32:42lancé depuis 2024
32:44tranquillou
32:45ambiance en fait
32:46beaucoup plus présidentielle
32:48beaucoup plus
32:48pachyderme politique
32:50ce qui a quand même
32:51je pense une vertu
32:53c'est de ne pas trop
32:55saouler
32:56les gens qui l'écoutent
32:58et qui pourraient éventuellement
32:58voter pour lui
32:59et de rassurer
33:00peut-être aussi
33:00dans la posture
33:01Serge Foubert
33:02les deux
33:02Edouard Philippe
33:03et Gabriel Attal
33:04ils doivent impérativement
33:05pour eux
33:06se démarquer
33:07on va dire
33:07ou se débarrasser
33:08de l'héritage
33:09d'Emmanuel Macron
33:10alors voilà
33:11c'est toute la difficulté
33:12c'est comment tuer le père
33:14tout en conservant
33:15l'héritage
33:16et en tuant le frère
33:17et en tuant
33:18et en tuant le frère
33:19on va dire qu'à la fin
33:20il n'en restera qu'un
33:20donc la difficulté
33:22elle est là
33:23sachant que quand même
33:24Edouard Philippe
33:25a un gros avantage
33:26dans cette affaire
33:27bon ce sont deux anciens
33:28premiers ministres
33:29sauf qu'il y en a un
33:30qui a été plusieurs années
33:31à Matignon
33:31et l'autre
33:32il a fait
33:34six mois
33:34plus deux mois
33:35à expédié
33:36les affaires courantes
33:37c'est un gros stage
33:37d'observation
33:38on va dire
33:40donc
33:41il ne joue pas
33:42dans la même catégorie
33:42tout le monde
33:43a bien compris
33:43enfin je vais dire
33:45je vais divulgacher
33:46la fin
33:47de cette histoire
33:49mais tout le monde
33:50a bien compris
33:50quand même
33:51que Gabriel Attal
33:52ne sera pas élu
33:53président de la république
33:54donc il fait
33:55un premier tour de piste
33:57pour lui affirmer
33:59et avoir une épaisseur
34:01de manière
34:01en 2032
34:03à être le vrai candidat
34:04du bloc central
34:05c'est ça qu'il vise
34:06mais pour avoir
34:08cette légitimité
34:09il faut quand même
34:09candidater une première fois
34:11le problème qu'il a
34:13c'est qu'en 2032
34:14il y a peut-être
34:15un macroniste
34:15qui s'appelle
34:16Emmanuel Macron
34:17qui risque de revenir
34:18par la fenêtre
34:18et c'est ça son problème
34:20c'est pour ça
34:21qu'il accélère aujourd'hui
34:22il veut absolument
34:23exister dans cette campagne
34:25pour que
34:26en 2032
34:27Emmanuel Macron
34:28apparaisse un peu
34:29comme le passé
34:30bon et puis
34:31il a un deuxième problème
34:33c'est qu'il a conclu
34:34un pacte de non-agression
34:35avec Edouard Philippe
34:36où ils ont convenu
34:39que
34:39en gros
34:40vers la mi-janvier
34:41il regarderait un peu
34:42quels sont les sondages
34:44et celui qui est en tête
34:45et bien
34:47vivra sa vie
34:48et voilà
34:49sauf que
34:49on sait tous
34:50que le ticket d'entrée
34:52au deuxième tour
34:53il va se jouer
34:53dans un mouchoir de poche
34:55à quelques centaines
34:56de milliers de voix près
34:58est-ce que le candidat
34:59qui sera un demi-point
35:01dans les sondages
35:02derrière l'autre
35:02acceptera facilement
35:04de céder la place
35:05c'est pas certain
35:06c'est toute la difficulté
35:07effectivement
35:08et c'est la difficulté
35:08dernier élément
35:09il ne faut pas oublier
35:10c'est qu'Edouard Philippe
35:11a quelques menus
35:12ennuis avec la justice
35:14et ça pourrait quand même
35:16obscurcir
35:17peut-être
35:17sa campagne électorale
35:19Franck de Dieu
35:20on parlait tout à l'heure
35:22ensemble
35:22effectivement
35:24et bien
35:24de quel côté
35:25penche Gabriel Attal
35:27en matière
35:28régalienne
35:29en matière sociale
35:30etc
35:30j'ai envie de vous dire
35:31un peu de tous les côtés
35:32c'est le problème
35:33je parlais de flou
35:34de flou programmatique
35:35d'inconstance idéologique
35:37c'est vrai qu'il se dit
35:38il entend dire
35:39que les français
35:39ils ont envie
35:40de payer moins d'impôts
35:41ils ont envie de croire
35:42un peu plus peut-être
35:43à l'initiative privée
35:44alors il est libéral
35:45à l'économie
35:46et puis il entend dire
35:47aussi qu'il y a quand même
35:47l'idée d'être progressiste
35:51sur le plan sociétal
35:52alors il va y avoir
35:53les jeunes qui vont dire
35:54on est favorable à la GPA
35:55et puis il entend dire aussi
35:56quand même
35:56qu'il faut de la sécurité
35:57alors il va dire
35:58sur le régalien
35:58je vais te faire
35:59non mais
36:00c'est pas
36:01être proche des français
36:02être en phase
36:03avec des français
36:03c'est pas
36:04un ensemble d'items
36:06pour coller
36:06selon les circonstances
36:07à leur volonté
36:08c'est le problème
36:09et je crois
36:10que ça se voit
36:12maintenant
36:12c'est vrai que si à la fin
36:14on se dit
36:15au fond
36:15c'est un sondage
36:16qui va les départager
36:18et c'est peut-être
36:18ce qui va se passer aussi
36:20du côté
36:21de SOS DEMCITY
36:23des sociodémocrates
36:23SOS DEMCITY
36:25la gauche
36:25hors LFI
36:26voilà
36:26c'est ce qui va se passer aussi
36:28c'est à dire
36:28à la fin
36:30on va
36:31vous avez réinissé
36:31Serge Paubert
36:32non mais je l'ai enlevé
36:33je l'avais quasiment
36:34vous avez le droit
36:35non mais à la fin
36:36à la fin
36:36ce qui va se passer
36:37c'est que c'est les sondages
36:38qui vont faire
36:39qui vont être le juge de paix
36:41des deux camps
36:42hors LFI
36:42et hors RN
36:43c'est quand même triste
36:44comment voulez-vous
36:45qu'il y ait
36:45je dirais
36:46un débat programmatique
36:47de fond
36:47dans ces conditions-là
36:49mais c'est pas
36:50anormal finalement
36:51c'est pas tout à fait anormal
36:53vous avez à une époque
36:54un duel
36:56entre le RPR
36:57et le PS
36:58avec des programmes
36:59des détestations
37:00etc
37:01là quand vous avez
37:02deux forces politiques
37:03qui ne sont pas
37:03des forces politiques
37:04d'un côté horizon
37:05et d'un côté renaissance
37:06il ne faut pas s'attendre
37:08non plus
37:08à ce qu'il y ait
37:09un appareil
37:10programmatique
37:10et idéologique
37:11fondamental
37:11et à la fin
37:12c'est les sondages
37:13ce que j'allais dire
37:14c'est aussi la conséquence
37:15de l'effondrement
37:16on va dire
37:16des partis traditionnels
37:17Benjamin-Louis
37:17oui bien sûr
37:18mais il y a aussi un nom
37:19qu'on n'a encore pas
37:19du tout cité
37:20parce que c'est pas un caillou
37:21qu'il y a dans leurs chaussures
37:23aux deux
37:23à Gabriel Attal
37:24et à Édouard Philippe
37:26c'est un bac à sable
37:27il y a aussi
37:28Gérald Darmanin
37:29dont on ne parle pas
37:30depuis le début
37:31de cette émission
37:32mais il se tâte encore
37:33et lui n'a aucun accord
37:35de non-agression
37:36alors oui
37:36qui s'en trahir de secret
37:37s'il devait rejoindre
37:39un des deux
37:39rejoindrait Édouard Philippe
37:40oui alors on dit
37:41justement qu'il est proche
37:42d'Édouard Philippe
37:42qu'il est ami
37:43mais il a des ambitions
37:45qui vont sans doute
37:47au-delà
37:47d'un certain
37:48Bruno Retailleau
37:49l'ancien ministre de l'Intérieur
37:50qui lui est candidat
37:50à déclarer
37:51voilà alors il est sur
37:51un segment politique
37:52quand même un petit peu
37:53plus à droite
37:54et donc étroit aussi
37:55mais qui
37:55il y a Elisabeth Borne
37:57alors il y a aussi
37:58Elisabeth Borne
37:58qui a quitté le bateau
37:59qui est la gauche de la droite
38:00en Renaissance
38:01voilà
38:01qui est la gauche de la droite
38:03et donc
38:03et le centre du centre
38:05du coup
38:05encore une fois
38:07effectivement
38:08je crois qu'on ne peut pas
38:08faire plus éclater
38:09que ce que l'on vient de décrire
38:11il y a beaucoup de monde
38:12effectivement
38:12on en compte combien
38:13actuellement dans votre tableau de bord
38:14J'ai fait le décompte
38:15à Pure Politique
38:16nous avons une lettre
38:18hebdomadaire
38:19pour les abonnés
38:19donc j'ai fait le décompte
38:21nous sommes à
38:22pile 30 candidats
38:24potentiels
38:25ou déclarés
38:26alors
38:26il ne faut pas affoler
38:27les gens inutilement
38:29il va se poser la question
38:31pour tous ces
38:31candidats
38:32putatifs
38:33ou déclarés
38:34un
38:34de recueillir
38:36les 500 signatures
38:38de maires
38:38et ce n'est pas
38:39ce n'est pas facile
38:40il faut une solide équipe derrière
38:42deuxièmement
38:43de financer la campagne
38:45c'est deux obstacles
38:46qui à mon avis
38:47déjà vont
38:48largement écrémer le panel
38:49et ensuite
38:50il va y avoir
38:51une concurrence interne
38:53aux familles
38:54c'est-à-dire
38:55on sait très bien
38:56qu'à droite
38:57il y a un moment donné
38:58il va falloir clarifier le jeu
38:59donc
39:00Darmanin
39:01Retailleau
39:04Edouard Philippe
39:04il va falloir quand même
39:05qu'il y en ait un
39:06qui prenne l'ascendant
39:07sur les autres
39:08et à gauche
39:08ça va être la même histoire
39:10Mélenchon dit
39:10ce sera moi
39:11mais
39:12il y a à côté
39:14François Hollande
39:15qui ne désespère pas
39:16de revenir
39:17et qui dit
39:18moi mon avantage
39:18c'est que je suis
39:19le meilleur candidat
39:20du deuxième tour
39:21le problème c'est qu'il faut
39:22passer le premier tour
39:23pour être au deuxième tour
39:24et ça
39:24le premier tour
39:25c'est pas sûr
39:25qu'il le passe
39:26donc voilà la difficulté
39:28mais
39:28ça nous dit quand même
39:30quelque chose
39:30du moment politique
39:31que nous sommes en train
39:32de vivre
39:33c'est que s'il y a des gens
39:34qui un matin
39:34se lèvent
39:35et se disent
39:36bon ben machin
39:37il est candidat
39:38alors pourquoi pas moi
39:39parce que c'est ça
39:40la réalité
39:41c'est qu'aujourd'hui
39:42il y a des gens
39:42qui se disent
39:42si lui il est candidat
39:43moi je peux être candidat
39:44donc on y va
39:45alors maintenant
39:46ça se fait en plus
39:48même dans
39:50une discrétion
39:52effrayante
39:52enfin
39:54un député
39:54que je connais bien
39:56écologiste
39:56Benjamin Lucas
39:57à l'Assemblée Nationale
39:58qui est vraiment
39:59un type charmant
40:00a annoncé sa candidature
40:03a eu droit à son petit moment
40:04sur TF1
40:06il a été invité
40:07il a dit
40:07je suis candidat
40:08très bien
40:08merci monsieur
40:09et c'était presque au suivant
40:11voilà
40:11c'est à dire que
40:12tout le monde défile maintenant
40:14sur les écrans
40:14en disant
40:15je suis candidat à la présidentielle
40:16d'ailleurs moi-même
40:17Victor
40:18je pense que peut-être
40:20en vous rasant bien sûr
40:22le matin
40:22vous êtes rasé de près
40:24on le remarque
40:24Franck de Dieu
40:25et Benjamin Louis
40:25très rapidement
40:26très rapidement
40:26on s'aperçoit que finalement
40:27dans cette histoire
40:28depuis 62
40:29il y a trois phases
40:30il y a la phase
40:31du candidat naturel
40:33c'est moi
40:34qui incarnerai mon camp
40:36il y a la deuxième phase
40:37c'est celui des primaires
40:38
40:39on se dit
40:40il y a quand même un débat
40:41il y a quand même des clans
40:42qui s'affrontent
40:43il y a un programme
40:44alors ça se passe bien
40:45ou ça se passe mal
40:46et puis il y a la dernière phase
40:47si vous voulez
40:48la pire
40:48il n'y a pas de primaire
40:50il n'y a pas de candidat naturel
40:51et effectivement
40:52c'est les sondages
40:53qui vont faire
40:54qui vont déterminer
40:55au dernier moment
40:56les candidats
40:57je trouve que c'est
40:58un petit peu triste
40:59c'est celle qui laisse
41:00une chance à Serge Faubert
41:01Benjamin-Louis
41:01deux choses très rapides
41:02sur ce qu'a dit Serge
41:04c'est que
41:04un
41:05en fait
41:05il y a aussi une explication
41:06médiatique à ça
41:07c'est qu'à partir de maintenant
41:08l'espace médiatique
41:08va être tellement saturé
41:10de candidatures
41:11à la présidentielle
41:12qu'au fond
41:12certains se disent
41:13le seul moyen
41:13que j'ai d'exister
41:14médiatiquement
41:16sur les antennes
41:16de ce pays
41:17c'est d'être candidat
41:18donc il y en a plein
41:18qui vont faire un peu
41:19semblant
41:20ou laisser planer
41:20on parle de Ségolène Royal
41:22on parle de
41:23Michel-Édouard Leclerc
41:23pour pouvoir encore
41:24avoir quelques accès
41:25sur les plateaux
41:26et puis deuxième chose
41:26le pourquoi pas moi
41:27et bien je l'ai théorisé
41:29c'est le syndrome
41:30Jean-Claude Duss
41:30c'est
41:31oublie
41:31que tu n'as aucune chance
41:32vas-y fonce
41:33sur un malentendu
41:34ça peut marcher
41:35c'est ça aujourd'hui
41:36la course à la présidentielle
41:37voilà les bronzés
41:37fondus qui
41:38pour ceux qui auraient
41:39les bronzés fondus qui
41:41sur ZM City
41:42c'est pas mal
41:43on vous laisse
41:44à votre créativité
41:46à les derniers sujets
41:47on voit que ça vous inspire
41:48en tout cas
41:48cette candidature
41:49de Gabriel Attal
41:50le feuilleton est loin
41:51d'être terminé
41:52dernier sujet
41:52la finale de la Coupe de France
41:53de football
41:54au Stade de France
41:55qui commence dans les prochaines minutes
41:57coup d'envoi à 21h
41:57entre Nice et Lens
41:59avant cette rencontre
42:00de violents affrontements
42:01ont eu lieu hier soir
42:01à Paris
42:02entre supporters
42:03images impressionnantes
42:04des bouteilles
42:05des tables
42:05qui volent dans les airs
42:06au moins 6 blessés
42:07n'ont un grave
42:08et pas moins de 65 interpellations
42:10Enzo Garcia Sanchez
42:11est serveur au Café L'Atmosphère
42:13sur le canal Saint-Martin
42:14à Paris
42:16jeter tout ce qu'il y avait
42:17à l'intérieur
42:17sur le bar
42:19les bouteilles
42:21ils ont pris tout ce qui était
42:22là sur les tables
42:23donc les assiettes
42:24les machins
42:25ils ont tout jeté
42:25contre les vitres
42:26donc toutes les assiettes
42:28les verres
42:28les sprits
42:29ils ont pris tout ce qu'ils ont pu
42:31juste pour casser
42:32voilà les violences
42:33avant le match
42:34avant cette finale
42:35ce soir placée
42:36sous très haute sécurité
42:37bonsoir Noureddin Zidane
42:39bonsoir
42:40en direct
42:40du Stade de France
42:41pour France Info
42:42pas moins de 2000 policiers
42:44prévus ce soir
42:45autour du Stade
42:46sécurité ultra renforcée
42:49oui renforcée
42:50mais à vrai dire
42:51quand je suis arrivé
42:51il y a un peu plus de 3h
42:52il y avait certes
42:53une vraie présence policière
42:55mais que ce soit
42:56dans les couloirs du métro
42:57sur le parvis du stade
42:59elle était plutôt discrète
43:00avec des agents
43:01qui avaient plutôt le sourire
43:02pas de tension
43:03mais plutôt du sourire
43:05de la bonne humeur
43:06et la certitude
43:07que ce soir
43:08ce sera la grande fête
43:09du football
43:09à l'instant
43:10la garde républicaine
43:11qui a
43:12eh bien
43:13interprété
43:13l'hymne du Hercélance
43:15les corons
43:16repris à l'unisson
43:17par près de 50 000 spectateurs
43:19ici au Stade de France
43:20puisque les 2 tiers du stade
43:21sont en jaune et rouge
43:23en 100 et 1
43:23les couleurs du club nordiste
43:26face
43:26eh bien
43:27à 15 000 niçois
43:28et une équipe
43:29qui veut sauver sa saison
43:30eux
43:31qui joueront
43:32leur place
43:33en Ligue 1
43:33lors des barrages
43:34la semaine prochaine
43:35contre Saint-Etienne
43:36face donc
43:36au favori l'ensoir
43:37qui veut remporter
43:38la première Coupe de France
43:40de son histoire
43:41et être le 33ème club
43:42à inscrire son nom
43:43au palmarès de l'effroi
43:44Nouridine Zidane
43:45en direct du Stade de France
43:47cette finale
43:47lance Nice
43:49à suivre en direct
43:49sur France Info
43:50à la radio
43:51donc à partir de 21h
43:53bonsoir Dominique Baudin
43:55bonjour
43:55professeur de sociologie
43:57à l'IEP de Fontainebleau
43:58spécialiste des questions
43:59de violence
44:00dans le sport
44:00et de hooliganisme
44:01en particulier
44:02revenons à ces affrontements
44:04dont on parlait
44:04hier soir
44:05encore des incertitudes
44:06sur le profil
44:07des participants
44:08des cagoules
44:09à l'effigie du club
44:10de l'OGC Nice
44:11pardon
44:11ont été retrouvés
44:12qui étaient véritablement
44:13impliqués selon vous ?
44:15écoutez
44:16ce sont des affrontements
44:18normaux
44:19entre hooligans
44:21qui se cherchent
44:22et qui se connaissent
44:23depuis très longtemps
44:24et qui règlent des comptes
44:25d'année en année
44:26quand vous dites
44:27normaux
44:27c'est qu'ils arrivent
44:28assez régulièrement
44:30en plein Paris
44:30comme ça
44:31c'est tout de même
44:31pas fréquent
44:33écoutez
44:33arriver en plein Paris
44:35lorsque vous déclarez
44:36vos déplacements
44:37c'est très contrôlé
44:38c'est très difficile
44:39mais vous pouvez toujours
44:40vous déplacer
44:41de manière totalement
44:43discrète
44:44en voiture
44:44par groupe
44:45de 3, 4, 5 personnes
44:47puis vous arrivez
44:48à un point de rassemblement
44:50vous vous donnez rendez-vous
44:51vous attaquez par surprise
44:53les supporters adverses
44:55et ça donne
44:55ce qui est visible
44:57sur l'écran
44:58Dominique Baudin
44:59le maire de Paris
45:00Emmanuel Grégoire
45:01dénonce sur le réseau social
45:02X
45:02des bagarres
45:03ces bagarres
45:04qui impliquent
45:05des supporters ultra
45:06de l'OGC Nice
45:07affichant selon lui
45:08pour certains
45:09une proximité
45:10avec l'extrême droite
45:11qu'est-ce que l'on sait
45:12de ces ultra-niçois
45:15alors écoutez
45:16si c'est la brigade sud
45:19de Nice
45:20c'est-à-dire
45:20ce qu'on appelle
45:21la populaire sud
45:23de Nice
45:23effectivement
45:25c'est la transformation
45:26de la brigade sud
45:27de Nice
45:28qui était un groupe
45:29plutôt d'extrême droite
45:32qui a été dissoud
45:33en 2010
45:34très exactement
45:35alors
45:35si ce sont eux
45:37qui sont impliqués
45:39dans ces violences
45:40effectivement
45:41on peut se dire
45:42qu'il y a une présence
45:43de l'extrême droite
45:44mais c'est très très compliqué
45:45vous savez
45:46dans le supporterisme
45:47et dans le hooliganisme
45:48vous avez
45:49des gens
45:50qui affichent
45:50une idéologie politique
45:53et cette idéologie politique
45:54pour être affichée
45:55n'est pas toujours réelle
45:57loin de là
45:57c'est souvent
45:59une manière
45:59de se démarquer des autres
46:00on se souvient
46:01qu'en 2010
46:03concernant le Paris Saint-Germain
46:04le plan Le Proulx
46:05du nom du président
46:06du club de l'époque
46:08ce plan qui avait
46:09contribué à dissoudre
46:10les groupes de supporters
46:11après la mort
46:12de l'un d'eux
46:13qu'est-ce qu'il en est
46:13aujourd'hui
46:13des ultra parisiens
46:16écoutez les ultra parisiens
46:18ont disparu
46:21ils sont regroupés
46:22sous une même bannière
46:25de manière à réanimer
46:26quelque peu
46:27les tribunes parisiennes
46:28le tout étant
46:30à peu près sous contrôle
46:31il n'empêche que
46:33dès qu'il y a
46:35une possibilité
46:36d'affrontement
46:37d'affirmer sa présence
46:39ces gens-là
46:40continuent à se regrouper
46:41c'est-à-dire
46:42ils ont leurs locaux
46:43ils ont leur barre
46:44de prédilection
46:46ils ont des points
46:47de rencontre
46:48et puis
46:49ça ne les empêche pas
46:50d'aller supporter
46:51des équipes adverses
46:52alors
46:52de ce que je sais
46:54sur ces affrontements
46:55par exemple
46:56les supporters
46:57de l'OGC Nice
46:58auraient été
46:59vous voyez je suis prudent
47:00auraient été renforcés
47:01par des non-C1
47:02des Lillois
47:03et d'autres supporters
47:05ce qui met en oeuvre
47:06et ce qui vous montre
47:08les réseaux d'alliances
47:09qui existent
47:11et les parisiens
47:12qui n'officient plus
47:14au Parc des Princes
47:16finalement font la même chose
47:17dans d'autres clubs
47:18Dominique Baudin
47:19vous restez avec nous
47:20en direct
47:21dans Les Informés
47:22Véronique Reissoult
47:23qu'est-ce que l'on dit
47:24sur les réseaux sociaux
47:25de ce qui s'est passé
47:26hier soir ?
47:27En fait il y a toujours
47:28une forme de sidération
47:29mais le plus gros
47:30des débats
47:30d'abord il y a eu
47:31énormément d'images partagées
47:32certaines des vidéos
47:33ont été vues
47:34plusieurs millions de fois
47:35et la question
47:36que les uns et les autres
47:37se posent
47:37c'est d'abord
47:38pourquoi dans cet endroit-là
47:39de Paris
47:40qui est quand même
47:40assez éloigné
47:41du stade
47:43par ailleurs
47:44c'est la veille
47:45donc en fait
47:45c'est l'impression
47:46que les dispositifs
47:48de police
47:48qui sont mis
47:49avec eux-mêmes
47:50des drones
47:50enfin bref
47:51des dispositifs
47:52qui sont de plus en plus
47:54performants
47:54sont mis le jour même
47:56et donc
47:56il faut se méfier
47:59de plus en plus tôt
48:00et puis surtout
48:01ce sentiment
48:02que la bonne
48:03on va dire
48:04l'esprit bon enfant
48:05les images
48:06que l'on pouvait voir
48:07aujourd'hui
48:07des supporters
48:09lançois
48:09qui chantaient
48:10dans le métro
48:10voilà
48:11sont à chaque fois
48:12plus que ternis
48:13et que finalement
48:14le foot
48:15c'est pas toujours
48:16une fête
48:17très agréable
48:18et que la police
48:18n'y peut pas grand chose
48:19d'autant que
48:20dans les commentaires
48:21qu'il y avait aussi
48:21de ces images
48:22qui ont été très partagées
48:23les protagonistes
48:25avaient pas forcément l'air
48:26d'être non plus
48:27des fans de foot
48:27en tout cas
48:28pas pris
48:29avec leur équipement
48:31tout d'un coup
48:31dans une discussion
48:32qui aurait dérapé
48:33parce que les tenues
48:33étaient plutôt des tenues
48:34de personnes
48:34qui étaient venues
48:35pour en découdre
48:36Serge Faubert
48:36on se souvient
48:37des mesures prises
48:38par Bruno Retailleau
48:38au ministre de l'Intérieur
48:39jusqu'en octobre dernier
48:41il a beaucoup oeuvré
48:41interdiction de déplacement
48:43de supporters
48:43dissolution de groupes
48:45qu'est-ce que cela a changé
48:46finalement concrètement ?
48:48visiblement
48:48c'était insuffisant
48:49si on en juge
48:51par ces événements
48:52moi ce qui me frappe
48:53quand même
48:54c'est la temporalité
48:56c'est la veille
48:57d'un match
48:59et pas le jour du match
49:01et le lieu
49:02c'est-à-dire
49:03on n'est pas aux abords
49:04du Parc des Princes
49:04ou du Stade de France
49:06en général
49:07c'est là
49:07qu'il y a des affrontements
49:10récurrents
49:10alors
49:10à une époque
49:12c'était dans les tribunes
49:13mais maintenant
49:13c'est plus possible
49:15puisque les trubillons
49:16ont été expulsés
49:17interdits de stade
49:18etc
49:18donc ça se déroulait
49:20à l'extérieur
49:20mais là
49:21on a un cran supplémentaire
49:23c'est en plein centre-ville
49:25et puis surtout
49:26ce qui me frappe
49:27moi c'est que
49:27dans cette espèce
49:29de déambulation
49:31guerrière
49:33de ses supporters
49:34c'est qu'il n'y a pas
49:34d'adversaires en face
49:35il n'y a pas une équipe adverse
49:36il n'y a pas des supporters adverses
49:38il n'y a même pas
49:39de force de police
49:40donc ça avance
49:41et ça saccage un café
49:43ça s'en prend
49:43au tout venant
49:44donc on a l'impression
49:46d'une espèce
49:46d'expédition punitive
49:48mais qu'il n'y a pas
49:49de véritable objet
49:50si ce n'est que
49:52la violence
49:52l'agression
49:54et le fait
49:55d'être ensemble
49:56fort
49:56contre des gens isolés
49:57Dominique Bodin
49:58est-ce que vous êtes surpris aussi
49:59par le fait que ces violences
50:01aient eu lieu la veille
50:01effectivement
50:02loin du stade
50:04pas du tout
50:07c'est simplement
50:08en réalité
50:08parce qu'on en parle
50:10très peu habituellement
50:11bien évidemment
50:12depuis que
50:13les mesures de sécurité
50:15aux approches des stades
50:16la séparation des supporters
50:18l'accueil
50:18la réduction
50:20du nombre de supporters
50:21qui se déplacent
50:22toutes les mesures
50:23qui ont été mises en oeuvre
50:24depuis maintenant 20 ans
50:25sont particulièrement efficaces
50:27donc les violences
50:28sont de plus en plus
50:29loin des stades
50:30et plus les violences
50:32sont loin des stades
50:33pour améliorer les choses
50:35pour améliorer
50:36les affrontements
50:37pour améliorer
50:38les bagarres
50:38bien évidemment
50:39ça peut se produire
50:40longtemps en avant
50:42ou longtemps
50:43après les matchs
50:44donc aucune surprise
50:45là-dessus
50:46en réalité
50:46c'est l'adaptation
50:48des groupes
50:49violents
50:49délinquants
50:50déviants
50:50peu importe
50:51comment vous allez
50:52les qualifier
50:53mais ils s'adaptent
50:54aux mesures
50:55qui sont mises en oeuvre
50:56Dominique Bodin
50:57du côté des pouvoirs publics
50:58comment justement prévenir
50:59ces violences
50:59quand elles arrivent
51:00quand elles surgissent
51:01en dehors des stades
51:02on se souvient par exemple
51:03des affrontements
51:03extrêmement violents
51:04de supporters anglais
51:05et russes
51:06il y a 10 ans
51:07lors de l'Euro 2016
51:07à Marseille
51:10écoutez
51:11je trouve que
51:12les forces de l'ordre
51:13sont relativement
51:14efficaces
51:15sur les questions
51:17de violences
51:18de supporters
51:18ou de hooliganismes
51:21relativement efficaces
51:22parce que
51:23les échanges d'informations
51:24sont très importants
51:26entre les polices
51:27des différentes villes
51:28entre les directeurs
51:30de la sécurité
51:31des clubs
51:31la Ligue de football
51:33professionnelle
51:34oeuvre beaucoup
51:35pour prévenir
51:35ces violences
51:36qui finalement
51:37ternissent l'image
51:38du football
51:39du sport
51:42et qui quelque part
51:43contrecarre
51:44les efforts
51:45qui sont faits
51:46pour développer
51:47le football
51:47notamment parmi les jeunes
51:49donc
51:49il est difficile
51:51de faire mieux
51:52que pouvez-vous
51:53faire
51:54pour empêcher
51:55les gens
51:55d'arriver
51:56par groupe
51:56de 3-4-5
51:57de se regrouper
51:59et à un moment donné
52:00de décider
52:01de casser une rue
52:02ce qui s'était passé
52:03il y a très longtemps
52:05à Madrid
52:05quand les supporters
52:06de l'Olympique
52:08de Marseille
52:09en 2004
52:10s'étaient déplacés
52:11et avaient cassé
52:12toutes les rues
52:14toutes les vitrines
52:15d'une rue de Madrid
52:16avant le match
52:17de l'Atletico
52:18vous voyez
52:19c'est un petit peu
52:20partout en Europe
52:21et c'est la conséquence
52:24des bonnes mesures
52:25de sécurisation
52:26à part améliorer
52:28difficile
52:29on parlait des violences
52:30partout en Europe
52:30en Suisse
52:31Benjamin-Louis
52:31bien sûr
52:32alors comme le dit
52:34Dominique Baudin
52:34c'est un phénomène
52:36qui touche toute l'Europe
52:37évidemment
52:38on se souvient
52:38de l'Angleterre
52:39le Royaume-Uni
52:40qui a un peu inauguré
52:41même la notion
52:42de hooligan
52:43mais ça se passe
52:44aussi effectivement
52:45en Suisse
52:46où en plus là
52:47les matchs
52:48sont un peu moins
52:49comment dire
52:50il y a un peu moins
52:50de monde dans les stades
52:51qu'au Stade de France
52:52je crois que c'est
52:53dans les 11 000
52:54spectateurs en moyenne
52:55dans les stades
52:56en Suisse
52:56mais en ce moment
52:57la Coupe de Suisse
52:57le 12 avril dernier
52:59il y a eu un match
52:59entre le Lausanne Sport
53:01et le FC Sion
53:03qui sont deux clubs
53:04dont les ultras
53:05se détestent
53:05au plus haut point
53:07et il y a eu
53:08le 12 avril
53:08une bagarre
53:09avec 160 ultras
53:10qui se sont
53:12tabassés
53:12en race campagne
53:14en marge
53:14du match
53:16et ça a engendré
53:18donc des conséquences
53:19des conséquences
53:20des sanctions
53:21parce qu'il y a
53:22effectivement une échelle
53:22des sanctions
53:23qui a été mise
53:23ça s'appelle
53:24Progressos
53:24des sanctions
53:25en cascade
53:25en gros
53:25ils évaluent
53:26la gravité
53:28de ce qui a été fait
53:29et puis il y a
53:29pour chaque gravité
53:30il y a une sanction
53:31ça va jusqu'au
53:33niveau 4
53:33je crois
53:34jusqu'au match
53:35à huis clos
53:36donc là en gros
53:37qu'est-ce qu'on peut faire
53:38ce que peuvent faire
53:39les polices cantonales
53:41c'est d'interdire
53:42la présence des ultras
53:43pour les prochains matchs
53:44mais encore une fois
53:45il faut aussi responsabiliser
53:47les clubs
53:47il faut responsabiliser
53:48aussi les autres supporters
53:49ceux qui ne sont pas ultra
53:50et qui ont aussi
53:51un moyen un peu
53:51de pression morale
53:52sur ces ultras
53:54j'entendais sur l'antenne
53:55de France Info
53:55cet après-midi
53:56monsieur Noisette
53:57qui est apparemment
53:59un des représentants
53:59mais j'ai retenu son nom
54:00parce qu'il s'appelle
54:00monsieur Noisette
54:01un des représentants
54:02des supporters
54:03de Lens
54:04et qui expliquait justement
54:05que pour lui
54:06ça n'est pas le foot
54:06mais il évacuait
54:07assez rapidement le problème
54:08et ce sera le mot de la fin
54:09c'est déjà terminé ce soir
54:11pour les informés
54:11merci Dominique Baudin
54:12d'avoir été avec nous
54:13spécialiste des questions
54:15de violence dans le sport
54:16nous sommes en retard
54:1720h58
54:18sur France Info
54:19merci à tous
54:20d'avoir suivi
54:20les informés
54:21très bonne soirée
54:22merci à tous
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