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  • il y a 5 heures
Ce vendredi 22 mai, la question de la résistance de l'économie française face à la guerre en Iran a été abordée par Raphaël Legendre et Emmanuel Lechypre dans leur chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Face à Emmanuel Le Chiffre, aujourd'hui c'est Raphaël Legendre et on a un Premier ministre qui croit à
00:04la résistance de l'économie française.
00:07Quand on regarde les chiffres, Emmanuel Le Chiffre, notamment ceux des PMI Flash qui ont été publiés hier, il y
00:12a de quoi un peu quand même faire des cauchemars.
00:14Est-ce qu'on va vers un scénario noir en France ? Est-ce que vous pensez qu'on décroche
00:17?
00:18On cale en tout cas, on cale. Alors on comprend le Premier ministre, s'il y en a bien un
00:23qui doit défendre la solidité de l'économie française, c'est lui.
00:26Oui, comme en fin de semaine dernière, comme dimanche dernier dans la tribune, le ministre de l'économie Roland Lescure
00:32disait que l'économie française résiste au vent de face, elle est solide.
00:36Oui, ok, ça politiquement c'est leur rôle, mais sur le plan économique, il faut bien reconnaître que tous les
00:41baromètres de l'activité sont en train de piquer du nez.
00:44Le panorama du premier trimestre déjà c'est quoi ? C'est une France à l'arrêt.
00:48C'est une France qui fait zéro de croissance alors qu'on lui prédisait plutôt une progression du PIB de
00:550,2, 0,3 points.
00:56C'est quand même un secteur clé qui est la construction, quand le bâtiment va, tout va, qui ne va
01:03pas bien du tout.
01:04Je rappelle que les mises en vente de logements au premier trimestre, on est à moins 20% sur un
01:09an,
01:10on est sur le plus bas niveau historique de mise en vente de logements.
01:15L'environnement international, on connaît, il est extrêmement difficile.
01:19L'Allemagne, notre premier partenaire commercial, va mal.
01:21Les taux d'intérêt augmentent, la politique budgétaire ne peut pas amortir le choc
01:26puisque la France est le deuxième pays à en faire le moins possible.
01:29Ajoutez à ça la perspective de la présidentielle dont on connaît les effets paralysants.
01:33Donc déjà, on ne peut pas dire si on a affaire à une économie solide.
01:37Mais, au-delà de ça, ce qui inquiète, c'est que les informations des derniers jours
01:43font effectivement état, non pas d'un ralentissement, mais d'un véritable coup d'arrêt.
01:48Prenez l'enquête auprès des ménages réalisés par l'INSEE en avril.
01:51C'est un décrochage.
01:53Et autant qu'au moment de la guerre en Ukraine en 2022,
01:57les carnets de commande des entreprises, les PMI, vous les citiez hier,
02:00c'est la pire chute, non pas depuis la guerre en Ukraine, mais depuis le Covid.
02:04Donc, on est bien, et regardez ce que disent tous les représentants de fédérations,
02:08de commerçants, etc.
02:09On est bel et bien dans une économie à l'arrêt.
02:12Et quand vous regardez l'automne, ça s'annonce pire.
02:14Donc, oui, on est quand même dans une situation économique
02:18qui est extrêmement préoccupante.
02:20L'optimiste du jour, c'est Raphaël Lejeune.
02:22Mais bien sûr que non.
02:23On va arrêter de paniquer parce qu'il y a un mauvais PMI qui est sorti.
02:26Si le moral des Français doit être indexé sur l'indicateur avancé
02:29des directeurs d'achat qui pensent que ce seront les prix dans quelques mois,
02:33c'est absolument pas ce qui dicte la conjoncture.
02:36Évidemment, c'est un indicateur avancé.
02:38On va pas paniquer sur un PMI, on va se calmer.
02:40Si on a fait croissance zéro au premier trimestre, cher Emmanuel,
02:43c'est parce qu'Airbus était en retard sur des livraisons d'avions.
02:46C'est principalement ça quand même le sujet, c'était sur les exportations.
02:49Donc, on va se calmer.
02:51On va se calmer.
02:52Et c'est certainement pas à cause de la crise que les ventes de logements s'effondrent.
02:54C'est parce qu'on a fait n'importe quoi en termes de politique intérieure.
02:58Alors, le vrai danger, c'est certainement pas la conjoncture.
03:01C'est l'état de nos finances publiques.
03:03C'est ce qu'on a fait sur les retraites.
03:04C'est nos dépenses santé qui ne sont plus contrôlées.
03:07C'est là le véritable sujet d'abord et avant tout.
03:09Quand vous entendez Gavata du prix agricole, on l'a passé hier, il est pessimiste.
03:13Il n'est pas sur l'économie, sur la consommation, sur les dépenses des ménages.
03:18On peut tourrir le pessimisme.
03:19On peut aussi voir, comme BPI France et Rex & Codes l'ont fait cette semaine sur un travail
03:23qui est certainement, l'indication est certainement plus solide qu'un PMI.
03:28C'est que la trésorerie des TPE-PME, évidemment que ça se tend.
03:32Évidemment, on a un baril à 105 dollars.
03:35Ce n'est pas le bout du monde.
03:36Mais ce n'est pas un choc brutal.
03:38La part des entreprises en difficulté reste stable depuis un an.
03:41Alors, on a eu 70 000 faillites, bien sûr, que de commettre du Covid, mais c'est stabilisé.
03:47Et surtout, les anticipations pour les prochains mois se redressent en termes de trésorerie.
03:52L'investissement résiste malgré la crise.
03:5546% des dirigeants comptent investir, ont investi, ont compté investir cette année.
04:00Et ça va augmenter par la suite.
04:03Vous avez l'IA qui se diffuse dans les entreprises et qui promet des gains de productivité.
04:08C'est ça qui compte, c'est la qualité de notre moteur majeur pour la suite.
04:12Par ailleurs, pardon, on a déjà oublié, c'était hier.
04:15Mais on reste la première destination pour les investisseurs étrangers au monde.
04:20Les consommateurs, ce que dit Gavalda, c'est que le consommateur a peur.
04:26Évidemment qu'il a peur, parce que nos comptes publics sont mal tenus
04:28et qu'il sait qu'il y aura des augmentations d'impôts à la suite.
04:30C'est surtout ça le problème.
04:32Il y a un taux d'épargne en France qui est parmi les plus élevés d'Europe.
04:37Donc, il faut qu'on pioche là-dedans.
04:38Simplement, il faut de la confiance.
04:39Ça, c'est politique.
04:40Ce n'est pas la crise.
04:41Et par ailleurs...
04:42La réalité, c'est que la deuxième partie de l'année sera bien pire.
04:45Parce que, un, l'inflation, elle n'est pas encore au détail,
04:49elle n'est pas encore diffusée dans les tarifs.
04:51Elle va augmenter.
04:52On a l'inflation la plus faible d'Europe quasiment.
04:55On est à 2,5.
04:56La dégradation du marché du travail.
04:58La dégradation du marché du travail.
04:59Mais il tient le marché du travail.
05:01On est à 8%.
05:02Mais on est à 8% depuis...
05:04Ça ne bouge pas tant.
05:05Ça fait 5 trimestres que le chômage augmente.
05:07Non, mais encore une fois, je veux bien que tout aille bien dans le meilleur des mondes.
05:12Mais non, l'économie française n'est pas solide.
05:14En plus, elle n'a aucun moyen de riposter à toutes ces agressions de l'environnement international.
05:19Notamment parce que, vous avez raison, les finances publiques sont désastreuses.
05:22Et donc, quand vous allez mettre ça bout à bout avec des engrais,
05:26des boîtes qui ne peuvent pas produire, etc.
05:28La perspective du budget de 2027, qui va être un psychodrame,
05:31parce que 2026 à côté, c'était rien.
05:34Donc, voilà.
05:34Ça va être une année.
05:36Si jamais on fait 0,5% de croissance, ce sera le bout du monde.
05:39Les Anglais, on reparlera avec Sébastien Martin,
05:41le ministre délégué chargé de l'Industrie,
05:42qui viendra débriefer les annonces du Premier ministre d'hier.
05:45Il sera avec nous à 7h45.
05:46Sous-titrage ST' 501,
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