00:00Quelles sont les intentions des Américains sur l'OTAN ?
00:03Il y a une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN en Suède.
00:07Le secrétaire d'État Marco Rubio sera bien présent, Mathilde Chaménal.
00:11En tout cas, pour l'instant, les Américains sont toujours aussi fâchés contre les Européens,
00:15notamment qui refusent de participer à la guerre contre l'Iran.
00:18Oui, Marco Rubio multiplie les critiques contre les pays de l'OTAN.
00:22Juste avant son départ pour la Suède, il a déclaré que les pays qui refusent de soutenir les États-Unis
00:26dans le Golfe
00:27ne méritent pas de faire partie de l'Alliance.
00:30Il vise spécifiquement l'Espagne, qui a refusé d'autoriser les États-Unis à utiliser ses bases
00:35dans le cadre d'opérations contre l'Iran.
00:38Donald Trump a été très déçu par cette attitude.
00:40Le secrétaire d'État américain évoque aussi hier un réexamen de la relation entre les États-Unis et l'OTAN.
00:47La question de fond, c'est le niveau de désengagement potentiel des États-Unis en Europe.
00:52Là, on craint des décisions un peu violentes.
00:55Oui, selon les sources de Reuters, Washington se prépare à annoncer aux alliés
00:59qu'ils vont réduire l'ensemble des capacités militaires américaines en Europe.
01:03Marco Rubio pourrait notamment annoncer aujourd'hui une diminution de la cavalerie,
01:08c'est-à-dire des renforts américains mobilisables en moins de 180 jours en cas de conflit en Europe.
01:13Mais pour le moment, il n'a pas annoncé de retrait supplémentaire de troupes
01:17parmi les 80 000 soldats américains stationnés sur le vieux continent.
01:21Les États-Unis annoncent même hier l'envoi de 5 000 troupes supplémentaires en Pologne
01:25en raison de la bonne relation entre l'administration Trump et le président polonais nationaliste Karol Navrochi.
01:32En réalité, les États-Unis menacent l'OTAN et laissent planer le doute sur leur désengagement en Europe,
01:38comme ils l'ont fait ces derniers mois et ces dernières années,
01:41récompensant d'un côté les pays qui sont dans leur bonne grâce comme la Pologne
01:44et punissant de l'autre les pays qui les contrarient,
01:47comme l'Allemagne où le retrait de troupes américaines cette semaine
01:50est lié aux critiques du chancelier Friedrich Merz sur la guerre en Iran.
01:54Alors que répond l'OTAN ?
01:55De son côté, Marc Routteux, le secrétaire général de l'Alliance,
01:59continue d'essayer à la fois de satisfaire les demandes américaines
02:02et de réduire la dépendance aux États-Unis.
02:05Il dénonçait hier les nombreux pays de l'OTAN
02:08qui ne consacrent pas assez de moyens financiers pour l'Ukraine
02:11et demandent aux pays membres d'investir plus dans leur défense.
02:14Et il n'est pas le seul.
02:16Le Premier ministre suédois qui accueille cette réunion de l'OTAN aujourd'hui
02:20déclarait « Nous sommes pleinement conscients
02:23que l'Europe doit augmenter ses dépenses et renforcer ses capacités militaires.
02:27En Suède, nous sommes déterminés à jouer notre rôle
02:29et à atteindre l'objectif de 5% de dépenses de défense d'ici 2030. »
02:34Selon des diplomates, Marc Routteux s'apprête aussi
02:36à annoncer plusieurs contrats d'armement avec les États-Unis.
02:40Et au-delà de ces investissements,
02:42l'administration Trump pousse aussi pour une participation de l'OTAN
02:45au déblocage du détroit d'Hormuz.
02:47Pour le moment, aucune décision n'a été prise.
02:49J'y réfléchis, assure le commandant suprême des forces de l'OTAN.
02:53Merci beaucoup Mathilde Chaminade.
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