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  • il y a 16 heures
Ce vendredi 22 mai, dans sa chronique, Mathilde Chaminade a parlé de la réunion en Suède autour de l'Otan, une occasion pour les ministres des Affaires étrangères des pays européens de sonder en profondeur les intentions de l'administration Trump. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Quelles sont les intentions des Américains sur l'OTAN ?
00:03Il y a une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN en Suède.
00:07Le secrétaire d'État Marco Rubio sera bien présent, Mathilde Chaménal.
00:11En tout cas, pour l'instant, les Américains sont toujours aussi fâchés contre les Européens,
00:15notamment qui refusent de participer à la guerre contre l'Iran.
00:18Oui, Marco Rubio multiplie les critiques contre les pays de l'OTAN.
00:22Juste avant son départ pour la Suède, il a déclaré que les pays qui refusent de soutenir les États-Unis
00:26dans le Golfe
00:27ne méritent pas de faire partie de l'Alliance.
00:30Il vise spécifiquement l'Espagne, qui a refusé d'autoriser les États-Unis à utiliser ses bases
00:35dans le cadre d'opérations contre l'Iran.
00:38Donald Trump a été très déçu par cette attitude.
00:40Le secrétaire d'État américain évoque aussi hier un réexamen de la relation entre les États-Unis et l'OTAN.
00:47La question de fond, c'est le niveau de désengagement potentiel des États-Unis en Europe.
00:52Là, on craint des décisions un peu violentes.
00:55Oui, selon les sources de Reuters, Washington se prépare à annoncer aux alliés
00:59qu'ils vont réduire l'ensemble des capacités militaires américaines en Europe.
01:03Marco Rubio pourrait notamment annoncer aujourd'hui une diminution de la cavalerie,
01:08c'est-à-dire des renforts américains mobilisables en moins de 180 jours en cas de conflit en Europe.
01:13Mais pour le moment, il n'a pas annoncé de retrait supplémentaire de troupes
01:17parmi les 80 000 soldats américains stationnés sur le vieux continent.
01:21Les États-Unis annoncent même hier l'envoi de 5 000 troupes supplémentaires en Pologne
01:25en raison de la bonne relation entre l'administration Trump et le président polonais nationaliste Karol Navrochi.
01:32En réalité, les États-Unis menacent l'OTAN et laissent planer le doute sur leur désengagement en Europe,
01:38comme ils l'ont fait ces derniers mois et ces dernières années,
01:41récompensant d'un côté les pays qui sont dans leur bonne grâce comme la Pologne
01:44et punissant de l'autre les pays qui les contrarient,
01:47comme l'Allemagne où le retrait de troupes américaines cette semaine
01:50est lié aux critiques du chancelier Friedrich Merz sur la guerre en Iran.
01:54Alors que répond l'OTAN ?
01:55De son côté, Marc Routteux, le secrétaire général de l'Alliance,
01:59continue d'essayer à la fois de satisfaire les demandes américaines
02:02et de réduire la dépendance aux États-Unis.
02:05Il dénonçait hier les nombreux pays de l'OTAN
02:08qui ne consacrent pas assez de moyens financiers pour l'Ukraine
02:11et demandent aux pays membres d'investir plus dans leur défense.
02:14Et il n'est pas le seul.
02:16Le Premier ministre suédois qui accueille cette réunion de l'OTAN aujourd'hui
02:20déclarait « Nous sommes pleinement conscients
02:23que l'Europe doit augmenter ses dépenses et renforcer ses capacités militaires.
02:27En Suède, nous sommes déterminés à jouer notre rôle
02:29et à atteindre l'objectif de 5% de dépenses de défense d'ici 2030. »
02:34Selon des diplomates, Marc Routteux s'apprête aussi
02:36à annoncer plusieurs contrats d'armement avec les États-Unis.
02:40Et au-delà de ces investissements,
02:42l'administration Trump pousse aussi pour une participation de l'OTAN
02:45au déblocage du détroit d'Hormuz.
02:47Pour le moment, aucune décision n'a été prise.
02:49J'y réfléchis, assure le commandant suprême des forces de l'OTAN.
02:53Merci beaucoup Mathilde Chaminade.
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