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00:00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:06Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 20 mai 2026.
00:00:11C'est une 26, c'est une journée lourde en actualité, elle est tous les jours
00:00:19et aujourd'hui on va tenter de la décrypter avec plus de pertinence et plus de précision que jamais
00:00:25parce que ce sont des sujets épineux à mes côtés, Albin Techeïla.
00:00:30Bonjour Perico, bonjour à tous.
00:00:31Ça s'écrit Texera mais ça se prononce Techeïla.
00:00:33Toujours, de manière originale.
00:00:35Voilà la sagesse portugaise, la tramontane ou le cerce qui nous vient des Pyrénées avec Julien Delmas
00:00:42qui souffle du génie sur cette émission qu'il réalise avec une dextérité incomparable
00:00:50et puis l'inévitable ou incontournable ou irremplaçable, il fera ce qu'il voudra avec,
00:00:55je lui laisse le choix, Emmanuel Galasso, grâce à qui vous pouvez nous contacter au 0826 300 300.
00:01:03Il y a les numéros du loto qui rapportent de temps en temps d'argent
00:01:05et puis il y a le 0826 300 300 qui vous importe de la vérité, du parlons vrai et du
00:01:11bonheur.
00:01:11Et puis le petit Elvin, il est gentil Elvin, quand il est sage, parce qu'il n'est pas toujours
00:01:15sage,
00:01:16il se fait gronder par Patrick Roger quelquefois.
00:01:19Mais pas souvent, pas souvent parce qu'il rentre vite dans le rang.
00:01:22Et c'est lui qui met sur le web tout ce qu'on dit ici.
00:01:25Voilà cette espèce de, vous voyez, cette effusion d'humeur, de sentiments, de ressentis.
00:01:31Eh bien il vous les décrypte et il vous les met noir sur blanc.
00:01:34Un génie incompris.
00:01:35Ah non, non, mais c'est extraordinaire.
00:01:37On fait une osmose entre l'émission et le web grâce à Elvin et puis à Gérald Mathieu aussi évidemment
00:01:43qui est très très important.
00:01:45Aujourd'hui nous allons parler de loi d'urgence agricole.
00:01:48J'en avais déjà dit un mot hier parce que je me doutais que ça allait mal se passer.
00:01:52Mais le feu aux campagnes, il faut parler de recul historique en matière d'environnement.
00:01:57Comme m'avait dit un agriculteur que nous avions eu à l'antenne.
00:02:01Fabrice, je crois, tout n'est pas à jeter.
00:02:03Et tout n'est jamais totalement à jeter.
00:02:05Mais là il y a un recul en matière d'environnement.
00:02:08Un recul colossal et tragique à la fois.
00:02:11Nous entendrons le coup de gueule de Bertrand Vanto que nous entendons souvent sur cette antenne.
00:02:16Président de la coordination rurale qui témoignera de la colère paysanne face aux décisions de madame Gennevard
00:02:23qui m'a l'air bien bien dépassée par son sujet.
00:02:26Le budget 2026, un de nos confrères, une de nos collègues radio parle de canard, titre de canard sans tête.
00:02:35Le canard sans tête, j'en ai vu, le canard il continue à bouger.
00:02:38Il faut lui courir derrière, mais c'est plus embêtant parce qu'il ne sait pas où il va.
00:02:41Donc le budget 2026 serait déjà avoué à l'échec.
00:02:45Le Premier ministre, M. Lecornu, Sébastien Lecornu, parle de 6 à 8 milliards d'économies supplémentaires.
00:02:52Nous aurons l'avis du grand Marc Toiti, économiste et conseiller chez Eutoro,
00:02:56qui va nous expliquer le pourquoi et le comment de ce fiasco budgétaire.
00:03:00On savait que c'en était un.
00:03:01Il va nous dire pourquoi c'est un petit peu plus grave que prévu, un peu plus embêtant.
00:03:04Et puis il y a une crise de logement en France, on ne vous l'apprend rien.
00:03:07Une vraie crise du logement.
00:03:10Bien sûr qu'elle est traitée, mais pas souvent à hauteur de l'importance qu'elle représente.
00:03:14Et nous aurons pendant une heure avec nous, de 13 à 14 heures, David Desquinville,
00:03:20qui est un journaliste spécialisé dans les questions de logement,
00:03:24auteur du livre noir du logement, ce scandale qui nous concerne tous, aux éditions Asma Michel.
00:03:29Et David Desquinville nous expliquera pourquoi ce fiasco est dû bien plus à une incompétence bureaucratique,
00:03:39un excès bureaucratique qu'à un manque de moyens.
00:03:41Et puis Albin, il y a quelques infos, bien entendu, sur l'immigration notamment.
00:03:46Le dernier bilan migratoire en France qui est tombé, on va faire un petit point dessus.
00:03:50Une petite histoire dans l'actu judiciaire un peu folle qui se passe actuellement.
00:03:55Et puis on va aussi évoquer exactement vos fuites de données.
00:03:59On va savoir qu'est-ce qui se passe réellement,
00:04:01parce que depuis ces dernières semaines,
00:04:03beaucoup de fuites de données arrivent dans l'actualité.
00:04:12Eh bien, je vais vous parler d'un jeune homme qui s'appelait Ruben Torres,
00:04:17qui est un Hondurien, qui avait trouvé refuge en France
00:04:20parce que son frère au Honduras avait dénoncé un responsable d'un gang.
00:04:25Et ils avaient dit, si on trouve ton frère, on le tue.
00:04:28Et il avait menacé de le tuer.
00:04:30Si je te revois, avait dit le chef de gang au frère, à Ruben,
00:04:33au frère de celui qui s'est réfugié en France,
00:04:35je te tue.
00:04:36Donc, Ruben Torres a fui le Honduras,
00:04:40est venu se réfugier en France où son frère travaille à Bordeaux.
00:04:44Il a fait une demande en bonne et due forme de résidence
00:04:47pour avoir un titre de séjour qui lui a été refusé.
00:04:50La procédure s'est aggravée.
00:04:51Il a été donc frappé d'une obligation de quitter le territoire français.
00:04:55C'est un jeune homme de 37 ans.
00:04:57C'est quelqu'un qui, intellectuellement, avait un certain niveau,
00:05:00qui parlait bien le français, qui voulait s'intégrer.
00:05:02Il avait trouvé un travail dans la restauration à titre provisoire
00:05:05avant de trouver un boulot officiel.
00:05:08Et l'OQTF est tombé.
00:05:09Malgré tous les recours qu'il a fait,
00:05:11il a vu expliquer qu'il était en danger.
00:05:12Et bien, la justice française a été intraitable.
00:05:17Et il a donc été frappé d'un OQTF.
00:05:20Et lui, contrairement à d'autres,
00:05:22il ne s'est pas maintenu alors qu'il aurait pu rester.
00:05:24C'est quelqu'un qui, semble-t-il,
00:05:26je parle sous toute réserve,
00:05:27son avocat pourra, maître Cazot,
00:05:31pourra nous appeler, s'il veut,
00:05:32Pierre-Antoine Cazot, qui a suivi ce dossier.
00:05:35Je l'invite à nous appeler,
00:05:36aujourd'hui éventuellement,
00:05:37ou à nous appeler à venir, à témoigner sur Sud Radio.
00:05:39J'ai vraiment envie d'avoir son avis,
00:05:41parce que c'est tellement épouvantable
00:05:42que je voudrais avoir le fin mot de l'affaire.
00:05:45Et donc, Ruben Torres,
00:05:47considérant que l'OQTF était quelque chose qui l'obligeait,
00:05:50il ne voulait pas rester en France dans une situation illégale,
00:05:52il ne pouvait pas trouver de travail à cause de l'OQTF.
00:05:54Il a dit, bon, ce que je vais faire,
00:05:55je vais repartir en Honduras,
00:05:56malgré le danger que ça suppose,
00:05:59et je referai une demande du Honduras
00:06:00pour revenir en beau déduforme,
00:06:01pour respecter les procédures.
00:06:04Et un mois après son retour, au mois de mars,
00:06:06et bien sa mère l'a trouvé mort au fond d'un ravin.
00:06:10En quête de police de Honduras,
00:06:11la police, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'en France,
00:06:14et la police a conclu un accident.
00:06:16Or, il y avait bien une menace de mort.
00:06:17Donc, c'est pour ça que je parle en toute prudence.
00:06:19Il y a peut-être eu un accident, en effet,
00:06:21mais enfin, c'est curieux,
00:06:22un mois après son retour,
00:06:23on le trouve mort au fond d'un ravin,
00:06:24alors qu'il avait été menacé par un gang du Honduras.
00:06:28Je veux seulement dire
00:06:29qu'il y a tellement de gens
00:06:30qui sont frappés par les OQTF,
00:06:32qui ne le respectent pas,
00:06:33qui restent en France.
00:06:34Et mon coup de gueule, c'est quoi ?
00:06:36C'est renvoyé au Honduras,
00:06:38il y trouve la mort,
00:06:39alors que les salauds sous OQTF
00:06:40restent peinards en France.
00:06:41Voilà.
00:06:42Alors, il y a des problèmes de passeport consulaire
00:06:43qui ne sont pas accordés.
00:06:44Donc, nous avons des tas de gens dangereux,
00:06:47agressifs,
00:06:47qui méritent de ne plus être en France,
00:06:49qui y restent en toute impunité,
00:06:50et ils ne sont pas quelques-uns.
00:06:52Et on a quelqu'un qui, semble-t-il,
00:06:53a voulu respecter les codes de la loi
00:06:55et les codes de la justice
00:06:57qui est rentré dans son pays au Honduras,
00:06:59et il y a trouvé la mort.
00:07:00Donc, je voudrais qu'on entende
00:07:01la déclaration de la préfète,
00:07:06madame la préfète de la région,
00:07:09la nouvelle région Nouvelle-Aquitaine.
00:07:11Voilà.
00:07:11L'Office français pour la protection des réfugiés
00:07:14n'a pas donné suite à sa demande,
00:07:15considérant qu'il n'y avait pas assez de preuves
00:07:17dans son récit.
00:07:18Il a fait appel,
00:07:19la cour a confirmé
00:07:20que le préfet l'a invité à quitter le territoire,
00:07:23et il est reparti un an après,
00:07:25en demandant une aide au retour
00:07:26qui lui a été accordée.
00:07:28Voilà ce que disait la préfète de région
00:07:31de la Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux.
00:07:33Elle venait d'arriver,
00:07:34donc je pense que sa voix prouve
00:07:36qu'elle est un peu gênée.
00:07:38Sophie Broca,
00:07:40elle aussi,
00:07:41si elle veut nous appeler,
00:07:42ou si on peut la contacter,
00:07:43entre l'avocat,
00:07:44entre Pierre-Antoine Cazot et Sophie Broca,
00:07:46nous aimerions en savoir plus.
00:07:48Si c'est vraiment,
00:07:49si vraiment il est reparti là-bas,
00:07:50que son dossier était valable,
00:07:51qu'il avait vraiment une menace de mort,
00:07:53et qu'il y repart pour retrouver la mort.
00:07:55Là, je pense qu'il y a un vrai scandale,
00:07:57pas un scandale d'État,
00:07:58mais un scandale qui mérite d'être signalé aux médias.
00:07:59Ce soir, à 18h30,
00:08:01sur le parvis des droits de l'homme à Bordeaux,
00:08:02il y a une réunion,
00:08:04voilà,
00:08:05une manifestation en soutien
00:08:06et en protestation
00:08:07contre ce qui est arrivé.
00:08:08Donc,
00:08:08les OQTF,
00:08:09bien sûr qu'il faut les appliquer.
00:08:10Quand elles tombent sur quelqu'un
00:08:11qui ne méritait peut-être pas de mourir,
00:08:13je trouve que la République
00:08:14s'en trouve affaiblie.
00:08:15Tout de suite,
00:08:16nous allons évoquer
00:08:17la loi d'urgence agricole.
00:08:19Elle est arrivée hier
00:08:20à l'Assemblée nationale
00:08:21et elle a provoqué
00:08:21des débats très discutés,
00:08:24très houleux
00:08:25entre les députés.
00:08:26Mais que pensent
00:08:26les syndicats
00:08:27de cette loi d'urgence agricole ?
00:08:29Nous allons en parler
00:08:30tout de suite
00:08:30avec Bertrand Venteau,
00:08:32président de la Coordination Rurale.
00:08:33Et vous pouvez nous appeler
00:08:35au 0826 300 300.
00:08:39Midi 14h,
00:08:40Sud Radio,
00:08:41la France dans tous ses états,
00:08:43le fait du jour.
00:08:44Au cœur de l'actualité,
00:08:46cette loi d'urgence agricole
00:08:48qui avait pour but
00:08:48de calmer la colère agricole
00:08:51qu'on a beaucoup exprimée
00:08:53à l'antenne.
00:08:54Hier,
00:08:54il y a eu des débats
00:08:55très houleux
00:08:56à l'Assemblée nationale.
00:08:57Mais que pensent réellement
00:08:58les syndicats
00:08:59de cette loi d'urgence agricole ?
00:09:01Nous sommes avec Bertrand Venteau,
00:09:03président de la Coordination Rurale.
00:09:04Bonjour Bertrand Venteau.
00:09:05Bonjour.
00:09:06Bonjour Bertrand Venteau.
00:09:07Merci d'être ici
00:09:08en direct en studio
00:09:09sur Sud Radio
00:09:10pour parler.
00:09:11Je vous ai très souvent eu
00:09:12depuis l'année dernière
00:09:13puisque l'actualité agricole
00:09:14est douloureuse
00:09:15et revient souvent
00:09:16sur le devant de la scène.
00:09:17Là, nous avons une loi
00:09:17d'urgence agricole.
00:09:19Oui,
00:09:19on aurait bien voulu
00:09:20que l'urgence soit prise
00:09:22en considération différemment
00:09:23qu'avec les critères
00:09:24que Mme Andy Gennevar
00:09:24a retenus.
00:09:27il faut parler
00:09:28en voyant cette loi
00:09:29il faut parler
00:09:29de recul historique
00:09:30en matière d'environnement
00:09:31notamment.
00:09:32Alors bon,
00:09:34certains agriculteurs
00:09:35me disent
00:09:35attention,
00:09:35tout n'est pas ajouté
00:09:36dans cette loi
00:09:37ce qui est en général
00:09:38le cas dans une loi
00:09:38tout n'est pas ajouté.
00:09:39En revanche,
00:09:40les aspects négatifs
00:09:42et inacceptables
00:09:42de cette loi d'urgence
00:09:43sont tout à fait
00:09:46scandaleux.
00:09:46Comment se fait-il
00:09:47que le gouvernement
00:09:48puisse faire preuve
00:09:49d'autant de cynisme
00:09:51en obéissant
00:09:52strictement aux consignes
00:09:53de la FNSEA ?
00:09:54Là,
00:09:54c'est clair et net.
00:09:56Alors,
00:09:57il faut être honnête aussi
00:09:58la loi d'urgence
00:09:59c'est une loi
00:10:00qu'a prôné
00:10:01la FNSEA
00:10:02il y a quand même
00:10:03des volets
00:10:03qui peuvent être
00:10:04positifs dedans
00:10:04pour les producteurs
00:10:06en particulier
00:10:06en rendant
00:10:08une certaine liberté
00:10:09en particulier
00:10:09sur l'eau
00:10:10sur la prédation
00:10:11et sur les moyens
00:10:11de production
00:10:12parce que
00:10:12si aujourd'hui
00:10:13on veut retrouver
00:10:14l'autonomie
00:10:14et l'autosuffisance alimentaire
00:10:16il y a un gros travail
00:10:17à faire
00:10:17parce que malgré tout
00:10:18l'écologie punitive
00:10:20et décroissante
00:10:20nous a enfermés
00:10:21dans un carcan français
00:10:22donc pour détricoter
00:10:2430 ou 40 ans
00:10:24de déproduction
00:10:25et de choses
00:10:26qui nous ont entravés
00:10:27il y a quelques points
00:10:28dans cette loi
00:10:28qui sont quand même
00:10:28assez intéressants
00:10:29sur le volet haut
00:10:31alors il manque
00:10:32quelque chose dedans
00:10:32c'est le recours
00:10:34aux produits phytosanitaires
00:10:35qui ont été
00:10:36interdits
00:10:37parce que la vraie question
00:10:38qu'il y a derrière
00:10:38c'est comment on nourrit
00:10:40la classe moyenne française
00:10:41parce qu'aujourd'hui
00:10:42c'est très bien
00:10:43la montée en gamme
00:10:44il en faut
00:10:44il n'y a pas de sujet
00:10:45j'ai vu la tribune
00:10:47des 50 restaurateurs
00:10:49de haut niveau
00:10:50qui défendent ça
00:10:51mais sauf que tout le monde
00:10:52aujourd'hui ne peut pas
00:10:52se payer
00:10:53le label
00:10:53le bio
00:10:54et ainsi de suite
00:10:55donc si on ne reproduit pas
00:10:56aujourd'hui
00:10:57si on ne reproduit pas
00:10:58aujourd'hui
00:10:58du porc
00:10:59du lait
00:11:00de la viande
00:11:01et aussi certaines productions
00:11:02végétales spécialisées
00:11:04pour que la classe moyenne
00:11:05puisse la consommer
00:11:06ça veut dire
00:11:07qu'elle viendra d'ailleurs
00:11:07avec des produits
00:11:08qui sont bien plus dangereux
00:11:10que ceux que peuvent utiliser
00:11:12aujourd'hui
00:11:12ou qui ne peuvent plus utiliser
00:11:13d'ailleurs
00:11:14les agriculteurs français
00:11:15pour autant
00:11:16cette loi d'urgence
00:11:17n'encourage pas
00:11:18la production de qualité
00:11:19et qui dit production de qualité
00:11:21ne veut pas dire
00:11:21production élitiste
00:11:22réservée à des gens
00:11:23qui ont les moyens
00:11:23production de qualité
00:11:25c'est une production française
00:11:26qui est protégée
00:11:27contre les importations
00:11:28d'aliments
00:11:29dont l'élaboration
00:11:31ne respecte pas
00:11:31les codes européens
00:11:32et donc la réponse
00:11:33du gouvernement
00:11:33en lisant cette loi
00:11:35de dire
00:11:35on va faire du productivisme
00:11:37comme ça
00:11:38on va s'aligner
00:11:38sur les autres pays
00:11:40là de ce côté là
00:11:41c'est dommage
00:11:42quand même
00:11:42d'avoir cette vision là
00:11:43au lieu de protéger
00:11:44l'agriculture française
00:11:45par des taxes
00:11:46ou des mesures
00:11:46de restriction d'importation
00:11:48on dit non non
00:11:49élargissons le productivisme
00:11:50revenons aux consignes
00:11:51de la FDSEA
00:11:52faisons de l'industrie agricole
00:11:54on sera comme ça
00:11:54compétitif
00:11:55sur le marché international
00:11:56après il ne faut pas
00:11:57se mentir non plus
00:11:58on a besoin d'un tissu
00:11:59industriel
00:11:59pour pouvoir produire
00:12:00et que ce soit accessible
00:12:01pour les classes moyennes
00:12:02donc je le répète
00:12:04oui mais qualitative
00:12:05qualitative
00:12:05oui mais aujourd'hui
00:12:07il n'y a pas de sujet
00:12:07à avoir là dessus
00:12:08parce que
00:12:08tout ce qui va être produit
00:12:10par exemple
00:12:12prenons de la volaille
00:12:12qui serait produit
00:12:13dans un bâtiment
00:12:14qu'on peut qualifier
00:12:15d'industriel
00:12:16elle n'aura jamais rien à voir
00:12:18en termes de qualité
00:12:18avec du poulet ukrainien
00:12:20ou brésilien
00:12:20oui mais comment se protège
00:12:21tant du poulet ukrainien ?
00:12:22alors après
00:12:23il y a une autre réflexion
00:12:24à avoir
00:12:24le vrai sujet
00:12:25c'est que la politique
00:12:25agricole commune
00:12:26elle est défaillante
00:12:27parce qu'elle ne nous protège plus
00:12:28elle ne nous protège plus
00:12:29parce qu'on n'a plus produit
00:12:31et parce qu'aujourd'hui
00:12:32il faut inciter les producteurs
00:12:33par une politique
00:12:34de soutien des prix
00:12:34et de l'acte de production
00:12:36à reproduire en Europe
00:12:37et en France
00:12:38sauf qu'aujourd'hui
00:12:39la France est encore
00:12:40plus mauvais élève
00:12:40que les pays européens
00:12:42parce qu'on le voit bien
00:12:43sur la balance commerciale
00:12:45agricole
00:12:46on est déficitaire
00:12:46il faut remettre une PAC
00:12:48comme elle était avant 92
00:12:49qui nous garantit
00:12:51l'autosuffisance alimentaire
00:12:52mais aussi bien en Europe
00:12:53qu'en France
00:12:53et qui nous sert
00:12:54à nous protéger
00:12:55le protectionnisme
00:12:55ce n'est pas un gros mot
00:12:56pas du tout
00:12:57aujourd'hui on le voit
00:12:58sur l'armement
00:12:59des choses se font
00:13:00sur l'énergie
00:13:00des choses se font
00:13:01et la souveraineté
00:13:02doit être également
00:13:03il y a cette provolée
00:13:04il faut être armé
00:13:06il faut avoir de l'énergie
00:13:08et il faut avoir
00:13:08de l'alimentation
00:13:09pour que les peuples
00:13:10ne soient pas vulnérables
00:13:11et aujourd'hui
00:13:11il y a un vrai sujet
00:13:12alors effectivement
00:13:13il y a la place
00:13:13pour de la qualité
00:13:14mais la place aussi
00:13:15pour revenir à un acte
00:13:17de production
00:13:17la PAC est défaillante
00:13:19depuis bientôt
00:13:19plus de 30 ans
00:13:20parce qu'elle nous a enfermés
00:13:22et on doit revenir
00:13:22à des fondamentaux
00:13:23la souveraineté alimentaire
00:13:24de l'Europe
00:13:25et de la France
00:13:25doivent primer
00:13:26et je dois même dire
00:13:27que si l'Europe
00:13:28ne veut pas aller là-dedans
00:13:29la France devrait faire
00:13:30preuve de dire
00:13:31on va renationaliser la PAC
00:13:33et cette PAC-là
00:13:34va nous servir à produire
00:13:35mais si jamais
00:13:36on n'a pas un cadre européen
00:13:38qui nous dit
00:13:38aujourd'hui
00:13:39on va soutenir
00:13:40le producteur de céréales
00:13:40le producteur de lait
00:13:42le producteur de viande
00:13:43et l'OMC
00:13:44aujourd'hui
00:13:44c'est fini
00:13:45on s'en fout
00:13:46on se soit dessus
00:13:46comme font les autres
00:13:47l'agriculture française
00:13:49va mourir
00:13:49et l'agriculture européenne
00:13:50va mourir
00:13:51mais Bertrand Vanto
00:13:52quand j'entends le mot
00:13:53loi d'urgence
00:13:53c'est à ce genre de mesure
00:13:55que je m'attends
00:13:56bien entendu
00:13:56de protéger nos agriculteurs
00:13:57en priorité
00:13:58le mot quantité
00:13:59n'est absolument pas
00:14:00incompatible avec qualité
00:14:01ça ce sont des lubies
00:14:02voilà
00:14:02on peut avoir à grande échelle
00:14:04et la France l'a prouvé
00:14:04elle est peut-être celle
00:14:05qui d'ailleurs a le plus prouvé
00:14:06qu'on pouvait avoir
00:14:07une culture extensive
00:14:08sans que ça soit
00:14:09du productivisme intègre
00:14:11et produire à grande quantité
00:14:12en respectant
00:14:12des normes environnementales
00:14:14et qualitatives
00:14:14on l'a vu dans la volaille
00:14:16je pense tout simplement
00:14:17au poulet de loué
00:14:17qui est une référence
00:14:18voilà
00:14:19et c'est du bon poulet
00:14:20de ferme en liberté
00:14:21et c'est pourtant produit
00:14:22à grande échelle
00:14:23mais avec une éthique
00:14:24avec des codes
00:14:24je pensais que la loi d'urgence
00:14:26et je pensais moi
00:14:27tous les agriculteurs concernés
00:14:28pensaient que cette loi d'urgence
00:14:30priviligérait
00:14:31une forme de protection
00:14:32tout simplement
00:14:33et Bertrand Venteau
00:14:34vous l'avez souligné
00:14:35il y avait en Europe
00:14:36la préférence communautaire
00:14:37on se servait d'abord
00:14:38à l'intérieur du marché commun
00:14:39si on ne trouvait pas
00:14:40cette qualité à ce prix-là
00:14:41éventuellement
00:14:42on pouvait se fournir ailleurs
00:14:43mais priorité
00:14:44au marché européen
00:14:45et là on l'a totalement oublié
00:14:46l'acte unique de 1986
00:14:47a ouvert
00:14:48a jeté en pâture
00:14:49l'agriculture française
00:14:50à la concurrence mondiale
00:14:52déloyale et faussée
00:14:53et effectivement
00:14:53cette loi d'urgence
00:14:54ne répare rien
00:14:55elle ne va pas réparer rien
00:14:57mais elle fait partie
00:14:57d'un arsenal
00:14:58qui sont
00:14:58loi du plan 1
00:14:59loi du plan 2
00:15:00et loi d'urgence
00:15:01qui peuvent permettre
00:15:02de libérer quelques carcans
00:15:03où on avait été enfermé
00:15:05par l'écologie décroissante
00:15:06et la partie
00:15:07effectivement
00:15:08réglementaire
00:15:09et législative
00:15:09franco-française
00:15:10mais c'est un combat
00:15:11de longue haleine
00:15:12effectivement
00:15:13elle ne répond pas
00:15:14à une sorte de protectionnisme
00:15:15intelligent
00:15:16bon
00:15:17la FNSE a dit
00:15:20cette loi
00:15:20une fois de plus
00:15:21va nous sauver
00:15:22et compagnie
00:15:23en fait
00:15:23on voit bien
00:15:24vu les débats parlementaires
00:15:25ce qui s'est passé
00:15:26c'est que vous avez deux blocs
00:15:27un bloc qui veut
00:15:28quelque part
00:15:29essayer de libérer
00:15:30ce qui a été fait depuis 30 ans
00:15:31vous avez un autre
00:15:31qui s'y oppose
00:15:32donc c'est une foire d'empoigne
00:15:33et voilà
00:15:34et en tout cas
00:15:35moi ce que je dois dire
00:15:35c'est que par rapport
00:15:36à toutes ces lois-là
00:15:37on va scruter avec attention
00:15:39le vote des députés
00:15:40le sénateur
00:15:41sera peut-être notre sujet
00:15:42et je vous promets
00:15:43que l'ACR
00:15:45appellera à faire battre
00:15:46ceux des députés
00:15:46qui sont dans notre graal
00:15:47qui auront voté
00:15:47contre la loi d'urgence agricole
00:15:50même si elle est un peu
00:15:52il faut être honnête
00:15:52vous ne la prenez
00:15:54pas en totalité
00:15:55vous ne retenez
00:15:55que ce qui est positif
00:15:56il y a des aspects possibles
00:15:57dans cette loi
00:15:58bien sûr
00:15:58il y a plusieurs volets
00:15:59il y a plusieurs choses
00:15:59mais si vous voulez
00:16:00déjà il y avait trois volets
00:16:01à l'origine
00:16:02qui étaient l'eau
00:16:03les moyens de production
00:16:04et la prédation
00:16:05la FNSEA a voulu mettre
00:16:06un fourre-tout dedans
00:16:07qu'il s'agit du foncier
00:16:09des contrats d'avenir
00:16:10qui sont voilà
00:16:10donc déjà
00:16:12à vouloir suramender
00:16:13mettre plein de choses
00:16:13dans une loi
00:16:14au bout d'un moment
00:16:15on perd le corps de la loi
00:16:16donc c'est un sujet
00:16:17mais malgré tout
00:16:18je le dis et je le répète
00:16:19on va regarder
00:16:20avec attention
00:16:21le vote des députés
00:16:22et on appellera
00:16:24aux législatives prochaines
00:16:25tous ceux qui ont voté
00:16:26contre cette loi
00:16:26à les faire battre
00:16:27en zone rurale
00:16:28il est clair
00:16:28qu'en zone urbaine
00:16:29on va avoir du mal
00:16:29à mobiliser l'électorat
00:16:30mais en zone rurale
00:16:31on a quand même encore
00:16:32un peu de poids
00:16:33il vous reste encore
00:16:33un petit peu d'influence
00:16:35on sait aujourd'hui
00:16:36que la PAC
00:16:36est notamment attribuée
00:16:37à la superficie
00:16:38c'est-à-dire que
00:16:39plus on a de superficie
00:16:40plus on a de surface agricole
00:16:42en activité
00:16:42plus on touche
00:16:43est-ce qu'on pourrait repenser
00:16:45ce code
00:16:46qui est totalement aberrant
00:16:47il faut revenir
00:16:48à la PAC
00:16:49d'avant 92
00:16:50cette loi d'urgence
00:16:51t'en dit rien
00:16:51vous êtes d'accord
00:16:52ah oui
00:16:52sur du franco-français
00:16:53mais malgré tout
00:16:54il y a une problématique
00:16:55mais il faut revenir
00:16:56à une PAC
00:16:56qui soutient la production
00:16:59et le revenu des agriculteurs
00:17:00par un prix
00:17:00et quand on aura fait ça
00:17:02on aura réglé
00:17:04tous les problèmes
00:17:05qui sont liés à ça
00:17:05si vous soutenez
00:17:06les gens qui produisent
00:17:08vous allez soutenir
00:17:09les paysans
00:17:09qu'ils soient petits
00:17:10gros ou moyens
00:17:11et vous n'allez pas aller
00:17:12sauver
00:17:13je ne sais pas
00:17:14mais disons que
00:17:16des détenteurs de fonciers
00:17:18qui peuvent mettre
00:17:18jusqu'à être
00:17:19des intérêts étrangers
00:17:20il y a eu
00:17:21deux
00:17:22trois lois égalimes
00:17:23la première
00:17:24dans le premier texte
00:17:26était non seulement
00:17:27acceptable
00:17:27mais elle était
00:17:28prometteuse
00:17:29elle a été retouchée
00:17:30d'une façon un peu
00:17:31sournoise
00:17:31on a eu quelque chose
00:17:32qui n'aboutit à rien
00:17:33Julien Denormandie
00:17:34fait une loi
00:17:35égalime 2
00:17:36aujourd'hui la loi
00:17:37d'urgence agricole
00:17:38c'est après d'autres lois
00:17:40après la loi du plomb
00:17:40qu'est-ce qui se passe
00:17:41dans ce pays ?
00:17:42Est-ce qu'on veut crever
00:17:43que nos paysans crèvent
00:17:44parce que l'important
00:17:45c'est que vous viviez
00:17:46de votre travail
00:17:46que vous ayez
00:17:47une rétribution
00:17:49conforme aux efforts
00:17:50que vous faites
00:17:50et que ceux qui vous achètent
00:17:52c'est-à-dire
00:17:52les industriels
00:17:53et les distributeurs
00:17:55respectent votre prix de revient
00:17:56c'est la base
00:17:57du libéralisme
00:17:57et de l'économie
00:17:58qu'est-ce qui se passe
00:17:59dans ce pays ?
00:17:59On est gouverné
00:18:00par des tarés
00:18:00pour qu'on n'arrive pas
00:18:01à mettre en place
00:18:01un système
00:18:02qui est définitif
00:18:02et puis point
00:18:03le paysan vit sa vie
00:18:04et puis ensuite
00:18:05on voit le reste
00:18:06Non mais on peut très bien
00:18:08se dire
00:18:09on est très content
00:18:10des lois Egalim
00:18:11il y a un sujet
00:18:12ça résume toute la loi Egalim
00:18:14vous avez le seuil
00:18:15de revente à perte
00:18:16qui était des provisions
00:18:17qui étaient faites
00:18:17par la grande distribution
00:18:18pour soi-disant
00:18:18mieux rémunérer le produit
00:18:20Pas en dessous de 10%
00:18:21Voilà
00:18:22Donc effectivement
00:18:22ils ont provisionné
00:18:24mais la redistribution
00:18:25n'a pas eu lieu
00:18:26c'est étonnant quand même
00:18:26quand on connait
00:18:27la grande distribution
00:18:27c'est vraiment extrêmement étonnant
00:18:29C'est tout monsieur Leclerc
00:18:30ça nous étonne
00:18:31Oui mais vous avez
00:18:32des gens qui sont derrière
00:18:33les producteurs
00:18:34et qui sont très organisés
00:18:35entre eux
00:18:35la grande distribution
00:18:36en fait partie
00:18:37la coopération agricole
00:18:38des fois peut être aussi
00:18:40pas défendre les producteurs
00:18:42et vous avez aussi
00:18:43la fédération des commerçants
00:18:44qui est quand même
00:18:45une puissance assez costaud
00:18:46donc le rapport de force
00:18:48n'était pas bon
00:18:48et on est au 18ème volet
00:18:51de la loi Egalim
00:18:52donc il faut en faire
00:18:53les conclusions
00:18:54la loi Egalim
00:18:54elle ne fonctionnera
00:18:55jamais en France
00:18:56et ce qui pourrait être intéressant
00:18:58et ce qui se fait
00:18:58par moment
00:18:59c'est des contrats tripartiques
00:19:00ceux-là
00:19:01ils sont bien
00:19:02et puis il y a un autre sujet
00:19:03c'est les relations commerciales
00:19:04vous savez qu'aujourd'hui
00:19:05il est interdit
00:19:06entre des producteurs
00:19:07jusqu'à la revente
00:19:08de s'entendre sur un prix
00:19:10c'est une aberration
00:19:11parce que vous avez des filières
00:19:12qui se sont tendues
00:19:13avec les producteurs
00:19:14de façon illégale
00:19:15je n'ai pas de honte
00:19:16à le dire ici
00:19:16et où tout le monde était heureux
00:19:17le producteur
00:19:18le distributeur et tout
00:19:19donc on a des lois françaises
00:19:20qui se retournent
00:19:21il faut laisser faire des fois
00:19:22l'économie
00:19:23et s'entendre les gens entre eux
00:19:24et aujourd'hui
00:19:25le fait de ne pas s'entendre
00:19:26sur un prix
00:19:26entre toutes les maillons
00:19:27de la filière
00:19:28c'est un sujet
00:19:29qui peut nous poser
00:19:29beaucoup de problèmes
00:19:30qui empêche
00:19:31la machine
00:19:32de tourner en rond
00:19:33qui empêche
00:19:33les avancées
00:19:34et les progrès
00:19:35quand ça va se mettre en place
00:19:36à un moment donné
00:19:37ça capote
00:19:37ça sert les intérêts
00:19:39de qui
00:19:39que les agriculteurs
00:19:40continuent à ne pas vivre
00:19:41de leur travail
00:19:42ça peut être des intérêts
00:19:43qui peuvent être étrangers
00:19:45ça peut être des intérêts
00:19:47de puissance politique
00:19:49qui
00:19:50c'est plus complexe
00:19:52qu'on croit
00:19:52mais en tout cas
00:19:53la grande puissance agricole
00:19:54qu'on était
00:19:55s'est effondrée
00:19:56et aujourd'hui
00:19:56le vrai sujet
00:19:57c'est comment on la relance
00:19:58et comment on arrive
00:19:59à relancer l'agriculture
00:20:00et en particulier
00:20:01l'agriculture est un des piliers
00:20:02de l'économie rurale
00:20:03si vous n'avez plus
00:20:04d'économie rurale
00:20:05c'est le vide
00:20:06c'est le vide sédéral
00:20:07et vous avez une population
00:20:08qui s'installe
00:20:08et qui n'est pas une population
00:20:09qui veut travailler
00:20:10si cette loi d'urgence là
00:20:12apporte une partie des solutions
00:20:13je pense qu'on en attend
00:20:14une autre définitive
00:20:16qui donnera aux agriculteurs
00:20:17et aux agricultrices français
00:20:18les moyens de vivre
00:20:19de leur travail
00:20:20d'être reconnus
00:20:20et d'avoir un revenu décent
00:20:22oui
00:20:22mais on a aussi un autre sujet
00:20:24c'est que le patriotisme français
00:20:26et en particulier
00:20:27de manière agricole
00:20:27on l'a oublié
00:20:28j'ai écouté
00:20:29on me dit
00:20:29il faut s'approvisionner
00:20:30européen
00:20:31non
00:20:31il faut s'approvisionner
00:20:32français
00:20:32et bien sûr
00:20:34en priorité
00:20:35éventuellement européen
00:20:35si on n'en a pas en France
00:20:36mais d'abord en France
00:20:37d'abord en France
00:20:38notamment les marchés publics
00:20:39on est d'accord
00:20:40oui oui
00:20:40mais même si c'est une règle
00:20:41qui est européenne
00:20:42qui dit que
00:20:42on doit s'approvisionner
00:20:43on s'assoit dessus
00:20:45regardez les italiens
00:20:46ils n'ont aucune honte
00:20:47à s'approvisionner d'abord
00:20:48en Italie
00:20:49il n'y a pas de sujet
00:20:50il faut qu'on retrouve
00:20:51un patriotisme
00:20:51et un protectionnisme français
00:20:53c'est pas énorme
00:20:54c'est pas un gros mot
00:20:55c'est normal
00:20:56c'est ce qui doit se passer
00:20:57et la commission
00:20:57n'a pas envoyé
00:20:58de chars d'assaut
00:20:58contre l'Italie
00:20:59pour l'empêcher
00:21:00de défendre ses paysannes
00:21:01et ses paysans
00:21:02tout à fait
00:21:03merci Bertrand Vanto
00:21:03d'avoir été en direct
00:21:04on aura évidemment
00:21:05l'occasion de se reparler
00:21:05parce que je pense
00:21:06que ce sujet
00:21:06n'est pas clos
00:21:07et que des lois agricoles
00:21:09on va encore en avoir d'autres
00:21:09on aimerait bien
00:21:10une définitive
00:21:11qui nous permet
00:21:12de sauver
00:21:12cette agriculture française
00:21:13à bientôt
00:21:14sur Sud Radio
00:21:15dans un instant
00:21:16les perles
00:21:16dans l'actu du jour
00:21:18et juste après
00:21:19nous allons revenir
00:21:20sur cette conférence de presse
00:21:22que tiendra demain
00:21:23Sébastien Lecornu
00:21:24autour de nouvelles aides
00:21:25pour le mois de juin
00:21:27pour tout ce qui est
00:21:28hausse du carburant
00:21:29hausse du prix
00:21:30de l'électricité
00:21:32tout cela
00:21:32il va réagir demain
00:21:34alors à quoi doit-on s'attendre
00:21:36Marc Toitier
00:21:36économiste conseiller
00:21:37chez Itoro
00:21:38sera avec nous
00:21:38pour y répondre
00:21:46Selon un dernier bilan migratoire
00:21:48en France
00:21:49Péricault
00:21:49jamais la France
00:21:51n'a attiré autant d'étrangers
00:21:52alors que les illégaux
00:21:53ne repartent quasiment pas
00:21:54Tout à fait
00:21:55c'est une étude de l'IFOP
00:21:57qui signale
00:21:58que 60% des français
00:21:59croient à un remplacement
00:22:01de population
00:22:01c'est le titre du Figaro
00:22:03la manchette en une énorme
00:22:05l'état débordé
00:22:06par la hausse continue
00:22:07de l'immigration
00:22:094,5 millions de titres
00:22:10de séjour pour étrangers
00:22:11en activité aujourd'hui
00:22:13en validité en 2025
00:22:14plus 3% par rapport à 2024
00:22:17et cette enquête
00:22:18intitulée
00:22:19regard sur les risques
00:22:21menaçants
00:22:21l'hexagone
00:22:22et sur la liberté d'expression
00:22:23voilà
00:22:24elle est décripée
00:22:24par Paul Sébile
00:22:26de l'IFOP
00:22:26et effectivement
00:22:27le gouvernement
00:22:28est inquiété
00:22:29parce qu'il y a
00:22:30un débordement
00:22:31ça c'est clair
00:22:32alors on ne veut pas
00:22:32parler de submersion
00:22:33le mot grand remplacement
00:22:34on n'en est pas là
00:22:35non plus
00:22:36certains peuvent croire
00:22:37que c'est vrai
00:22:38pour l'instant
00:22:39les français pensent
00:22:40qu'il y a effectivement
00:22:41un risque de remplacement
00:22:42dans ce débat
00:22:43l'éditorialiste
00:22:44du Figaro
00:22:45notre confrère
00:22:46Yves Tréard
00:22:47parle de perte de contrôle
00:22:48voilà
00:22:49entre angélisme
00:22:49et outrance
00:22:50il existe une mesure
00:22:51François Ruffin
00:22:52lui-même
00:22:52à la France insoumise
00:22:53a dit
00:22:54il n'est pas question
00:22:55de développer
00:22:56une immigration
00:22:56de travail
00:22:58parce que c'est souvent
00:22:58pour faire venir des gens
00:22:59dans mauvaises conditions
00:23:00et nous avons en France
00:23:01pour les travaux
00:23:02pour les postes
00:23:03peu qualifiés
00:23:03il y a tellement de chômeurs
00:23:05alors il n'y a peut-être pas 100%
00:23:06de la réponse
00:23:07dans le dispositif français
00:23:08mais il y a beaucoup de gens
00:23:09en France
00:23:10qui cherchent du travail
00:23:11et qui pourraient travailler
00:23:11et on donne ce travail
00:23:13si on fait venir des immigrés
00:23:15qui vont peut-être
00:23:16être dans des conditions
00:23:17qui ne sont pas conformes
00:23:17aux valeurs de la République
00:23:18qui ne sont peut-être pas
00:23:19très bien traités
00:23:20ni très bien payés
00:23:21on encourage
00:23:22et bien justement
00:23:22une politique sociale
00:23:24qui n'est pas conforme
00:23:25aux lois de la République
00:23:26donc l'immigration
00:23:27elle doit être choisie
00:23:28elle doit être acceptée
00:23:29et les gens que nous recevons
00:23:30en France
00:23:31qui font la France
00:23:32l'histoire de France
00:23:32est faite d'immigration
00:23:33depuis la nuit des temps
00:23:34à condition qu'il vienne
00:23:35qu'il soit bien reçu
00:23:36bien traité
00:23:37qu'il puisse s'épanouir
00:23:38et surtout s'intégrer
00:23:39voire s'assimiler
00:23:40voilà ce qu'il en est
00:23:42effectivement
00:23:42le gouvernement
00:23:43aujourd'hui commence
00:23:44à prendre la mesure
00:23:45de la situation
00:23:46et l'inquiétude
00:23:47ils ne vous le disent pas publiquement
00:23:48enfin ils le disent
00:23:49mais on voit bien
00:23:50qu'il y a un véritable danger
00:23:52qui se présente
00:23:53et que le gouvernement
00:23:54ne voit pas comment s'en sortir
00:23:57dans l'actu judiciaire
00:23:59une affaire qui illustre
00:24:00la violence des agressions
00:24:01contre les personnes âgées
00:24:03oui exactement
00:24:04le 10 décembre 2023
00:24:06Mohamed Attala
00:24:0780 ans
00:24:08retire 60 euros
00:24:09à un distributeur de billets
00:24:10dans le 20ème arrondissement
00:24:11de Paris
00:24:11donc une histoire
00:24:12toute semblable
00:24:13comme de dizaines
00:24:15de retraités le font
00:24:16seulement voilà
00:24:16deux frères le repèrent
00:24:18tentent de lui voler
00:24:19sa carte bancaire
00:24:20le vieil homme résiste
00:24:21tente même de les retenir
00:24:23l'un des agresseurs
00:24:24le repousse
00:24:24Mohamed chute alors
00:24:26dans la rue
00:24:26et ne se relève pas
00:24:27arrêt cardiaque
00:24:29il est mort pour 60 euros
00:24:30et une carte bancaire
00:24:31voilà l'histoire
00:24:32près de 3 ans après
00:24:33l'un des deux frères
00:24:34Brahim 29 ans
00:24:35déjà condamné 5 fois
00:24:36pour vol aggravé
00:24:38sur personne vulnérable
00:24:39va être jugé
00:24:40devant la cour d'assises
00:24:41il en court
00:24:42la perpétuité
00:24:43son avocat conteste
00:24:44la qualification retenue
00:24:46son client préfère
00:24:46être jugé pour vol
00:24:48plutôt que pour violence
00:24:49ayant entraîné la mort
00:24:50le présumé agresseur
00:24:52parle lui
00:24:52d'une pulsion
00:24:53une pulsion
00:24:54qui a coûté la vie
00:24:55à un octogénaire
00:24:56on ne compte plus
00:24:57allemand
00:24:57les agressions
00:24:58contre personnes âgées
00:24:59justement
00:24:59aux distributeurs
00:25:01les dables
00:25:01les distributeurs
00:25:02de billets
00:25:04c'est tragique
00:25:05et là
00:25:05Mohamed Attala
00:25:0680 ans
00:25:07qui finissait sa vie
00:25:08tranquillement
00:25:08en France
00:25:09qui évidemment
00:25:10d'origine maghrébine
00:25:11et qui était intégré
00:25:12qui vivait tranquillement
00:25:13et qui est tué
00:25:14par quelqu'un
00:25:15qui ne respecte pas la loi
00:25:16qui s'en prend
00:25:17à une personne âgée
00:25:18enfin voilà
00:25:19un salopard
00:25:19il y a tellement
00:25:21d'exemples
00:25:21on en entend
00:25:22tellement toute la journée
00:25:23que l'exaspération
00:25:24est totale
00:25:25là aussi
00:25:25qu'est-ce qu'on peut faire
00:25:26plus de police
00:25:27plus de sécurité
00:25:28prévenir les personnes âgées
00:25:29une tragédie
00:25:31infinie vert de plus
00:25:31mais qui vient
00:25:33aggraver la situation
00:25:34de ces personnes âgées
00:25:36dans des situations
00:25:36ou des quartiers
00:25:37où ils sont en insécurité
00:25:40C'est une histoire
00:25:41ô combien improbable
00:25:42un homme parti faire le djihad
00:25:44a continué à percevoir
00:25:45des allocations chômage
00:25:47tout en recevant
00:25:48de l'argent de ses proches
00:25:49Oui incroyable
00:25:50c'est Djalal S
00:25:51qui a grandi
00:25:52dans le quartier
00:25:52de la Croix-Rouge à Reims
00:25:53il est parti faire le djihad
00:25:55en Syrie
00:25:56et il a continué
00:25:57à percevoir
00:25:57son allocation chômage
00:25:59donc il y a un procès
00:26:00en France évidemment
00:26:014 femmes et un homme
00:26:02sont en cause
00:26:02des gens de 29 à 38 ans
00:26:05jugés pour financement
00:26:06d'une entreprise terroriste
00:26:08bien entendu
00:26:08et puis escroquerie
00:26:10faite au préjudice
00:26:11d'un organisme
00:26:12chargé d'une mission
00:26:13de service public
00:26:14ce sont des cas
00:26:15donc qu'on a souvent cités
00:26:16ici sur ce radio
00:26:17et sur d'autres médias
00:26:18voilà
00:26:19qu'est-ce qu'on peut faire
00:26:20pour empêcher
00:26:20cette dilapidation
00:26:21le pognon dingue
00:26:22donc par le président
00:26:23de la République
00:26:2457% de prélèvements sociaux
00:26:26dans le budget
00:26:27de la France
00:26:28et une partie
00:26:29de cet argent
00:26:30qui va
00:26:30je ne parle pas
00:26:31celui qui est dépensé
00:26:32pour rien en France
00:26:33ou qui va à des gens
00:26:34qui ne le méritent
00:26:34peut-être pas
00:26:35là c'est carrément
00:26:36un détournement
00:26:36de fonds publics
00:26:37c'est l'argent du contribuable
00:26:38français
00:26:39qui va soutenir
00:26:41financer un djihadiste
00:26:42en Syrie
00:26:42on tombe sur la tête
00:26:45voilà
00:26:45pour ne pas dire autre chose
00:26:47ça plus ça plus ça
00:26:49ce pays est en déliquescence totale
00:26:52et les finances publiques
00:26:53qui pourtant sont surveillées
00:26:55pour certains
00:26:55parce que l'administration
00:26:57elle vous surveille de très près
00:26:58quand vous avez trop perçu
00:26:59ou pas assez perçu
00:27:00quelqu'un qui ne paye pas
00:27:01sa TVA
00:27:01et autres là
00:27:02la machine tombe
00:27:02et là il y a de l'argent
00:27:03qui part en Syrie
00:27:04pour financer un djihadiste
00:27:06voilà
00:27:06et bien ça fait mal au coeur
00:27:09on a beaucoup parlé
00:27:10de ces fuites de données
00:27:11dernièrement
00:27:12et on a désormais
00:27:13un rapport
00:27:13qui prouve
00:27:14que le constat
00:27:14est à la main
00:27:15encore une info
00:27:16qui nous dépite totalement
00:27:18il s'agit de la CNIL
00:27:19je suppose
00:27:19bien sûr
00:27:20la CNIL en 2025
00:27:22plus de 6000 fuites de données
00:27:23ont été déclarées
00:27:24à la CNIL
00:27:24c'est un record
00:27:26en hausse
00:27:26de presque 10%
00:27:28sur un an
00:27:28et sur les 3 premiers mois
00:27:30de 2026
00:27:31le rythme s'emballe
00:27:32encore
00:27:32on n'a pas les chiffres précis
00:27:33de 2026
00:27:34mais on est parti
00:27:35sur les mêmes bases
00:27:36parmi les victimes récentes
00:27:38l'agence nationale
00:27:38des titres sécurisés
00:27:40l'ANTS
00:27:41on en a beaucoup parlé
00:27:42Pierre et Vacances
00:27:43des fédérations sportives
00:27:44des éditeurs
00:27:45de logiciels de santé
00:27:46tout le monde y passe
00:27:47aucune structure
00:27:48n'est épargnée
00:27:49ni les entreprises
00:27:50ni les administrations publiques
00:27:52un incident sur deux
00:27:53résulte d'un piratage informatique
00:27:55alors face à cette hémorragie
00:27:56la CNIL
00:27:57change de méthode
00:27:58hier ils ont annoncé
00:27:59qu'en 2026
00:28:00la moitié de ces contrôles
00:28:01porteront spécifiquement
00:28:02sur la sécurité des données
00:28:04les amendes aussi
00:28:05vont s'alourdir
00:28:07487 millions d'euros
00:28:08de sanctions
00:28:09prononcées l'an dernier
00:28:10et en 2026
00:28:11ça sera encore plus
00:28:12la présidente de la CNIL
00:28:14le dit clairement
00:28:14le niveau de sécurité informatique
00:28:16des entreprises
00:28:16et des administrations
00:28:19est pour le moment
00:28:20insuffisant
00:28:20non mais vraiment
00:28:21on n'est pas tranquille
00:28:23là je dois dire
00:28:24à ce niveau là
00:28:24et on imagine
00:28:25les dégâts
00:28:26qu'il peut y avoir
00:28:26si la chose
00:28:27si la chose n'est pas jugulée
00:28:31Selon les dernières données
00:28:33du parquet antiterroriste
00:28:34près de 90%
00:28:36des procédures judiciaires
00:28:37concernent toujours
00:28:38le djihadisme
00:28:39voilà
00:28:39c'est le PNAT
00:28:40donc l'organisme
00:28:42du parquet national
00:28:43antiterroriste
00:28:44qui signale que
00:28:4490% des procédures judiciaires
00:28:46concernent des djihadistes
00:28:47sur 150 enquêtes
00:28:50préliminaires
00:28:51aujourd'hui
00:28:53contre 137 en 2025
00:28:55on a 543
00:28:56cas de djihadisme
00:28:59contre 77
00:29:01en 2024
00:29:03ça veut dire
00:29:0388%
00:29:04d'augmentation
00:29:06ben voilà
00:29:06bon
00:29:08on a un anniversaire ?
00:29:10bien sûr
00:29:11on a un anniversaire
00:29:12aujourd'hui Péricault
00:29:13on fait le visage
00:29:14de quelqu'un
00:29:17d'important
00:29:17dans la comédie française
00:29:21oui bonjour monsieur
00:29:23ah je sais pas si il est prête
00:29:25il est de quelle couleur déjà ?
00:29:28attendez quittez pas
00:29:28je vais demander au chef d'atelier
00:29:30c'est comment votre nom déjà ?
00:29:31quittez pas
00:29:33Raymond
00:29:34elle est prête
00:29:34la 405 noire du Mère Fradet ?
00:29:37oh non
00:29:38pas avant lundi soir
00:29:39faut qu'on aille chercher
00:29:39une pièce à l'usine
00:29:43ah non monsieur
00:29:45pas avant lundi soir
00:29:46faut qu'on aille chercher
00:29:47une pièce à l'usine
00:29:49pourquoi ?
00:29:49qu'est-ce qu'il y avait
00:29:50à faire dessus déjà ?
00:29:51parce que j'ai pas
00:29:52la fiche technique
00:29:52sur les yeux
00:29:53oh
00:29:54Valido
00:29:54il y a du boulot
00:29:56vous avez reconnu
00:29:57Daniel Prévost
00:29:58Albin
00:29:58c'est quelqu'un d'important
00:30:00formidable
00:30:00il a jamais eu
00:30:01de très grand rôle
00:30:02dans le cinéma
00:30:03et la télévision français
00:30:04il a fait partie
00:30:05de l'équipe
00:30:06de Jacques Martin
00:30:06par le petit bout
00:30:07de la donnette
00:30:08le petit rapporteur
00:30:09mais il a joué récemment
00:30:10dans Maison de retraite
00:30:11avec Madame
00:30:12c'est toujours
00:30:13quel que soit l'héros
00:30:14la capacité
00:30:15un peu ténue
00:30:16un peu méchant
00:30:16voilà
00:30:17son chef-d'oeuvre
00:30:18évidemment c'est dans
00:30:18le dîner de con
00:30:19où il fait l'inspecteur cheval
00:30:20voilà
00:30:21et c'est justement
00:30:22sa femme qui couche
00:30:23avec celui
00:30:23dont il contrôle
00:30:25le fils
00:30:26voilà
00:30:26donc ce cher Daniel Prévost
00:30:28des scènes
00:30:29hallucinantes
00:30:30avec Pierre Desproges
00:30:32il se battait
00:30:32à coups de boudin
00:30:33ou d'andouillette
00:30:34je crois
00:30:34dans une charcuterie
00:30:36voilà
00:30:36donc ça fait partie
00:30:37des personnages
00:30:37de la télévision
00:30:38et du cinéma français
00:30:39avec du caractère
00:30:40et l'esprit de français
00:30:41donc bon anniversaire
00:30:42vers 78 ans
00:30:43et j'espère que Daniel Prévost
00:30:44qui joue son papy
00:30:46dans son épate
00:30:46à la maison d'entraide
00:30:48continuera encore longtemps
00:30:49à nous faire rire
00:30:50et à susciter chez nous
00:30:51ses sentiments
00:30:52c'est ça l'esprit français
00:30:54c'est un petit peu
00:30:54un peu gaulois
00:30:55un peu narquois
00:30:56un peu grivois
00:30:57voilà
00:30:57mais toujours l'esprit vif
00:30:58et pétillant
00:30:59bon anniversaire
00:31:00monsieur Prévost
00:31:01dans un instant
00:31:02de nouvelles aides
00:31:03une réévaluation
00:31:04des crédits
00:31:05le premier ministre
00:31:06Sébastien Lecornu
00:31:07s'apprête
00:31:07à faire
00:31:08de nombreuses annonces
00:31:10demain
00:31:10dans une conférence
00:31:11de presse
00:31:11à quoi doit-on s'attendre
00:31:13qu'est-ce qu'on doit
00:31:14demander au premier ministre
00:31:16et bien on va se poser
00:31:17la question
00:31:17avec Marc Toitier
00:31:18économiste
00:31:19conseiller chez Itoro
00:31:20et vous pouvez réagir
00:31:21avec nous
00:31:22au 0826 300 300
00:31:24Midi 14h
00:31:26Sud Radio
00:31:27la France
00:31:28dans tous ses états
00:31:29à la une de l'actualité
00:31:31cette conférence
00:31:32de presse
00:31:32que tiendra demain
00:31:33Sébastien Lecornu
00:31:34pour annoncer
00:31:35de nouvelles aides
00:31:35à quoi doit-on s'attendre
00:31:37qu'est-ce qu'on doit
00:31:38demander finalement
00:31:39au premier ministre
00:31:40on va se poser
00:31:41la question
00:31:42avec Marc Toitier
00:31:43économiste
00:31:43conseiller chez Itoro
00:31:45bonjour Marc Toitier
00:31:47bonjour à toutes et à tous
00:31:48bonjour Albin
00:31:49c'est Albin c'est ça
00:31:50c'est Albin
00:31:50bonjour Marc Toitier
00:31:52merci
00:31:53ça change
00:31:53voilà
00:31:54merci d'être à l'antenne
00:31:55de Sud Radio
00:31:56avec plaisir
00:31:56voilà
00:31:58nos confrères
00:31:59titres
00:32:01budget 2026
00:32:02un canard sans tête
00:32:03est-ce que l'exemple
00:32:04vous va
00:32:04le premier ministre
00:32:05Cornu
00:32:06semble signaler
00:32:07qu'il va y avoir
00:32:08des rectifications
00:32:09on est entre 6 et 8 milliards
00:32:12de rallonge
00:32:13comment peut-on
00:32:14s'être planté
00:32:15à ce point
00:32:15alors vous me direz
00:32:16oui il y a eu
00:32:17la crise pétrolière
00:32:17le baril de brut
00:32:19a augmenté de 60%
00:32:21est-ce que c'est la raison
00:32:22pour laquelle
00:32:23il faut repenser
00:32:23le budget à zéro
00:32:24mais on va dans le mur là
00:32:26alors évidemment
00:32:27ça a mis de l'huile sur le feu
00:32:28mais la catastrophe
00:32:29était déjà
00:32:29d'ailleurs
00:32:29vous en avez parlé
00:32:30avec vous au tout début
00:32:31pour l'encre
00:32:31que le budget était en train
00:32:33d'être fait
00:32:33ce qui était évidemment
00:32:34une catastrophe
00:32:34il n'était pas du tout crédible
00:32:35dès le début
00:32:36il y avait une augmentation
00:32:38des dépenses publiques
00:32:39une augmentation des impôts
00:32:42la suppression de la réforme
00:32:43de la retraite
00:32:43etc
00:32:44donc on savait très bien
00:32:45que déjà
00:32:45l'exempleur
00:32:45qu'elle allait déraper
00:32:46mais surtout
00:32:47il y avait
00:32:47établi sur une croissance
00:32:48de 1,2% à peu près
00:32:50alors qu'on sera autour
00:32:52dans le meilleur des cas
00:32:53à 0,4% de croissance
00:32:55pareil il nous a annoncé
00:32:56le retour du plein emploi
00:32:57alors que le chômage
00:32:58est en train d'augmenter
00:32:59et qu'il va évidemment
00:33:00augmenter davantage
00:33:01je vous rappelle
00:33:01qu'il a déjà commencé
00:33:02à augmenter
00:33:02avant le choc pétrolier
00:33:04donc évidemment
00:33:05ça va s'aggraver demain
00:33:06donc ça veut dire quoi ?
00:33:07ça veut dire que
00:33:08il faut avertir les français
00:33:10notre déficit public
00:33:10cette année
00:33:11ne sera pas de 5%
00:33:12comme c'était annoncé
00:33:13mais d'environ 6%
00:33:15de notre richesse
00:33:16ça veut dire
00:33:16près de 200 milliards d'euros
00:33:18la dette publique
00:33:19va encore exploser
00:33:20et d'ailleurs
00:33:21regardez ce qui se passe
00:33:21depuis quelques jours
00:33:22les taux d'intérêt
00:33:23de notre dette publique
00:33:24sont en train d'augmenter
00:33:25ce matin on a touché 4%
00:33:27on n'a jamais vu ça
00:33:28depuis le 11 juin 2009
00:33:31vous vous rendez compte ?
00:33:32donc c'est à dire que
00:33:33ça fait 17 ans en arrière
00:33:35et évidemment
00:33:36on n'a pas les moyens de payer
00:33:37c'est ça qui est dramatique
00:33:38aujourd'hui
00:33:38c'est que l'Etat
00:33:39a fait n'importe quoi
00:33:40parce qu'évidemment
00:33:40on va tous nous dire
00:33:41oui mais c'est à cause
00:33:42du choc pétrolier etc
00:33:44le problème c'est que
00:33:45quand ça n'allait pas trop mal
00:33:46ces dernières années
00:33:47on faisait déjà n'importe quoi
00:33:49avec les données publiques
00:33:49qui sont je vous rappelle
00:33:50nos impôts
00:33:51où on a été dans des rares pays
00:33:52à continuer d'augmenter
00:33:53notre déficit
00:33:54continuer d'augmenter
00:33:55notre dette
00:33:55donc évidemment
00:33:56ce n'était pas sérieux déjà
00:33:57aujourd'hui ça l'est encore moins
00:33:58donc c'est ça qui est dramatique
00:34:00ce qu'on demande
00:34:00à des dirigeants d'un pays
00:34:01c'est justement d'anticiper
00:34:03les crises économiques
00:34:04ça arrive tous les 5-10 ans
00:34:05on sait très bien
00:34:06mais nous on n'anticipe pas
00:34:07du moins les dirigeants français
00:34:08n'anticipent pas
00:34:09ils demandent à chaque fois
00:34:10aux français de se serrer la ceinture
00:34:11parce qu'il y avait 40 ans
00:34:12qu'on se serre la ceinture
00:34:13donc ce discours ne peut plus passer
00:34:14et quand on voit
00:34:15ce qui est annoncé aujourd'hui
00:34:16par le gouvernement
00:34:16enfin on n'a pas encore le détail
00:34:18on voit bien que
00:34:19ça sera de briques et de brocs
00:34:20ça sera évidemment du rafistolage
00:34:22on nous dit
00:34:22non on ne peut pas aider
00:34:23tous les français
00:34:24alors oui
00:34:24tous les français souffrent aujourd'hui
00:34:25et moi ce qui m'agace
00:34:29si vous voulez
00:34:29pour rester poli
00:34:30c'est que nous voyons aujourd'hui
00:34:32ce gouvernement
00:34:32qui continue
00:34:34le déni de réalité
00:34:35on a vu le ministre de l'économie
00:34:37dernièrement nous dire
00:34:37non mais tout va bien
00:34:38la France fait face
00:34:40on a une crise mondiale
00:34:42mais nous ça va
00:34:42on s'en sort pas trop mal
00:34:43mais pourquoi ce déni ?
00:34:45d'ailleurs c'est même plus du déni
00:34:46c'est devenu du mépris
00:34:47si vous voulez
00:34:47les guerres des français
00:34:48je pense qu'il faut arrêter cela
00:34:50on se retrouve à l'époque de l'URSS
00:34:51de la Pravda
00:34:53si vous voulez
00:34:53ou même certaines presses
00:34:54n'hésitent pas à diffuser
00:34:56les messages du gouvernement
00:34:57comme ça sans vérifier
00:34:58c'est ce que j'écris dans ma politique
00:35:00youtube d'hier
00:35:00j'ai appelé ça
00:35:01le diable s'habit en Pravda
00:35:03c'est exactement ça en France
00:35:05c'est-à-dire qu'effectivement
00:35:06on n'arrête pas de diffuser des mensonges
00:35:09heureusement qu'il y a quelques radios
00:35:11quelques télés
00:35:11notamment en Sud Radio
00:35:13et vous voyez que même
00:35:14je l'ai également sur BFM TV
00:35:15je l'ai encore ce matin
00:35:16même là
00:35:17certains essayent de faire passer les messages
00:35:18mais moi j'arrive justement
00:35:19à dire la vérité
00:35:20c'est-à-dire que
00:35:20tout le monde est conscient aujourd'hui
00:35:22même les médias
00:35:23qu'on appelle mainstream
00:35:24sont conscients justement
00:35:25que cette situation est grave
00:35:26et qu'on ne peut plus continuer comme ça
00:35:28et encore une fois
00:35:29c'était déjà le cas l'année dernière
00:35:31et donc aujourd'hui
00:35:32ça ne fait que
00:35:32ça gravé
00:35:33et voilà
00:35:34quand on voit les taux d'intérêt
00:35:35qui sont en train d'augmenter
00:35:37ça va augmenter la charge
00:35:38d'intérêt de la dette
00:35:38mais pas seulement
00:35:39ça va nous coûter également
00:35:40cher pour nous
00:35:40c'est-à-dire que
00:35:41ça va augmenter le coût de nos crédits
00:35:43si vous voulez
00:35:44le crédit pour les entreprises
00:35:45pour le logement
00:35:47pour la consommation
00:35:48donc voilà
00:35:49dans quel état nous ont mis
00:35:50les dirigeants français
00:35:51et c'est vraiment
00:35:52je suis très triste
00:35:53et très peiné
00:35:54parce que justement
00:35:55j'ai prévu
00:35:56notamment sur notre antenne
00:35:57et malheureusement
00:35:58n'a pas écouté
00:35:59donc maintenant voilà
00:35:59on essaie de réagir
00:36:01enfin les dirigeants essaient de réagir
00:36:02mais on sait très bien
00:36:03que malheureusement
00:36:04le mal est fait
00:36:05le problème Marc-Tolotty
00:36:06n'est-il pas du fait
00:36:07qu'ils savent
00:36:08qu'ils ne sont pas au gouvernement
00:36:09pour longtemps
00:36:09allez un an
00:36:10un an et demi
00:36:11qu'ils n'auront pas le temps
00:36:13de prendre des mesures
00:36:14à la fois nécessaires
00:36:15courageuses et douloureuses
00:36:16et donc on repasse
00:36:17la patate chaude
00:36:18à la majorité suivante
00:36:19on a l'impression
00:36:20qu'on se repousse
00:36:21le poussière sous le tapis
00:36:22on fait des petites mesures
00:36:24pansement
00:36:24et puis on passe
00:36:25le dossier au suivant
00:36:26c'est un peu ça qui se passe
00:36:27oui c'est ça qui est dramatique
00:36:28mais est-ce que ça va tenir
00:36:29un an ?
00:36:30je ne suis pas sûr
00:36:31c'est-à-dire
00:36:31quand vous voyez aujourd'hui
00:36:32les faillites d'entreprises
00:36:33qui étaient des sommets historiques
00:36:34les petites, les moyennes
00:36:36les grandes entreprises
00:36:36également font faillite
00:36:37aujourd'hui
00:36:38on a des records
00:36:39de faillites d'entreprises
00:36:40sur ce qu'on appelle
00:36:41les ETI
00:36:41entreprises de taille intermédiaire
00:36:43et les grandes entreprises
00:36:43on n'a jamais vu ça
00:36:44on est rendu compte
00:36:4519% au-dessus du sommet
00:36:48de la récession de 2009
00:36:50pour les grandes entreprises
00:36:51encore une fois
00:36:52c'est qu'il se passe quelque chose
00:36:53parce que derrière
00:36:53quand les entreprises
00:36:54de grande taille font faillite
00:36:56évidemment il y a des milliers
00:36:57de salariés
00:36:58qui sont en chômage
00:36:59on a vu le chômage
00:37:00qui est en train d'augmenter
00:37:01et qui malheureusement
00:37:01va augmenter
00:37:02on va bientôt atteindre les 9%
00:37:03l'inflation qui a également
00:37:04continué d'augmenter
00:37:06et évidemment
00:37:07on dit
00:37:07bon ben voilà
00:37:08on va essayer de limiter
00:37:09alors qu'on sait très bien
00:37:10qu'aujourd'hui
00:37:11il faudrait baisser
00:37:11les charges qui pèsent
00:37:13sur l'essence notamment
00:37:14mais il faudrait surtout
00:37:15c'est là où les recettes existent
00:37:17il faut
00:37:17si vous baissez les taxes
00:37:19et les impôts
00:37:20ce qu'il faut faire
00:37:21pour soutenir les français
00:37:22il faut également baisser
00:37:23les dépenses publiques
00:37:24notamment les dépenses de fonctionnement
00:37:25qui ont le plus augmenté
00:37:26c'est ça qui est dramatique
00:37:27personne n'en est conscient
00:37:28donc moi justement
00:37:29je me dirais
00:37:30la regarde bon
00:37:30ben perdu pour perdu
00:37:32pour le gouvernement actuel
00:37:33ben allez-y
00:37:34prenez les bonnes mesures
00:37:35le problème c'est que
00:37:35comme effectivement
00:37:36il n'a pas la majorité
00:37:37à l'assemblée
00:37:37ben voilà
00:37:38il ne peut rien faire
00:37:38donc on est bloqué
00:37:39mais est-ce qu'on va tenir
00:37:40encore un an ?
00:37:41c'est ma grande question
00:37:42je vais souvent en province
00:37:43pouvoir faire mes conférences
00:37:45et je vois l'état
00:37:48des froids
00:37:49des français
00:37:49des chefs d'entreprise
00:37:50des particuliers
00:37:51mais encore une fois
00:37:53on ne peut pas
00:37:54comme ça
00:37:54il faut
00:37:55Marc Toiti
00:37:57ce que vous dites
00:37:58est un tableau
00:37:59tout à fait réel
00:38:00douloureux
00:38:01mais tout à fait réel
00:38:02tout le monde
00:38:02en est conscient
00:38:04va arriver le moment
00:38:06où il va falloir procéder
00:38:07à des mesures
00:38:08chirurgicales
00:38:09et douloureuses
00:38:09est-ce que
00:38:10la première mesure
00:38:12je crois qu'on en avait
00:38:12déjà discuté ensemble
00:38:1457% de prélèvements sociaux
00:38:16qui grèvent le budget
00:38:17de la république française
00:38:18est-ce que c'est pas
00:38:19par là qu'il va falloir
00:38:20commencer
00:38:20à un moment donné
00:38:21on ne pourra pas payer
00:38:21vous êtes d'accord
00:38:22on arrivera
00:38:22avec des cessations de paiement
00:38:24bon les premiers paiements
00:38:25qu'on ne pourra pas assurer
00:38:26ce sont des prélèvements
00:38:28ce sont des protections sociales
00:38:29qui sont accordées
00:38:31à des gens
00:38:31qui ne doivent pas les toucher
00:38:32ou qui ne les méritent pas
00:38:33je pense que la première économie
00:38:34qui est gigantesque
00:38:3657%
00:38:37c'est un somme énorme
00:38:38je crois que c'est
00:38:38en plus dans un pays
00:38:39où le prélèvement
00:38:40est le plus lourd
00:38:41d'Europe
00:38:42c'est pas compliqué
00:38:44nous sommes numéro 1
00:38:46du monde des impôts
00:38:47et numéro 1
00:38:47du monde des dépenses publiques
00:38:48donc on ne peut pas faire pire
00:38:49parce que je veux dire
00:38:50donc évidemment
00:38:51là on est les champions
00:38:53ah on est les champions
00:38:53peut-être pas
00:38:54on serait bien passé
00:38:56de ce type de champion
00:38:57si vous voulez
00:38:57donc l'hémorragie
00:38:58l'hémorragie
00:38:59on l'arrête
00:39:00la première
00:39:00vous savez un médecin
00:39:01il arrive
00:39:01il met son pouce
00:39:02sur la plaie
00:39:03la première plaie
00:39:04c'est quoi
00:39:04c'est les prélèvements sociaux
00:39:05non
00:39:06la première plaie
00:39:07si oui
00:39:07parce qu'évidemment
00:39:08il faudra regarder
00:39:09sur le social
00:39:11on peut bien entendu
00:39:12améliorer le fonctionnement
00:39:13moi j'ai une première mesure avant
00:39:14qui est justement
00:39:15moins douloureuse
00:39:16ce sont les dépenses
00:39:17de fonctionnement
00:39:18les dépenses de fonctionnement
00:39:20de la puissance publique
00:39:20tenez-vous bien
00:39:21augmenter de 106 milliards d'euros
00:39:23depuis 2021
00:39:2524% de hausse
00:39:27quelques exemples
00:39:28quelques exemples
00:39:30le millefeuille territorial
00:39:31les administrations
00:39:33les administrations
00:39:33effectivement
00:39:34les salaires
00:39:35les frais
00:39:36parce qu'on me dit
00:39:36oui mais certains
00:39:37bon il y a énormément
00:39:38comme vous le savez
00:39:40d'élus en France
00:39:41on me dit
00:39:41oui mais ils ne sont pas
00:39:42tous rémunérés
00:39:43il y a à peu près
00:39:43600 000 élus en France
00:39:44c'est vrai
00:39:45mais ils ont des frais
00:39:45autour d'eux
00:39:46donc là quand ces frais
00:39:47de fonctionnement
00:39:47augmentent
00:39:48non ça ne va pas
00:39:49on est tous d'accord
00:39:50il faut de la dépense publique
00:39:51mais si la dépense de fonctionnement
00:39:53augmente plus
00:39:53que la dépense sociale
00:39:54par exemple
00:39:55c'est qu'il y a un problème
00:39:56donc là il faut repenser
00:39:57complètement tout ça
00:39:57autre mesure simple
00:39:59ce qu'on appelle
00:40:00les ODAC
00:40:00organismes divers
00:40:01d'administration centrale
00:40:02il y en a 700 en France
00:40:04des agences d'état
00:40:06bon il y a
00:40:06la plus connue
00:40:07c'est Météo France
00:40:07par exemple
00:40:08bon est-ce qu'on a besoin
00:40:08d'une agence
00:40:09Météo France publique
00:40:10on ne pourrait pas avoir
00:40:10un secteur privé
00:40:11ça serait très bien aussi
00:40:12ça ne changerait pas
00:40:13les mauvaises prévisions
00:40:14de la météo
00:40:15mais je veux dire que
00:40:16voilà
00:40:17pour un exemple
00:40:17il y en a 700
00:40:19vous savez combien ça coûte
00:40:21150 milliards d'euros
00:40:23comprenez ?
00:40:24donc ça aussi ça ne colle pas
00:40:25ça ce sont des mesures
00:40:27justement qu'on peut prendre
00:40:27tout de suite
00:40:28il n'y aura pas de chômage
00:40:29parce qu'on sait très bien
00:40:30que là on case
00:40:30les copains de copains
00:40:31etc
00:40:32donc c'est des gens
00:40:33qui ont souvent des doubles emplois
00:40:34on peut également privatiser
00:40:36on récupérera des deniers
00:40:38justement pour l'état
00:40:39vous voyez
00:40:40parce qu'il y a des organes
00:40:40qu'on peut privatiser aujourd'hui
00:40:42donc tout ça pour dire
00:40:43que les solutions
00:40:44elles existent
00:40:44par contre le problème
00:40:45c'est qu'il n'y a aucune volonté
00:40:46de baisser la dépense publique en France
00:40:48à quel moment Marc Toitli
00:40:49on sera obligé de les prendre
00:40:50à quel moment
00:40:51comme dans une entreprise
00:40:52quand vous êtes en dépôt de bilan
00:40:53vous êtes en faillite
00:40:54vous vous souvenez
00:40:54François Fillon avait dit
00:40:55la France est un pays
00:40:56c'était une entreprise
00:40:56une entreprise elle est en faillite
00:40:58à quel moment
00:40:59l'état
00:40:59le gouvernement
00:41:00les pouvoirs publics
00:41:01sont obligés de passer
00:41:02à la mesure chirurgicale
00:41:04ça veut dire quoi
00:41:04qu'une caisse est vide
00:41:05et on ne peut pas assurer
00:41:06imaginer les retraites par exemple
00:41:08est-ce qu'on pourrait
00:41:09dire pensionné
00:41:09on ne peut pas vous payer
00:41:10comme en Grèce
00:41:11il y a 10 ans
00:41:11on ne peut pas vous payer
00:41:13la totalité de votre retraite
00:41:14ou des prestations sociales
00:41:15ça c'est quelque chose
00:41:16qui peut nous arriver
00:41:18ça peut nous arriver
00:41:21c'est bientôt la fin du film
00:41:22Péricault
00:41:24malheureusement
00:41:24on y est déjà
00:41:25la clé c'est quoi
00:41:26la clé
00:41:27parce que vous savez très bien
00:41:28que l'état français
00:41:28ne rembourse pas sa dette
00:41:29il rembourse juste
00:41:31les intérêts de la dette
00:41:31donc l'année dernière
00:41:33ça a coûté 65 milliards d'euros
00:41:35cette année
00:41:35ça a coûté au moins
00:41:3670 milliards d'euros
00:41:37avec l'augmentation
00:41:38des taux d'intérêt
00:41:39vous parlez des intérêts
00:41:40vous parlez des intérêts
00:41:41de la dette
00:41:42les intérêts de la dette
00:41:44cette année
00:41:44ça va nous coûter
00:41:45dans le meilleur des cas
00:41:4670 milliards d'euros
00:41:48comme ça
00:41:48à jeter par les fenêtres
00:41:49évidemment pour ceux
00:41:50qui détaillent notre dette
00:41:50en plus il y a beaucoup
00:41:51de dettes indexées
00:41:52sur l'inflation
00:41:53donc quand l'inflation augmente
00:41:54ça coûte encore plus cher
00:41:55à l'état
00:41:56vous voyez donc
00:41:56tout ça pour dire que
00:41:57ça y est on y est déjà
00:41:58si les coûts d'intérêt
00:42:00continuent d'augmenter
00:42:00comme ça
00:42:01et bien bientôt
00:42:02on va atteindre
00:42:02100 milliards d'euros
00:42:03par an
00:42:04juste de charge
00:42:05d'intérêt de la dette
00:42:06comment voulez-vous
00:42:07que ça continue
00:42:07donc c'est en ce cas
00:42:09que ça a commencé
00:42:11comme ça
00:42:11avec la Grèce
00:42:11c'est-à-dire qu'un moment
00:42:12on dit
00:42:12on n'a pas les moyens
00:42:13et je rappelle
00:42:14que la Cour des comptes
00:42:15l'année dernière
00:42:15a lancé un rapport
00:42:16en disant
00:42:16que la sécurité sociale française
00:42:18était justement
00:42:20avait un risque de défaut
00:42:22à partir de 2027
00:42:23donc peut-être
00:42:24que ça va arriver avant
00:42:25donc on y est déjà
00:42:27le problème c'est que
00:42:28encore une fois
00:42:28on masque la réalité
00:42:30et moi je pense
00:42:31que mieux vaut
00:42:32prendre des décisions maintenant
00:42:33que d'attendre
00:42:34parce que regarde
00:42:35les Grecs justement
00:42:36ils ont attendu
00:42:36et en Grèce
00:42:37on n'imagine pas
00:42:38ce qu'il s'est passé en Grèce
00:42:40les retraites
00:42:41ont baissé de 30%
00:42:42c'est à la fin
00:42:43c'est à la fin de la fois
00:42:45qu'on débouche Marc Toiti
00:42:46voilà
00:42:48rendez-vous compte
00:42:48juste pour terminer
00:42:49sur la Grèce
00:42:49parce que c'est important
00:42:50le pays des Grecs
00:42:51a baissé de 30%
00:42:52à l'époque
00:42:53et donc aujourd'hui
00:42:54on est en 2026
00:42:55on est encore 14%
00:42:57en deçà du niveau
00:42:58de 2008
00:42:59sur le niveau du pays des Grecs
00:43:00c'est ça qu'on veut
00:43:01pour la France
00:43:01donc messieurs les dirigeants français
00:43:03et bien prenez les bonnes décisions
00:43:04l'apocalypse
00:43:05c'est un mot grec
00:43:05espérons qu'on n'en arrivera
00:43:06pas jusque là
00:43:07merci Marc Toiti
00:43:08par votre témoignage
00:43:09je vous dis à très bientôt
00:43:09parce qu'on aura évidemment
00:43:10l'occasion de vous re-solliciter
00:43:12pour décrypter
00:43:12cette situation épouvantable
00:43:14dans un instant
00:43:15le face à face
00:43:16le prix des logements
00:43:17en France explose
00:43:18et on va se demander
00:43:19est-ce que c'est un système
00:43:20à bout de souffle
00:43:21et irréformable
00:43:22on en parlera
00:43:23avec David Desquinville
00:43:24auteur du livre noir
00:43:26du logement
00:43:26chez Albin Michel
00:43:27et vous pouvez lui poser
00:43:29toutes vos questions
00:43:29au 0826 300 300
00:43:32Sud Radio
00:43:33la France dans tous ses états
00:43:36le face à face
00:43:37vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:39ce mercredi 20 mai 2026
00:43:41il est 13h04
00:43:42nous allons parler
00:43:42d'un sujet
00:43:43qui nous concerne tous
00:43:44qui est un sujet
00:43:46à la fois grave
00:43:47et important
00:43:47qui n'a pas toujours
00:43:49la priorité
00:43:49dans l'actualité
00:43:50même si on en a souvent
00:43:51parlé dans ce pays
00:43:52depuis 60 ans
00:43:54et même plus
00:43:54c'est le problème du logement
00:43:56pourquoi des millions
00:43:57français
00:43:57dont il part
00:43:58de toit digne
00:43:59de ce nom
00:44:00dans un pays
00:44:00qui consacre
00:44:01plus de 600 milliards d'euros
00:44:02par an au logement
00:44:03on en parle avec
00:44:04avec l'auteur de ce livre
00:44:06David Desquinville
00:44:07son ouvrage
00:44:08le livre noir du logement
00:44:09ce scandale
00:44:10qui nous concerne tous
00:44:11et je peux vous dire
00:44:12que la façon
00:44:13dont David Desquinville
00:44:15découpe et décrypte
00:44:16ce scandale
00:44:17sur le logement
00:44:18prouve qu'il y a
00:44:19effectivement
00:44:20un énorme malaise
00:44:21et que comme
00:44:22dans bien d'autres secteurs
00:44:23de notre vie
00:44:25politique et sociale
00:44:26on a affaire
00:44:27à un manque
00:44:28de courage politique
00:44:29et d'évidence
00:44:29il y avait
00:44:31hors antenne
00:44:31je disais
00:44:32à David Desquinville
00:44:33il y avait à un moment donné
00:44:34un ministère du plan
00:44:34on planifiait
00:44:35aujourd'hui on voit
00:44:36que ça n'en est plus là
00:44:38votre thèse
00:44:39c'est que
00:44:40la crise du logement
00:44:42David Desquinville
00:44:42n'est pas due
00:44:43à un manque d'argent
00:44:44ou à une fétilité économique
00:44:46mais un système politique
00:44:47et administratif
00:44:48profondément
00:44:49dysfonctionnel
00:44:50c'est pas
00:44:51c'est pas tant
00:44:51le manque de moyens
00:44:52que vous dites
00:44:53que
00:44:54j'allais dire
00:44:54la gabegie bureaucratique
00:44:55ou le dysfonctionnement
00:44:57des institutions
00:44:57oui
00:44:58en enquêtant
00:45:00sur cette question
00:45:01du logement
00:45:02que j'ai côtoyé
00:45:03depuis plusieurs années
00:45:05je me suis très vite
00:45:06rendu compte
00:45:07que
00:45:09les chiffres
00:45:10les bilans
00:45:12l'état des lieux
00:45:13a été fait
00:45:14sur cette question
00:45:15du logement
00:45:15et pourtant
00:45:16nous sommes toujours
00:45:17en crise du logement
00:45:18il y a toujours
00:45:18un problème d'accès
00:45:19au logement
00:45:2058% des français
00:45:22ont des problèmes
00:45:23d'accès au logement
00:45:23c'est plus de la moitié
00:45:24de la population
00:45:25c'est quand même
00:45:25énorme
00:45:26on sait également
00:45:28que le poste
00:45:30le premier poste
00:45:31de dépense des ménages
00:45:32c'est le logement
00:45:33que ça soit
00:45:33le loyer
00:45:35ou le remboursement
00:45:36de l'emprunt
00:45:37donc le logement
00:45:39est un élément
00:45:40central
00:45:41de
00:45:41de
00:45:43de l'aménagement
00:45:44du territoire
00:45:45et très curieusement
00:45:46si on regarde
00:45:47la manière
00:45:48dont le budget
00:45:49les missions budgétaires
00:45:50de l'état
00:45:51découpe
00:45:51ses missions
00:45:53et répartit l'argent
00:45:54le logement
00:45:54n'apparaît pas
00:45:55on peut voir
00:45:56la justice
00:45:5715 milliards d'euros
00:45:58on peut voir
00:45:59l'intérieur
00:45:5925 milliards
00:46:00la recherche
00:46:03pour 50
00:46:04des priorités
00:46:06et le logement
00:46:07qui l'a été longtemps
00:46:07ne l'est plus
00:46:08ne l'est plus
00:46:09et le logement
00:46:10il est dans une sorte
00:46:11de mission
00:46:11de cohésion
00:46:12des territoires
00:46:13et dans cette
00:46:14dans cette mission
00:46:15on a quand même
00:46:16des sommes très importantes
00:46:17on a 23 milliards
00:46:18d'euros
00:46:1935-36
00:46:20selon le Sénat
00:46:21en comptant
00:46:22les options
00:46:23fiscales
00:46:24etc
00:46:25et
00:46:26on n'a toujours
00:46:27pas de solution
00:46:28alors qu'il y a
00:46:29vraisemblablement
00:46:30beaucoup d'argent
00:46:31vous parlez d'une bureaucratie
00:46:33devenue contre-productive
00:46:34vous décrivez
00:46:36un empilement de normes
00:46:36de lois
00:46:37de procédures
00:46:38qui retentissent
00:46:38qui ralentissent
00:46:40la construction
00:46:40la rénovation
00:46:41l'attribution
00:46:41des logements sociaux
00:46:42les projets immobiliers
00:46:44vous estimez
00:46:44que beaucoup de règles
00:46:46créées pour protéger
00:46:47les habitants
00:46:47finissent au contraire
00:46:48par produire
00:46:49l'effet inverse
00:46:50pénurie
00:46:51délai
00:46:51hausse des coûts
00:46:52et paralysie administrative
00:46:53c'est cauchemardesque
00:46:54c'est cauchemardesque
00:46:55je dirais que
00:46:56en fait cette crise
00:46:57du logement
00:46:58c'est le témoignage
00:47:00d'une véritable crise
00:47:01politique
00:47:02qui est une crise
00:47:03démocratique
00:47:04pourquoi ?
00:47:05parce que dans nos institutions
00:47:06le préambule
00:47:08de notre constitution
00:47:09en 46
00:47:09pose l'idée
00:47:11d'un logement
00:47:11comme droit fondamental
00:47:13ça a été
00:47:14renforcé
00:47:15par une série
00:47:16de loi
00:47:16en 89
00:47:17on définit
00:47:18ce qu'est
00:47:19ce droit fondamental
00:47:20en 90
00:47:21qui est un droit gaullien
00:47:22un droit gaullien
00:47:23tout à fait
00:47:24il faut reloger
00:47:25les français
00:47:26un logement décent
00:47:27et on construit la France
00:47:27très vite
00:47:28il faut mettre
00:47:30en ordre de marche
00:47:31le pays
00:47:31et notamment
00:47:32trouver un toit
00:47:33aux français
00:47:33et par la suite
00:47:34donc en 89
00:47:3590
00:47:35ce droit là
00:47:37ce droit fondamental
00:47:38au logement
00:47:39a été décrit
00:47:40et défini
00:47:40aujourd'hui
00:47:41il n'est pas respecté
00:47:43cette promesse fondamentale
00:47:45n'est absolument pas tenue
00:47:47donc
00:47:47on se tourne
00:47:49vers le monde politique
00:47:51en se disant
00:47:51mais
00:47:51que s'est-il passé
00:47:53que s'est-il passé
00:47:54depuis les années 60
00:47:55que s'est-il passé
00:47:56depuis la fin
00:47:57des années 80
00:47:57où
00:47:58le processus
00:47:59de construction
00:48:00a commencé
00:48:01à se réduire
00:48:03et on s'aperçoit
00:48:03que l'ensemble
00:48:04du parc
00:48:05de logement
00:48:07date
00:48:07de ces années là
00:48:08alors aujourd'hui
00:48:09il y a encore
00:48:10des constructions
00:48:10heureusement
00:48:11mais pas suffisamment
00:48:12et il y a beaucoup
00:48:13de gens
00:48:13qui n'arrivent pas
00:48:14à accéder au logement
00:48:15donc il n'y a pas
00:48:16l'offre suffisante
00:48:17et on a
00:48:18un ministère délégué
00:48:21on n'a pas
00:48:21un ministère
00:48:22de plein pouvoir
00:48:23donc le ministre délégué
00:48:25il est
00:48:26on va dire
00:48:26aux ordres
00:48:27du premier ministre
00:48:28et de
00:48:29parce que
00:48:30c'était le ministre
00:48:31de la ville
00:48:32qui prenait le logement
00:48:33aussi
00:48:33alors il y avait
00:48:34un ministre du logement
00:48:35j'ai même connu
00:48:36un gamin
00:48:36ministre de la construction
00:48:38et là c'est la ville
00:48:39donc c'est un concept
00:48:41assez flou
00:48:42sociétal
00:48:42très sociétal
00:48:43alors que comme je le disais
00:48:44tout à l'heure
00:48:45il y a une mission
00:48:46très très très large
00:48:49et derrière ça
00:48:50on donne le sentiment
00:48:52que l'état
00:48:53est en train de s'occuper
00:48:54de cette mission
00:48:55mais elle a
00:48:56énormément délégué
00:48:58et elle a délégué
00:48:59aux régions
00:49:00elle a délégué
00:49:00aux communes
00:49:01et ces régions
00:49:02et ces communes
00:49:03et ces villes
00:49:04se retrouvent en concurrence
00:49:05les unes avec les autres
00:49:06et donc
00:49:07il n'y a plus de logique
00:49:08de cohésion nationale
00:49:09donc l'ancienne
00:49:11d'Atar
00:49:11qui s'est terminée
00:49:12en 2010
00:49:13qui est devenue
00:49:14l'agence nationale
00:49:15de cohérence du territoire
00:49:16la grande d'Atar
00:49:17célèbre d'Atar
00:49:18voilà
00:49:18et bien
00:49:19et aujourd'hui
00:49:19c'est quoi
00:49:20c'est un guichet
00:49:22de financement
00:49:23pour des projets
00:49:24et pour des demandes
00:49:26d'ingénierie
00:49:26donc les plus malins
00:49:28s'en sortent
00:49:29ceux qui sont moins
00:49:30capés pour remplir
00:49:31des dossiers
00:49:32ils ne s'en sortent pas
00:49:33et on aperçoit
00:49:34comme ça
00:49:34des disparités
00:49:35sur tout le territoire
00:49:36qui font que
00:49:37le français
00:49:38qui cherche
00:49:40à se loger
00:49:40dans des bonnes conditions
00:49:41c'est-à-dire
00:49:42sans dépenser
00:49:43l'équivalent
00:49:44d'un tiers
00:49:44de son revenu
00:49:45et bien
00:49:45il n'y arrive pas
00:49:46la d'Atar
00:49:46organisme public
00:49:48censé arbitrer
00:49:49les enjeux du logement
00:49:51voulu par le général
00:49:52de Gaulle également
00:49:52c'était un instrument
00:49:54de la planification
00:49:54c'était un instrument
00:49:55de la planification
00:49:56qui pointe l'idée
00:49:57que sans vision
00:49:59les solutions alternatives
00:50:01qui ont été proposées
00:50:02depuis la fin
00:50:03de cette d'Atar
00:50:03c'est-à-dire
00:50:04depuis 2010
00:50:05n'ont pas réussi
00:50:06à fonctionner
00:50:07puisque nous sommes
00:50:08toujours en crise
00:50:08alors justement
00:50:09vous parlez
00:50:10d'un logement social
00:50:11saturé et inégalitaire
00:50:12et vous insistez
00:50:13sur les contradictions
00:50:14du système HLM
00:50:15vous dites
00:50:16qu'il y a des millions
00:50:16de demandes en attente
00:50:18des logements
00:50:18parfois vacants
00:50:19des critères opaques
00:50:20et des situations
00:50:21de favoritisme
00:50:22ou de passe droit
00:50:22vous critiquez aussi
00:50:24le décalage
00:50:25entre les objectifs
00:50:26affichés par les pouvoirs
00:50:27publics
00:50:27et la réalité du terrain
00:50:28comment on peut
00:50:29en arriver là ?
00:50:30alors là aussi
00:50:31c'est complètement
00:50:33affolant
00:50:33on parle
00:50:36du logement social
00:50:37comme une sorte
00:50:37de bien commun
00:50:38donc une mission
00:50:40plutôt noble
00:50:41de trouver des logements
00:50:43à des prix accessibles
00:50:44à des gens
00:50:44qui ont des revenus
00:50:45plus ou moins modestes
00:50:47alors qu'en fait
00:50:48le logement social
00:50:49c'est un bien rare
00:50:51il n'y a pas assez
00:50:53de logements sociaux
00:50:54il n'y a pas assez
00:50:56de logements sociaux
00:50:56à certains endroits
00:50:58qui pourraient
00:50:59en avoir besoin
00:50:59puisque ce sont
00:51:01les communes
00:51:02qui décident
00:51:02de ce type
00:51:03de construction
00:51:03malgré des lois
00:51:04qui obligent
00:51:06chaque commune
00:51:07ce qui est aussi
00:51:07une forme d'aberration
00:51:09à construire
00:51:0925% de logements sociaux
00:51:11sinon pénalités
00:51:12sinon amende
00:51:15les communes
00:51:16préfèrent souvent
00:51:17payer les pénalités
00:51:18donc on se rend bien compte
00:51:20qu'il y a 70%
00:51:22de la population
00:51:23qui est éligible
00:51:24au logement social
00:51:25et il y a
00:51:263 millions de demandeurs
00:51:28quand je dis
00:51:283 millions de demandeurs
00:51:29dont 1 million
00:51:30qui ont déjà
00:51:32un logement social
00:51:33mais aimeraient bien
00:51:34en changer
00:51:34pourquoi ?
00:51:35parce que leur configuration
00:51:37a changé
00:51:38il n'en faut plus
00:51:38il y a 1000 raisons
00:51:40pour lesquelles
00:51:41on peut demander
00:51:41un meilleur logement
00:51:42et ces gens là
00:51:42ils sont toujours
00:51:43en attente
00:51:44ils sont toujours
00:51:44en attente
00:51:45et ils risquent
00:51:46d'être en attente
00:51:47pour longtemps
00:51:48malheureusement
00:51:49parce que
00:51:51derrière
00:51:51le système
00:51:52ne peut pas
00:51:53absorber la demande
00:51:54ça ne fonctionne pas
00:51:55donc
00:51:56faire une promesse
00:51:57c'est très bien
00:51:58essayer de la tenir
00:51:59c'est mieux
00:51:59beaucoup de français
00:52:00vous disent
00:52:01des gens
00:52:02me sont passés devant
00:52:04j'ai mon dossier
00:52:05en attente
00:52:05pour un logement social
00:52:08je coche
00:52:08toutes les cases
00:52:09de la légitimité
00:52:10à le réclamer
00:52:11et il y a des gens
00:52:12qui sont considérés
00:52:13comme en situation
00:52:13plus de détresse
00:52:14souvent des gens
00:52:15qui sont d'étrangers
00:52:16qui sont arrivés
00:52:16et qui passent
00:52:17devant les autres
00:52:18c'est une réalité
00:52:19ou c'est anecdotique ?
00:52:22c'est une réalité
00:52:24en lien
00:52:25avec les fameuses
00:52:27commissions d'attribution
00:52:28qui sont à la main
00:52:29de ceux qui siègent
00:52:30dans ces commissions
00:52:31et qui décident
00:52:32selon les cas de figure
00:52:33de dire
00:52:34on va donner plutôt
00:52:35ce logement
00:52:35à ce dossier
00:52:36plutôt qu'à un autre dossier
00:52:38après
00:52:39il y a quand même
00:52:40un sentiment général
00:52:41de
00:52:43comment dirais-je
00:52:45de ne pas
00:52:48avoir obtenu
00:52:49ce qu'aurait dû
00:52:50sur quoi on a droit
00:52:51il y a une frustration
00:52:52qui est très ancienne
00:52:53ça a toujours existé
00:52:54depuis la nuit des temps
00:52:55oui c'est clair
00:52:56mais en même temps
00:52:57si on respecte la loi
00:52:58c'est parce que justement
00:53:00elle assure
00:53:01une cohésion
00:53:02et qu'elle est aussi
00:53:04un moyen
00:53:05de défense
00:53:06contre l'arbitraire
00:53:07dès lors
00:53:08que le sentiment
00:53:10d'arbitraire
00:53:10de subir
00:53:11une forme d'arbitraire
00:53:13augmente
00:53:13c'est jamais très bon
00:53:14pour l'ensemble
00:53:16du pays
00:53:17et bien on en est là
00:53:18aujourd'hui
00:53:18et combien de gens
00:53:19sont en attente
00:53:20aujourd'hui
00:53:21des logements
00:53:22comme je disais
00:53:23sur le parc social
00:53:25il y a à peu près
00:53:263 millions
00:53:27de demandeurs
00:53:29c'est une demande
00:53:30qui a doublé
00:53:31depuis 20 ans
00:53:32alors que de l'autre côté
00:53:34on voit l'engagement
00:53:35de l'Etat
00:53:36baisser
00:53:37c'est à dire
00:53:38en 2010
00:53:40il y avait
00:53:422,6%
00:53:43de financement
00:53:45qui était lié
00:53:46aujourd'hui
00:53:48c'est 1,6%
00:53:49presque la moitié
00:53:51je suis avec
00:53:52je reçois
00:53:53David Desquinville
00:53:54auteur du livre noir
00:53:55du logement
00:53:56ce scandale
00:53:56qui nous concerne tous
00:53:58aux éditions
00:53:59Albin Michel
00:54:00David Desquinville
00:54:01est éditeur
00:54:02auteur
00:54:03et un peu journaliste
00:54:04parce qu'il a
00:54:04il a enquêté
00:54:05c'est un travail remarquable
00:54:06je disais que c'était
00:54:07presque une thèse
00:54:08en tout cas
00:54:09ça nous présente
00:54:09la crise du logement
00:54:10les problèmes du logement
00:54:11sous un oeil
00:54:12tout à fait inédit
00:54:13avec bien sûr
00:54:14du parlons vrai
00:54:15David Desquinville
00:54:16n'a pas peur
00:54:17de soulever les problèmes
00:54:18et de dire des choses
00:54:19qui ne se disent pas ailleurs
00:54:20vous nous appelez
00:54:21au 0 826 300 300
00:54:23vous êtes évidemment
00:54:23concerné par le logement
00:54:25vous autour de vous
00:54:26vos amis
00:54:26vos familles
00:54:27ou l'endroit où vous habitez
00:54:28vous savez qu'il y a
00:54:29une crise de logement
00:54:30n'hésitez pas
00:54:31à nous communiquer
00:54:32faire part de votre témoignage
00:54:33je vous appelez
00:54:34Emmanuel Galasso
00:54:35éventuellement posez
00:54:36des questions
00:54:36sur des questions
00:54:37de logement
00:54:37sur lesquelles
00:54:38vous avez besoin
00:54:39de précision
00:54:39ou d'éclaircissage
00:54:40et David Desquinville
00:54:42se fera un plaisir
00:54:44de vous répondre
00:54:45à tout de suite
00:54:45sur Sud Radio
00:54:53Vous êtes bien
00:54:54sur Sud Radio
00:54:55il est 13h des suites
00:54:56je reçois
00:54:57David Desquinville
00:54:58auteur
00:54:58éditeur
00:54:59auteur
00:55:00le livre noir
00:55:01du logement
00:55:02ce scandale
00:55:02qui nous concerne tous
00:55:03publié chez Alman Michel
00:55:04nous avez compris
00:55:05nous parlons
00:55:06du problème
00:55:06de logement français
00:55:07qui est un vrai sujet
00:55:08d'importance nationale
00:55:10il y a la sécurité
00:55:11l'emploi
00:55:12le pouvoir d'achat
00:55:13le chômage
00:55:14tout ce que l'on veut
00:55:15la retraite
00:55:15le logement
00:55:16c'est crucial
00:55:17et c'est un droit
00:55:19de la république
00:55:19l'habitat
00:55:20est un droit d'homme
00:55:20si on n'a pas
00:55:21de quoi
00:55:21de où habiter
00:55:22on ne peut pas
00:55:23vivre dans un pays
00:55:24et cette grande puissance
00:55:26qu'était la France
00:55:26avec une politique
00:55:28d'immobilier
00:55:29de logement
00:55:29de l'habitat
00:55:30qui longtemps
00:55:31a été prise
00:55:32en considération
00:55:33par les gouvernements
00:55:34respectifs
00:55:35il y a longtemps
00:55:36on a souvent cité
00:55:37le général de Gaulle
00:55:37et Georges Pompidou
00:55:38depuis quelques années
00:55:39c'est la déliquissance totale
00:55:41ça va dans tous les sens
00:55:41ce livre noir du logement
00:55:43j'allais dire
00:55:44c'est cauchemardesque
00:55:45et là David Descamines
00:55:46vous avez fait un travail
00:55:47exceptionnel
00:55:48évidemment tout à l'heure
00:55:49on a parlé
00:55:50de la bureaucratie
00:55:51des logements sociaux
00:55:52qui vont mal
00:55:52il y a des intérêts
00:55:53politiques et économiques
00:55:55en jeu
00:55:55vous décrivez un entre-soi
00:55:58réunissant les élus
00:55:59les promoteurs
00:56:00les bailleurs
00:56:00les technocrates
00:56:02et les acteurs financiers
00:56:03tout ce petit monde là
00:56:04gère la situation
00:56:05c'est à cause de ça
00:56:06que ça va si mal
00:56:07on a l'impression
00:56:08que
00:56:09c'est une crise politique
00:56:12parce que
00:56:12c'est comme si on avait
00:56:13un gouvernement
00:56:15un canard sans tête
00:56:16ah ben ça fait deux fois
00:56:17qu'on l'utilise
00:56:17en aujourd'hui
00:56:18là c'était le budget
00:56:192026
00:56:19c'est le canard sans tête
00:56:20et là le logement français
00:56:22c'est le canard sans tête
00:56:22le canard sans tête
00:56:22est une assez bonne métaphore
00:56:24parce que d'un côté
00:56:24on a l'impression
00:56:25d'avoir un président
00:56:26de la république
00:56:27Emmanuel Macron
00:56:28qui regarde l'histoire
00:56:30et cherche l'endroit
00:56:31où il pourrait planter
00:56:33sa statue
00:56:33alors lui c'est une tête sans corps
00:56:35et de l'autre côté
00:56:36vous avez les ministres
00:56:38qui s'occupent
00:56:39de leurs petites affaires
00:56:40et ça va dans tous les sens
00:56:41préparant
00:56:42la prochaine session électorale
00:56:44à savoir l'élection
00:56:45l'échéance présidentielle
00:56:46donc
00:56:46ça c'est quand même
00:56:48très problématique
00:56:48et
00:56:49le ministre délégué
00:56:51au logement
00:56:52Vincent Jambrun
00:56:53qui déclarait en avril
00:56:56dire
00:56:56je m'efforce
00:56:57d'aider
00:56:59les propriétaires
00:57:00il avait l'air
00:57:01très impliqué
00:57:02il est très impliqué
00:57:03c'est cette phrase
00:57:04je prends le taureau
00:57:05par les cornes
00:57:06je vais faire tout
00:57:08ce qu'il m'est possible
00:57:09de faire
00:57:10donc il a
00:57:11aujourd'hui
00:57:12un projet
00:57:13lié à des enjeux
00:57:15de fiscalité
00:57:16pour essayer de relancer
00:57:17une partie
00:57:17de la construction
00:57:18via la rénovation
00:57:19ok très bien
00:57:21est-il le plus indiqué
00:57:22pour parler de ça ?
00:57:24est-il le plus indiqué
00:57:24pour parler de ça ?
00:57:25justement
00:57:25moi je me suis penché
00:57:27sur son parcours
00:57:28et en regardant un peu
00:57:30ce qu'il avait fait
00:57:31quand il était
00:57:32maire de Léles-Roses
00:57:34il était également
00:57:36président
00:57:36d'un syndicat
00:57:39intercommunal
00:57:40du Val-de-Marne
00:57:41où
00:57:43le syndicat
00:57:44en question
00:57:45disposait de logements
00:57:46pour les salariés
00:57:47d'un cimetière
00:57:49géré par ces communes
00:57:50du Val-de-Marne
00:57:51il se trouve
00:57:52que deux de ses collaborateurs
00:57:54ont été logés
00:57:55dans des appartements
00:57:56de 150 mètres carrés
00:57:57à l'équivalent
00:57:58de 750 euros
00:57:59par mois
00:58:01alors oui
00:58:02il leur a trouvé
00:58:03une solution
00:58:04qui est tout à fait
00:58:06sans doute pratique
00:58:07et louable
00:58:08mais
00:58:09est-ce que
00:58:10est-ce qu'il a été impliqué
00:58:13ou non
00:58:14dans cette question
00:58:14il ne s'en est jamais expliqué
00:58:15il y a eu une enquête
00:58:16qui est en cours peut-être
00:58:16alors que
00:58:17personne n'a relevé
00:58:18vraiment la chose
00:58:19c'est paru
00:58:20un tout petit peu
00:58:21dans la presse
00:58:21et puis
00:58:22on est passé
00:58:23à l'affaire suivante
00:58:25donc moi
00:58:25je me pose quand même
00:58:26des questions
00:58:27là-dessus
00:58:28parce que
00:58:28ce serait bien
00:58:29d'avoir une réponse
00:58:30et il y en a sûrement une
00:58:31elle est peut-être
00:58:32tout à fait
00:58:34acceptable
00:58:34est-ce que l'époque
00:58:36où la régie immobilière
00:58:37de la ville de Paris
00:58:37la célèbre RIVP
00:58:39aux mains de Jacques Chirac
00:58:40ça servait à loger
00:58:41des copains
00:58:41dans des appartements
00:58:43de luxe
00:58:43pour des
00:58:43j'allais dire
00:58:45des loyers
00:58:46totalement dérisoires
00:58:47cette pratique
00:58:48alors bon
00:58:48les régies immobilières
00:58:49elles existent
00:58:50à tous les échelons
00:58:50territoriaux français
00:58:52commune, municipale
00:58:53départementale
00:58:54ça dépend
00:58:54il y a quand même eu
00:58:56depuis une police
00:58:57j'allais dire
00:58:57comme on a régulé
00:58:58les comptes de campagne
00:58:59est-ce qu'on a
00:59:00un contrôle
00:59:01aujourd'hui plus sévère
00:59:02sur justement
00:59:03ces régies immobilières
00:59:04publiques
00:59:05alors il y a eu
00:59:06tellement d'affaires
00:59:07sur ces questions-là
00:59:09et des scandales
00:59:09des scandales
00:59:10des scandales d'Etat
00:59:12des personnalités
00:59:13des ministres
00:59:13qu'on retrouvait
00:59:14je pense
00:59:14à Jean-Pierre Chevènement
00:59:17entre autres
00:59:17qui refusait
00:59:19de quitter son appartement
00:59:22des gens bien
00:59:23en plus en principe
00:59:24qu'on peut concilier
00:59:24oui mais ils avaient
00:59:25une petite
00:59:25mais qui après disait
00:59:27ben non
00:59:27moi j'ai le droit
00:59:28d'être là
00:59:28ce qui était
00:59:29dans les faits
00:59:30assez vrai
00:59:30je paye le surloyer
00:59:32mais ça répondait
00:59:33plus à la mission
00:59:34et vu le parcours
00:59:37de ces gens
00:59:37et leur capacité
00:59:41notamment
00:59:41le fait qu'ils soient
00:59:42déjà propriétaires
00:59:43de plusieurs appartements
00:59:44c'était un peu embêtant
00:59:45donc là-dessus
00:59:47on trouve toujours
00:59:48des histoires
00:59:49il y a des tentatives
00:59:50de contrôle
00:59:50mais le système
00:59:53est quand même
00:59:53très opaque
00:59:55et c'est très difficile
00:59:56de réussir
00:59:58à trouver
00:59:59une raison d'être
00:59:59j'ai l'exemple
01:00:00d'un appartement
01:00:03rue
01:00:04dans le 6ème
01:00:05à côté du Panthéon
01:00:07d'un appartement
01:00:08qui était
01:00:09celui d'un
01:00:10employé municipal
01:00:11de la ville de Paris
01:00:12qui est décédé
01:00:13sa femme
01:00:14dans son droit
01:00:15a continué à l'occuper
01:00:16par la suite
01:00:16elle est partie en province
01:00:17et aujourd'hui
01:00:18le loyer est toujours payé
01:00:20donc comme il est payé
01:00:21le bailleur social
01:00:22ne s'en préoccupe pas
01:00:24mais l'appartement
01:00:25en question
01:00:25sert juste
01:00:26de pied à terre
01:00:26très joli quartier
01:00:27entre la rue Mouffetard
01:00:28la rue
01:00:28la rue Mouffetard
01:00:29j'avais un trou
01:00:30de mémoire
01:00:31c'est 40 rue Mouffetard
01:00:33exactement
01:00:33et donc
01:00:34on se dit
01:00:35c'est pas normal
01:00:37que ça soit comme ça
01:00:39et donc
01:00:39est-ce que
01:00:40les bailleurs sociaux
01:00:41sont en mesure
01:00:42d'assurer
01:00:43la réalité
01:00:44de leur mission
01:00:45indépendamment
01:00:46de la construction
01:00:47et de l'entretien
01:00:47sur est-ce que
01:00:49les locataires
01:00:49qu'ils ont
01:00:50sont bien
01:00:52respectent bien
01:00:53les critères
01:00:54alors pas eu le promoteur
01:00:56bailleur
01:00:56là on voit bien
01:00:57qu'il y a
01:00:57bon
01:00:58et puis ensuite
01:00:59il y a les technocrates
01:01:00et les lecteurs financiers
01:01:00je ne vais pas parler
01:01:02de mafia
01:01:02parce que ce n'en est pas une
01:01:03mais sur le fonctionnement
01:01:05ça ressemble quelquefois
01:01:06à une entente
01:01:07à un réseau
01:01:07quand même
01:01:08vous êtes d'accord
01:01:08oui alors après
01:01:10on a l'impression
01:01:11si on remonte
01:01:13un petit peu
01:01:14en plus
01:01:14en regardant
01:01:15l'image d'ensemble
01:01:16que il y a
01:01:17c'est pas l'Italie
01:01:17on est d'accord
01:01:18où il y a eu
01:01:18bon voilà
01:01:19on n'est pas en Italie
01:01:20il y a un ensemble
01:01:22de règles
01:01:22il y a même énormément
01:01:23de règles
01:01:24finalement trop
01:01:25il y a des normes
01:01:28il y en a beaucoup
01:01:29il y a un promoteur immobilier
01:01:30qui disait
01:01:30en off
01:01:31il faudrait brûler
01:01:32le code de la construction
01:01:33parce qu'on n'y comprend plus rien
01:01:35et ça devient de plus en plus
01:01:36un frein à la construction
01:01:38véritablement
01:01:39il exagérait peut-être un peu
01:01:40mais il n'avait pas
01:01:41complètement tort non plus
01:01:43mais sur l'entre-soi
01:01:46et les attributions
01:01:47au fond
01:01:48c'est comme si
01:01:49dans l'ensemble
01:01:49il devrait y avoir
01:01:50une cohésion nationale
01:01:51et sur le détail
01:01:52on a
01:01:53des pouvoirs locaux
01:01:54qui donc
01:01:55vont s'exercer
01:01:56un petit peu
01:01:57comme des baronies
01:01:57d'une certaine façon
01:01:58on a vu le cas
01:01:59à Marseille
01:02:01entre autres
01:02:01et dans d'autres villes
01:02:02et donc
01:02:04ce sont des choses
01:02:05qui sont clairement
01:02:06à réviser
01:02:06vous dites que chacun
01:02:07protège des intérêts
01:02:08ce qui bloque
01:02:09les réformes profondes
01:02:10et vous parlez
01:02:11d'un système verrouillé
01:02:12où la complexité
01:02:13profite à certains acteurs
01:02:15installés
01:02:16oui parce qu'il faut
01:02:17la comprendre
01:02:18la complexité
01:02:19c'est à dire que
01:02:19si vous regardez
01:02:22la mission de l'état
01:02:23c'est l'aménagement
01:02:24la mission principale
01:02:26de l'état
01:02:26c'est d'aménager
01:02:27le territoire
01:02:28de façon à ce que
01:02:28les citoyens
01:02:29puissent y vivre
01:02:30de toutes sortes
01:02:31de façons
01:02:31quand vous avez
01:02:32des maires
01:02:33qui estiment
01:02:34que construire
01:02:36ça va leur coûter
01:02:37plus d'argent
01:02:38pourquoi ?
01:02:38parce qu'on leur a retiré
01:02:39un certain nombre
01:02:40de taxes
01:02:40et qu'ils n'ont plus
01:02:41que la taxe foncière
01:02:42grosso modo
01:02:43ou des dotations
01:02:44ou des allocations
01:02:44voilà
01:02:45et puis des dotations
01:02:46qui sont de plus en plus
01:02:47fronniées
01:02:47donc à partir de là
01:02:49c'est un peu logique
01:02:51qu'ils décident
01:02:52de moins construire
01:02:53parce que derrière
01:02:54il faut les services
01:02:55les équipements
01:02:55les écoles
01:02:56les stades
01:02:57l'infrastructure
01:02:59de transport
01:02:59et donc
01:03:01on peut les entendre
01:03:03on peut entendre ça
01:03:03et certains disent
01:03:05oui mais
01:03:05ils ont le pouvoir
01:03:07du permis de construire
01:03:07très bien
01:03:08mais s'ils ont le pouvoir
01:03:09sans les moyens
01:03:09du permis de construire
01:03:10ça ne peut pas marcher
01:03:11aujourd'hui
01:03:12le logement
01:03:13s'il n'est pas reconnecté
01:03:15aux moyens politiques
01:03:16et aux moyens économiques
01:03:18il n'y a pas de résolution
01:03:19de ce problème
01:03:20David Desquinville
01:03:21ça va de mal en pi
01:03:22depuis
01:03:22allez je vais prendre
01:03:23comme référence
01:03:23la période de
01:03:24Bénéris-Cardestin-Mitterrand
01:03:25où il y a eu
01:03:26de temps en temps
01:03:27une politique
01:03:27une prise de conscience
01:03:28gouvernementale
01:03:29qui fait qu'il y avait
01:03:30une tentative de sursaut
01:03:32j'allais dire
01:03:33réduite par la majorité
01:03:34suivante
01:03:34alors moi
01:03:36j'ai comme point
01:03:37de référence
01:03:39le ministre
01:03:40Jean-Louis Borloo
01:03:40bien sûr
01:03:41qui était donc
01:03:42un ministre
01:03:43de plein exercice
01:03:44le dernier
01:03:45après c'était des ministres
01:03:46délégués
01:03:46alors j'ai quand même
01:03:47regardé un petit peu
01:03:47le passage des uns
01:03:48il avait vraiment
01:03:49le logement en compétence
01:03:50exactement
01:03:50et les ministres délégués
01:03:53ils sont là
01:03:53pendant un an
01:03:54quelques mois
01:03:55donc comment voulez-vous
01:03:56faire une politique
01:03:57qui tienne debout
01:03:59quand vous êtes là
01:04:00simplement de passage
01:04:01donc vous allez
01:04:02essayer d'avoir
01:04:03votre petite loi
01:04:04pour avoir votre nom
01:04:05c'est vrai à tous les niveaux
01:04:06alors sur plus
01:04:07il n'y a pas de majorité
01:04:08stable à l'Assemblée nationale
01:04:09mais voilà
01:04:10Jean-Louis Borloo
01:04:11vous dites
01:04:11il est peut-être le dernier
01:04:12qui a pris le dossier
01:04:13sérieusement
01:04:14qui avait les moyens
01:04:14le pauvre
01:04:15il s'est fait retoquer
01:04:16son projet sur la ville
01:04:18parce qu'il était
01:04:18un mal blanc
01:04:19depuis 50 ans
01:04:19par le président de la république
01:04:20humilié en public
01:04:21voyez donc
01:04:23vous vous souvenez
01:04:23d'épisodes
01:04:24alors il est revenu
01:04:26un petit peu
01:04:26sur le devant
01:04:27de la scène
01:04:28avec justement
01:04:29cette posture
01:04:30qu'il peut avoir
01:04:33de très bonnes connaissances
01:04:35du dossier
01:04:35il est du terrain
01:04:35maire de Valenciennes
01:04:36donc il connaît
01:04:37le problème
01:04:37il connaît bien
01:04:40les rois
01:04:40et quand il annonce
01:04:42qu'il y a un nombre
01:04:45d'interlocuteurs
01:04:46d'organisations
01:04:47pour la gestion
01:04:48des logements sociaux
01:04:49pléthorique
01:04:50qu'il y a un salarié
01:04:52pour 65 appartements
01:04:54à gérer
01:04:55ça fait quand même
01:04:55un peu beaucoup
01:04:56donc il peut faire mieux
01:04:58je reçois
01:04:59David Desquinville
01:05:00auteur du livre noir
01:05:01du logement
01:05:01ce scandale
01:05:02qui nous concerne tous
01:05:03publié chez
01:05:04chez Albin Michel
01:05:05qui est un véritable
01:05:06décryptage
01:05:07une enquête
01:05:08j'allais dire
01:05:08un réquisitoire
01:05:09et en même temps
01:05:10une synthèse
01:05:11parfaitement intelligible
01:05:12c'est écrit dans un français
01:05:13très clair
01:05:13ce sont des dossiers
01:05:15ce sont des paramètres
01:05:15techniques épineux
01:05:16et David Desquinville
01:05:18parce que c'est un éditeur
01:05:19il sait vous expliquer ça
01:05:20moi j'ai tout compris
01:05:21alors que c'était quelque chose
01:05:22un petit peu nébulé pour moi
01:05:23j'ai tout compris
01:05:24aux enjeux essentiels du moment
01:05:25vous nous appelez
01:05:26au 0826 300 300
01:05:28parce qu'il est 13h30
01:05:29c'est le moment où vous
01:05:30la parole est à vous
01:05:32l'émission est à votre disposition
01:05:33vous nous appelez
01:05:34pour parler de ce dossier
01:05:36est-ce que vous êtes confronté
01:05:38vous à un problème de logement
01:05:38dans votre entourage
01:05:40chez des amis
01:05:40des gens qui ont subi
01:05:42j'allais dire
01:05:43des désagréments
01:05:43qui attendent un logement
01:05:45qui sont maltraités
01:05:46ou vous-même
01:05:47est-ce que vous considérez
01:05:48qu'il y a un scandale
01:05:48dans certains territoires français
01:05:50au niveau du logement
01:05:51David Desquinville répondra
01:05:52à vos questions
01:05:53à vos interrogations
01:05:54avec la pertinence
01:05:55qu'on le devine aujourd'hui
01:05:57depuis qu'il est là
01:05:57tout à l'heure avec moi
01:05:58à tout de suite sur Sud Radio
01:05:59la France dans tous ses états
01:06:02Péricault-Legas
01:06:03vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:05il est 13h33
01:06:06je reçois David Desquinville
01:06:08l'auteur du livre
01:06:08Noir du logement
01:06:09ce scandale qui nous concerne
01:06:10tous chez Albert Michel
01:06:11un document
01:06:12allez je le dis
01:06:14exceptionnel
01:06:14pour ceux qui s'intéressent
01:06:16à ce sujet
01:06:16ou qui ne comprennent pas
01:06:18grand chose
01:06:18et bien c'est un document
01:06:20qui met la lumière
01:06:21jette la lumière
01:06:23évacue les zones d'ombre
01:06:24et décrypte avec une précision
01:06:25et une simplicité
01:06:26et une lucidité
01:06:27les grands enjeux du logement
01:06:29qui est une question
01:06:29d'intérêt national
01:06:30nous avons Sandra
01:06:32qui nous appelle
01:06:33de Chaland
01:06:34moi je connais Chaland
01:06:34pour les canards
01:06:35qui sont merveilleux
01:06:36la volaille et les poulets
01:06:37bonjour Sandra
01:06:39bonjour monsieur
01:06:40bonjour
01:06:40vous vous êtes courtière
01:06:41en crédit
01:06:42et vous dites que le marché
01:06:44est à bout de souffle
01:06:45c'est un peu ça
01:06:45que vous avez envie
01:06:46de témoigner
01:06:49alors plus précisément
01:06:51en fait
01:06:51on a mis des conditions
01:06:53aujourd'hui
01:06:53le coût de la construction
01:06:55avec toutes les règles normatives
01:06:57qui depuis plusieurs années
01:06:59forcément
01:07:01augmentent le coût de construction
01:07:02après les divers
01:07:03coûts d'inflation
01:07:04de nos guerres
01:07:05de nos différents événements
01:07:07qui sont passés
01:07:08géopolitiques
01:07:08et puis
01:07:09une tension immobilière
01:07:11sur les loyers
01:07:12qui font que
01:07:12les jeunes qui sont en location
01:07:14n'ont plus de capité d'épargne
01:07:16donc n'auront pas d'apport
01:07:17donc ne pourront pas accéder au crédit
01:07:20c'est à dire que là
01:07:21on a fait le tour
01:07:22du blocage en fait
01:07:24voilà
01:07:25et puis
01:07:25si on regarde
01:07:26le coût de la construction
01:07:27moi vous savez
01:07:27j'ai des jeunes
01:07:28qui il y a 15 ans
01:07:30faisaient construire
01:07:31des terrains
01:07:32qui coulaient
01:07:33entre 40 et 60 000 euros
01:07:34et qui
01:07:35coûtent construction
01:07:371500 euros
01:07:38le mètre carré
01:07:39aujourd'hui
01:07:40on est à 2200 euros
01:07:41minimum
01:07:41et les terrains
01:07:43à 40 000
01:07:44il n'y en a plus
01:07:45à 60 000
01:07:45ils sont
01:07:47tout riquiqui
01:07:48donc en fait
01:07:49ça ne répond plus
01:07:50aux besoins
01:07:50des jeunes familles
01:07:52et en fait
01:07:53monsieur le maire
01:07:54qui avait contraint
01:07:56l'accès au crédit
01:07:57soi-disant
01:07:58pour protéger
01:07:59les emprunteurs
01:08:00aujourd'hui
01:08:01nous bloque
01:08:01tant pour les investisseurs
01:08:04que pour les primes
01:08:05ou excédents
01:08:05David Descavilles
01:08:07est-ce que
01:08:07l'inflation immobilière
01:08:08et foncière
01:08:09n'est pas à l'origine
01:08:09de cet essoufflement
01:08:11de la politique du logement
01:08:13oui
01:08:13cette crise du logement
01:08:15elle s'explique
01:08:15par la rareté du foncier
01:08:17comme vous l'évoquez
01:08:18si justement
01:08:19rareté du foncier
01:08:21et augmentation
01:08:22du prix du foncier
01:08:23évidemment
01:08:23l'augmentation
01:08:25des coûts
01:08:25des matériaux
01:08:26de construction
01:08:27qui donc
01:08:27alourdissent
01:08:28à chaque fois
01:08:29l'addition
01:08:30vous avez aussi
01:08:32évidemment
01:08:33le coût du crédit
01:08:34donc quand on sait
01:08:35que 80%
01:08:36des crédits
01:08:38bancaires
01:08:38sont des crédits
01:08:39immobiliers
01:08:40liés à l'immobilier
01:08:41donc ça vous laisse
01:08:42une idée
01:08:42de la façon
01:08:44dont les français
01:08:45s'endettent
01:08:45qui fait de ce sujet
01:08:47une priorité
01:08:48aujourd'hui
01:08:51les modalités
01:08:53de construction
01:08:54à équivalence
01:08:56de technologie
01:08:56il y a une métaphore
01:08:57qui était assez juste
01:08:59sur le rapport
01:09:00entre
01:09:01la voiture
01:09:03le mètre carré
01:09:04de la voiture
01:09:04avec la technologie
01:09:05embarquée
01:09:06d'une voiture
01:09:06et le mètre carré
01:09:09d'un logement
01:09:10sachant que c'est
01:09:11une construction
01:09:12beaucoup plus simple
01:09:13sur le plan technique
01:09:13même si ça reste
01:09:14un prototype
01:09:15et l'écart
01:09:16il est x10
01:09:20à la défaveur
01:09:21du logement
01:09:24donc c'est à dire
01:09:25en plus
01:09:25ce qui rend la chose
01:09:27très compliquée
01:09:28notamment pour les primo-accédants
01:09:30qui vont avoir
01:09:31des très très grosses
01:09:32difficultés
01:09:32de trouver
01:09:33un endroit
01:09:33où se loger
01:09:34où ils pourront
01:09:35se loger
01:09:36de façon
01:09:38comment dirais-je
01:09:39à des coûts
01:09:39intéressants
01:09:41Sandra
01:09:41vous êtes à Chaland
01:09:42on est en Vendée
01:09:44on pensait que c'était
01:09:45un département
01:09:45qui était moins confronté
01:09:46par des problèmes
01:09:47de logement
01:09:47vous dites que
01:09:48chez vous aussi
01:09:48il commence à y avoir
01:09:50des soucis
01:09:50alors je vais vous dire
01:09:52un logement de chambre
01:09:54il y a 15 ans
01:09:55c'était 650 euros
01:09:56maintenant
01:09:56on est à 900
01:09:58parce que nous avons
01:10:00alors on va pas
01:10:01les blâmer
01:10:02on a une catégorie
01:10:03de gens
01:10:04qui habitent
01:10:04plutôt dans le nord
01:10:05ou qui habitent
01:10:06plutôt en région parisienne
01:10:08qui avaient
01:10:09une petite résidence
01:10:10secondaire
01:10:11et qui viennent
01:10:11prendre leur retraite
01:10:12sauf qu'ils arrivent
01:10:13avec 400 000 euros
01:10:15aisément
01:10:15de leur logement
01:10:17parisien
01:10:18et c'est eux
01:10:19qui créent
01:10:20qui créent
01:10:21une forme d'inflation
01:10:22une surenchère
01:10:23puisqu'ils ont des moyens
01:10:24donc ils font grimper
01:10:25les prix
01:10:25puisqu'ils ont les moyens
01:10:26de payer cher
01:10:26et les autochtones
01:10:28pour m'exprimer ainsi
01:10:29sont confrontés
01:10:30à une concurrence
01:10:30à laquelle ils peuvent
01:10:31pas faire face
01:10:32exactement
01:10:32c'est ça
01:10:34les gens avec des moyens
01:10:35vont là où ils veulent
01:10:37donc les endroits
01:10:38les plus prisés
01:10:39et ces endroits
01:10:39se mettent à flamber
01:10:40et juste à côté
01:10:41vous avez
01:10:42d'autres logements
01:10:43mais dont personne ne veut
01:10:44vous avez une disparité
01:10:47une sorte de mitage
01:10:49c'est vrai
01:10:50pour toutes les zones littérales
01:10:51françaises
01:10:51qui attirent beaucoup de monde
01:10:52parce qu'il y fait beau
01:10:53et bon vivre
01:10:54moi j'y suis du Pays Basque
01:10:55on a aussi ce problème
01:10:57nous avons Gérard
01:10:58qui nous appelle
01:10:59bonjour Gérard
01:11:00vous nous appelez
01:11:00de Clermont-Ferrand
01:11:01au coeur de l'Auvergne
01:11:03au pied des volcans
01:11:03et vous vous pensez
01:11:05que le logement
01:11:08il n'est pas tellement lié
01:11:09enfin il n'est pas que lié
01:11:10à l'augmentation
01:11:10de la population
01:11:11mais peut-être
01:11:12à des flux migratoires
01:11:13en perpétuelle croissance
01:11:14c'est votre idée
01:11:15alors deux choses
01:11:16la première
01:11:17c'est que je remercie
01:11:18M. David Decaire
01:11:19parce qu'il a bien précisé
01:11:20qu'on n'a plus
01:11:21de ministère du logement
01:11:23en sachant que
01:11:24le ministère du logement
01:11:25c'est quand même
01:11:26en général
01:11:27la première dépense
01:11:27dans le foyer
01:11:28très souvent
01:11:28et alors
01:11:29je revenais
01:11:30à la raison
01:11:32pour laquelle
01:11:32j'ai appelé
01:11:33effectivement
01:11:34les chiffres
01:11:35qu'on donne
01:11:35depuis 10 ans
01:11:36on a absorbé
01:11:37environ 5 millions
01:11:37d'étrangers
01:11:38sans doute plus
01:11:39d'ailleurs
01:11:39mais bon
01:11:40au moins ça
01:11:40donc ça veut dire
01:11:41que ça fait plus
01:11:42de 5 millions
01:11:43de gens à loger
01:11:44en si peu de temps
01:11:45et on ne construit pas
01:11:48autant de logements
01:11:48que de gens
01:11:49arrivent aujourd'hui
01:11:50donc c'est pas
01:11:51pour stigmatiser
01:11:53cette population-là
01:11:54mais c'est un truc
01:11:55dont on ne parle pas
01:11:56comme si c'était tabou
01:11:57comme si c'était
01:11:58pas bien vu
01:11:59mais moi ça me paraît
01:12:01logique
01:12:02Et vous en pensez ?
01:12:04Alors moi ce que j'en pense
01:12:05C'est une observation
01:12:06qui tient la route
01:12:06Oui ce que je veux dire
01:12:08c'est que
01:12:09la question du logement
01:12:11c'est le manque
01:12:11de logement
01:12:12dans son ensemble
01:12:14pour la population française
01:12:16flux migratoire inclus
01:12:19donc à partir du moment
01:12:20où vous avez
01:12:21un problème
01:12:22de nombre
01:12:23de logements
01:12:24derrière
01:12:25vous ne pouvez pas
01:12:26gérer
01:12:27les différents problèmes
01:12:28des différentes populations
01:12:30ou différents revenus
01:12:31et selon leurs attentes
01:12:32ils se trouvent
01:12:34dans des situations
01:12:35où ils vont devoir
01:12:36mettre beaucoup plus d'argent
01:12:37pour trouver un toit
01:12:39où habiter
01:12:39et ça ça crée
01:12:40donc à ce moment-là
01:12:41des crispations
01:12:42des endroits
01:12:43qui deviennent
01:12:46un petit peu déshabités
01:12:47vous avez un nouveau plan
01:12:49national
01:12:50de rénovation urbaine
01:12:51donc qui se concentre
01:12:52sur les quartiers prioritaires
01:12:54qui a été annoncé
01:12:55par Sébastien Lecornu
01:12:57Sébastien Lecornu
01:12:58annonce ce nouveau plan
01:12:59pour 2030
01:13:002040
01:13:01avec grand renfort
01:13:03de budget
01:13:04et d'annonces tonitruantes
01:13:06mais l'ancien plan
01:13:07l'ancien nouveau plan
01:13:09national de rénovation urbaine
01:13:11de 2014
01:13:122030
01:13:12repoussé à 2032
01:13:14il n'est toujours pas terminé
01:13:15et l'État en 2025
01:13:18n'avait abondé
01:13:21les 12 milliards d'euros
01:13:23qu'à hauteur de 13%
01:13:25donc ce serait déjà bien
01:13:26de terminer
01:13:29les programmes
01:13:30mis en route
01:13:31avant d'annoncer
01:13:32de nouveaux programmes
01:13:33même si effectivement
01:13:34il faut créer des liaisons
01:13:35entre chacun d'entre eux
01:13:36mais là il semble
01:13:37qu'il y ait quelques soucis
01:13:39et c'est là David Descavilles
01:13:40où l'on voit bien
01:13:41qu'il y a une carence
01:13:41de politique du logement
01:13:43en France
01:13:43Gérard vous êtes de Clermont-Ferrand
01:13:45je vous rappelle
01:13:46vous savez peut-être
01:13:46que le dernier grand ministre
01:13:47du logement
01:13:48fut Roger Quilliot
01:13:49maire de Clermont-Ferrand
01:13:51et qui fut ministre
01:13:52de 80-83
01:13:53dans le premier gouvernement
01:13:54de Pierre Moroy
01:13:54je me souviens très bien
01:13:55c'est quelqu'un
01:13:56je me souviens de lui
01:13:57disant qu'il prenait
01:13:57vraiment lui aussi
01:13:58le dossier
01:13:59et après tout ça
01:14:00c'est délité
01:14:00vous avez connu
01:14:01Roger Quilliot
01:14:05donc voilà
01:14:07Gérard
01:14:08oui
01:14:08David Descavilles
01:14:10vous dit que
01:14:10c'est une partie
01:14:11du problème
01:14:13à la rigueur
01:14:14c'est la partie
01:14:14la plus soluble
01:14:15ça peut-être
01:14:16non ?
01:14:16si on prend
01:14:18les déclarations
01:14:18des derniers présidents
01:14:20que ça soit
01:14:21Nicolas Sarkozy
01:14:22en 2007
01:14:24que ça soit
01:14:24François Hollande
01:14:25en 2016
01:14:26ou Emmanuel Macron
01:14:27en 2024
01:14:28qui termine par
01:14:29le logement
01:14:31est en crise
01:14:31c'est vrai
01:14:32les deux
01:14:34précédents présidents
01:14:35disaient exactement
01:14:35la même chose
01:14:36de 2007
01:14:37à 2024
01:14:39on est toujours
01:14:40en crise
01:14:41on a mis la poussière
01:14:42sous le tapis
01:14:43nous avons Cédric
01:14:45Cédric
01:14:45qui nous appelle
01:14:46de Narbonne
01:14:47bonjour Cédric
01:14:49bonjour à vous tous
01:14:50content de vous avoir
01:14:51au téléphone
01:14:51voilà
01:14:52alors Cédric
01:14:52vous n'êtes pas propriétaire
01:14:53vous êtes locataire
01:14:56et si vous pouviez
01:14:57être propriétaire
01:14:58vous dites que
01:14:58vous n'en avez plus
01:14:59très envie
01:15:00c'est vrai
01:15:01non pour l'instant
01:15:02je n'en ai pas envie
01:15:03parce que déjà
01:15:03on a une problématique
01:15:05d'inflation
01:15:06qui va être énorme
01:15:07donc j'avais écouté
01:15:08hier
01:15:09Marc Toiti
01:15:09je sais qu'il était
01:15:10sur votre antenne
01:15:11aujourd'hui
01:15:11mais j'ai entendu ça
01:15:13hier
01:15:13les taux d'intérêt
01:15:14vont exploser
01:15:15donc on risque
01:15:16d'arriver à 5,5
01:15:176,6,7%
01:15:20le problème
01:15:21qu'on a aujourd'hui
01:15:21on n'a
01:15:23pas de stabilité
01:15:24mais c'est surtout
01:15:25qu'en tant que propriétaire
01:15:26on a un problème
01:15:27avec les voisins
01:15:27il faut vendre la maison
01:15:28moi je suis locataire
01:15:29j'ai un problème
01:15:29avec mon voisin
01:15:30je déménage
01:15:30donc voilà
01:15:32je ne me prends pas la tête
01:15:33par rapport à ça
01:15:33aujourd'hui
01:15:35on n'a pas d'apport important
01:15:37en tant que locataire
01:15:37même si on a un avantage
01:15:39avec un prêt à taux zéro
01:15:40lorsqu'on devient propriétaire
01:15:42mais moi je paye mon loyer
01:15:43tous les mois
01:15:43donc je n'ai pas de soucis
01:15:44de ce côté là
01:15:45et c'est vrai
01:15:46que les mensualités
01:15:47lorsqu'on est propriétaire
01:15:49sont proches
01:15:49d'un loyer
01:15:51bon
01:15:52on rembours son bien
01:15:52après
01:15:53voilà
01:15:54ce que j'expliquais tout à l'heure
01:15:56c'est que pour nous
01:15:57c'est très facile de déménager
01:15:58alors que quand on est propriétaire
01:16:00pour déménager
01:16:01ce n'est pas terrible
01:16:02je trouve que pour moi
01:16:04bon c'est vrai
01:16:05je vais arriver à un certain âge
01:16:06où il faudra peut-être
01:16:06que je me pose la question
01:16:07peut-être achetée
01:16:08mais aujourd'hui
01:16:10ce n'est pas possible
01:16:11tout est trop cher
01:16:13et quand bien même
01:16:14on trouverait des maisons
01:16:16moi je regarde un petit peu
01:16:18du côté de l'Hérault
01:16:19dans les Hauts-Canton
01:16:20dans le Tarn
01:16:21un petit peu
01:16:21parce que c'est vrai
01:16:22qu'il y a des prix
01:16:22qui sont plus abordables
01:16:23les maisons sont quand même
01:16:25hors de prix
01:16:26quand on voit
01:16:28les travaux
01:16:28qu'il y a à y faire
01:16:29à l'intérieur
01:16:29ce sont des maisons
01:16:30qui ont été fermées
01:16:31depuis près de 10 ans
01:16:32la moitié du temps
01:16:33c'est des maisons
01:16:34où il y a une toiture
01:16:35à refaire
01:16:36donc il faut compter
01:16:37déjà 50 000 euros
01:16:37même si on a acheté
01:16:39un bien à 80 000 euros
01:16:40on sait qu'il y a déjà
01:16:41rien de toiture
01:16:42il y a 50 000 euros
01:16:43donc c'est compliqué
01:16:44David Desquinville
01:16:45tout ça c'est
01:16:47oui oui
01:16:47allez-y
01:16:47on finit
01:16:48c'est vrai
01:16:48voilà
01:16:49tout ça c'est que moi
01:16:51aujourd'hui
01:16:52j'ai pas
01:16:53je cherche
01:16:54parce que je veux
01:16:55essayer de trouver
01:16:56le bien
01:16:56mais je recule beaucoup
01:17:00parce que
01:17:00les taux d'intérêt
01:17:02me font très peur
01:17:03c'est pour payer
01:17:047% de taux d'intérêt
01:17:05alors que c'est mon petit frère
01:17:07qui lui a acheté une maison
01:17:08il a 2,8
01:17:093,2
01:17:10il est monté jusqu'à 4
01:17:11au maximum
01:17:12j'ai dit
01:17:13putain mais c'est un truc de fou
01:17:14ça va être trop trop cher
01:17:15c'est pas possible
01:17:15c'est pas possible
01:17:16on se souvient
01:17:17de l'époque
01:17:18vers 2014-2015
01:17:19où les taux étaient presque négatifs
01:17:22c'est à dire que la banque
01:17:23vous donnait de l'argent
01:17:23pour lui emprunter
01:17:26David Desquinville
01:17:27est-ce qu'il vaut mieux
01:17:27rester locataire dans ça ?
01:17:28j'entends de plus en plus
01:17:29de gens
01:17:30qui me disent
01:17:31pour l'instant
01:17:31je vais rester locataire
01:17:32je m'y retrouve plus facilement
01:17:34que dans la propriété
01:17:34il y a un expert
01:17:35qui a inventé une courbe
01:17:38de son nom
01:17:38la courbe de Frigitte
01:17:39qui raconte grosso modo
01:17:43le rapport
01:17:44entre le pouvoir d'achat
01:17:45et le prix d'acquisition
01:17:47et à partir du moment
01:17:48où le prix d'acquisition
01:17:49est au-dessus du pouvoir d'achat
01:17:51et bien au-dessus
01:17:52donc ça donne
01:17:54un fameux tunnel de Frigitte
01:17:56l'accès à la propriété
01:17:57reste complètement bloqué
01:17:59après vous parliez tout à l'heure
01:18:01de ce qu'on appelle
01:18:03le taux d'effort
01:18:04finalement
01:18:05quand on est à la location
01:18:06le taux d'effort
01:18:08aujourd'hui
01:18:08des français
01:18:09sur un logement privé
01:18:11c'est presque 30%
01:18:12des revenus
01:18:13donc c'est quand même énorme
01:18:16pour le logement social
01:18:18c'est 25%
01:18:19pour la propriété
01:18:21pour rembourser son emprunt
01:18:22on arrive aussi
01:18:23dans des zones de 30%
01:18:25donc ça fait quand même
01:18:26beaucoup beaucoup d'argent
01:18:27mis sur un poste
01:18:29qui laisse peu de marge
01:18:30de manœuvre derrière
01:18:30surtout si vous avez
01:18:32l'incertitude
01:18:34d'un climat économique
01:18:35avec de l'inflation
01:18:36avec des taux
01:18:37bancaires
01:18:38qui risquent de changer
01:18:39et tout ce qui va avec
01:18:41c'est un constat
01:18:42que de plus en plus
01:18:43de françaises
01:18:44et de français français
01:18:44Cédric
01:18:45malgré tout
01:18:45on félicite
01:18:46Narbonne
01:18:46qui est remonté
01:18:47en Pro D2
01:18:47au rugby
01:18:49j'espère que ça ne va pas
01:18:50faire augmenter
01:18:50l'immobilier trop cher
01:18:51mais
01:18:52non
01:18:53bien sûr que non
01:18:54mais bon
01:18:54c'est vrai que j'ai été
01:18:55très très content
01:18:55j'ai regardé les finales
01:18:57j'ai tout regardé
01:18:58et franchement
01:18:59s'ils continuent
01:19:00sur la lancée
01:19:01je ne dis pas
01:19:02qu'ils seront
01:19:03les futures vannes
01:19:04mais je les vois bien
01:19:05dans peut-être 3 ans
01:19:06peut-être en top 14
01:19:07l'esprit Spanguero
01:19:09continue à souffler
01:19:10sur Narbonne
01:19:11vous allez voir
01:19:11on va remonter la pente
01:19:13merci Cédric
01:19:14merci Cédric
01:19:15vous restez avec nous
01:19:17sur Sud Radio
01:19:18je recevais
01:19:19David Desquinville
01:19:20je reçois
01:19:21David vous pouvez rester
01:19:22avec nous
01:19:22si vous voulez
01:19:23parce que la lancée
01:19:24est ouverte
01:19:24à tous les auditeurs
01:19:25pour parler de toute l'actualité
01:19:27peut-être que vont-ils
01:19:28vouloir continuer
01:19:29à parler logement
01:19:30vous restez avec nous
01:19:31et je vous attends
01:19:32au 0826 300 300
01:19:33Emmanuel Galasso
01:19:35attend votre appel
01:19:36à tout de suite sur Sud
01:19:37Sud Radio
01:19:37la France dans tous ses états
01:19:39Péricault-Légas
01:19:40vous êtes bien sur Sud Radio
01:19:42il est 13h50
01:19:43David Desquinville
01:19:44est resté avec nous
01:19:45puisque les deux auditeurs
01:19:47qui nous appellent
01:19:47veulent parler aussi
01:19:49de questions
01:19:50de logements
01:19:51j'ai Gérald
01:19:52qui nous appelle
01:19:52de Montpellier
01:19:53bonjour Gérald
01:19:54oui bonjour à vous
01:19:55voilà
01:19:56et vous Gérald
01:19:57vous voyez des programmes
01:19:58neufs qui s'arrêtent
01:19:59en cours
01:19:59à cause des charges
01:20:01qui explosent
01:20:02effectivement
01:20:03en fait évidemment
01:20:04avec la guerre en Ukraine
01:20:05la guerre en Iran
01:20:06le coût du transport
01:20:07etc
01:20:07l'aluminium
01:20:08et tout
01:20:09en fait vous avez
01:20:10des primo-excédents
01:20:11qui font des maisons neuves
01:20:13et qui en cours
01:20:14en fait s'arrêtent
01:20:15parce que en fait
01:20:15vous avez les chefs de chantier
01:20:16qui disent
01:20:17bon ben voilà
01:20:17écoute
01:20:17il va falloir que tu rajoutes
01:20:18les 30 000 euros
01:20:19parce que les coûts ont augmenté
01:20:21et donc du coup
01:20:22à ces fins
01:20:23nous on ne pourra pas
01:20:24continuer les travaux
01:20:25et donc effectivement
01:20:25il y a eu
01:20:27au prix en fait
01:20:28du consommateur
01:20:29en fait du client
01:20:30qui lui
01:20:30s'est pris en banque
01:20:32a fait déjà son financement
01:20:33et puis qu'il ne peut pas rajouter
01:20:34et bien là en fait
01:20:35ça s'arrête jusqu'à
01:20:36avec
01:20:36jusqu'à un coût inférieur
01:20:38ou à ce qu'il puisse régler
01:20:40en fait tout simplement
01:20:42le matériau manquant
01:20:43pour pouvoir après
01:20:44continuer la construction
01:20:45de sa maison
01:20:46c'est une catastrophe
01:20:47en fait
01:20:48le problème qu'on a en France
01:20:49c'est qu'à l'époque
01:20:50vous aviez nos parents
01:20:50qui disaient
01:20:51oui mais nous à l'époque
01:20:52les coûts de prêt
01:20:54à la banque
01:20:55coûtaient entre 10
01:20:5612 et 15%
01:20:57ouais mais c'était pas
01:20:58la même chose
01:20:58parce que vous aviez
01:20:59une maison
01:20:59qui chaque année
01:21:00pouvait prendre
01:21:011, 2 ou 3%
01:21:03de sa valeur
01:21:04après construction
01:21:05aujourd'hui
01:21:06vous avez des coûts
01:21:07des taux qui sont
01:21:07à 4%
01:21:08et les français
01:21:09quand ils vont payer
01:21:10une maison
01:21:10300 000 euros
01:21:11dans les 20 prochaines années
01:21:12ou 25 prochaines années
01:21:14elle va coûter
01:21:15600 000 euros
01:21:16mais est-ce qu'à la revente
01:21:17la rentabilité
01:21:18va être bonne
01:21:19et ça c'est le moins sûr
01:21:20et donc pour
01:21:21donc pour le coup
01:21:22les primo-excédents
01:21:23vont se réfugier
01:21:24vers la location
01:21:25parce qu'avec ces problèmes
01:21:27de coûts de matériaux
01:21:27etc.
01:21:28et parce que c'est compliqué
01:21:29d'acheter
01:21:29mais le problème
01:21:30c'est que
01:21:31la location aujourd'hui
01:21:32elle est inexistante
01:21:33si j'ai regardé
01:21:35auprès de mes collègues
01:21:35qui cherchent par exemple
01:21:36des locaux
01:21:37pour pouvoir se louer
01:21:39ou quoi que ce soit
01:21:40c'est extrêmement compliqué
01:21:42surtout avec les dossiers
01:21:43derrière
01:21:43qui doivent être
01:21:43extrêmement solides
01:21:44pour éviter les problèmes
01:21:45de squat
01:21:46etc.
01:21:47David Desquinville
01:21:48ce que nous dit Gérald
01:21:50c'est des cas qui se produisent
01:21:51souvent ?
01:21:52Alors effectivement
01:21:55le mot est juste
01:21:56c'est catastrophique
01:21:57pourquoi ?
01:21:58parce qu'un chantier
01:21:59qui s'arrête
01:22:01par rapport à son modèle économique
01:22:03et à un surcoût financier
01:22:05c'est un chantier
01:22:07qui perd tout de suite
01:22:08de la valeur
01:22:09ça reste exceptionnel
01:22:10ou pas tant que ça ?
01:22:11On trouve des cas aujourd'hui
01:22:13où des lancements de chantier
01:22:15qui sont stoppés
01:22:16parce que l'équation économique
01:22:18n'est pas au rendez-vous
01:22:19suite à l'explosion
01:22:21des coûts des matériaux
01:22:23suite aussi par exemple
01:22:24dans le cadre de programmes
01:22:25dans des communes
01:22:27à des changements
01:22:29du rapport entre logement privé
01:22:32et logement social
01:22:34le logement privé finance
01:22:36se fend d'une certaine façon
01:22:37le logement social
01:22:38et c'était le principe
01:22:39ce qu'il n'y a que le principe
01:22:40et dès lors que
01:22:42que les matériaux flambent
01:22:43ça devient de plus en plus difficile
01:22:45pour l'arge
01:22:45qui nous permettent
01:22:47de faire son métier
01:22:48Donc on a eu des périodes
01:22:49de promoteurs
01:22:49qui devenaient milliardaires
01:22:51rifissimes
01:22:51aujourd'hui
01:22:52ils prennent un risque
01:22:53en se lancement
01:22:54Oui alors aujourd'hui
01:22:55les promoteurs
01:22:56de toute façon
01:22:56je ne sais pas pourquoi
01:22:57ont toujours eu
01:22:58une réputation exécrable
01:23:00comme les garagistes
01:23:01et voilà souvent
01:23:01Oui en fait
01:23:02on a l'impression
01:23:03qu'à partir du moment
01:23:04où vous maîtrisez
01:23:05une expertise
01:23:07celle de la promotion
01:23:08qui en est une
01:23:09ou celle de la mécanique
01:23:11automobile
01:23:12qui en est une autre
01:23:14ceux qui se sentent
01:23:15en dehors
01:23:16de cette expertise
01:23:16ont l'impression
01:23:17d'être abusés
01:23:19C'est souvent
01:23:20mais pas que dans ce cas là
01:23:21Nous avons
01:23:23on remercie Gérald
01:23:24de Montpellier
01:23:25nous avons Laetitia
01:23:25qui nous appelle
01:23:26de Paris
01:23:27alors Laetitia
01:23:28nous parle
01:23:28de tout à fait autre chose
01:23:29Bonjour Laetitia
01:23:31Bonjour
01:23:32Merci de votre écoute
01:23:34Mais on est ravis
01:23:35de vous avoir
01:23:35et vous vous êtes
01:23:36en situation d'invalidité
01:23:37et vous vous estimez
01:23:39Alors je précise
01:23:39excusez-moi
01:23:40je vais essayer de résumer
01:23:41parce que j'ai peur
01:23:42que vous ne me croyez pas
01:23:43sur plein de choses
01:23:45Bon j'ai été gravement malade
01:23:47mais je ne suis pas handicapée
01:23:48donc je me suis retrouvée
01:23:49dans cette situation
01:23:51sans rien comprendre
01:23:52presque
01:23:53mais je fais toujours partie
01:23:55du groupe
01:23:56d'assurance
01:23:57où je travaillais avant
01:23:58j'ai choisi cette option
01:24:00parce que je suis seule
01:24:02je me suis rendue compte
01:24:04parce que j'avais
01:24:05des gros soucis
01:24:05de voisinage
01:24:06avec des gens
01:24:07qui ne vivent pas
01:24:08comme nous
01:24:09qui font de la soul
01:24:10qui a un turnover permanent
01:24:11j'ai perdu le sommeil
01:24:13etc
01:24:13je suis à la RIVP
01:24:15qui dit RIVP
01:24:17dit Anne Hidalgo
01:24:18dit le reste
01:24:19et donc la nouvelle directrice
01:24:21a été aussi élue par elle
01:24:24ensuite
01:24:27donc je me suis dit
01:24:28j'allais partir
01:24:29logique
01:24:29et là je me suis rendue compte
01:24:31qu'il n'est pas possible
01:24:32de trouver une location
01:24:33donc vous vous sentez
01:24:35vous vous sentez discriminée
01:24:36si je comprends bien
01:24:37bah oui
01:24:38parce que je suis
01:24:39tout ça
01:24:40pour avoir commis le crime
01:24:41d'avoir été malade
01:24:42parce que je suis en invalidité
01:24:44vous savez ce qu'on m'a fait
01:24:45la RIVP
01:24:46m'a envoyé
01:24:47parce que
01:24:48j'ai dit pour le bruit
01:24:49vraiment
01:24:50mais pas du petit bruit
01:24:51je veux dire
01:24:51jour et nuit
01:24:52un turnover
01:24:52je me suis fait insulter
01:24:54menacer
01:24:55et j'en passe
01:24:56c'était meilleur
01:24:57claquer les portes
01:24:58parler tout fort
01:24:59à 3h du matin
01:25:00marcher en chaussure
01:25:02les gamins
01:25:02qui font de l'accord d'assaut
01:25:03oui oui on comprend
01:25:04on comprend
01:25:05donc ça a donné quoi
01:25:06ça a donné quoi
01:25:08et ben on m'a envoyé
01:25:09une association
01:25:10comme si c'était moi
01:25:11qui était folle
01:25:12oui compris
01:25:13pour me dire
01:25:13que j'avais des problèmes
01:25:15psychiatriques
01:25:15alors
01:25:16mais eux
01:25:16on n'aura pas envoyé
01:25:17d'association
01:25:18pour savoir comment ça se fait
01:25:20que les enfants
01:25:20ne vont pas à l'école
01:25:22pour savoir comment ça se fait
01:25:23que ça sent le shit
01:25:24pour savoir comment ça se fait
01:25:25bien sûr
01:25:26un appartement fait 3 familles
01:25:28eux non
01:25:29on connait
01:25:29on connait ce genre de situation
01:25:31sur le privé
01:25:31oui
01:25:32sur le privé
01:25:33Laetitia on va manquer de temps
01:25:34il faut que David Desquinville
01:25:35vous réponde
01:25:36je suis désolé
01:25:37allez-y David
01:25:38situation évidemment extrême
01:25:40oui j'entends
01:25:41une situation
01:25:42une situation tendue
01:25:44ce que je peux dire
01:25:46sur la question
01:25:47du handicap
01:25:48c'est qu'effectivement
01:25:50c'est très très difficile
01:25:51d'obtenir
01:25:52un logement
01:25:53à la location
01:25:54quand vous êtes handicapé
01:25:55il y a un chercheur
01:25:57qui a fait
01:25:57un test à l'aveugle
01:25:58par invalidité
01:25:59pas d'handicap
01:26:00mais ça va me sembler
01:26:00quand on a des problèmes
01:26:02de santé
01:26:03là je pense au handicap
01:26:05et à cette expérience
01:26:07où grosso modo
01:26:0940% des rendez-vous
01:26:10quand on annonçait
01:26:13la présence
01:26:14d'un locataire handicapé
01:26:16était annulé
01:26:17annulé carrément
01:26:18par les propriétaires
01:26:19parce qu'ils préféraient
01:26:20ne pas
01:26:21le mettre dans cette situation
01:26:22donc il y a carrément
01:26:24de discrimination
01:26:24là aussi
01:26:26un point noir
01:26:26un point noir
01:26:28David et Kaville
01:26:29merci d'avoir été
01:26:30sur Sud Radio
01:26:31le livre noir
01:26:32du logement
01:26:32ce scandale
01:26:33qui nous concerne tous
01:26:34à lire absolument
01:26:35parce que je pense
01:26:37qu'il concerne
01:26:37des millions
01:26:38des millions
01:26:39de nos concitoyens
01:26:40et de concitoyens
01:26:40merci d'avoir été à l'antenne
01:26:41et je vous dis à demain
01:26:43et là je vous laisse
01:26:43en compagnie de Brigitte Lae
01:26:45merci à demain
01:26:45l'édicator
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