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Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-26##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:06Le travailleur français sur le palier devient fou.
00:00:08Il manque 4 millions, c'est que dalle 4 millions.
00:00:10Je ne cèderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes.
00:00:16On prenne ce sujet à bras-le-corps pour que jamais une affaire comme Vrante ne se reproduise, c'est
00:00:20la honte de la République.
00:00:21Mais ça va être racheté par les Chinois, j'en ai ras-le-bol de ce pays à la con.
00:00:25Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 26 mars 2026.
00:00:29S'il est midi 5, Maude Koffler est présente dans ce studio.
00:00:34De même qu'est présent Julien Delmas qui supervise la excellente qualité de cette émission.
00:00:40Et l'incontournable Emmanuel Galasso qui attend vos appels au 0826 300 300.
00:00:45Parce que comme je vous le dis à chaque fois, les sujets que nous allons aborder aujourd'hui
00:00:49vont certainement susciter en vous l'envie d'intervenir à la radio,
00:00:55de nous poser des questions et d'échanger avec nos invités.
00:00:59Le tribunal de commerce de Nanterre est-il passé à côté de l'histoire en retoquant le plan de sauvetage
00:01:05de Vrante,
00:01:07fleuron français de l'électroménager en liquidation ?
00:01:10Nous explorons ses voies vers midi 10.
00:01:13Nous explorons les dessous de cette affaire avec M. Joseph Francis,
00:01:17qui fut l'un des candidats à la reprise de cette société et qui nous expliquera que tout n'a
00:01:24pas été toujours très clair.
00:01:26Il y avait des relents de guerre civile dimanche soir en Seine-Saint-Denis à l'annonce des résultats du
00:01:32deuxième tour des élections municipales.
00:01:35Les témoins de la Seine ont parlé de violence évoquant une dose de haine jamais vue dans un contexte électoral.
00:01:43On en discute à 12h45 avec notre confrère, le journaliste Amouroui Bucaud.
00:01:49Je recevrai de 13 à 14h Pierre Botton,
00:01:54qui a souvent défrayé la chronique avec des scandales, des condamnations.
00:01:59Et Pierre Botton a retrouvé une forme de rédemption avec la foi.
00:02:05Son livre s'appelle « Sur le chemin de la foi » aux éditions Fayard.
00:02:09Il explique comment, dans son épreuve, dans les tourments qu'il a connus et les sanctions, la prison qu'il
00:02:15a connue,
00:02:15il a pu pénétrer les voies du Seigneur pour trouver une forme de renaissance et d'espoir pour établir une
00:02:24nouvelle vie.
00:02:25Et puis avec Maud, nous allons aborder, évidemment, quelques sujets d'actualité.
00:02:29Moi, je vais vous parler, la Suisse a inventé le droit de réfugié sexuel pour Tariq Ramadan,
00:02:34qui a été condamné à 18 ans et qui, pour l'instant, est protégé en Suisse.
00:02:38Et vous, Maud, vous avez envie de nous parler.
00:02:40Je parlerai, par exemple, de la police municipale de Saint-Denis qui fuit et qui pourrait trouver refuge à Nice,
00:02:45chez Eric Ciotti.
00:02:46Voilà, donc tout le monde s'enfuit.
00:02:53Alors, ces dernières heures, on entendait des prises de position et des commentaires d'observateurs politiques disant,
00:03:00oui, alors maintenant, voilà, il est clair que l'ERN est bien installé dans le paysage politique français.
00:03:05Les sondages confirment qu'au deuxième tour, Jordan Bardella et éventuellement Marine Le Pen seront en tête entre 35 et
00:03:1236%.
00:03:13Mais, il y a évidemment l'interrogation, est-ce que le 7 juillet, la justice française autorisera ou pas Marine
00:03:20Le Pen à se présenter à la présidence, à la candidature à la présidence de la République en 2027 ?
00:03:27Tous les scénarios ont été envisagés et ont dit, oui, mais c'est quand même elle qui est le fer
00:03:32de lance du Rassemblement national.
00:03:35Jordan Bardella, à sa jeunesse, mais il n'a pas d'expérience, ça sera dur pour lui.
00:03:39Et Marine Le Pen, interrogée, a dit, si je suis présidente de la République, je prendrai Jordan Bardella comme Premier
00:03:47ministre.
00:03:48Par contre, si Jordan Bardella est présidente de la République, je n'accepterai pas, je ne prendrai pas la fonction
00:03:54de Premier ministre.
00:03:55Je suppose, je suis dans l'extrapolation, je suppose qu'elle dit qu'elle n'acceptera pas le poste de
00:04:00Premier ministre,
00:04:01parce que ça vaudrait dire aux juges qui sont en train de délibérer sur son cas, mon cas est réglé,
00:04:06vous pouvez me condamner à l'inégibilité,
00:04:08puisque de toutes les manières, j'ai trouvé une solution.
00:04:09Elle doit, bien entendu, maintenir le fait qu'elle est la candidate légitime du Rassemblement national à la présidence de
00:04:16la République,
00:04:16et que donc, elle demande à pouvoir exercer ce droit civique d'être candidate,
00:04:20et elle ne peut pas, à aucun moment, considérer que, ben, je tourne la page, effectivement, je renonce à y
00:04:26être.
00:04:26C'est donc un problème de discours et de stratégie.
00:04:29Je voulais seulement préciser, à ceux qui s'inquiètent, qui nous disent, mais, bon, Marine Le Pen, présidente de la
00:04:35République,
00:04:36Jordan Bardella, même s'il est jeune, c'est elle qui sera quand même la patronne de l'opération, il
00:04:41n'y a pas de problème.
00:04:42Et, alors, à l'inverse, on dit, oui, ben, par contre, par contre, s'il est président de la République,
00:04:47il n'a carrément ni l'expérience, ni les épaules.
00:04:50Alors, la situation spécifique aux institutions françaises veut qu'il est précisément indiqué dans la Constitution par l'article 20,
00:05:00qui est un article fondamental, qui a toujours été plus ou moins appliqué,
00:05:04puisque quand le président de la République dispose d'une majorité, surtout absolue, à l'Assemblée nationale,
00:05:10c'est lui qui détient tous les pouvoirs, et, effectivement, le Premier ministre ne peut être qu'un assistant.
00:05:15Il n'y a vraiment que Georges Pompidou, qui a été un Premier ministre à part entière, avec des prérogatives
00:05:19respectées,
00:05:19le général de Gaulle présidé, Georges Pompidou gouvernait.
00:05:23L'article 20 stipule que c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation.
00:05:29Je répète, l'article 20 de la Constitution de 1958 stipule que c'est le gouvernement qui détermine,
00:05:36c'est-à-dire qui décide et conduit, c'est-à-dire qui applique, la politique de la nation.
00:05:41Si donc, au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2027, les candidats du RN, le candidat du RN l
00:05:50'emporte,
00:05:51que ce candidat s'appelle Jordan Bardella, et que pendant la campagne, le RN aura clairement déclaré qu'il y
00:05:58a un ticket constitué,
00:05:59de même que Marine Le Pen a dit, il y aura un ticket si je suis élu, puisque Jordan Bardella,
00:06:03je lui proposerai,
00:06:04je lui confierai le rôle de Premier ministre.
00:06:06Si Jordan Bardella dit, au cas où je serai élu président de la République,
00:06:12je nommerai, je demanderai à Marine Le Pen de prendre la tête du gouvernement de la République française,
00:06:18d'être Premier ministre, et bien à ce moment-là, j'allais dire l'interrogation et les doutes sont suspendus.
00:06:24Car Marine Le Pen pourra dire, l'expérience que Jordan Bardella ne pourrait pas avoir,
00:06:29ou les compétences qu'il n'aurait pas, ou peut-être la dimension,
00:06:32peu importe, lui sera président de la République au titre de ce que la Constitution confère comme pouvoir au président
00:06:38de la République,
00:06:39qui sont énormes, mais qui conduira et déterminera la politique de la nation,
00:06:44c'est moi qui serai Premier ministre, qui serai chef du gouvernement.
00:06:47Donc mes talents, mes compétences, mon expérience profiteront au pays,
00:06:51puisque j'aurai, en réalité, les vrais pouvoirs exécutifs, avec un partage du président de la République.
00:06:57Donc pas d'expectative.
00:06:59Alors ensuite, il faut bien sûr que Mme Le Pen accepte d'être Premier ministre.
00:07:02Pour l'instant, elle dit qu'elle ne le sera pas.
00:07:03Mais de façon institutionnelle, si Jordan Bardella est à l'Elysée,
00:07:07et Marine Le Pen à l'hôtel Matignon, ce sera le gouvernement de la République.
00:07:11Ensuite, advienne que pourra, on verra bien.
00:07:14Mais sur le plan institutionnel, il n'y aura pas de carence, de lacunes, de défaillance.
00:07:18Voilà, c'est une précision que je voulais apporter.
00:07:19C'est même pas, c'est surtout pas une opinion politique.
00:07:22C'est juste de dire que les institutions françaises sont ainsi faites dans la Vème République
00:07:25qu'entre un président de la République qui exerce ses pouvoirs
00:07:28et un Premier ministre qui assume les siens au nom de l'article 20,
00:07:31la République est gouvernée comme il faut.
00:07:34Voilà, cette précision est faite.
00:07:35Allez, vous êtes sur Sud Radio, restez bien avec nous.
00:07:38Nous allons revenir sur les récents rebondissements
00:07:39suite à la liquidation judiciaire du groupe d'électroménagers Brandt.
00:07:43Avec Joseph Francis, n'hésitez pas à nous appeler en direct sur Sud Radio 0826 300 300.
00:07:49A tout de suite.
00:07:50Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07:54Depuis la liquidation judiciaire du groupe d'électroménagers Brandt,
00:07:57l'11 décembre 2025, de nombreux repreneurs publics et privés se sont positionnés.
00:08:02Mais le tribunal des activités économiques de Nanterre a retenu vendredi 13 mars
00:08:07l'offre du distributeur CAFOM qui ne prévoit que la reprise des stocks,
00:08:11marques et brevets du fabricant français d'électroménagers.
00:08:13On en parle avec l'un des 36 candidats à la reprise des actifs du groupe,
00:08:17Joseph Francis. Bonjour.
00:08:20Bonjour Joseph Francis.
00:08:21Bonjour.
00:08:22Merci d'être à l'enquête de Sud Radio en direct avec nous.
00:08:25C'est un sujet qui nous a beaucoup interpellé, cette tragédie,
00:08:30j'appelle ça une tragédie, de Brandt à Orléans.
00:08:33Les pouvoirs publics, les collectivités locales concernées,
00:08:36que ce soit le maire d'Orléans ou le président du conseil régional centre Val-de-Loire,
00:08:41voilà, M. Grouard et M. Bonneau avaient bon espoir
00:08:44que le tribunal de Nanterre accueille favorablement les solutions qui lui ont été proposées.
00:08:49Coup de théâtre, projet retoqué.
00:08:52En un premier temps, avant que vous nous donniez vos explications sur ce que vous avez vécu,
00:08:56c'est un énorme gâchis.
00:08:59Il y avait vraiment la possibilité de sauver Brandt ?
00:09:02Ou c'était un dossier quand même difficile ?
00:09:06C'était un dossier difficile comme tous les dossiers industriels,
00:09:09mais c'est aussi un énorme gâchis.
00:09:11C'est un énorme gâchis parce qu'une fois de plus,
00:09:14on parle de réindustrialisation
00:09:16et on ne fait pas ce qu'il faut pour maintenir l'industrie sur le territoire français.
00:09:22En réalité, il y avait une solution industrielle,
00:09:26il n'y en avait pas d'autre.
00:09:28Toutes les autres propositions, c'était des distributeurs
00:09:31qui voulaient acheter les marques pour fabriquer dans des pays low cost
00:09:35et vendre des produits comme si c'était des produits français.
00:09:40Tous !
00:09:41Et la seule solution industrielle nécessitait du travail,
00:09:44de l'effort, de l'investissement.
00:09:46Une fois de plus, on est passé à côté.
00:09:49Je regrette infiniment, et je pense à ces salariés
00:09:53qui aujourd'hui, qui ont un savoir-faire énorme,
00:09:56immense savoir-faire, savoir-faire français.
00:09:59Ils ont créé, ils ont fait, dans le temps,
00:10:01ils ont créé la plaque chauffante à induction,
00:10:04ils ont fait énormément de progrès.
00:10:06L'électroménager français, malheureusement,
00:10:09est mort industriellement,
00:10:11alors que c'était un des plus recherchés au monde.
00:10:15Nos marques sont en train de disparaître
00:10:17au profit des Chinois et des pays low cost.
00:10:20Je le regrette infiniment.
00:10:21Comment se fait-il, justement, Joseph Francis,
00:10:24qu'en ayant des fleurons telles que Brant,
00:10:25et je souviens, dans mon enfance, les publicités,
00:10:28l'homme demande à son ami,
00:10:30elle a quoi comme machine à la vie, ta femme ?
00:10:32Et il dit, mais elle ne m'en parle jamais,
00:10:34parce que ça ne tombe jamais en panne,
00:10:35et il appelle sa femme, c'est une Brant,
00:10:37c'était une pub célèbre.
00:10:38Comment se fait-il que toutes ces productions,
00:10:41j'allais dire de biens de consommation,
00:10:43aient pu être éradiquées aussi facilement
00:10:46par la concurrence, nous savons bien,
00:10:48concurrence déloyale, pas libre, effaussée
00:10:50des industries asiatiques ?
00:10:52Comment se fait-il que les pouvoirs publics
00:10:54aient laissé se désagréger ce formidable patrimoine industriel
00:10:57en quoi ? En 20, 20 ou 30 ans ?
00:10:59Parce que malheureusement, on ne fait pas ce qu'il faut.
00:11:02On fait des annonces,
00:11:04mais la réalité, c'est qu'il faut prendre le taureau par les cornes,
00:11:08nos industries sont vieillottes,
00:11:11et il faut moderniser notre outil industriel,
00:11:14il faut accepter la mondialisation
00:11:15et se placer dans la mondialisation.
00:11:17La France a sa part dans la mondialisation.
00:11:20On ne peut pas rejeter la mondialisation
00:11:22et ne pas faire ce qu'il faut pour être compétitif
00:11:25dans la mondialisation.
00:11:26En matière d'électroménager,
00:11:30la Brant avait une place
00:11:34dans l'électroménager haut de gamme,
00:11:37c'est-à-dire à forte valeur ajoutée.
00:11:38Pour cela, il aurait fallu que, depuis des années,
00:11:42il y ait des investissements pour moderniser l'outil
00:11:44et pour le consacrer sur la partie haut de gamme
00:11:47de l'électroménager.
00:11:49Et là, il y avait un marché mondial qui nous ouvre les bras.
00:11:52Et le monde entier souhaite acheter français,
00:11:55le luxe français est connu dans le monde entier,
00:11:58la valeur française est connue.
00:12:00Sauf que malheureusement,
00:12:02les décideurs ne regardent pas loin.
00:12:04On n'a plus de vision,
00:12:05on n'a plus de plan,
00:12:06on ne met plus les moyens
00:12:08pour moderniser notre outil industriel.
00:12:10Hélas, il y aura d'autres Brant en France
00:12:12si on ne fait rien.
00:12:14On en a tous les jours depuis longtemps.
00:12:16Donc, vous, ce que vous suggériez à l'époque,
00:12:18au moment où il était encore temps,
00:12:20c'était de, pour faire face à cette concurrence déloyale,
00:12:23cette compétitivité relative de la mondialisation,
00:12:26monter en gamme la qualité des bras du Brant
00:12:29parce qu'il y avait la technologie compétente.
00:12:31Il y avait une viabilité.
00:12:33Joseph Francis,
00:12:34est-ce que c'est un tribunal de commerce ?
00:12:37Il y a deux paramètres dans ce que vous dites,
00:12:39et c'est très important.
00:12:40Il y a l'intérêt économique du pays,
00:12:42il faut préserver notre patrimoine industriel.
00:12:44Et puis ensuite,
00:12:45les juges vont juger sur la viabilité économique du projet.
00:12:49Là, les juges ont jugé à Nanterre,
00:12:51même si beaucoup de responsables ont dit
00:12:53quel jugement étonnant,
00:12:55alors que c'était viable.
00:12:56Le jugement du tribunal administratif de Nanterre
00:13:00est contestable ou non ?
00:13:02Ou difficile à interpréter ?
00:13:04C'est le tribunal économique.
00:13:06Je pense que pour amener le tribunal
00:13:09à prendre une décision en faveur d'une industrie,
00:13:11il aurait fallu que ceux qui se sont occupés
00:13:14du dossier sur le plan des pouvoirs publics
00:13:19donnent une crédibilité au dossier industriel.
00:13:22Le 24 décembre, quand le maire de Rouen
00:13:25déclare que la solution de rente existait
00:13:28en voulant faire des drones...
00:13:30Oui, maire d'Orléans.
00:13:32Maire d'Orléans, pardon.
00:13:33Monsieur Grouard.
00:13:35Pardon.
00:13:36Quand il a déclaré qu'il allait faire des drones
00:13:39ou des appareils, des ordinateurs,
00:13:45ou à la fin, ils ont parlé même de pompes à chaleur
00:13:49à la place des lignes de production de plaques chauffantes,
00:13:53aucun tribunal ne peut accepter ce genre de discours fantaisiste.
00:13:58En réalité, je crois que le maire d'Orléans
00:14:03et le département économique de la métropole d'Orléans
00:14:08portent une lourde responsabilité dans ce qui est arrivé,
00:14:11parce qu'ils n'ont pas jugé bon de soutenir un vrai dossier industriel.
00:14:17Et la réalité, elle est malheureusement cruelle,
00:14:20c'est qu'aujourd'hui, on va se retrouver avec des friches industrielles.
00:14:22Qu'est-ce que vous proposez vous-même, Joseph Francis,
00:14:25comme projet de reprise de Brandt ?
00:14:27Alors, le projet que j'ai proposé est simple.
00:14:30Moi, j'ai travaillé avec le savoir-faire des managers
00:14:34et des techniciens de Brandt.
00:14:36Nous avons travaillé sur l'usine existante.
00:14:39Malheureusement, elle était obsolète.
00:14:41Depuis des décennies, il n'y a pas eu d'investissement
00:14:43pour moderniser l'usine.
00:14:44Il y a 3-4 ans, le directeur industriel a demandé
00:14:47à ses propriétaires algériens
00:14:50d'investir pour moderniser une ligne de production.
00:14:53Ils l'ont refusée en disant qu'ils n'ont pas les moyens.
00:14:56En fait, c'est une usine qui brûlait tous les ans
00:14:5911 millions d'euros
00:15:00parce qu'elle n'était pas au jour.
00:15:07En réalité, ce que nous avons proposé,
00:15:10c'est de créer une nouvelle usine,
00:15:13moderne, automatisée,
00:15:15en mettant en place les moyens en recherche et développement,
00:15:19en nous concentrant sur le haut de gamme
00:15:21de la marque de Dietrich et de Brandt.
00:15:23Voilà ce que nous voulions faire
00:15:25et ce que nous avions comme prévisionnel,
00:15:27c'est que quand l'usine serait en vitesse de croisière,
00:15:32nous serions avec plus de 20% de débita,
00:15:35c'est-à-dire de résultats opérationnels,
00:15:37ce qui est colossal.
00:15:39Ça marche, ça existe.
00:15:41Malheureusement, les décideurs marchent sur la tête.
00:15:43Vous aviez trouvé les fonds nécessaires pour réinvestir ?
00:15:47Alors, nous avions trouvé,
00:15:49nous avons proposé en priorité
00:15:51au centre Val-de-Loire et Orléans.
00:15:54Ils n'ont pas accepté.
00:15:55Nous avons trouvé dans la région Île-de-France
00:15:57et dans l'agglomération de Sergie-Pontoise,
00:16:02des partenaires,
00:16:04une société d'économie mixte.
00:16:06Je salue à la fois le président de l'agglomération de Sergie
00:16:09et la présidente de la région Île-de-France
00:16:11qui ont mis en place un bâtiment
00:16:14pour la nouvelle usine
00:16:15sous forme de l'ISBAC
00:16:17et nous avions les fournisseurs
00:16:18qui devaient nous mettre à disposition les machines
00:16:21sous forme aussi de l'ISBAC.
00:16:22Et ces amortissements étaient prévus
00:16:24dans notre compte d'exploitation.
00:16:25Sur quel élément ?
00:16:30Le projet était sur le point de se finaliser ?
00:16:32Le projet était financièrement assuré,
00:16:35équilibré et qui était viable.
00:16:38Sur quel argument le tribunal de Nanterre
00:16:43a appuyé son refus ?
00:16:45Quelle est la faille qu'il a considérée
00:16:47comme suffisamment importante
00:16:49pour ne pas donner suite aux propositions
00:16:50qui avaient été faites ?
00:16:53Alors, c'est purement un problème économique.
00:16:57Le problème économique, c'est-à-dire que
00:17:00le concurrent qui a acheté les marques et les stocks
00:17:02il a mis près de 20 millions d'euros.
00:17:05Alors que nous, en tant qu'industriels,
00:17:07notre but, ce n'était pas d'acheter les marques
00:17:09et les stocks à des prix exorbitants.
00:17:11C'était surtout de garantir la qualité pour le parc
00:17:16parce que vous savez,
00:17:19quand vous vendez de l'électroménager,
00:17:21vous devez garantir la qualité de vos produits.
00:17:23Aujourd'hui, personne ne garantit
00:17:25de tout ce qui a été vendu depuis 10 ans sur le parc.
00:17:29C'est-à-dire que vous avez une machine à Brandt chez vous,
00:17:32vous vous adressez à Brandt aujourd'hui pour dire
00:17:35« Attendez, je suis en panne, elle est sous garantie ».
00:17:37Vous n'avez plus de garantie.
00:17:38Nous, nous avions prévu d'assurer cette garantie.
00:17:41C'est d'ordre plutôt commercial, moral et aussi économique.
00:17:46Parce que vous ne pouvez pas acheter une marque
00:17:48dont les clients vous disent « On n'en veut pas »
00:17:50parce qu'elle n'est pas garantie.
00:17:52Donc, en fait, nous avons privilégié le marché,
00:17:56nous avons privilégié l'industrie
00:17:57et non pas, malheureusement, les créanciers.
00:18:00Et le tribunal a privilégié les créanciers.
00:18:02À qui appartient le label Brandt, maintenant ?
00:18:05Qui est propriétaire de ce label, qui est un label glorieux ?
00:18:09Oui, selon l'ordonnance du tribunal, c'est Akafam,
00:18:12qui est un distributeur qui prévoit d'acheter
00:18:15des produits fabriqués en Chine pour les vendre dans le monde entier,
00:18:19et compris en France.
00:18:20Avec la marque Brandt ?
00:18:22Absolument, avec les quatre marques.
00:18:23Brandt, Dietrich, Vedette et Sautterre.
00:18:29Il y a risque de tromper du consommateur,
00:18:30parce qu'il y a des gens qui penseront qu'ils achètent de la qualité Brandt,
00:18:33alors que ça n'en sera pas.
00:18:37Alors là, la qualité, je n'en sais rien.
00:18:39La seule chose que je sais, c'est que l'industrie française est morte.
00:18:43Et ça, je le déplore.
00:18:45Moi, je prône la réindustrialisation
00:18:48et non pas la vente de nos marques à des industries étrangères.
00:18:52Je pense que ce sera une thématique qui sera au cœur du débat politique
00:18:56pendant l'élection présidentielle.
00:18:58Merci, Joseph Francis, d'avoir pu témoigner en direct.
00:19:01On regrette que vous n'ayez pas eu gain de cause
00:19:04auprès du tribunal de Nanterre.
00:19:06Et on espère que, peut-être,
00:19:08j'ai des jours meilleurs pour la société Brandt,
00:19:10si on peut encore espérer que ce fleuron
00:19:12de l'électroménager français est un avenir.
00:19:15Merci pour votre présence.
00:19:17Vous les avez sans doute vu passer ces vidéos
00:19:20de mères sortants à Creil, au Blanc-Ménil, à Mante-la-Jolie,
00:19:24des mères sortants chassés de leur mairie,
00:19:27chassés de leur mandat par leurs adversaires vainqueurs.
00:19:30On en parlera dans un instant avec le journaliste de Valeurs Actuelles,
00:19:33Amaury Buco, pour comprendre comment ces choses-là ont-elles pu arriver.
00:19:36Ce sera juste après les perles.
00:19:37N'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300.
00:19:41A tout de suite sur Sud Radio.
00:19:4517h20, Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
00:19:51Une mère d'élève a déposé plainte contre l'éducation nationale
00:19:55pour non-assistance à personnes en péril.
00:19:58Oui, ou très indignée, une maman,
00:20:02une élève d'une école maternelle du Val-d'Oise,
00:20:04a déposé plainte pour violences sexuelles entre enfants à l'école.
00:20:09Un thème visiblement tabou qu'il ne faut pas minimiser.
00:20:13Donc le tabou élevé suisse à ce dépôt de plainte de cette maman.
00:20:18Face quand même au silence de l'éducation nationale,
00:20:21son petit garçon de 5 ans témoigne.
00:20:24À un moment donné, évidemment, il pleurait.
00:20:25Elle finit par obtenir la vérité.
00:20:28Elle lui dit, dans les toilettes de l'école,
00:20:30un autre camarade de classe m'a fait des attouchements.
00:20:33Je ne donne pas des détails.
00:20:35Et donc elle signale.
00:20:36Et la machine a mis beaucoup, beaucoup de temps à se mettre en route.
00:20:40Parce qu'on dit, bon, entre enfants, voilà, c'est des relatifs.
00:20:43Ça commence sous, voilà.
00:20:45Et en fait, on se rend compte que les violences sexuelles entre enfants,
00:20:49peut-être parce que ces enfants entendent parler aussi de violences sexuelles
00:20:51et qu'ils savent que des adultes procèdent de la même façon,
00:20:55se disent, ben nous aussi, on va...
00:20:57C'est une des hypothèses qui a été mise.
00:20:59Pourquoi des enfants de maternelle en arrivent là ?
00:21:03En tout cas, évidemment, que la prise de conscience doit être aussi virulente et active que pour des adultes ou
00:21:11des adolescents.
00:21:12Et on découvre qu'il n'y a pas de limite à la violence sexuelle.
00:21:15Donc l'éducation nationale est confrontée à cette réalité.
00:21:18On espère que toute la lumière sera faite.
00:21:20Et je ne doute pas que d'autres témoignages vont forcément surgir dans d'autres établissements.
00:21:25J'espère pas trop.
00:21:27Mais en général, ça commence comme ça.
00:21:28Donc on n'imaginait pas à quel point il pouvait y avoir de violences sexuelles entre enfants.
00:21:32On voit aujourd'hui que c'est un phénomène qui commence aussi à défrayer la chronique.
00:21:37Le nouveau maire de Saint-Denis a donc réitéré sa volonté, M. Bagayoko,
00:21:41de désarmer la police municipale qui n'a pas tardé à réagir, Maud.
00:21:45Non, le chef de la police municipale de Saint-Denis a tout simplement décidé de claquer la porte de son
00:21:49commissariat,
00:21:50tout comme un certain nombre d'autres policiers
00:21:52qui refusent de se soumettre au lubis du nouveau maire de la France Insoumise,
00:21:56Bali Bagayoko, qui souhaitent désarmer la police.
00:21:59Parce que vous savez, on en parlait hier pour les élus de la France Insoumise,
00:22:02la police tue.
00:22:03Ce sont aussi eux qui défilent aux côtés de leurs électeurs,
00:22:06clamant qu'un bon flic est un flic mort.
00:22:07Alors tant qu'à faire, désarmons-les, ça ira plus vite.
00:22:10Comble de l'ironie et hasard du temps,
00:22:12hier soir en Seine-Saint-Denis a éclaté une fusillade à la Kalachnikov.
00:22:16C'était à Sevran, il y a quatre mois.
00:22:18C'était à Saint-Denis même.
00:22:19La nouvelle police de proximité va avoir du pain sur la planche.
00:22:2290 agents sur les 140 que compte la ville de Saint-Denis.
00:22:26auraient donc déjà formulé une demande de mutation.
00:22:29Et le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti,
00:22:30n'a pas hésité à se saisir de cette polémique
00:22:32en proposant à ses agents de renforcer la police municipale niceoise.
00:22:36Oui, lors de sa prise de fonction,
00:22:39de son investiture,
00:22:41Bali Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis,
00:22:43c'était avant-hier,
00:22:44en pleine mairie,
00:22:45devant le conseil municipal,
00:22:47et le public était là, a annoncé clairement
00:22:49« Moi je suis un sportif,
00:22:51je crois l'avoir d'ailleurs évoqué,
00:22:53je suis un sportif quand je perds, je fais allégeance aux vainqueurs,
00:22:56c'est nous qui avons gagné,
00:22:57c'est donc nous qui sommes maîtres de la situation
00:22:59en cette ville de Saint-Denis,
00:23:02à tous les fonctionnaires municipaux,
00:23:04aux chefs de service,
00:23:04aux directeurs administratifs qui ne sont pas d'accord,
00:23:07qui ne se soumettraient pas,
00:23:08eh bien, soit ils s'en vont,
00:23:10soit c'est moi qui les ferai partir.
00:23:11Au moins il a annoncé la couleur.
00:23:12Il en fait plus de la moitié des agents municipaux,
00:23:15enfin de la police municipale s'en vont.
00:23:16Le paradoxe c'est que Saint-Denis
00:23:18n'est pas une petite bourgaille
00:23:19de campagne française tranquille
00:23:22dans le pays et dans le pays profond,
00:23:24mais une ville qui est confrontée,
00:23:25dans ce département,
00:23:26qui est en souffrance,
00:23:27qui est confrontée,
00:23:28on le sait historiquement,
00:23:29au narphotrafic,
00:23:30et c'est curieux qu'un maire
00:23:31qui arrive dans cette situation,
00:23:33au lieu de dire
00:23:33« Je vais renforcer la sécurité républicaine
00:23:35pour protéger la liberté des citoyens,
00:23:37pour que justement mes électeurs
00:23:39qui sont des gens peut-être de classe défavorisés
00:23:41puissent avoir la certitude
00:23:42et vivent tranquillement »,
00:23:43il dit « Non,
00:23:44je vais commencer par désarmer la police ».
00:23:46C'est la définition de clientélisme,
00:23:47Péricault.
00:23:48Oui, mais là,
00:23:48quand même,
00:23:50l'annoncer aussi frontalement,
00:23:52ostentoirement,
00:23:53sans complexe et sans scrupules,
00:23:55c'est quand même politiquement
00:23:56un discours qui nous est très nouveau.
00:23:59L'islamologue suisse,
00:24:00Tariq Ramadan,
00:24:01a été condamné hier
00:24:02à 18 ans de prison.
00:24:03Oui,
00:24:04je disais que la Suisse,
00:24:06bon,
00:24:06le gouvernement helvétique
00:24:07n'y est pour rien,
00:24:07mais c'est de fait,
00:24:08il y a une situation
00:24:09de réfugiés sexuels,
00:24:10puisqu'il n'y a pas d'accord
00:24:13d'extradition.
00:24:14Ça ne veut pas dire
00:24:15que le gouvernement
00:24:15et la justice suisse
00:24:16puissent décider
00:24:17ou pas d'extrader
00:24:19Tariq Ramadan.
00:24:20Pour l'instant,
00:24:20il est en Suisse.
00:24:21S'il met les pieds
00:24:22sur un des États européens,
00:24:25il est immédiatement arrêté.
00:24:26Donc,
00:24:2718 ans de prison,
00:24:28évidemment,
00:24:29les victimes,
00:24:29les familles des victimes
00:24:30et les défenseurs
00:24:31des victimes
00:24:32ont crié,
00:24:32ont crié,
00:24:33on peut dire la victoire,
00:24:35mais on dit quand même
00:24:35soulagement,
00:24:36parce que les témoignages
00:24:38étaient accablants
00:24:38et la justice
00:24:39ont été terribles.
00:24:41Coup très dur,
00:24:41évidemment,
00:24:42pour l'islam radical français
00:24:44et pour les frères musulmans.
00:24:4518 ans,
00:24:46ça veut dire
00:24:46que la culpabilité
00:24:48est reconnue
00:24:48et estimée
00:24:49comme telle
00:24:49par la justice.
00:24:51Alors,
00:24:51il a prétexté
00:24:52qu'il était en mauvaise santé.
00:24:53Il est parti de France
00:24:54au bon moment
00:24:55pour se doutant
00:24:55qu'il aurait risqué gros
00:24:58s'il se présentait au tribunal.
00:25:00Et on va avoir maintenant,
00:25:01bon,
00:25:01en tout cas,
00:25:02la condamnation est faite,
00:25:03c'est clair.
00:25:03Tariq Rabadan
00:25:04est toujours en liberté.
00:25:05Il est en état de...
00:25:07Il est,
00:25:07paraît-il,
00:25:08dans un hôpital,
00:25:09je crois,
00:25:10avec des soins psychiatriques.
00:25:12Et donc,
00:25:13voilà.
00:25:14Donc,
00:25:14on va voir ce que ça donne.
00:25:15Donc,
00:25:16politiquement,
00:25:16le message est là.
00:25:17Il était coupable.
00:25:18Il est reconnu coupable.
00:25:19Est-ce qu'ensuite,
00:25:20les autorités compétentes
00:25:21feraient le nécessaire
00:25:22pour qu'il aille en prison ?
00:25:23L'avenir nous le dira
00:25:24assez vite.
00:25:26Un homme
00:25:27qui avait sauvé
00:25:28une femme
00:25:28et ses enfants
00:25:29d'un incendie
00:25:30à Paris
00:25:30a été naturalisé
00:25:31et a donc pu voter
00:25:32pour la première fois
00:25:33au municipal.
00:25:34Oui,
00:25:35un héros.
00:25:35Cet agent d'accueil
00:25:36d'origine sénégalaise
00:25:37avait héroïquement
00:25:38fait passer des enfants
00:25:39et des mères de famille
00:25:39par la fenêtre
00:25:40pour les sauver
00:25:41des flammes en juin dernier
00:25:42au risque de sa vie.
00:25:43Il s'appelle
00:25:44Foussé-nous Sissé.
00:25:47Comme le ministère
00:25:48de l'Intérieur
00:25:48l'avait annoncé,
00:25:49il a donc pu accéder
00:25:51à la nationalité française.
00:25:53Il est naturalisé français.
00:25:54Alors,
00:25:55il y a eu une cérémonie
00:25:56au Panthéon.
00:25:57Voilà.
00:25:57Le gouvernement
00:25:58a voulu faire
00:25:59les choses en grand.
00:25:59Une cérémonie très belle.
00:26:01C'est vrai qu'aujourd'hui,
00:26:02on panthéonise beaucoup
00:26:03et là, maintenant,
00:26:04c'est une naturalisation.
00:26:05Elle est totalement légitime
00:26:06et on se réjouit
00:26:06pour Foussé-nous Sissé.
00:26:08Alors,
00:26:09est-ce que ça justifiait
00:26:10que l'on ait
00:26:10une cérémonie officielle
00:26:12aussi glorieuse ?
00:26:13Pourquoi pas ?
00:26:13Je n'ai pas d'avis
00:26:14mais est-ce qu'il faudrait
00:26:15la faire à chaque fois
00:26:16qu'on naturalise quelqu'un ?
00:26:17Là,
00:26:17pour le coup,
00:26:18on a un héros
00:26:18qui a pris des risques
00:26:19et évidemment,
00:26:21Foussé-nous Sissé
00:26:22s'est réjoui
00:26:23puisqu'il a peu voté
00:26:24pour la première fois.
00:26:25Il a exercé ses trois civiques
00:26:26aux élections municipales
00:26:27et il est très fier
00:26:29et très heureux
00:26:29d'être français.
00:26:31Voilà,
00:26:31c'est un bel exemple
00:26:32de l'intégration
00:26:33et il mérite
00:26:34la reconnaissance du pays.
00:26:36Ensuite,
00:26:36les formes de reconnaissance,
00:26:37c'est un débat différent.
00:26:43L'église catholique exulte.
00:26:45C'est pas facile à dire.
00:26:45L'église exulte.
00:26:47L'église exulte.
00:26:48C'est comme les chaussettes
00:26:50de l'archiducès.
00:26:51Alors,
00:26:51l'église exulte,
00:26:52la sainte église catholique
00:26:54parce que le nombre
00:26:55de baptêmes...
00:26:56Vous avez mis
00:26:57qui explodent...
00:26:57Ah bah quand même !
00:26:58Je vais vous donner des chiffres,
00:26:59vous allez trouver ça fou.
00:27:01Le mot explosion est volant.
00:27:02Bah non,
00:27:03je vous assure.
00:27:04Les baptêmes en France,
00:27:06il y a un renouveau
00:27:07en pleine croissance.
00:27:09Tout ça parce que
00:27:09vous êtes athée et laïque,
00:27:10c'est insupportable.
00:27:11Je suis baptisé.
00:27:13Je suis un bon côté impaysaire.
00:27:15A quelques jours de Pâques,
00:27:17Péricault,
00:27:17l'église catholique
00:27:18observe un regain,
00:27:20on va dire ça,
00:27:21d'intérêt chez les jeunes
00:27:22en particulier.
00:27:23En 2025,
00:27:24plus de 17800 adolescents
00:27:26et adultes
00:27:26avaient été baptisés
00:27:27en France
00:27:27à l'occasion de Pâques.
00:27:29Dans le détail,
00:27:30les baptêmes d'adultes
00:27:30ont progressé
00:27:31de 45% en un an,
00:27:33donc c'est pas rien.
00:27:33Ceux des adolescents
00:27:34ont augmenté de 33%.
00:27:36Et cette année,
00:27:37ils seront plus de 21400
00:27:38à être baptisés
00:27:39selon les chiffres révélés
00:27:40par la conférence épiscopale.
00:27:42Et ce sont les 18-25 ans
00:27:43qui sont majoritaires.
00:27:44L'église revient de loin
00:27:45parce qu'en 2021,
00:27:47il n'y avait que 4895 catéchumènes.
00:27:50Alors comment expliquer
00:27:51ce phénomène ?
00:27:51La Conférence des évêques
00:27:52de France a voulu comprendre
00:27:53elle aussi,
00:27:54alors elle a mené
00:27:54son enquête auprès
00:27:55de 70 diocèses.
00:27:56Et il en ressort
00:27:57que 40% des futurs baptisés
00:27:59se sont mis en chemin
00:28:00vers le baptême
00:28:00à la suite d'une épreuve
00:28:01qui a déclenché
00:28:02chez eux une quête de sens.
00:28:04La maladie,
00:28:04le décès d'un ami,
00:28:05d'un parent,
00:28:06sont autant d'épreuves
00:28:07qui amènent
00:28:08aux questions existentielles
00:28:09de la vie,
00:28:10selon la Conférence des évêques
00:28:10de France,
00:28:11qui évoque aussi
00:28:12un besoin de combler
00:28:13le vide intérieur parfois.
00:28:15Autre élément intéressant
00:28:16de cette enquête,
00:28:1711% des personnes sondées
00:28:18affirment avoir demandé
00:28:19le baptême
00:28:20après avoir suivi
00:28:21des influenceurs.
00:28:22Parce que oui,
00:28:22les influenceurs cathos,
00:28:24prêtres et laïcs
00:28:24ont investi
00:28:25les réseaux sociaux
00:28:26et ça marche.
00:28:27Voilà, pardon,
00:28:28on leur souhaite donc
00:28:29bonne route
00:28:29vers le baptême.
00:28:30Les voies du cédure
00:28:32sont impénétrables,
00:28:33mais là,
00:28:33c'est la France
00:28:34qui en bénéficie.
00:28:35Voilà,
00:28:36on peut croire
00:28:37ou ne pas croire en Dieu.
00:28:38Les valeurs de l'évangile
00:28:39quand on lit ce texte,
00:28:40c'est quand même
00:28:40un programme.
00:28:42C'est plutôt rassurant
00:28:42de savoir que les gens
00:28:43cherchent un sens,
00:28:44cherchent à redonner
00:28:45un peu de sens
00:28:46à leur vie,
00:28:47de façon plutôt saine.
00:28:48on ne se doutait pas
00:28:49de ce retour du catholicisme
00:28:50à travers le baptême.
00:28:51C'est un signal
00:28:52de notre époque
00:28:53et on ne peut
00:28:54ni s'en inquiéter
00:28:55ni s'en offusquer
00:28:56et on peut s'en réjouir
00:28:57tout simplement.
00:29:00Et puis l'ONG Greenpeace
00:29:01va devoir se séparer
00:29:02d'un quart
00:29:03de ses effectifs
00:29:04d'ici cet été.
00:29:05Alors,
00:29:05on va devoir.
00:29:05Elle annonce
00:29:06qu'elle va se séparer
00:29:07de ses effectifs
00:29:09cet été.
00:29:10Grosse surprise,
00:29:11oui,
00:29:12Greenpeace,
00:29:13c'est le grand combat écologique.
00:29:14On se souvient,
00:29:14c'était l'affaire
00:29:15Rainbow Warrior,
00:29:15donc une militance
00:29:16très forte.
00:29:17Et là,
00:29:18il y a des problèmes
00:29:19de trésorerie,
00:29:19des problèmes
00:29:20de financement.
00:29:21Alors,
00:29:23réduction des effectifs
00:29:24quand même,
00:29:24c'est violent.
00:29:25Il y a 138,
00:29:26donc il va y avoir
00:29:28un quart de départ.
00:29:30Certains militants
00:29:31disaient
00:29:31la dimension financière
00:29:33et économique
00:29:33prenait beaucoup de temps,
00:29:34on parlait beaucoup d'argent.
00:29:36Il y a un petit train de vie
00:29:37quand même
00:29:38pour les certains responsables,
00:29:39donc voilà,
00:29:40Greenpeace est un petit peu
00:29:41rattrapé par la patrouille,
00:29:43on ne doute pas
00:29:43que les responsables
00:29:44de Greenpeace
00:29:44redonneront à cette institution
00:29:45très importante
00:29:46la vertu et la moralité
00:29:48qui a toujours été la sienne,
00:29:49enfin,
00:29:49dont on a pensé
00:29:50qu'elle l'avait.
00:29:51Et là,
00:29:51on voit qu'il y a
00:29:51une petite faiblesse.
00:29:54Je vais vous parler
00:29:55juste de Jacques Lang
00:29:56qui est au cinéma.
00:29:57Ah bah oui,
00:29:57Jacques Lang
00:29:57qui nous a fait
00:29:58une petite scène,
00:29:59un petit caca boudin.
00:30:00Il devait faire la queue
00:30:01pour voir le film,
00:30:03il a voulu passer
00:30:03devant tout le monde
00:30:05à l'accueil.
00:30:05Il ne comprenait pas
00:30:06qu'il était obligé
00:30:06de faire la queue.
00:30:07Il a dit quand même
00:30:07avec tout ce que j'ai fait
00:30:08pour l'art et la culture française,
00:30:10il m'a obligé de faire la file
00:30:11avec, il n'a pas dit
00:30:11la populace,
00:30:12mais on sentait quand même
00:30:13qu'il était offusqué.
00:30:14C'est pitoyable.
00:30:15Je ne sais pas,
00:30:16après ce qui lui est arrivé,
00:30:16moi j'aurais fait profil bas,
00:30:17j'aurais fait ma queue
00:30:18comme tout le monde.
00:30:19Oui, c'est un peu gênant.
00:30:20Allez,
00:30:21on va faire un tour
00:30:22du côté de Mante-la-Jolie,
00:30:23Creil,
00:30:24Blanc-Ménil,
00:30:25où ont eu lieu,
00:30:26où ont été filmées
00:30:26des scènes assez inquiétantes
00:30:28de maires sortants,
00:30:29enchâssées de leur mairie.
00:30:30On en parle avec
00:30:31Amaury Buco,
00:30:32journaliste à Valeurs Actuelles.
00:30:33Vous restez bien avec nous
00:30:34sur Sud Radio
00:30:34et vous n'hésitez pas
00:30:35à nous appeler
00:30:36au 0826 300 300.
00:30:37A tout de suite.
00:30:38Perico-Légas,
00:30:40Maud Coffler.
00:30:41Des scènes ahurissantes
00:30:42d'humiliation,
00:30:43d'insultes,
00:30:44de menaces,
00:30:44vous les avez peut-être
00:30:45vues passer sur les réseaux sociaux
00:30:47en début de semaine
00:30:47à Mante-la-Jolie,
00:30:48à Creil,
00:30:49au Blanc-Ménil.
00:30:49Les maires sortants
00:30:50battus par des candidats
00:30:51de gauche ont été pris
00:30:52pour cible
00:30:53par des foules
00:30:54d'électeurs adverses.
00:30:55Certains ont dû être
00:30:56exfiltrés par la police.
00:30:57Comment a-t-on pu
00:30:58en arriver là ?
00:30:59On en parle avec
00:31:00Amaury Buco,
00:31:00journaliste à Valeurs Actuelles.
00:31:02Bonjour Amaury.
00:31:02Bonjour Maud.
00:31:03Bonjour Amaury Buco.
00:31:04Merci d'être en studio
00:31:05et en direct
00:31:06pour Sud Radio.
00:31:07J'en ai fait mon humeur hier.
00:31:08Moi, j'ai été interpellé.
00:31:10Je suis journaliste,
00:31:11j'ai vu des scènes historiques
00:31:14dans le monde.
00:31:15Mais là,
00:31:15à l'issue
00:31:16d'un deuxième tour
00:31:17d'élections municipales
00:31:18démocratiques
00:31:19en République française,
00:31:21voir ce déchaînement
00:31:23de haine,
00:31:23ces menaces,
00:31:24et je vous le disais,
00:31:25en antenne à l'instant,
00:31:26quelques journalistes
00:31:26qui étaient présents
00:31:27ont dit qu'il y aurait eu
00:31:28un dérapage.
00:31:29On pouvait basculer
00:31:30tout de suite
00:31:31dans la tragédie
00:31:32et la catastrophe.
00:31:33Et vous me le confirmez.
00:31:35Et on s'étonne surtout
00:31:37que,
00:31:38même si ce n'était pas
00:31:39des militants
00:31:39de la France insoumise,
00:31:40que, en tout cas,
00:31:41l'encadrement politique
00:31:42n'est pas dit
00:31:43aux gens qui avaient gagné.
00:31:46Ayons le triomphe modeste,
00:31:48ne donnons pas l'image
00:31:50de cette fracture de haine.
00:31:53Et pourtant,
00:31:54ils se sont lâchés
00:31:54comme jamais.
00:31:55Effectivement,
00:31:56ce qui était intéressant,
00:31:57c'est que d'abord,
00:31:57on a mis plusieurs jours
00:31:58à se rendre compte
00:31:59qu'il y avait eu
00:31:59ces scènes de violence
00:32:00et à se rendre compte
00:32:01aussi qu'elles avaient eu lieu
00:32:03dans plusieurs endroits différents.
00:32:04Il y a évidemment Roubaix,
00:32:06plusieurs villes
00:32:07de la banlieue parisienne,
00:32:09mais aussi Vaux-en-Velins.
00:32:10Et alors moi,
00:32:11j'ai pu m'entretenir,
00:32:12par exemple,
00:32:12avec le maire de Creil,
00:32:13enfin l'ancien maire de Creil,
00:32:15Jean-Claude Villemin.
00:32:16Et effectivement,
00:32:17ce qui s'est passé là-bas,
00:32:18qui m'a été confirmé
00:32:19par des sources policières
00:32:20et par la préfecture,
00:32:21ce qui s'est passé,
00:32:22c'est que donc,
00:32:23après l'annonce des résultats,
00:32:26une des personnes
00:32:26de l'équipe sortante
00:32:27a voulu regagner
00:32:28sa voiture
00:32:29et quand même sortie
00:32:30par une porte dérobée
00:32:31de l'hôtel de ville
00:32:31et en fait,
00:32:32a été vue dans la rue
00:32:33et a été poursuivie
00:32:34sur plusieurs mètres
00:32:35et on a cru
00:32:36qu'elle allait se faire lyncher.
00:32:37En conséquence,
00:32:39il y avait en plus
00:32:40un attroupement assez
00:32:41de personnes très importantes
00:32:42devant l'hôtel de ville
00:32:43donc la préfecture
00:32:44craignait des débordements
00:32:44à la fois contre les personnes
00:32:46mais même contre
00:32:46le bâtiment en lui-même.
00:32:48Et donc,
00:32:49en conséquence,
00:32:49les effectifs de la BAC,
00:32:51notamment venus
00:32:51en renfort de Compiègne
00:32:52puisqu'on est à Creil,
00:32:54sont venus
00:32:56exfiltrer effectivement
00:32:57l'équipe sortante
00:32:58sachant que la maire
00:33:00sortante socialiste
00:33:01était déjà
00:33:02sous protection
00:33:03d'un agent de sécurité
00:33:03parce que la campagne
00:33:04maditelle
00:33:05avait été assez violente.
00:33:07Et donc,
00:33:07ils ont dû les exfiltrer,
00:33:08les mettre dans une voiture
00:33:10de police,
00:33:10les conduire au commissariat
00:33:11puis venir rechercher
00:33:12leur véhicule
00:33:13parce qu'eux-mêmes
00:33:14ne pouvaient plus
00:33:14venir rechercher leur véhicule.
00:33:16Enfin,
00:33:16du moins,
00:33:16ils avaient vraiment peur
00:33:17que ça déborde.
00:33:19Alors après,
00:33:19moi j'ai eu,
00:33:20par ailleurs,
00:33:21parce que je fais mon travail
00:33:21un peu de recoupage,
00:33:22j'ai eu quelqu'un
00:33:23qui a assisté
00:33:23à cette scène
00:33:25et il m'a dit non
00:33:25mais c'était des scènes de joie,
00:33:26il n'y avait pas de violence
00:33:28mais enfin,
00:33:29en tous les cas,
00:33:30la police a redouté
00:33:33et la préfecture
00:33:34à ce que ça parte
00:33:35en kakawassi.
00:33:36Scène de joie,
00:33:36qu'est-ce que ce serait
00:33:37si ça avait été
00:33:37des scènes de violence ?
00:33:38Alors,
00:33:39vous l'avez dit,
00:33:39le grand paradoxe
00:33:40insolite,
00:33:41ce ne sont pas des élus
00:33:42dits d'extrême droite
00:33:43qui ont été vaincus
00:33:45et qui auraient mené
00:33:46une politique,
00:33:47j'allais dire,
00:33:48totalement totalitaire
00:33:49et xénophobe
00:33:50dans ces communes,
00:33:51c'était des socialistes
00:33:52et plutôt des socialistes
00:33:54de la tendance gauche
00:33:55du parti socialiste
00:33:56et là,
00:33:57on revoit,
00:33:58alors pour les plus jeunes,
00:33:59la haine
00:34:00qu'il pouvait y avoir
00:34:01dans les factions de gauche
00:34:02dans les années 30
00:34:03et notamment en Allemagne,
00:34:05la haine des communistes
00:34:06contre le SPD
00:34:07qui a facilité
00:34:08l'arrivée des nazis
00:34:09au pouvoir
00:34:10et là,
00:34:10on voyait ce déchaînement
00:34:12contre les élus socialistes
00:34:13avec des mots
00:34:14d'une violence,
00:34:15c'était donc un combat
00:34:16à l'intérieur de la gauche,
00:34:17c'était pas...
00:34:17Alors,
00:34:17il y a eu un cas
00:34:18de maire de droite
00:34:18évidemment qui a été menacé
00:34:19mais que s'il y ait
00:34:21que cueillé cette haine
00:34:23proférée
00:34:24avec les mots
00:34:25qu'on les a entendus,
00:34:26tu vas payer,
00:34:27on avait l'impression
00:34:27d'une revanche politique
00:34:28comme s'il y avait
00:34:29une vengeance
00:34:30qui était en train
00:34:30de s'exercer.
00:34:31Pour moi,
00:34:31ça dépasse complètement
00:34:32le cadre politique.
00:34:33Je crois même pas
00:34:33que les personnes
00:34:34qui ont proféré
00:34:35ces menaces
00:34:36ou ces mots très violents...
00:34:37Ils savaient que c'était
00:34:38des socialistes.
00:34:39Non,
00:34:40ils le faisaient
00:34:40pour des motifs
00:34:41purement d'appareil politique.
00:34:43Je crois qu'il y avait
00:34:44une volonté d'humilier
00:34:45et de conquérir
00:34:46physiquement les mairies.
00:34:47D'ailleurs,
00:34:47par exemple,
00:34:48le maire de Mante-la-Jolie
00:34:49qui a pu témoigner
00:34:50d'ailleurs sur plusieurs radios
00:34:51raconte
00:34:52qu'il y avait des personnes
00:34:53qui tentaient de s'introduire
00:34:54dans plusieurs endroits
00:34:55de la mairie
00:34:55comme si vraiment
00:34:56ils voulaient s'approprier
00:34:57les lieux.
00:34:57La maire d'Aubervilliers
00:34:58qui me racontait
00:34:59pareil,
00:35:00qui a eu des scènes
00:35:00c'est assez violent pour elle,
00:35:02qui me dit
00:35:02que la famille
00:35:03de la tête de liste
00:35:05qui a gagné les élections
00:35:06est rentrée dans la mairie
00:35:07comme si c'était chez elle.
00:35:08Vous voyez,
00:35:08il y avait une dimension
00:35:09de conquête physique
00:35:10et à Creil,
00:35:11il y a quelqu'un
00:35:12qui a assisté à ça
00:35:12qui m'a dit
00:35:13oui,
00:35:13c'était une révolte populaire.
00:35:15Vous voyez,
00:35:15il y a cette dimension
00:35:16pour moi
00:35:16presque révolutionnaire
00:35:18et violente
00:35:20qui trouve sa source
00:35:21dans plusieurs choses.
00:35:22D'abord,
00:35:22je dirais qu'il y a
00:35:23une forme de décivilisation
00:35:24mais qu'on retrouve
00:35:25globalement dans la société
00:35:26avec la violence,
00:35:27les rixes
00:35:28ou même la façon
00:35:29dont aujourd'hui
00:35:30quand il y a une victoire
00:35:31au football
00:35:31ça peut dégénérer
00:35:32en violence.
00:35:33C'est-à-dire que
00:35:33pour célébrer quelque chose
00:35:34on se met à être violent
00:35:37à éclater.
00:35:38Il n'y a plus aucun sur moi.
00:35:39La deuxième chose
00:35:40c'est que je crois aussi
00:35:41effectivement
00:35:41là ça ne renvoie à LFI
00:35:42mais il y a une stratégie
00:35:43de conflictualisation
00:35:44de la vie politique.
00:35:45Ça a été terrorisé
00:35:46par Jean-Luc Mélenchon
00:35:47et effectivement
00:35:48plusieurs de ces violences
00:35:49ont eu lieu
00:35:50parce que des candidats
00:35:51soutenus par LFI
00:35:52ou LFI
00:35:53ont gagné
00:35:53ces mairies
00:35:54et puis
00:35:55il y a vraiment
00:35:56quelque chose
00:35:56d'encore plus fort
00:35:57pour moi
00:35:57il y a d'une part
00:35:58une revanche sociale
00:35:59c'est-à-dire qu'on avait
00:36:00l'impression
00:36:00que c'était une classe bourgeoise
00:36:02qui perdait
00:36:02dans ces mairies-là
00:36:03contre une espèce
00:36:05de nouvelle caste
00:36:06de nouveaux prolétariats
00:36:07et même
00:36:08une dimension identitaire
00:36:10presque ethnique
00:36:11j'ai envie de dire
00:36:12puisque c'était aussi
00:36:13souvent
00:36:13des maires blancs
00:36:16qui se retrouvaient défaits
00:36:18par des candidats
00:36:19issus de l'immigration
00:36:20extra-européenne
00:36:21comme on dit
00:36:21issus de l'immigration
00:36:23et d'ailleurs
00:36:24ça se retrouve
00:36:25dans la stratégie
00:36:26là encore
00:36:26de la France Insoumise
00:36:27qui est finalement
00:36:28de communautariser
00:36:29et c'est ce qu'avait dit
00:36:30Rima Hassan
00:36:31la fin du porte-parole
00:36:32c'est-à-dire qu'on n'a pas besoin
00:36:33de cadres
00:36:33entre guillemets blancs
00:36:34à la tête de ces parties
00:36:35ou pour tenir les mairies
00:36:36autant que ce soit
00:36:37les personnes elles-mêmes
00:36:38de ces quartiers populaires
00:36:39qui puissent être représentées
00:36:40et je ne sais pas
00:36:42si vous avez entendu
00:36:42par exemple
00:36:43ce qu'a dit
00:36:43le maire de la France Insoumise
00:36:46le nouveau maire
00:36:46de Saint-Denis
00:36:47il s'est exprimé récemment
00:36:49et il a dit
00:36:50il a eu un discours
00:36:51hyper identitaire
00:36:52mais pas identitaire de droite
00:36:53en disant
00:36:54Saint-Denis c'est la France
00:36:55en disant
00:36:55c'est une forme de nouvelle France
00:36:57et les gens
00:36:58tout le monde est bienvenu
00:36:59à Saint-Denis
00:36:59mais il faut s'assimiler
00:37:01d'une certaine manière
00:37:01à l'identité de Saint-Denis
00:37:03qui est en fait
00:37:03de ces vagues d'immigration successives
00:37:05et son adjointe
00:37:06qui a pris la parole
00:37:07après lui
00:37:07qui est allé dans ce sens
00:37:08en disant
00:37:08c'est un peu une revanche
00:37:09alors puisqu'on fait souvent
00:37:10des références historiques
00:37:11dans ce genre de situation
00:37:12et plutôt
00:37:13le fameux point Godwin
00:37:15à la référence
00:37:15de la Deuxième Guerre mondiale
00:37:16
00:37:18j'avais l'impression
00:37:18de voir
00:37:19les scènes de 1789
00:37:221793
00:37:22les sans-culottes
00:37:23j'allais dire
00:37:24des hordes
00:37:25populaires
00:37:26bien sûr
00:37:26c'était ça la révolution
00:37:29totalement fanatisées
00:37:29qui venaient
00:37:30prendre possession
00:37:31c'est-à-dire qu'on avait
00:37:32dégagé la monarchie
00:37:33on s'emparait
00:37:34on s'emparait des palais
00:37:35on rentre dans les tuileries
00:37:36la revanche
00:37:37à l'époque
00:37:38on mettait la tête
00:37:39au bout d'une pique
00:37:40et là quelque part
00:37:41il y avait des têtes
00:37:42au bout d'une pique
00:37:42c'était verbal
00:37:43mais on sentait bien
00:37:44c'était la tête
00:37:45au bout du pique
00:37:45et on se dit
00:37:46mais si ça va plus loin
00:37:48s'il y a une évolution électorale
00:37:49qui va plus loin
00:37:51en ce sens
00:37:52à quoi n'insistera-t-on pas
00:37:54que ne deviendront pas
00:37:55surtout quand on a
00:37:56le candrement
00:37:57de la France insoumise
00:37:58qui n'a pas
00:37:58un seul moment condamné
00:38:00ou dire
00:38:00c'est pas comme ça
00:38:01qu'il faut faire
00:38:01au contraire
00:38:02qu'il disait
00:38:02il faut les comprendre
00:38:04le maire de Roubaix
00:38:05Guirou hier
00:38:06était en direct
00:38:07sur LCI
00:38:07il a dit
00:38:08j'ai pas envie de commenter
00:38:09je sais seulement
00:38:10qu'il y avait une attente
00:38:11et vous voulez
00:38:13invisibiliser
00:38:14la victoire
00:38:14de la France insoumise
00:38:16en mettant l'accent
00:38:17sur ces scènes
00:38:18de violence et de haine
00:38:19qu'il y a eu
00:38:20à la fin du deuxième tour
00:38:21alors vous êtes assez pessimiste
00:38:22en disant
00:38:22est-ce que ça va pas
00:38:23se généraliser en France
00:38:23bon effectivement
00:38:24sur les slogans
00:38:25notamment la maire
00:38:26de Bervilliers
00:38:26dont je vous parlais
00:38:27le lendemain
00:38:28elle sortait de chez elle
00:38:29pour aller chercher
00:38:30ses enfants à l'école
00:38:31elle me raconte
00:38:31que des gens
00:38:32lui ont dit dans la rue
00:38:32qu'elle a croisé par hasard
00:38:33on est chez nous
00:38:34donc il y a vraiment
00:38:34effectivement cette dimension
00:38:35d'appropriation du territoire
00:38:36mais moi je crois
00:38:37que cette fragmentation
00:38:39cette communautarisation
00:38:40ce communautarisme
00:38:42avait déjà été engagé
00:38:43souvent d'ailleurs
00:38:44par les mairies socialistes
00:38:45c'est le cas d'ailleurs à Creil
00:38:46et que finalement
00:38:47on est juste dans la prolongation
00:38:48c'est-à-dire qu'on va
00:38:48vers une fracture du territoire
00:38:50qui est déjà très engagée
00:38:51et qu'elle va se confirmer
00:38:52par la suite
00:38:53et effectivement
00:38:53les gens vont se regrouper
00:38:54par ressemblance
00:38:55ou par aspiration ethnique
00:38:56ou religieuse
00:38:57et que ça va pas changer
00:39:00c'est plus ces nouvelles municipalités
00:39:03qu'est-ce que ça va donner
00:39:04c'est-à-dire que par exemple
00:39:06on a vu la vague écolo en 2020
00:39:08que finalement
00:39:08à l'approche de ces nouvelles
00:39:09élections municipales
00:39:10certains maires écologistes
00:39:11revenaient un peu
00:39:12sur leur position sécuritaire
00:39:14et décidaient de dire
00:39:14ben non il faut peut-être
00:39:15quand même armer la police
00:39:16enfin ils voyaient bien
00:39:17que la population
00:39:18avait une demande là-dessus
00:39:19et donc ils étaient revenus
00:39:20sur leur position
00:39:22là est-ce que ça va être
00:39:23la même chose
00:39:23moi ce que je redoute un peu
00:39:25enfin c'est mon côté
00:39:26un peu police-justice
00:39:27mais j'ai des sources policières
00:39:28à Creil comme à Saint-Denis
00:39:29qui me disent que
00:39:30dans l'hôtel de ville
00:39:30autour des nouveaux maires
00:39:31il y avait des personnes
00:39:33très connues de la police
00:39:34notamment pour le trafic
00:39:35de stupéfiants
00:39:36alors ça veut pas dire
00:39:37que ces maires sont complices
00:39:38ça a été une des accusations
00:39:39pendant la campagne
00:39:40mais disons que ça veut dire
00:39:41enfin en tout cas
00:39:42ça veut dire qu'ils sont soutenus
00:39:43par une catégorie de la population
00:39:45la question qui va se poser
00:39:46c'est est-ce que ces maires
00:39:47sauront dire non
00:39:47c'est d'ailleurs ce que m'a dit
00:39:49l'ancien maire de Creil
00:39:49Jean-Claude Villemin
00:39:51c'est un maire
00:39:51il doit savoir dire non
00:39:52et si quelqu'un vous dit
00:39:54c'est un peu le syndrome
00:39:54vous savez des joueurs de foot
00:39:55qui réussissent
00:39:56si quelqu'un vous dit
00:39:57non mais on vient du même quartier
00:39:58tu me connais machin
00:39:59tu peux pas me refuser ça
00:40:00etc.
00:40:01et que vous voulez en fait
00:40:02dire oui à tout le monde
00:40:03parce que vous avez été lu
00:40:04par une communauté de personnes
00:40:05qui vous devez quelque chose
00:40:06ça va être très compliqué
00:40:07de vraiment gérer une ville
00:40:09dans l'intérêt républicain
00:40:10de la ville
00:40:10et surtout précisons
00:40:11on a vu les scores électoraux
00:40:13de la France Insoubise
00:40:14il y a eu quelques cas spectaculaires
00:40:15Roubaix, Saint-Denis
00:40:16et d'autres villes
00:40:16qui ont été conquises
00:40:17on est sur un recul
00:40:19alors ce n'est qu'une élection municipale
00:40:20c'est pas représentatif
00:40:21d'un scrutin national
00:40:22on est sur un recul du score
00:40:24on est entre 8-9
00:40:25selon les endroits
00:40:27au premier tour
00:40:28c'était 3-87
00:40:29alors il y a une partie du territoire
00:40:30qui n'a pas voté
00:40:30il n'y avait pas de candidat
00:40:31mais enfin en tout cas
00:40:32ce n'est pas un raz-de-marée électoral
00:40:33c'est des endroits
00:40:34où il y a une souffrance
00:40:35une fracture sociale très forte
00:40:36où effectivement
00:40:37ils sont marqués des points
00:40:38mais si
00:40:39c'est le message
00:40:40je peux vous dire
00:40:41que dans la France
00:40:42pour utiliser une expression consacrée
00:40:44que dans la France profonde
00:40:45dans la chômière
00:40:46tout le monde a vu ses scènes
00:40:47y compris des gens
00:40:47qui ne sont pas politisés
00:40:48qui n'avaient rien de particulièrement hostile
00:40:50à la France insoumise
00:40:51je peux vous dire
00:40:52qu'il y a une prise de conscience terrible
00:40:54sur la dangerosité
00:40:55de cette évolution politique
00:40:56mais vous n'avez pas l'impression
00:40:57qu'on dit ça depuis des années
00:40:58moi j'ai l'impression
00:40:59mais là ils l'ont vu
00:41:01mais ils l'ont vu
00:41:01mais Jean-Luc Mélenchon
00:41:02dans une mairie
00:41:02dans une mairie
00:41:03d'accord
00:41:04mais quelqu'un d'agressif
00:41:05on voit souvent des scènes de bien
00:41:07on a eu les émeutes en 2023
00:41:09vous voyez ce que je veux dire
00:41:09j'ai pas l'impression moi
00:41:10c'était pas à l'issue
00:41:12d'une soirée électorale
00:41:13où en plus ils ont gagné
00:41:14souvent c'est le perdant
00:41:15qui casse tout
00:41:16qui est furieux
00:41:16là ils ont gagné de façon triomphale
00:41:18et tout de suite
00:41:19ils vous font savoir
00:41:20on est chez nous
00:41:20voilà ce que ça va donner
00:41:21je pense qu'ils ont envoyé
00:41:22un très très pour eux
00:41:23un très très mauvais message
00:41:25à l'opinion française
00:41:26et au peuple français
00:41:26en tous les cas je pense
00:41:27que la France insoumise
00:41:28se dit que sa stratégie
00:41:29de la nouvelle France
00:41:30c'est à dire d'aller plutôt
00:41:32chercher
00:41:33une démographie
00:41:33voilà démographiquement
00:41:35d'aller plutôt chercher
00:41:35des personnes issues
00:41:36de l'immigration extra-européenne
00:41:37et de se dire que finalement
00:41:38c'est là qu'ils vont aller
00:41:39faire voter des quartiers
00:41:40qui ne votaient pas
00:41:40je pense qu'ils se disent
00:41:42que ça a marché
00:41:43même si les résultats
00:41:44ne sont pas forcément spectaculaires
00:41:45Amaury Bucco
00:41:46quand on parle de nouvelle France
00:41:47ça veut donc bien dire
00:41:48qu'on veut remplacer l'ancienne
00:41:49si on prend le sens des mots
00:41:52voilà
00:41:52et bien on en discutera
00:41:55tranquillement
00:41:55je pense qu'il y a encore
00:41:58de la ressource dans ce pays
00:41:59pour préserver
00:42:00ce qu'on appelle
00:42:01l'ancienne France
00:42:01qui est tout simplement
00:42:02la continuité de la démocratie
00:42:04de la république française
00:42:05qu'en a vu d'autres
00:42:06et qui a su réagir
00:42:07avec l'efficacité
00:42:08et l'énergie qu'on lui connaît
00:42:09vive la république
00:42:10d'accord
00:42:11n'oubliez pas peut-être
00:42:12de parler de votre invité
00:42:13qui arrive dans 10 minutes
00:42:15on va parler
00:42:15Pierre Botton
00:42:17auteur de
00:42:17Sur le chemin de la foi
00:42:18on connaît Pierre Botton
00:42:19personnage très conversé
00:42:20qui a fait de la prison
00:42:21et qui
00:42:23par ce livre
00:42:23révèle
00:42:24que c'est par le chemin
00:42:25de la foi
00:42:26qu'il a retrouvé
00:42:27une forme de rédemption
00:42:28avec le juge courant
00:42:29il fallait nous raconter
00:42:29c'est un ouvrage passionnant
00:42:30et ce témoignage
00:42:31est très très très émouvant
00:42:32à tout de suite
00:42:33sur ce radio
00:42:33vous appellerez Emmanuel Galasso
00:42:35parce que vous avez foi
00:42:36en Emmanuel Galasso
00:42:37il prendra vos appelles
00:42:39et nous les transmettrons
00:42:39à l'auteur
00:42:40pour éclaircir
00:42:42ce phénomène religieux
00:42:43il y a plus de baptêmes
00:42:44n'est-ce pas ?
00:42:45il y a plus de baptêmes
00:42:45et bien Pierre Botton
00:42:46dit que c'est grâce à la foi
00:42:47que j'ai pu retrouver
00:42:48le chemin de la sérénité
00:42:49à tout de suite sur Sud
00:42:57Vous êtes bien sur Sud Radio
00:42:59en ce jeudi 26 mars 2026
00:43:01et est-ce que je dois dire
00:43:03le bonheur
00:43:04en tout cas l'intérêt
00:43:05de recevoir
00:43:07permettez-moi de dire
00:43:08un personnage controversé
00:43:09vous avez écrit
00:43:10quelques pages
00:43:12sulfureuses
00:43:13de l'histoire politique française
00:43:14il y a quelques années
00:43:16aujourd'hui
00:43:17comme on dirait
00:43:17vous êtes rangé
00:43:18vous êtes rangé des voitures
00:43:20mais vous avez voulu
00:43:21Pierre Botton
00:43:21donc je parle de Pierre Botton
00:43:22le célèbre Pierre Botton
00:43:25vous avez fait des bêtises
00:43:26mais vous en avez bavé
00:43:27et vous avez payé
00:43:29vos dettes
00:43:29ça je pense que
00:43:30même les gens
00:43:31qui ne vous aiment pas
00:43:31le reconnaissent
00:43:34vous avez fait surtout
00:43:36Pierre Botton
00:43:36donc vous êtes le gendre
00:43:37de Michel Noir
00:43:39vous avez été le gendre
00:43:40de Michel Noir
00:43:42vous êtes un homme d'affaires
00:43:43vous êtes un entrepreneur
00:43:44et puis à un moment donné
00:43:45il y a eu confusion
00:43:46entre vos affaires
00:43:48la légalité
00:43:49la classe politique
00:43:50vous en avez expliqué
00:43:51plusieurs fois
00:43:52vous avez reconnu vos fautes
00:43:53et je vous dis
00:43:54vous les avez payées
00:43:55et en plus
00:43:56vous avez lancé
00:43:58une grande initiative
00:43:59je ne peux pas dire
00:44:00si elle est humanitaire
00:44:01ni une bonne oeuvre
00:44:02pour les prisonniers
00:44:03pour le monde des prisons
00:44:04qui est une véritable tragédie
00:44:05en France
00:44:06et vous vous êtes engagé
00:44:07en créant des associations
00:44:09et pour autant
00:44:10vous avez été confronté
00:44:11au terrible juge courrois
00:44:13on aura d'ailleurs
00:44:13à un moment donné
00:44:14un de vos témoignages
00:44:14jusqu'au roi
00:44:16on sait que ça faisait peur
00:44:17de passer dans les mains
00:44:18de cet homme
00:44:18et vous dites que
00:44:19ça a été pourtant
00:44:20un moment important pour vous
00:44:21et aujourd'hui
00:44:24vous franchissez
00:44:24un nouvel échelon
00:44:25vous passez
00:44:26alors vraiment du séculier
00:44:28que vous avez connu
00:44:28du temporel au spirituel
00:44:30et vous écrivez
00:44:31sur le chemin de ma foi
00:44:33sur le chemin de ma foi
00:44:34chez Fayard
00:44:35où vous témoignez
00:44:37de vos convictions
00:44:38de votre alors
00:44:38on peut dire chemin
00:44:39c'est un chemin de Damas
00:44:40que vous avez fait
00:44:41vous l'avez commencé en prison
00:44:42vous l'avez vu
00:44:43et vous dites
00:44:44c'est dans le christianisme
00:44:46ce sont dans les valeurs
00:44:47de l'évangile
00:44:48et c'est dans ma foi
00:44:50de catholique
00:44:51et de chrétien
00:44:52que je trouve
00:44:53cette forme de rédemption
00:44:54et que j'entame
00:44:55une nouvelle vie
00:44:56voilà
00:44:58c'est pas que vous demandiez pardon
00:44:59c'est une confession
00:45:00quand même
00:45:01c'est pas que vous demandiez pardon
00:45:02mais vous dites
00:45:03voilà
00:45:03sincèrement
00:45:05c'est en la foi de Dieu
00:45:06que je peux aujourd'hui
00:45:08me redresser
00:45:09et continuer à vivre
00:45:11avec dignité
00:45:12malgré tous les tourments
00:45:13que j'ai subis
00:45:14pourquoi avoir eu besoin
00:45:15Pierre Bauton
00:45:16vous étiez
00:45:17bon vos dossiers
00:45:17sont classés
00:45:18pourquoi appartez
00:45:20cette précision
00:45:21très personnelle
00:45:21très personnelle
00:45:22et je commence
00:45:24par vous demander
00:45:25est-ce que vraiment
00:45:27vous êtes de culture chrétienne
00:45:28et d'éducation chrétienne
00:45:29est-ce que vraiment
00:45:30il y a eu une révélation
00:45:31on est en 2026
00:45:32à l'époque du rationalisme
00:45:34je citerai quelques phrases
00:45:36que vous dites
00:45:36l'accident
00:45:37du 27 novembre 2024
00:45:40est-ce que vraiment
00:45:41c'est dans la redécouverte
00:45:43de l'église catholique
00:45:45et du christianisme
00:45:46que vous entamez
00:45:47cette nouvelle vie
00:45:49alors c'est le prolongement
00:45:50d'une vie
00:45:51c'est un chemin de vie
00:45:52c'est un chemin
00:45:53mais ça n'a pas toujours été comme ça
00:45:54non non pas du tout
00:45:55mais si vous voulez
00:45:58la volonté d'écrire ce livre
00:45:59qui est très personnel
00:46:00et qui est difficile
00:46:02mais que j'ai eu
00:46:03beaucoup de plaisir à écrire
00:46:05c'est parce qu'en fait
00:46:06la foi m'a aidé
00:46:08j'ai même
00:46:09peut dire m'a sauvé
00:46:10en fait il y a deux choses
00:46:11c'est un livre
00:46:12très très compliqué
00:46:13c'est quand je dis compliqué
00:46:14il n'est pas du tout compliqué à lire
00:46:15il a été compliqué à écrire
00:46:17et dans une nouvelle fois
00:46:18si vous voulez
00:46:19je m'expose sur quelque chose
00:46:20de très personnel
00:46:21et qui aujourd'hui
00:46:22n'est pas à l'ordre du jour
00:46:23en tout cas
00:46:23les catholiques
00:46:24nous les catholiques
00:46:25on n'est pas habitués
00:46:26à dire ce que nous apporte
00:46:28la foi
00:46:29ce qui est important
00:46:31la colonne vertébrale
00:46:32que ça nous donne
00:46:33et peut-être
00:46:34parce qu'on n'a pas assez défendu
00:46:35notre foi catholique
00:46:37et bien
00:46:37il y a d'autres religions
00:46:39sans les juger
00:46:40il y a d'autres religions
00:46:41qui ont pris le pas
00:46:43ou qui
00:46:46vous voyez
00:46:46il y a eu deux moments
00:46:47dans ma vie
00:46:48il y a eu le moment
00:46:48de ma deuxième incarcération
00:46:50où là
00:46:51je me suis aperçu
00:46:52de ce qui se passait
00:46:52c'est à dire
00:46:53comme le dit très justement
00:46:54Nicolas Sarkozy
00:46:55quand on est incarcéré
00:46:57c'est un moment
00:46:57de solitude
00:46:59dans lequel vous vous trouvez
00:47:00seul avec vous-même
00:47:00et c'est un moment
00:47:02de fragilité
00:47:02et Nicolas dit
00:47:03que quand il est rentré
00:47:04dans sa cellule
00:47:05il a éprouvé le besoin
00:47:06de se mettre à genoux
00:47:07devant Dieu
00:47:07c'est un moment
00:47:08extrêmement violent
00:47:09rappelons que la prison
00:47:10en particulier la prison française
00:47:11c'est bien sûr
00:47:13pour des gens surtout
00:47:14comme vous
00:47:14qui avez vécu
00:47:15une certaine aisance
00:47:16très honnêtement
00:47:17c'est violent pour tout le monde
00:47:19c'est violent
00:47:19mais bien sûr
00:47:20et d'ailleurs je suis content
00:47:21parce que Nicolas le reconnaît
00:47:22mais donc c'est un moment
00:47:24et dans ce moment-là
00:47:25attention
00:47:27parce que vous avez
00:47:28deux solutions
00:47:28soit vous avez quelqu'un
00:47:30des gens qui vous aident
00:47:31dans la religion
00:47:32et qui vous aident
00:47:32dans une religion
00:47:33je dirais pacifique
00:47:34quelque chose
00:47:35qui va vous aider
00:47:36soit vous avez
00:47:36des gens qui vont vous aider
00:47:38dans une religion
00:47:40qui va vous amener
00:47:41à la haine de l'autre
00:47:42à cautionner
00:47:44vos actes
00:47:45à dire
00:47:45de toute façon
00:47:46c'est pas grave
00:47:47voilà
00:47:47et à poursuivre là-dedans
00:47:50et là moi
00:47:51c'est ce que j'ai vu
00:47:51en prison
00:47:52et si j'ai éprouvé
00:47:53le besoin de écrire ce livre
00:47:54c'est deux choses
00:47:55c'est d'abord parce que
00:47:57la religion aujourd'hui
00:47:58est très importante pour moi
00:48:00elle m'aide
00:48:00j'ai vraiment le sentiment
00:48:01de faire un chemin
00:48:02d'essayer de m'améliorer
00:48:04grâce à Dieu
00:48:06seul vis-à-vis de Dieu
00:48:06vous voyez
00:48:07vous dites pardon
00:48:08par rapport à des affaires judiciaires
00:48:09non Perico
00:48:10je vous dis franchement
00:48:11non
00:48:11non non
00:48:12j'ai payé mes dettes
00:48:13avec la société
00:48:14vous êtes pas dans l'expiation
00:48:15non non pas du tout
00:48:16mais en plus
00:48:18non non mais en plus
00:48:19très honnêtement
00:48:19dans le bouquin
00:48:20vous le dites pas
00:48:21c'est moi qui vous demande
00:48:22non non non pas du tout
00:48:23non non mais je vous réponds
00:48:25en plus si vous voulez
00:48:26je suis pas persuadé
00:48:28que
00:48:29mais ça
00:48:29ça n'a rien à voir
00:48:30mais c'est juste pour vous dire
00:48:31je suis pas en train
00:48:32de m'excuser
00:48:33de ce que j'ai pu faire
00:48:35ou ce pourquoi j'ai été
00:48:36vous avez pris un risque
00:48:36en écrivant ce livre
00:48:37parce qu'on peut vous soupçonner
00:48:39bien sûr
00:48:39c'est facile
00:48:40on se réfugie dans la religion
00:48:42et en disant
00:48:43je ne savais pas
00:48:44maintenant je suis devenu
00:48:45vraiment ce qu'on appelle
00:48:46la conversion
00:48:47le dernier chapitre
00:48:48s'appelle pêcheur
00:48:49c'est-à-dire que je dis
00:48:50que je suis encore pêcheur
00:48:52tout à fait
00:48:52et je dis bien
00:48:53c'est un chemin
00:48:53je ne suis pas à la fin du chemin
00:48:55mais en revanche
00:48:55voyez Perico
00:48:57la seule personne
00:48:59à qui je dois des comptes
00:49:01c'est Dieu
00:49:01qui voit mes efforts
00:49:02pour m'améliorer et tout
00:49:03le reste
00:49:04je n'ai pas écrit ce livre pour ça
00:49:06j'ai écrit ce livre
00:49:06pour des gens qui s'ouvrent
00:49:08peut-être des gens
00:49:08qui ont vécu
00:49:09les mêmes choses que moi
00:49:10pour des gens également
00:49:11qui ont réussi
00:49:11parce que moi
00:49:12j'avais tout
00:49:14à 34 ans
00:49:15j'avais tout
00:49:15j'avais 3 avions
00:49:16j'avais des hôtels particuliers
00:49:18des hélicoptères
00:49:19tout ça
00:49:20j'avais tout
00:49:20et je me suis perdu
00:49:22je n'ai pas partagé
00:49:23et je ne l'ai pas vu
00:49:25je ne l'ai pas senti
00:49:26donc si vous voulez
00:49:27j'écris ce livre
00:49:28pour envoyer un message fort
00:49:30premièrement
00:49:30la religion est peut-être
00:49:32une issue à la délinquance
00:49:33à sortir de la délinquance
00:49:35et la deuxième chose
00:49:36croyez
00:49:37cela va vous aider
00:49:38quelle que soit
00:49:39votre souffrance
00:49:40et c'est juste ça
00:49:42que je veux envoyer
00:49:43et vous voyez
00:49:43je commence à avoir
00:49:44des retours des lecteurs
00:49:45et c'est fantastique
00:49:46je recommence à avoir
00:49:47des lettres
00:49:47qui me disent
00:49:48votre livre m'a fait du bien
00:49:49et donc j'ai eu raison
00:49:50d'écrire ce livre
00:49:51elle n'est pas que
00:49:51l'opium du peuple
00:49:52la religion pour vous
00:49:53elle est un
00:49:54j'allais dire
00:49:55un instrument d'espoir
00:49:56alors est-ce que vous avez
00:49:57je vais commencer
00:49:58à vous malmener
00:49:59est-ce que vous avez
00:50:00toujours cru en Dieu
00:50:01quand vous faisiez des bêtises
00:50:03pourtant vous êtes
00:50:03de culture et d'éducation
00:50:04chrétienne
00:50:05vous le dites bien
00:50:07vous le découvrez
00:50:08alors est-ce que
00:50:10si vous n'étiez pas
00:50:10passé par toutes ces épreuves
00:50:12ces accidents de la vie
00:50:13avec des tourments
00:50:14je le dis fraîchement
00:50:15vous avez fait des conneries
00:50:16putain vous l'avez
00:50:17vous l'avez payé en prison
00:50:19et vous l'avez peut-être
00:50:19mérité d'ailleurs
00:50:20vous ne contestez pas
00:50:21la justice
00:50:22est-ce que c'est pas facile
00:50:23de se raccrocher à Dieu
00:50:24après
00:50:26c'est pas interdit
00:50:27voilà
00:50:28qu'est-ce que vous répondez
00:50:29à des gens qui vous direz
00:50:30ouais
00:50:30non mais je le dis dans le livre
00:50:32dans le livre
00:50:32dans le livre je dis bien
00:50:33que je sais
00:50:34que je prends un risque
00:50:36à écrire ce livre là
00:50:38et est-ce que
00:50:38je prends un risque
00:50:40mais vous savez
00:50:40ma vie est faite de risques
00:50:41mais vous n'étiez pas obligé
00:50:42non plus
00:50:42non non bien sûr
00:50:43ma vie est faite de risques
00:50:45ma vie est faite d'échecs
00:50:46ma vie est faite de succès
00:50:47ma vie est faite de démonstration
00:50:48j'ai toujours pensé
00:50:49qu'il fallait dire
00:50:50et je crois qu'entre le choix
00:50:51entre me cacher
00:50:53et ne pas partager
00:50:54cette expérience incroyable
00:50:55que je vis aujourd'hui
00:50:56qui me relève
00:50:58de moments difficiles
00:50:59et je parle pas du tout
00:51:00de la prison
00:51:00puisque j'ai perdu une fille
00:51:02ça me relève
00:51:04de la chose la plus dure
00:51:05qui puisse arriver
00:51:06à un parent
00:51:07et aujourd'hui
00:51:09j'ai des certitudes
00:51:10Péricault
00:51:10j'ai pas des doutes
00:51:11j'ai des certitudes
00:51:12j'ai la certitude
00:51:14qu'elle est heureuse
00:51:14à côté du Seigneur
00:51:15j'ai la certitude
00:51:16d'aller la retrouver
00:51:17et je veux envoyer ce message
00:51:18je veux dire aux gens
00:51:19qui souffrent aujourd'hui
00:51:20qui perdent des enfants
00:51:21et tout ça
00:51:22je le dis
00:51:23aujourd'hui
00:51:24elle est tout le temps
00:51:25avec moi
00:51:25et un jour
00:51:26une dame m'a dit
00:51:27ce qui doit être dur
00:51:28c'est l'absence
00:51:29et je lui dis surtout pas
00:51:30puisqu'aujourd'hui
00:51:30elle est tout le temps
00:51:31tout le temps avec moi
00:51:32et je veux partager ça
00:51:33parce que je sais
00:51:34l'état dans lequel
00:51:35j'étais au moment
00:51:37où elle est partie
00:51:39et je sais comment
00:51:40le Seigneur
00:51:40et comment quelqu'un
00:51:41m'a porté
00:51:42m'a aidé
00:51:43et vous voyez
00:51:43vous avez en face de vous
00:51:44non pas quelqu'un d'abattu
00:51:45vous avez quelqu'un
00:51:46plein d'espérance
00:51:47c'est la parfaite définition
00:51:49de la foi
00:51:50Pierre Bauton
00:51:51que vous venez de faire
00:51:52et pourtant c'est invérifiable
00:51:53je vous crois sur parole
00:51:55je ne vais pas révéler
00:51:56si ma confession
00:51:57c'est pas drôle
00:51:58je suis assez impressionné
00:51:59par votre
00:52:00alors vous parlez de certitude
00:52:01par votre conviction
00:52:02je ne doute pas
00:52:03de votre sincérité
00:52:04j'ai lu ce livre
00:52:05je l'ai relu
00:52:07parce que vous
00:52:07vous pourriez évidemment
00:52:08user de ce stratagème
00:52:09pour vous refaire
00:52:10pour vous refaire
00:52:11pour vous refaire une virginité
00:52:12parce que
00:52:13non mais j'ai pas besoin
00:52:14j'ai 70 ans
00:52:15j'ai pas besoin de cette virginité
00:52:16mais je vous le dis quand même
00:52:17parce que
00:52:17il y en a qui nous écoutent
00:52:19qui peuvent me penser
00:52:19je veux tout couvrir
00:52:21comme possibilité
00:52:21bien sûr mais Perico
00:52:22il faut savoir une chose
00:52:23c'est pas facile de vous recevoir
00:52:23ok
00:52:24je vous dis
00:52:25et je vous sois son coeur
00:52:26parce que
00:52:26votre sujet est formidable
00:52:27je le vois
00:52:28j'ai 70 ans
00:52:31franchement
00:52:31j'assume
00:52:32tout ce que je fais
00:52:33et ainsi de suite
00:52:34ce livre est un livre
00:52:35je sais qu'il est touchy
00:52:36je l'ai touchy
00:52:37parce que je parle également
00:52:39de la radicalisation islamiste
00:52:42qui je pense
00:52:43menace notre religion
00:52:44et pas du fait
00:52:45de la radicalisation islamiste
00:52:46mais parce que nous les catholiques
00:52:48nous n'affirmons pas
00:52:48assez notre foi
00:52:49et comme j'ai toujours
00:52:52si vous voulez
00:52:52j'ai la possibilité d'aider
00:52:54je veux dire
00:52:56moi
00:52:56ce que la religion
00:52:57m'a apporté
00:52:58d'autant plus
00:52:58que j'avais une âme très noire
00:52:59alors je vous dis pas
00:53:00qu'elle est aujourd'hui blanche
00:53:02je vous dis
00:53:02j'avais une âme très noire
00:53:03et je veux dire
00:53:04comment elle m'a aidé
00:53:05nous venons d'annoncer
00:53:06qu'il y a eu une explosion
00:53:06des baptêmes
00:53:07oui j'ai vu
00:53:08et vous avez su
00:53:09tu as des deuils aussi
00:53:10vous avez vu ça
00:53:11je reçois Pierre Bauton
00:53:13auteur de
00:53:14sur le chemin
00:53:15de ma foi
00:53:15chez Fayard
00:53:17alors pour des résumés
00:53:18je dis c'est une confession
00:53:19c'est pas qu'une confession
00:53:20c'est un témoignage
00:53:21c'est un témoignage
00:53:22c'est même une proclamation
00:53:23j'allais dire une bonne nouvelle
00:53:24on va discuter lui et moi
00:53:26sur le fond
00:53:27le fond de cette révélation
00:53:29et puis ensuite
00:53:30le contexte dans lequel
00:53:31c'était écrit
00:53:31vous avez vu
00:53:32ça a commencé très fort
00:53:33avec Pierre Bauton
00:53:34on se parle sans langue de bois
00:53:35c'est direct
00:53:36on se connait pas du tout
00:53:37si c'est notre réputation
00:53:38on s'est peut-être croisé une fois
00:53:40voilà
00:53:40et on a aucune sympathie particulière
00:53:42l'un pour l'autre
00:53:42mais moi en tant que journaliste
00:53:43j'ai été interpellé
00:53:44par cet ouvrage
00:53:45et puis Pierre Bauton
00:53:46c'est quand même
00:53:46c'est quand même un personnage
00:53:49j'allais dire truculent
00:53:50si vous êtes
00:53:50vous êtes quelqu'un
00:53:51de très particulier
00:53:52vous nous appelez
00:53:53au 0826 300 300
00:53:55alors Pierre Bauton
00:53:56il est lyonnais
00:53:56on a des éditeurs à Lyon
00:53:57bien sûr
00:53:58et je suis sûr
00:53:59que vous avez
00:53:59un état d'âme
00:54:00un avis
00:54:00une opinion
00:54:01sur ce témoignage
00:54:03de Pierre Bauton
00:54:05sur la foi
00:54:05est-ce quand on a fait des bêtises
00:54:06quand on est en prison
00:54:07est-ce que l'église catholique
00:54:08est-ce que la providence
00:54:10est-ce que le christianisme
00:54:11voilà
00:54:11dans une époque où
00:54:13on se souvient de la phrase de Malraux
00:54:14le 21e siècle sera spirituel
00:54:16ou il ne sera pas là
00:54:17et bien
00:54:18Pierre Bauton
00:54:19il est dans la logique de Malraux
00:54:20il a voulu rejoindre la spiritualité
00:54:22vous nous appelez
00:54:23on attend votre appel
00:54:24Emmanuel Gallas
00:54:25vous prendra votre appel
00:54:25et Pierre Bauton
00:54:26n'hésitera pas
00:54:27avec la foi qui est la sienne
00:54:28à vous répondre en toute sincérité
00:54:30à tout de suite
00:54:31midi 14h
00:54:32Sud Radio
00:54:33la France dans tous ses états
00:54:35Péricault Légace
00:54:37vous êtes bien sur Sud Radio
00:54:38il est 13h20
00:54:39je reçois
00:54:40je reçois Pierre Bauton
00:54:41qui vient témoigner
00:54:43ici
00:54:44après un destin
00:54:46tourmenté
00:54:47bousculé
00:54:47actif
00:54:49riche en événements
00:54:50Pierre Bauton
00:54:50vous avez connu
00:54:51l'opulence
00:54:51la richesse
00:54:52et puis ensuite
00:54:52le déshonneur
00:54:54la prison
00:54:54et aujourd'hui
00:54:55vous
00:54:55à travers
00:54:56sur le chemin de la foi
00:54:57vous venez
00:54:58alors je le dis
00:54:59j'assume en toute humilité
00:55:01raconter ce qui vous est arrivé
00:55:02et vous avez besoin
00:55:04alors que vous pourriez dire
00:55:05je tourne la page
00:55:06je rentre chez moi
00:55:07non
00:55:07vous voulez affirmer
00:55:08que c'est votre foi
00:55:09votre redécouverte de la foi
00:55:11est-ce que c'est une reconversion
00:55:13est-ce que je disais
00:55:14de chemin de Damas
00:55:14quand
00:55:15quand
00:55:16quand Paul de Sarthe
00:55:17après avoir tenu
00:55:18les manteaux
00:55:18de ceux qui ont lapidé
00:55:19Saint-Étienne
00:55:21à Jérusalem
00:55:22devient
00:55:22le patron
00:55:23et le fondateur
00:55:24de l'église catholique
00:55:25d'ailleurs on reproche un petit peu
00:55:26au fait qu'il est un petit peu
00:55:28un peu éleunier de l'évangile
00:55:29on reviendrait pour en parler
00:55:30puisqu'on
00:55:31là vous dites
00:55:32c'est ma foi
00:55:34dans le Seigneur
00:55:35qui fait que
00:55:37je retrouve une raison d'être
00:55:38c'est ma vie continue
00:55:39voilà
00:55:40c'est pas seulement
00:55:41c'est pas vraiment un tournant
00:55:42mais j'ai
00:55:43j'ai une nouvelle raison d'être
00:55:45on peut vraiment
00:55:46aujourd'hui
00:55:47au 21ème siècle
00:55:48après avoir touché
00:55:50le matérialisme
00:55:50comme vous l'avez touché
00:55:51vous êtes un rationaliste
00:55:52vous connaissez trop la vie
00:55:54et les réalités de la vie
00:55:54pour vous faire des illusions
00:55:55vous pensez vraiment
00:55:57qu'il y a quelque part
00:55:58dans cet univers
00:55:59une puissance divine
00:56:00à l'origine de la création
00:56:01et qui continue
00:56:02à gérer notre quotidien
00:56:04je fais allusion
00:56:05à ce 27 novembre
00:56:06à la porte maillot
00:56:07accident de scooter
00:56:08et vous dites
00:56:09ça m'est envoyé par Dieu
00:56:11comme un test
00:56:12une épreuve
00:56:12à laquelle je réponds
00:56:13quelque part
00:56:14presque avec amour
00:56:15parce que je suis content
00:56:16de pouvoir prouver
00:56:17que je crois en lui
00:56:18c'est surréaliste
00:56:20aujourd'hui
00:56:21comme discours
00:56:21non oui
00:56:22enfin si vous voulez
00:56:23en fait
00:56:25je répète
00:56:26je veux
00:56:28témoigner
00:56:29parce que
00:56:29alors les gens
00:56:30vont être sans doute surpris
00:56:31ça n'a rien à voir
00:56:33avec mon parcours
00:56:35mon parcours de vie
00:56:36si ce n'est que
00:56:38je dis
00:56:39qu'une colonne vertébrale
00:56:40et la foi
00:56:41est une colonne vertébrale
00:56:42permet de faire vivre
00:56:44sa vie différemment
00:56:45le partage
00:56:46par exemple
00:56:47est quelque chose
00:56:47de très important
00:56:48arriver à partager
00:56:50et c'est un peu
00:56:51ce que j'essaie
00:56:51mais vous avez toujours partagé
00:56:53oui mais
00:56:53même quand vous étiez
00:56:54dans l'opulence
00:56:55non non bien sûr
00:56:55mais pas
00:56:56c'est votre tempérament
00:56:57non non
00:56:58oui je suis généreux
00:56:58mais parfois
00:57:00c'était
00:57:01vous voyez là ici
00:57:02entre parenthèses
00:57:03je suis assez fier
00:57:04de faire ce livre
00:57:05parce que je sais
00:57:06que je me mets en danger
00:57:07d'ailleurs
00:57:07vous avez posé
00:57:08vous avez posé
00:57:11vous avez posé
00:57:12vous avez posé
00:57:13les bonnes questions
00:57:13est-ce qu'on peut vous croire
00:57:14vous avez posé
00:57:15les bonnes questions
00:57:15est-ce que vous n'êtes pas
00:57:16en train de vous refaire
00:57:17une virginité
00:57:17non mais vous posez
00:57:19les bonnes questions
00:57:19je savais qu'on allait
00:57:20me poser ces questions là
00:57:21donc j'aurais très bien
00:57:22je devais vous la poser
00:57:23bien sûr
00:57:23mais c'est pas grave
00:57:24je sais très bien
00:57:26qu'en écrivant
00:57:27mais pour moi
00:57:28il est beaucoup plus important
00:57:30d'exposer mes certitudes
00:57:31d'exposer ce que la foi
00:57:32m'a aidé
00:57:33de dire aux gens
00:57:34essayez
00:57:35essayez
00:57:36essayez une fois
00:57:37aller dans une église
00:57:38lisez un peu
00:57:39moi c'est
00:57:39l'évangile tel qu'il m'a été révélé
00:57:42qui m'a été envoyé en prison
00:57:44et que j'ai lu
00:57:45qui tout doucement
00:57:46m'a amené à cela
00:57:47et puis il y a une autre chose
00:57:48Péricault
00:57:49c'est que quand j'étais en prison
00:57:51je n'osais pas sortir
00:57:52en croix de promenade
00:57:53avec mes livres
00:57:54vous le racontez
00:57:55vous étiez obligé
00:57:55de cacher votre foi
00:57:56aujourd'hui vous dites
00:57:57je veux la montrer
00:57:58vous dites
00:57:59vous étiez obligé
00:58:00de cacher votre foi
00:58:00non je n'avais pas le courage
00:58:01de la montrer
00:58:02c'est pas la même chose
00:58:03d'accord mais ça veut dire
00:58:04mais ça veut dire qu'il y avait
00:58:04un risque
00:58:05je pensais
00:58:05vous auriez montré
00:58:06dans votre cellule
00:58:07avec vos co-détenus
00:58:07dont beaucoup de musulmans
00:58:09que vous aviez cette fois
00:58:10chrétiennes
00:58:11ils disent
00:58:11j'aurais peut-être risqué
00:58:12des problèmes
00:58:12mais justement
00:58:12je me rappelle encore
00:58:13aujourd'hui
00:58:14c'est un peu pour ça
00:58:15si vous voulez
00:58:15que j'ai une dette
00:58:16envers le Seigneur
00:58:16et je me rappelle
00:58:18qu'eux
00:58:19ils n'avaient pas de problème
00:58:20à échanger leurs livres
00:58:23en cours de promenade
00:58:24et à parler de religion
00:58:25en cours de promenade
00:58:26et moi je ne l'ai pas fait
00:58:27et je me suis senti
00:58:28après le recul
00:58:30d'abord je me suis senti
00:58:31un peu lâche
00:58:33et c'est pour ça
00:58:33que j'ai la volonté
00:58:35aujourd'hui
00:58:36de dire
00:58:37nous devons
00:58:37affirmer
00:58:39notre religion
00:58:39quelle qu'elle soit
00:58:40il n'y a pas de mal
00:58:40il n'y a pas de mal
00:58:41à être musulman
00:58:42il n'y a pas de mal
00:58:42à être catholique
00:58:43il n'y a pas de mal
00:58:43à être juif
00:58:43Pierre Botton
00:58:44je voudrais vous expliquer
00:58:45alors je ne vous confesse pas
00:58:46je ne suis pas juste d'instruction
00:58:47je voudrais que vous nous expliquiez
00:58:49avec vos mots
00:58:51et les déductions
00:58:52que vous en faites aujourd'hui
00:58:53surtout après ce livre
00:58:54qu'est-ce qui vous est arrivé ?
00:58:56Je vais employer
00:58:57un terme un peu
00:58:59comment dire
00:59:00un peu trivial
00:59:01j'ai fondu l'armoire à fusibles
00:59:03voilà
00:59:03d'accord
00:59:03j'ai beaucoup travaillé
00:59:06je pense que j'ai gagné
00:59:08beaucoup beaucoup
00:59:08beaucoup d'argent
00:59:09les gens qui vous connaissent
00:59:10le reconnaissent
00:59:10beaucoup beaucoup d'argent
00:59:11et à un moment
00:59:14l'argent c'est une éducation
00:59:17voilà
00:59:18vous voyez
00:59:18pour faire la comparaison
00:59:19avec la foi
00:59:20avec la foi
00:59:20j'ai quelqu'un
00:59:21qui me tient la main
00:59:22j'ai quelqu'un
00:59:22qui me guide
00:59:23j'ai quelqu'un
00:59:23qui je peux poser des questions
00:59:24j'ai quelqu'un
00:59:25qui me répond
00:59:26j'ai vraiment quelqu'un
00:59:27qui m'aide
00:59:29très important
00:59:29et encore aujourd'hui
00:59:31et dans l'argent
00:59:32je ne l'avais pas
00:59:33j'avais pas
00:59:35ça déconnecte des réalis
00:59:36on le sait
00:59:36c'est bateau
00:59:37c'est bateau ce que je raconte
00:59:38il y a des gens
00:59:39qui sont hors sol
00:59:40à un moment donné
00:59:41avec la télé
00:59:42niveau de fortune
00:59:42vous venez très vite hors sol
00:59:44je prends des choses
00:59:46très simples
00:59:48pour vous dire
00:59:48c'est des exemples
00:59:49tout ça
00:59:50c'est vraiment des choses
00:59:51que je me reproche
00:59:51c'est pas les affaires du chœur
00:59:52mais c'est un comportement
00:59:53c'est
00:59:55je ne supportais pas
00:59:56quand j'arrivais
00:59:56avec mon avion privé
00:59:57sur un aéroport
00:59:59que les pales
01:00:00de l'hélicoptère
01:00:00ne tournent pas
01:00:02pour que je sorte
01:00:03et je rentre tout de suite
01:00:03dans l'hélicoptère
01:00:04et pour décoller
01:00:04s'il n'est pas
01:00:05oui oui
01:00:05c'est vrai
01:00:06donc vous perdez
01:00:07et puis plein de choses
01:00:08vous voyez
01:00:09plus qu'emmerdeur
01:00:10c'est même
01:00:12c'est capricieux
01:00:13c'est ridicule
01:00:14du coup vous en étiez odieux
01:00:15ou non
01:00:16pour aujourd'hui
01:00:17oui je crois
01:00:17d'ailleurs j'ai une belle anecdote
01:00:19j'ai une belle anecdote
01:00:20il y a cet été
01:00:21je suis allé
01:00:22à Saint-Tropez
01:00:24j'avais plus de ron
01:00:25je ne savais pas où loger
01:00:25et je suis allé voir un monsieur
01:00:26avec chez qui j'avais acheté
01:00:27mes bateaux
01:00:28qui s'appelle Sun Cap
01:00:28d'ailleurs
01:00:29qui s'appelle Eric Douat
01:00:30et je suis allé le voir
01:00:31et je lui dis
01:00:32est-ce que tu peux
01:00:34me prêter un truc
01:00:35il m'a dit
01:00:35écoute
01:00:35je vais te faire dormir
01:00:36sur un bateau
01:00:37mais je veux te dire
01:00:37avant quelque chose
01:00:38t'étais vraiment un sale con
01:00:39mais maintenant
01:00:40je trouve que t'es un mec bien
01:00:41pourtant
01:00:41vous savez bien
01:00:42bien pourtant
01:00:42vous les avez côtoyé
01:00:43il y a des grandes fortunes
01:00:45il y a des grands patrons
01:00:45qui ont eu un train de vie
01:00:47peut-être pas modeste
01:00:48mais ils disaient
01:00:48je pense à Edouard Michelin
01:00:49le grand Edouard Michelin
01:00:50voilà
01:00:50il prenait le métro
01:00:51pour l'avenir de Roteuil
01:00:52oui mais c'est une éducation
01:00:53et je me suis trouvé
01:00:54à côté de lui
01:00:54dans un restaurant
01:01:00avec M. Michelin
01:01:01quand vous rentriez
01:01:02dans son bureau
01:01:02il laissait traîner
01:01:03un trombone par terre
01:01:04et si vous le ramassiez
01:01:05alors à ce moment-là
01:01:06il vous écoutait
01:01:06si vous le laissiez par terre
01:01:07il ne le prenait pas
01:01:08le test
01:01:08mais je vous répète
01:01:10c'est une éducation
01:01:12c'est de famille
01:01:13en famille en famille
01:01:13moi je n'ai pas ça
01:01:14j'ai commencé à la plonge
01:01:16donc vous voyez
01:01:16vous êtes de famille bourgeoise
01:01:17quand même
01:01:18oui mais j'ai quitté
01:01:19avec des valeurs chrétiennes
01:01:20dans votre éducation
01:01:21votre maman
01:01:22votre papa
01:01:22tout ça
01:01:22maman
01:01:23ma mère
01:01:24et ma mère a basculé
01:01:25lorsque j'ai eu
01:01:25un très grave accident
01:01:27pas en force malheureuse
01:01:28non non pas du tout
01:01:29vous auriez un prétexte
01:01:31d'une revanche sociale
01:01:32c'est pas votre cas
01:01:32à la revanche sociale non
01:01:33mais j'avais un père
01:01:34très difficile
01:01:35qui buvait
01:01:35enfin bon peu importe
01:01:36c'est compliqué
01:01:38mais si vous voulez
01:01:39voilà
01:01:40en aisance pas
01:01:41mais j'ai quitté chez moi
01:01:43et j'ai été ensuite
01:01:44chez Paul Bocuse
01:01:45qui était mon parrain
01:01:47et qui m'a tout appris
01:01:48Paul c'est mon premier
01:01:49vol en Concorde
01:01:50c'est mon premier vol
01:01:51en hélicoptère
01:01:52c'est lui qui m'amène
01:01:52chez Eddie Barclay
01:01:53c'est lui qui m'apprend
01:01:54à donner le pourboire
01:01:55dans un hôtel
01:01:55il y a très longtemps
01:01:56je ne pensais jamais
01:01:57vous connaître
01:01:58ni vous recevoir
01:01:58et on parle de vous
01:01:59et il me dit
01:02:01c'est pas qui tu crois
01:02:02c'est tout
01:02:03c'est pas qui tu crois
01:02:04il a fait des conneries
01:02:04mais voilà
01:02:05il me dit
01:02:06tu sais
01:02:06si je l'aime bien
01:02:07c'est que c'est un type bien
01:02:09on en est resté là
01:02:10et aujourd'hui
01:02:11je suis en train
01:02:11de développer
01:02:12cette idée avec vous
01:02:14et vous devenez
01:02:15le genre
01:02:16d'un homme politique
01:02:17important
01:02:17Michel Noir
01:02:18qui était un des jeunes espoirs
01:02:19qui était mon meilleur ami
01:02:20en plus
01:02:23un dignitaire du RPR
01:02:24on a pensé
01:02:25qu'il n'aurait plus
01:02:26de premier ministre
01:02:26proche de Chirac
01:02:27qui fait partie
01:02:28on a parlé
01:02:29à votre arrivée en antenne
01:02:30je me souviens
01:02:31les plus jeunes
01:02:31ne s'en souviennent pas
01:02:32les rénovateurs
01:02:34pas les réformateurs
01:02:35il y avait toute la bande
01:02:36il y avait
01:02:36François Bayrou
01:02:37il y avait
01:02:38Léotard
01:02:39il y avait Michel Noir
01:02:40il y avait Carignan
01:02:40qui a essayé ça
01:02:41et puis bon
01:02:42finalement
01:02:42la vieille garde
01:02:44Pasqua
01:02:45et Séguin
01:02:46et Chirac
01:02:47hop
01:02:48disperse tout ça
01:02:49Séguin surtout
01:02:50Séguin qui en faisait
01:02:51un peu partie au départ
01:02:52oui il en faisait partie
01:02:53et qui décide que finalement
01:02:54ça n'a pas dans le sens
01:02:55ce qu'il voulait
01:02:55et c'est lui
01:02:56qui vous torpille
01:02:57qui va retourner
01:02:58je ne sais pas ce quoi
01:02:58donc vous côtoyez la politique
01:03:00c'est sans doute
01:03:01la plus grosse erreur
01:03:02que j'ai jamais faite
01:03:03votre beau-père
01:03:04en paye un peu
01:03:04les conséquences
01:03:05même si de son côté
01:03:07et tout ça se finit
01:03:08tout ça se finit en prison
01:03:09et puis vraiment en prison
01:03:10à travers le
01:03:11à travers le
01:03:13vous considérez aujourd'hui
01:03:15que
01:03:15vous avez payé votre faute
01:03:16oui
01:03:17oui bien sûr
01:03:18la justice ne vous a pas épargné
01:03:20non j'ai pour moi pas fait de cadeau
01:03:22c'est une faute que
01:03:24alors est-ce que
01:03:25est-ce que ce christianisme
01:03:26fait que vous l'expirez
01:03:27tout le temps
01:03:28ou à un moment donné
01:03:30il y a
01:03:32la charité
01:03:32la compassion
01:03:33la miséricorde
01:03:34fait qu'à un moment donné
01:03:35on peut aussi tourner la page
01:03:36dans la foi chrétienne
01:03:39moi je vous voyez
01:03:40je ne gère pas ma foi
01:03:41comme ça
01:03:42ma foi c'est d'abord
01:03:44elle est
01:03:44en fait
01:03:45cette certitude que j'ai
01:03:47elle date de 3 ans
01:03:48donc c'est très 4 ans
01:03:49c'est très peu
01:03:50donc voilà
01:03:51c'est une conversion quand même
01:03:52un petit peu
01:03:52même s'il y a une base
01:03:54de foi chrétienne
01:03:54dans votre éducation
01:03:55il y a en tout cas
01:03:56une découverte
01:03:57d'un élément
01:03:58que vous ne solutionnez pas
01:03:59dans le christianisme
01:04:00je ne peux pas dire autrement
01:04:01il y a une certitude
01:04:02donc c'est compliqué
01:04:03à expliquer une certitude
01:04:05mais voilà
01:04:06donc ensuite
01:04:08il faut très honnêtement
01:04:09le passé
01:04:10ça ne m'intéresse pas tellement
01:04:11ce qui m'intéresse
01:04:12je vous le répète
01:04:13c'est si je peux aider
01:04:14voilà
01:04:14si je peux aider
01:04:15si je peux aider
01:04:16des jeunes
01:04:17si je peux aider également
01:04:19les gens incarcérés
01:04:20qui sont dans des
01:04:21alors on va en parler
01:04:22qui sont dans un rythme
01:04:25dans une délinquance
01:04:26qui est répétée
01:04:28et dans laquelle
01:04:29je pense
01:04:30la foi peut aider
01:04:30on va en parler
01:04:31parce que vous avez eu
01:04:32un acte
01:04:33un comportement chrétien
01:04:34avant d'écrire ce livre
01:04:35vous avez quand même
01:04:36tendu la main
01:04:36vers les gens
01:04:37avec qui vous avez
01:04:37partagé une souffrance
01:04:38donc vous avez compris
01:04:39je reçois
01:04:40Pierre Botton
01:04:41qui écrit sur le chemin
01:04:42de ma foi édité
01:04:42chez Fayard
01:04:43et nous discutons avec lui
01:04:45alors vraiment
01:04:46c'est pas à bâton rompu
01:04:48c'est à fleurer moucheté
01:04:49non plus
01:04:49c'est de
01:04:50voilà
01:04:50de sincérité
01:04:51en conviction
01:04:52sur comment
01:04:53après avoir vécu
01:04:54tant de tourments
01:04:55la foi peut être
01:04:56pas seulement une lueur d'espoir
01:04:58une raison
01:04:58une raison d'être
01:04:59et comment se trouver bien
01:05:01dans cet univers
01:05:03dans cette vie
01:05:03en croyant en Dieu
01:05:04vous restez avec nous
01:05:06vous nous appelez
01:05:06au 0 826 300 300
01:05:08je suis sûr que ce thème
01:05:09vous interpelle
01:05:11que vous avez envie
01:05:11de dire quelque chose
01:05:12que peut-être
01:05:13vous avez été confronté
01:05:14à cette réalité
01:05:14ou que vous connaissez
01:05:15parmi vous
01:05:16des gens que vous aimez
01:05:17ou vos proches
01:05:18des gens qui ont vécu
01:05:19aussi cette situation
01:05:20ou tout simplement
01:05:21la redécouverte de la foi
01:05:23à une période
01:05:23où il y a quand même
01:05:24pas mal de barbarie
01:05:25et pas mal de
01:05:27j'allais dire
01:05:27de
01:05:30comme de paganisme
01:05:31dans une époque
01:05:32qui est peut-être
01:05:33un peu trop païenne
01:05:34par rapport à ce qu'elle
01:05:34aurait besoin
01:05:35à tout de suite sur Sud Radio
01:05:43Vous êtes bien sur Sud Radio
01:05:44il est 13h34
01:05:45en ce jeudi 26 mars 2026
01:05:48et je reçois
01:05:50en face à face
01:05:51peut-être en côte à côte
01:05:52c'est la phrase
01:05:53de
01:05:54de
01:05:56monsieur Collomb
01:05:57maire de Lyon
01:05:58ministre de l'Intérieur
01:05:59le jour de son départ
01:06:01et puis
01:06:02Alexandre Devecchio
01:06:04rédacteur en chef
01:06:04du Figaro Vox
01:06:05a écrit aussi
01:06:06nous étions
01:06:06on était
01:06:07on était côte à côte
01:06:08on est
01:06:08on est face à face
01:06:10et donc là
01:06:11je suis face à côte
01:06:12avec
01:06:12avec Pierre Bauton
01:06:14Pierre Bauton
01:06:15on va venir un petit peu
01:06:16dans l'actualité
01:06:17tout ce que vous dites
01:06:18est
01:06:19à la fois
01:06:20je vais le cuire tanné
01:06:21mais
01:06:22c'est
01:06:23c'est bouleversant
01:06:24et étonnant
01:06:25parce que
01:06:25c'est tellement
01:06:26peu conforme
01:06:27à ce qu'on croit entendre
01:06:29quelqu'un
01:06:30qui après avoir
01:06:31payé sa dette
01:06:32à la société
01:06:32pour des erreurs commises
01:06:34vient dire
01:06:35gratuitement
01:06:35parce que vous n'avez rien
01:06:36à gagner de plus
01:06:38cette prise de conscience
01:06:39que vous êtes un pêcheur
01:06:41je vous disais
01:06:42est-ce que si vous n'avez pas eu
01:06:43ces accidents
01:06:43vous auriez fait
01:06:44cette prise de conscience
01:06:45vous me dites non
01:06:46pourtant c'est une vraie prise de conscience
01:06:47vous me dites
01:06:48attention
01:06:48je ne suis pas dans l'expiation
01:06:51qu'est-ce que vous pensez
01:06:52ça va vous toucher
01:06:53vous connaissez
01:06:54l'actualité
01:06:56clémence de Vincent Bolloré
01:06:57avec Jean-Marc Morandini
01:06:58et devant la commission d'enquête
01:07:01on dit à Vincent Bolloré
01:07:02quand même
01:07:03ce qu'a fait Jean-Marc Morandini
01:07:05par rapport aux autres journalistes
01:07:06vous auriez pu être plus ferme
01:07:07et il dit
01:07:08la justice est passée
01:07:09et maintenant
01:07:11miséricorde doit passer
01:07:12c'est une phrase
01:07:13qui vous touche
01:07:13ou non ?
01:07:14c'est lui
01:07:14c'est lui
01:07:15voilà
01:07:16c'est juste
01:07:17Vincent Bolloré
01:07:18mais c'est une phrase
01:07:19qui vous parle
01:07:19oui bien entendu
01:07:20la justice est passée
01:07:21maintenant miséricorde doit passer
01:07:23je pense que
01:07:24je ne veux pas
01:07:26mais je pense
01:07:27non mais j'aime bien
01:07:28votre avis là-dessus
01:07:28je pense que les gens
01:07:30ne connaissent pas
01:07:31les motivations
01:07:32de Vincent Bolloré
01:07:33et je vous dis
01:07:34moi j'avais reçu
01:07:35beaucoup de messages
01:07:35en disant
01:07:36oui quand même
01:07:37et c'est juste lui
01:07:38parce qu'on l'accuse
01:07:40d'être chrétien
01:07:41donc réac
01:07:42et que CNews
01:07:43est une radio
01:07:45dite d'extrême droite
01:07:46parce que lui-même
01:07:47est un catholique intégriste
01:07:48c'est une lecture
01:07:48que fait la gauche
01:07:49que fait l'intelligence
01:07:50de gauche
01:07:51vous vous dites non
01:07:52c'est un chrétien
01:07:53non non non
01:07:53je pense que c'est un
01:07:54c'est un fervent chrétien
01:07:56c'est totalement son droit
01:07:57c'est un fervent chrétien
01:07:58c'est un fervent croyant
01:08:01c'est un homme
01:08:02d'une force incroyable
01:08:06d'une vision incroyable
01:08:07et je vous dis
01:08:08c'est lui
01:08:08il est dans le pardon
01:08:11c'est une des choses
01:08:12que moi j'ai parfois du mal
01:08:14voilà
01:08:14je vais me confesser de ça
01:08:16parfois c'est vrai
01:08:17que j'ai du mal
01:08:18à pardonner
01:08:19à certains de mes amis
01:08:20vous n'avez pas tant de mal
01:08:21à pardonner que ça
01:08:22on a un extrait
01:08:24qui a été diffusé
01:08:25dans une émission
01:08:26c'est à vous
01:08:27où vous êtes
01:08:28vous êtes cité
01:08:29où le juge courrois est invité
01:08:30le terrible juge courrois
01:08:31la terreur
01:08:32les gens qui ne respectent pas la loi
01:08:33on écoute votre déclaration
01:08:35votre définition
01:08:36on vous demande
01:08:37qu'est-ce que vous pensez
01:08:37du juge courrois
01:08:38c'est un magistrat
01:08:41atypique
01:08:42ça c'est évident
01:08:43j'ai eu contact
01:08:44d'autres magistrats
01:08:45qui a d'une rigueur
01:08:48très très grande rigueur
01:08:49très sévère
01:08:50très très sévère
01:08:52implacable
01:08:54implacable
01:08:57mais je ne
01:08:58ce n'est pas un magistrat
01:09:00qui va aller chercher
01:09:01des charges
01:09:02là où il n'y en a pas
01:09:06moi je suis obligé de dire
01:09:07que ce magistrat là
01:09:09m'a remis
01:09:10dans les rails
01:09:11de la vie normale
01:09:13il m'a remis
01:09:14dans les rails
01:09:14de la vie normale
01:09:15le juge courrois répond
01:09:17Anne-Elisabeth Lemoyne
01:09:19il est touché évidemment
01:09:20de votre témoignage
01:09:21parce que voilà
01:09:21et il fait bien l'allusion
01:09:24au fait que vous aviez
01:09:24en commun
01:09:26ces valeurs chrétiennes
01:09:28il ne va pas au-delà
01:09:29et vous
01:09:30on a l'air de comprendre
01:09:32que c'est un petit peu
01:09:33lui qui vous ouvre
01:09:34qui vous rouvre la voie
01:09:35cette voie du Seigneur
01:09:36impénétrable
01:09:37il vous permet de la pénétrer
01:09:38et peut-être que
01:09:39c'est avec sa rencontre
01:09:41que vous commencez peut-être
01:09:42cette prise de conscience
01:09:43est-ce que ça peut être le cas ?
01:09:44Non il a essayé
01:09:46mais je ne l'ai pas saisi
01:09:46Parce qu'il est chrétien
01:09:47Il le dit
01:09:49je raconte dans le livre
01:09:50d'ailleurs
01:09:50quand il me sort
01:09:51il me sort
01:09:52à la
01:09:54à une date très précise
01:09:57mais
01:09:57je ne l'ai pas saisi
01:10:00si vous voulez
01:10:00parce qu'en fait
01:10:01il y avait deux
01:10:01deux choses
01:10:02je mets cette phrase
01:10:04de Napoléon
01:10:05qui dit
01:10:05l'homme n'est jamais aussi grand
01:10:07que quand il s'agenouille
01:10:08devant Dieu
01:10:08et moi je ne m'étais jamais
01:10:10agenouillé devant personne
01:10:11j'ai eu 92 auditions
01:10:12devant le juge de l'instruction
01:10:14parce que
01:10:15il me demandait
01:10:16de révéler des choses
01:10:17et j'ai été élevé
01:10:19comme ça
01:10:19et je ne balance pas
01:10:20voilà
01:10:21et donc à chaque fois
01:10:22il faisait venir
01:10:23c'était très compliqué
01:10:24pour 5 minutes
01:10:25et bon alors
01:10:26vous avez des choses
01:10:26à me dire
01:10:27non bah très bien
01:10:27mais remettez-lui les menottes
01:10:29et qu'il reparte en prison
01:10:30et ça a duré 92 fois
01:10:31mais donc je n'ai pas pu saisir
01:10:33si vous voulez
01:10:34parce qu'on était en opposition
01:10:35là-dessus
01:10:35maintenant il a tendu
01:10:37une main chrétienne
01:10:38qui m'a parlé
01:10:42voilà
01:10:43qui m'a parlé
01:10:44mais cette main chrétienne
01:10:46était en opposition
01:10:48avec l'affaire judiciaire
01:10:50et le comportement
01:10:50que je devais avoir
01:10:51vis-à-vis de la justice
01:10:52lui qui était le jou
01:10:53de la république
01:10:54qui allait sanctionner
01:10:55il a sanctionné
01:10:57assez fortement
01:10:58fortement
01:10:59sans compassion
01:11:00là il n'y a pas
01:11:01eu de miséricorde
01:11:02lui il dit
01:11:02je n'ai fait qu'appliquer
01:11:03la loi
01:11:04voilà
01:11:04et donc la justice
01:11:05et pour autant
01:11:07il y avait en lui
01:11:07ces valeurs chrétiennes
01:11:08puisque vous êtes de Lyon
01:11:10nous avons Jean-Marie
01:11:10qui nous appelle de Lyon
01:11:11Pierre Botton
01:11:12bonjour Jean-Marie
01:11:13oui bonjour
01:11:14merci de prendre mon appel
01:11:16au contraire
01:11:17qu'est-ce que vous inspire
01:11:18ce témoignage
01:11:18de Pierre Botton
01:11:19écoutez
01:11:20je viens de recevoir
01:11:21avec votre émission
01:11:22en recevant
01:11:23monsieur Pierre Botton
01:11:25une des plus grandes émotions
01:11:27de ma vie
01:11:27et ben
01:11:28c'est magnifique
01:11:29et ben
01:11:31ben c'est
01:11:32monsieur Pierre Botton
01:11:32je peux vous dire tout de suite
01:11:34moi étant
01:11:34un chrétien convaincu
01:11:37nous fais part
01:11:38de sa conversion
01:11:38il faut appeler ça
01:11:39conversion
01:11:40oui on cherche le mot
01:11:41avec lui depuis le début
01:11:42il était déjà
01:11:43il est né chrétien
01:11:44il faut
01:11:45on a parlé de prise de conscience
01:11:46on a parlé de prise de conscience
01:11:47qu'il était un pécheur
01:11:48il y a une intervention extérieure
01:11:51à l'être humain
01:11:51dans sa conscience
01:11:53c'est pour ça
01:11:53qu'il s'est converti
01:11:55monsieur Botton
01:11:55et il parle de Saül de Tarse
01:11:57sur le chemin de Damas
01:11:59il faut relire
01:12:00c'est moi qui l'ai comparé
01:12:02j'ai dit
01:12:02est-ce que c'est votre chemin de Damas
01:12:03voilà
01:12:04non non mais
01:12:05il l'a dit lui
01:12:06dans le livre
01:12:06quelque part
01:12:07alors moi je me permets
01:12:09de parler de ça
01:12:10de monsieur Botton
01:12:11parce que j'ai croisé sa route
01:12:12au début des années 80
01:12:15nous étions tous les deux
01:12:17en poste
01:12:17moi j'étais en poste
01:12:18à Lyon
01:12:20petit directeur de banque
01:12:22comme ça
01:12:22quoi
01:12:22bon
01:12:23je connaissais ses parents
01:12:24des gens charmants
01:12:25d'ailleurs
01:12:26formidables
01:12:27son père et sa mère
01:12:28je les ai connus
01:12:29des gens extraordinaires
01:12:30alors chacun
01:12:31a ses défauts
01:12:32bien sûr
01:12:34vous acceptez de révéler
01:12:35votre identité ou non
01:12:36vous donnez votre nom de famille
01:12:37Jean-Marie
01:12:38la banque
01:12:39le nom de la banque
01:12:40hors antenne
01:12:41hors antenne
01:12:42bon et le nom de la banque
01:12:43le nom de la banque
01:12:43ça serait
01:12:44c'est une banque bien connue
01:12:46Lyonnais
01:12:46c'était une des banques
01:12:47principales de Lyon
01:12:48bon on croit comprendre
01:12:50allez-y
01:12:51allez-y
01:12:51je dois remercier
01:12:52je dois aujourd'hui
01:12:54remercier monsieur Botton
01:12:56mais d'une façon
01:13:01tellement surnaturelle
01:13:02que cet incident
01:13:03qu'il y a eu
01:13:04entre lui et moi
01:13:05compte tenu de sa vie
01:13:06un peu
01:13:06comme il l'a décrit lui-même
01:13:08c'est lui-même
01:13:08qu'il le dit
01:13:10j'ai subi
01:13:11le contre-coup
01:13:12de cette rencontre
01:13:14et
01:13:16d'un seul coup
01:13:17un événement
01:13:18je qualifie
01:13:20d'extraordinaire
01:13:21parce que j'ai beaucoup souffert
01:13:22de cette rencontre
01:13:25cette rencontre
01:13:26a bouleversé ma vie
01:13:27j'ai changé
01:13:28d'orientation professionnelle
01:13:29et ça a été
01:13:30un enchaînement
01:13:31successif
01:13:32de bonheur
01:13:33et j'ai suivi
01:13:35en parallèle
01:13:37les affres
01:13:39qu'a subi
01:13:40monsieur Botton
01:13:40ses années de prison
01:13:42etc
01:13:42j'étais en Afrique
01:13:43équatoriale
01:13:44et dans le point
01:13:44je voyais sa souffrance
01:13:46parce qu'il était
01:13:46en prison
01:13:48comment
01:13:50aujourd'hui
01:13:51c'est l'aboutissement
01:13:52Jean-Marie
01:13:53votre témoignage
01:13:54est simplement
01:13:55bouleversant
01:13:56inattendu
01:13:58vous êtes dans les voix
01:13:59du Seigneur
01:14:02que tous les catholiques
01:14:04nous écoutent
01:14:04aujourd'hui
01:14:05et qu'ils sachent
01:14:06que si on ne fait
01:14:06des choses
01:14:08mauvaises
01:14:09ça m'est arrivé aussi
01:14:10nous pouvons
01:14:11nous transformer
01:14:13crions notre foi
01:14:14hurlons
01:14:16le bien de l'humanité
01:14:18la fraternité
01:14:19monsieur Botton
01:14:20je vous embrasse
01:14:21merci
01:14:21c'est très touchant
01:14:23merci beaucoup
01:14:23vous avez bien fait
01:14:24de venir
01:14:24d'accepter cette invitation
01:14:27Jean-Marie
01:14:27ce que vous dites
01:14:28voilà
01:14:28moi je trouve que
01:14:29c'est un instant de radio
01:14:30assez unique
01:14:31inattendu
01:14:31à celui de radio
01:14:33on n'est pas
01:14:34toujours versé
01:14:34sur les questions religieuses
01:14:35et pourtant
01:14:36elles font partie
01:14:36des réalités
01:14:37de la société française
01:14:38l'église catholique
01:14:39alors je vais jouer
01:14:41mon mécréant
01:14:42c'est aussi l'inquisition
01:14:43c'est beaucoup de morts
01:14:45pendant la conquista
01:14:48et puis un évêché
01:14:50et un clergé supérieur
01:14:51qui bénissait
01:14:52les mitraillettes de Franco
01:14:53qui soutenait le régime
01:14:54de Pinochet
01:14:55mais c'est aussi
01:14:56des prêtres
01:14:56qui ont
01:14:57au bas de l'échelle
01:14:58des prêtres ouvriers
01:14:59et des prêtres
01:15:00tout simplement
01:15:01des prélats
01:15:01qui ont été proches
01:15:02des souffrances du peuple
01:15:04et une des grandes erreurs
01:15:05c'est d'avoir oublié
01:15:06les chrétins d'Orient
01:15:07qui étaient
01:15:07le rempart de la civilisation
01:15:09face à la barbarie
01:15:10en tout cas
01:15:11là on a la rencontre
01:15:12de deux chrétiens
01:15:13on précise catholiques
01:15:14mais c'est surtout
01:15:15deux hommes
01:15:16qui ont la foi
01:15:17et qui après avoir eu
01:15:18des différents
01:15:19peut-être que Pierre Bouton
01:15:20s'en souvient
01:15:21vous vous réconciliez
01:15:22vous vous retrouvez
01:15:23dans cette fraternité
01:15:24voilà
01:15:25il y a un instant
01:15:26de compassion
01:15:26absolument extraordinaire
01:15:28et là
01:15:29c'est pas préparé
01:15:30merci Jean-Marie
01:15:31pour votre témoignage
01:15:32merci infiniment
01:15:32Pierre Bouton
01:15:33poursuivez votre réponse
01:15:34à Jean-Marie
01:15:35non non
01:15:36je pense
01:15:36c'est vraiment
01:15:37très très fort
01:15:39voilà
01:15:39c'est quelque chose
01:15:39de très fort
01:15:40vous voyez
01:15:41comme vous le disiez
01:15:42tout à l'heure
01:15:42j'ai pris un risque
01:15:43à écrire cet ouvrage
01:15:44mais vous voyez
01:15:45ce témoignage
01:15:47montre que j'ai bien fait
01:15:48de prendre un risque
01:15:48donc bien sûr
01:15:49que je vais me faire
01:15:49démolir par ailleurs
01:15:51enfin là vous avez un lecteur
01:15:52à mon avis
01:15:52Jean-Marie
01:15:52va aller en librairie
01:15:53acheter
01:15:5510 euros
01:15:56Jean-Marie
01:15:57mais je pense
01:15:58surtout
01:15:59je pense
01:16:00vous voyez
01:16:00dans toutes choses
01:16:01toutes les fois
01:16:02qu'on agit
01:16:02il faut savoir
01:16:04si on prend le risque
01:16:05on prend pas le risque
01:16:06pour ne pas
01:16:06voilà
01:16:07pour pas être abîmé
01:16:08pour pas prendre de coups
01:16:09ou si on le prend
01:16:10au risque
01:16:10d'en avoir que
01:16:11deux ou trois
01:16:12choses positives
01:16:13moi j'ai toujours
01:16:13pris ce risque là
01:16:14je n'aime pas l'inaction
01:16:16j'aime le risque
01:16:17et pour moi d'ailleurs
01:16:18prier
01:16:18prier
01:16:19c'est un acte d'action
01:16:20surtout qu'on vous avait
01:16:21rien demandé
01:16:21non
01:16:22vraiment pas
01:16:23je suis avec
01:16:24Pierre Bouton
01:16:25il reste encore
01:16:25un quart d'heure
01:16:26d'antenne avec nous
01:16:27appelez-nous
01:16:270 826 300 300
01:16:29je ne sais pas
01:16:30si les autres auditeurs
01:16:31ont la ferveur
01:16:31de Jean-Marie
01:16:32ce témoignage
01:16:33incroyable
01:16:34hallucinant
01:16:34très très bel instant
01:16:35je pense qu'il restera
01:16:36dans les annales
01:16:37et Pierre Bouton
01:16:38est toujours là
01:16:39vous pouvez lui poser
01:16:39des questions
01:16:40vous pouvez l'engueuler
01:16:41si vous voulez
01:16:42en disant que
01:16:42c'est pas bien
01:16:42ce qu'il a fait
01:16:43on va dire
01:16:43vous en changez
01:16:44un petit peu
01:16:44oui quand même
01:16:48je suis journaliste
01:16:49je suis obligé
01:16:49de vous engueuler
01:16:50sans ça je ne serai pas
01:16:50un bon journaliste
01:16:51obligé non
01:16:52mais vous le faites
01:16:52en tout cas
01:16:53vous nous appelez
01:16:54Emmanuel Galasso
01:16:55prendra votre appel
01:16:55et bien sûr
01:16:56Pierre Bouton
01:16:56reprendra avec
01:16:57la sincérité
01:16:58à la franchise
01:16:59qui est la sienne
01:17:00à tout de suite
01:17:00sur
01:17:00midi 14h
01:17:02Sud Radio
01:17:03la France dans tous ses états
01:17:04Péricault Légace
01:17:07nous sommes le
01:17:08jeudi 26 mars 2026
01:17:10il est 13h49
01:17:11je reçois
01:17:11Pierre Bouton
01:17:13auteur de
01:17:13Sur le chemin de la foi
01:17:14nous devons venir
01:17:15nous venons de vivre
01:17:16un instant assez exceptionnel
01:17:17de radio
01:17:18avec Jean-Marie
01:17:19qui a connu
01:17:20Pierre Bouton
01:17:20ils ont
01:17:22partagé ensemble
01:17:23des instants
01:17:24de difficultés
01:17:25et Jean-Marie
01:17:25en écoutant Pierre Bouton
01:17:26dit c'est un instant
01:17:27de bonheur
01:17:27parce que
01:17:28voilà
01:17:28cette foi
01:17:29cet amour de Dieu
01:17:31ce christianisme
01:17:32nous rapproche
01:17:33et c'était assez émouvant
01:17:34d'entendre ces deux hommes
01:17:35et maintenant
01:17:36Pierre Bouton
01:17:37voit de qui il s'agit
01:17:38effectivement
01:17:38il dit cet homme
01:17:40a subi
01:17:41effectivement
01:17:41à cause de moi
01:17:42des tourments
01:17:43donc c'est très émouvant
01:17:44de ce témoignage
01:17:45on continue à recevoir
01:17:47des témoignages
01:17:48Annie vous appelez
01:17:49Dorillac
01:17:49dans le Cantal
01:17:50oui
01:17:51oui
01:17:52bonjour
01:17:53Annie est-ce que
01:17:53cet échange
01:17:54avec Pierre Bouton
01:17:56cette rédemption
01:17:57cette prise de conscience
01:17:58de la foi
01:18:00est quelque chose
01:18:00qui vous interpelle
01:18:02oh là là
01:18:03largement
01:18:04largement
01:18:04largement
01:18:05j'ai aussi 70 ans
01:18:07j'ai un parcours de vie
01:18:08extrêmement douloureux
01:18:10et c'est grâce à la foi
01:18:13cet appel
01:18:13de je ne sais où
01:18:14moi qui ne le croyais pas du tout
01:18:16à l'époque
01:18:17il y avait une vie turbulente
01:18:19une société
01:18:20enfin beaucoup de
01:18:21beaucoup de responsabilités
01:18:23et pas du tout
01:18:24le temps
01:18:25ni la possibilité
01:18:27de penser à tout
01:18:29ce que je croyais
01:18:30ces choses là
01:18:30et aujourd'hui
01:18:32si je n'avais pas eu
01:18:33cet appel
01:18:35de je ne sais où
01:18:36l'espèce de colonne
01:18:37vertébrale de la vie
01:18:40eh bien
01:18:40je ne m'en serais pas sortie
01:18:41je pense
01:18:43vous avez l'air convaincu
01:18:44tous les deux
01:18:44vous avez l'air convaincu
01:18:45tous les deux
01:18:46de ce que vous dites
01:18:46vraiment je suis interpellé
01:18:48parce que vous êtes
01:18:49des rationalistes
01:18:50vous êtes des rationalistes
01:18:51quand même
01:18:51ah oui
01:18:52les pieds sur terre
01:18:52oui
01:18:53peut-être dans les étoiles
01:18:54maintenant
01:18:55mais vraiment
01:18:56les pieds sur terre
01:18:57oui complètement
01:18:57parce que
01:18:58pour mener des entreprises
01:18:59c'est quand même compliqué
01:19:00on n'a pas toujours
01:19:01le temps
01:19:04de s'occuper un petit peu
01:19:06de ces choses là
01:19:07et je vous dis
01:19:08il a fallu
01:19:10des souffrances terribles
01:19:11la perte de mon compagnon
01:19:13dans des circonstances
01:19:14abominables
01:19:15et il est toujours là
01:19:16il m'accompagne
01:19:17il y a 5 ans
01:19:18qu'il est parti
01:19:19c'est une personne
01:19:20merveilleuse
01:19:22et
01:19:22mais c'est
01:19:24parmi bien d'autres
01:19:24douleurs
01:19:25j'ai perdu des enfants
01:19:26enfin j'ai eu une vie
01:19:27assez lourde
01:19:28donc vous croyez
01:19:28en la vie éternelle
01:19:31ah mais
01:19:32oui
01:19:33ça m'est encore difficile
01:19:35de vous le dire
01:19:35mais quel est-ce
01:19:37que je pense
01:19:37de moi
01:19:38non non mais c'est très fort
01:19:39c'est très fort
01:19:40mais c'est un des éléments
01:19:41les plus difficiles
01:19:42la vie éternelle
01:19:43et surtout de se dire
01:19:44je fais la vision
01:19:45à cette maman juive
01:19:46dont le petit garçon
01:19:47elle franchissait
01:19:49la frontière
01:19:49allemande suisse
01:19:50en 42
01:19:51et on lui retire
01:19:53son enfant
01:19:53des bras
01:19:54et elle dit
01:19:56elle témoignera après
01:19:56je suis fâché avec Dieu
01:19:57parce que
01:19:59il ne devait pas
01:20:00me faire ça
01:20:01donc c'est vrai
01:20:02qu'on était branlés
01:20:02quand on traverse
01:20:03des périodes épouvantables
01:20:05qu'est-ce que c'est
01:20:06que ce Dieu
01:20:06qui permet
01:20:07qui permet la souffrance
01:20:08et vous
01:20:09vous ne décrochez pas
01:20:09vous croyez en l'amour
01:20:11de Dieu
01:20:11et en la vie éternelle
01:20:13ah oui
01:20:13et j'ai pu
01:20:14je ne sais pas
01:20:15c'est mon
01:20:16je dirais
01:20:17mon prosac
01:20:18de tous les jours
01:20:18je me lève le matin
01:20:20évidemment
01:20:20j'ai toujours
01:20:21cette douleur
01:20:22parce qu'elle nous accompagne
01:20:23c'est une résilience
01:20:24mais la résilience
01:20:25n'est pas
01:20:25c'est pas la douleur
01:20:27peut-être même
01:20:27qu'elle la maintient
01:20:28et c'est-à-dire
01:20:30qu'on est obligé
01:20:31d'avancer avec
01:20:31l'épine en pied
01:20:32mais il y a
01:20:33quelque chose
01:20:34qui fait que
01:20:35eh bien
01:20:35cette douleur
01:20:36elle est
01:20:37comme un espédié
01:20:39elle ne s'en va pas
01:20:40bien sûr
01:20:41mais elle vous permet
01:20:42de repartir
01:20:43de recroire en la vie
01:20:45et de la trouver
01:20:45malgré tout
01:20:46ce qui nous arrive
01:20:47en ce moment
01:20:47c'est terrible d'ailleurs
01:20:49c'est justement lié
01:20:51à cette espèce
01:20:52de retour sur soi
01:20:54mais dans un égo
01:20:55surdimensionné
01:20:56on oublie
01:20:57qu'on a cette
01:20:58puissance en nous
01:20:59moi je la sens
01:21:00alors que
01:21:01ce qui me permet
01:21:02de dire ça
01:21:02c'est que je l'ai déjà
01:21:03ressenti dans ma vie
01:21:04j'ai toujours été empathique
01:21:06c'est vrai
01:21:07mais pas comme ça
01:21:08Annie
01:21:09Pierre Botton
01:21:10communie avec vous
01:21:11je le vois à son regard
01:21:12il a envie de vous répondre
01:21:13il a très envie de vous répondre
01:21:15je voulais vous remercier
01:21:16de votre témoignage
01:21:17madame
01:21:17parce qu'il faut qu'on soit
01:21:19plus nombreux
01:21:19justement
01:21:21à vous en parler
01:21:22de façon extraordinaire
01:21:23et il faut qu'on soit
01:21:25plus nombreux
01:21:25à parler comme ça
01:21:26pour essayer de
01:21:27il ne s'agit pas
01:21:28de prosélytisme
01:21:29il s'agit d'évangélisation
01:21:30c'est à dire
01:21:31il s'agit
01:21:31de dire aux gens
01:21:33qui souffrent
01:21:34que
01:21:34vous voyez
01:21:35vous avez visiblement
01:21:36souffert
01:21:37sans doute
01:21:38il n'y a pas de comparaison
01:21:38à faire dans les souffrances
01:21:39et vous êtes encore debout
01:21:41vous êtes encore dans la foi
01:21:42vous êtes encore dans l'espérance
01:21:43et je vous remercie
01:21:45de votre témoignage
01:21:45parce que d'abord
01:21:46vous ne me laissez pas
01:21:47tout seul
01:21:47dans ce témoignage difficile
01:21:50et ensuite
01:21:51vous en parlez tellement bien
01:21:53donc
01:21:54il faut continuer
01:21:55à diffuser autour de soi
01:21:56pour que
01:21:57notre religion
01:22:00existe
01:22:00et apporte à d'autres
01:22:01et c'est comme ça
01:22:02qu'on deviendra
01:22:04peut-être plus fort
01:22:05en face d'autres choses
01:22:06voilà
01:22:06mais en tout cas
01:22:07merci beaucoup madame
01:22:07je vais vous poser une question
01:22:08à tous les deux
01:22:09j'ai été éduqué
01:22:10formé par les jésuites
01:22:12qui m'ont dit
01:22:14l'essentiel
01:22:15c'est d'appliquer
01:22:16les valeurs
01:22:17des évangiles
01:22:18qui est le texte
01:22:18le plus puissant
01:22:19qu'on ait jamais fait
01:22:20dans l'humanisme
01:22:22t'inquiète pas
01:22:23si Dieu n'est
01:22:23te soucie pas
01:22:24de savoir
01:22:24s'il existe ou s'il n'existe pas
01:22:25applique l'évangile
01:22:26et puis c'est un peu
01:22:27le pari de Pascal
01:22:28s'il est là
01:22:29il te rendra compte
01:22:30s'il n'est pas
01:22:30la Torah
01:22:31fait le bien sur terre
01:22:31est-ce que l'existence
01:22:32de Dieu
01:22:33est si primordiale
01:22:35si incontournable
01:22:35pour appliquer
01:22:36les valeurs
01:22:37de l'évangile
01:22:38et faire le bien
01:22:39autour de soi
01:22:39et d'aimer son prochain
01:22:40comme soi-même
01:22:41je vais répondre moi
01:22:42après madame répondra
01:22:43mais moi Perico
01:22:44j'ai pas de doute
01:22:45donc je peux pas répondre
01:22:46à votre question
01:22:47parce que pour moi
01:22:48c'est une certitude
01:22:49c'est-à-dire que Dieu existe
01:22:50c'est une certitude
01:22:51la vie éternelle existe
01:22:53et je suis
01:22:54voilà
01:22:55après il faut essayer
01:22:56de faire le mieux
01:22:56tant qu'on est sur terre
01:22:57je le répète
01:22:58on reste pêcheur
01:22:59la confession existe
01:23:01il faut essayer
01:23:01de s'améliorer
01:23:02et notre seul juge
01:23:04la seule personne
01:23:04à qui on a des comptes
01:23:06à rendre
01:23:06c'est Dieu
01:23:06donc s'il est sur le lac
01:23:08des Tibériades
01:23:09et qu'il vous appelle
01:23:09vous sortez du bateau
01:23:10et vous vous enfoncez pas
01:23:11vous marchez
01:23:12vous croyez vraiment
01:23:13vous croyez vraiment en lui
01:23:14à niveau si
01:23:15la foi vous anime
01:23:17ah oui tout à fait
01:23:18et tout cela
01:23:19ça va au-delà
01:23:20de toute intellectuelle
01:23:22de toute intellectualisation
01:23:24de la vie
01:23:25c'est profond
01:23:27ça vient de
01:23:28mais du puissant
01:23:29du plus profond
01:23:30que l'on puisse
01:23:31qu'une âme puisse avoir
01:23:32le mot âme a un sens
01:23:33tout d'un coup
01:23:34alors que jusque là
01:23:36ça me semblait être
01:23:38oui oui
01:23:38vous respectez tout le monde
01:23:40oui
01:23:41mais je ne le ressentais pas
01:23:43Pierre Botton
01:23:44vous avez l'air
01:23:44merci Annie
01:23:45pour votre témoignage
01:23:46traité puissant
01:23:47je suis Jean-Marie
01:23:47merci
01:23:47vous avez l'air rassuré
01:23:50oui mais
01:23:51vous avez l'air en paix
01:23:52vous avez l'air en paix
01:23:53non oui parce que
01:23:54comme je vous l'ai dit
01:23:55j'ai pris un risque
01:23:56avec ce livre
01:23:58j'ai vraiment pris un risque
01:24:00et je suis tellement content
01:24:01des témoignages
01:24:03qu'on a
01:24:03à votre antenne
01:24:04c'est rassurant
01:24:06vous voyez je veux dire
01:24:06je me sens
01:24:07moins seul
01:24:08c'est un peu bête
01:24:09de dire ça
01:24:10vous voyez je veux dire
01:24:10mais surtout
01:24:12ça donne un sens
01:24:13au risque que j'ai pris
01:24:14voilà
01:24:14et je vous en remercie
01:24:15Péricault
01:24:15de m'avoir invité
01:24:16de m'avoir permis
01:24:17d'entendre ces témoignages
01:24:19écoutez
01:24:20on rend hommage
01:24:21à René de Châteaubriand
01:24:22on vient de vivre
01:24:23à l'instant du génie
01:24:24du christianisme
01:24:24tout simplement
01:24:25un parmi d'autres
01:24:26on n'a rien à révéler
01:24:28et c'est sûr que
01:24:30dans cette époque
01:24:31je le dis
01:24:32nous ditons tout à l'heure
01:24:33les baptêmes
01:24:34il y a un renouveau
01:24:36des baptêmes
01:24:37est-ce que
01:24:38dans une époque
01:24:39où le matérialisme
01:24:40est en train de faire
01:24:40des ravages
01:24:41et où la barbarie
01:24:42avec des confessions violentes
01:24:44et des idéologies
01:24:46mortifères
01:24:47sont en train
01:24:48de perturber
01:24:48l'humanité
01:24:49peut-être que ce retour
01:24:51aux valeurs chrétiennes
01:24:52je parle vraiment
01:24:52que des valeurs chrétiennes
01:24:53c'est le délai évangile
01:24:54c'est peut-être un bon signe
01:24:56pour l'humanité
01:24:57enfin alors barbarie
01:24:58c'est barbarie
01:24:58ça c'est autre chose
01:24:59mais il ne faut pas
01:25:00opposer le matérialisme
01:25:03et la croyance
01:25:05vous voyez
01:25:05je pense qu'on peut
01:25:07tout vivre
01:25:08correctement
01:25:08à partir du moment
01:25:09où on a une colonne
01:25:10vertébrale
01:25:10à partir du moment
01:25:11où on partage
01:25:12voilà moi
01:25:13aujourd'hui
01:25:13j'ai une expérience
01:25:14de la partage
01:25:15il y a des gens
01:25:15qui ont de l'argent
01:25:16qui le partagent
01:25:17voilà
01:25:17je crois que c'est ça
01:25:18qui est important
01:25:19il faut
01:25:20je ne pense pas
01:25:21que Dieu
01:25:21nous veuille
01:25:22comme
01:25:23comment dire
01:25:24vous voyez
01:25:24des gens
01:25:25qui sont toujours tristes
01:25:26et tout ça
01:25:27vous voyez
01:25:27cette dame
01:25:27vous entendez
01:25:28il y a de la joie
01:25:30exactement
01:25:31elle a vécu des drames
01:25:32il y a de la joie
01:25:32donc je crois
01:25:33que Dieu nous veut joyeux
01:25:35en tout cas
01:25:36ça confirme
01:25:37ce qu'André Malraux
01:25:38prédisait pour ce siècle
01:25:40allez-en paix
01:25:41Pierre Bouton
01:25:42merci d'être venu
01:25:43merci
01:25:43voilà
01:25:44quant à moi
01:25:45je vous dis
01:25:46on va faire une pause
01:25:47tout en œuvrant
01:25:48je vous dis à lundi
01:25:49demain c'est André Bercoff
01:25:50qui prend le relais
01:25:51le camarade
01:25:52Saint André Bercoff
01:25:53et je vous laisse
01:25:54aujourd'hui
01:25:55là à l'instant
01:25:56avec Brigitte Laé
01:25:57qui voilà
01:25:58sa foi à elle
01:25:59est plus sur l'amour
01:26:00et le sensuel
01:26:01mais c'est quand même
01:26:02de la foi
01:26:02merci Pierre Bouton
01:26:03sud radio
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