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Avec Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LE_FACE_A_FACE-2026-03-02##

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Transcription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:05Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h04, nous sommes le mercredi 2 mars 2026,
00:10et j'ai l'honneur de recevoir dans ce studio Xavier Drioncourt,
00:14qui est un diplomate français, je me permets de dire un grand diplomate,
00:17parce que c'est un homme d'expérience d'âge bord, il connaît le ministère des Affaires étrangères,
00:22le Quai d'Orsay de l'Intérieur, puisqu'il en a dirigé l'administration, il en connaît le fonctionnement,
00:26et puis en tant que diplomate proprement dit, il est allé en Malaisie, en Australie,
00:30et surtout, il a été ambassadeur de France en Algérie durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy,
00:37il a vu la fin de la présidence Bouteflika et le début de la présidence d'Abdelhajil Théboud.
00:43Monsieur l'ambassadeur, merci d'être dans ce studio, je rappelle à nos auditeurs qui sont évidemment concernés,
00:50soit qu'ils ont eu un lien avec l'Algérie, soit qu'ils sont d'origine algérienne,
00:54soit qu'ils souffrent de la situation que nous vivons, qu'ils nous appellent au 0 826 300 300,
01:00Emmanuel Galasso prendra votre appel, et Xavier Driancourt se fera bien entendu un plaisir et un honneur
01:06de répondre à leurs questions ou à leurs interpellations, parce que nous ceux-là,
01:09nous sommes ici dans un discours libre, nous sommes dans le parlons vrai,
01:13et on peut tous se dire pourvu qu'on reste correct.
01:15Je disais donc, monsieur l'ambassadeur, merci d'être présent dans ce studio,
01:19l'actualité nous a rattrapés, là je fais appel aux diplomates, pas forcément spécialistes de l'Algérie,
01:24que vous inspire cette situation internationale, où on a Netanyahou, Israël qui attaque en premier,
01:31l'Amérique suit, Donald Trump, on envoie des missiles sur Téhéran,
01:34dans le but de faire tomber un régime, même si on n'est pas spécialiste de l'Iran,
01:37on se dit qu'on va faire tomber un régime avec des missiles balistiques,
01:40et on a à côté de ça une Europe qui est mise à part, mise sur le côté,
01:44d'ailleurs un président de la République française qui réunit son conseil de défense,
01:47mais pour constater qu'on ne peut rien faire,
01:50c'est une situation, j'allais dire diplomatiquement, inédite,
01:53à votre époque ça ne se passait pas comme ça.
01:56Vous êtes gentil, mais non, je ne dis pas complètement inédite,
02:00parce que ça fait sur plusieurs dossiers que l'Europe est un peu mise à l'écart,
02:06ou considérée comme spectateur.
02:06Ça n'a fait que c'est dégradé, ça n'a pas toujours été...
02:08On prend deux dossiers, le dossier ukrainien d'une part,
02:11où l'Europe et les dirigeants européens se plaignent régulièrement
02:16d'être mis à l'écart par Trump et par Poutine.
02:21Les pourparlers ont lieu à Genève, ont lieu à Washington ou ailleurs,
02:25sans que l'Europe ait son mot à dire,
02:27et nous on organise une coalition des volontaires, comme on dit.
02:32Et un deuxième dossier dont on ne parle pas du tout,
02:35mais qui nous concerne au premier chef,
02:37qui est le dossier du Sahara occidental,
02:40où l'Algérie et le Maroc sont en guerre, en conflit,
02:44depuis 1975, donc vous voyez, depuis 50 ans,
02:49et les pourparlers se tiennent à Washington,
02:53entre le front polisario, le Maroc et l'Algérie.
02:58Rappelez-vous le contexte, c'était l'ancien Sahara espagnol,
03:00et l'ancien Sahara espagnol,
03:01qui était une colonie espagnole,
03:05et en 1975, au moment de la guerre,
03:07de la mort de Franco, pardon,
03:09le roi Hassan II a organisé la fameuse marche verte,
03:13et a mis la main sur le Sahara occidental.
03:16Et depuis lors, l'Algérie conteste cette appropriation par le Maroc.
03:22Juste un point historique,
03:23Hassan II le faisait plutôt légitimement,
03:27ce territoire avait appartenu au royaume marocain,
03:30ou tout ça, c'est plus compliqué.
03:32C'est toute la question des frontières entre l'Algérie et le Maroc qui est derrière cela.
03:37Et Hassan II avait essayé,
03:39de la part de la France coloniale,
03:42de la part de la France qui avait l'Algérie encore à l'époque,
03:46et ensuite, de la part de l'Algérie indépendante,
03:50de rectifier la frontière entre l'Algérie et le Maroc,
03:53au profit du Maroc,
03:55notamment dans cette région du Sahara occidental,
03:59ou du Sahara algérien,
04:02la région de Béchard.
04:03Il n'a pas réussi,
04:04et en 1975, il s'est dit,
04:07il y a une occasion trop belle, là,
04:09de revendiquer, de m'approprier le Sahara espagnol.
04:14C'était la dernière colonie...
04:17Je précise à nos auditeurs que si nous revenons sur cet aspect historique,
04:21c'est que c'est au cœur de l'enjeu de la divergence algéro-marocaine.
04:26Et la France, si elle choisit l'un, elle se fâche avec l'autre.
04:28Si elle choisit l'autre, elle vexe.
04:30Elle vexe l'un.
04:31C'est à l'origine de la crise actuelle avec l'Algérie,
04:34puisque c'est la reconnaissance par le président de la République,
04:37il y a un peu plus d'un an, en juillet 2024,
04:40de la marocanité du Sahara occidental,
04:45qui a généré la rupture avec l'Algérie.
04:47Alors que la gauche française soutenait plutôt le front polisario,
04:50qui était soutenu par l'Algérie.
04:51Non, la position française est une position d'équilibre
04:55entre l'Algérie et le Maroc.
04:56On sentait bien qu'il y avait des sympathies.
04:57On renvoyait à l'ONU, en gros,
05:00et nous étions membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU.
05:04Donc on disait aux Marocains,
05:06voyez avec l'ONU,
05:07on disait aux Algériens,
05:09on va voir avec l'ONU.
05:10Mais en réalité, on était plutôt pro-marocains déjà,
05:13mais sans le dire.
05:14Donc, Xavier Griancourt,
05:16Emmanuel Macron franchit le Rubicon
05:18en reconnaissant la marocanité
05:20de l'ancien Sahara espagnol,
05:23qui donc, pour lui, est une possession marocaine,
05:27algérienne, enfin non,
05:28qui n'est pas une possession marocaine.
05:29Friction avec Rabat,
05:31donc avec les grosses tensions diplomatiques,
05:34Mohamed VI disant,
05:34mais je ne suis pas du tout ami avec Macron
05:36dans une conférence de presse.
05:37Aujourd'hui, ce geste pro-algérien,
05:40de la part du gouvernement français,
05:42a-t-il permis, j'allais dire,
05:44d'assouplir, d'attendre un petit peu
05:46nos relations avec Algérien ?
05:47Le geste, vous parlez de quel geste ?
05:49Le geste, le geste de reconnaître la marocanité.
05:54Le geste pro-marocain, donc.
05:55Pro-marocain, est-ce que ça...
05:56Est-ce que vous avez dit pro-algérien ?
05:58Oui, alors, pro-marocain.
05:59Non, non, pro-marocain,
06:00est-ce que ça a crispé davantage
06:01la relation avec Algérie ?
06:03Oui, parce que le président de la République
06:06a reconnu le plan marocain d'autonomie
06:09pour le Sahara occidental
06:11le 30 juillet 2024,
06:14et le lendemain 1er août,
06:16le président Tebboune, algérien,
06:18a rappelé son ambassadeur à Alger,
06:21et depuis le 30 juillet 2024,
06:24il n'y a plus d'ambassadeur d'Algérie à Paris.
06:27À Paris.
06:27Donc, la réaction a été immédiate.
06:30Alors, ce qu'il faut noter,
06:31ce qui est intéressant,
06:32c'est que nous ne sommes pas le seul pays
06:35à avoir reconnu le Sahara marocain.
06:39L'Espagne, la Grande-Bretagne,
06:42ont fait la même chose,
06:43mais n'ont pas été sanctionnés par Alger.
06:46Alors, il n'y a pas de contention entre ces pays.
06:48La France est le seul pays à être sanctionné par Alger.
06:52Donc, vous voyez bien la particularité
06:54de la relation franco-algérienne.
06:57Et on y vient.
06:57Il n'y a pas de contentieux entre ces pays,
06:59des contentieux historiques entre ce pays et l'Algérie.
07:01Il y en a un entre la France et l'Algérie.
07:04Et là, le gouvernement algérien
07:06a considéré que c'était un crime de lèse d'Algérie
07:08que d'avoir reconnu la marocainité.
07:10Je pense qu'il s'est senti un peu trahi
07:12ou lésé par le président de la République.
07:15Il avait eu le sentiment
07:18que depuis 2017,
07:20la France avait une politique
07:23et une position pro-algérienne.
07:25Est-ce que vous pensez, monsieur l'ambassadeur,
07:27que si Emmanuel Macron a donné raison au Maroc
07:30dans le dossier du Sahara occidental,
07:32c'est parce que justement,
07:33il considérait qu'il n'y avait plus rien à tirer
07:35du gouvernement algérien,
07:36que la porte était fermée,
07:37qu'il n'y avait plus de dialogue ?
07:38C'est un petit peu mon interprétation.
07:40Non, je crois que le président de la République
07:42avait fait en 2017,
07:44et on se souvient tous de sa fameuse phrase
07:47sur la colonisation,
07:49qui est un crime contre l'humanité,
07:52il avait fait dès 2017 le Paris de l'Algérie.
07:56Je pense que le président de la République
07:58s'était dit que dans le fond,
08:00lui réussirait là où ni De Gaulle,
08:03ni Mitterrand, ni Chirac n'avaient réussi,
08:06c'est-à-dire rétablir une relation normale,
08:10apaisée, réconciliée avec l'Algérie.
08:14Et puis, donc, il a fait pour cela
08:16tout un certain nombre de gestes,
08:18les gestes mémoriels,
08:20comme on dit,
08:22la réhabilitation de Maurice Audin,
08:25de l'Arbi Ben Midi, etc.,
08:26le rapport Stora,
08:28donc beaucoup de gestes.
08:29Et puis, effectivement,
08:30il a vu, comme vous l'avez dit,
08:32que l'Algérie ne répondait pas.
08:34Et l'Algérie ne nous renvoyait pas l'ascenseur.
08:38Et que pire,
08:39l'Algérie instrumentalisait
08:41la communauté algérienne de France,
08:43ou une partie d'entre elles,
08:45que l'Algérie a soufflé sur les braises
08:48au moment des émeutes des banlieues
08:52en juillet 2023,
08:53après la mort du jeune Naël.
08:57Donc, j'ai un petit peu l'impression
08:59qu'effectivement, il s'est dit,
09:02dans le fond, il n'y a rien à attendre d'Alger,
09:05alors qu'au contraire,
09:06du côté du Maroc,
09:07avec lequel nous étions aussi brouillés,
09:10parce que nous avions réussi
09:12la performance de nous brouillés,
09:13et avec l'Algérie,
09:15et avec le Maroc.
09:16On s'est dit, à Paris,
09:18que dans le fond,
09:18il y avait plus à attendre
09:20du côté du Maroc.
09:22Je suis avec Xavier Driancourt,
09:25ancien ambassadeur de France en Algérie,
09:28et quand même spécialiste
09:29de la diplomatie française
09:30dans le monde aujourd'hui.
09:31Nous parlons du désaccord franco-algérien,
09:34nous avons essayé de décrypter
09:35les tenants et les aboutissants,
09:37il y a eu des époques meilleures,
09:38là on est vraiment dans une situation
09:40plus tendue,
09:41on va voir si le voyage de Laurent Dunez
09:42a peu permettre
09:44de débaucher un espoir.
09:45Appelez-nous au 0826 300 300,
09:48Emmanuel Galasso attend votre appel,
09:51je sais que parmi vous
09:51il y a des gens
09:52qui sont liés à l'Algérie
09:53de façon affective,
09:55historique,
09:56de l'origine,
09:57peut-être vous-même
09:57vous êtes algérien,
09:58vous écoutez Sud Radio,
10:00et puis bon,
10:00je pense à tous ceux
10:01qui ont vécu en Algérie,
10:02on aimerait bien,
10:03je suppose,
10:04à un moment donné,
10:04trouver une solution,
10:05un apaisement,
10:06qui ne dure que depuis trop longtemps.
10:07Si vous avez un état d'âme,
10:08une opinion,
10:09une idée à émettre,
10:10si vous avez une question à poser
10:11à Xavier de Driancourt,
10:12appelez-nous au 0826 300 300,
10:15à tout de suite.
10:18Midi 14h,
10:19Sud Radio,
10:20la France dans tous ses états,
10:22Péricault-Légas.
10:24Je reçois Xavier Driancourt,
10:26ancien ambassadeur de France,
10:28en Algérie,
10:29donc un homme expérimenté,
10:31qui a de la mémoire,
10:32et qui parle librement
10:34de la réalité,
10:35de la situation.
10:36Nous essayons de décrypter avec lui
10:39une situation qui est compliquée,
10:41qui est compliquée,
10:42même les observateurs
10:43les plus patentés ont du mal
10:45à porter une conclusion.
10:46Est-ce qu'on va pouvoir
10:47enfin rétablir
10:48une relation assainie
10:49avec l'Algérie ?
10:51Appelez-nous au 0826 300 300
10:53et M. l'ambassadeur
10:55répondra à votre question.
10:56Xavier de Driancourt,
10:58il n'y a pas eu toujours
10:59que des périodes de tension.
11:00Il y a eu,
11:00à un moment donné,
11:01depuis l'indépendance,
11:02depuis 1962,
11:04des liens,
11:04j'allais dire,
11:05plus cordiaux,
11:06plus amicaux avec l'Algérie.
11:07A quel moment en particulier ?
11:09Dans le fond,
11:10il y a eu deux périodes.
11:12Il y a eu la période
11:13immédiatement
11:14après l'indépendance,
11:15c'est-à-dire
11:16la période du septennat
11:18de Charles de Gaulle.
11:21Avec Benbella lui-même ?
11:22Oui,
11:23où là on voulait
11:24tourner la page
11:25de la guerre
11:26et puis,
11:27très sincèrement,
11:29je crois,
11:29chez le général de Gaulle,
11:31comme ensuite
11:31chez Georges Pompidou,
11:33la volonté de construire
11:34quelque chose
11:35de nouveau,
11:36d'inédit,
11:37avec l'Algérie.
11:38C'est clair.
11:39Et puis ensuite,
11:39il y a eu les premières difficultés,
11:41je dirais,
11:42qui sont venues
11:42avec la crise pétrolière
11:44en 1973.
11:46Valéry Giscard d'Estaing,
11:47ça a été un septennat
11:48très compliqué
11:49avec l'Algérie.
11:51Et les premières difficultés,
11:53la montée de l'islamisme
11:55en Algérie,
11:57les premières difficultés
11:59liées au regroupement familial,
12:01à l'immigration,
12:02à ce moment-là.
12:03Et dans le fond,
12:04la deuxième période
12:05où vraiment il y a eu
12:07une fenêtre de tir,
12:09si je peux y dire,
12:10c'est la période 95-2005,
12:14la période de Jacques Chirac.
12:16Jacques Chirac d'un côté,
12:19Abdelaziz Bouteflika de l'autre,
12:21même génération,
12:23ils avaient tous les deux
12:25fait la guerre d'Algérie,
12:27ils se comprenaient,
12:29s'appréciaient,
12:30et là il y a eu véritablement
12:32une période
12:33où du côté français,
12:36comme sans doute
12:37du côté algérien,
12:38d'ailleurs il y a eu
12:39la seule et unique visite
12:41d'un président algérien
12:42à Paris,
12:44en 2000,
12:45c'est le président Bouteflika
12:46qui a fait une visite d'État
12:48avec un discours
12:49à l'Assemblée nationale française.
12:52Il y a eu donc
12:53dans cette période
12:53une volonté
12:55de normaliser la relation
12:59et Jacques Chirac,
13:00il faut le rappeler,
13:02d'abord aimait bien l'Algérie,
13:03avait fait la guerre
13:05et est allé trois fois
13:07à Alger
13:07en tant que président
13:08de la République.
13:09Bien sûr.
13:10Donc,
13:11et puis ça s'est arrêté
13:13en 2005
13:14avec le vote
13:15à l'Assemblée nationale française
13:17de ce qu'on a appelé
13:18l'amendement Van Est
13:19du nom d'un député
13:21du nord de la France,
13:23M. Van Est,
13:24et cet amendement
13:25adopté nuitamment
13:27en février 2005
13:30recommandait
13:31à l'Éducation nationale française
13:34d'enseigner
13:35l'histoire de la colonisation
13:37en Afrique du Nord.
13:40Cet amendement
13:41est passé inaperçu
13:42et huit jours après,
13:43les historiens français
13:45comme algériens
13:46ont découvert l'amendement
13:48et ont qualifié cela
13:49d'amendement
13:50sur les bienfaits
13:51de la colonisation
13:52alors que ce n'était pas
13:53sur les bienfaits
13:54de la colonisation
13:56mais il s'agissait simplement
13:57d'informer,
13:59d'enseigner
14:00à l'école
14:01cette période coloniale
14:03qui n'a pas été
14:04qu'une période de crime
14:05et l'a tollé
14:07en Algérie,
14:09en France
14:09et ça a été
14:10la première
14:12vraie rupture
14:13et la fin
14:13de cette période
14:16positive
14:16Chirac-Bouteflika.
14:17Alors très précisément
14:18M. l'ambassadeur,
14:20je me souviens
14:20du voyage
14:21de Valéry Giscard d'Esta
14:22en Algérie
14:23qui était je crois
14:24le premier voyage
14:24d'un président
14:25de la République
14:25avec ce début
14:27de son discours
14:28la France historique
14:29salue l'Algérie indépendante
14:30ça ne revient pas
14:32plus aux Algériens
14:33et alors
14:34quand il y a eu
14:34la visite officielle
14:36du président
14:37Bouteflika à Paris
14:38je me souviens
14:39d'anciens militants
14:40de l'OAS
14:40qui disaient
14:41voir le drapeau
14:41du FLN
14:42pavoiser la totalité
14:43des Champs-Élysées
14:44de Paris
14:44ça leur faisait
14:45mal au cœur
14:46comme quoi les plaies
14:47sont encore ouvertes.
14:48Est-ce que vous pensez
14:49M. l'ambassadeur
14:50après on viendra
14:50à l'actualité
14:51je voudrais repositionner
14:53le débat
14:54est-ce que
14:55sans parler de Nuremberg
14:57est-ce qu'on aurait dû
14:58faire un point historique
14:59à un moment donné
15:00entre les deux pays
15:01sur les erreurs
15:02les crimes
15:03qui avaient été commis
15:03l'abandon des Harkis
15:04qui a été une tragédie
15:05il y a eu des meurtres
15:06des deux côtés
15:07est-ce qu'il était bon
15:08de faire un
15:09j'allais dire
15:10nettoyer le passé
15:11ou c'était impossible
15:12c'était encore trop tôt
15:14même en 70
15:15même en 80
15:15d'aborder des questions
15:17tellement douloureuses
15:18où il y avait eu tellement
15:19de crimes
15:20que ça n'aurait pas pu être fait
15:22de façon opposée
15:23je parle de la question
15:24à l'ambassadeur
15:24qui a connu sur le terrain
15:26c'est des questions
15:26que vous avez dû
15:27vous poser vous-même
15:28et qu'on s'est posé
15:29au Quai d'Orsay
15:29je crois que justement
15:31dans la période
15:33Chirac-Bouteflika
15:35cette possibilité existait
15:37mais elle sortait
15:39très rapidement
15:40il ne faut pas l'oublier
15:41c'est le cas encore aujourd'hui
15:43elle sortait très rapidement
15:44à la nature
15:46du système politique algérien
15:48c'est-à-dire
15:49le régime algérien
15:51qui n'a pas de légitimité
15:53démocratique
15:54tire sa légitimité
15:57et sa crédibilité
15:58du discours anti-français
16:00et de sa lecture
16:01de l'histoire
16:02qu'il fait en permanence
16:04donc voilà
16:06cette volonté
16:07de faire un reset
16:08en quelque sorte
16:09une mise à plat
16:10des problèmes
16:12historiques
16:13mémoriels
16:13elle se heurte
16:14à cette réalité
16:16qui est la nature
16:17du pouvoir algérien
16:18rappelons monsieur l'ambassadeur
16:19qu'en 1991
16:20le front islamique
16:21du salut
16:22le fils
16:23gagne les élections législatives
16:25que l'armée
16:26fait un coup d'état
16:26avec le soutien
16:27des démocraties occidentales
16:28qui considéraient
16:29qu'il était impossible
16:31de laisser le pouvoir algérien
16:32aux mains des intégristes musulmans
16:34mais il faut rappeler
16:35qu'à ce moment-là
16:36François Mitterrand
16:37président de la république
16:38a fait part de ses réserves
16:40bien sûr
16:40et demandait
16:41que le processus électoral
16:43aille à son terme
16:44donc vous voyez
16:44on est là
16:45comme à propos de l'Iran
16:47tout à l'heure
16:48on est dans une période
16:49de lecture
16:50de l'histoire
16:51où on passait
16:53un petit peu
16:53à côté
16:54où on peut contrarier
16:55un suffrage universel
16:56au nom de la morale
16:57et la liberté
17:00Monsieur l'ambassadeur
17:01est-ce qu'il y a
17:02au sein
17:04du gouvernement algérien
17:05de l'exécutif algérien
17:06et même du FLN
17:07quand même
17:08une faction
17:09comme il y a
17:10dans certains régimes
17:11un peu totalitaires
17:12une faction
17:13qui aimerait
17:13une amélioration
17:14des relations
17:15avec la France
17:16non pas une faction
17:17mais il y a des hommes
17:18il y a des individus
17:20j'ai certains noms
17:22en tête
17:22mais pour ne pas
17:23leur créer de difficultés
17:25je ne vais pas les citer
17:26des hommes de bonne volonté
17:27il y a des hommes
17:27de bonne volonté
17:28y compris au FLN
17:30et y compris
17:31dans le pouvoir algérien
17:32et du reste
17:34j'en ai certains
17:35qui m'envoient
17:36souvent des signaux
17:37ou des petits
17:39des petits
17:41signes
17:41Petite parenthèse
17:42le parti a encore la main
17:43le parti officiel
17:44Non ce n'est plus
17:45aujourd'hui
17:45ce n'est plus
17:46le FLN
17:46du temps
17:47de Boumédienne
17:48et de Bouteflika
17:49c'est
17:51aujourd'hui
17:51c'est l'armée
17:52c'est un mélange
17:55de ce qu'on appelle
17:56le système algérien
17:58ce n'est pas réellement
17:59ce n'est plus
18:00le parti unique
18:01de Boumédienne
18:02le FLN
18:03ce n'est plus
18:03le parti dominant
18:04FLN
18:05de Bouteflika
18:06c'est un régime
18:09policier
18:09militaire
18:10mais il y a
18:11des hommes
18:11de bonne volonté
18:12à l'intérieur
18:13de ce système
18:14mais le système
18:15lui-même
18:16encore une fois
18:16la nature du système
18:18il vit de son discours
18:20anti-français
18:20la rente mémorielle
18:22le président de la république
18:23avait parfaitement raison
18:25quand il a utilisé
18:26ces termes
18:27et chez nous
18:27le devoir de repentance
18:29exigé par une certaine
18:30gauche intellectuelle
18:31qui n'a fait que jeter
18:32de l'huile sur le feu
18:33il faut dire les choses
18:35celles qu'elles sont
18:35par une faction
18:36des intellectuels
18:37et demandé
18:38ou exigé
18:39de plus en plus
18:40par l'Algérie
18:41et justement
18:41je reviens
18:43à l'amendement
18:43Van Est
18:44de 2005
18:45c'est le point de départ
18:46de la mutation
18:47intellectuelle algérienne
18:49c'est-à-dire que
18:49jusqu'en 2005
18:51dans le fond
18:51il ne parlait pas trop
18:53de repentance
18:54mais c'est à partir
18:55de 2005
18:56que
18:58notamment le secrétaire général
19:00du FLN
19:00de l'époque
19:01Abdelrazis
19:02Belradem
19:03a parlé
19:04de repentance
19:05et a fait
19:06la première
19:07a fait
19:07voter
19:09à l'Assemblée
19:10populaire
19:10nationale
19:11algérienne
19:12la première loi
19:13sur la criminalisation
19:14de la colonisation
19:16et Bouteflika
19:17a mis le haut là
19:18en disant
19:19non
19:19c'est pas la peine
19:20de provoquer
19:21les français
19:21avec une loi
19:23sur la criminalisation
19:25de la colonisation
19:26alors que
19:27Teboun
19:27l'a fait voter
19:28le 24 décembre
19:312025
19:32avec ajout
19:33dans l'hymne national
19:34algérien
19:35d'une strophe
19:37particulièrement
19:38violente
19:39pour la France
19:39nous sommes avec
19:40Xavier Driancourt
19:42ancien ambassadeur
19:43de France
19:44à Alger
19:44nous décryptons
19:46la situation
19:46la réalité
19:47nous essayons
19:48de voir
19:48si on peut
19:50espérer
19:50un jour
19:51une amélioration
19:52historique
19:53et politique
19:53et culturelle
19:54entre nos deux pays
19:56appelez-nous
19:57au 0 826
19:58300 300
19:58je sais que
19:59parmi vous
20:00des gens sont
20:01concernés
20:01touchés
20:02interpellés
20:03et que
20:03si vous avez
20:04envie d'intervenir
20:05de donner votre avis
20:06ou de poser une question
20:06et bien
20:07Xavier Driancourt
20:08se fera un plaisir
20:09d'y répondre
20:10à tout de suite
20:10sur Sud Radio
20:11Radio
20:11la France
20:12dans tous ses états
20:13Péricault Légas
20:14je reçois
20:16Xavier Driancourt
20:17ancien ambassadeur
20:18de France
20:18en Algérie
20:20un homme
20:21qui a de l'expérience
20:23monsieur l'ambassadeur
20:24vous parlez
20:26doctement
20:26mais on sent
20:27que vous avez
20:28des convictions
20:28et surtout
20:29une expérience
20:30qui vous autorise
20:31à infimer
20:31certaines choses
20:32je discutais
20:33avec vous
20:33en antenne
20:35quelle était
20:36la meilleure
20:37des formules
20:38est-ce que
20:39ce que Bruno Retailleau
20:41a essayé d'instaurer
20:42comme rapport
20:42entre la France
20:43et l'Algérie
20:44était une voie
20:45à explorer
20:46ou faut-il en revenir
20:47à la conciliation
20:48le consensus
20:48permanent
20:49tel que prétend
20:50le mener
20:51Laurent Nunes
20:51là c'est un diplomate
20:52qui va me répondre
20:53je pense que vous allez
20:53me répondre
20:54en termes diplomatiques
20:55pourtant ce sont
20:56deux approches
20:56très différentes
20:57de la relation
20:57avec l'Algérie
20:58non je ne suis plus
20:59diplomate
21:00alors je n'ai pas
21:01utilisé le langage
21:03diplomatique
21:03je pense
21:04et je l'ai souvent
21:05dit et écrit
21:06que la méthode
21:08dite Retailleau
21:09était la bonne
21:12pour l'instant
21:13il n'y a pas de résultat
21:13la méthode dite
21:15Nunes
21:15le seul résultat
21:16c'est le voyage
21:17à Alger
21:18oui
21:18mais il n'y a pas
21:19de résultat
21:20il n'y a pas de reprise
21:21des OQTF
21:22etc.
21:22mais je pense
21:24que la méthode
21:25dite Retailleau
21:26était la bonne
21:26parce que
21:27les Algériens
21:28l'Algérie
21:29il ne faut pas
21:30l'oublier
21:30n'a pas été
21:31formée
21:32ou formatée
21:33par 132 années
21:35de colonisation
21:36française
21:36mais elle a été
21:38plutôt formée
21:39et formatée
21:40par 50
21:41ou 60 années
21:42de système
21:43soviétique
21:44brejnévien
21:45et que l'armée
21:47les services
21:48de renseignement
21:49les différents
21:50services
21:50de sécurité
21:51ont été formés
21:52en URSS
21:53dans l'URSS
21:56stalinienne
21:57brejnévienne
21:59khrouchévienne
21:59etc.
22:01rappelons le nom
22:02officiel
22:02république algérienne
22:03populaire
22:04et démocratique
22:04on est sur un concept
22:06ils comprennent
22:08ils sont sensibles
22:09au rapport de force
22:10et quand nous voulons
22:12être trop sympa
22:14avec eux
22:14si je puis dire
22:15leur taper dans le dos
22:16ils nous prennent
22:17pour faibles
22:18quand nous voulons
22:20taper du poing
22:20sur la table
22:21ils nous prennent
22:22pour arrogants
22:23donc il faut trouver
22:24un juste milieu
22:25et je pense que
22:26Bruno Retailleau
22:27avait la bonne approche
22:29vis-à-vis
22:30de l'Algérie
22:32mais malheureusement
22:33il n'a pas été soutenu
22:34par le premier ministre
22:35par le président
22:36ni par le premier ministre
22:37qui était François Bayrou
22:38ni par Emmanuel Macron
22:39et même pas par le ministre
22:41des affaires étrangères
22:42qui disait le contraire
22:47publiquement
22:47Bruno Retailleau
22:48on le savait à l'époque
22:49par les sondages
22:50avait le soutien
22:51majoritaire
22:52de l'opinion française
22:53oui tout à fait
22:54et donc là
22:55il y avait une fenêtre
22:56également
22:56mais il fallait montrer
22:58une certaine unanimité
22:59du côté français
23:01le plus étonnant
23:02c'est que
23:03monsieur Retailleau
23:04a mis en oeuvre
23:05ou essayé
23:06de mettre en oeuvre
23:07cette méthode
23:08et puis au mois d'août
23:10dernier
23:112025
23:11le président de la république
23:13a écrit une lettre
23:14au premier ministre
23:15en disant
23:15mais qu'est-ce qui se passe
23:16vous n'avez rien obtenu
23:18avec l'Algérie
23:18il faut utiliser
23:19une méthode forte
23:20alors que
23:21lui-même avait
23:23contrecarré
23:24les efforts
23:24de son ministre
23:25de l'Intérieur
23:26et Siffi Grieb
23:27le premier ministre algérien
23:29est un homme
23:29qui a de l'influence
23:30ou c'est
23:31le premier ministre algérien
23:33non
23:34il n'y a pas dans ce gouvernement
23:35ni le ministre de l'Intérieur
23:36le premier ministre algérien
23:38actuel
23:39c'est un wali
23:41et le ministre de l'Intérieur
23:43et l'ancien wali Doran
23:45voilà
23:45ce sont des hauts fonctionnaires
23:47ce sont des hauts fonctionnaires
23:48non les hommes qui comptent
23:50c'est le président
23:52Théboun évidemment
23:53et son chef d'état-major
23:55de l'armée
23:55le général Shangriya
23:57ce sont les deux
23:59qui tiennent le pays
24:01les autres ne comptent pas
24:03ce sont des exécutants
24:04et ils tiennent le pays
24:06un pays avec une jeunesse
24:08qui est là
24:09qui veut en découdre
24:10qui a d'espoir
24:11qui souffre
24:11qui émigre
24:13qui s'ensuit
24:13et une jeunesse
24:14qui représente
24:1470% de la population
24:17donc qui est aussi
24:19un élément extrêmement important
24:21dans la population
24:23un pays avec un passé
24:24une culture
24:25un potentiel
24:26j'allais dire
24:27considérable
24:27géo
24:28ça devrait être
24:30si des erreurs
24:31n'avaient pas été commises
24:32dès 1962
24:33l'Algérie
24:35ça devrait être
24:35la Californie de l'Afrique
24:37c'est ce que disent
24:38ils ont la Méditerranée
24:40la mer
24:40la montagne
24:42le désert
24:44des paysages fabuleux
24:45des vignobles
24:47des régions agricoles
24:49ils ont tout
24:50l'espace
24:51ça devrait être
24:52la Californie
24:53de l'Afrique
24:54ce qu'ils ont connu
24:55les choix économiques
24:56faits à partir
24:57de 1962
24:58encore une fois
24:58dans une optique
25:00socialiste
25:00soviétique
25:01ont massacré
25:03ces espérances
25:04mon ancien patron
25:05et regretté
25:06Jean-François Kahn
25:06qui avait été correspondant
25:07que j'avais reçu
25:08Alger du reste
25:09tout à fait
25:10me dit
25:11c'est rare que j'utilise
25:12cette expression
25:13peut-être
25:14un ou le plus beau
25:15pays du monde
25:16dans sa diversité
25:17et surtout
25:18un ordre de vue
25:18qui était formidable
25:20Xavier Driancourt
25:21aujourd'hui concrètement
25:23si vous étiez
25:24vous n'êtes pas aux affaires
25:25la question est bateau
25:26et si vous étiez
25:27nommé ministre
25:28des affaires étrangères
25:29ou ministre de l'intérieur
25:30quelle est aujourd'hui
25:32la conduite
25:32je ne vais pas dire
25:33la plus efficace
25:34la intelligente
25:36qu'il faudrait mener
25:37avec l'Algérie
25:38est-ce qu'on peut mettre
25:39tout à plat
25:39leur dire
25:40maintenant on va se fâcher
25:41je vais faire allusion
25:42immédiatement aux accords
25:43de décembre 68
25:44ils sont caduques
25:46il faut les réviser
25:47il faut les améliorer
25:48ou ils n'ont plus lieu d'être ?
25:49ils n'ont plus lieu d'être
25:52je crois qu'il faut
25:53et je l'ai là aussi écrit
25:54puisque c'est moi
25:55qui ai épris
25:56de façon très courageuse
25:57et très précise
25:59je l'ai dit pour les auditeurs
26:01de Sud Radio
26:01il y a bientôt 3 ans
26:02et je pense qu'ils étaient
26:05ils pouvaient se justifier
26:06en 68
26:07encore une fois
26:08on était dans cette période
26:09post-indépendance
26:10
26:11volonté de De Gaulle
26:12où le général De Gaulle
26:13voulait construire
26:14quelque chose de nouveau
26:15avec l'Algérie
26:16il ne faut pas oublier
26:17que les accords déviants
26:20les accords déviants
26:21établissaient une liberté
26:23de circulation
26:23entre la France
26:24et l'Algérie
26:25liberté de circulation totale
26:27parce que
26:28on pensait
26:29au moment des négociations déviants
26:31que les pieds noirs
26:32resteraient en Algérie
26:33et donc il fallait
26:35qu'ils puissent rentrer
26:36en France
26:36on parlait de petits
26:37Commonwealth français
26:38de petits Commonwealth français
26:39et en 68
26:41on s'est aperçu
26:42que les pieds noirs
26:43étaient tous rentrés
26:44massivement en juillet 62
26:46et que donc
26:47la liberté de circulation
26:48ne valait que
26:49pour les Algériens
26:51et 68
26:52on commence à entrer
26:53dans les périodes
26:54j'allais dire
26:55la fin des
26:55trente glorieuses
26:57donc à ce moment-là
26:58on négocie un accord
26:59avec l'Algérie
27:00qui d'une part
27:02supprime la liberté
27:03de circulation
27:04reconnue à Evian
27:05et d'autre part
27:07établit
27:07ou donne un certain
27:08nombre d'avantages
27:10en contrepartie
27:11d'avantages
27:12sur lesquels
27:12je ne veux pas m'étendre
27:13mais il y a
27:14toute une série
27:15d'avantages
27:15qui sont donnés
27:16aux Algériens
27:17et non
27:18aux autres
27:20nationalités
27:20qui sont la contrepartie
27:23de l'abandon
27:23de la liberté
27:25de circulation
27:26et ça se comprenait
27:28en 1968
27:29aujourd'hui
27:30avec le contexte politique
27:32le contexte migratoire
27:35ces avantages
27:36accordés aux Algériens
27:38n'ont plus lieu d'être
27:39il faut le dire
27:39et d'ailleurs
27:40après la publication
27:41de cette note
27:42à la Fondapol
27:43toute la classe politique
27:44française
27:45s'est ralliée
27:46à ce point de vue
27:47de Marine Le Pen
27:50à Gabriel Attal
27:52en passant
27:52par Edouard Philippe
27:53vous voulez dire
27:54qu'on pourrait
27:55peut-être envisager
27:56son abrogation
27:57ou en tout cas
27:57sa réécriture totale
27:58sur des bases
27:59je pense qu'il ne faut pas
27:59renégocier
28:00parce que les Algériens
28:01ne se prêteront pas
28:02au jeu
28:03de la renégociation
28:05le président Tebboune
28:06l'a suffisamment dit
28:08notamment dans une interview
28:10au Figaro
28:10en décembre 2023
28:12où il a dit
28:13nous avons droit
28:14à 132 années
28:15de visa
28:17on voit bien
28:18le sous-entendu
28:19vous nous avez colonisé
28:21132 années
28:22donc nous avons droit
28:23à 132 années
28:24de visa
28:25donc la renégociation
28:27ce sera très compliqué
28:29quelle que soit
28:30la bonne volonté
28:31de M. Nunez
28:32ou de M. Barrault
28:33ou des ministres
28:34en charge
28:35donc ceux qui n'ont
28:36jamais colonisé
28:37doivent continuer
28:38à payer le prix
28:38de la colonisation
28:40c'est cette logique
28:41là dans une repentance
28:43permanente
28:44Xavier Driancou
28:45le général de Gaulle
28:48lorsqu'il discute
28:49avec son ministre
28:50à l'imperfite
28:51de la nécessité
28:52de l'indépendance
28:52de l'Algérie
28:53alors qu'on sait
28:54qu'il était arrivé au pouvoir
28:55en 1958
28:56justement
28:57dans un contexte
28:58extrêmement tendu
28:59avec un mouvement
29:00déjà des premiers
29:01premiers mouvements
29:01des militaires algériens
29:02il dit
29:03on n'a pas le choix
29:04si nous gardons
29:06l'Algérie
29:07au sein de la France
29:09la démocratie française
29:10s'étendra totalement
29:11aux institutions algériennes
29:12et nous aurons
29:14un nombre de représentants
29:15algériens
29:16à l'Assemblée nationale
29:17et dans le pays
29:17qui fera que
29:18mon village
29:19ne sera plus
29:20colombé les deux églises
29:21mais colombé
29:22les deux mosquées
29:23cette phrase
29:24était une pirouette
29:26ou c'était une phrase
29:28visionnaire
29:28est-ce qu'aujourd'hui
29:29on peut se poser
29:32encore la question
29:33est-ce que la formule
29:34colombé les deux mosquées
29:35est une réalité
29:37qu'on peut envisager
29:37dans certains
29:39territoires français
29:40c'était une formule
29:41vous dites une pirouette
29:43mais c'était une formule
29:44dans le discours
29:47du général de Gaulle
29:48mais il faut regarder
29:50la démographie
29:51des deux pays
29:52l'Algérie
29:53en 1962
29:55avait 9,5 millions
29:57d'habitants
29:59aujourd'hui
30:00elle en a
30:0046 millions
30:01qui seraient citoyens
30:03français à part entière
30:04qui seraient citoyens
30:05français à part entière
30:06si l'intégration
30:08de l'Algérie
30:09dans la république française
30:10est étalée jusqu'à son terme
30:11comme l'avait envisagé
30:13de Gaulle
30:13dans son discours
30:14du 16 septembre
30:1659
30:17il parlait de
30:18francisation
30:19si cette francisation
30:21avait eu lieu
30:22il y aurait effectivement
30:2346 millions
30:25de citoyens
30:26algériens
30:27qui seraient
30:28des citoyens
30:29français
30:29donc
30:30c'était une question
30:31très
30:32une vision
30:33très réaliste
30:34il avait raison
30:35de s'inquiéter
30:35monsieur l'ambassadeur
30:36nous avons
30:37Rodolphe
30:38qui nous appelle
30:38de l'Ameac
30:39dans les Hautes-Pyrénées
30:40bonjour Rodolphe
30:42bonjour
30:43bon vous avez
30:45vous connaissez
30:47l'Algérie
30:47Rodolphe
30:48vous
30:49absolument
30:50puisque
30:51j'y suis arrivé
30:52en 1963
30:55j'y suis resté
30:567 ans
30:57mes parents
30:57étaient professeurs
30:58à Oran
30:59j'habitais à Oran
31:00peut-être
31:01que ça va parler
31:02c'était
31:04à la cité
31:05Jeanne d'Arc
31:08vous étiez dans la coopération
31:10vous n'étiez pas
31:11quelqu'un
31:11qui quittait l'Algérie
31:12vous y arriviez
31:13au moment de l'indépendance
31:14absolument
31:16il y avait encore
31:17quelques militaires
31:18français
31:18à Mousser
31:20et vers Elkébé
31:21et
31:22je me rappelle
31:24moi avoir été
31:25à l'école
31:25à Oran
31:26et avoir eu
31:28le soir
31:29quand je rentrais
31:30chez moi
31:30jouer avec
31:31les petits Algériens
31:32dans la rue
31:33il n'y avait
31:34aucun échange
31:35de
31:35violent
31:36que ce soit
31:37verbalement
31:37ou même
31:38physiquement
31:39c'est une
31:41ville
31:41où j'ai découvert
31:42c'est un pays
31:43où j'ai découvert
31:44ce que c'était
31:45qu'un aéroport
31:47parce qu'il fallait
31:48se déplacer
31:49à Toulouse
31:49depuis la mer
31:50pour prendre l'avion
31:52j'avais
31:52l'accès
31:53à un pays
31:54qui était magnifique
31:55que ce soit
31:56la montagne des Lyons
31:57ou les plages
31:58et il n'y avait
31:59aucune violence
32:01vis-à-vis
32:01des coopérants français
32:02Alors comment vous expliquez
32:04la dégradation
32:04de ces relations
32:05Alors je pense
32:07qu'il y a eu
32:08comme il était
32:09expliqué tout à l'heure
32:10un mouvement
32:12ou un effet
32:13de société
32:14avec peut-être
32:15des gouvernements
32:16donc après
32:17monsieur
32:18Bouteffuka
32:18et compagnie
32:19qui ont
32:21voulu faire
32:21payer quelque chose
32:22à la France
32:23et donc
32:24il y a eu
32:25cette prise
32:27de position
32:28de la part
32:28d'une certaine
32:29jeunesse
32:29et je la trouve
32:31encore plus violente
32:32en France
32:33lorsque je rencontre
32:34des Algériens
32:35qui sont
32:36installés
32:36en France
32:37et la génération
32:39ancienne
32:39même arrive
32:41à se plaindre
32:42de cette prise
32:42de position
32:43de ces jeunes
32:44qui sont
32:45absolument
32:46comment dire
32:47violents
32:48verbalement
32:49etc
32:49qui prennent des positions
32:50très très dures
32:51alors que moi
32:52je n'ai pas connu
32:53l'Algérie
32:54c'était un pays
32:55magnifique
32:56où il faisait
32:56très bon vivre
32:57et je tombe
32:59je tombe
32:59des nues
33:00chaque fois
33:01que j'entends
33:02parler
33:02de violence
33:04de racailles
33:06etc
33:06etc
33:07je ne comprends pas
33:08même moi
33:09je n'arrive pas
33:09à comprendre
33:10et pourtant
33:11j'ai traversé
33:12le monde
33:13toute l'Afrique
33:14et même
33:15l'Europe de l'Est
33:16et c'est vrai
33:17que j'avais ressenti
33:18quelque chose
33:19lorsque les forces
33:20soviétiques
33:21se sont installées
33:22dans le port
33:23de Merzel-Kibir
33:24il y a eu
33:24un changement
33:25radical
33:26on ne pouvait plus
33:27approcher
33:28les secteurs
33:30parce que
33:30c'était gardé
33:31par des
33:32soldats russes
33:33et ainsi de suite
33:34est-ce que ça vient
33:34de là ?
33:35est-ce que le déclic
33:36s'est passé par là ?
33:37c'était dans les années
33:3972-73
33:40est-ce que ça vient de là ?
33:42c'est pas possible
33:42à mon avis
33:43c'est pas possible
33:44Rodolphe
33:45Xavier Dréancourt
33:46va vous répondre
33:46dans quelques instants
33:47on se retrouve
33:48appelez-nous
33:49au 0 826-300-300
33:51je reçois
33:52l'ancien ambassadeur
33:52de France
33:53en Algérie
33:53et évidemment
33:54nous nous dissertons
33:55nous essayons
33:56de comprendre
33:57ce qui a pu se passer
33:58et surtout
33:59s'il reste des lieux
34:00d'espoir
34:00pour améliorer
34:01la relation
34:02entre nos deux nations
34:03à tout de suite
34:03sur Sud Radio
34:04Sud Radio
34:06Sud Radio
34:06Parlons vrai
34:07Sud Radio
34:08le vélo
34:09Midi 14h
34:11Sud Radio
34:12la France dans tous ses états
34:14Péricault-Légas
34:15Je suis avec Xavier Dréancourt
34:17je suis avec Xavier Dréancourt
34:18nous essayons de comprendre
34:19ce qui s'est passé
34:20en Algérie
34:21et voir s'il pourrait y avoir
34:23une relation meilleure
34:26entre Paris et Alger
34:27au vu des souffrances
34:29des malentendus
34:30et des crispations
34:31qui ont...
34:32nous avions un intervenant
34:33à l'instant
34:33monsieur l'ambassadeur
34:34il allait à peu près
34:35dans votre sens
34:36Oui tout à fait
34:38Rodolphe
34:38je crois
34:39je crois
34:40qu'il faisait bien
34:41la distinction
34:42entre
34:43les Algériens
34:44en Algérie
34:46qu'il a connus
34:47disait-il
34:48et qui sont
34:49extrêmement chaleureux
34:50sympathiques
34:51ouverts
34:52moi j'ai été
34:53partout
34:54où je me suis déplacé
34:55pendant mes presque
34:568 années
34:57comme ambassadeur
34:58j'ai été partout
34:59extrêmement bien accueilli
35:00la gentillesse
35:01de ces gens
35:02est quelque chose
35:03d'exceptionnel
35:04qui prouve que la France
35:05n'a pas une image
35:06calamiteuse
35:06la France n'a pas du tout
35:08l'image
35:09de l'ancien
35:11colonisateur
35:12que le pouvoir
35:13algérien
35:13voudrait diffuser
35:15mais le problème
35:17de la jeune génération
35:19notamment
35:20qui est en France
35:21c'est qu'elle se sent
35:22mal à l'aise
35:24des deux côtés
35:24de la Méditerranée
35:26mal intégrée
35:27en France
35:28parfois rejetée
35:29et rejetée
35:30également
35:31en Algérie
35:32donc
35:33c'est une génération
35:35qui
35:36qui
35:36qui
35:37qui
35:37qui n'a pas
35:38de
35:38de
35:39de
35:40voilà
35:41de relation
35:42avec la France
35:43avec l'Algérie
35:44alors elle brandit
35:45le drapeau algérien
35:46lors des matchs de football
35:48il y a les
35:48tous les incidents
35:49qui viennent du match
35:50à Saint-Denis
35:50tous les incidents
35:51que nous pouvons connaître
35:53mais ça reflète surtout
35:54le fait qu'elle n'est intégrée
35:55ni en France
35:56ni en Algérie
35:57est-ce qu'il y a des
35:58j'allais dire
35:59des mauvais esprits
36:00des mauvaises volontés
36:01qui au sein du pouvoir
36:02algérien
36:03entretiennent
36:04au sein de la communauté
36:05France
36:06algérienne en France
36:08une tension
36:09une animosité
36:10est-ce qu'on souffre
36:10sur les braises
36:11oui et je pense
36:11que c'est une grande
36:12différence
36:13entre le régime
36:14Bouteflika
36:15et Teboune
36:16Teboune a comme modèle
36:17Erdogan
36:19et donc
36:20le président turc
36:22qui instrumentalise
36:23la communauté turque
36:25de France
36:25et surtout
36:26d'Allemagne
36:27ouvertement
36:28ouvertement
36:28et je pense
36:29que c'est le modèle
36:30pour le régime
36:31algérien actuel
36:32alors que Bouteflika
36:33je ne dis pas
36:34on n'avait rien
36:35affiche
36:35mais enfin
36:36les Algériens
36:37qui étaient
36:38venus s'installer
36:39en France
36:40c'était le fruit
36:41de l'histoire
36:41et ce n'était pas
36:43son problème
36:44il les considérait
36:46comme étant
36:46Algériens
36:47de l'étranger
36:48ou étant
36:49Français
36:49d'origine
36:50algérienne
36:51alors que Teboune
36:52lui a compris
36:53qu'il pouvait
36:54influencer
36:55finalement
36:56le débat politique
36:57français
36:58grâce à cette
36:59partie de la population
37:00Vous considérez
37:01monsieur l'ambassadeur
37:02comme certains
37:03observateurs
37:04et sociologues
37:05et historiens
37:06le prétendent
37:06qu'il y a une partie
37:07aujourd'hui
37:08des Algériens
37:09de France
37:09et des Algériens
37:11en France
37:11qui ne veulent pas
37:12s'intégrer
37:13encore moins
37:14s'assimiler
37:14et qu'ils joueront
37:16longtemps
37:16tant qu'ils auront
37:17la possibilité
37:18de s'exprimer
37:19de cette façon
37:19la crispation
37:20la tension
37:21et la haine
37:22Oui c'est une réalité
37:25à laquelle nous devons
37:26prêter attention
37:28évidemment
37:28Que faire ?
37:30Que faire ?
37:31Quelle main tendre ?
37:32Celle du bâton ?
37:34Ou la branche d'olivier ?
37:36C'est un autre débat
37:37je crois que c'est
37:38ni le bâton
37:38ni l'olivier
37:39mais quand vous arrivez
37:43dans un autre pays
37:45où vous voulez
37:46vous installer
37:47parce que c'est ça
37:48la réalité
37:49c'est comme dans le fond
37:50lorsque vous achetez
37:51un appartement
37:52le règlement de copropriété
37:54il vous est imposé
37:56Très bel exemple
37:57quand vous arrivez
37:58dans un pays
37:59vous n'avez pas
38:00à changer
38:00le règlement de copropriété
38:02du pays
38:03c'est-à-dire
38:03les institutions
38:05la loi
38:06le cadre législatif
38:09administratif
38:09du pays
38:10donc voilà
38:11vous faites le choix
38:12d'aller
38:13vous installer
38:14en Allemagne
38:15en France
38:16ou en Grande-Bretagne
38:17vous souscrivez
38:18au règlement de copropriété
38:19du pays
38:20que vous choisissez
38:21Est-ce que la république
38:22algérienne
38:23depuis 62
38:24depuis l'arrivée
38:26du FLN
38:26donc Benbella
38:28et Boumediene
38:29est-ce qu'elle s'est islamisée
38:31est-ce qu'elle s'est radicalisée
38:32du point de vue
38:33de l'intégrisme religieux
38:35oui
38:35oui
38:36et je pense que
38:37la décennie noire
38:38qui est la guerre civile
38:39algérienne
38:40de 1904
38:412000
38:422001
38:42qui est une véritable atrocité
38:44rappelons-le
38:44pour ceux qui étaient jeunes
38:45à l'époque
38:46cette guerre civile
38:47entre les islamistes
38:49qui étaient à ce moment-là
38:50les barbus
38:51qui revenaient d'Afghanistan
38:53beaucoup d'entre eux
38:54et dont le parti
38:54avait gagné
38:55les élections législatives
38:56et dont le parti
38:56le fils
38:57le front islamique
38:58du salut
38:59avait gagné
38:59les élections municipales
39:01et aurait gagné
39:02les élections législatives
39:04si le processus électoral
39:06n'avait pas été interrompu
39:08parenthèse monsieur l'assadeur
39:09pourquoi ?
39:09le rejet du pouvoir
39:10était tel
39:11que la population
39:12est isolée ?
39:12le rejet du pouvoir
39:13le rejet de la corruption
39:16le parti unique
39:17les conditions de vie
39:20moi j'étais allé
39:21en Algérie
39:21déjà à l'époque
39:22les conditions de vie
39:24étaient quand même
39:25très difficiles
39:26pays riches
39:27population pauvre
39:28très pauvre
39:30très pauvre
39:30donc il y avait un rejet
39:31de toute l'institution
39:35de toute la nomenclature algérienne
39:37et donc
39:38la guerre civile
39:39a généré quand même
39:40un mouvement
39:40de rapprochement
39:42avec la religion
39:43pour parler simple
39:44on pourrait dire
39:46d'islamisation
39:47ou de religiosité
39:48voilà
39:49et puis ça se traduit
39:51encore aujourd'hui
39:52finalement
39:53avec la poursuite
39:56de ce mouvement
39:57religieux
39:58qui est entretenu
39:59par le pouvoir
40:00le Bouteflika
40:02avait réintégré
40:03les islamistes
40:04dans le jeu politique
40:06en leur disant
40:06vous déposez vos armes
40:08et vous revenez
40:09dans la société civile
40:11mais aujourd'hui
40:13le phénomène nouveau
40:14c'est qu'il y a
40:15une alliance tacite
40:17entre l'armée
40:18et les islamistes
40:19alors qu'ils se sont combattus
40:21oui
40:21violemment
40:22mais ils ont le même agenda
40:24ils ont le même agenda
40:26c'est-à-dire
40:26d'éradiquer
40:27d'éliminer
40:28l'influence politique
40:30culturelle
40:30linguistique française
40:32donc on a en Algérie
40:34le même phénomène
40:35donc il y a une alliance
40:35une alliance
40:38militaro-islamiste
40:40qui va à l'encontre
40:41de toute possibilité
40:42de solution
40:43de réconciliation
40:44de reconstruction
40:45d'un avenir commun
40:46ce que vous dites là
40:47est tragique
40:47monsieur l'ambassadeur
40:48c'est tragique
40:50mais je vous disais
40:51dans l'intervalle
40:52là pendant la pause
40:53que je ne suis pas
40:55du tout optimiste
40:56pour la suite
40:58concernant l'Algérie
40:59et la relation
41:00entre la France
41:01et l'Algérie
41:02si ce n'est à la rigueur
41:03et par dépit
41:04de l'adopter
41:05une position
41:06de fermeté
41:07des rigueurs
41:07telle que Bruno Retailleau
41:08a commencé à l'engager
41:09du moment
41:10du moment
41:10où la réconciliation
41:13sur des bases communes
41:15est très difficile
41:17voire impossible
41:18il faut que
41:19le pays
41:20que la France
41:21défende avant tout
41:22ses intérêts
41:24est-ce qu'on peut
41:25un jour
41:26quand même envisager
41:27rien n'est irréversible
41:29et on a vu
41:30les plus grands ennemis
41:30après des guerres
41:31des religions très violentes
41:32est-ce que pour autant
41:33l'Algérie a intérêt
41:35un jour
41:36à renouer avec la France
41:37des relations constructives
41:39oui c'est évident
41:41plus elle que nous
41:42ou nous aussi
41:43non plus elle que nous
41:45l'Algérie
41:47parce que
41:47d'abord parce que
41:48chaque Algérien
41:49a un frère
41:50un oncle
41:51un cousin
41:52une grand-mère
41:52en France
41:53donc il y a un intérêt
41:55évident de la part
41:56des gouvernements
41:57algériens
41:57quels qu'ils soient
41:58à avoir une relation
42:00je ne dis pas
42:02amicale
42:03mais apaisée
42:04normalisée
42:05avec la France
42:06et capacité de nuisance
42:08de ces éléments
42:10algériens
42:11qui sont en France
42:11soit qu'ils soient français
42:12soit qu'ils soient
42:13donc ça c'est l'intérêt
42:14du gouvernement
42:15des autorités françaises
42:17de faire en sorte
42:18que cette population
42:20ne soit pas source
42:21de grandes difficultés
42:23certains hauts responsables
42:25de la police
42:25sont inquiets
42:26oui certainement
42:27et vous êtes inquiet aussi
42:29vous pensez que ça peut
42:30s'aggraver
42:31il peut y avoir
42:31des points de tension
42:32là on touche
42:33à toute la politique
42:34dite d'intégration
42:36aux échecs successifs
42:39de cette politique
42:40mais encore une fois
42:42on revient à ce que
42:43nous disions tout à l'heure
42:44l'accord de 68
42:45l'accord de 68
42:48facilite le flux
42:49entrant
42:50en France
42:52or le flux
42:54sortant
42:54les OQTF
42:56lui est bloqué
42:57donc il y a un moment
42:59où il faut pouvoir
43:02débloquer cette situation
43:04donc il faut tout simplement
43:05que la république
43:06retrouve ses prérogatives
43:07sa fermeté
43:08sa dignité
43:08tout en restant
43:09tout en restant
43:10la république française
43:11on est d'accord
43:11oui mais
43:13encore une fois
43:13le règlement de copropriété
43:15c'est à dire
43:16la constitution
43:17et les institutions
43:21approuvées par les français
43:23voilà
43:23il faut y adhérer
43:24il faut adhérer
43:25à ce socle commun
43:27pour prendre
43:28un vocable
43:29qu'on utilise par ailleurs
43:30à ce socle
43:32juridique
43:34administratif
43:34commun
43:34qui est la
43:36la loi commune
43:37pour tous les français
43:38ou pour tous ceux
43:39qui vivent
43:39sur le territoire français
43:41au peuple français
43:42de choisir
43:43les gouvernants
43:44qui iront dans un sens
43:45ou dans un autre
43:46voilà
43:46la réponse
43:47au suffrage universel
43:48Xavier Driancourt
43:49monsieur l'ambassadeur
43:50merci infiniment
43:51d'avoir été sur
43:52Sud Radio
43:52aujourd'hui
43:53cette conversation
43:53a été passionnante
43:54je me permettrai
43:56de faire appel
43:57à votre mémoire
43:57à votre expérience
43:58si la situation
43:59devait évoluer
44:00je pense qu'elle évoluera
44:01espérons dans le bon sens
44:03merci à tous
44:04je vous dis à demain
44:05je vous laisse avec
44:06Brigitte Laé
44:07pour des considérations
44:09beaucoup plus attendrissantes
44:10merci à demain
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