- il y a 7 heures
- #sudradio
Avec David d'Equainville, spécialisé en problématiques sociétales, est journaliste, éditeur et directeur de publication du Journal de Paris, auteur du "Livre noir du logement" chez Albin Michel
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NewsTranscription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:08Vous êtes bien sur Sud Radio ce mercredi 20 mai 2026, il est 13h04, nous allons parler d'un sujet
00:14qui nous concerne tous,
00:15qui est un sujet à la fois grave et important, qui n'a pas toujours la priorité dans l'actualité,
00:21même si on en a souvent parlé dans ce pays depuis 60 ans et même plus, c'est le problème
00:26du logement.
00:26Pourquoi des millions de Français n'ont-ils pas de toit digne de ce nom dans un pays qui consacre
00:31plus de 600 milliards d'euros par an au logement ?
00:34On en parle avec l'auteur de ce livre, David Déquinville, son ouvrage Le Livre Noir du Logement, ce scandale
00:41qui nous concerne tous.
00:42Et je peux vous dire que la façon dont David Déquinville découpe et décrypte ce scandale sur le logement,
00:49prouve qu'il y a effectivement un énorme malaise et que comme dans bien d'autres secteurs de notre vie
00:55politique et sociale,
00:57on a affaire à un manque de courage politique et d'évidence.
01:00Il y avait hors antenne, je disais, à David Déquinville, il y avait à un moment donné un ministère du
01:05Plan, on planifiait.
01:06Aujourd'hui, on voit que ça n'en est plus là.
01:09Votre thèse, c'est que la crise du logement, David Déquinville, n'est pas due à un manque d'argent
01:15ou à une fétilité économique,
01:17mais un système politique et administratif profondément dysfonctionnel.
01:21Ce n'est pas tant le manque de moyens que vous dites que la gabegie bureaucratique ou le dysfonctionnement des
01:27institutions.
01:28Oui, en enquêtant sur cette question du logement que j'ai côtoyée depuis plusieurs années,
01:36je me suis très vite rendu compte que les chiffres, les bilans, l'état des lieux a été fait sur
01:45cette question du logement.
01:46Et pourtant, nous sommes toujours en crise du logement.
01:48Il y a toujours un problème d'accès au logement.
01:5158% des Français ont des problèmes d'accès au logement.
01:54C'est plus de la moitié de la population, c'est quand même énorme.
01:57On sait également que le premier poste de dépense des ménages, c'est le logement, que ce soit...
02:04Le loyer ou le remboursement de l'emprunt.
02:08Donc, le logement est un élément central de l'aménagement du territoire.
02:15Et très curieusement, si on regarde la manière dont le budget, les missions budgétaires de l'État découpent ces missions
02:23et répartit l'argent,
02:24le logement n'apparaît pas.
02:26On peut voir la justice, 15 milliards d'euros.
02:29On peut voir l'intérieur, 25 milliards.
02:32La recherche, pour 50.
02:35Des priorités.
02:36Et le logement, qui l'a été longtemps, ne l'est plus.
02:39Ne l'est plus.
02:40Et le logement, il est dans une sorte de mission de cohésion des territoires.
02:44Et dans cette mission, on a quand même des sommes très importantes.
02:47On a 23 milliards d'euros, 35-36 selon le Sénat, en comptant les options fiscales, etc.
02:56Et on n'a toujours pas de solution, alors qu'il y a vraisemblablement beaucoup d'argent.
03:01Vous parlez d'une bureaucratie devenue contre-productive.
03:05Vous décrivez un empilement de normes, de lois, de procédures qui ralentissent la construction, la rénovation, l'attribution des logements
03:12sociaux, les projets immobiliers.
03:14Vous estimez que beaucoup de règles créées pour protéger les habitants finissent, au contraire, par produire l'effet inverse.
03:21Pénurie, délai, hausse des coûts et paralysée administrative.
03:24C'est cauchemardesque.
03:25C'est cauchemardesque, je dirais que cette crise du logement, c'est le témoignage d'une véritable crise politique, qui
03:33est une crise démocratique.
03:35Pourquoi ? Parce que dans nos institutions, le préambule de notre constitution en 1946 pose l'idée d'un logement
03:42comme droit fondamental.
03:44Ça a été renforcé par une série de lois.
03:47En 1989, on définit ce qu'est ce droit fondamental.
03:51C'est un droit gaullien, le général de Gaulle en 1946, en 1945.
03:55Il faut reloger les Français.
03:56Un logement décent.
03:57Et on construit la France très vite.
03:59Il faut mettre en ordre de marche le pays et notamment trouver un toit aux Français.
04:04Et par la suite, en 1989-1990, ce droit fondamental au logement a été décrit et défini.
04:11Aujourd'hui, il n'est pas respecté.
04:13Cette promesse fondamentale n'est absolument pas tenue.
04:17Donc, on se tourne vers le monde politique en se disant, mais que s'est-il passé ?
04:23Que s'est-il passé depuis les années 60 ?
04:26Que s'est-il passé depuis la fin des années 80, où le processus de construction a commencé à se
04:33réduire ?
04:33Et on s'aperçoit que l'ensemble du parc de logement date de ces années-là.
04:39Alors, aujourd'hui, il y a encore des constructions, heureusement, mais pas suffisamment.
04:42Et il y a beaucoup de gens qui n'arrivent pas à accéder au logement.
04:46Donc, il n'y a pas l'offre suffisante.
04:48Et on a un ministère délégué.
04:51On n'a pas un ministère de plein pouvoir.
04:54Donc, le ministre délégué, il est, on va dire, aux ordres du Premier ministre et de la Stéphanie.
05:00Parce que c'est quoi les nouveaux ministres ?
05:01C'était le ministre de la Ville qui prenait le logement aussi.
05:04Alors, vous trouvez qu'il y avait un ministre du logement.
05:06J'ai même connu, gamin, un ministre de la construction.
05:08Vous voyez ?
05:08Exactement.
05:08Et là, c'est la ville.
05:10Donc, c'est un concept assez flou.
05:11C'est un concept assez flou.
05:12Sociétal.
05:13Très sociétal.
05:14Alors que, comme je le disais tout à l'heure, il y a une mission très, très, très large.
05:19Et derrière ça, on donne le sentiment que l'État est en train de s'occuper de cette mission.
05:26Mais elle a énormément délégué.
05:29Et elle a délégué aux régions.
05:30Elle a délégué aux communes.
05:32Et ces régions et ces communes et ces villes se retrouvent en concurrence les unes avec les autres.
05:37Et donc, il n'y a plus de logique de cohésion nationale.
05:40Donc, l'ancienne DATAR qui s'est terminée en 2010, qui est devenue l'agence nationale de cohérence du territoire.
05:47Voilà, la grande DATAR, célèbre DATAR.
05:48Voilà.
05:49Et aujourd'hui, c'est quoi ?
05:50C'est un guichet de financement pour des projets et pour des demandes d'ingénierie.
05:57Donc, les plus malins s'en sortent.
05:59Ceux qui sont moins capés pour remplir des dossiers, ils ne s'en sortent pas.
06:03Et on aperçoit comme ça des disparités sur tout le territoire
06:06qui font que le français qui cherche à se loger dans des bonnes conditions,
06:12c'est-à-dire sans dépenser l'équivalent d'un tiers de son revenu,
06:15il n'y arrive pas.
06:16La DATAR, organisme public censé arbitrer les enjeux du logement,
06:21voulu par le général de Gaulle également.
06:23C'était un instrument de la planification.
06:25C'était un instrument de la planification qui pointe l'idée que,
06:28sans vision, les solutions alternatives qui ont été proposées
06:32depuis la fin de cette DATAR, c'est-à-dire depuis 2010,
06:36n'ont pas réussi à fonctionner puisque nous sommes toujours en crise.
06:39Alors justement, vous parlez d'un logement social saturé et inégalitaire
06:43et vous insistez sur les contradictions du système HLM.
06:46Vous dites qu'il y a des millions de demandes en attente,
06:48des logements parfois vacants, des critères opaques
06:50et des situations de favoritisme ou de passe-droit.
06:53Vous critiquez aussi le décalage entre les objectifs affichés
06:57par les pouvoirs publics et la réalité du terrain.
06:59Comment on peut en arriver là ?
07:01Alors là aussi, c'est complètement affolant.
07:05On parle du logement social comme une sorte de bien commun.
07:09Donc une mission plutôt noble de trouver des logements
07:13à des prix accessibles à des gens qui ont des revenus plus ou moins modestes.
07:18Alors qu'en fait, le logement social, c'est un bien rare.
07:21Il n'y a pas assez de logements sociaux.
07:25Il n'y a pas assez de logements sociaux à certains endroits
07:29qui pourraient en avoir besoin,
07:31puisque ce sont les communes qui décident de ce type de construction
07:34malgré des lois qui obligent chaque commune,
07:38ce qui est aussi une forme d'aberration,
07:39à construire 25% de logements sociaux.
07:41Sinon pénalité.
07:42Sinon pénalité.
07:43Sinon amende.
07:44Il y a un qui préfère payer les pénalités.
07:46Les communes préfèrent souvent payer les pénalités.
07:48Donc on se rend bien compte que il y a 70% de la population
07:53qui est éligible au logement social.
07:56Et il y a 3 millions de demandeurs.
07:58Quand je dis 3 millions de demandeurs,
08:00dont 1 million qui ont déjà un logement social,
08:04mais aimeraient bien en changer.
08:05Pourquoi ?
08:06Parce que leur configuration a changé.
08:09Il y a 1 000 raisons pour lesquelles on peut demander un meilleur logement.
08:12Et ces gens-là, ils sont toujours en attente.
08:14Ils sont toujours en attente.
08:16Et ils risquent d'être en attente pour longtemps, malheureusement,
08:20parce que derrière, le système ne peut pas absorber la demande.
08:24Ça ne fonctionne pas.
08:26Donc, faire une promesse, c'est très bien.
08:28Essayer de la tenir, c'est mieux.
08:30Beaucoup de Français vous disent
08:31des gens me sont passés devant.
08:35J'ai mon dossier en attente pour un logement social.
08:38Je coche toutes les cases de la légitimité à le réclamer.
08:42Et il y a des gens qui sont considérés comme en situation plus de détresse.
08:45Souvent des gens qui sont d'étrangers, qui sont arrivés,
08:47et qui passent devant les autres.
08:49C'est une réalité ou c'est anecdotique ?
08:51Alors, c'est une réalité en lien avec les fameuses commissions d'attribution,
08:58qui sont à la main de ceux qui siègent dans ces commissions
09:02et qui décident, selon les cas de figure,
09:04de dire, on va donner plutôt ce logement à ce dossier
09:07plutôt qu'à un autre dossier.
09:09Après, il y a quand même un sentiment général
09:13de ne pas avoir obtenu ce qui aurait dû...
09:21C'est encore un droit.
09:22Exactement.
09:22Il y a une frustration qui est très ancienne.
09:24Ça a toujours existé depuis la nuit des temps.
09:26Oui, c'est clair.
09:26Mais en même temps, si on respecte la loi,
09:29c'est parce que, justement, elle assure une cohésion
09:32et qu'elle est aussi un moyen de défense contre l'arbitraire.
09:38Dès lors que le sentiment d'arbitraire,
09:41de subir une forme d'arbitraire, augmente,
09:44ce n'est jamais très bon pour l'ensemble du pays.
09:48Eh bien, on en est là aujourd'hui.
09:49Combien de gens sont en attente aujourd'hui ?
09:52Comme je disais, sur le parc social,
09:56il y a à peu près 3 millions de demandeurs.
10:00C'est une demande qui a doublé depuis 20 ans.
10:03Alors que de l'autre côté,
10:05on voit l'engagement de l'État baisser.
10:08C'est-à-dire, en 2010,
10:11il y avait 2,6% de financement qui était lié.
10:17Aujourd'hui, c'est 1,6%.
10:20Presque la moitié.
10:23Je reçois David Desquinville,
10:25auteur du livre noir du logement,
10:26ce scandale qui nous concerne tous
10:28aux éditions Albin Michel.
10:31David Desquinville est éditeur, auteur
10:33et un peu journaliste parce qu'il a enquêté.
10:36C'est un travail remarquable.
10:37Je disais que c'était presque une thèse.
10:39En tout cas, ça nous présente la crise du logement,
10:41les problèmes du logement,
10:42sous un oeil tout à fait inédit,
10:44avec, bien sûr, du parlons vrai.
10:46David Desquinville n'a pas peur de soulever
10:48les problèmes et de dire des choses
10:50qui ne se disent pas ailleurs.
10:51Vous nous appelez au 0 826 300 300.
10:53Vous êtes évidemment concerné par le logement,
10:55vous, autour de vous, vos amis, vos familles
10:57ou l'endroit où vous habitez.
10:59Vous savez qu'il y a une crise de logement.
11:01N'hésitez pas à nous communiquer,
11:03faire part de votre témoignage.
11:04Je vous appelez Emmanuel Galasso.
11:06Éventuellement, posez des questions
11:07sur des questions de logement
11:08sur lesquelles vous avez besoin
11:09de précision ou d'éclaircissage.
11:11Et David Desquinville,
11:13se fera un plaisir de vous répondre.
11:15A tout de suite sur Sud Radio.
11:18Midi 14h, Sud Radio,
11:20la France dans tous ses états,
11:22Péricault-Légace.
11:24Vous êtes bien sur Sud Radio,
11:26il est 13h des suites.
11:27Je reçois David Desquinville,
11:28auteur, éditeur,
11:30auteur, le livre noir du logement,
11:33ce scandale qui nous concerne tous,
11:34publié chez Alma-Michel.
11:35Vous avez compris, nous parlons
11:36du problème de logement français
11:38qui est un vrai sujet
11:39d'importance nationale.
11:40Il y a la sécurité,
11:42l'emploi,
11:43le pouvoir d'achat,
11:44le chômage,
11:45tout ce que l'on veut,
11:45la retraite.
11:46Le logement,
11:47c'est crucial.
11:48Et c'est un droit de la République.
11:50L'habitat est un droit d'homme.
11:51Si on n'a pas de quoi,
11:52de où habiter,
11:53on ne peut pas vivre dans un pays.
11:55Et cette grande puissance
11:56qu'était la France
11:57avec une politique d'immobilier,
11:59de logement,
12:00d'habitat,
12:01qui longtemps a été prise
12:02en considération
12:04par les gouvernements respectifs
12:05il y a longtemps.
12:06On a souvent cité
12:07le général de Gaulle
12:08et Georges Pompidou.
12:09Depuis quelques années,
12:10c'est la déliquissance totale.
12:11Ça va dans tous les sens.
12:12Ce livre noir du logement,
12:14j'allais dire,
12:14c'est cauchemardesque.
12:16Et là,
12:16David Desquavides
12:16nous a fait un travail exceptionnel.
12:19Évidemment,
12:20tout à l'heure,
12:20on a parlé de la bureaucratie,
12:22des logements sociaux
12:22qui vont mal.
12:23Il y a des intérêts
12:24politiques et économiques
12:25en jeu.
12:26Vous décrivez un entre-soi
12:28réunissant les élus,
12:29les promoteurs,
12:30les bailleurs,
12:31les technocrates
12:32et les acteurs financiers.
12:33Tout ce petit monde-là
12:34gère la situation.
12:35C'est à cause de ça
12:36que ça va si mal ?
12:38On a l'impression
12:39que c'est une crise politique
12:42parce que c'est comme
12:43si on avait un gouvernement,
12:45un canard sans tête.
12:47Ça fait deux fois
12:48qu'on l'utilise en aujourd'hui.
12:48Là, c'était le budget 2026,
12:50c'est le canard sans tête.
12:51Et là,
12:51le logement français
12:52c'est le canard sans tête.
12:53Le canard sans tête
12:53est une assez bonne métaphore
12:54parce que d'un côté,
12:55on a l'impression
12:56d'avoir un président
12:57de la République,
12:58Emmanuel Macron,
12:58qui regarde l'histoire
13:00et cherche l'endroit
13:02où il pourrait planter
13:03sa statue.
13:04Alors lui,
13:04c'est une tête sans corps.
13:05Et de l'autre côté,
13:06vous avez les ministres
13:08qui s'occupent
13:09de leurs petites affaires
13:12préparant la prochaine
13:13session électorale,
13:14à savoir l'élection
13:15échéance présidentielle.
13:16Donc ça,
13:18c'est quand même
13:18très problématique.
13:19Et le ministre délégué
13:22au logement,
13:23Vincent Jambrun,
13:24qui déclarait en avril
13:26dire
13:27je m'efforce
13:28d'aider
13:29les propriétaires.
13:30Il avait l'air
13:31très impliqué
13:33quand il a prononcé
13:34cette phrase
13:34je prends le taureau
13:35par les cornes
13:36avec ton âge.
13:36Je prends le taureau
13:36par les cornes,
13:37je vais faire tout
13:38ce qu'il m'est possible
13:40de faire.
13:41Donc il a aujourd'hui
13:42un projet
13:44lié à des enjeux
13:46de fiscalité
13:46pour essayer
13:47de relancer
13:47une partie
13:48de la construction
13:49via la rénovation.
13:50Ok, très bien.
13:51Est-il le plus indiqué
13:52pour parler de ça ?
13:54Est-il le plus indiqué
13:55pour parler de ça ?
13:56Justement,
13:57moi je me suis penché
13:57sur son parcours
13:59et en regardant
14:00un peu
14:00ce qu'il avait fait
14:02quand il était
14:03maire
14:04de Lé-les-Roses,
14:06il était également
14:06président
14:07d'un syndicat
14:10intercommunal
14:10du Val-de-Marne
14:11où
14:14le syndicat
14:15en question
14:15disposait
14:16de logements
14:16pour les salariés
14:17d'un cimetière
14:19géré par
14:20ces communes
14:21du Val-de-Marne.
14:22Il se trouve
14:22que deux
14:23de ses collaborateurs
14:24ont été logés
14:26dans des appartements
14:27de 150 mètres carrés
14:28à l'équivalent
14:29de 750 euros
14:30par mois.
14:32Alors oui,
14:33il leur a trouvé
14:34une solution
14:34qui est tout à fait
14:37sans doute
14:37pratique
14:38et louable
14:39mais
14:40est-ce que
14:41est-ce qu'il a été
14:43impliqué
14:44ou non
14:44dans cette question ?
14:45Il ne s'en est jamais expliqué.
14:46Il y a eu une enquête
14:46qui est en cours peut-être ?
14:47Alors, personne n'a relevé
14:49vraiment la chose,
14:50c'est paru
14:50un tout petit peu
14:51dans la presse
14:52et puis
14:53on est passé
14:54à l'affaire suivante.
14:55Donc moi,
14:56je me pose quand même
14:57des questions
14:57là-dessus
14:58parce que
14:59ce serait bien
15:00d'avoir une réponse
15:00et il y en a sûrement une
15:01et elle est peut-être
15:02tout à fait
15:04acceptable.
15:05Est-ce que l'époque
15:06où la régie immobilière
15:07de la ville de Paris,
15:08la célèbre RIVP
15:09aux mains de Jacques Chirac,
15:10s'asservait à loger
15:11des copains
15:12dans des appartements
15:13de luxe
15:14pour des loyers
15:16totalement dérisoires,
15:18cette pratique,
15:18alors bon,
15:19les régies immobilières,
15:20elles existent
15:20à tous les échelons
15:21territoriaux français,
15:23communales,
15:23municipales,
15:24départementales,
15:24ça dépend,
15:25il y a quand même
15:26eu depuis une police,
15:28j'allais dire,
15:28comme on a régulé
15:29les comptes de campagne,
15:30est-ce qu'on a
15:31un contrôle
15:32aujourd'hui plus sévère
15:33sur justement
15:34ces régies immobilières
15:35publiques ?
15:35Alors,
15:36il y a eu
15:37tellement d'affaires
15:38sur ces questions-là.
15:39Et des scandales.
15:40Des scandales.
15:41Des scandales d'État,
15:42des personnalités,
15:43des ministres
15:44qu'on retrouvait,
15:45je pense à
15:46Jean-Pierre Chevènement,
15:47entre autres,
15:49qui refusait
15:49de quitter son appartement.
15:51Avec Guémard,
15:51enfin voilà.
15:52Exactement.
15:53Des gens bien,
15:53en plus,
15:54en principe,
15:54qu'on peut quand je disais
15:55oui,
15:55mais ils avaient une petite...
15:56Mais qui après disait,
15:57ben non,
15:58moi j'ai le droit d'être là,
15:59ce qui était dans les faits
16:00assez vrai,
16:01je paye le surloyer,
16:03mais ça répondait plus
16:04à la mission.
16:06Et vu le parcours
16:07de ces gens
16:08et leur capacité,
16:12notamment le fait
16:13qu'ils soient déjà
16:13propriétaires
16:14de plusieurs appartements,
16:15c'était un peu embêtant.
16:16Donc là-dessus,
16:18on trouve toujours
16:19des histoires,
16:19il y a des tentatives
16:20de contrôle,
16:21mais le système
16:23est quand même
16:24très opaque
16:26et c'est très difficile
16:27de réussir
16:28à trouver
16:29une raison d'être.
16:30J'ai l'exemple
16:31d'un appartement
16:34rue,
16:35dans le sixième
16:36à côté du Panthéon,
16:38d'un appartement
16:39qui était
16:40celui d'un employé
16:41municipal
16:42de la ville de Paris
16:43qui est décédé.
16:44Sa femme,
16:44dans son droit,
16:45a continué à l'occuper.
16:46Par la suite,
16:47elle est partie en province
16:48et aujourd'hui,
16:49le loyer est toujours payé
16:50donc comme il est payé,
16:51le bailleur social
16:53ne s'en préoccupe pas
16:54mais l'appartement
16:55en question
16:56sert juste de pied
16:57à terre.
16:57Très joli quartier
16:57entre la rue Mouffetard
16:58et la rue de la Montaïe-Saint-Bourgne.
17:00J'avais un trou de mémoire,
17:02c'est 40 rues Mouffetard exactement.
17:05Et donc,
17:05on se dit,
17:06c'est pas normal
17:08que ça soit comme ça.
17:10Et donc,
17:10est-ce que
17:11les bailleurs sociaux
17:12sont en mesure
17:13d'assurer
17:14la réalité
17:15de leur mission
17:16indépendamment
17:16de la construction
17:17et de l'entretien
17:18sur
17:19est-ce que
17:19les locataires
17:20qu'ils ont
17:21sont bien,
17:23respectent bien
17:23les critères ?
17:25Alors,
17:26promoteur bailleur,
17:27là on voit bien
17:27qu'il y a...
17:28Bon,
17:29et puis ensuite
17:30il y a les technocrates,
17:30les lecteurs financiers.
17:31Je ne vais pas parler
17:32de mafia
17:33parce que ça n'en est pas une
17:34mais sur le fonctionnement
17:35ça ressemble quelquefois
17:37à une entente
17:37à un réseau quand même.
17:38Vous êtes d'accord ?
17:39Oui,
17:39alors après,
17:41on a l'impression
17:42si on remonte
17:43un petit peu
17:45en regardant
17:46l'image d'ensemble
17:47que il y a...
17:47C'est pas l'Italie,
17:48on est d'accord,
17:49où il y a eu...
17:49on n'est pas en Italie,
17:51il y a un ensemble
17:52de règles,
17:54énormément de règles,
17:55finalement trop,
17:56il y a des normes,
17:58ça dessus.
17:59Il y en a beaucoup,
17:59il y a un promoteur immobilier
18:00qui disait
18:01en off,
18:02il faudrait brûler
18:03le code de la construction
18:04parce qu'on n'y comprend
18:05plus rien
18:06et ça devient de plus en plus
18:07un frein à la construction,
18:09véritablement,
18:09il exagérait peut-être un peu
18:11mais il n'avait pas
18:12complètement tort non plus,
18:14mais sur l'entre-soi
18:16et les attributions,
18:18au fond,
18:19c'est comme si
18:19dans l'ensemble
18:20il devrait y avoir
18:21une cohésion nationale
18:22et sur le détail,
18:23on a des pouvoirs locaux
18:25qui donc vont s'exercer
18:27un petit peu
18:27comme des baronies
18:28d'une certaine façon.
18:29On a vu le cas
18:30à Marseille,
18:31entre autres,
18:32et dans d'autres villes
18:33et donc,
18:34ce sont des choses
18:35qui sont clairement à réviser.
18:37Vous dites que chacun
18:38protège des intérêts,
18:39ce qui bloque
18:39les réformes profondes
18:40et vous parlez
18:41d'un système verrouillé
18:42où la complexité profite
18:44à certains acteurs installés.
18:47Oui,
18:47parce qu'il faut la comprendre
18:48la complexité,
18:49c'est-à-dire que
18:50si vous regardez
18:51la mission de l'État,
18:54c'est l'aménagement.
18:55La mission principale
18:56de l'État,
18:57c'est d'aménager
18:58le territoire
18:59de façon à ce que
18:59les citoyens puissent y vivre
19:00de toutes sortes de façons.
19:02Quand vous avez des maires
19:03qui estiment
19:05que construire,
19:07ça va leur coûter
19:07plus d'argent,
19:08pourquoi ?
19:09Parce qu'on leur a retiré
19:10un certain nombre de taxes
19:11et qu'ils n'ont plus
19:12que la taxe foncière,
19:13grosso modo.
19:14Ou de dotation,
19:14d'allocation.
19:15Voilà,
19:15et puis des dotations
19:16qui sont de plus en plus
19:17rognées.
19:19Donc,
19:19à partir de là,
19:20c'est un peu logique
19:21qu'ils décident
19:23de moins construire
19:24parce que derrière,
19:24il faut les services,
19:25les équipements,
19:26les écoles,
19:27les stades,
19:29l'infrastructure de transport.
19:30Et donc,
19:31on peut les entendre,
19:33on peut entendre ça.
19:34Et certains disent,
19:35oui,
19:36mais ils ont le pouvoir
19:37du permis de construire.
19:38Très bien,
19:38mais s'ils ont le pouvoir
19:39sans les moyens
19:40du permis de construire,
19:41ça ne peut pas marcher.
19:42Aujourd'hui,
19:43le logement,
19:44s'il n'est pas reconnecté
19:46aux moyens politiques
19:47et aux moyens économiques,
19:49il n'y a pas de résolution
19:50de ce problème.
19:50David Descavilles,
19:51ça va de mal en pi depuis,
19:53allez,
19:53je vais prendre comme référence
19:54la période de Valéry
19:55Iscardestin-Mitterrand
19:56où il y a eu,
19:57de temps en temps,
19:57une politique,
19:58une prise de conscience
19:59gouvernementale,
20:00qui fait qu'il y avait
20:01une tentative de sursaut,
20:03j'allais dire,
20:04réduite par la majorité
20:05suivante.
20:05Alors,
20:06moi,
20:06j'ai comme point de référence
20:09le ministre Jean-Louis Borloo,
20:12qui était donc un ministre
20:13de plein exercice,
20:15le dernier,
20:15après c'était des ministres délégués,
20:17alors j'ai quand même regardé
20:18un petit peu le passage
20:18des uns et des autres.
20:19Il avait vraiment
20:19le logement en compétence.
20:20Exactement,
20:21et les ministres délégués,
20:23ils sont là pendant un an,
20:25quelques mois.
20:26Donc,
20:26comment voulez-vous faire
20:27une politique
20:28qui tienne debout
20:29quand vous êtes là,
20:31simplement de passage,
20:32donc,
20:32vous allez essayer
20:33d'avoir votre petite loi
20:35pour avoir votre nom ?
20:36C'est vrai à tous les niveaux.
20:37Alors,
20:37si en plus,
20:38il n'y a pas de majorité stable
20:39à l'Assemblée nationale.
20:40Mais voilà,
20:41Jean-Louis Borloo,
20:41vous dites,
20:42il est peut-être le dernier
20:42qui a pris le dossier sérieusement,
20:44qui avait les moyens.
20:45Le pauvre,
20:46il s'est fait retoquer
20:47son projet sur la ville
20:48parce qu'il était
20:49un mal blanc
20:49depuis 50 ans
20:50par le président de la République,
20:51humilié en public.
20:52Voyez,
20:52donc,
20:53vous vous souvenez
20:54d'épisodes...
20:55Alors,
20:55il est revenu
20:56un petit peu
20:57sur le devant
20:57de la scène
20:58avec,
21:00justement,
21:00cette posture
21:01qu'il peut avoir
21:04de très bonnes connaissances
21:05du dossier.
21:06terrain,
21:06maire de Valenciennes,
21:07donc,
21:07il connaît le problème.
21:08Il connaît bien les rouages
21:11et quand il annonce
21:12qu'il y a un nombre
21:16d'interlocuteurs
21:17d'organisations
21:18pour la gestion
21:18des logements sociaux
21:20pléthoriques,
21:21qu'il y a un salarié
21:23pour 65 appartements
21:25à gérer,
21:25ça fait quand même
21:26un peu beaucoup.
21:27on peut faire mieux.
21:28Je reçois
21:29David Déquinville,
21:30auteur du livre noir
21:31du logement,
21:32ce scandale
21:33qui nous concerne tous,
21:34publié chez
21:35Albin Michel,
21:36qui est un véritable
21:37décryptage,
21:38une enquête,
21:39j'allais dire un réquisitoire
21:40et en même temps
21:40une synthèse
21:42parfaitement intelligible.
21:43C'est écrit dans un français
21:43très clair.
21:44Ce sont des dossiers,
21:45ce sont des paramètres
21:46techniques épineux
21:47et David Déquinville,
21:48parce que c'est un éditeur,
21:49il sait vous expliquer ça.
21:50Moi, j'ai tout compris,
21:52alors que c'était quelque chose
21:52un petit peu nébuleux pour moi,
21:54j'ai tout compris
21:55aux enjeux essentiels du moment.
21:56Vous nous appelez
21:56au 0826 300 300
21:58parce qu'il est 13h30,
22:00c'est le moment où vous,
22:01la parole est à vous,
22:02l'émission est à votre disposition,
22:04vous nous appelez
22:05pour parler de ce dossier.
22:07Est-ce que vous êtes confronté,
22:08vous,
22:08un problème de logement
22:09dans votre entourage,
22:10chez des amis,
22:11des gens qui ont subi,
22:12j'allais dire,
22:13des désagréments,
22:14qui attendent un logement,
22:15qui sont maltraités,
22:17ou vous-même,
22:18est-ce que vous considérez
22:18qu'il y a un scandale
22:19dans certains territoires français
22:21au niveau du logement ?
22:22David Décinville répondra
22:23à vos questions,
22:24à vos interrogations
22:25avec la pertinence
22:26qu'on le devine aujourd'hui
22:27depuis qu'il est là
22:28tout à l'heure avec moi.
22:29A tout de suite sur Sud Radio.
22:29Sud Radio,
22:30la France dans tous ses états,
22:32Péricault-Légas.
22:34Vous êtes bien sur Sud Radio,
22:35il est 13h33,
22:37je reçois David Décinville,
22:38auteur du livre noir
22:39du logement,
22:40ce scandale qui nous concerne
22:41tous chez Albert Michel,
22:42un document,
22:43allez,
22:43je le dis,
22:44exceptionnel
22:45pour ceux qui s'intéressent
22:46à ce sujet
22:47ou qui ne comprennent
22:48pas grand-chose,
22:49et bien c'est un document
22:50qui met la lumière,
22:52jette la lumière,
22:54évacue les zones d'ombre
22:55et décrypte avec une précision
22:56et une simplicité,
22:57une lucidité
22:58les grands enjeux du logement
22:59qui est une question
23:00d'intérêt national.
23:01Nous avons Sandra
23:03qui nous appelle de Chaland,
23:04moi je connais Chaland
23:05pour les canards
23:06qui sont merveilleux,
23:07la volaille et les poulets.
23:08Bonjour Sandra.
23:09Bonjour Monsieur.
23:10Bonjour.
23:11Vous vous êtes courtière en crédit
23:13et vous dites que le marché
23:14est à bout de souffle,
23:15c'est un peu ça
23:16que vous avez envie de...
23:17de thèmes dont vous avez
23:19envie de témoigner ?
23:20Alors plus précisément,
23:21en fait,
23:22on a mis des conditions
23:23aujourd'hui,
23:24le coût de la construction
23:25avec toutes les règles
23:27normatives
23:27qui depuis plusieurs années
23:30forcément
23:31augmentent
23:32le coût de construction,
23:33après les divers
23:33coûts d'inflation
23:35de nos guerres,
23:35de nos différents événements
23:37qui sont passés
23:38géopolitiques,
23:39et puis une tension
23:41immobilière
23:42sur les loyers
23:42qui font que les jeunes
23:43qui sont en location
23:44n'ont plus de capacité
23:46d'épargne,
23:47donc n'auront pas d'apport,
23:48donc ne pourront pas
23:49accéder au crédit.
23:51C'est-à-dire que là,
23:51on a fait le tour
23:53du blocage,
23:54en fait.
23:55Voilà.
23:55Et puis,
23:56si on regarde
23:56le coût de la construction,
23:58moi, vous savez,
23:58j'ai des jeunes
23:59qui, il y a 15 ans,
24:00faisaient construire
24:02des terrains
24:03qui coulaient
24:03entre 40 et 60 000 euros
24:05et qui coûtent
24:07de construction
24:071 500 euros
24:09le mètre carré.
24:10Aujourd'hui,
24:10on est à 2 200 euros
24:11minimum
24:12et les terrains,
24:13à 40 000,
24:15il n'y en a plus,
24:15à 60 000,
24:16ils sont tout riquiqui.
24:19Donc, en fait,
24:20ça ne répond plus
24:21aux besoins
24:21des jeunes familles.
24:23Et, en fait,
24:24M. le maire
24:25qui avait contraint
24:27l'accès au crédit
24:28soi-disant
24:29pour protéger
24:30les emprunteurs,
24:31aujourd'hui,
24:31il nous bloque
24:33tant pour les investisseurs
24:34que pour les primo-accédants.
24:36David Descavilles,
24:37est-ce que l'inflation
24:38immobilière et foncière
24:39n'est pas l'origine
24:40de cet essoufflement
24:42de la politique du logement ?
24:43Oui,
24:44cette crise du logement,
24:45elle s'explique
24:46par la rareté du foncier
24:47comme vous l'évoquez
24:48si, justement,
24:50rareté du foncier
24:51et augmentation
24:52du prix du foncier,
24:54évidemment,
24:55l'augmentation
24:55des coûts
24:56des matériaux
24:57de construction
24:57qui, donc,
24:58alourdissent
24:59à chaque fois
25:00l'addition.
25:01Vous avez aussi,
25:03évidemment,
25:04le coût du crédit.
25:05Donc,
25:05quand on sait
25:06que 80%
25:07des crédits
25:08bancaires
25:09sont des crédits
25:10immobiliers,
25:11liés à l'immobilier,
25:12donc ça vous laisse
25:12une idée
25:14de la façon
25:15dont les Français
25:15s'endettent
25:16qui fait de ce sujet
25:18une priorité.
25:19Aujourd'hui,
25:22les modalités
25:23de construction
25:25à équivalence
25:26de technologie,
25:27il y a une métaphore
25:28qui est assez juste
25:29sur le rapport
25:31entre la voiture,
25:33le mètre carré
25:34de la voiture
25:35avec la technologie
25:36embarquée
25:36d'une voiture
25:37et le mètre carré
25:39d'un logement
25:41sachant que c'est
25:42une construction
25:42beaucoup plus simple
25:43sur le plan technique
25:44même si ça reste
25:45un prototype.
25:46Et l'écart,
25:47il est x10
25:50à la défaveur
25:52du logement.
25:55C'est-à-dire,
25:56en plus,
25:56ce qui rend la chose
25:58très compliquée,
25:59notamment pour les primo-accédants
26:00qui vont avoir
26:01des très, très grosses
26:02difficultés,
26:03de trouver un endroit
26:04où se loger,
26:05où ils pourront
26:06se loger
26:06de façon,
26:08comment dirais-je,
26:09à des coûts
26:10intéressants.
26:11Sandra,
26:12vous êtes à Chaland,
26:13on est en Vendée,
26:14on pensait que c'était
26:15un département
26:16qui était moins confronté
26:17par des problèmes
26:17de logement,
26:18vous dites que chez vous aussi,
26:19il commence à y avoir
26:20des soucis ?
26:21Alors, je vais vous dire,
26:23un logement de chambre,
26:24il y a 15 ans,
26:25c'était 650 euros,
26:27maintenant,
26:27on est à 900,
26:29parce que nous avons,
26:31alors on ne va pas
26:32les blâmer,
26:32on a une catégorie
26:34de gens qui habitent
26:35plutôt dans le nord
26:36ou qui habitent
26:37plutôt en région parisienne,
26:38qui avaient une petite
26:40résidence secondaire
26:41et qui viennent
26:42prendre leur retraite,
26:43sauf qu'ils arrivent
26:44avec 400 000 euros
26:45aisément de leur logement
26:47parisien.
26:48et c'est eux
26:49qui créent
26:51une forme d'inflation.
26:52Oui,
26:53une surenchère
26:54puisqu'ils ont des moyens,
26:55donc ils font grimper
26:55les prix puisqu'ils ont
26:56les moyens de payer cher
26:57et les autochtones,
26:58pour m'exprimer ainsi,
27:00sont confrontés
27:00à une concurrence
27:01à laquelle ils ne peuvent
27:02pas faire face.
27:03Exactement.
27:03C'est ça.
27:04Les gens avec des moyens
27:06vont là où ils veulent
27:07et donc les endroits
27:08les plus prisés
27:09et ces endroits
27:10se mettent à flamber
27:11et juste à côté,
27:12vous avez d'autres logements
27:14mais dont personne ne veut.
27:15Vous avez une disparité,
27:17une sorte de mitage.
27:19C'est vrai pour toutes
27:21les zones littérales françaises
27:22qui attirent beaucoup de monde
27:23parce qu'il y fait beau
27:24et bon vivre,
27:25au moins que j'y suis du Pays Basque,
27:26on a aussi ce problème.
27:27Nous avons Gérard
27:29qui nous appelle,
27:30bonjour Gérard,
27:30vous nous appelez
27:31de Clermont-Ferrand
27:32au cœur de l'Auvergne
27:33au pied des volcans
27:34et vous,
27:35vous pensez
27:35que le logement
27:38il n'est pas tellement lié,
27:39enfin il n'est pas que lié
27:40à l'augmentation
27:41de la population
27:41mais peut-être
27:42à des flux migratoires
27:43en perpétuelle croissance.
27:45C'est votre idée ?
27:46Oui, alors deux choses.
27:47La première,
27:48c'est que je remercie
27:48M. David Descarrins
27:49parce qu'il a bien précisé
27:51qu'on n'a plus
27:51de ministère du logement
27:53et en sachant
27:54que le ministère du logement
27:55c'est,
27:55enfin le logement
27:56c'est quand même
27:56en général
27:57la première dépense
27:58dans le foyer
27:58très souvent
27:59et alors donc
28:00je revenais
28:01à la raison
28:02pour laquelle
28:03j'ai appelé.
28:04effectivement
28:05les chiffres
28:05qu'on donne
28:06depuis 10 ans
28:06on a absorbé
28:07environ 5 millions
28:08d'étrangers
28:09sans doute plus
28:09d'ailleurs
28:10mais bon
28:10au moins ça
28:11donc ça veut dire
28:12quand même
28:12que ça fait plus
28:13de 5 millions
28:14de gens à loger
28:14en si peu de temps
28:16et on ne construit pas
28:18autant de logements
28:19que de gens
28:20arrivent aujourd'hui
28:20donc c'est pas
28:22pour stigmatiser
28:24cette population-là
28:25mais c'est un truc
28:26dont on ne parle pas
28:27comme si c'était
28:27tabou
28:28comme si ce n'était
28:29pas bien vu
28:29mais moi
28:30ça me paraît
28:31logique.
28:33Et vous en pensez ?
28:34Alors moi ce que j'en pense
28:36C'est une observation
28:36qui tient la route
28:37Oui ce que je veux dire
28:38c'est que
28:40la question du logement
28:41c'est le manque
28:42de logement
28:42dans son ensemble
28:44pour la population française
28:47flux migratoire inclus
28:49donc à partir du moment
28:51où vous avez
28:51un problème
28:53de nombre
28:53de logements
28:54derrière
28:55vous ne pouvez pas
28:57gérer
28:58les différents problèmes
28:59des différentes populations
29:00ou différents revenus
29:01et selon leurs attentes
29:03ils se trouvent
29:04dans des situations
29:05où ils vont devoir
29:06mettre beaucoup plus
29:07d'argent
29:07pour trouver
29:08un toit
29:09où habiter
29:10et ça
29:10ça crée
29:11donc à ce moment-là
29:12des crispations
29:13des endroits
29:14qui deviennent
29:16un petit peu
29:17déshabités
29:18vous avez
29:18un nouveau plan
29:20national
29:20de rénovation urbaine
29:22donc qui se concentre
29:23sur les quartiers
29:23prioritaires
29:24qui a été annoncé
29:25par Sébastien Lecornu
29:27Sébastien Lecornu
29:28annonce ce nouveau plan
29:29pour 2030-2040
29:31avec grand renfort
29:34de budget
29:35et d'annonces tonitruantes
29:36mais l'ancien plan
29:38l'ancien nouveau plan
29:39national de rénovation
29:40urbaine
29:41de 2014-2030
29:43repoussé à 2032
29:44il n'est toujours pas terminé
29:46et l'État en 2025
29:48n'avait abondé
29:51les 12 milliards d'euros
29:53qu'à hauteur de 13%
29:56donc ça serait déjà bien
29:57de terminer
30:00les programmes
30:01mis en route
30:02avant d'annoncer
30:03de nouveaux programmes
30:03même si effectivement
30:05il faut créer des liaisons
30:06entre chacun d'entre eux
30:07mais là il semble
30:08qu'il y a quelques soucis
30:09et c'est là
30:10David Descavilles
30:11on voit bien
30:11qu'il y a une carence
30:12de politique
30:13du logement en France
30:14Gérard vous êtes
30:14de Clermont-Ferrand
30:15je vous rappelle
30:16vous savez peut-être
30:17que le dernier grand ministre
30:18du logement
30:18fut Roger Quilliot
30:19maire de Clermont-Ferrand
30:21et qui fut ministre
30:22de 1981-1983
30:23dans le premier gouvernement
30:24de Pierre Moroy
30:25je me souviens très bien
30:26c'est quelqu'un
30:27je me souviens de lui
30:27disant qu'il prenait
30:28vraiment lui aussi
30:29le dossier
30:30et après tout ça
30:30c'est délité
30:31vous avez connu
30:32Roger Quilliot
30:33oui oui bien sûr
30:36donc voilà
30:38Gérard
30:38oui
30:39David Descavilles
30:40vous dit que
30:41c'est une partie
30:42du problème
30:44à la rigueur
30:44c'est la partie
30:45la plus soluble
30:46ça peut-être
30:46non ?
30:47alors si on prend
30:48les déclarations
30:49des derniers présidents
30:51que ça soit Nicolas Sarkozy
30:53en 2007
30:53que ça soit
30:55François Hollande
30:56en 2016
30:57ou Emmanuel Macron
30:58en 2024
30:58qui termine par
31:00le logement
31:01est en crise
31:02c'est vrai
31:02les deux
31:03précédents présidents
31:05disaient exactement
31:06la même chose
31:07de 2007
31:08à 2024
31:09on est toujours
31:11en crise
31:11on a mis la poussière
31:12sous le tapis
31:14nous avons
31:15Cédric
31:15Cédric
31:16qui nous appelle
31:16de Narbonne
31:17bonjour Cédric
31:20bonjour à vous tous
31:20content de vous avoir
31:21au téléphone
31:22voilà
31:22alors Cédric
31:23vous n'êtes pas propriétaire
31:24vous êtes locataire
31:27et si vous pouviez
31:28être propriétaire
31:28vous dites que
31:29vous n'en avez plus
31:30très envie
31:30c'est vrai ?
31:32non pour l'instant
31:33je n'en ai pas envie
31:33parce que déjà
31:34on a une problématique
31:36d'inflation
31:37qui va être énorme
31:38donc j'avais écouté hier
31:39par le Toiti
31:40je sais qu'il était
31:41sur votre antenne
31:41aujourd'hui
31:42mais j'ai entendu ça hier
31:44les taux d'intérêt
31:45vont exploser
31:46donc on risque d'arriver
31:47à 5,5
31:486,6,7%
31:50le problème
31:51qu'on a aujourd'hui
31:52on n'a pas de stabilité
31:55mais c'est surtout
31:55qu'en tant que propriétaire
31:57on a un problème
31:57avec les voisins
31:58il faut vendre la maison
31:58moi je suis locataire
32:00j'ai un problème
32:00avec mon voisin
32:00je déménage
32:01donc voilà
32:02je ne me prends pas la tête
32:03par rapport à ça
32:04aujourd'hui
32:06on n'a pas d'apport important
32:07en tant que locataire
32:08si on a un avantage
32:10avec un prêt à taux zéro
32:11lorsqu'on devient propriétaire
32:12mais moi je paye mon loyer
32:13tous les mois
32:14donc je n'ai pas de soucis
32:15de ce côté là
32:15et c'est vrai
32:17que les mensualités
32:18lorsque l'on est propriétaire
32:19sont proches
32:20d'un loyer
32:22bon on bourse son bien
32:23après
32:23voilà
32:24et ce que j'expliquais
32:26tout à l'heure
32:26c'est que pour nous
32:27c'est très facile
32:28de déménager
32:28alors que quand on est propriétaire
32:31pour déménager
32:31c'est pas terrible
32:33je trouve que pour moi
32:34bon c'est vrai
32:35je vais arriver à un certain âge
32:36où il faudra peut-être
32:37que je me pose la question
32:37peut-être acheter
32:38mais aujourd'hui
32:40c'est pas possible
32:41c'est pas possible
32:42tout est trop cher
32:43et quand bien même
32:44on trouverait des maisons
32:47moi je regarde un petit peu
32:49du côté de l'Héros
32:50dans les Hauts-Cantons
32:51dans le Tarn
32:51un petit peu
32:52et tout ça
32:52parce que c'est vrai
32:53qu'il y a des prix
32:53qui sont plus abordables
32:54les maisons sont quand même
32:55hors de prix
32:56quand on voit
32:58les travaux
32:59qu'il y a à y faire
33:00à l'intérieur
33:00ce sont des maisons
33:01qui ont été fermées
33:02depuis près de 10 ans
33:02la moitié du temps
33:04c'est des maisons
33:05où il y a une toiture
33:06à refaire
33:07donc il faut compter
33:07déjà 50 000 euros
33:08même si on achète
33:09un bien à 80 000 euros
33:11on sait qu'il y a
33:11rien de toiture
33:12il y a 50 000 euros
33:13donc c'est compliqué
33:15tout ça fait
33:20tout ça fait que moi
33:21aujourd'hui
33:22j'ai pas
33:24je cherche
33:25parce que je veux
33:26essayer de trouver
33:26le bien qu'eux
33:27mais je recule beaucoup
33:30parce que
33:31les taux d'intérêt
33:32me font très peur
33:34c'est pour payer
33:357% de taux d'intérêt
33:36alors que c'est mon petit frère
33:37qui lui a acheté une maison
33:39il a 2,8
33:403,2
33:41il est monté
33:41jusqu'à 4 au maximum
33:43j'ai dit
33:43putain mais c'est
33:44un truc de fou
33:45ça va être trop trop cher
33:46c'est pas possible
33:46c'est pas possible
33:47on se souvient
33:47de l'époque
33:48vers 2014-2015
33:50où les taux
33:52étaient presque négatifs
33:53c'est à dire que la banque
33:53vous donnait de l'argent
33:54pour lui emprunter
33:56David Desquinville
33:57est-ce qu'il vaut mieux
33:58rester locataire
33:58dans ça ?
33:59j'entends de plus en plus
34:00de gens
34:00qui me disent
34:01pour l'instant
34:02je vais rester locataire
34:03je m'y retrouve plus facilement
34:04que dans la propriété
34:05il y a un expert
34:06qui a inventé
34:08une courbe
34:08de son nom
34:09la courbe de Frigite
34:10qui raconte
34:11grosso modo
34:13le rapport
34:14entre le pouvoir d'achat
34:16et le prix d'acquisition
34:17et à partir du moment
34:18où le prix d'acquisition
34:20est au-dessus
34:20du pouvoir d'achat
34:21et bien au-dessus
34:22donc ça donne
34:24un fameux tunnel
34:25de Frigite
34:26l'accès à la propriété
34:28reste complètement bloqué
34:30après
34:30vous parliez tout à l'heure
34:32de ce qu'on appelle
34:33le taux d'effort
34:34finalement
34:35quand on est à la location
34:37le taux d'effort
34:38aujourd'hui
34:39des français
34:40sur un logement privé
34:41c'est presque 30%
34:43des revenus
34:44donc c'est quand même énorme
34:46pour le logement social
34:48c'est 25%
34:50pour la propriété
34:52pour rembourser son emprunt
34:53on arrive aussi
34:54dans des zones de 30%
34:55donc ça fait quand même
34:57beaucoup beaucoup
34:57d'argent mis
34:58sur un poste
34:59qui laisse peu de marge
35:00de manœuvre derrière
35:01surtout si vous avez
35:03l'incertitude
35:04d'un climat économique
35:05avec de l'inflation
35:06avec des taux
35:08bancaires
35:08qui risquent de changer
35:10et tout ce qui va avec
35:12c'est un constat
35:13que de plus en plus
35:13de françaises
35:14et de français français
35:15de rick
35:15malgré tout
35:16on félicite Narbonne
35:17qui est remonté
35:17en Pro D2
35:18au rugby
35:19j'espère que ça n'a pas
35:20fait augmenter
35:21l'immobilier trop cher
35:22mais
35:23non
35:23bien sûr que non
35:24mais bon
35:24c'est vrai que j'ai été
35:25très très content
35:26j'ai regardé les finales
35:27j'ai tout regardé
35:28et franchement
35:30s'ils continuent
35:31sur la lancée
35:32je ne dis pas
35:33qu'ils seront
35:33les futures vannes
35:34mais je les vois bien
35:36dans peut-être
35:363 ans
35:37peut-être en top 14
35:38l'esprit Spanguero
35:39continue à souffler
35:40sur Narbonne
35:41vous allez voir
35:42on va remonter la pente
35:43allez
35:44merci Cédric
35:45merci Cédric
35:46vous restez avec nous
35:47sur Sud Radio
35:49je recevais
35:50David Déquinville
35:51je reçois
35:52David vous pouvez rester avec nous
35:53si vous voulez
35:54parce que là l'antenne est ouverte
35:55à tous les auditeurs
35:56pour parler de toute actualité
35:58peut-être que vont-ils vouloir
36:00continuer à parler logement
36:01vous restez avec nous
36:02et je vous attends
36:03au 0826 300 300
36:05Emmanuel Galasso
36:06attend votre appel
36:06à tout de suite sur Sud Radio
36:07Sud Radio
36:08la France dans tous ses états
36:10Péricault Légas
36:11vous êtes bien sur Sud Radio
36:13il est 13h50
36:14David Déquinville
36:15il est resté avec nous
36:16puisque les deux auditeurs
36:17qui nous appellent
36:18veulent parler aussi
36:19de questions
36:21de logement
36:21j'ai Gérald
36:22qui nous appelle
36:23de Montpellier
36:24bonjour Gérald
36:25oui bonjour à vous
36:26voilà
36:26et vous Gérald
36:27vous voyez des programmes neufs
36:28qui s'arrêtent
36:29en cours
36:30à cause des charges
36:31qui explosent
36:33effectivement
36:33en fait évidemment
36:34avec la guerre en Ukraine
36:35la guerre en Iran
36:36le coût du transport
36:38etc
36:38l'aluminium
36:39et tout
36:39en fait vous avez
36:40des primo-excédents
36:42qui font des maisons neuves
36:44et qui en cours
36:45en fait s'arrêtent
36:46parce que en fait
36:46vous avez les chefs de chantier
36:47qui disent
36:47bon ben voilà
36:48écoute
36:48il va falloir que tu rajoutes
36:4930 000 euros
36:50parce que les coûts ont augmenté
36:51et donc du coup
36:52à ces fins
36:54nous on ne pourra pas
36:54continuer les travaux
36:55et donc effectivement
36:56il y a eu
36:57au prix en fait
36:58du consommateur
37:00en fait du client
37:00qui lui
37:01s'est pris en banque
37:02a fait déjà son financement
37:03et puis qu'il ne peut pas rajouter
37:05et bien là en fait
37:05ça s'arrête
37:06jusqu'à
37:06avec
37:07jusqu'à un coût inférieur
37:09ou à ce qu'il puisse régler
37:10en fait tout simplement
37:13le matériau manquant
37:14pour pouvoir après
37:15continuer la construction
37:16de sa maison
37:16c'est une catastrophe
37:18en fait le problème
37:19qu'on a en France
37:19c'est qu'à l'époque
37:20vous aviez nos parents
37:21qui disaient
37:22oui mais nous à l'époque
37:23les coûts de prêt
37:25à la banque
37:25coûtaient entre 10
37:2612 et 15%
37:27ouais mais c'était pas
37:28la même chose
37:29parce que vous aviez une maison
37:29qui chaque année
37:30pouvait prendre
37:321, 2 ou 3%
37:34de sa valeur
37:34après construction
37:36aujourd'hui
37:37vous avez des coûts
37:37des taux
37:38qui sont à 4%
37:38et que les français
37:40quand ils vont payer
37:40une maison
37:41300 000 euros
37:41dans les 20 prochaines années
37:43ou 25 prochaines années
37:45elle va coûter
37:45600 000 euros
37:46mais est-ce qu'à la revente
37:47la rentabilité
37:49va être bonne
37:49et ça c'est le moins sûr
37:50et donc pour le coup
37:53les primo-excédents
37:54vont se réfugier
37:55vers la location
37:55et parce qu'avec
37:57ces problèmes
37:57de coûts de matériaux
37:58etc
37:58et parce que c'est compliqué
37:59d'acheter
38:00mais le problème
38:01c'est que
38:01la location aujourd'hui
38:03elle est inexistante
38:04si j'ai regardé
38:05auprès de mes collègues
38:06qui cherchent par exemple
38:07des locaux
38:08pour pouvoir se louer
38:10ou quoi que ce soit
38:11c'est extrêmement compliqué
38:12et surtout avec les dossiers
38:13derrière qui doivent être
38:14extrêmement solides
38:15pour éviter les problèmes
38:16de squat
38:16etc
38:17David Desquinville
38:19ce que nous dit Gérald
38:20c'est des cas
38:21qui se produisent souvent
38:22non ?
38:23Alors effectivement
38:25le mot est juste
38:27c'est catastrophique
38:28pourquoi ?
38:29parce qu'un chantier
38:30qui s'arrête
38:31par rapport à son modèle économique
38:34et à un surcoût financier
38:35c'est un chantier
38:37qui perd tout de suite
38:39de la valeur
38:39ça reste exceptionnel
38:40ou pas tant que ça ?
38:41on trouve des cas
38:43aujourd'hui
38:44où des lancements
38:45de chantiers
38:46qui sont stoppés
38:47parce que
38:47l'équation économique
38:48n'est pas au rendez-vous
38:50suite à l'explosion
38:51des coûts des matériaux
38:53suite aussi
38:54par exemple
38:55dans le cadre
38:55de programmes
38:56dans des communes
38:58à des changements
38:59du rapport
39:01entre logement privé
39:02et logement social
39:05le logement privé
39:06finançant
39:07d'une certaine façon
39:08le logement social
39:08c'était le principe
39:09ce qui n'est que le principe
39:10et dès lors
39:12que les matériaux flambent
39:14ça devient de plus en plus
39:15difficile
39:16pour l'arge
39:16qui nous permettent
39:18de faire son métier
39:19donc on a eu des périodes
39:19de promoteurs
39:20qui devenaient milliardaires
39:21richissimes
39:22aujourd'hui
39:22ils prennent un risque
39:24en ce lancement
39:25oui alors aujourd'hui
39:25les promoteurs
39:26de toute façon
39:27je ne sais pas pourquoi
39:28ont toujours eu
39:29une réputation excréable
39:30comme les garagistes
39:31et voilà
39:32souvent
39:32oui en fait
39:33on a l'impression
39:33qu'à partir du moment
39:34où vous maîtrisez
39:35une expertise
39:37celle de la promotion
39:38qui en est une
39:40ou celle de la mécanique
39:42automobile
39:43qui en est une autre
39:44ceux qui se sentent
39:46en dehors
39:46de cette expertise
39:47ont l'impression
39:48d'être abusés
39:50c'est souvent
39:50mais pas que dans ce cas là
39:52nous avons
39:53on remercie Gérald
39:55de Montpellier
39:55nous avons Laetitia
39:56qui nous appelle
39:57de Paris
39:58alors Laetitia
39:59nous parle
39:59de tout à fait autre chose
40:00bonjour Laetitia
40:02bonjour
40:02merci de votre écoute
40:05on est ravis de vous avoir
40:06et vous vous êtes en situation
40:07d'invalidité
40:08et vous vous estimez
40:09je précise
40:10excusez-moi
40:11je vais essayer de résumer
40:12parce que j'ai peur
40:13que vous ne me croyez pas
40:14sur plein de choses
40:15bon j'ai été gravement malade
40:17mais je ne suis pas handicapée
40:19donc je me suis retrouvée
40:19dans cette situation
40:22sans rien comprendre
40:23presque
40:24mais je fais toujours partie
40:25du groupe
40:26d'assurance
40:27où je travaillais avant
40:29j'ai choisi cette option
40:30parce que je suis seule
40:33je me suis rendu compte
40:34parce que j'avais
40:35des gros soucis
40:36de voisinage
40:37avec des gens
40:38qui ne vivent pas
40:39comme nous
40:39qui font de la soul
40:40qui a un turnover permanent
40:42j'ai perdu le sommeil
40:43etc
40:43je suis à la RIVP
40:46qui dit RIVP
40:47dit Anne Hidalgo
40:49dit le reste
40:50et donc la nouvelle directrice
40:52a été aussi élue par elle
40:54ensuite
40:57donc je me suis dit
40:58j'allais partir
40:59logique
41:00et là je me suis rendu compte
41:02qu'il n'est pas possible
41:03de trouver une location
41:04donc vous vous sentez
41:05vous vous sentez discriminée
41:07si je comprends bien
41:08bah oui
41:08parce que je suis
41:10tout ça
41:10pour avoir commis le crime
41:11d'avoir été malade
41:12parce que je suis en invalidité
41:14vous savez ce qu'on m'a fait
41:15la RIVP
41:16m'a envoyé
41:18parce que j'ai dit
41:19pour le bruit
41:20vraiment
41:20mais pas du petit bruit
41:21je veux dire
41:22jour et nuit
41:22un turnover
41:23je me suis fait insulter
41:24menacer
41:26et j'en passe
41:27c'était meilleur
41:28claquer les portes
41:29parler tout fort
41:30à 3h du matin
41:31marcher en chaussures
41:32les gamins
41:33qui font de la corde
41:34oui oui
41:34on comprend
41:35on comprend
41:35donc ça a donné quoi
41:37ça a donné quoi
41:39et ben on m'a envoyé
41:40une association
41:41comme si c'était moi
41:42qui était folle
41:43oui compris
41:44pour me dire
41:44que j'avais des problèmes
41:45psychiatriques
41:46alors
41:46on n'aura pas envoyé
41:48d'association
41:49pour savoir comment ça se fait
41:50que les enfants
41:51ne vont pas à l'école
41:52pour savoir comment ça se fait
41:54que ça sent le shit
41:55pour savoir comment ça se fait
42:11oui j'entends une situation
42:13une situation tendue
42:15ce que je peux dire
42:16sur la question du handicap
42:19c'est qu'effectivement
42:20c'est très très difficile
42:22d'obtenir un logement
42:24à la location
42:24quand vous êtes handicapé
42:26il y a un chercheur
42:27qui a fait un test à l'aveugle
42:29par invalidité
42:30pas d'handicap
42:30mais ça va me sembler
42:31quand on a des problèmes
42:33de santé
42:34là je pense au handicap
42:35et à cette expérience
42:38où grosso modo
42:3940% des rendez-vous
42:41quand on annonçait
42:43la présence
42:44d'un locataire handicapé
42:47était annulé
42:48annulé carrément
42:48par les propriétaires
42:49parce qu'ils préféraient
42:50ne pas
42:51le mettre dans cette situation
42:53donc il y a carrément
42:54de discrimination
42:55dans cette situation
42:56là aussi
42:56un point noir
42:57avéré
42:57un point noir
42:59David Ecarville
43:00merci d'avoir été
43:01sur Sud Radio
43:02le livre noir
43:02du logement
43:03ce scandale
43:04qui nous concerne tous
43:04Alma Michel
43:05à lire absolument
43:06parce que je pense
43:07qu'il concerne
43:08des millions
43:08des millions
43:09de nos concitoyens
43:10et de concitoyens
43:11merci d'avoir été à l'antenne
43:12et je vous dis à demain
43:13et là je vous laisse
43:14en compagnie de Brigitte Lae
43:15merci à demain
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