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Avec Jean-Yves Camus, journaliste et politologue
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NewsTranscription
00:00Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mercredi 15 avril 2026, il est 13h05, nous allons parler d'un
00:07sujet je peux considérer essentiel dans le débat politique français, dans la société française,
00:12dans notre façon de vivre ensemble et de la façon dont on peut aujourd'hui aborder des sujets, on peut
00:18dire des sujets qui fâchent.
00:19Et nous sommes depuis quelques années, assez longtemps aujourd'hui, confrontés à une situation quelquefois insupportable sur des anathèmes, des
00:27opprobres qui sont lancés contre des gens qui ont juste le simple défaut de donner leur pensée tout à fait
00:35librement.
00:36Peut-on débattre en France de façon contradictoire et rester libre-penseur sans se faire traiter de fachos par la
00:42police de la pensée ? Il y a une police de la pensée.
00:45Je reçois à ce sujet Jean-Yves Camus. Jean-Yves Camus, c'est un journaliste, c'est un politologue et
00:52il est directeur de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean Jaurès.
00:58Observatoire des radicalités politiques, vous êtes tout à fait indiqué Jean-Yves Camus pour expliquer ce qui se passe aujourd
01:03'hui dans ce pays, dans le débat politique.
01:05Et vous êtes vous-même au milieu, je ne veux pas dire d'une tourmente ou d'une polémique, mais
01:08certains esprits, la police de la pensée vous a reproché de confondre vos sujets d'analyse et quelquefois vos opinions
01:17politiques.
01:17Avant de rentrer, d'arriver à votre cas personnel, et merci d'être là Jean-Yves Camus, je suis très
01:22honoré et très fier de vous avoir à mes côtés.
01:25Je vous connais depuis longtemps, j'ai lu vos ouvrages, voilà.
01:28Et je voulais savoir, déjà de façon générale, est-ce qu'on peut encore, question basique, est-ce qu'on
01:37peut encore débattre librement en France sans se faire traiter de facho ?
01:42Je me souviens de la tribune de Laurent Joffrin dans Libé sur Michel Onfray, qui était traité quasiment de fasciste,
01:49et le livre qu'avait publié mon ami et confrère et collègue, Philippe Cohen, qui nous a quittés avec Pierre
01:56Péan.
01:57C'était une biographie de Jean-Marie Le Pen où il disait, Jean-Marie Le Pen a bien des défauts,
02:01peut-être pas forcément ce qu'on accuse, il y en a d'autres.
02:03Et dans les pages de Marianne, le directeur de la rédaction de Marianne avait fait deux pages de réquisitoires en
02:08expliquant que Philippe Cohen était passé du côté noir de la force à cause de cette biographie.
02:12Donc peut-on, aujourd'hui, en 2026, Jean-Yves Camus, débattre librement en France ?
02:19On le peut, mais on sent quand même une pression.
02:23Je pense qu'elle va s'accentuer jusqu'aux élections présidentielles de 2027.
02:28Cette pression est due à deux facteurs.
02:32Le premier, c'est que le Rassemblement National est donné en tête de tous les sondages, au premier comme au
02:41second tour.
02:42Peut-être que ce sera plus compliqué que les sondages actuels le disent, parce qu'on sait que le Rassemblement
02:50National a tendance à baisser au fur et à mesure que la campagne avance.
02:54Et puis qu'il y a Édouard Philippe, qui est tout de même un candidat sérieux.
03:01Et puis, le second facteur, c'est la culture du clash dont la France Insoumise s'est faite une spécialité.
03:10Et il était montement inflammable qu'elle a mise au cœur de son projet politique.
03:16Je pense à la notion de Nouvelle-France.
03:18Je pense à son approche des Juifs de France et du conflit israélo-palestinien.
03:27Donc, on sent bien, notamment chez une jeune génération de journalistes, et aussi chez une jeune génération d'universitaires,
03:38que les thèmes, on va dire, décoloniaux, intersectionnels,
03:50tous ceux qui se rientent tout de même plutôt vers la gauche radicale,
03:56à une opposition sinon dominante, du moins en progression,
04:00et que tous ceux qui ne se rangent pas à cette doxa-là sont sinon des fascistes, du moins.
04:09Alors, ils ne sont même pas des conservateurs.
04:11Parce qu'être conservateur, finalement, ça n'est pas une épithète extrêmement, comment dire, stigmatisante.
04:19Non, ce sont des fascistes.
04:22Ou des complices du fascisme.
04:24Ou des alliés objectifs du fascisme.
04:26Ou des gens qui contribuent, c'est un petit peu comme ça que mon cas a été traité,
04:33à normaliser quelque chose qui est vu comme étant le fascisme.
04:37Alors, le débat existe, mais on voit bien qu'on se fait attraper par la patrouille
04:43pour quand même pas grand-chose.
04:45Et ça, ça n'est pas ça.
04:47D'abord, quand les allégations sont fausses, et puis ensuite, même si elles étaient vraies,
04:51le débat politique et le débat académique, il doit rester ce qu'il est.
04:58Alors, une petite précision.
04:59Moi, je ne suis pas journaliste.
05:01Je ne l'ai jamais été.
05:02Je n'ai jamais été détenteur d'une carte de presse.
05:04Je m'intéresse à l'histoire des idées politiques,
05:07à l'histoire des radicalités politiques,
05:10de toutes les radicalités politiques.
05:12Le problème que nous avons eu pour traiter sur un pied d'égalité
05:17les droites extrêmes et les gauches radicales,
05:20dans l'observatoire que j'adime,
05:22c'est que nous voulions traiter des gauches radicales,
05:28mais nous ne trouvions pratiquement, pour traiter ce sujet,
05:32que des gens qui étaient des observateurs participants.
05:35Autrement dit, des gens qui avaient effectivement un pédigré universitaire
05:39qui étaient tout à fait correctes,
05:40mais qui sont par ailleurs des acteurs de la mouvance,
05:43et qui par conséquent, n'étaient pas quand même totalement objectifs.
05:47Ceci étant, je continuerai dans cette voie,
05:50parce qu'il faut faire du travail sérieux.
05:56Vous êtes en deux secondes.
05:57On vous a traité de journaliste,
05:58parce que vous avez traité l'information quelquefois mieux
06:00que le font certains journalistes.
06:01Oui, mais, comment dire, ça n'est pas mon métier.
06:06J'ai collaboré, j'ai donné des articles,
06:08avec un certain nombre de journaux.
06:10Entre autres.
06:11Entre autres, mais je ne le fais que quand on me le demande,
06:13et ça n'a jamais été mon activité même principale.
06:17Alors, on a presque le même âge.
06:20Vous connaissez l'histoire de France.
06:21Il y a toujours eu du débat politique,
06:23des investifs, ça s'engueulait à l'Assemblée.
06:25Est-ce que depuis quelques années,
06:27on n'a pas, au lieu d'avoir la confrontation des idées,
06:30les oppositions,
06:31quitte à se traiter de, j'allais dire, un petit peu de nom d'oiseau,
06:33aujourd'hui la tactique,
06:35qui provient surtout,
06:36où elle a existé aussi à l'extrême droite,
06:39à un moment donné,
06:40le fascisme, le nazisme,
06:42ils m'étaient bien dénigrés,
06:43mais c'était des cas extrêmes.
06:44Aujourd'hui, si vous n'êtes pas dans le camp du bien,
06:47si vous n'êtes pas dans la ligne,
06:48si vous ne prenez pas une position précise,
06:50autrement dit, si vous ne pensez pas comme moi,
06:52vous êtes obligatoirement un salaud,
06:54il y a le dénigrement,
06:55vous êtes un fasciste,
06:57alors on va jusqu'au bout nazi.
06:58C'est-à-dire que c'est une dévalorisation de ces anathèmes
07:01qui correspondues à des périodes de l'histoire très douloureuses.
07:03On a envie de dire,
07:04si c'est que ça le nazisme et le fascisme,
07:06ce n'était pas si grave que ça.
07:09Pourquoi, psychologiquement,
07:10la dialectique aujourd'hui,
07:11elle est dans la disqualification de l'autre ?
07:13Au lieu de dire, je ne suis pas d'accord,
07:14mais je suis voltérien,
07:16je donnerai ma vie pour que tu puisses continuer à t'exprimer,
07:17on disqualifie,
07:19jusqu'à jeter en pâture par les réseaux sociaux,
07:22éventuellement jusqu'à l'agression physique.
07:23Il faut éliminer celui qui ne pense pas comme moi.
07:25Ça vient d'où, cette régression ?
07:28Vous le savez comme moi,
07:29la France est un pays,
07:30par rapport à un certain nombre de ses voisins,
07:33qui a, malheureusement,
07:35une très longue culture de guerre civile.
07:40C'est-à-dire que, finalement,
07:42la Révolution française,
07:44qui présente évidemment des acquis
07:47sur lesquels il y a eu de question de revenir,
07:49a aussi tourné,
07:52par la faute d'ailleurs,
07:53à la fois des termidoriens
07:57et de certains contre-révolutionnaires,
08:00ça a tourné à la guerre civile.
08:02On a ensuite les émeutes
08:05qui ont accompagné les révolutions de 1830 et de 1848.
08:09Tout le monde se souvient du tableau,
08:11du célèbre tableau sur le massacre de la rue Transsonin.
08:14Il ne faut pas oublier l'épisode de 1871,
08:19les communards et les Versaillais.
08:21L'affaire Dreyfus a été une guerre civile non sanglante.
08:26Est-ce que je peux remonter à la Renaissance,
08:28avec les guerres de religion,
08:30la plus grande, la plus épouvantable guerre civile,
08:32au sein d'un même livre ?
08:34Au sein de l'évangile.
08:36Et c'est la fracture sociale et violente
08:39la plus terrible que l'histoire de France a eu.
08:41On pourrait mentionner également la Ligue.
08:44On pourrait même mentionner par certains aspects la fronde.
08:48Mais revenons à l'époque plus contemporaine.
08:51Donc je le disais,
08:51l'affaire Dreyfus a été une guerre civile non sanglante.
08:54Et il est coupé en deux, là, on est d'accord.
08:57Quasiment.
08:57Oui, quasiment.
08:58De ceux qui avaient une opinion à donner, bien entendu.
09:00Quasiment.
09:01Et puis ensuite, nous avons cette...
09:06La Première Guerre mondiale a été une époque,
09:09au contraire, d'union nationale,
09:11qui a duré quelques années après l'armistice.
09:16Mais la Seconde Guerre mondiale a aussi été une guerre civile.
09:21Et plus on avançait dans la guerre, d'ailleurs,
09:24plus les positions se durcissaient.
09:26Et plus la collaboration s'en prenait
09:32à ses propres compatriotes dans des opérations de police
09:35qui ont fait beaucoup de victimes.
09:39Nous avons aussi les séquelles de la guerre d'Algérie,
09:42qui sont une période de très forte polarisation de la société.
09:47Et finalement, qui sont les acteurs de cette extrême polarisation
09:51dans les époques les plus récentes ?
09:53Les deux extrêmes.
09:54Les deux extrémités politiques,
09:56on peut effectivement désigner d'une part
09:58l'extrême droite de toujours,
10:00mais n'oublions pas quand même
10:02la part prépondérante qu'a eue à une certaine époque,
10:05le stalinisme sous sa forme française,
10:08dans la dénonciation des siens.
10:10Parce que dans les extrêmes,
10:11il y a les extrêmes et les super extrêmes.
10:13Nous sommes avec eux.
10:13Dans la dénonciation des siens
10:15et dans la dénonciation de ses adversaires.
10:17Je reçois Jean-Yves Camus,
10:19qui est politologue,
10:21directeur de l'Osservatoire des Radicalités Politiques.
10:23On est en plein dedans,
10:24la radicalité politique.
10:25Appelez-nous au 0826 300 300.
10:28On va rentrer dans le vif du sujet,
10:29puisque Jean-Yves Camus a été soupçonné,
10:33accusé, parce qu'il est un expert de l'extrême droite,
10:35d'avoir quelque part rejoint cette sensibilité,
10:37ce qui, je le dis moi,
10:39faux, mais il s'en expliquera lui-même.
10:41Est-ce que vous-même,
10:42vous avez, parce que vous êtes électeur du RN,
10:44est-ce que vous êtes fait traiter de facho,
10:45est-ce que vous estimez qu'en France,
10:47quand on dit que le RN,
10:48oui, il est dédiabolisé,
10:49que le RN n'est pas ce qu'était le Front National de Jean-Marie Le Pen.
10:52Est-ce que c'est admissible,
10:53ou est-ce que c'est tout de suite parce qu'il est dans le fascisme ?
10:55Vous avez forcément une opinion à donner là-dessus,
10:57ou un avis à partager avec nous.
10:59Appelez-nous au 0826 300 300.
11:00A tout de suite sur Sud Radio.
11:03Midi 14h, la France dans tous ses états.
11:06Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
11:10Péricault Légas.
11:12Vous êtes bien sur Sud Radio,
11:13il est 13h presque 20 minutes,
11:16je reçois Jean-Yves Camus,
11:17directeur de l'Observatoire de la radicalité politique.
11:21Je tiens à ce titre, vous avez d'autres activités,
11:23vous avez écrit des articles,
11:24vous êtes politologue bien sûr,
11:25vous êtes connu du monde politique,
11:26et là vous êtes au cœur de la tourmente.
11:28Au cœur de la tourmente.
11:29J'allais dire, rien de si grave que ça,
11:32mais sur les faits, c'est insupportable.
11:34Et je fais allusion à un article publié
11:37par le journal, le grand quotidien de référence,
11:39Le Monde, qui est le phare de la pensée française.
11:42Et le 26 mars dernier,
11:45un article dit Jean-Yves Camus,
11:47l'expert du RN rattrapé par son sujet,
11:51ce spécialiste reconnu de l'extrême droite française
11:53serait-il trop complaisant à l'égard de son objet de recherche ?
11:57Certains de ses anciens collègues chercheurs
11:59pointent l'ambiguïté de ses interventions,
12:01lui reprochant de participer à la normalisation
12:03du Rassemblement national,
12:05ce que le politologue dément,
12:07argant de ses états de service.
12:10Qu'est-ce qui s'est passé ?
12:11Qu'est-ce qu'il fait ?
12:12Qu'est-ce que vous avez écrit ?
12:13Qu'est-ce que vous avez dit Jean-Yves Camus,
12:14qui justifie que Le Monde,
12:16sur plusieurs pages,
12:17comme un réquisitoire,
12:18avec des indices,
12:19des présomptions,
12:21explique que vous auriez basculé
12:22du côté noir de la force ?
12:24C'est très inquiétant tout ça.
12:25Je n'en sais rien,
12:27je m'interroge toujours sur,
12:30d'abord l'utilité de la démarche,
12:32parce que je n'ai jamais eu la prétention
12:33de peser d'une quelconque manière
12:36sur le débat intellectuel
12:37ou sur le débat politique.
12:39Je me contente de publier des articles,
12:43le plus souvent scientifiques,
12:45dans des revues qui les valident,
12:46parce que c'est comme ça que les choses se passent.
12:49On soumet un article à une revue
12:51à un comité de lecture,
12:52avec une évaluation à l'aveugle,
12:54par deux de vos collègues,
12:56et l'article, éventuellement,
12:59après un certain nombre de modifications
13:01qui vous sont suggérées
13:03ou demandées par les évaluateurs,
13:05est finalement publié.
13:06La majorité de ce que je publie,
13:08il est aujourd'hui,
13:09dans le monde anglo-saxon et en Allemagne.
13:11Je doute fort que ceux qui me cherchent noisent
13:16et lusent quoi que ce soit
13:18de ce que j'ai publié dans ces langues,
13:21parce que s'ils le faisaient,
13:22ils verraient bien que d'ambiguïté,
13:24il n'y a rigoureusement pas.
13:25Il y a juste une méthode de travail
13:27qu'il semble contester,
13:30qui consiste à non pas être rattrapé
13:35par mon sujet d'étude,
13:38mais par aller voir les acteurs
13:41de mon sujet d'étude.
13:42C'est-à-dire qu'en fait,
13:43la transgression, elle est là.
13:46Ces gens sont des fascistes,
13:48je parle évidemment de ceux que j'étudie,
13:50et puisqu'ils sont des fascistes,
13:53il faut surtout s'en tenir
13:56à la plus grande distance possible.
13:57Alors, je ne sais pas très bien
13:58comment scientifiquement,
14:00l'université aurait pu valider
14:02la thèse de Claude Agège,
14:04l'éminent linguiste,
14:05et qui est allé dans les années 50
14:07faire son terrain pendant un an
14:10au Nord Cameroun,
14:11chez une peuplade qu'il s'appelle
14:12Lemboum,
14:13qu'il a étudié pour sa thèse.
14:15Je pense que les conditions à l'époque
14:17n'étaient pas franchement idéales.
14:19Il s'est tout simplement rapproché
14:21de son objet d'étude.
14:24Il a appris à connaître un peuple,
14:26il a parlé à ces gens,
14:27qui étaient considérés
14:28dans l'atmosphère coloniale de l'époque
14:30comme étant à un stade d'évolution
14:32qui n'était pas le nôtre.
14:33Et puis, il a fait une œuvre scientifique,
14:35même chose avec Lévi-Strauss,
14:36s'il avait écrit sur l'Amazonie
14:38sans y mettre les pieds
14:39au motif qu'il y fait chaud
14:41et qu'il y a des bestioles,
14:42je pense qu'il n'aurait pas été pris au sérieux.
14:44Moi, je vais voir les événements,
14:47je lis les revues,
14:48j'achète les livres,
14:50je rencontre les gens,
14:51alors je rencontre toutes sortes de gens,
14:53certains qui sont éminemment déplaisants,
14:55et j'ai quand même rencontré des phénomènes
14:57dans un peu plus de 30 ans d'études des droits extrêmes,
15:01d'autres qui sont beaucoup plus courtois
15:04et beaucoup plus urbains.
15:06Chacun connaît la position de l'autre.
15:11Nous savons bien,
15:12quand nous nous parlons,
15:13quelles sont nos positions politiques respectives.
15:18Il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus.
15:20Moi, je n'ai jamais rencontré
15:21un cadre du Rassemblement National
15:24ou antérieurement du Front National
15:26qui me prenne pour un des siens
15:27ou pour quelqu'un qui était sur la voie
15:30de les rejoindre.
15:31On vous a reproché d'être
15:32à l'enterrement de Jean-Marie Le Pen
15:34et vous avez pu rentrer dans l'église.
15:35On en déduisait que vous étiez proche
15:37de la famille Le Pen,
15:38presque peu plus.
15:39C'est terrible.
15:40C'est-à-dire que j'ai simplement considéré,
15:43j'ai peut-être eu tort,
15:44j'ai simplement considéré
15:46qu'étudiant le FN puis le RN
15:50depuis 1983,
15:53j'avais là un événement
15:56qui consacrait la fin d'une époque
15:58et qui était important pour mon sujet.
16:01d'études.
16:02L'événement historique.
16:02Parce qu'il y avait,
16:03il fallait voir qui était présent,
16:05qui n'était pas présent.
16:06Ça permettait de rencontrer des gens,
16:08ça permettait d'entendre
16:09ce qui a été dit.
16:10Je précise que la presse était présente,
16:13sauf qu'elle était présente à l'extérieur.
16:15Voilà.
16:15Et vous, vous avez pu rentrer,
16:17mais vous n'êtes pas la presse.
16:17Je ne suis pas la presse.
16:19Je n'ai rien écrit, d'ailleurs,
16:20après cette cérémonie.
16:23Donc, les journalistes, eux,
16:24avaient droit aux images
16:27tournées par le parti
16:29et retransmis sur écran
16:31ce qui n'est pas neutre
16:32parce qu'on ne voit pas
16:33de cette façon exactement
16:34la configuration de la cérémonie.
16:36L'image est choisie.
16:37Voilà.
16:38L'image est évidemment sélectionnée,
16:39comme pour les meetings, d'ailleurs.
16:41Moi, j'ai eu la possibilité de rentrer.
16:44Alors,
16:45ceci étant,
16:47pour préciser les choses,
16:49je suis un juif pratiquant,
16:50je veux dire,
16:51ma participation à la cérémonie
16:52a quand même été extrêmement légère,
16:54si vous voulez.
16:55Aucun des gestes cérémoniels
16:58n'a été accompli par moi.
17:00C'est un spectateur.
17:00Ça m'est rigoureusement interdit.
17:03Et puis ensuite,
17:06je rencontre Marine Le Pen,
17:08ce qui me paraît la moindre des choses
17:09quand on étudie le Rassemblement National.
17:11Non.
17:12Est-ce qu'au moment où elle perd son père,
17:15il n'y avait pas matière ?
17:17Avant.
17:18Avant la cérémonie,
17:19il n'y a pas eu de condoléances
17:20lors de la cérémonie.
17:21Il n'y avait pas matière
17:22à lui dire simplement
17:24je vous présente
17:25les plus sincères condoléances.
17:26Justement,
17:27on vous reproche
17:29d'avoir analysé,
17:31conclu,
17:32que le Front National de 72
17:34de Jean-Marie Le Pen
17:35est parfaitement
17:37un mouvement d'extrême droite
17:38et que le Rassemblement National,
17:40par la volonté
17:41de Marine Le Pen
17:42et de ses cadres,
17:43n'est plus un mouvement
17:43d'extrême droite.
17:45Mais j'ai jamais dit ça.
17:46J'ai jamais dit ça.
17:48Mais on vous accuse
17:48d'avoir dit ça.
17:48Ou de l'avoir analysé.
17:50Ni dit ni écrit.
17:51Ni dit ni écrit.
17:53J'utilise le terme
17:54de droite radicale.
17:55Je persiste à penser
17:57que la majorité
18:00des schémas
18:01de pensée
18:03au sein du RN
18:04sont des tropes
18:06de droite,
18:07mis à part
18:08la volonté
18:09de Marine Le Pen
18:10en économie
18:11de restaurer
18:13une certaine forme
18:14d'interventionnisme.
18:15Le programme économique
18:16de Marine Le Pen.
18:17Sur ce point-là.
18:18Sur ce point-là.
18:19Le programme de Marine Le Pen.
18:45en slash
18:45priorité nationale.
18:47Et le RN
18:48ne se cache pas
18:49d'ailleurs
18:51de vouloir
18:53reprendre
18:54cette constitution
18:55parce qu'il sait
18:56précisément
18:58que ce point
18:59n'est pas
18:59compatible
19:00dans l'état
19:00des choses
19:01avec les institutions
19:03de la Ve République.
19:04Une fois,
19:05je l'ai dit en français,
19:06je l'ai dit en anglais,
19:07je l'ai dit en italien,
19:08je l'ai dit en espagnol.
19:08C'est très clair.
19:09Dans des quantités
19:10de langues.
19:11Ensuite,
19:12quand on ne veut pas
19:13comprendre,
19:14quand on veut tuer son chien,
19:15on dit qu'il a la rage.
19:16Moi,
19:16je n'ai jamais eu
19:17la moindre complaisance
19:18pour les idées
19:20du Rassemblement National.
19:21Simplement,
19:22et je l'ai toujours dit aussi,
19:24je ne peux pas
19:25ignorer
19:26les 10 millions
19:27de mes compatriotes
19:28qui votent
19:29pour ce parti.
19:30Je ne peux pas
19:30les considérer.
19:31Presque 11.
19:32Presque 11.
19:33Presque 11.
19:33Je ne peux pas
19:34les considérer
19:35comme des citoyens
19:35de seconde zone.
19:36Je dois écouter
19:37aussi leur récrimination
19:39pour m'imprégner
19:42de ce qui fait
19:43ce vote.
19:44Et vous n'êtes pas le seul.
19:45Et vous n'êtes pas le seul.
19:46Et fort heureusement,
19:47je ne suis pas le seul.
19:48Si jamais je suis
19:48dans ma tour d'ivoire
19:50sans jamais voir personne
19:51et en mettant
19:53l'opprobre
19:54sur mes entre 10
19:55et 11 millions
19:56de compatriotes
19:57qui votent pour ce parti
19:57et qui réitèrent
19:59leur vote
19:59à à peu près
20:00tous les niveaux d'élection,
20:01alors je suis aveugle.
20:02Et politiquement,
20:03je suis un imbécile
20:04parce que naturellement,
20:06mes idées
20:06ne triompheront pas.
20:07Alors justement,
20:08Maud Coffler,
20:08vous posez une question
20:09sur ce sujet.
20:09Oui, sur l'arc républicain,
20:10mais juste une observation.
20:11En fait,
20:11ce qu'on vous reproche,
20:12c'est de faire de votre travail.
20:13Et ce que ça met en lumière,
20:14c'est la prédominance
20:15de l'ignorance
20:16et de l'individualisme.
20:17Donc c'est quand même
20:17assez inquiétant
20:18sur l'état aussi
20:19des journalistes contemporains.
20:21En fait,
20:21ce qu'on vous reproche
20:22aussi concrètement,
20:23c'est de réhabiliter
20:24le Rassemblement National
20:25comme étant un parti
20:26faisant partie
20:28intégralement
20:28de l'arc républicain.
20:30Jean-Yves Camus,
20:30c'est quoi l'arc républicain ?
20:32Alors,
20:33l'arc républicain,
20:34c'est une notion
20:35assez floue.
20:36Oui.
20:36Ça commence ou ?
20:37Ça finit ou ?
20:37C'est une notion
20:38assez floue.
20:39Alors,
20:39à l'époque où
20:40le cordon sanitaire
20:42était encore vivace,
20:45où le front républicain,
20:47c'était tous les partis
20:49qui s'engageaient
20:51à ne pas appeler
20:52à voter
20:54à ne pas s'allier
20:56avec le FN
20:59puis le RN.
21:01Quelle autre définition
21:03peut-on donner ?
21:04Ce sont les partis politiques
21:06légalement constitués
21:08qui participent
21:09au jeu électoral
21:10et qui reconnaissent
21:13les institutions françaises
21:16qui respectent
21:17l'état de droit
21:18et qui ne font pas partie
21:20des mouvements
21:22qui sont classés
21:23comme attentants
21:27aux institutions républicaines
21:28ou à la sécurité
21:29de l'état.
21:30Qu'est-ce que le fascisme ?
21:31Parce qu'on n'entend pas
21:32C'est autre chose,
21:33le fascisme.
21:33C'est pour ça.
21:34Mais je voudrais...
21:34Est-ce que vous pouvez nous dire
21:35qu'aujourd'hui,
21:36le fascisme en France,
21:37ça consonne une petite minorité
21:39d'individus
21:39dans les partis
21:40que vous représentez
21:41à l'Assemblée nationale ?
21:42Si le fascisme,
21:42c'est le fascisme
21:45tel qu'il a existé
21:46à partir de 1922
21:48en Italie,
21:51dans d'autres pays
21:53dans les années 30
21:54et les années 40,
21:57ça concerne
21:58un tout petit nombre
21:59d'individus
22:00classés à l'ultra-droite
22:02et suivis
22:03en tant que tels
22:05par les services
22:06de renseignement
22:07qui font
22:07très correctement
22:09leur travail.
22:11Des fascistes
22:12au Front National,
22:14j'en ai connu
22:15dans les années 90
22:17où un certain nombre
22:18d'anciens collaborateurs
22:20étaient encore vivants.
22:22J'ai conversé
22:23souvent,
22:24par exemple,
22:25avec Roland Gaucher
22:25qui avait été
22:26le responsable
22:27des jeunesses
22:29du parti
22:30de Marcel Déat
22:32et qui avait été
22:34auparavant
22:34d'ailleurs
22:35militant trotskiste.
22:36Marcel Déat,
22:36ancien militant socialiste.
22:38qui avait rompu
22:39dès 1934
22:40complètement
22:41avec la SAE.
22:43Et Doriot aussi
22:43avait rompu
22:44de manière très nette
22:45avec le communisme.
22:47Bon,
22:47pour en revenir
22:48effectivement
22:49à Roland Gaucher,
22:52il ne renie rien.
22:54Il ne renie rien.
22:55J'ai discuté
22:55avec d'autres gens
22:57qui avaient eu
22:57le même itinéraire,
22:58y compris des gens
22:59qui avaient combattu
23:00sur le Front de l'Est.
23:01Il ne renie absolument rien.
23:03Mais enfin,
23:04est-ce qu'on en est là ?
23:05Est-ce que la direction
23:06du Rassemblement National,
23:08à cette politique-là ?
23:10Évidemment, non.
23:11Ce qui reste quand même
23:13extrêmement compliqué,
23:16c'est que
23:19la presse découvre
23:21et elle a raison
23:22de faire ce travail
23:23qui n'est pas le mien,
23:24qu'un certain nombre
23:25de candidats
23:26adoubés par ce parti
23:31aux diverses élections françaises
23:33sur les réseaux sociaux
23:35ou ailleurs
23:38dérape quand même
23:38très copieusement.
23:40Jordan Mardella
23:40appelle cela
23:41les brebis galeuses.
23:42Mais enfin,
23:42on l'a encore vu
23:43aux élections municipales,
23:45c'est quand même
23:45un assez gros troupeau.
23:47Jean-Yves Camus,
23:48je suis obligé
23:49de marquer une petite pause
23:50avec vous.
23:51Je rappelle que
23:52vous êtes directeur
23:54d'Observatoire
23:55des radicalités politiques
23:56à la Fondation Jean-Jaurès
23:58et on discute sur le fait
23:59est-ce qu'aujourd'hui
24:00dans l'arc républicain,
24:01est-ce que le RN
24:03est un parti fasciste
24:04et ceux qui considèrent
24:04que c'est un parti fasciste
24:06sont dans la raison ou pas.
24:07A tout de suite
24:07sur Sud Radio.
24:16Vous êtes sur Sud Radio,
24:18il est 13h36,
24:19en ce mercredi 15 avril.
24:20Je reçois Jean-Yves Camus,
24:22directeur de l'Observatoire
24:23des radicalités politiques
24:24à la Fondation Jean-Jaurès.
24:26Là-dessus, rien que déjà,
24:27vous n'êtes pas fâché
24:27avec la Fondation Jean-Jaurès.
24:29Je pense à Gilles Finkenstein.
24:31Si vous étiez ce que l'on dit,
24:33je pense qu'il y aurait
24:33des problèmes.
24:34Et vous êtes,
24:35allez, j'ai dit
24:35au cœur d'une tourmente.
24:36On vous soupçonne
24:37parce que vous êtes
24:37un expert du RN,
24:39parce que vous étudiez
24:40ce parti politique
24:41dans toute son histoire
24:42que vous avez connue.
24:44Autrefois,
24:44vous étiez jeune
24:45et vous l'avez vu évoluer.
24:46Et comme vous ne considérez pas,
24:48je résume très simplement,
24:49comme vous ne considérez pas
24:51que c'est un parti fasciste,
24:53eh bien,
24:54c'est que vous êtes,
24:54vous-même,
24:55vous êtes pro-RN.
24:57Attention,
24:57vous n'êtes pas encore fasciste,
24:58mais je sens sur le bout
24:59de certains commentateurs
25:00que vous en seriez
25:01presque coupable.
25:03On va donner la parole
25:04aux auditeurs.
25:05j'ai Simon
25:05qui nous appelle
25:07de Villeneuve-de-Larao.
25:08Bonjour, Simon.
25:09Oui, bonjour.
25:11Où se trouve
25:11Villeneuve-de-Larao, Simon ?
25:14Au sud de Perpignan,
25:15à quelques kilomètres.
25:16Ah, vous êtes dans le Roussillon ?
25:20C'est là-bas.
25:21En tout cas,
25:21en Catalogne.
25:23Simon,
25:24que vous inspire le débat
25:25que je suis en train
25:26de tenir
25:27avec Jean-Yves Camus ?
25:30Disons que le débat
25:31est affligeant,
25:32c'est le terme
25:33qui s'y adapte.
25:35De toute façon,
25:37dès qu'on veut
25:38essayer de diaboliser
25:40quelqu'un,
25:41en partie,
25:43on le traite
25:45comme fasciste,
25:46raciste,
25:47xénophobe,
25:48et tous les termes
25:50qui s'en suivent.
25:51Moi, je trouve
25:52ce système-là
25:53de toute façon
25:54illégal et inacceptable.
25:56Illégal,
25:57pour la bonne et simple raison,
25:58c'est que toute personne
25:59qui est victime
25:59de ce genre de déclaration
26:00sans éléments substantiels
26:02pour valider
26:05ce jugement
26:07devrait faire l'objet
26:08systématiquement
26:09d'une plainte
26:09de la part des partis politiques
26:11vis-à-vis d'autres partis politiques
26:12et d'hommes politiques
26:13et de femmes politiques
26:14pour bannir à jamais
26:16ce terme
26:17qui est de toute façon
26:18dévoyé
26:19et qui est
26:20un terme valise
26:22qui permet systématiquement
26:23de ne pas avoir
26:24d'arguments
26:25à opposer
26:26et pas de discussion
26:28en mettant
26:29de toute façon
26:30hors-jeu
26:31voilà
26:32là où les personnes
26:34qui sont visées
26:36par l'emploi
26:37de ce terme.
26:38Simon,
26:39là vous passez,
26:39vous passez,
26:40vous proposez
26:40qu'on passe à l'offensive
26:41Jean-Yves Camus.
26:42Là, Simon,
26:43il est clair.
26:43Moi, je ne suis pas
26:44sur cette ligne.
26:45Ah, vous entendez Simon,
26:47je n'arrive qu'à me dire
26:47que je ne suis pas sur cette ligne.
26:48Je suis contre la judiciarisation
26:50du débat politique.
26:52Même si ça passe
26:53certaines scènes
26:53avec la diffamation
26:55du débat politique.
26:55Il y a la diffamation,
26:56dénigrement ?
26:57Alors, la diffamation
27:00est régie
27:01par un droit spécifique
27:03et il appartient
27:03à la personne
27:04qui s'estime diffamée
27:06de porter plainte
27:08mais lorsqu'il s'agit
27:09de la catégorisation
27:10d'un parti politique,
27:12le débat
27:12doit exister.
27:13Moi, je ne connais pas
27:15un seul
27:16politiste
27:17français
27:18ou étranger
27:19qui accole
27:21au Rassemblement
27:22national
27:22l'étiquette
27:23de fasciste.
27:24Maintenant,
27:24si quelqu'un
27:25a envie de le faire
27:26et de soutenir
27:28sa thèse universitaire
27:29dans ce sens
27:29qu'il le fasse,
27:30le jury jugera.
27:30C'est vrai qu'en politiste
27:31absolu, compétent
27:32et reconnu comme tel,
27:33il n'y a pas
27:34l'utilisage du mot fasciste.
27:35Mais je considère
27:36que le débat
27:38ne doit pas être
27:39judiciarisé
27:40parce que cela
27:41réduit encore
27:42l'espace
27:43de la liberté
27:44d'expression
27:45et que celle-ci
27:47a tendance
27:48à se réduire.
27:49Moi, je suis effaré
27:49par l'augmentation
27:51des interdictions
27:52de toute nature
27:53dans notre pays.
27:55Interdiction d'événements,
27:56interdiction de manifestations,
27:59interdiction
28:00de mouvements politiques,
28:03interdiction
28:05d'écrire
28:06dans tel ou tel journal,
28:07en sorte d'ouca,
28:08ce qui fait qu'à un moment donné,
28:11on a accueilli
28:12votre parole
28:12et vos articles
28:13pendant 10, 20 ans
28:14et puis, subitement,
28:15vous ne savez pas trop pourquoi.
28:16Donc, il y a une police
28:16de la pensée.
28:17Parce que vous avez prononcé
28:18un mot de travers,
28:19on vous dit
28:19non, merci monsieur,
28:20on ne vous connaît plus.
28:21Donc, il y a une police
28:21de la pensée.
28:22Ça, c'est clair.
28:23On va l'appeler comme ça.
28:24L'expression
28:26avait été utilisée
28:27par Annie Crigel
28:28au début des années
28:2980.
28:30Ça n'est plus
28:32la même forme
28:33de police
28:35de la pensée
28:36qu'à l'époque
28:37où le Parti Communiste
28:38régnait sans partage
28:39sur la définition
28:41du camp du bien
28:42et du camp du mal.
28:43c'est quelque chose
28:45de beaucoup plus
28:46subreptice
28:47et qui a considérablement
28:49évolué
28:50depuis l'avènement
28:51des réseaux sociaux
28:52parce qu'il est
28:53beaucoup plus difficile
28:55juridiquement
28:55de contrôler
28:57ce qui est dit
28:59et qu'on sent bien
29:00tous qu'il y a
29:01des choses
29:02parfaitement inadmissibles
29:03dépassant largement
29:05l'acceptable
29:05qui circulent
29:06sur les RS
29:07mais qu'en même temps
29:08le principe de base
29:09c'est quand même
29:10que la discussion
29:11doit rester libre
29:13surtout pour nos amis américains
29:15qu'une conception
29:16très extensive
29:16de la liberté d'expression.
29:18Et bien nous
29:18la discussion reste libre
29:20plus que jamais
29:21sur Sud Radio
29:22où nous prenons le parlons vrai
29:24nous recevons Sophie
29:25qui nous appelle de Biarritz
29:26bonjour Sophie
29:27je ne vais pas vous demander
29:28où est Biarritz
29:28moi-même
29:31ce débat
29:32vous vous sentez
29:33concerné
29:34ou interpellé
29:35ou non
29:35par ces anathèmes
29:36qui sont jetés
29:37sur des gens
29:37qu'on considère
29:38extrême gauche
29:39à extrême droite
29:39fasciste
29:40strutskiste
29:40qu'est-ce que ça vous inspire ?
29:42Moi je suis un peu fatiguée
29:44si vous voulez
29:44d'une forme de radicalité
29:46qui a le droit
29:46de parler
29:48et de dire les choses
29:49en les banalisant
29:51vous avez servi
29:52à vos auditeurs
29:54comme sur un plateau
29:56le fait que M. Orsena
29:57ne soit pas content
29:58qu'on publie des livres
30:02qui ne lui conviennent pas
30:03avec un groupe
30:04qui ne lui plaît pas
30:05moi j'estime que chacun
30:07a le droit de lire ce qu'il veut
30:08il n'a qu'à choisir
30:09et M. Orsena aussi
30:11mais on a le droit
30:11de publier tout ce qu'on veut
30:12et là je pense
30:14que c'est une forme
30:14de radicalité
30:15qui est banalisée
30:16M. Orsena
30:17ne devrait pas dire ça
30:18il devrait dire je n'ai pas
30:19alors M. Orsena
30:20s'inquiète
30:20qu'on interdise
30:21la publication
30:21de certains livres
30:22il ne dénonce pas
30:23la publication
30:23de livres
30:24il dit
30:24il ne faudrait pas
30:25qu'un patron
30:26de groupe d'édition
30:27décide qu'il n'a pas
30:28envie de publier
30:29tel auteur
30:29parce que ça ne lui plaît pas
30:30c'est exactement ça
30:31qu'il a dit tout à l'heure
30:32oui mais je pense
30:33je pense qu'on peut
30:34on peut trouver
30:35tellement de livres
30:37qui conviennent
30:38à notre pensée politique
30:39dans tellement
30:40de maisons d'édition
30:41que bon
30:42si il n'est pas content
30:43ben écoutez
30:43il n'a qu'à pas
30:44il n'a qu'à pas
30:46il n'a qu'à pas
30:47il n'a qu'à pas
31:02c'est ça qui me choque
31:02un petit peu
31:03enfin bon
31:04oui il faudrait
31:05s'indigner à la fois
31:05de la gauche
31:06et de la droite
31:06Jean-Yves Camus
31:07je vous fais réagir
31:08sur l'actualité
31:08l'éviction d'Olivier Nora
31:10chez Grasset
31:12est-ce qu'on a
31:12un patron
31:13de la maison d'édition
31:14qui du coup
31:15fait
31:15je déplore effectivement
31:18vraiment
31:19beaucoup
31:20l'éviction
31:21d'Olivier Nora
31:22qui est un
31:23qui est un grand éditeur
31:24en même temps
31:24ne nous voilons pas
31:26la face
31:28quand vous l'oubliez
31:29chez un éditeur
31:30il est libre
31:31ou non
31:31d'accepter
31:33votre manuscrit
31:34et il est quand même
31:36assez rare
31:38que même
31:39des grandes hommes
31:41publient
31:42des ouvrages
31:43qui leur posent
31:44un problème
31:45majeur
31:46chacun va
31:48publier
31:49chez
31:49des gens
31:51qui
31:51dans un spectre large
31:53considèrent quand même
31:54que ce
31:55que vous écrivez
31:56il y a suffisamment
31:57de maisons d'édition
31:58en France
31:59pour que chaque comédien
32:00se soit présent
32:00est-ce qu'ils peuvent
32:01s'accepter
32:01non
32:02ce qui est en cause
32:04ici
32:04c'est la possibilité
32:05que le marché
32:07de l'édition
32:08se restreigne
32:09et que
32:10les livres
32:11sont vendants
32:12il faut le dire
32:13assez mal
32:13peut-être d'ailleurs
32:14parce qu'il y en a trop
32:17un groupe
32:18soit en position
32:20totalement dominante
32:22sur le marché
32:22de l'édition
32:23et asphyxie
32:25petit à petit
32:26les librairies
32:27indépendantes
32:27c'est déjà un peu fait
32:28et les éditeurs
32:30indépendants
32:30alors là par contre
32:31j'ai l'impression
32:31qu'il y a foison
32:33simplement
32:33ça n'est pas
32:34la même force de frappe
32:35qu'on veut publier
32:35ça n'est pas
32:36en termes de commercialisation
32:37en termes de mise en place
32:38comme on dit
32:39ça n'est pas du tout
32:40la même force de frappe
32:41après les auteurs
32:42qui se désolent
32:44et j'ai vu ce matin
32:44la réaction de Bernard-Henri Lévy
32:46qui a dit
32:46je suivrai
32:48Olivier Nora
32:49là où il ira
32:50et bien voilà
32:51les auteurs
32:51qui tiennent
32:53à l'amitié
32:53d'Olivier Nora
32:54et à sa compétence
32:55le suivront
32:56là où il ira
32:57et je ne doute pas
32:57qu'ils trouvent
32:58très rapidement
32:59quelqu'un
33:00qui apprécie
33:01ses capacités
33:01Vincent Bolloré
33:02abuse de son pouvoir
33:03en l'occurrence
33:04je pense que
33:05c'est une stratégie
33:06qui est à terme
33:08susceptible
33:09de se retourner
33:10contre lui
33:12comme peut se retourner
33:13contre lui
33:14la relative
33:15disparition
33:16de l'information
33:17dans les chaînes
33:18de télévision
33:19qu'il contrôle
33:20la disparition
33:21de l'information
33:22au profit
33:23d'un robinet
33:23à commentaires
33:24qui finit
33:26par lasser
33:27même les plus convaincus
33:28je reçois
33:29Olivier Nora
33:30qui est
33:32directeur
33:32de l'observatoire
33:33alors non
33:34Jean-Yves Camus
33:34Olivier Nora
33:35on reçoit
33:36le lapsus
33:39vous voyez
33:39mais d'ailleurs
33:40ma chère monde
33:41on pourrait peut-être
33:41recevoir Olivier Nora
33:43si il veut s'exprimer
33:44bien sûr
33:44l'antenne est ouverte
33:45donc je reçois
33:45Jean-Yves Camus
33:46alors lui aussi
33:48qui est au coeur
33:48d'un débat
33:49est-ce que
33:50Jean-Yves Camus
33:51est soupçonné
33:52d'être trop proche
33:53du RN
33:53parce qu'il en a
33:54tout simplement
33:54expliqué l'évolution
33:55ce qui m'est reproché
33:56dans cet article
33:57je voudrais citer
33:58sur deux points
33:58je voulais juste
33:59attend une seconde
34:00mes petits camarades
34:02expliquent que
34:02je me suis radicalisé
34:03deux fois
34:03une première fois
34:05après l'attentat
34:06contre Charlie Hebdo
34:07auquel je collabore
34:08depuis 26 ans
34:08si Charlie Hebdo
34:09hébergé un fasciste
34:10ça se saurait aussi
34:11mais
34:12alors qu'il aurait fallu
34:13que j'arrive
34:14comme je suis arrivé
34:1525 minutes
34:16après l'attentat
34:17et que je dise
34:19bon finalement
34:19il y a 12 personnes
34:20au tapis
34:20ça n'est qu'une péripétie
34:21ok
34:22deuxième radicalisation
34:24supposée
34:25après le 7 octobre
34:27il aurait fallu
34:28là aussi
34:28que je dise
34:29finalement
34:30ça n'est qu'une étape
34:31désagréable
34:31du conflit israélo-palestinien
34:34on va passer à autre chose
34:35et quoi encore ?
34:37On en discute
34:38juste après la petite pause
34:51je conclue
34:52je conclue
34:52je conclue mon entretien
34:53avec Jean-Yves Camus
34:56en lui demandant
34:57de revenir bientôt
34:58parce que vous avez publié
34:59un livre
34:59LFI
35:00Anatomie d'une perversion
35:02avec préface
35:03de Pierre-André Taguef
35:04ce livre a été lui aussi
35:05l'objet d'une discussion
35:07je vous invite
35:08Jean-Yves Camus
35:08à revenir prochainement
35:09et on discute
35:10très volontiers
35:11mais ce n'est pas mon livre
35:12il a été dirigé
35:13et préfacé
35:14par Pierre-André Taguef
35:15pour qui j'ai
35:16une très grande estime
35:17et bien voilà
35:18ça sera un sujet
35:18de conversation
35:19et nous pourrons prolonger
35:20cette réflexion
35:21avec les auditeurs
35:21de Sud Radio
35:22pour savoir
35:23s'il y a
35:25une possibilité
35:26de débattre en France
35:27sans tomber
35:27sous les anathèmes
35:28de la police
35:29de la pensée
35:30merci Jean-Yves Camus
35:30à très bientôt
35:32nous sommes avec
35:33nos auditeurs
35:33qui interviennent
35:35désormais
35:35de 13h45
35:37à 14h
35:38pour donner leur avis
35:39et participer
35:40au débat du jour
35:41sur tous les sujets
35:41qui leur semblent bons
35:43je suis en ligne
35:44avec Emmanuel
35:45qui nous appelle
35:46de Suren
35:47bonjour Emmanuel
35:47bonjour Périco
35:49merci de me donner
35:50la parole
35:51alors moi je voudrais
35:52dire un premier
35:54petit mot
35:54bien sûr
35:56ce qu'on voit
35:56se passer
35:57dans le Golfe
35:58et tout
35:58c'est assez terrifiant
35:59la montée
35:59du prix du carburant
36:00etc etc
36:01sur un plan
36:03purement
36:04géopolitique
36:05régional
36:07le démarrage
36:08des discussions
36:10entre le gouvernement
36:11libanais
36:11et le gouvernement
36:12israélien
36:13on a envie
36:14de dire
36:14enfin
36:15enfin
36:15et ça c'est la preuve
36:16que le Hezbollah
36:17est vraiment très affaibli
36:18et tant mieux
36:20donc il va se passer
36:21quand même
36:22quelque chose
36:22je pense que
36:23les Libanais
36:24sont en marche
36:26vers leur souveraineté
36:26ça c'est un point
36:27sinon pour le reste
36:28ce qui se passe
36:29dans le Golfe
36:30et la façon
36:31dont Donald Trump
36:32agit
36:32c'est la preuve
36:33simplement
36:34que
36:34les Etats-Unis
36:36sont indépendants
36:37des problèmes
36:38d'approvisionnement
36:38pétrolier
36:39ils ont tout
36:39ce qu'il leur faut
36:40nous
36:41on a décidé
36:42il y a 40 ans
36:43qu'on ne ferait jamais
36:44de forage pétrolier
36:46en France
36:46que la fracturation
36:47hydraulique
36:47était interdite
36:48c'était du temps
36:49de M. Sarkozy
36:50mais c'est pas ça
36:51par ailleurs
36:52depuis 40 ans
36:53on a
36:54vraiment
36:55fait vivre
36:57dans la misère
36:58l'industrie
36:59d'armement
37:00française
37:00et
37:01l'armée française
37:02du coup
37:03on a redémarré
37:04depuis 2 ans
37:04mais
37:04on vient de tellement loin
37:06qu'on est complètement
37:07incapable
37:07de peser sérieusement
37:09dans une employenne
37:10militaire régionale
37:12bien sûr
37:13et les Européens
37:14qui nous entourent
37:15encore plus
37:15donc
37:17bref
37:18ce qu'on voit
37:19c'est
37:19le triomphe
37:21de la puissance
37:22américaine
37:22même si
37:23le comportement
37:25de Donald Trump
37:26a quelque chose
37:27d'apparemment
37:28erratique
37:28on peut toujours
37:30vitupérer
37:31mais de toute façon
37:31on n'y peut strictement rien
37:32il fait ce qu'il veut
37:34mais Emmanuel
37:34vous avez totalement raison
37:35alors pour les accords
37:37les négociations
37:38qui sont en train
37:38on recherche un accord
37:40entre la France
37:40entre l'Iban et Israël
37:42pardon
37:42je rappelle que le gouvernement
37:43libanais n'a toujours pas
37:44reconnu l'état d'Israël
37:45pour autant
37:46il discute à Washington
37:47et que si les négociations
37:49à Islamabad
37:50ont échoué
37:50entre les Etats-Unis
37:51et l'Iran
37:52elles sont peut-être
37:53en train d'aboutir
37:54entre les autorités
37:55libanaises
37:56et israéliennes
37:56et bien sûr
37:57comme vous
37:57on s'en réjouit
37:58bien entendu
37:58et nous constatons
37:59et vous avez parfaitement raison
38:01de considérer
38:02qu'aujourd'hui
38:03la prédominance américaine
38:04est totale
38:06la force militaire
38:08fait que cette puissance
38:09fait ce qu'elle veut
38:09et le président des Etats-Unis
38:10a la main libre
38:12et peut agir
38:13à sa guise
38:14on le voit
38:14de bonne ou de mauvaise façon
38:16et vous soulevez
38:17un problème essentiel
38:19comment est-ce qu'on a pu
38:20en arriver là
38:21ça fait longtemps
38:21qu'on a alerté
38:22sur le fait
38:22qu'il fallait que l'Europe
38:23même au sein de l'OTAN
38:24puisse s'émanciper
38:25et là effectivement
38:26nous constatons
38:27que nous sommes dépossédés
38:28on avait tout à l'heure
38:28le colonel père de Young
38:29l'Europe et la France
38:30sont dépossédés
38:31de leurs moyens
38:32alors qu'ils sont dans l'OTAN
38:33et M. Trump a
38:34j'allais dire
38:34la voie libre
38:35pour faire ce qu'il veut
38:37Emmanuel
38:37merci pour ce témoignage
38:39je reçois Eric
38:40qui nous appelle
38:41de Perpignan
38:42aujourd'hui il y a
38:43beaucoup de Catalans
38:43à l'antenne
38:44bonjour Eric
38:44que vous inspire
38:46le dossier
38:46sur la pédocriminalité
38:48dans le périscolaire
38:52Eric vous m'entendez ?
38:54oui je pense
38:55que vous vous trompez
38:56c'est Marc à l'appareil
38:57ah on m'a mis
38:58Eric de Perpignan
38:59donc vous êtes Marc
39:01non mais il n'y a pas de soucis
39:02il y a peut-être
39:02un Eric de Perpignan
39:03qui arrive après
39:03d'où nous appelez-vous Marc ?
39:05oui à côté de Perpignan aussi
39:07ah ben jeudi
39:08c'est la journée des Catalans
39:10quel est le sujet
39:11que vous avez envie
39:12de vous exprimer Marc ?
39:13celui que vous avez indiqué
39:14celui de problème
39:15de pédophilie
39:16dans la ville de Paris
39:18entre autres
39:19je pense que
39:21une des informations
39:22qui a été donnée
39:23n'est pas forcément
39:24la bonne
39:26concernant
39:26le problème
39:27de diplôme
39:29des animateurs
39:31qui interviennent
39:32dans le périscolaire
39:33voilà
39:34dans le périscolaire
39:35je pense que
39:36c'est pas un problème
39:37de diplôme
39:38c'est vrai que
39:38plus on est diplômé
39:39plus on est formé
39:40et plus on est
39:42attentif
39:43aux différents problèmes
39:44qui se posent
39:46mais je pense que
39:47c'est
39:49les personnes
39:50qui ont recruté
39:51qui n'ont pas fait
39:51leur boulot
39:52comme d'habitude
39:53on s'attache
39:53aux conséquences
39:55et jamais aux causes
39:56et une des causes
39:57c'est le travail
39:58de vérification
39:59de personnes recrutées
40:01sans que ce soit
40:02un contrôle
40:02mais on s'occupe
40:04on ne s'occupe jamais
40:05des personnes
40:06qui ont été recrutées
40:06bien sûr
40:07et il n'y a pas eu
40:09de travail à ce niveau là
40:10Marc
40:12le problème
40:14le problème
40:14se situe sur Paris
40:15est-ce que vous-même
40:16dans votre région
40:17vous avez été confronté
40:18vous avez entendu parler
40:19de problèmes
40:19de pédocriminalité
40:20dans le périscolaire
40:22parce que c'est toujours
40:22focalisé sur Paris
40:23bien sûr
40:24que c'est dans les grandes villes
40:25est-ce que vous
40:25vous avez entendu parler
40:26de quelque chose
40:26dans votre territoire
40:29alors personnellement non
40:30par contre
40:31je suis persuadé
40:32que ce n'est pas
40:33concentré sur la ville
40:34de Paris
40:35uniquement
40:36c'est clair
40:37c'est clair
40:38vous pensez
40:39qu'il y a des mesures
40:40à prendre
40:41l'avocate
40:42que j'avais
40:42à l'antenne
40:43tout à l'heure
40:44disait
40:44il faut un diplôme
40:46d'état
40:46pour les intervenants
40:48dans le périscolaire
40:49aujourd'hui
40:50la porte est ouverte
40:51il y a juste
40:51un petit examen
40:52de passage
40:52est-ce que vous pensez
40:53qu'il faut rigoriser
40:54préciser
40:55la compétence
40:56de ceux
40:56à qui on confie
40:57nos enfants
40:57dans le périscolaire
40:58et que finalement
40:58tout ça n'est pas
40:59assez rigoureux
41:00pas assez exigeant
41:01c'est lié
41:02c'est lié aussi
41:07aux rémunérations
41:08des professionnels
41:09qui sont engagés
41:11c'est-à-dire
41:11que si
41:12on le paye davantage
41:14qu'un animateur
41:15BAFA
41:15et puis
41:16jeter l'opprobre
41:17sur un animateur
41:17BAFA
41:18il y a des animateurs
41:19BAFA
41:19qui font un travail
41:20exceptionnel
41:21donc c'est quand même
41:22un peu inconséquent
41:24je trouve
41:24de dire
41:26qu'il faut
41:27écarter les BAFA
41:29les BAFA
41:29c'est une première démarche
41:32vers une professionnalisation
41:34d'animateurs
41:36professionnels
41:37donc on ne peut pas
41:38c'est important
41:40de donner la chance
41:41aux animateurs
41:43BAFA
41:43Merci Marc
41:45pour votre témoignage
41:47on a compris
41:48effectivement
41:48c'est un sujet
41:49sur lequel on reviendra
41:50sur Sud Radio
41:50bien entendu
41:51voilà
41:51la journée est terminée
41:53je vous rappelle
41:53qu'il y a le printemps
41:54de la planète
41:55et que sur le site
41:56de Sud Radio
41:56vous pouvez suivre
41:57ce colloque
41:58où on parle évidemment
41:59d'avenir et d'environnement
42:00et je vous laisse
42:00aujourd'hui
42:01en compagnie rassurante
42:03de Brigitte Lay
42:03à tout de suite
42:04et à demain
42:04sur Sud Radio
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