Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Georges Fenech, Ancien magistrat, auteur de "Ne dites pas à ma mère que je suis chroniqueur sur CNews… Elle me croit toujours juge à Hazebrouck" aux éditions Fayard

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

##LE_FACE_A_FACE-2026-03-19##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:08Et qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio en ce jeudi 19 mars 2026, il est 13h04,
00:14et je reçois une personnalité française que beaucoup d'entre vous connaissent,
00:20qui est devenue un polémiste après avoir eu d'autres fonctions dans sa vie.
00:25Bienvenue sur Sud Radio, Georges Fenech, je cite votre nom.
00:28Alors je rappelle votre glorieux parcours, vous avez d'abord été magistrat, d'abord au parquet de Vienne, puis à
00:35Pointe-à-Pitre, voilà.
00:36Ensuite vous êtes passé au juge d'instruction, à Lyon, puis vous avez été procureur adjoint au tribunal de Bourg
00:43-en-Bresse,
00:44et puis substitut général à la cour d'appel de Lyon.
00:48Donc vous avez un parcours de magistrat parfait, vous ne vous fréquentez pas avec le siège, vous faites parquet d
00:52'instruction,
00:52voilà, vous n'avez pas un jugeur votre âme et conscience, mais vous avez exercé des fonctions,
00:58et l'instruction c'est le siège, bien sûr, voilà, même avec cette capacité quand même d'envoyer les gens
01:03en prison.
01:04Pas tant que ça, pas tant que ça.
01:05Et vous avez, bon, pour juste préciter, vous avez donc décidé d'un non-lieu dans l'affaire du juge.
01:12Ce n'est pas une décision, ça s'imposait à moi.
01:14Ça s'imposait à vous, voilà, je me souviens.
01:16Après ce parcours de magistrat...
01:17Le juge, il faut le dire, François Renaud, premier juge d'instruction lyonnais,
01:21premier magistrat en France assassiné sous les balles de tueurs.
01:24Bien sûr.
01:25Très, très, très, très probablement, mais j'ai pu le prouver, par le milieu, comme on dit.
01:31Vous savez, le fameux gang des lyonnais, et c'est un échec cuisant pour la justice.
01:36Même teneur que le juge Michel à Marseille, ou non ?
01:38Le juge Michel, c'était les trafics de drogue.
01:41On a identifié les auteurs tueurs à moto.
01:44Le juge lui-même était sur une moto à Marseille.
01:46Mais le juge Renaud, malheureusement, on ne pourra jamais lui rendre justice.
01:50Comme quoi un juge d'instruction prend des risques dans la vie ?
01:53Oui, c'est une fonction exposée.
01:55Effectivement, très difficile, sur laquelle j'ai une réflexion, aujourd'hui, très personnelle.
02:00Et en Italie, le juge Falcone en particulier, lui aussi a payé de sa vie, le courage et la détermination.
02:05Et d'autres aussi qui ont été assassinés par la mafia.
02:08Alors, vous n'avez pas que cette étiquette de magistrat.
02:10D'abord, et on va en parler, vous avez eu l'enfance, vous êtes un déraciné.
02:15Vous êtes un jeune enfant de la Tunisie, de la belle époque, à Sousse.
02:22La ville des présidents.
02:23Absolument, Sousse, ville des présidents.
02:26Mon amie écrivaine, l'épouse de Bernard Murat, qui était écrivain aussi, et des Sousse.
02:34Et on sent que, je peux parler de diaspora tunisienne, il y avait aussi la Boule Rouge, qui est un
02:41restaurant.
02:42Qui a fermé.
02:43Qui a fermé.
02:43Je ne sais plus où aller manger un couscous tunisien.
02:45Mais je me sens bien d'accord.
02:47Le déracinement de la diaspora tunisienne est aussi douloureux, bien sûr.
02:51Il y a celui d'Algérie.
02:52Il y a aussi des Marocains qui regrettent.
02:54Mais les Tunisiens, que ce soit Philippe Séguin ou Bertrand Delanoé,
02:58vous disent que ça a été un déchirement terrible, parce que c'était un coin de paradis.
03:02Il n'y a pas eu de guerre civile.
03:03Je ne dirais pas, j'ai bien connu, bien sûr, Philippe Séguin.
03:06Nous sommes allés en Tunisie ensemble, d'ailleurs.
03:09Ça a été, si vous voulez, ça a été un arrachement à notre terre natale.
03:16Nous avons tout laissé.
03:17Moi, je suis parti, mon père est venu me chercher à l'école.
03:20J'avais 8 ans.
03:22Vous racontez la scène, il vous prend par la main, vous allez sur la Bastaga.
03:26Il me dit d'abord, embrasse la maîtresse.
03:27Oui.
03:27Donc tu lui dis adieu.
03:28Le taxi, Sousse, Tunis, la Goulette, le bateau, Marseille.
03:33Et vous êtes sur le Bastaga, j'ai vous regardé la Tunisie qui disparaît.
03:35Oui, parce que j'ai eu conscience, malgré mon très jeune âge,
03:38qu'il se passait quelque chose de très important.
03:39J'ai voulu fixer dans ma mémoire, pour le reste de ma vie,
03:42ce moment où j'ai cru que c'était le port qui s'éloignait.
03:45Vous savez, quand vous êtes sur un gros paquebot, vous ne vous rendez pas compte.
03:48Et en fait, c'est comme quand vous croisez deux trains à l'arrêt.
03:50Vous savez, vous croyez que c'est vous qui bougez.
03:52Et là, j'ai dit, tiens, il y a le port qui se retire.
03:55J'étais très jeune, et en fait, nous quittions la Goulette.
03:58Et nous sommes arrivés à Marseille, en février 1963, l'hiver le plus froid du siècle.
04:04Oui, on oublie.
04:05Moi qui n'avais jamais vu la neige, je ne connaissais pas le froid piquant.
04:0856 et 63, les deux hivers les plus froids du siècle du 27 siècle.
04:12Et donc, on est arrivé avec deux valises, quoi.
04:13Mes parents qui étaient des oléiculteurs,
04:15agriculteurs qui avaient de belles exploitations d'huile d'olive, notamment.
04:20Et bien, on s'est retrouvés sans rien.
04:22Il a fallu...
04:23On a laissé derrière nous, il faut bien s'imaginer ça,
04:26nos tombes, nos ancêtres,
04:31nos membres de la famille, des amis,
04:34les écoles, enfin, les maisons.
04:36Tout derrière nous, du jour au lendemain, en quelques heures.
04:39Vous voyez, on parle souvent, toujours, pratiquement de l'Algérie.
04:42Mais au Maroc et en Tunisie, vous avez eu des morts.
04:45D'abord, il y a eu des combats, il ne faut pas l'oublier.
04:48Et puis, il y a eu ce déracinement
04:50et cette difficulté aussi que nous avons eue à nous réinstaller.
04:53Parce que quand même, à l'époque, vous savez,
04:55on disait les pieds noirs, on ne nous aimait pas trop.
04:58On arrivait avec notre culture, notre accent.
05:00Bien sûr.
05:01Donc, ça a été difficile.
05:03Et puis, on s'est reconstruit.
05:05Et puis, on s'est reconstruit.
05:06Vous avez fait un beau parcours d'enfant de la République,
05:09par la méritocratie.
05:11C'est l'école qui m'a sauvé.
05:12Et l'éducation de mes parents.
05:14À l'époque où l'école Georges Venec était un tremplin
05:17et permettait par la méritocratie
05:19de gravir les échelons de la société
05:21par le courage.
05:23Une école qui, aujourd'hui, n'est plus ce qu'elle était autrefois.
05:25On va en parler, évidemment.
05:27Bien sûr.
05:28Origine des Venecs, d'où viennent-ils ?
05:30De l'île de Malte.
05:31De l'île de Valter.
05:32Eh oui, de l'île de Malte.
05:34Ça s'est perdu.
05:36Ils ont fait le souche pendant les croisades.
05:38Et il y a toute une histoire familiale.
05:40On est remonté jusqu'au 15e siècle.
05:42Et j'y suis retourné il y a deux mois,
05:44le lendemain de mon mariage,
05:46parce que je me suis marié le 31 janvier.
05:48Et nous sommes partis avec mon épouse à Lavalette,
05:50sur la trace des chevaliers de Malte.
05:53N'est-ce pas ?
05:53Que de symboles.
05:54Que de symboles.
05:55C'était magnifique.
05:56Et donc, notre famille a quitté Malte
05:58à la fin du 19e.
06:00Deuxième moitié du 19e.
06:02Et s'est installé en Tunisie.
06:03Donc, mon grand-père y est né.
06:04Mon père et moi-même.
06:06Voilà.
06:06Donc, l'arrivée du nouveau régime
06:08avec le combattant suprême,
06:10le président Bourguiba,
06:11qui était pourtant un homme estimable.
06:13Mais c'était un visionnaire.
06:14Un visionnaire.
06:15Il avait compris une chose.
06:17C'est qu'un pays ne peut pas se construire
06:19avec la moitié de sa population.
06:21Et qu'il fallait donner l'égalité aux femmes.
06:24Les femmes voilées, ça n'existait pas.
06:25Sous Bourguiba, pratiquement pas.
06:27C'est une leçon.
06:28Et qui a été d'ailleurs une tradition bourguibienne
06:31qui a été ensuite appliquée par notamment Ben Ali.
06:37Oui, au début du mandat de Ben Ali.
06:39Non, mais même pendant tout le mandat de Ben Ali,
06:41les femmes avaient le droit de citer.
06:43Il n'y avait pas de soumission islamiste
06:46ou quoi que ce soit.
06:48Aujourd'hui, malheureusement, c'est différent.
06:49La laïcité est une réalité
06:50d'un certain pays musulman,
06:52à commencer par Ataturk en Turquie,
06:53qui l'avait imposé.
06:54Et donc, on a eu quelques instants de gloire
06:56de ce côté-là.
06:57Et donc, d'où la régression de l'homme.
06:58On peut même citer,
07:00comment il s'appelait,
07:02le président égyptien.
07:03Anwar El Sadat ?
07:04Non, Nasser.
07:05Et Nasser, bien sûr.
07:06Et Nasser, n'est-ce pas ?
07:07Qui disait,
07:08mais moi, je n'obligerai jamais ma fille
07:09à porter un voile.
07:10Bien sûr, Nasser.
07:11Et les Iraniens, Mossadegh,
07:13et le Shah lui-même,
07:14n'avait pas de voile chez moi.
07:16Ça mériterait un débat,
07:17peut-être qu'on en reparlera.
07:19Donc, départ de la Tunisie,
07:20carrière de magistrat,
07:21dans la région lyonnaise.
07:23Vous êtes un Lyonnais,
07:25un Lyonnais d'enracinement et de cœur,
07:28qui est un hitter qui met cher
07:29pour la Bresse et pour les bouchons,
07:32bien entendu.
07:33Et un jour, vous considérez que,
07:36au terme de cette mission de magistrat,
07:38qui pour vous, on sent que la magistrature
07:40est une mission républicaine et citoyenne,
07:42dans laquelle vous externez,
07:43c'est un métier judiciaire,
07:44mais vous appliquez vos valeurs,
07:45vous dites,
07:46je dois passer,
07:46je dois passer le rubicon,
07:48et passer à l'engagement,
07:49qu'on dit l'engagement public,
07:50l'engagement politique.
07:51Et vous vous présentez,
07:53à la candidature,
07:54aux législatives,
07:56à Givor, justement.
07:57Et là, surprise,
07:59les hauts bros locaux de l'UMP
08:02considèrent que Fenech,
08:03il n'a rien à foutre ici,
08:05et qu'il aille se présenter ailleurs.
08:07Et l'affaire remonte jusqu'à Dominique Desvillepins,
08:09qui en parle au président de la République,
08:10Jacques Chirac,
08:11qui dit,
08:12mais ces gens-là nous emmerdent,
08:13on investit Georges Fenech,
08:15et vous devenez le candidat officiel
08:16de l'UMP,
08:17et vous emportez l'élection
08:19dans une circonscription de gauche.
08:21Racontez-moi,
08:22parce que pour un proc
08:23ou un juge d'instruction,
08:24ce n'est pas évident
08:24de passer à la députation
08:26de l'ancien RPR du Parti Gaulliste.
08:29Oui, c'est vrai,
08:30je suis rentré en politique
08:31par effraction.
08:33On ne voulait pas d'un juge en politique,
08:34mais qu'est-ce qu'il vient faire ?
08:35En plus, il a un bon poste,
08:37il est magistrat,
08:38vous savez,
08:39c'est des chasses gardées.
08:40Il y aura quelques cas après,
08:42Marceau,
08:42enfin, vous les connaissez.
08:43On n'est pas nombreux.
08:44Pas nombreux.
08:44Jean-Luc Debré, oui.
08:45On n'est pas nombreux.
08:47Et donc,
08:48je décide pourquoi ?
08:49Je décide de franchir
08:50l'Orobicon,
08:50comme vous dites.
08:51Parce que j'ai tout tenté
08:53de l'intérieur de la magistrature,
08:55notamment en président
08:56un syndicat
08:57qui s'est inscrit
08:59contre cette idéologie
09:00pernicieuse
09:01du syndicat d'administrature,
09:02qui s'est emparé
09:04de l'institution
09:04après l'arrivée au pouvoir
09:06de François Bitterrand
09:07et Robert Badinter.
09:08On viendra sur les murs des comptes
09:09tout à l'heure
09:10parce que vous en dites
09:10des choses très courageuses.
09:12Alors,
09:13si vous voulez,
09:13j'ai tout tenté
09:15et j'ai pris des coups
09:16très durs,
09:17je raconte d'ailleurs,
09:18même les poursuites
09:19dont j'ai fait l'objet
09:19à la demande de Mme Guigou
09:20à l'époque
09:23et je n'y arrivais pas.
09:24Je me suis dit
09:25mais comment faire
09:25pour faire bouger
09:26cette institution
09:27sinon d'avoir
09:28cette légitimité
09:29du suffrage universel
09:30et de pouvoir porter
09:32la parole plus haut.
09:33C'est ce que j'ai fait.
09:34Voilà.
09:35Alors, effectivement,
09:36je suis rentré en politique
09:38un peu par effraction
09:39parce qu'on n'en voulait pas,
09:40parce que c'était déjà...
09:42Tout était écrit
09:43pour quelqu'un d'autre
09:43dans cette circonscription.
09:45Et puis,
09:46j'ai fait ma campagne
09:47et puis j'ai eu l'investiture
09:48de Jacques Chirac
09:49lui-même
09:50et à la demande
09:51de M. De Villepin
09:51à l'époque,
09:52c'est vrai.
09:53Et puis,
09:53je l'ai emporté
09:54dans une terre de mission
09:54comme on dit.
09:55Parce que c'est communiste
09:56depuis 65 ans,
09:57j'y vois.
09:58Campagne de terrain,
09:58du coup ?
09:59Une campagne,
09:59vous ne pouvez pas imaginer.
10:00J'avais mon camping-car,
10:03je sillonnais
10:04toutes ces 42 communes
10:05de Condrieux,
10:07Soussillon,
10:07Jaret,
10:08et puis c'était
10:08une belle région.
10:10Condrieux,
10:10ça veut dire quelque chose.
10:11Avec comment ?
10:12La Vallée du Roi,
10:14la Côte-Rotie,
10:15et du Vionnier.
10:16Et du Vionnier,
10:17la Côte-Rotie,
10:18de Marseille de Guiguin,
10:19c'est une très belle région.
10:20Patrimoine.
10:21Voilà.
10:21Et voilà,
10:22j'ai été élu en 2002,
10:23je me suis retrouvé
10:24donc à la Commission des lois
10:25et j'ai enfin pu
10:27travailler ces textes
10:28pour les réformes
10:29de la justice
10:30avec Nicolas Sarkozy,
10:31notamment avec
10:32Dominique Perbel,
10:33bien sûr.
10:34Et donc,
10:35j'ai pu,
10:36peut-être à mon modeste niveau,
10:37faire un peu avancer
10:38les choses,
10:39mais on n'a pas été
10:41jusqu'au bout des réformes.
10:42Moi, je suis de ceux
10:43qui disent
10:43que la droite
10:44a été élue
10:45pour faire un programme
10:46que malheureusement,
10:47elle n'a pas pu
10:48accomplir pleinement.
10:49Sujet tout à fait d'actualité.
10:51Je reçois
10:52Georges Fenech,
10:53auteur,
10:54et non,
10:54il a emprunté son trite
10:55à Séguéla.
10:56D'ailleurs,
10:56je vais vous demander
10:56un décryptage
10:57de ce titre extraordinaire.
10:58Ne dites pas à ma mère
10:59que je suis chroniqueur
11:00sur CNews,
11:01elle me croit toujours
11:01juge à Asbrook.
11:02Surtout qu'il n'a jamais
11:03été juge à Asbrook.
11:04Enfin,
11:04c'est une forme Asbrook
11:06qui est toujours
11:06prise en référence
11:07comme une situation
11:08assez originale
11:09chez Fayard.
11:10Vous restez avec nous,
11:11vous nous appelez
11:11au 0826 300 300.
11:14Alors,
11:14je vous dis tout de suite,
11:15Georges Fenech répondra
11:15toutes vos questions,
11:16même si c'est une recette
11:18de couscous,
11:18il vous la donnera.
11:20Non,
11:20mais plus sérieusement,
11:21c'est un homme
11:22qui a connu
11:22des situations différentes,
11:23qui connaît bien
11:24le monde politique français,
11:25qui connaît bien,
11:26j'allais dire,
11:26les travers de cet univers
11:28et on pourra discuter
11:29à bâton rompu
11:30des questions.
11:31Bon,
11:31CNews,
11:32c'est une radio.
11:33On va discuter d'ailleurs
11:34qu'est-ce que c'est CNews
11:35et si vous avez,
11:36bon,
11:36une opinion à donner
11:37sur la vie politique
11:38française actuelle,
11:39sur la justice,
11:40sur la presse,
11:40sur les médias,
11:41est-ce qu'on est vraiment
11:42libre de tout dire
11:43aujourd'hui ?
11:44Est-ce qu'on peut penser
11:45librement sans contrainte
11:46ou est-ce qu'il y a
11:47une police de la pensée ?
11:48Comme le dit
11:49Yvan Riaufol
11:49qui est un copain
11:50de Georges,
11:51eh bien,
11:51vous nous appelez
11:52au 0826 300 300.
11:54Emmanuel Galassot
11:55nous transmettra
11:55votre appel.
11:56A tout de suite.
12:05Vous êtes bien
12:05sur Sud Radio,
12:06il est 13h19,
12:07je reçois
12:08Georges Fenech
12:09qui a été magistrat
12:10député
12:10et aujourd'hui
12:11qui est,
12:12qu'est-ce qu'on peut dire,
12:13polémiste,
12:14libre-penseur
12:15sur CNews.
12:16Le titre c'est
12:16« Ne dites pas à ma mère
12:17que je suis chroniqueur
12:18sur CNews,
12:19elle me croit toujours
12:20»
12:20Vous avez plagié
12:22amicalement ce titre
12:24à celui de Jacques Séguéla
12:26« Ne dites pas à ma mère
12:27que je suis dans la publicité,
12:28elle me croit pianiste
12:29dans un bordel ».
12:30Bon, CNews n'est pas un bordel,
12:32on est d'accord,
12:32donc vous n'êtes pas pianiste.
12:34Pourquoi cette forme de métaphore
12:36par rapport à...
12:37Oui, mais écoutez,
12:38c'est un titre qui m'est venu
12:40en cinq clins d'œil.
12:42J'ai effectivement plagié
12:43notre ami exceptionnel publicitaire,
12:48homme vraiment
12:50de toutes les qualités
12:52visionnaires
12:52qu'est Jacques Séguéla.
12:53Je l'ai appelé,
12:54bien sûr,
12:55pour le prévenir
12:56de ce plagiat
13:01sans retenue.
13:02Il en a été flatté,
13:03je suis sûr.
13:04Il m'a dit
13:05« Georges,
13:06ce titre t'appartient ».
13:08Voilà,
13:09donc c'est dire
13:10« Ah oui,
13:10il faut raser les murs
13:11aujourd'hui pour... »
13:13Voilà,
13:13quand on est sur CNews,
13:14on saurait
13:15cette chaîne
13:15d'extrême droite,
13:17cette chaîne
13:17où le débat
13:19n'est pas possible,
13:20où le pluralisme
13:21n'existe pas,
13:22où on impose
13:23un discours,
13:24etc.
13:25Oui,
13:25c'est ce qu'on peut entendre
13:26dans certaines bouches
13:27et en réalité,
13:28c'est tout le contraire.
13:29Et vous savez très bien,
13:30vous connaissez très bien
13:31la chaîne.
13:32Je veux dire,
13:32j'ai voulu dire
13:33par cette formule
13:34empruntée à Séguéla
13:36que moi,
13:37je ne rase pas les murs,
13:39que CNews,
13:40j'ai vécu
13:40cette épopée
13:41depuis maintenant 2017,
13:43ça fait huit ans
13:44que j'y suis.
13:45C'était le passage
13:46entre E-Télé
13:47avec tous les remous
13:48qu'il y avait eu à l'époque
13:48et CNews,
13:50et on partait,
13:51on était quoi,
13:52à 0.6,
13:53et aujourd'hui,
13:54on peut dire
13:54qu'on est la première
13:55chaîne d'info,
13:56même si en ce moment,
13:56il y a un petit faux plat,
13:58mais c'est une épopée
13:59dans un paysage audiovisuel
14:02où il y avait
14:03un monopole du récit,
14:04et tout d'un coup,
14:05il y a un éléphant
14:06qui arrive dans un jeu de quilles
14:08ou dans un magasin
14:09et qui s'empare
14:12de cette liberté nouvelle
14:14pour dire
14:15qu'il y a aussi
14:16d'autres discours,
14:17d'autres récits
14:19que le récit dominant
14:20qu'on nous impose,
14:21finalement.
14:22Voilà.
14:22Et ça a perturbé
14:25l'establishment médiatique,
14:27comme on peut dire.
14:29Et donc,
14:29aujourd'hui,
14:29on entend quoi ?
14:30On l'entend.
14:31Une présidente du service,
14:32moi je vous parle cash,
14:34Delphine Ernotte,
14:35qui dit qu'on est
14:36d'extrême droite,
14:37on envoie
14:38des commissions d'enquête
14:39parlementaires
14:40qui sont des tribunaux
14:41inquisitoriaux
14:41des soviets de suprême,
14:43épouvantables,
14:43contre nous.
14:44On voit bien l'Arcom
14:45qui nous a dans le viseur.
14:47Oui, mais qui a démenti.
14:48Là, l'Arcom a démenti.
14:49Il n'y avait pas d'entorse
14:50à la pluralité
14:51sur CNews.
14:52Oui, l'Arcom a démenti.
14:53Ils ont été très contrariés,
14:54d'ailleurs, en face.
14:55Mais l'Arcom nous semblait de près.
14:58Les amendes tombent
14:59avec grande facilité.
15:01On l'a retiré
15:02à C8,
15:03qui est du même groupe.
15:04La fréquence,
15:05qui pour moi
15:06est un scandale,
15:07répétablement en termes
15:08de liberté d'expression
15:09et liberté tout court.
15:12Et donc,
15:13on est aussi
15:14dans le collimateur,
15:15j'ose le dire,
15:16de certaines décisions
15:17du Conseil d'État.
15:18Donc, on voit bien
15:20qu'il y a une volonté
15:21de faire taire
15:22une voix dissonante.
15:23Et moi,
15:24c'est peut-être
15:25pas mon dernier combat.
15:26Mais après avoir combattu
15:28un certain nombre,
15:29mené un certain nombre
15:30de combats,
15:31comme celui contre les sectes
15:32ou le terrorisme,
15:33etc.,
15:33je trouve que c'est
15:35vraiment le combat
15:35le plus important
15:36qu'il soit,
15:37cette liberté d'informer,
15:38cette liberté d'expression
15:40que je trouve ici
15:41à CNews,
15:42cet espace de liberté.
15:44Souffrez,
15:44cher Georges Fenech,
15:45que je vous interpelle
15:46en disant que vous n'avez
15:47pas le monopole du cœur,
15:48vous n'avez pas le monopole
15:49de la radio libre,
15:50Sud Radio,
15:51les pleinements,
15:52notre thème,
15:52c'est le parlons vrai.
15:53Peut-être avons nous-mêmes
15:54une petite antériorité.
15:56Je n'y étais pas à l'époque.
15:56Voyez, moi,
15:57je suis passé par CNews,
15:58je suis passé par BFM TV,
15:59je suis passé par RMC,
16:01LCI,
16:01donc je connais
16:02tous ces médias.
16:04Et c'est vrai que Sud Radio
16:05a, sur cette même éthique
16:07et sur cette même préoccupation
16:09de la liberté d'expression,
16:10parce qu'on en est là,
16:11on en est à la liberté d'expression,
16:13chacun peut venir s'exprimer,
16:14nous recevons tout le monde
16:15et nous sommes ravis
16:16d'entendre,
16:16nous sommes ravis d'entendre
16:18des opinions divergentes.
16:20Nous sommes voltairiens,
16:21nous ne sommes pas toujours
16:21d'accord avec vous,
16:22mais nous donnerions votre vie
16:23pour que vous puissiez
16:24continuer à vous exprimer.
16:25Je suis d'accord,
16:26je suis d'accord.
16:27Je suis sur une chaîne de radio
16:29libre d'expression,
16:31mais vous n'êtes pas
16:32une télévision.
16:32Moi, je parle d'une télévision.
16:35C'était une première
16:36avec la TNT
16:36d'avoir un réseau...
16:38Je reconnais la nuance,
16:39je reconnais la nuance.
16:40... quand même important
16:40dans un paysage
16:41qui était vraiment
16:42sous un monopole.
16:43Alors justement,
16:44on va rentrer dans le vif du sujet.
16:45On a convenu qu'on se disait tout,
16:47Georges...
16:48On se dit tout,
16:48on se dit tout.
16:49Alors,
16:50CNews,
16:50moi que j'ai connu
16:52relativement plus raisonnable
16:53peut-être,
16:54aux yeux,
16:55j'allais dire,
16:56de l'intelligentsia générale,
16:58de l'intelligentsia gauche,
16:59il y a à un moment donné
17:00un positionnement très clair,
17:02courageux,
17:02à l'arrivée
17:03de Vincent Bolloré.
17:04Serge Netjar,
17:05on est le metteur en scène
17:06de cette évolution
17:09idéologique,
17:10journalistique,
17:10éditoriale.
17:11J'ai envie de vous poser
17:13la question.
17:14Bien sûr,
17:14nous savons qu'il y a
17:15une pensée unique
17:17sur le service public
17:19avec l'affaire
17:22Patrick Cohen
17:25et Thomas Le Grand
17:27en a été la consécration
17:28et encore ce matin
17:30et tous les jours
17:30on entend cette radio
17:31du service public
17:32qui est censée représenter
17:33la totalité
17:34de la diversité
17:35des opinions françaises.
17:37Elle est orientée
17:37clairement à gauche,
17:38ça personne n'en discute,
17:40quelque part,
17:41seul au droit.
17:41Je me souviens,
17:42vous savez,
17:42le président Sarkozy avait dit
17:43je vais nommer
17:44les patrons
17:44de la chaîne radio.
17:45Bon,
17:45les choses continuent
17:46comme telles.
17:46Est-ce que le risque,
17:47donc je viens au vif du sujet,
17:49est-ce que le risque
17:49sur CNews
17:50c'est que pour combattre
17:52la pensée unique
17:53on n'en vienne pas
17:53à l'unique pensée
17:54et que quelque part
17:56il y a sur CNews
17:57cette sensation
17:58de défendre des valeurs,
17:59des principes,
18:00une analyse
18:00de la politique française
18:01mais que celle-là,
18:03vous êtes tenu,
18:04bien entendu,
18:04de donner la parole
18:05pour des quotas
18:06de temps de parole
18:06politique à d'autres
18:08mais on sent quand même
18:09que la vraie diversité
18:11des opinions
18:11sur CNews
18:12elle est peut-être limitée
18:13et tenue.
18:14Vous pouvez me dire
18:15c'est parce qu'on est
18:16en période de résistance
18:17qu'on est obligé
18:18de se défendre.
18:18Mais c'est vrai
18:19et Dieu sait si j'ai
18:20de l'estime et d'admiration
18:20pour tous les chroniqueurs
18:21pour Pascal Praud
18:23en particulier
18:23mais on sent quand même
18:24qu'à un moment donné
18:25ça peut être verrouillé.
18:26Il y a certaines choses
18:27qu'on peut dire
18:28et quelques autres
18:29qu'on ne fait pas dire.
18:31Est-ce que je peux le dire ?
18:31Moi je vous invite
18:32à poser cette question
18:34à Olivier D'Artigol
18:36qui a officié
18:37sur notre chaîne
18:38pendant des années
18:39communiste.
18:40Je vous invite à poser
18:41cette question
18:41à André Valigny
18:42pour lequel j'ai
18:43beaucoup d'amitié
18:43et de respect.
18:44Si effectivement
18:45il est bridé
18:46dans sa parole
18:47vous poserez la question
18:49je ne sais pas moi
18:49à Julien Drey.
18:50Philippe Bilger
18:51lui considère
18:52qu'il a été
18:53évacué
18:53pour des raisons
18:54d'orientation.
18:56J'en discuterai
18:57avec lui d'ailleurs
18:58je le recevrai.
18:59Je ne veux pas entrer
19:00dans ce débat.
19:00C'est un collègue
19:02que j'estime beaucoup.
19:03Vous avez été magistrat.
19:04Il nous manque beaucoup
19:05moi je le dis
19:06comme d'autres d'ailleurs.
19:08Il n'y a pas beaucoup
19:08qui sont partis
19:09mais à qui on a demandé
19:11de partir.
19:11Mais ça
19:12je préfère
19:13ne pas rentrer
19:13dans ce débat
19:14si vous me permettez.
19:16Mais moi
19:16je peux vous dire
19:17une chose
19:17c'est qu'on ne m'a jamais demandé
19:18de tenir un discours
19:19ou de parler de ceci
19:21ou de cela.
19:21Et d'ailleurs
19:22si vous regardez
19:23un petit peu
19:23l'heure des pros
19:24et j'y vais ce soir
19:25vous verrez
19:26quelquefois
19:27comme je suis
19:27un peu bousculé
19:29par Pascal Praud
19:31je reste sur mes positions
19:34si vous voulez
19:35donc d'ailleurs
19:36il vous engueule
19:37quelques fois
19:37c'est terré
19:38il pousse le bouchon
19:40très loin
19:40il y a aussi
19:41un jeu de rôle
19:41entre nous
19:42il y a beaucoup
19:42d'estime
19:43de considération
19:43de respect
19:44mais il y a une forme
19:45un peu de spectacle
19:46il faut dire ce qu'il y a
19:47très bien fait
19:48des spectateurs
19:49je voudrais quand même
19:49vous préciser une chose
19:50c'est que
19:50je suis à ce micro
19:52dessus de la radio
19:52mais je ne suis pas
19:53le porte-parole de ces news
19:54j'ai bien compris
19:55mais c'est pas comme ça
19:56que vous vous comprenez
19:56je ne viens pas
19:58au nom de monsieur
19:59Bolloré
20:00ou monsieur Neillard
20:01vous dites bien
20:01vous portez ces news
20:02en disant
20:03c'est le dernier espace
20:05télévisé
20:06où on peut s'exprimer
20:06librement
20:07je voulais vous dire
20:07attention
20:08à un moment donné
20:09à force de vouloir
20:10corriger le travers
20:11d'une autre forme
20:12de média
20:13on finit peut-être
20:14par s'enfermer
20:15dans un discours
20:16qui est une sensibilité
20:17vous croyez qu'il n'y a pas
20:18de sensibilité
20:18à BFM TV
20:19ou à LCI
20:20il y a des sensibilités
20:21mais évidemment
20:22qui est une sensibilité
20:23mais évidemment
20:24qui soit un peu différente
20:26en quoi ça gêne
20:28et si on n'est pas content
20:29on zappe
20:30on va sur une autre chaîne
20:31tout simplement
20:32laisser les gens s'exprimer
20:33maintenant
20:34la seule chose
20:35que je peux vraiment vous dire
20:36c'est que les gens
20:36que je rencontre
20:37très souvent
20:39dans les salons du livre
20:40par exemple
20:40même quelques fois dans la rue
20:42mais dans les salons du livre
20:43c'est vraiment
20:43un bon thermomètre
20:44les gens viennent me voir
20:46ah c'est nous
20:47merci d'exister
20:48enfin
20:49une chaîne
20:49qui parle
20:50des problèmes que l'on voit
20:51qui n'occultent rien
20:53etc
20:53merci d'exister
20:55il y a une forme même
20:56que je n'avais jamais connue
20:57dans aucun autre média avant
20:59une forme d'addiction
21:00on prend le café
21:01tous les matins avec vous
21:02le soir
21:03on vous écoute
21:04c'est notre chaîne
21:05ils se sont
21:05les français se sont appropriés
21:07la chaîne
21:08et ça
21:09et même de l'étranger
21:10on reçoit
21:11nous tous
21:12chroniqueurs
21:12on reçoit des messages
21:14d'Israël
21:15bien sûr
21:15beaucoup
21:16mais des Etats-Unis
21:17d'Egypte
21:17d'Afrique
21:18vous voyez
21:19quelque part
21:20j'ai l'impression
21:20de devenir un peu
21:21la voix de la France
21:22c'est quand même extraordinaire
21:23donc c'est une chaîne
21:24particulière
21:25c'est une chaîne
21:26qui
21:28évidemment
21:28attire beaucoup
21:29d'animosité autour
21:30parce qu'on a du succès
21:31si on n'avait pas du succès
21:32on n'intéresserait personne
21:33ça a été le cas
21:33mais il se trouve
21:34qu'on a du succès
21:37parce qu'on parle
21:38des choses
21:38que les gens
21:39voient eux-mêmes
21:40voyez-vous
21:40et on y entend
21:42peut-être des choses
21:42qu'on n'entend pas ailleurs
21:43je suis avec
21:43Georges Fenech
21:45qui a publié un livre
21:46qui est un témoignage
21:47de sa vie
21:49de magistrat
21:50de journaliste
21:51parce qu'il est un petit peu
21:52journaliste
21:52dans la télévision
21:53bien sûr
21:54et il fait ce portrait
21:55de la société actuelle
21:56à travers sa présence
21:57à CNews
21:58et il décrypte
21:59sans concession
22:00avec des termes très crus
22:01tout ce qui a pu l'indigner
22:02tout ce qui a pu l'interpeller
22:04et puis il y a
22:04quelques considérations
22:05sur la façon peut-être
22:06dont on pourrait envisager
22:08l'avenir
22:08dans cette république
22:09qui est bien en souffrance
22:10vous restez avec nous
22:11vous nous appelez
22:12au 08 126 300 300
22:14vous avez compris
22:15que Georges Fenech
22:15répondra à toutes vos questions
22:16et si vous avez envie
22:17de parler de CNews
22:18de la liberté d'expression
22:19du service public
22:20voilà
22:20qu'est-ce qui est aujourd'hui
22:21le rôle d'un grand média
22:22d'une télévision
22:23d'une radio
22:23est-ce qu'on peut dire
22:24tout ce qu'on veut en France
22:25certains se posent la question
22:26et Georges Fenech
22:28qui a répondu
22:28avec ces mots
22:29à tout de suite
22:30sur Sud Radio
22:37Vous êtes bien sur Sud Radio
22:39il est 13h33
22:40c'est l'heure de déjeuner
22:41mais Georges Fenech
22:42et moi
22:42on a décidé
22:43de faire une petite grève
22:43de la faim
22:44on se rattrapera plus tard
22:45pour débattre
22:46sur ces sujets
22:47qui animent
22:48la société française
22:49et qui interpellent
22:51nos opinions
22:53Georges Fenech
22:54ancien magistrat
22:55ancien député
22:57magistrature
22:58il passe à la politique
22:58aujourd'hui
22:59il est sur les plateaux
23:01de CNews
23:01et d'Europe 1
23:02je veux dire
23:03et d'Europe 1
23:03où il défend
23:04où il défend ses convictions
23:05on discutait
23:06à l'instant
23:07je disais
23:07à Georges Fenech
23:09attention
23:10quand on veut corriger
23:11le tir
23:12par rapport à des médias
23:13qui sont sous contrôle
23:14sous influence
23:15de la pensée unique
23:16est-ce qu'on est pas
23:17on devient pas
23:17l'unique pensée
23:18en essayant de cloisonner
23:20quelque part le débat
23:21il me dit que non
23:22il est vrai
23:23mais si vous permettez
23:24quand même juste un truc
23:25c'est que vous parlez
23:27je parle du service public
23:28c'est notre argent à tous
23:29oui bien sûr
23:30là la chaîne CNews
23:31c'est une chaîne privée
23:32même si on a un canal
23:34la TNT
23:34c'est une chaîne privée
23:35vous voyez toute la différence
23:36et c'est vrai pour LCI
23:38et pour VFM TV
23:40qui d'ailleurs
23:41enfin
23:43Georges Fenech
23:43est-ce qu'on peut considérer
23:44qu'un journaliste
23:46un patron d'antenne
23:47un directeur éditorial
23:48qui vous dit
23:49je suis dans la neutralité
23:50dans l'objectivité
23:52moi je n'y crois pas
23:53on parle toujours
23:53de quelque part
23:54et ce qui est bien
23:55c'est d'assumer
23:56on est plutôt à droite
23:57on est plutôt à gauche
23:58voilà
23:58on assume
23:59à l'auditeur
24:00au téléspectateur
24:01de faire le choix
24:02mais d'annoncer
24:03nous service public
24:04nous ne parlons que des faits
24:06et même Mediapart
24:07quelque part
24:07nous ne parlons que des faits
24:08nous ne prenons pas position
24:09voilà
24:10nous sommes dans l'objectivité
24:11de la neutralité
24:12c'est insupportable
24:13comme discours
24:13bien sûr que c'est insupportable
24:15on peut très bien
24:18avoir une sensibilité
24:19même le dire
24:20mais on n'est pas obligé
24:21pour autant
24:22on ne doit pas
24:23devenir un militant
24:24derrière un micro
24:25du service public
24:26c'est toute la nuance
24:28vous savez
24:29depuis que je suis
24:30sur CNews
24:31j'ai dû écrire
24:324 ou 5 livres
24:34je n'ai jamais été invité
24:36par aucune chaîne
24:37du service public
24:38pour en faire
24:39la promotion
24:40ou pour l'expliquer
24:41étonnant
24:41et celui
24:42que vous avez
24:43sous les yeux
24:44cher ami
24:46je n'ai reçu
24:47aucune invitation
24:48nulle part
24:49voyez-vous
24:50donc ça me pose
24:51moins un problème
24:52quand même
24:52ça peut peut-être se faire
24:53dans la mesure
24:53où vous les interpellez
24:54voilà
24:55il ne m'étonnerait pas
24:56que
24:56je peux vous parler
24:59de mon ami
25:00Gilles William
25:01Gondeladelle
25:01qui vend des dizaines
25:03de milliers de livres
25:04jamais une invitation
25:05du service public
25:06alors on me dirait
25:07oui mais vous les attaquez
25:08mais on les attaque
25:08à cause de ça
25:09précisément
25:10c'est qu'il y a eu
25:10la mainmise
25:11d'un clon
25:12voilà
25:13sur le réseau public
25:15et ça
25:15ça n'est pas supportable
25:16d'ailleurs
25:17je vous rappelle
25:17qu'il y a une commission
25:18d'enquête parlementaire
25:19en ce moment
25:20sur le pluralisme
25:21dans le service public
25:22et là
25:23on est en train
25:23de lever
25:24ouvrir le capot
25:25comme dit l'autre
25:26comme dit Pascal Praud
25:27notamment
25:27et on découvre
25:28pas mal de choses
25:29l'arroseur pourrait être
25:30l'arroseur pourrait être
25:31l'arroseur pourrait être
25:33arrosé
25:33et il serait temps
25:35mais c'est vrai
25:36qu'il peut y avoir
25:37du militantisme
25:38c'est acceptable
25:39à condition que l'on dise
25:41que ça en est
25:41et que l'on dise
25:42d'où on parle
25:42Georges Fenech
25:43nous avons Sophie
25:44qui nous appelle
25:45de Biarritz
25:46bonjour Sophie
25:47bonjour Perico
25:48bonjour monsieur Fenech
25:50je vous aime beaucoup
25:51et j'aime beaucoup
25:51votre calme
25:53et votre pensée
25:54tranquille
25:55mais certaine
25:56non je voulais juste dire
25:57que je regarde
25:58nous regardons
25:59beaucoup ces news
26:00et que ce n'est pas
26:01une scène facho
26:02dans la mesure où
26:03en plus
26:03les membres de LFI
26:05aiment beaucoup
26:05venir voir
26:06Laurence Ferrari
26:06quand ils ont quelque chose
26:07à dire
26:08mais ceci dit
26:09en passant
26:10Marc Menand
26:11par exemple
26:12qui est un chroniqueur
26:13remarquable
26:14c'est un homme de gauche
26:15dont les parents
26:16ont quand même subi
26:17les sévices du fascisme
26:19du temps
26:19de la guerre
26:21je pense que ce sont
26:22des arguments
26:24quand on n'a plus rien à dire
26:26Georges Fenech
26:27je suis d'accord
26:28Sophie
26:28je veux toujours
26:29un édito
26:30à cette antenne
26:31en disant
26:31ras-le-bol
26:32des anathèmes
26:33de fascistes
26:34de nazisme
26:35si c'est ça
26:36le fascisme
26:37et le nazisme
26:37alors ce n'était pas
26:38si méchant que ça
26:38et c'est vrai
26:39qu'aujourd'hui
26:40le seul argument politique
26:41qu'on a opposé
26:41à des gens
26:42avec lesquels
26:42on n'est pas d'accord
26:43c'est des traités
26:43alors aujourd'hui
26:44le fascisme
26:44il commence où
26:45et là je vois
26:46l'arc républicain
26:47le camp républicain
26:48c'est aberrant
26:49vous êtes d'accord
26:50que le mot fasciste
26:50a été galvaudé
26:51d'abord je remercie Sophie
26:54pour ses compliments
26:55et son témoignage
26:56et je confirme
26:57effectivement ce qu'elle dit
26:58voilà
26:59on n'est pas du tout
27:00fasciste
27:01Marc Mounon
27:01on n'est pas un fasciste
27:02Christine Kelly
27:03n'est pas une fasciste
27:04Laurence Ferret
27:05et je pourrais ensuite
27:06énumérer comme ça
27:07tous ceux qui interviennent
27:08sur notre chaîne
27:09mais politiquement
27:10oui maintenant
27:12voilà
27:12on apprend que
27:13Rachidati est fasciste
27:14si on en croit
27:15monsieur Grégoire
27:17n'est pas
27:18donc quand on en est là
27:20c'est qu'on n'a plus d'arguments
27:21vous avez raison
27:21c'est qu'on n'a plus d'arguments
27:22à opposer
27:24et il va bien faire
27:26et les électeurs
27:26vous savez
27:27ne s'y trompent pas
27:28eux
27:28ne s'y trompent pas
27:29on ne peut pas les prendre
27:30des naïfs
27:31et d'ailleurs vous voyez bien
27:32les résultats
27:33qui vont arriver
27:34dans certaines communes
27:36et grandes villes
27:37et en France en général
27:38et en France en général
27:39le but c'est de combattre
27:40l'extrême droite
27:41c'est dire que le RN
27:42est un parti fascisant
27:43issu quasiment
27:44de la collaboration
27:44et plus on l'insulte
27:46plus il monte dans les scores
27:48d'abord le RN
27:48ça n'est plus le FN
27:49c'est plus le FN
27:50nous sommes d'accord
27:51ah mais ça
27:52il y a des gens
27:52qui tiennent absolument
27:52à rappeler
27:53que c'est le FN
27:54de Jean-Marie Le Pen
27:55si on devait remonter
27:56toute l'histoire
27:57des socialistes
27:58et toute l'histoire
27:59de François Mitterrand
27:59et du Parti communiste
28:01il faut voir aujourd'hui
28:01ce qu'il en est
28:02et quelle est la voix
28:03quelle est la parole
28:05des dirigeants
28:07de ce parti
28:07auquel je n'appartiens pas
28:09d'ailleurs je n'appartiens plus
28:10à aucun parti aujourd'hui
28:11c'est pas ma sensibilité
28:13à proprement parler
28:14mais moi ce que je constate
28:15c'est qu'aujourd'hui
28:16le danger ne vient pas de là
28:17le danger
28:18où est-il le danger antisémite
28:19où est-il le danger communautariste
28:21où est-il ce danger là
28:23on le sait
28:24à la France Insoumise
28:26exactement
28:26et Olivier Faure a bien dit
28:28pas d'accord national
28:30avec la France Insoumise
28:31ce sont des gens
28:32qui ne sont pas fréquentables
28:33sauf quand il y a
28:34une mairie à sauver
28:35ou un siège de député
28:37à préserver
28:37et quand on lui pose la question
28:38il dit oui je voterai
28:39pour monsieur Picmal
28:41à Toulouse
28:41c'est-à-dire
28:42LFI
28:44Georges Fenech
28:45vous avez dans cet ouvrage
28:48passé en revue
28:49un certain nombre
28:50de personnalités
28:50vous faites des portraits
28:52de vos collègues
28:53Gilles-Louis
28:53c'est-à-dire que
28:54j'ai pensé
28:54qu'il y a une telle
28:55une telle attraction
28:57de nos spectateurs
28:58il dit je vais leur ouvrir
28:59un petit peu les coulisses
29:00vous dire un peu
29:01comment ça se passe
29:02avant le commencement
29:02de l'antenne
29:03quels sont nos rapports
29:05et puis faire des portraits
29:06des uns et des autres
29:06c'est ce que j'ai pensé
29:08utile de faire
29:08alors il y a quelques personnalités
29:10un peu plus tonitruantes
29:11que d'autres
29:11et c'est le but
29:12vous parlez notamment
29:14voilà
29:14Philippe Devilliers
29:15pour vous
29:15vous avez lu
29:17vous êtes imprégné
29:19du mémoricide
29:19que son ouvrage
29:20vous estimez
29:21qu'il y raconte
29:22des choses fondamentales
29:23et inquiétantes
29:24par rapport à ce qui
29:25est aujourd'hui
29:26politique et audiovisuel
29:28je ne rate jamais
29:30une émission
29:30le vendredi
29:31je l'écoute
29:32avec une émotion
29:33cette vibration
29:35charnelle
29:36qu'il a
29:36quand il parle
29:37de la France
29:37quand il évoque
29:39avec toute son expérience
29:40sa longue expérience
29:42c'était aussi
29:43un visionnaire
29:44il avait raison
29:44avant tout le monde
29:45c'est ce qui lui a empêché
29:46peut-être de faire
29:46une carrière encore plus brillante
29:48qu'elle ne le fut
29:49mais elle est déjà brillante
29:50bien sûr
29:50et donc voilà
29:52le succès de Philippe Devilliers
29:53un million de téléspectateurs
29:55et voire plus
29:55un million d'eux
29:56à lui tout seul
29:57avec Elliot Deval
29:58et Geoffroy
29:59le jeune
29:59ça montre bien
30:01que les français
30:01ont besoin d'entendre
30:03tout ce qui symbolise toujours
30:06et tout ce qui menace
30:07maintenant
30:08notre identité
30:09notre culture
30:10notre indépendance
30:11notre souveraineté
30:12et il le dit
30:13avec ses mots à lui
30:15qui sont à la fois
30:16un homme politique
30:16mais j'allais dire
30:17c'est un poète
30:18c'est un poète
30:19de l'âme
30:19du coeur
30:21est-ce qu'il y a une dérive
30:23pour autant
30:23aujourd'hui
30:25dans cette réaction
30:27à la pensée unique
30:28sur les médias
30:29dans le pays
30:30cette gauche
30:31cette intelligence
30:32de gauche
30:32qui a donné le là
30:33idéologique
30:34pendant des années
30:35entre les gens
30:36qui étaient fréquentables
30:37et pas fréquentables
30:38vous estimez que ça y est
30:39que la
30:39j'allais dire
30:40la part des choses est faite
30:41il y a dans l'évolution
30:42des mentalités
30:43non
30:44d'abord
30:44je vais vous dire
30:46jamais
30:46j'aurais rêvé
30:48d'avoir cet espace
30:49de liberté
30:50ça n'existait pas
30:51à l'époque
30:51où j'essayais
30:52de me battre
30:53et à la fois
30:55pendant
30:55j'étais magistrat
30:56et ensuite
30:57en politique
30:57il n'y avait pas
30:59l'équivalent de CNews
31:00il n'y avait pas
31:00cette liberté
31:01il n'y avait même pas
31:02Sud Radio
31:02en 68
31:03il y avait eu
31:03un petit mouvement
31:04parce que
31:05le pouvoir
31:06considérait que les radios
31:07étaient un petit peu
31:07trop libres
31:07d'ailleurs ça avait été
31:08repris en main
31:08tout de suite après
31:09exactement
31:10et donc
31:11voilà
31:12donc moi je considère
31:13aujourd'hui
31:13que cette liberté
31:14chèrement acquise
31:16elle est fragile
31:17elle est fragile
31:17je rappelais
31:19ce qui est arrivé
31:20à C8
31:20donc il faut être
31:21très très prudent
31:22et préserver
31:22quand on a entendu
31:23parler par exemple
31:24de labellisation
31:26des médias
31:27dans la bouche même
31:27du président de la république
31:28c'est quand même inquiétant
31:29oui
31:30là oui
31:30la 7ème sommet dérive
31:31je ne sais pas
31:32Sud Radio
31:32comment vous auriez été
31:33labellisé
31:34Alain Perfit
31:35avait voulu
31:37faire passer
31:37une loi
31:38sécurité et liberté
31:39en 81
31:39ça avait contribué
31:40en partie
31:41à la victoire
31:41de la gauche
31:42dans votre deuxième partie
31:44de l'ouvrage
31:45Le pays qui doute
31:45vous parlez
31:46de l'amnésie française
31:47quelle est cette amnésie
31:48à laquelle vous faites allusion
31:50je me suis un peu
31:51encore inspiré
31:52de Mémoricide
31:54de Philippe de Villiers
31:55si vous voulez
31:56on est hémiplégique
31:57au niveau de la mémoire
31:58c'est à dire
31:58qu'on veut retenir
31:59que nos péchés
32:02la colonisation
32:03et on a perdu la mémoire
32:05je rappelle la mémoire
32:06aussi
32:06parce que je l'ai vécu
32:08personnellement
32:09en ce qui concerne
32:11la colonisation
32:12quand le président
32:13de la république
32:14Emmanuel Macron
32:15va en Algérie
32:16et parle de crime
32:17contre l'humanité
32:18quand vous avez
32:19vécu vous-même
32:20j'étais certes enfant
32:21mais c'est l'histoire
32:22de ma famille
32:23et que vous entendez ça
32:24vous ne pouvez pas
32:25rester insensible
32:26et je rappelle
32:28une anecdote
32:29c'est quand je suis allé
32:30avec Alain Marlex
32:31mais les anciens combattants
32:32dans le cimetière magnifique
32:33de Gamart
32:34en Tunisie
32:35pour remettre
32:36la décristallisation
32:37des pensions militaires
32:39à tous les chibanis
32:40à tous ceux
32:41qui ont combattu
32:41avec les tirailleurs sénégalais
32:43aux côtés de la France
32:44et qui sont morts
32:45c'est là que vous vous rendez compte
32:47que vraiment
32:48on passe à côté
32:49d'une grande partie
32:50de notre histoire
32:51certes
32:52il y a eu des souffrances
32:53la colonisation
32:53toute colonisation
32:55et la France
32:55n'a pas eu le monopole
32:57c'est accompagné de souffrances
32:58mais après
32:59avec le temps
33:00et l'histoire
33:00s'était transformée
33:01en présence française
33:02qui a beaucoup
33:03j'ose le dire
33:04parce que c'est très incorrect
33:05de le dire
33:05qui a construit
33:07des hôpitaux
33:07qui a apporté
33:08la vaccination
33:09qui a fait émerger
33:10des classes moyennes
33:11qui a construit
33:12beaucoup d'ouvrages
33:14donc voilà
33:15c'est cette perte
33:16de mémoire
33:17hémiplégique
33:18que je voudrais rappeler
33:18vous estimez
33:19qu'on est allé
33:20un petit peu trop loin
33:20dans la repentance
33:21et qu'on s'en prévaut
33:22trop souvent
33:23pour des raisons
33:23qui sont illégitimes
33:24et cette repentance
33:25vous l'entendez où ?
33:27vous l'entendez
33:27dans certaines cités
33:28à force de dire
33:29on vous a colonisé
33:30on vous a exploité
33:32vous voulez dire
33:33qu'elle est enseignée
33:35à l'éducation nationale
33:36la repentance
33:36est une matière
33:37elle est enseignée
33:38elle est dite
33:39dans la bouche
33:39de nos dirigeants
33:40et donc comment voulez-vous
33:41que ces jeunes
33:42qui grandissent
33:42avec l'esprit
33:43d'avoir été discriminés
33:45ne se révoltent pas ?
33:46vous leur avez dit
33:47qu'on leur apprend
33:47la détestation de la France ?
33:49on ne leur apprend pas
33:50directement
33:50mais on leur parle
33:52de toujours des mauvais côtés
33:53on leur dit
33:54que ce sont des victimes
33:55vous avez une créance
33:56sur la France
33:56le péché colonial
33:58et donc vous avez l'excuse
34:00de vos
34:00quelle fois
34:01vos déviances
34:02d'où la culture
34:02de l'excuse
34:03donc en 2026
34:04on continue à rembourser
34:051830
34:06c'est un petit peu
34:07le concept
34:08peut-être pas 1830
34:09mais en tout cas
34:111950
34:12nous sommes avec
34:13Georges Fenech
34:15qui vient témoigner
34:15de sa vie de magistrat
34:17de député
34:18aujourd'hui
34:19j'allais dire
34:19de polémiste
34:20sur polémiste
34:21tout simplement
34:22libre-penseur
34:22il débat
34:23et on n'est pas toujours d'accord
34:24ça ne gêne pas
34:25polémiste
34:25j'aime bien
34:25polémiste ça va très bien
34:26et nous décryptons son livre
34:28ne dites pas à ma mère
34:29que je suis chroniqueur
34:30sur CNews
34:30elle me croit toujours
34:31jusqu'à Hasbrook
34:32chez Fayard
34:32vous nous appelez
34:33au 0826 300 300
34:35vous avez vu
34:35qu'on discute très librement
34:36parce qu'ici
34:37c'est le parlant vrai
34:38CNews n'a pas le monopole
34:41vous l'avez reconnu
34:42et on attend vos appels
34:43à tout de suite
34:44sur Sud Radio
34:46Sud Radio
34:47Sud Radio
34:47Radio
34:48la France dans tous ses états
34:50Péricault-Légas
34:51je reçois
34:52Georges Fenech
34:53sur Sud Radio
34:54il est 13h48
34:55on discute de tout
34:57avec Georges Fenech
34:57qui a vu
34:58entendu
34:59et vécu
35:00beaucoup de choses
35:01je vais revenir
35:02Georges Fenech
35:02sur votre passé
35:03de magistrat
35:05je vais citer
35:05les deux phrases
35:06les deux citations
35:07que vous mettez
35:07dans votre ouvrage
35:09en page 151
35:11150
35:12d'abord
35:12seul de Montesquieu
35:13quand le juge oublie
35:15qu'il n'est que la bouche
35:17de la loi
35:18il devient un tyran
35:19et la deuxième
35:20de Philippe Séguin
35:21la république
35:22ce n'est pas le règne des juges
35:23c'est la souveraineté du peuple
35:25vous avez été magistrat
35:26donc vous avez été
35:27j'allais dire
35:28au coeur du milieu
35:30de la machine judiciaire
35:31il y a un épisode
35:33que vous dénoncez
35:34avec véhémence
35:35d'ailleurs
35:35qui est le mur des cons
35:36où on se rend compte
35:38qu'il y a dans la magistrature
35:39des gens qui expriment
35:41leur opinion politique
35:42et peut-être jugent
35:44en fonction
35:44de ce paramètre
35:45alors tous les magistrats
35:46vous diront
35:46non
35:47je laisse ma casquette
35:48quand j'annonce un verdict
35:50vous vous avez l'air de dire
35:51la magistrature
35:52elle est quand même
35:53marquée à gauche
35:53avec deux exemples précis
35:56la rapidité
35:57avec laquelle la justice
35:58est tombée
35:59sur la tête
35:59de François Fillon
36:00pendant la campagne
36:01présidentielle
36:01de 2017
36:02et là
36:03on a
36:04sur Marine Le Pen
36:06l'idée que peut-être
36:08un tribunal
36:08va pouvoir décider
36:09à la place du peuple français
36:10qui peut devenir
36:12ou pas président
36:12de la République
36:13ah oui
36:13il nous faudrait
36:15beaucoup de temps
36:15pour vous raconter
36:16toute cette histoire
36:16vous avez 6 minutes 50
36:186 minutes 50
36:19c'est beaucoup
36:20non non
36:20mais simplement
36:21vous rappelez
36:22quelques moments forts
36:25la gauche
36:26prend le pouvoir
36:26en 80
36:27Robert Badinter
36:28devient garde des Sceaux
36:29le syndicat
36:30de la magistrature
36:31qui rongeait ses freins
36:32depuis 1968
36:33date de sa création
36:35le 8 juin 68
36:36précisément
36:36au lendemain
36:37des événements de 68
36:38et se retrouve
36:39aux manettes
36:40il rentre en force
36:41dans tous les cabinets
36:42mystériels
36:42qui avait pu avoir
36:43ses heures de gloire
36:43d'ailleurs entre 68
36:44et 80
36:45syndicat de la magistrature
36:46ah oui
36:47ils avaient fait
36:48quelques coups d'éclat
36:49oui mais à bon escient
36:49ou non quelquefois
36:50non non
36:50c'était vraiment
36:52imposer
36:53une idée subversive
36:56de la session judiciaire
36:57quand vous avez
36:57en 1973
37:00la fameuse harangue
37:01d'Oswald Baudot
37:02que je le rappelle
37:03à chaque fois
37:03dans mes livres
37:04qui était un magistrat
37:05qui s'adressait
37:06à des jeunes auditeurs
37:07de justice
37:08qui allaient prendre
37:08leur fonction
37:09il leur a dit
37:10je vais vous délivrer
37:12ce serment
37:13sur la montagne
37:14soyez les défenseurs
37:15naturels
37:16de la femme
37:16contre le mari
37:17soyez les défenseurs
37:18naturels
37:19de l'enfant
37:19contre le père
37:20du salarié
37:22contre le patron
37:23du voleur
37:25contre la police
37:26et du plaideur
37:27contre la justice
37:28la négation totale
37:29de l'état de droit
37:30la négation totale
37:31de l'impartialité
37:32de l'impartialité
37:33donc de l'état de droit
37:34de l'impartialité
37:35des juges
37:35soyez partiaux
37:37soyez du côté
37:38du plus faible
37:39soyez du côté
37:40donc en doctrinement
37:41en doctrinement
37:42qui a infusé
37:44dans toutes les générations
37:46de futurs magistrats
37:47moi j'étais à l'école
37:48de la maestrature
37:49en 1979
37:49j'entendais ce discours
37:50on nous demandait
37:52avec beaucoup d'assistance
37:53d'adhérer
37:54au syndicat
37:54de la maestrature
37:55il se trouve
37:55que j'ai résisté
37:56avec une poignée
37:57mais cette filiation
37:59alors Baninter
38:00Guigou
38:01et compagnie
38:02et Dupond-Moretti
38:03et Christiane Taubira
38:04qui tous
38:06le premier coup de fil
38:08à Robert Baninter
38:09dès la nomination
38:10et bien
38:11la filiation
38:13en ligne directe
38:13c'était 2013
38:14effectivement
38:15avec le mur des cons
38:16où vous découvrez
38:18les français découvrent
38:18avec stupéfaction
38:19rappelons ce que c'est
38:20c'est un tableau
38:21sur lequel les magistrats
38:22ont mis des effigies
38:22un trombinoscope
38:23qui se trouvait
38:24dans les locaux
38:25du syndicat
38:25lequel était dans
38:26les locaux du ministère
38:27de la justice
38:27vous imaginez
38:29épingler
38:30tous ceux
38:30que les juges
38:31considéraient
38:32comme des cons
38:32c'est à dire
38:33des gens à abattre
38:34une forme de pilori
38:35une forme de pilori
38:36alors que sur ce tableau
38:36il y ait eu
38:37je ne sais pas
38:38Nicolas Sarkozy
38:40et d'autres
38:40je crois que Philippe Bilger
38:41il me semble
38:42aussi il y était
38:42moi il se trouve
38:43que j'y étais pas
38:43dommage
38:45mais qu'on ait mis
38:46sur ce tableau
38:47Jean-Pierre Escarfaille
38:48le père de Pascal
38:50Escarfaille
38:51bien sûr
38:5120 ans
38:52la première victime
38:53de Guy Georges
38:56violé
38:57et étranglé
38:58qu'on ait mis
38:59ce père de famille
38:59parce qu'il avait
39:00constitué une association
39:02pour que ça ne se renouvelle pas
39:03ses tueurs en série
39:04et que les juges
39:05l'épinglent
39:06c'était une deuxième mort
39:07pour sa fille
39:08et pour lui
39:09voyez-vous
39:09donc les français ont compris
39:10et ça s'est terminé comment
39:11cette affaire ?
39:12une petite poursuite
39:13devant le tribunal correctionnel
39:14de la Présidente
39:14qui a eu 500 euros
39:16d'amende
39:17avec sursis
39:17et dans la foulée
39:19un avancement
39:20à la cour d'appel
39:20de Bordeaux
39:21donc les gens voient bien
39:22que la justice
39:24fonctionne en roue libre
39:25qu'il n'y a une grande
39:26compte à personne
39:27qu'elle est tenue
39:28essentiellement
39:29par un clan
39:30et qu'il faudra
39:31tôt ou tard
39:31en sortir
39:32moi j'attends
39:33le garde des Sceaux
39:34qui viendra dire
39:35obligation de réserve
39:36respect du statut
39:37vous ne pouvez pas
39:39vous impliquer
39:39dans le débat politique
39:40c'est la formule de Montesquieu
39:41si le juge n'est plus
39:43que la bouche de la loi
39:44c'est-à-dire
39:44s'il ne se contente plus
39:46d'appliquer la loi
39:46de vouloir la faire
39:47alors on est
39:49susceptible
39:50de tomber sous une tyrannie
39:51voilà
39:51quand le juge oublie
39:52qu'il n'est que la bouche
39:53de la loi
39:54il devient un tyran
39:56vous estimez peut-être
39:57Gérald Darmanin
39:58a pris conscience
39:59de ce problème
40:00ou non ?
40:01je pense qu'il est
40:02au courant
40:03mais même
40:04Eric Dupond-Moretti
40:05qui vient peut-être
40:06de s'écrire
40:06souvenez-vous
40:07quand il a eu
40:07ses propres difficultés
40:08ou quand le syndicat
40:10a rendu une contre-circulaire
40:12à la sienne
40:12tout de même
40:12après les émeutes
40:14consécutifs
40:14à la Fernelle
40:15il avait dit
40:15ça n'est pas
40:16un syndicat de justice
40:17c'est un syndicat politique
40:18alors là
40:20la France est en attente
40:21le 7 juillet
40:22du verdict
40:23qui va décider
40:24de la capacité
40:25ou pas de Marine Le Pen
40:26à se présenter
40:27à la rédition présidentielle
40:292027
40:30c'est la loi
40:31tout simplement
40:31ou c'est pas
40:32tout à fait la loi ?
40:33alors ça
40:33l'égislateur
40:34il devrait
40:34l'homme politique
40:35balayer devant sa porte
40:36parce que
40:36c'est l'égislateur
40:37qui a donné
40:38ce pouvoir
40:40exorbitant
40:40et les parlementaires
40:41qui ont voté
40:42vous disent aujourd'hui
40:42on aurait peut-être dû
40:43y repenser à deux fois
40:44moi je ne l'avais pas voté
40:45cette exécution provisoire
40:47j'y étais au parlement
40:48à ce moment là
40:50et donc là
40:50on a donné
40:51un pouvoir
40:52énorme
40:53au juge
40:53même je dirais
40:55attentatoire
40:55un peu à la séparation
40:56des pouvoirs
40:57comment un juge
40:58peut décider
40:58à la place
40:59des français
40:59et des électeurs
41:00qui
41:00pour qui il doit voter
41:02qu'il y ait des condamnations
41:03je le comprends
41:04mais qu'il y ait
41:05des peines aussi lourdes
41:06c'est à dire
41:07interdiction
41:07ensuite de se représenter
41:09eh bien
41:10je pense qu'il faudra
41:11tôt ou tard
41:12faire en sorte
41:13qu'on redonne
41:14à la démocratie
41:15un nouveau souffle
41:16et qu'on permette
41:16en combattant la corruption
41:18en combattant
41:19toutes ces infractions
41:20bien entendu
41:21mais pour autant
41:22il ne faut pas donner
41:23au juge
41:23cette responsabilité
41:24quand vous lisez
41:24les motivations
41:25de la condamnation
41:26de Marine Le Pen
41:27le juge dit clairement
41:28il y a un risque
41:29qu'elle soit candidate
41:30et qu'elle gagne l'élection
41:31vous vous rendez compte
41:32Or comment on aura créé
41:33un désordre
41:34nous empêchons
41:35ce qu'elle soit
41:35d'ailleurs la cour d'appel
41:38déjuge cette approche
41:39et que l'exécution provisoire
41:40était illégitime
41:41mais absolument
41:43Georges Fenech
41:45l'évolution de la société française
41:47dans cette insécurité
41:50vous pensez que ça va pouvoir
41:52se régler par la voie institutionnelle
41:54par les urnes
41:54vous êtes très inquiet
41:55dans votre ouvrage
41:56vous citez un certain nombre
41:57de témoignages
41:57et en tant que magistrat
41:59et en tant que député
42:01vous n'êtes pas aussi pessimiste
42:03qu'Ivan Riouffol
42:05ni que Philippe Devilliers
42:07y a-t-il une forme
42:08de sursaut possible
42:09où on va tout doucement
42:10vers la guerre civile
42:11si quelque chose
42:12ne se produit pas entre temps
42:13on n'est pas à l'abri
42:14d'une fracture
42:16souvenez-vous
42:17de la prédiction
42:18de Gérard Collomb
42:19dont on parlait tout à l'heure
42:21au moment de la publicité
42:22on n'est pas côte à côte
42:23on sera face à face
42:24voilà exactement
42:24donc il y a un risque
42:25effectivement de fracture
42:27de séparatisme
42:28disons-le très clairement
42:29donc ce qu'on peut espérer
42:31et attendre
42:32c'est qu'il y ait un sursaut
42:33peut-être au prochain
42:33nous l'espérons
42:34l'élection présidentielle
42:36en 2027
42:36il faut qu'il y ait une rupture
42:37il faut véritablement
42:38qu'il y ait une rupture
42:39et ça passe sans doute
42:41par l'interrogation du peuple
42:45de redonner la voix au peuple
42:47c'est-à-dire retrouver
42:48le référendum
42:50qu'on n'applique plus
42:50je pense notamment
42:52à la question de la migration
42:53si on veut
42:55ne pas être corseté
42:57par les juridictions
42:59nationales
42:59ou internationales
43:00la convention européenne
43:01des droits de l'homme
43:02il faudra un référendum
43:03tôt ou tard
43:04que le peuple dise
43:04ce qu'il veut
43:05pour notre pays
43:06le peuple souverain
43:06le souverainisme
43:07c'est bien le synonyme
43:08de la démocratie
43:10merci Georges Fenech
43:10d'avoir accepté cette invitation
43:12je rappelle le titre
43:12de votre ouvrage
43:13ne dites pas à ma mère
43:14que je suis chroniqueur
43:15sur CNews
43:15elle me croit toujours
43:17juge à Asbrook
43:17aux éditions Fayard
43:19le livre rencontre déjà
43:20à mon avis
43:21un très grand succès
43:22et j'espère qu'on va
43:23se retrouver bientôt
43:24en tant que libre-penseur
43:26sur des médias libres
43:27où on pourra dire
43:27ce qu'on voudra
43:28en tout cas merci
43:28d'avoir été avec nous
43:29quant à vous
43:30je vous dis
43:31je ne suis pas là demain
43:32c'est l'excellent André Bercoff
43:33qui prend la commande
43:34de l'émission
43:35et on se redit
43:36à lundi
43:36pour partager ensemble
43:38les émotions
43:38qui sont celles
43:39de la nation
43:39et de la république
43:40je vous embrasse tous
43:41bon week-end
43:42Sud Radio
43:43Parlons vrai
43:44Parlons vrai
Commentaires

Recommandations