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Avec Bertrand Vanteau, président de la Coordination rurale
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00:00du jour. Au cœur de l'actualité, cette loi d'urgence agricole qui avait pour but de calmer la colère
00:06agricole qu'on a beaucoup exprimé à l'antenne. Hier, il y a eu des débats très houleux à l
00:13'Assemblée
00:13Nationale, mais que pensent réellement les syndicats de cette loi d'urgence agricole ? Nous sommes avec
00:18Bertrand Vanteau, président de la coordination rurale. Bonjour Bertrand Vanteau. Bonjour. Bonjour
00:23Bertrand Vanteau, merci d'être ici en direct en studio sur Sud Radio pour parler. Je vous ai très
00:28très souvent eu depuis l'année dernière, puisque l'actualité agricole est douloureuse et revient
00:32souvent sur le devant de la scène. Là, nous avons une loi d'urgence agricole. Oui, on aurait bien
00:36voulu que l'urgence soit prise en considération différemment qu'avec les critères que Mme
00:40Andy Genevard a retenus. Il faut parler, en voyant cette loi, il faut parler de recul historique
00:46en matière d'environnement, notamment. Alors bon, certains agriculteurs me disent, attention,
00:52tout n'est pas ajouté dans cette loi, ce qui est en général le cas dans une loi, tout n
00:55'est pas ajouté.
00:55En revanche, les aspects négatifs et inacceptables de cette loi d'urgence sont tout à fait scandaleux.
01:03Comment se fait-il que le gouvernement puisse faire preuve d'autant de cynisme, j'allais
01:07dire en obéissant strictement aux consignes de la FNSEA ? Là, c'est clair et net.
01:12Alors, il faut être honnête aussi. La loi d'urgence, c'est une loi qui a prôné la
01:17FNSEA. Il y a quand même des volets qui peuvent être positifs dedans, pour les producteurs
01:22en particulier, en rendant une certaine liberté, en particulier sur l'eau, sur la prédation
01:27et sur les moyens de production. Parce que si aujourd'hui, on veut retrouver de l'autonomie
01:31et de l'autosuffisance alimentaire, il y a un gros travail à faire, parce que malgré
01:34tout, l'écologie punitive et décroissante nous a enfermés dans un carcan français.
01:38C'est clair.
01:39Donc, pour détricoter 30 ou 40 ans de déproduction et de choses qui nous ont entravés, il y a
01:43quelques points dans cette loi qui sont quand même assez intéressants sur le volet
01:46haut. Alors, il manque quelque chose dedans, c'est le recours aux produits phytosanitaires
01:51qui ont été interdits. Parce que la vraie question qu'il y a derrière, c'est comment
01:55on nourrit la classe moyenne française ? Parce qu'aujourd'hui, c'est très bien
01:59la montée en gamme. Il en faut, il n'y a pas de sujet. J'ai vu la tribune des
02:0350
02:05restaurateurs de haut niveau qui défendent ça. Mais sauf que tout le monde aujourd'hui
02:08ne peut pas se payer le label, le bio et ainsi de suite. Donc, si on ne reproduit pas
02:13aujourd'hui, si on ne reproduit pas aujourd'hui du porc, du lait, de la viande et aussi certaines
02:18productions végétales spécialisées pour que la classe moyenne puisse la consommer,
02:23ça veut dire qu'elle viendra d'ailleurs avec des produits qui sont bien plus dangereux
02:26que ceux que peuvent utiliser aujourd'hui ou qui ne peuvent plus utiliser d'ailleurs
02:30les agriculteurs français.
02:31Pour autant, cette loi d'urgence n'encourage pas la production de qualité et qui dit
02:36production de qualité ne veut pas dire production élitiste, réservée à des gens
02:39qui ont les moyens. Production de qualité, c'est une production française qui est
02:42protégée contre les importations d'aliments dont l'élaboration ne respecte pas les codes
02:48européens. Et donc, la réponse du gouvernement, on a l'air, en lisant cette loi, de dire
02:51eh bien, on va faire du productivisme, comme ça on va s'aligner sur les autres pays.
02:57Là, de ce côté-là, c'est dommage quand même d'avoir cette vision-là. Au lieu de protéger
03:00l'agriculture française par des taxes ou des mesures de restriction d'importation,
03:04on dit non, non, élargissons le productivisme, revenons aux consignes de la FDSEA, faisons
03:09de l'industrie agricole, on sera comme ça compétitif sur le marché international.
03:13Après, il ne faut pas se mentir non plus, on a besoin d'un tissu industriel pour pouvoir
03:16produire et que ce soit accessible pour les classes moyennes. Donc, je le répète...
03:20Oui, mais qualitative, qualitative.
03:22Oui, mais aujourd'hui, il n'y a pas de sujet à avoir là-dessus parce que tout ce qui
03:25va être produit, par exemple, prenons de la volaille qui serait produit dans un bâtiment
03:30qu'on peut qualifier d'industriel, elle n'aura jamais rien à voir en termes de qualité
03:34avec du poulet ukrainien ou brésilien.
03:36Oui, mais comment se protège-t-on du poulet ukrainien ?
03:38Alors, après, il y a une autre réflexion à avoir. Le vrai sujet, c'est que la politique
03:41agricole commune, elle est défaillante parce qu'elle ne nous protège plus, elle ne
03:45ne protège plus parce qu'on n'a plus produit et parce qu'aujourd'hui, il faut inciter
03:48les producteurs par une politique de soutien des prix et de l'acte de production à
03:52reproduire en Europe et en France. Sauf qu'aujourd'hui, la France est encore plus
03:56mauvais élève que les pays européens parce qu'on le voit bien sur la balance
04:01commerciale agricole, on est déficitaire. Il faut remettre une PAC comme elle était
04:05avant 92 qui nous garantit l'autosuffisance alimentaire mais aussi bien en Europe
04:09qu'en France et qui nous sert à nous protéger. Le protectionnisme, ce n'est pas un gros
04:12mot, pas du tout. Aujourd'hui, on le voit sur l'armement, des choses se font, sur
04:16l'énergie, des choses se font et la souveraineté doit être également, il y a
04:20cette trois volets, il faut être armé, il faut avoir de l'énergie et il faut avoir
04:24de l'alimentation pour que les peuples ne soient pas vulnérables. Et
04:27aujourd'hui, il y a un vrai sujet. Alors effectivement, il y a la place pour de la
04:30qualité mais la place aussi pour revenir à un acte de production. La PAC est
04:34défaillante depuis bientôt plus de 30 ans parce qu'elle nous a enfermés et on
04:38doit revenir à des fondamentaux. La souveraineté alimentaire de l'Europe et de
04:41la France doivent primer et je dois même dire que si l'Europe ne veut pas aller
04:45là-dedans, la France devrait faire preuve de dire on va renationaliser la PAC et
04:50cette PAC-là va nous servir à produire. Mais si jamais on n'a pas un cadre
04:53européen qui nous dit aujourd'hui, on va soutenir le producteur de céréales, le
04:57producteur de lait, le producteur de viande et l'OMC aujourd'hui, c'est fini, on
05:01s'en fout, on se soit dessus comme font les autres. L'agriculture française va
05:05mourir et l'agriculture européenne va mourir.
05:07Mais Bertrand Vanto, quand j'entends le mot loi d'urgence, c'est à ce genre de
05:11mesure que je m'attends, bien entendu, de protéger nos agriculteurs en priorité.
05:14Le mot quantité n'est absolument pas incompatible avec qualité, ça ce sont des
05:17lubies, voilà. On peut avoir à grande échelle et la France l'a prouvé, elle est
05:21peut-être celle qui d'ailleurs a le plus prouvé qu'on pouvait avoir une culture
05:24extensive sans que ce soit du productivisme intègre et produire à grande
05:27quantité en respectant des normes environnementales et qualitatives. On
05:31l'a vu dans la volaille, je pense tout simplement au poulet de loué qui est une
05:34référence, voilà, et c'est du bon poulet de ferme en liberté et c'est pourtant
05:38produit à grande échelle mais avec une éthique, avec des codes. Je pensais que la
05:41loi d'urgence et je pensais moi, tous les agriculteurs concernés pensaient que
05:45cette loi d'urgence privilégierait une forme de protection tout
05:49simplement, et Bertrand Vantovo l'avait souligné, il y avait en Europe la
05:52préférence communautaire, on se servait d'abord à l'intérieur du marché
05:55commun, si on ne trouvait pas cette qualité à ce prix-là, éventuellement on
05:58pouvait se fournir ailleurs, mais priorité au marché européen. Et là on l'a
06:02totalement oublié, l'actu unique de 86 a ouvert, a jeté en pâture à l'agriculture
06:06française, à la concurrence mondiale déloyale et faussée et effectivement
06:09cette loi d'urgence ne répare rien.
06:11Elle ne va pas réparer rien mais elle fait partie d'un arsenal qui sont lois du plan 1,
06:15loi du plan 2 et loi d'urgence qui peuvent permettre de libérer quelques
06:19carcans où on avait été enfermé par l'écologie décroissante et la partie
06:23effectivement réglementaire et législative franco-française, mais c'est un combat
06:27de longue haleine. Effectivement elle ne répond pas à une sorte de protectionnisme
06:31intelligent. La FNSA a dit que cette loi, une fois de plus, va nous sauver et compagnie.
06:39En fait, on voit bien vu les débats parlementaires ce qui s'est passé, c'est que vous
06:43avez deux blocs. Un bloc qui veut quelque part essayer de libérer ce qui a été fait
06:46depuis 30 ans, vous avez un autre qui s'y oppose. Donc c'est une foire d'empoigne et
06:50voilà. Et en tout cas, moi ce que je dois dire, c'est que par rapport à toutes ces
06:53lois-là, on va scruter avec attention le vote des députés. Le sénateur sera peut-être
06:58un autre sujet. Et je vous promets que l'ACR appellera à faire battre ceux, les députés
07:02qui sont dans notre grêle, qui auront voté contre la loi d'urgence agricole, même
07:06si elle est un peu... Il faut être honnête.
07:09Vous ne la prenez pas en totalité. Vous ne retenez que ce qui est positif, il y a des
07:13aspects possibles dans cette loi.
07:14Bien sûr, il y a plusieurs volets, il y a plusieurs choses. Mais si vous voulez, déjà
07:16il y avait trois volets à l'origine qui étaient l'eau, les moyens de production et
07:21la prédation. La FNSA a voulu mettre un fourre-tout dedans, qu'il s'agit du foncier, des
07:25contrats d'avenir qui sont... Donc déjà, à vouloir suramender, mettre plein de choses
07:30dans une loi, au bout d'un moment, on perd le corps de la loi. Donc c'est un sujet.
07:33Mais malgré tout, je le dis et je le répète, on va regarder avec attention le vote des
07:38députés et on appellera aux législatives prochaines tous ceux qui ont voté contre
07:42cette loi à les faire battre en zone rurale. Il est clair qu'en zone urbaine, on va avoir
07:45du mal à mobiliser l'électorat, mais en zone rurale, on a quand même encore un peu
07:48de points.
07:49Il vous reste encore un petit peu d'influence. On sait aujourd'hui que la PAC est notamment
07:53attribuée à la superficie. C'est-à-dire que plus on a de superficie, plus on a de surface
07:57agricole en activité, plus on touche. Est-ce qu'on pourrait repenser ce code qui est
08:02totalement aberrant ?
08:03Il faut revenir à la PAC d'avant 92...
08:06Cette loi d'urgence n'en dit rien, vous êtes d'accord ?
08:08Ah oui, sur du franco-français, mais malgré tout, il y a une problématique. Mais il faut
08:12revenir à une PAC qui soutient la production et le revenu des agriculteurs par un prix.
08:17Et quand on aura fait ça, on aura réglé tous les problèmes qui sont liés à ça. Si
08:22vous soutenez les gens qui produisent, vous allez soutenir les paysans, qu'ils soient
08:26petits, gros ou moyens, et vous n'allez pas aller sauver, je ne sais pas, mais disons
08:31que des détenteurs de fonciers qui peuvent mettre jusqu'à être des intérêts étrangers.
08:37Il y a eu deux, trois lois égalimes. La première, dans le premier texte, était non seulement
08:43acceptable, mais elle était prometteuse. Elle a été retouchée d'une façon un peu
08:47sournoise. On a eu quelque chose qui n'aboutit à rien. Julien Denormandie fait une loi
08:51égalime 2. Aujourd'hui, la loi d'urgence agricole, c'est après d'autres lois, après la loi
08:56du plomb. Qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? Est-ce qu'on veut crever, que nos
09:00paysans crèvent ? Parce que l'important, c'est que vous viviez de votre travail, que
09:03vous ayez une rétribution conforme aux efforts que vous faites, et que ceux qui vous achètent,
09:08c'est-à-dire les industriels et les distributeurs, respectent votre prix de revient. C'est la
09:12base du libéralisme et de l'économie. Qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? On est gouverné
09:16par des tarés pour qu'on n'arrive pas à mettre en place un système qui est définitif,
09:19et puis point. Le paysan vit de sa vie, et puis ensuite on voit le reste.
09:22Non mais, on peut très bien se dire, on est très content des lois égalime. Il y a
09:27un sujet, ça résume toute la loi égalime. Vous avez le seuil de revente à perte, qui
09:32était des provisions, qui étaient faites par la grande distribution pour soi-disant
09:35mieux rémunérer le produit.
09:36Pas au-dessus de 10%. Voilà. Donc, effectivement, ils ont provisionné, mais la redistribution
09:41n'a pas eu lieu. C'est étonnant quand même, quand on connaît la grande distribution,
09:44c'est vraiment extrêmement étonnant.
09:45C'est-à-dire M. Leclerc, ça nous étonne.
09:47Oui, mais vous avez des gens qui sont derrière les producteurs et qui sont très organisés
09:51entre eux. La grande distribution en fait partie.
09:53La coopération agricole, des fois, peut être aussi
09:55dans le... pas défendre
09:57les producteurs. Et vous avez aussi
09:59la fédération des commerçants, qui est quand même
10:01une puissance assez costaud.
10:03Donc, le rapport de force n'était pas bon.
10:05Et on est au 18ème volet
10:07de la loi égalime. Donc, il faut
10:09en faire une conclusion. La loi égalime, elle ne fonctionnera
10:11jamais en France. Et ce qui
10:13pourrait être intéressant, et ce qui se fait par
10:15moment, c'est des contrats tripartiques.
10:17Ceux-là, ils sont bien. Et puis, il y a un autre sujet,
10:19c'est les relations commerciales. Vous savez
10:21qu'aujourd'hui, il est interdit, entre des producteurs
10:23jusqu'à la revente, de s'entendre sur un prix.
10:26C'est une aberration, parce que
10:27vous avez des filières qui se sont
10:29tendues avec les producteurs de façon illégale.
10:31Je n'ai pas de honte à le dire ici. Et où tout le monde
10:33était heureux. Le producteur, le distributeur
10:35et tout. Donc, on a des lois françaises qui se retournent.
10:37Il faut laisser faire des fois l'économie
10:39et s'entendre les gens entre eux. Et aujourd'hui,
10:41le fait de ne pas s'entendre sur un prix entre toutes les
10:43maillons de la filière, c'est un sujet
10:45qui peut nous poser beaucoup de problèmes.
10:46Qui empêche la machine de tourner en rond ?
10:49Qui empêche les avancées et les progrès
10:51quand ça va se mettre en place ? À un moment donné,
10:53ça capote. Ça, ça a les intérêts
10:55de qui ? Que les agriculteurs continuent
10:57à ne pas vivre de leur travail ?
10:58Ça peut être des intérêts qui peuvent être
11:01étrangers. Ça peut être des intérêts
11:03de puissance politique
11:06qui...
11:07C'est plus complexe qu'on croit. Mais en tout cas,
11:09la grande puissance agricole qu'on était
11:11s'est effondrée. Et aujourd'hui, le vrai sujet,
11:13c'est comment on la relance. Et comment
11:15on arrive à relancer l'agriculture ?
11:16Et en particulier, l'agriculture est un des piliers
11:18de l'économie rurale. Si vous n'avez plus
11:20d'économie rurale, c'est le vide.
11:22C'est le vide sédéral. Et vous avez une population
11:24qui s'installe et qui n'est pas une population
11:25qui veut travailler.
11:26Si cette loi d'urgence-là apporte
11:29une partie des solutions, je pense qu'on en attend
11:31une autre définitive qui donnera
11:33aux agriculteurs et aux agriculteurs français
11:35les moyens de vivre de leur travail, d'être reconnus
11:37et d'avoir un revenu décent.
11:38Oui, mais on a aussi un autre sujet.
11:40C'est que le patriotisme français,
11:42en particulier de manière agricole, on l'a oublié.
11:44J'ai écouté, on lui dit, il faut s'approvisionner
11:46européens. Non, il faut s'approvisionner
11:48français. En priorité ? Bien sûr,
11:50en priorité. Éventuellement européens si on n'en a pas en France,
11:52mais d'abord en France. D'abord en France.
11:54Notamment les marchés publics, on est d'accord.
11:56Oui, mais même si c'est une règle qui est européenne
11:58qui dit qu'on doit s'approvisionner. On s'assoit dessus.
12:01Regardez les Italiens,
12:02ils n'ont aucune honte à s'approvisionner d'abord
12:04en Italie. Il n'y a pas de sujet.
12:06Il faut qu'on retrouve un patriotisme et un
12:08protectionnisme français. Ce n'est pas énorme,
12:10ce n'est pas un gros mot. C'est normal,
12:12c'est ce qui doit se passer. Et la commission n'a pas envoyé
12:14de chars d'assaut contre l'Italie pour l'empêcher
12:16de défendre ses paysannes et ses paysans.
12:18Tout à fait. Merci Bertrand Vanto d'avoir été en direct.
12:20On a évidemment l'occasion de se reparler parce que je pense
12:22que ce sujet n'est pas clos et que
12:24des lois agricoles, on va encore en avoir d'autres.
12:26On aimerait une définitive qui nous permet
12:28de sauver cette agriculture française.
12:30A bientôt sur Sudrain.
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