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  • il y a 4 heures
Anne-Lorraine Schmitt, 23 ans, étudiante brillante, fille de militaire, rêvant de devenir reporter radio. La mort l'a fauchée à l'automne 2007. 34 coups de couteau dans le RER. Un carnage qui va émouvoir les policiers les plus aguerris. Le meurtrier est un homme de quarante ans. Condamné pour viol, libéré sans suivi, livré à lui-même. Et si le drame avait pu être évité ? Anne-Lorraine Schmitt et le tueur du RER D.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:00C'est l'heure du crime sur RTL
00:06Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune fille a été victime d'une tentative de viol
00:09de la part d'un récidiviste, un homme déjà condamné il y a un peu plus de 10 ans
00:13pour agression sexuelle quasiment au même endroit.
00:15Pour le père de la victime, la mort d'Anne Lorraine pose une nouvelle fois la question du suivi des
00:20délinquants sexuels.
00:23Bonjour, Anne Lorraine Schmitt, 23 ans, brillante étudiante.
00:27Elle rêvait de devenir reporter radio.
00:30La mort l'a fauchée à l'automne 2007, 34 coups de couteau dans le RER,
00:35un carnage qui va émouvoir les policiers les plus aguerris.
00:39Qui est le meurtrier ? Anne Lorraine Schmitt est le tueur du RER D, l'heure du crime.
00:44La seule émission radio 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
00:57Dimanche 25 novembre 2007, gare de Creil, autour de 11h40,
01:02un jeune homme monte dans un wagon vide du RER D qui va partir à Paris.
01:07Il fait quelques pas et aperçoit soudain le corps d'une jeune femme aux cheveux blonds,
01:12vêtue d'un gilet blanc et noir.
01:14Elle est à genoux sur le sol, entre deux banquettes.
01:17Les bras sont étendus de part et d'autre sur les sièges,
01:21comme si elle avait cherché à s'y agripper.
01:23Ses yeux sont ouverts, son regard est fixe.
01:26Il y a du sang partout dans le wagon,
01:28dans l'allée centrale, sur les sièges et sur les vitres.
01:31Elle semblait s'être vidée de son sang,
01:34se souvient le chef de service de la SNCF,
01:37accouru sur place.
01:38Trois pompiers assoient la victime sur un siège,
01:41puis la transportent sur la plateforme d'entrée.
01:44Avec un médecin urgentiste,
01:46il tente de la ranimer en vain.
01:49La jeune femme décède à 12h37.
01:51Le légiste compte 34 plaies à l'arme blanche,
01:54au cou, au sein droit, au genou droit et aux mains.
01:58Trois coups ont causé la mort,
02:00portés avec force au thorax.
02:02On voit qu'elle a lutté,
02:04elle a chuté,
02:05elle s'est relevée,
02:06s'est appuyée sur une vitre,
02:07elle est repartie,
02:08note une sapeur-pompier,
02:10Une policière évoque une scène de pugilat.
02:13La jeune femme s'est défendue comme elle le pouvait.
02:16Elle a tenté d'attraper le couteau
02:17avec ses mains lacérées et profondément entaillées.
02:20Grâce à ses papiers dans son sac à main,
02:23la victime est rapidement identifiée.
02:26Anne-Laurenne Schmitt, 23 ans,
02:28étudiante en deuxième année de journalisme à Paris,
02:31elle se rendait à Horry, la ville où résident ses parents.
02:38La police judiciaire se livre aux premières constatations.
02:41Le train dans lequel a été tué Anne-Laurenne Schmitt
02:44est arrivé à Creil à 10h46,
02:47une heure avant la découverte du corps.
02:49Il est resté stationné en gare
02:51sans que personne n'entre ni ne sorte.
02:53L'agression s'est donc déroulée au cours du trajet.
02:57Les enquêteurs font aussitôt le rapprochement
02:59avec un homme blessé à la cuisse droite
03:01retrouvé par les gendarmes vers 10h45
03:05ce même matin dans la commune voisine à Marlis-la-Ville.
03:10Il avait déclaré avoir été victime d'une agression au couteau.
03:13Il a été hospitalisé.
03:15Les gendarmes filent à son chevet,
03:18effectuent des prélèvements ADN
03:19sous ses ongles et sur son blouson.
03:21Un couteau de type laïol taché de rouge
03:24est retrouvé dans une poche.
03:26Les vérifications génétiques commandées en urgence
03:29confirment que l'ADN de l'individu
03:32est présent sur la scène de crime.
03:34Celui d'Anne Lorenz-Schmidt
03:36est détecté sur la manche du couteau
03:39et sur le blouson.
03:41Le suspect s'appelle Thierry Devey-Hoglou.
03:4543 ans, domicilié chez ses parents
03:48à Louvre, dans le Val-d'Oise.
03:50Employé chez un négociant en bois.
03:52Son nom apparaît au fichier
03:54des auteurs d'infractions sexuelles.
03:5612 ans plus tôt, janvier 1995,
03:58il a violé une étudiante de 26 ans
04:00dans une rame de ce même RERD.
04:04Menacée d'un couteau,
04:06blessée à un doigt de la main droite,
04:08elle avait échappé à une mort certaine
04:09en acceptant un rapport sexuel
04:12imposé par l'agresseur.
04:13Le violeur avait été condamné
04:15à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis
04:18et 3 ans de mise à l'épreuve.
04:24Dimanche 25 novembre, 21h45,
04:2710h seulement après la mort d'Anne Lorenz-Schmidt,
04:30Thierry Devey-Hoglou est placé en garde à vue
04:32sur son lit d'hôpital à Gonesse.
04:34Dans la chambre qu'il occupe,
04:36dans le pavillon de ses parents,
04:39est retrouvé 19 DVD
04:41et 21 revues à caractère pornographique.
04:44Le suspect déclare d'emblée
04:46qu'il a été attaqué
04:48par deux individus qui l'ont empêché
04:50de sortir du RER à Louvre.
04:51Alors qu'il rentrait chez lui,
04:53il finit par se raviser.
04:55En fait, dit-il,
04:57il s'est blessé lui-même
04:58lors d'une bagarre
04:59avec une femme.
05:02Thierry Devey-Hoglou,
05:04récidiviste,
05:04il avait déjà violé,
05:06il a tenté ici de violer
05:07Anne Lorenz-Schmidt,
05:08qui l'en a empêché
05:09mais qui l'a payé de sa vie.
05:11On va découvrir
05:12dans la suite de l'heure du crime
05:13ce que va raconter cet homme
05:15sur cette agression
05:16qui d'ailleurs glace absolument
05:17tout le monde.
05:19C'est frappant.
05:19Dès que cette agression
05:21a été connue,
05:22les télés,
05:23les radios,
05:24les journaux
05:24s'en sont emparés
05:25parce qu'effectivement
05:26il y a quelque chose
05:26de très marquant.
05:28Cette femme seule
05:29dans un wagon du RER,
05:31personne pour lui venir à n'aide
05:33évidemment,
05:33elle est tombée sur
05:34la mauvaise personne
05:35au mauvais moment
05:36comme on dit souvent.
05:37Mais là,
05:38effectivement c'est allé
05:39jusqu'au pire,
05:39jusqu'à la mort.
05:40Pompiers, policiers
05:41et bientôt la France entière
05:43vont parler
05:43effectivement de cette attaque
05:45meurtrière.
05:46Bonjour maître Bruno Drie.
05:48Bonjour.
05:49Merci beaucoup
05:49d'être avec nous en direct
05:51aujourd'hui dans le studio
05:52de l'ordre du crime.
05:52Vous êtes l'avocat des parents
05:54de Anne Lorenz-Schmidt.
05:56Évidemment,
05:56vous êtes au barreau de Sanlis,
05:58je le précise.
05:58Vous avez suivi
05:59de A à Z
06:01toute cette affaire
06:02jusqu'au procès.
06:03Tout ça,
06:03on va en parler
06:04un peu plus tard.
06:05Je voudrais juste
06:05qu'on revienne avec vous
06:06maître Bruno Drie
06:08sur la scène de crime.
06:09Alors,
06:09on ne va pas donner
06:10des détails graphiques.
06:12J'en ai donné quelques-uns.
06:13Il y en a d'autres
06:14encore pires dans le dossier.
06:16C'est tout simplement effroyable
06:18cette scène.
06:18On s'est acharné ?
06:19Oui, c'est tout à fait effroyable.
06:22Et surtout,
06:23nous la découvrons
06:24dans son ampleur
06:26lors du procès.
06:27Car les investigations
06:30lors de l'instruction
06:32puis lors de la reconstitution
06:33n'ont pas révélé
06:35la brutalité de la scène
06:37qui va finalement être découverte
06:40lors de ce procès
06:43où Thierry Deveoglou
06:45va raconter cette scène
06:47où il va s'approcher
06:49d'Anne Lorraine
06:50après avoir constaté
06:52qu'elle était seule,
06:53va la menacer
06:54et Anne Lorraine Schmitt
06:56va se défendre
06:58et va se défendre
06:59avec une énergie
07:01exceptionnelle.
07:02Il va y avoir
07:03trois séries de bagarres
07:04et on va apprendre
07:05et c'est surtout cela
07:06qui a été révélé au procès
07:09que Anne Lorraine va...
07:12la scène de bagarre
07:13va occuper toute la rame
07:14du train
07:15et on va retrouver
07:18finalement du sang
07:20sur quasiment
07:21sur la sonnette d'alarme.
07:24Le signal d'alarme
07:25avait été approché
07:27voire touché
07:27par Anne Lorraine Schmitt
07:28qui et Thierry Deveoglou
07:30avaient réussi
07:30à l'empêcher de tirer.
07:32Donc on peut imaginer
07:33qu'elle a traversé
07:34tout le wagon
07:34pour essayer de tirer
07:36cette sonnette
07:36et Thierry Deveoglou
07:39l'en a empêché.
07:40Et cet élément-là
07:41a été découvert
07:43parce que lorsque
07:45les secours sont intervenus
07:46ils ont apporté
07:46des premiers soins
07:47et ils ont masqué
07:48toute cette scène-là.
07:49Alors effectivement
07:50c'est très frappant
07:51ce que vous racontez
07:52Maître Bruno Drie.
07:54C'est pour cela
07:55que ça explique
07:56qu'il y a du sang
07:56partout dans ce wagon.
07:58Les pompiers
07:58vont être frappés
07:59par du sang
08:00sur les vitres, etc.
08:01C'est un wagon
08:01en deux étages
08:02ce RER.
08:03Et effectivement
08:03on retrouve un peu de sang
08:04un peu partout.
08:06Alors évidemment
08:06il n'y a pas trop
08:07de suspense dans cette affaire.
08:08Le suspect
08:09est rapidement arrêté
08:10Thierry Devey-Auglou.
08:12Bonjour Maître
08:13Maïedin Bendaoud.
08:14Bonjour.
08:15Merci beaucoup
08:15d'être avec nous également
08:16dans le studio
08:17de l'heure du crime.
08:18Vous êtes avocat
08:19vous au barreau
08:20du Val-de-Marne
08:21et vous avez eu
08:22la tâche difficile
08:23parce que c'est une tâche difficile
08:24de défendre
08:25Thierry Devey-Auglou.
08:28Déjà
08:28est-ce que vous pouvez nous dire
08:29en quelques mots
08:30qui est-il ce garçon ?
08:32Il vit...
08:32On l'interpelle
08:33c'est un récidiviste
08:34on va y venir
08:34mais c'est un garçon
08:36qui vit...
08:37Un garçon
08:3843 ans
08:39qui vit toujours
08:39chez ses parents
08:40c'est ça ?
08:41En réalité
08:42c'est un...
08:43C'est une personne
08:44c'est quelqu'un
08:45qui n'a pas de vie
08:48personnelle.
08:48Il vit toujours
08:50chez ses parents
08:50il a son petit...
09:03Un univers
09:04des revues
09:05etc.
09:06Mais il avait
09:07son petit monde
09:07à lui
09:09rapport social
09:10à l'extérieur
09:10les seuls rapports
09:11sociaux
09:12qu'il avait
09:12c'est avec
09:14éventuellement
09:14quelques prostituées
09:16qu'il allait voir
09:17une fois de temps en temps
09:18Ça veut dire quoi ?
09:19Ça veut dire que c'est
09:20un solitaire
09:20ce garçon ?
09:21Absolument
09:22Absolument
09:22C'est un homme seul
09:23en solitaire
09:24qui est couvé
09:24par ses parents ?
09:25Au niveau familial
09:26il avait un frère
09:27avec qui les rapports
09:28n'étaient pas toujours
09:30au bout fixe
09:31il avait une sœur
09:32qui avait quitté
09:33le domicile
09:33de ses parents
09:34puisqu'elle vivait
09:35avec son compagnon
09:37sinon il n'avait rien
09:39son travail
09:39et il rentrait chez lui
09:40Je l'ai dit
09:41c'est un récidiviste
09:42récidiviste du viol
09:43il a essayé de violer
09:44Anne-Laurene Schmitt
09:45il n'y est pas parvenu
09:46parce qu'elle s'est défendue
09:47avec beaucoup de courage
09:48et beaucoup de force
09:49cette jeune femme
09:51il avait déjà violé
09:53il y a quelques années
09:54il n'avait plus fait parler
09:55de lui depuis ?
09:56Absolument
09:57Absolument
09:58aucune infraction
10:00depuis sa condamnation
10:01par la cour d'assises
10:02pour le premier viol
10:04aucune convocation
10:06en justice
10:06même pour son
10:08pour son suivi
10:09rien
10:10un suivi
10:11maître Bruno Drie
10:13peut-être un mot là-dessus
10:14il n'était pas vraiment suivi
10:15cet homme
10:16depuis sa condamnation
10:17il était libre
10:18c'est ce que nous avons découvert
10:21bien évidemment
10:22il avait été connu
10:25il avait reçu une injonction
10:26de soins
10:27qu'il n'avait pas exécuté
10:28alors peut-être un petit peu
10:29en détention
10:30mais de façon très aléatoire
10:32comme malheureusement
10:33c'est souvent le cas
10:34en détention
10:36et à la sortie
10:37pas de suivi
10:38pas de suivi
10:38vous confirmez
10:39maître Ben Daoud
10:40pas de suivi
10:41on l'a laissé évoluer
10:43de convocation
10:44par un juge
10:45d'application des peines
10:47où il était suivi
10:48normalement par la justice
10:49mais
10:50il n'a jamais été convoqué
10:52ok
10:52il était donc dans la nature
10:53absolument
10:54et libre
10:55totalement de ses actes
10:56ce qui est quand même
10:57étonnant
10:57juste un petit mot
10:59peut-être qu'il n'était
11:00pas totalement dans la nature
11:01car il était dans un environnement
11:03familial
11:03qui ne s'est pas non plus
11:04inquiété de cette absence de soins
11:06et personne ne s'est inquiété
11:07de ce garçon
11:08le témoignage
11:10vertigineux
11:10du suspect numéro 1
11:12Anne-Lauren Schmitt
11:13est le tueur du RERD
11:15j'ai eu un flash
11:16je me suis dit
11:17celle-là
11:18il faut que je me la fasse
11:19l'heure du crime
11:20on se retrouve dans un instant
11:21sur RTL
11:23tous les jours
11:26toute la journée
11:27c'est RTL
11:31bureau valet
11:32Jean-Alphonse Richard
11:34sur RTL
11:35l'heure du crime
11:37l'heure du crime
11:38consacrée à l'affaire
11:39Anne-Lauren Schmitt
11:40cette étudiante
11:41âgée de 23 ans
11:42a été tuée en novembre 2007
11:4434 coups de couteau
11:45dans un wagon désert
11:46du RERD
11:47un suspect
11:48très rapidement identifié
11:50il avait déjà violé
11:51une jeune femme
11:5212 ans plus tôt
11:53il est interrogé
11:58dimanche 25 novembre 2007
12:00Thierry Devey-Hoglou
12:0243 ans
12:03placé en garde à vue
12:04reconnaît rapidement
12:05avoir attaqué
12:06et tué
12:06Anne-Lauren Schmitt
12:07le matin même
12:08selon lui
12:09il était 10h15
12:10quand il est monté
12:11dans le RER
12:12pour rejoindre Louvre
12:13la ville où il vit
12:14chez ses parents retraités
12:16Charles et Annie
12:17il venait de récupérer
12:19des CD
12:19de musique classique
12:20à Goussinville
12:21il a aperçu
12:23une jeune femme seule
12:24en bas de la voiture
12:25alors que le train
12:26arrivait en gare de Louvre
12:27il dit avoir
12:28pété un câble
12:30il a descendu
12:32l'escalier
12:33pour rejoindre
12:34la victime
12:35il a sorti
12:36son laïol
12:37il a dit
12:38à la jeune femme
12:38j'ai envie de faire
12:40l'amour avec toi
12:40et il lui a demandé
12:42une fellation
12:42en la menaçant
12:43de son couteau
12:44la victime
12:45l'a supplié
12:46de ne pas lui faire du mal
12:47il l'a ceinturé
12:48avec son bras droit
12:49il tenait le couteau
12:50dans la main gauche
12:51elle criait
12:52elle se débattait
12:53elle tentait
12:54de me repousser
12:55dit-il
12:55il se souvient
12:56lui avoir donné
12:57deux premiers coups
12:58de couteau
12:58dans le ventre
12:59Anne-Lorraine Schmitt
13:00a réussi à s'échapper
13:02jusqu'à la plateforme
13:03de sortie
13:03il l'a rattrapée
13:04il a continué
13:05à la frapper
13:06elle s'est écroulée
13:07sur une banquette
13:08sur le dos
13:08il l'a laissée
13:09comme ça
13:10en sortant
13:11à la gare de surveiller
13:13Thierry Deveoglou
13:14explique qu'il avait
13:15pris son couteau
13:16ce matin-là
13:17l'idée lui avait traversé
13:18l'esprit d'attaquer
13:19une femme
13:20comme en 1995
13:22aveu qu'il va
13:23ensuite contester
13:24son intention
13:26était bien de violer
13:27il fantasmait
13:28sur une femme assise
13:29sur une banquette
13:30de train
13:30pour Anne-Lorraine Schmitt
13:33il a eu un flash
13:34il s'est juste dit
13:35celle-là
13:36il faut que je me la fasse
13:37après 48 heures
13:39de garde à vue
13:39Thierry Deveoglou
13:40est mis en examen
13:42écroué pour meurtre
13:43et tentative de viol
13:48jeudi 29 novembre 2007
13:50quatre jours
13:50après le meurtre sauvage
13:52d'Anne-Lorraine Schmitt
13:53les parents de la victime
13:54Philippe et Elisabeth Schmitt
13:56sont reçus
13:57en fin de matinée
13:58par le président
13:59de la république
13:59Nicolas Sarkozy
14:01les assure
14:01de sa compassion
14:02il se dit solidaire
14:04de la lutte
14:04contre la récidive
14:05il va demander
14:06une peine de sûreté
14:07pour tous ces prédateurs
14:09sortis de prison
14:10dit-il
14:10Philippe Schmitt
14:11officier supérieur
14:13de l'armée française
14:13explique
14:14je veux me consacrer
14:15à ce dossier
14:16de la récidive
14:17et du suivi
14:18des condamnés
14:18j'ai deux filles
14:19de 14 ans
14:20je ne souhaite pas
14:21qu'elle rencontre
14:22cet individu
14:23quand il sortira
14:24de prison
14:24et je ne veux pas
14:26que le sacrifice
14:27d'Anne-Lorraine
14:28soit vain
14:29la première victime
14:30de Thierry Deveoglou
14:32violée le 25 janvier
14:3395
14:34est entendue
14:34par les enquêteurs
14:35elle se souvient
14:37avec effroi
14:38de la détermination
14:39de l'individu
14:40elle a cru mourir
14:41elle dit revivre
14:43régulièrement la scène
14:44dans ses cauchemars
14:45son avocate
14:46de l'époque
14:46Isabelle Pfeiffer
14:48se souvient
14:49qu'elle avait dû batailler
14:50pour que Deveoglou
14:51soit jugé aux assises
14:53elle se rappelle
14:54d'un accusé
14:55qui ressemblait
14:56plutôt à un pauvre type
14:57frustré
14:58et en apparence
14:59pas vraiment méchant
15:00sa famille
15:01des gens simples
15:02et modestes
15:03l'entourait
15:04l'avocate
15:05affirme
15:06tout le monde
15:07y compris les experts
15:08semblait alors penser
15:10qu'il n'y avait pas
15:11de risque
15:11de récidive
15:16samedi 1er décembre
15:172007
15:1714h
15:185 jours après
15:19la mort d'Anne Lorraine Schmitt
15:20ses obsèques sont célébrés
15:21à la cathédrale
15:23Notre-Dame de Sanlis
15:24des centaines de personnes
15:26sont venues lui rendre hommage
15:27son frère cadet
15:28Paul Henry
15:2918 mois
15:30de moins
15:31que sa soeur
15:31déclare
15:32tu me transmets
15:34la responsabilité
15:35d'être l'aîné
15:36donc le devoir
15:37de veiller sur nos frères
15:38et soeurs
15:39et d'épauler nos parents
15:40le courage
15:41dont tu as fait preuve
15:42et pour chacun de nous
15:43une leçon
15:44c'est ta détermination
15:46qui nous a livré
15:47ton agresseur
15:50Thierry
15:51Devey-Auglou
15:52est sous les verrous
15:53retour en prison
15:53pour cet homme
15:54qui avait déjà violé
15:55une étudiante
15:55par le passé
15:56dans le RERD
15:57cette pulsion
15:58est revenue
15:59et l'a emporté
16:00en cas de qui
16:00n'est pas terminé
16:01il va falloir comprendre
16:02pourquoi cet homme
16:03est habité
16:04par l'envie
16:05de faire du mal
16:06l'envie de tuer
16:07l'envie de violer
16:08et pourquoi
16:09surtout
16:10c'est important
16:11dans cette affaire
16:11pourquoi aucun signal
16:13d'alerte
16:13ne s'est allumé
16:15Maître Maïedine Bandaoud
16:17vous êtes avec nous
16:18dans le studio
16:19de l'heure du crime
16:19avocat de Thierry
16:20Devey-Auglou
16:22comment est-ce qu'il se comporte
16:24en garde à vue
16:25votre client
16:27on a l'impression
16:28qu'il raconte tout
16:30il n'a oublié
16:31aucun détail
16:32et il va même dire
16:33que finalement
16:34ce matin-là
16:35il s'était en quelque sorte
16:36levé pour tuer
16:37même si ensuite
16:38il va revenir un petit peu
16:39sur ce détail
16:40qui n'en est pas un d'ailleurs
16:42je pense que c'était
16:44c'était le moment
16:45où il s'était rendu compte
16:49des faits
16:50qu'il avait commis
16:53et de la difficulté
16:56aussi
16:56il avait une très grande
16:57difficulté
16:58à s'exprimer
16:58j'étais présent
17:00et
17:02il ne savait pas
17:05ce qu'il allait dire
17:07il ne savait pas
17:08non plus
17:08il était complètement
17:10en dehors
17:10du champ
17:12des questions
17:14qu'on lui ai posées
17:15effectivement
17:16mais c'est quelqu'un
17:17aussi
17:17c'était ses limites
17:18il n'a pas essayé
17:19de se défendre
17:20même s'il avait menti
17:22au début
17:22en disant
17:23qu'il avait reçu
17:25un coup de couteau
17:26de la part de quelqu'un
17:26d'autre
17:27oui mais ça
17:28c'est passé très vite
17:28ça a été effacé
17:30très vite
17:30mais ensuite
17:31il donne quand même
17:31beaucoup de détails
17:33la scène
17:34il la raconte
17:34de manière
17:35même assez précise
17:37presque minute
17:38par minute
17:39absolument
17:39donc il se souvient
17:41de tout
17:41il n'a laissé
17:42aucune chance
17:43à Anne-Lauren Schmitt
17:45il le sait
17:46il le sait
17:47il le savait
17:48il sait
17:48qu'il n'a laissé
17:49aucune chance
17:51à sa victime
17:52Maître Ben Daoud
17:53quand il se lève
17:54ce matin-là
17:55cet homme
17:56il se dit
17:56je vais tuer quelqu'un
17:57il prend son couteau
17:58ce couteau
17:59je le dis
17:59il s'en sert
18:00pour son boulot
18:01c'est-à-dire
18:02qu'il a au travail
18:03et là ce matin-là
18:04on est un dimanche
18:05il ne faut pas l'oublier
18:05il ne travaille pas
18:06et il met quand même
18:07son couteau dans la poche
18:08c'est qu'il a une idée
18:09derrière la tête
18:12je ne peux pas répondre
18:14à sa place
18:14mais je pense
18:15que c'est machinal
18:16il met le couteau
18:17à chaque fois
18:17chaque matin
18:18dès qu'il sort
18:19de chez lui
18:20il met ce couteau
18:21dans sa poche
18:21je ne peux pas répondre
18:23est-ce qu'il est sorti
18:24spécialement
18:25pour aller commettre
18:26un crime
18:26je ne pense pas
18:27en tout cas
18:28une agression sexuelle
18:29absolument
18:31il y a une différence
18:33bien sûr
18:34on est d'accord
18:34se faire
18:35tuer à quelqu'un
18:36absolument
18:37et l'agresser
18:37même si les deux
18:38sont des crimes
18:39épouvantables
18:40il faut bien le souligner
18:41maître Bruno Drie
18:42un mot sur cette démarche
18:44et sur cette garde à vue
18:45de cet homme
18:46alors bien évidemment
18:47je n'ai pas assisté
18:48à cette garde à vue
18:48puisque je suis
18:49l'avocat
18:50de la victime
18:52mais l'histoire
18:53de couteau
18:54est un prétexte
18:55à mon sens
18:56car on a su
18:57dans l'instruction
18:58que
19:00alors que
19:00D.V. Auglou
19:01disait
19:02qu'il avait toujours
19:02son couteau
19:03avec lui
19:04en famille
19:05on ne l'avait jamais vu
19:06avec un couteau
19:06au travail
19:07on ne l'avait jamais vu
19:08avec un couteau
19:09alors qu'il a dit
19:11aux enquêteurs
19:11j'ai mon couteau
19:12pour le travail
19:13donc on voit bien
19:14que l'arme est prise
19:16avec préméditation
19:17et c'est ça
19:18pourtant
19:18c'est le meurtre
19:19qui est retenu
19:20en l'état
19:20à l'époque
19:21donc
19:22sans doute
19:23préméditation de viol
19:24et donc
19:25il était parti
19:26pour violer
19:27cette jeune femme
19:28encore une question
19:29pour vous
19:29maître Bruno Drie
19:32l'avocate
19:33de la première victime
19:34maître Pfeiffer
19:36avait dit
19:36on ne se doutait pas
19:37que cet homme
19:38pourrait récidiver
19:39un jour
19:40qu'il pourrait reproduire
19:41un acte pareil
19:42vous êtes d'accord
19:42avec ça ?
19:43personne ne l'a vu venir ?
19:45alors
19:45c'est le commentaire
19:47d'un avocat
19:49au sortir d'un procès
19:52parce que
19:53me semble-t-il
19:54il y avait
19:55un certain nombre
19:55de faisceaux
19:56qui ont été
19:58analysés
19:58comme
20:00tous dans le même sens
20:01vous avez
20:02un expert psychiatre
20:05habitué
20:05des médias
20:07notamment
20:07qui avait dit
20:09cet homme-là
20:09n'est pas dangereux
20:11et puis
20:12il avait eu
20:12cette
20:12D.V. Oglou
20:13avait eu à l'audience
20:14de ce qu'on m'a rapporté
20:16un comportement
20:17qui
20:18laissait à penser
20:19qu'il était
20:20quelqu'un
20:21un personnage fallot
20:22sans
20:22un peu éteint
20:24comme ça
20:25sans grande
20:26envergure
20:27et
20:28il a
20:29trompé son monde
20:31en laissant croire
20:32que finalement
20:33c'était un accident
20:34et qu'il n'y avait
20:35pas lieu de s'inquiéter
20:36alors que finalement
20:38les expertises
20:39mais nous y allons
20:40sans doute y revenir
20:41les expertises
20:41vont révéler
20:42un autre
20:44un autre
20:45tableau
20:46psychiatrique
20:47ou en tout cas
20:47une personnalité
20:49particulière
20:49Maître Bendaouda
20:50un petit mot là-dessus
20:51il a deux visages
20:53cet homme
20:53il peut être comme ça
20:54très écrasé
20:55par ce qui se passe
20:56et puis d'un autre côté
20:57dans une furie terrible
20:58pour tuer une femme
21:00vous venez de le dire
21:01et je pense que
21:03les meilleurs
21:06qualificatifs
21:06qui ont été donnés
21:07pour monsieur
21:08Devey-Houglou
21:09sont
21:12ceux
21:14de mon confrère
21:15intervenant
21:16dans le premier dossier
21:17pour la victime
21:18elle dit
21:19Moutamo
21:20pauvre type
21:21frustré
21:22en apparence
21:23pas vraiment méchant
21:24parce qu'il ne donne pas
21:25à l'image
21:26de quelqu'un de méchant
21:27parce que c'est sa personne
21:29c'est comme ça
21:29et effectivement
21:30ça jette un voile
21:32un peu mystérieux
21:33autour de cet homme
21:35pas d'enfance malheureuse
21:37pas de maladie mentale
21:38pour un suspect
21:39qui a tout simplement
21:41explosé
21:41Anne-Lauren Schmitt
21:43est le tueur du RERD
21:45à cause de son impulsivité
21:47on l'avait surnommé
21:48Forrest Gump
21:49l'enquête
21:50de l'heure du crime
21:51comment Thierry
21:51Devey-Houglou
21:52une enfance heureuse
21:53vieux garçon
21:54vivant avec ses vieux parents
21:56s'est-il enfermé
21:57dans sa névrose
21:58à suivre
21:59dans un court instant
21:59sur RTL
22:02Bonne journée
22:03sur RTL
22:11RTL
22:12votre radio
22:14L'heure du crime
22:15présentée par
22:16Jean-Alphonse Richard
22:17sur RTL
22:18Il faut dire
22:19que l'homme
22:19était un récidiviste
22:20il avait déjà
22:20violé une jeune femme
22:21en 95
22:22dans ce même RERD
22:23c'est d'ailleurs
22:23l'un des enjeux
22:24de ce procès
22:25comment éviter
22:26ce drame
22:27de la récidive
22:28Au programme
22:30de l'heure du crime
22:31l'affaire Anne-Lauren Schmitt
22:32cette étudiante
22:3323 ans
22:34a été tuée
22:34de 34 coups
22:36de couteau
22:36en 2007
22:37dans un wagon
22:37du RERD
22:38entre Paris
22:39et Creil
22:40dans l'Oise
22:41un récidiviste
22:42du viol
22:42Thierry
22:43Devey-Houglou
22:44a avoué le meurtre
22:45les enquêteurs
22:46étudient sa trajectoire
22:51Jeudi 13 février 97
22:5410 ans
22:54avant qu'il tue
22:55Anne-Lauren Schmitt
22:56Thierry Devey-Houglou
22:57était libre
22:58après sa condamnation
22:59à 5 ans de prison
23:01dont 2 avec sursis
23:02pour un viol
23:03les enquêteurs
23:04ne trouvent
23:04aucune trace
23:05d'un suivi
23:06médico-psychologique
23:07qui aurait pourtant
23:08dû être ordonné
23:10à l'époque
23:11Thierry Devey-Houglou
23:13avait retrouvé
23:14le pavillon familial
23:15du square Mont-Louis
23:16à Louvre
23:17entouré de ses parents
23:18vieillissants
23:19et de son frère cadet
23:20lui aussi
23:21n'avait jamais
23:22quitté la maison
23:23seule leur soeur
23:24mariée
23:24ne vivait plus
23:25sous le toit
23:26au policier
23:28elle décrit
23:29son frère Thierry
23:29comme un
23:30vieil adolescent
23:31vivant dans la crainte
23:33de voir disparaître
23:34ses parents
23:35les experts
23:35décrivent l'enfance
23:37du suspect
23:37comme harmonieuse
23:39ni carence affective
23:40ni signe de maltraitance
23:42ou trouble du comportement
23:43lors des jeunes années
23:44sa mère
23:46Annie
23:46le présente
23:47comme courtois
23:48aimable avec les femmes
23:50il n'en a jamais
23:50présenté aucune
23:51à quiconque
23:53Thierry Devey-Houglou
23:54fréquentait assidûment
23:56les prostituées
23:56il allait jusqu'à dépenser
23:58800 euros
23:59par mois
24:00depuis sa sortie
24:01de prison
24:02en 97
24:03Devey-Houglou
24:04ne parlait jamais
24:05du viol
24:05qu'il avait commis
24:06aucun psychologue
24:08aucun psychiatre
24:09consulté
24:10employé dans une entreprise
24:11de découpe du bois
24:12son patron
24:14le dépeint
24:14comme un homme
24:15ayant besoin
24:16de travailler
24:16pour faire retomber
24:18sa tension nerveuse
24:19à cause de son impulsivité
24:22ses collègues
24:23l'avaient surnommé
24:24Forrest Gump
24:28Les psychiatres
24:29ne détectent finalement
24:31chez Thierry Devey-Houglou
24:32ni anomalies psychiatriques
24:34ni abolition du discernement
24:35lors du passage à l'acte
24:37Selon un expert psy
24:38le suspect délivre
24:40un discours
24:40centré sur lui-même
24:41il ne laisse percevoir
24:43ni émotion
24:43ni culpabilité
24:45ni égard
24:46pour la victime
24:47laquelle serait réduite
24:48à l'état d'objet
24:49Devey-Houglou
24:50se dit prêt
24:51à accepter des soins
24:52mais les spécialistes
24:54ne sont pas certains
24:55que cet individu
24:56soit curable
24:58c'est ce que disent
24:59les spécialistes
25:00à l'époque
25:00ils ne sont pas sûrs
25:01qu'effectivement
25:02il y ait un traitement
25:02pour cet homme
25:03qui a surpris tout le monde
25:04en récidivant
25:05et en tuant
25:07Anne-Lauren Schmitt
25:08il voulait la violer
25:09elle a résisté
25:10et il a fini
25:11par la poignarder
25:12de multiples coups
25:13de couteau
25:14Maître Maïeddin Bandaoud
25:16vous êtes l'avocat
25:16de Thierry Devey-Houglou
25:18avocat dans le Val-de-Marne
25:20évidemment cette histoire
25:21vous la connaissez par cœur
25:21vous connaissez très bien
25:22le dossier
25:23il y a quelque chose
25:24de frappant
25:24avec cet homme
25:25que vous me l'avez
25:26un petit peu dit
25:27mais il est enfermé
25:28dans une espèce
25:29de huis clos
25:30il ne communique
25:31avec personne
25:31si ce n'est
25:32avec ses parents
25:34on est dans une espèce
25:34de cocotte minute
25:35qui est à peu près
25:36à exploser
25:37on a le sentiment
25:38quand on regarde
25:39un petit peu
25:39son existence
25:41il vit à huis clos
25:43ses repères
25:45ses deux parents
25:48sa soeur
25:49et son frère
25:51et d'ailleurs
25:52il avait peur
25:54de la disparition
25:56de ses parents
25:56parce qu'on avait l'impression
25:57que c'était le couvercle
25:58c'est ça
25:59qui tenait tout pour lui
26:00qui tenait sa vie
26:01absolument
26:01et il ne pouvait pas
26:04imaginer la vie
26:05sans ses parents
26:08parce que pour lui
26:09c'était
26:09les protecteurs
26:11c'était aussi
26:12les limites
26:13c'était aussi
26:14il rentrait
26:15parce que sa mère
26:16l'attendait
26:17il est obligé
26:18de rentrer
26:18à telle heure
26:19à sortir à telle heure
26:20tu vas où
26:20tu reviens d'où
26:21etc
26:22donc c'était
26:23un couvercle
26:24parce qu'on dort
26:25de ses deux parents
26:26et il n'avait
26:27aucune relation
26:28à l'extérieur
26:28je parle de relation
26:30durable
26:30bien sûr
26:31amicale
26:32familiale
26:32mais il n'a pas d'amis
26:33non
26:34il n'a pas d'amis
26:35il n'a pas de relation
26:36il est une espèce
26:37de solitaire
26:38comme ça
26:38il n'a pas de relation
26:40lorsqu'il sortait
26:41il sortait
26:42il fait un tour
26:43par exemple
26:43il venait à Paris
26:44il fait un tour
26:45à Paris
26:45mais il n'a pas
26:47de personne
26:47bien déterminée
26:48qu'il va rencontrer
26:50avec qui discuter
26:51etc
26:51il n'a pas ce genre
26:53de rapport
26:53avec les personnes
26:55Maître Bruno Drive
26:56défendez-vous
26:56les parents
26:57de Anne-Lauren Schmitt
26:58on va parler un petit peu
26:59des parents
26:59et de Anne-Lauren Schmitt
27:01les parents
27:02ils se sont été effarés
27:03évidemment il y a
27:04la mort de leur fille
27:04qui est épouvantable
27:05mais ils ont été effarés
27:06de voir que cet homme
27:07il était sans contrôle
27:09finalement
27:09quand on ne s'était pas
27:10occupé de lui
27:11oui
27:12et cet homme
27:14il est révélé
27:15par les expertises
27:16comme quelqu'un
27:18qui a une inhibition anxieuse
27:21qui ne maîtrise pas
27:22ses émotions
27:23et son agressivité
27:24et ce qui est terrible
27:27et ce que l'on va découvrir
27:28au fur et à mesure
27:29de l'instruction
27:29c'est qu'effectivement
27:31ces éléments-là
27:32étaient présents
27:34dans les premières expertises
27:35mais ils n'ont pas été
27:38on n'en a pas tiré
27:39de conséquences
27:40on ne les a pas lus
27:41on n'a pas voulu les lire
27:42et on a laissé
27:43dans la nature
27:44quelqu'un
27:44dont on dit
27:45une fois le deuxième crime
27:48accompli
27:49dont on dit
27:50qu'il peut passer
27:52à l'acte
27:52à tout moment
27:53ces éléments-là
27:54ils préexistaient
27:55au premier crime
27:57ils sont restés
27:58dans un tiroir
27:59j'ai envie de dire
27:59on ne les a pas sortis
28:01de ce tiroir
28:02alors effectivement
28:03les parents
28:04de Anne-Lorraine Schmitt
28:05ils sont effarés
28:06par cette situation
28:08Anne-Lorraine Schmitt
28:09on dit quelques mots
28:11sur elle
28:11parce qu'il faut
28:11parler de la victime
28:13étudiante brillante
28:14c'est ça ?
28:15Anne-Lorraine
28:16une jeune femme
28:17de 23 ans
28:17étudiante brillante
28:20ouverte au monde
28:21l'aînée d'une fratrie
28:23de 5 enfants
28:24qui vaut beaucoup
28:25d'affection à sa famille
28:26qui est habitée
28:28par une foi chrétienne
28:30importante
28:30profonde
28:31et qu'elle vit
28:32sans
28:34sans complexe
28:35et
28:36qui
28:37a en même temps
28:39une ouverture aux autres
28:40et une liberté d'esprit
28:42une indépendance
28:43quelqu'un qui est battant
28:44qui aime la vie
28:45qui a beaucoup d'humour
28:46qui a beaucoup d'humour
28:47sur lui-même
28:47et qui
28:48là où elle passe
28:49ne laisse pas indifférente
28:51elle était en école de journalisme
28:53elle avait été repérée
28:54par ses professeurs
28:55comme l'une des meilleures
28:56de la promotion
28:56mais elle faisait
28:57autour d'elle
28:58l'unanimité
28:58et c'est pour ça
28:59que sa mort
29:00ce drame
29:01a dépassé très vite
29:02la famille
29:03parce que l'émotion
29:04de la famille
29:05est évidente
29:05mais
29:06beaucoup de personnes
29:07se sont retrouvées
29:08dans cette émotion
29:09ça s'est exprimé
29:11notamment aux obsèques
29:12à Sanlis
29:12où il y avait un monde
29:14plus je crois
29:15entre 1500 et 2000 personnes
29:16bref
29:17les parents ont reçu
29:186000 lettres d'anonyme
29:19on voit que
29:20il y a eu une émotion collective
29:21parce que beaucoup
29:23se sont retrouvés
29:25dans cette famille
29:26dans le drame
29:26vécu par cette famille
29:27et devant une jeune femme
29:30qui on dirait aujourd'hui
29:31qui était solaire
29:32c'est ça
29:33et effectivement
29:34ça a fait une émotion
29:35terrifiante à l'époque
29:36on a peut-être
29:37un peu oublié aujourd'hui
29:38mais c'était quelque chose
29:39de très important
29:40le suspect
29:41va être jugé
29:43Anne-Lauren Schmitt
29:45est le tueur du RERD
29:46il n'avait aucune pitié
29:48j'avais une bombe
29:49en face de moi
29:51l'enquête de l'heure du crime
29:52on se retrouve
29:52dans un instant
29:53sur RTL
29:59Merci d'écouter RTL
30:05L'heure du crime
30:07présenté par Jean-Alphonse Richard
30:09sur RTL
30:12Retour dans l'heure du crime
30:14sur le meurtre
30:14d'Anne-Lauren Schmitt
30:15une étudiante de 23 ans
30:17tuée de 34 coups de couteau
30:19dans un wagon désert
30:20du RERD
30:21en novembre 2007
30:22l'agresseur étant récidiviste
30:24déjà condamné pour viol
30:25à faire des plus sensibles
30:27il est jugé
30:28trois ans plus tard
30:33Lundi 13 décembre 2010
30:35Thierry devait au glou
30:36cheveux gris
30:37barbe négligée
30:38lunettes
30:39visage émacié
30:40et regard éteint
30:41et devant la cour d'assises
30:43du Val d'Oise
30:43à Pontoise
30:44il fait bien plus vieux
30:46que son âge réel
30:4746 ans
30:48la voix est hésitante
30:50il parle de lui
30:51j'ai une famille formidable
30:52ils sont là pour me soutenir
30:54dans ces épreuves
30:55dit-il
30:55sortie qui fait frémir
30:58la famille d'Anne-Lauren Schmitt
31:00assise en face de l'accusé
31:01et qui ne le lâche pas
31:02du regard
31:03à la mère de l'accusé
31:05Annie Devey-Hoglou
31:0779 ans
31:08la présidente demande
31:09si elle n'était pas inquiète
31:11de voir son fils
31:12dépourvu de vie sentimentale
31:14elle répond
31:15que le plus important
31:16est que ses fils
31:16soient sous son toit
31:18et qu'elle puisse les aider
31:19elle donnait à Thierry
31:21parfois 200 euros
31:22une fois 2000 euros
31:24je me doutais
31:26qu'il allait voir
31:26des prostituées
31:27dit-elle
31:28Philippe
31:2843 ans
31:29le frère cadet
31:30qui vit lui aussi
31:32dans le pavillon familial
31:33indique
31:33après le premier viol
31:34je ne savais pas
31:35qu'il avait encore
31:36sur lui un couteau
31:38sinon j'aurais redouté
31:39qu'il recommence
31:40déclare-t-il
31:41sur l'agression
31:42d'Anne-Lauren Schmitt
31:43Thierry
31:44Devey-Hoglou
31:44murmure
31:45elle s'est échappée
31:46je l'ai rattrapée
31:48elle hurlait
31:49je voulais que ça s'arrête
31:50j'ai paniqué
31:51à cause des cris
31:52il admet avoir voulu
31:53lui ôter
31:54le dernier souffle
31:56de vie
32:00le chef de service
32:01de la SNCF
32:02sanglote à la barre
32:04en se remémorant
32:05le corps ensanglanté
32:06d'Anne-Lauren Schmitt
32:07une sapeur-pompier
32:08est toujours sous le choc
32:10il y avait des traces
32:11de sang dans tout le wagon
32:12du début à la fin
32:13l'accusé regarde
32:14les photos du carnage
32:16sans scier
32:16il n'explique toujours pas
32:18son geste
32:19il dit avoir eu un flash
32:20après tout ça
32:21plus personne ne peut
32:22se poser la question
32:23de sa dangerosité
32:25s'exclame le colonel
32:26Philippe Schmitt
32:27le père de la victime
32:28la première victime
32:30de Thierry Devey-Hoglou
32:31qui a échappé à la mort
32:32vient raconter
32:33le viol
32:33qu'elle avait subi
32:34j'ai regardé
32:36ses yeux
32:36son regard était
32:38extrêmement violent
32:38il soutenait le mien
32:40il n'était pas fort
32:41physiquement
32:42mais psychiquement
32:43il n'avait aucune pitié
32:44j'avais une bombe
32:46en face de moi
32:47Elisabeth Schmitt
32:48la maman d'Anne Lorraine
32:50déclare
32:50ma fille riait
32:51je ne savais même pas
32:53que son destin
32:53s'achèverait
32:54dans ce train
32:55avec ce barbare
32:56elle se tourne
32:57vers les jurés
32:58vous avez le pouvoir
32:59de sauver
33:00et de protéger
33:01d'autres vies
33:02l'avocat général
33:03demande
33:03la perpétuité
33:05et on va voir
33:06dans le prochain chapitre
33:08ce que va être
33:09ce verdict
33:11difficile de savoir
33:12vraiment ce qui s'est passé
33:13dans la tête de Thierry Deveoglou
33:15parce qu'il ne dit pas
33:16grand chose
33:17maître
33:18Maïedin Ben Daoud
33:19et puis je vais poser
33:20la même question
33:21ensuite à maître Bruno Drie
33:22maître Maïedin Ben Daoud
33:23vous êtes l'avocat
33:24de Thierry Deveoglou
33:25vous avez la lourde charge
33:26d'assumer sa défense
33:28à ce procès
33:29j'ai noté
33:30les déclarations
33:31de la première victime
33:32de votre client
33:33la première victime
33:34de Thierry Deveoglou
33:35elle dit
33:36j'avais une bombe
33:38en face de moi
33:39c'est ce qu'on dit
33:40depuis le début
33:40de cette émission
33:41cet homme
33:42il est verrouillé
33:43et puis
33:44il est prêt à déclencher
33:45finalement comme s'il avait
33:46un gilet d'explosifs
33:48sur lui
33:49il n'y a pas d'autre terme
33:51la première victime
33:53de son crime
33:54c'est la personne
33:56qui a été violée
33:56je pense qu'elle avait
33:58compris
33:59la personnalité
34:01elle est arrivée
34:02à cerner la personnalité
34:03de Deveoglou
34:05dans le sens où
34:06elle a accepté
34:09entre guillemets
34:10j'utilise le mot
34:11accepter
34:13de faire ce qu'il voulait
34:15de céder à son désir
34:16de céder à son désir
34:18elle n'a pas crié
34:19puisqu'elle dit
34:20il lui avait mis
34:20le couteau
34:21sous la gorge
34:23elle avait cédé
34:26elle avait cédé
34:27et ça lui a sauvé
34:27la vie en quelque sorte
34:28absolument
34:29elle le dit d'ailleurs
34:30elle dit que ça lui a
34:31sauvé la vie
34:33Anne Lorraine
34:35a résisté
34:35et d'ailleurs
34:36dans ses déclarations
34:37à lui
34:37il dit
34:38je voulais qu'elle se taise aussi
34:40parce qu'Anne Lorraine
34:41n'a pas accepté
34:42elle s'est débattue
34:43elle s'est défendue
34:45et elle criait
34:47donc c'est pour ça
34:48qu'il a rajouté
34:51les choses
34:51je ne dis pas
34:52qu'Anne Lorraine
34:53non
34:54Anne Lorraine avait raison
34:55elle était courageuse
34:56elle était courageuse
34:57elle s'est battue
34:57elle a affronté
34:59elle a couru
35:00dans tout le wagon
35:01pour se défendre
35:03et d'ailleurs
35:04il se donne
35:05même lui-même
35:06un coup de couteau
35:06puisqu'elle a échappé
35:07à ce coup de couteau
35:08il se le donne
35:09lui-même
35:09sur son genou
35:10oui c'est ça
35:11parce qu'elle s'est battue
35:13Anne Lorraine Schmitt
35:13maître Bruno Drey
35:15vous êtes avec nous
35:16avocat des parents
35:17de Anne Lorraine Schmitt
35:18évidemment
35:18vous êtes
35:19à ce procès
35:20quel regard portent
35:22les parents
35:22sur cet homme
35:23je sais que le papa
35:25le regarde
35:25il n'est pas très loin
35:26dans le box des accusés
35:28il va essayer
35:28de le cerner
35:29parce que pas à travers
35:30ses paroles
35:30mais peut-être
35:31à travers son regard
35:32les parents ont vite compris
35:33que cet homme
35:34était excessivement dangereux
35:35et qu'il est d'autant plus dangereux
35:38qu'il donne l'apparence
35:39de ne pas l'être
35:41et donc il faut
35:42une certaine détermination
35:44et une certaine analyse
35:46pour comprendre
35:47que cet homme là
35:48est dangereux
35:49et il faut l'admettre
35:50et le faire admettre
35:52et
35:54l'objectif de la famille
35:56un des objectifs
35:56de la famille
35:57était de
35:58que la cour d'assises
36:00comprenne
36:01que cet homme là
36:02était excessivement dangereux
36:04et de protéger
36:06toutes les autres
36:07jeunes femmes
36:08qui pouvaient prendre
36:09ce train
36:10pour éviter
36:11un troisième drame
36:12dans cette même rame
36:13car on ne l'a peut-être
36:14pas rappelé
36:15mais le deuxième crime
36:17celui d'Anne Lorraine
36:18se passe dans la même rame
36:21sur la même ligne
36:22entre les mêmes gares
36:23que le premier
36:24c'est incroyable
36:25parce que là
36:25il y a une espèce de
36:27copycat
36:27comme on dit
36:28une espèce de reproduction
36:29exactement
36:31image photocopiée
36:32quasiment
36:32à 12 ans d'intervalle
36:33à 12 ans d'intervalle
36:34et alors vous disiez
36:36il ne faut pas que ça se reproduise
36:37un petit mot quand même là-dessus
36:39sur la maman
36:40d'Anne Lorraine Schmitt
36:42parce qu'elle est à ce procès
36:43elle va vraiment
36:44parler au juré
36:45toute la famille
36:48va s'exprimer
36:49à tour de rôle
36:50peut-être pas tous les enfants
36:51de mémoire
36:52mais en tous les cas
36:54l'intervention
36:55d'Elisabeth Schmitt
36:56la maman d'Anne Lorraine
36:57est je pense déterminante
36:59elle crie
37:02je pourrais même dire
37:03elle hurle
37:04dans la salle d'audience
37:06qui est très grande
37:07à Pontoise
37:08elle hurle
37:09sa fille
37:11et elle hurle
37:13cette fille
37:14qu'on lui a arrachée
37:15qui était promesse de vie
37:17qui était promesse
37:18d'avenir
37:18qui était promesse
37:19d'un tas de projets familiaux
37:22voilà
37:22et ça
37:24je pense que ça
37:25a marqué
37:26tous les intervenants
37:27un petit mot là-dessus
37:29maître
37:30Mayedin Ben Daoud
37:31quelle est la réaction
37:32lorsque
37:33votre client
37:35Thierry Deveuoglou
37:36il entend
37:37ses pleurs
37:38il entend ses cris
37:39il entend ses témoignages
37:40qui sont
37:41épouvantables
37:42normalement on ne doit pas
37:42rester de marbre
37:43là-dessus
37:44il entend les pleurs
37:46il entend
37:46quelle sera sa réaction
37:49interne
37:50je ne sais pas
37:50en tout cas
37:51personnellement
37:52je lui ai communiqué
37:52la mienne
37:53oui bien sûr
37:55et
37:56maintenant ça fait
37:57très longtemps
37:57ça fait plus de 16 ans
37:58de ce procès
37:59je me permets de dire
38:00quelque chose
38:01il reconnaît lui-même
38:02il me dit
38:03je suis dangereux
38:04il vous le dit
38:05il me le dit
38:06je suis dangereux
38:08et c'est pour ça
38:09qu'il y a une certaine satisfaction
38:12de la décision
38:14qui a été rendue
38:15si vous permettez
38:16j'ai un petit mot
38:18à dire
38:18pour la famille
38:20je peux vous assurer
38:22une chose
38:22c'est que
38:23il y a un proverbe
38:25qui dit
38:26on ne peut pas
38:27se mettre à leur place
38:28parce que
38:29ne sentira la brûlure
38:30de la braise
38:31que celui
38:31qui a le pied dessus
38:33et on ne peut pas
38:35imaginer
38:36ce que
38:37les parents
38:38d'Anne Lorraine
38:39ont subi
38:40et le degré
38:42de leur souffrance
38:44après trois jours
38:45de débat
38:45le verdict
38:46Anne Lorraine Schmitt
38:48est le tueur
38:48du RERD
38:49c'est étrange
38:50de se dire
38:51que sans le savoir
38:52j'ai vu passer
38:53ce train
38:53qui emportait
38:54ma fille
38:55sans vie
38:56l'enquête
38:57de l'heure du crime
38:57je vous retrouve
38:58tout de suite
38:58sur RTL
39:12Dans l'heure du crime
39:13la mort d'Anne Lorraine Schmitt
39:15étudiante
39:1523 ans
39:16tuée de 34 coups
39:18de couteau
39:18dans le RERD
39:19un dimanche
39:21de novembre 2007
39:22elle allait retrouver
39:23ses parents
39:23son meurtrier
39:24déjà condamné
39:25pour viol
39:26jugé trois ans plus tard
39:27trois jours de procès
39:28le verdict tombe
39:33Mercredi 15 décembre 2010
39:35dans la soirée
39:36Thierry Devey-Hoglou
39:37est condamné
39:38à la réclusion criminelle
39:39à perpétuité
39:40assorti d'une peine
39:41de sûreté
39:42de 22 ans
39:43pour le meurtre
39:43et la tentative
39:44de viol
39:45d'Anne Lorraine Schmitt
39:46l'accusé
39:47ne montre aucune réaction
39:48quelques heures plus tôt
39:49l'avocat général
39:50avait fait projeter
39:52dans la salle d'assises
39:53le visage radieux
39:55de la victime
39:55il avait lancé
39:56Thierry Devey-Hoglou
39:58regardez ce joyau
39:59que vous avez détruit
40:01il y a tellement de vie
40:02dans ce regard
40:03tellement d'amour
40:04tout ce que vous n'êtes pas
40:10dans le Parisien
40:11Philippe Schmitt
40:12père de la victime
40:13avait raconté
40:14le jour fatal
40:15j'étais venu chercher
40:17Anne Lorraine à la gare
40:18j'étais sur le pont
40:20qui enjambe
40:20la voie ferrée
40:21je ne l'ai pas vu
40:22descendre du train
40:23c'est étrange
40:25de se dire
40:26que sans le savoir
40:27j'ai vu passer
40:28sous le pont
40:29ce train
40:30qui emportait
40:31ma fille sans vie
40:32j'en veux pas trop
40:33à l'individu
40:35j'en veux plus au système
40:36qui fait qu'un gars comme ça
40:38qui a déjà commis un acte
40:40puisse
40:41se promener
40:42sans problème
40:42dans la nature
40:43et en commettre un deuxième
40:44et pourquoi pas un troisième
40:45ou un quatrième
40:46il faut qu'on soit digne d'elle
40:47parce que
40:48si elle s'est battue
40:49pour ne pas se soumettre
40:51à cet individu
40:52on ne peut pas laisser tomber
40:53sa mémoire
40:53ne rien faire
40:54ça serait pire que tout
40:56la voie de Philippe Schmitt
40:58le papa d'Anne Lorraine
41:00une archive RTL
41:01du 4 décembre 2007
41:03maître Maïeddin Bandaoud
41:05pas de surprise
41:06il est condamné
41:07effectivement
41:08à la perpétuité
41:10assorti d'une peine de sûreté
41:11de 22 ans
41:12pour le meurtre
41:12et la tentative de viol
41:13d'Anne Lorraine Schmitt
41:15vous êtes l'avocat
41:16de Thierry Devey-Auglou
41:17qu'est-ce qu'il devient
41:19aujourd'hui
41:19Thierry Devey-Auglou
41:20il est toujours
41:21écroué
41:21il est toujours détenu
41:23oui
41:23il est toujours détenu
41:25dans une centrale
41:26c'est ça
41:26dans une centrale
41:27il est condamné
41:30à perpétuité
41:31avec 22 ans de sûreté
41:34vous nous avez dit
41:34quelque chose
41:35qui m'a frappé
41:36tout à l'heure
41:37dans le chapitre précédent
41:38vous m'avez dit
41:39qu'avant le verdict
41:41il vous a dit
41:41je suis dangereux
41:42absolument
41:43et il a rajouté aussi
41:46il faut que je reste en prison
41:47c'est ça
41:49pour lui
41:50il vaut mieux
41:50qu'il soit détenu
41:52il vaut mieux
41:53qu'il soit détenu
41:54ça veut dire quoi
41:55ça m'être
41:55ça fait longtemps
41:56ça fait longtemps
41:57ça fait
41:58bien sûr
41:5816 ans
41:59donc je ne sais pas
42:00quelle est l'évolution
42:00de sa situation
42:03psychologique
42:03et psychiatrique
42:06je pense que l'âge
42:07doit ramener
42:08quelque chose d'autre
42:10mais
42:13au bout de 22 ans
42:14de sûreté
42:15au-delà de ces 22 ans
42:17il doit
42:18la loi lui permet
42:19parce que
42:20la loi sur la sûreté
42:21ne lui est pas applicable
42:23parce qu'elle est venue
42:25à cause
42:26des faits
42:27qui lui étaient reprochés
42:29donc elle n'a pas
42:30d'effet rétroactif
42:31mais je pense
42:33que les experts
42:33doivent se pencher
42:35avant
42:36s'il y a une demande
42:37de remise en liberté
42:39ça veut dire
42:40que si vous voulez
42:40rester en prison
42:41c'est que
42:41confusément
42:42lui-même
42:44estimait
42:44qu'il ne fallait pas
42:45qu'il sorte
42:46parce qu'il allait
42:46encore faire
42:47des choses épouvantables
42:49qu'il était dangereux
42:50il le sait
42:51c'est très important
42:52de nous raconter ça
42:53Maître Maïedin Bandaoult
42:54parce que ça
42:55c'est un petit peu
42:55les dessous
42:56de cette affaire
42:57et de cette psychologie
42:58si difficile à cerner
42:59de cet homme
43:00Thierry Deveoglou
43:02Maître Bruno Drives
43:03est avec nous
43:04dans le studio
43:05Lors du crime
43:05également
43:05avocat des parents
43:06de Anne-Lauren Schmitt
43:09vous avez suivi
43:10encore une fois
43:10toute cette affaire
43:12je suppose
43:13que les parents
43:13ils sont très attentifs
43:14à la situation
43:15de cet homme
43:17aujourd'hui
43:17toujours emprisonné
43:19et qui pourraient
43:20peut-être
43:20s'étant jamais
43:21demander un jour
43:22d'être remis en liberté
43:23Oui
43:23alors pour
43:24compléter ce que disait
43:27ou éclaircir
43:27donner un élément
43:29supplémentaire
43:29à ce que disait
43:30mon confrère
43:32aujourd'hui
43:33pour des criminels
43:35comme Deveoglou
43:37une nouvelle loi
43:38s'applique
43:39qui permet
43:40de maintenir
43:41en détention
43:43les personnes
43:44une fois
43:45plutôt en sûreté
43:47une fois
43:49leur peine
43:49accomplie
43:49cette loi
43:50ne s'applique pas
43:51à Deveoglou
43:51parce qu'elle a été
43:52votée
43:52après les faits
43:54et ce qui fait
43:54que Deveoglou
43:55en théorie
43:56au bout de 22 ans
43:58peut demander
43:59une libération
44:00conditionnelle
44:02cette décision
44:03est prise
44:04par un tribunal
44:04c'est encadré
44:06par un certain nombre
44:06d'éléments
44:07notamment
44:08un avis
44:09d'expert
44:10le comportement
44:12de l'intéressé
44:13mais également
44:14l'avis des partis
44:15civils
44:15bien évidemment
44:16dans ce cadre là
44:18monsieur et madame
44:19schmidt
44:19mais également
44:20leurs enfants
44:20sont extrêmement
44:21vigilants
44:22car ils ne veulent pas
44:23non pas par souci
44:24de vengeance
44:24mais par un souci
44:26de prévention
44:28qu'un homme
44:29comme celui-ci
44:30qui a été diagnostiqué
44:31comme pouvant passer
44:32à l'acte
44:33de façon
44:35sans qu'on puisse
44:36le savoir
44:36à l'avance
44:36qui puisse passer
44:38à l'acte
44:38sans maîtrise
44:39qu'un homme
44:40comme celle-là
44:40puisse de nouveau
44:41être un danger
44:42le père
44:43de Anne-Lauren-Schmidt
44:45il s'est toujours battu
44:46pour ces questions
44:47de récidive
44:48etc
44:50et là
44:50s'il déplorait récemment
44:51dans le Figaro
44:52j'ai lu que
44:53les choses n'avaient pas
44:54beaucoup évolué
44:54voilà
44:56ça a été
44:56son combat
44:57dès le décès
44:58de sa fille
44:59en disant
44:59il l'a exprimé
45:00dans le document
45:01que vous avez
45:02passé à l'instant
45:03le document sonore
45:05ça a été son combat
45:06en mémoire de sa fille
45:07il me disait
45:08récemment
45:09force est de constater
45:11que ce combat
45:11je l'ai perdu
45:13depuis 2007
45:13il n'y a pas eu
45:14d'élément
45:15nouveau
45:16pour éviter
45:17cette récidive
45:19merci beaucoup
45:20maître Bruno Drie
45:21et maître
45:22Maïeddin Bandaoud
45:23d'avoir été tous les deux
45:24les invités
45:24de l'ordre du crime
45:25merci à l'équipe
45:26de l'émission
45:26rédactrice en chef
45:27Justine Vigneault
45:28préparation Romain
45:29Divares
45:30Valentin Bardet
45:31réalisation en direct
45:32Jonathan Griveau
45:33Merci à tous
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