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  • il y a 9 heures
Le 13 mai, la commission de la culture du Sénat auditionnait Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Il a présenté le projet de loi du gouvernement pour réguler l’enseignement supérieur privé lucratif. Le texte propose de renforcer la certification Qualiopi, de mieux lutter contre les pratiques abusives de certains établissements d’enseignement supérieur privés et de renforcer les contrôles. Il sera examiné en séance au Sénat le 1er juin 2026. Les sénateurs ont exprimé leur inquiétude par rapport à la multiplication des écoles d’enseignement supérieur privé à but lucratif et aux dysfonctionnements qui ont été découverts dans certaines d’entre elles, à l’instar du Digital College, qui a fermé ses portes en avril 2026. Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025

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00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.
00:00:17Les écoles privées à but lucratif se multiplient dans l'enseignement supérieur avec parfois des dérives en termes de frais
00:00:23de scolarité, de qualité, des formations.
00:00:25C'est pourquoi le gouvernement porte un projet de loi qui vise à mieux réguler l'enseignement supérieur privé.
00:00:31Un texte qui prévoit de durcir les contrôles et les sanctions pour ces établissements.
00:00:35Pour en parler, les sénateurs ont interrogé Philippe Baptiste, le ministre en charge de l'enseignement supérieur.
00:00:41Nous reprenons travaux de commission cet après-midi et nous accueillons avec plaisir le ministre de l'enseignement supérieur de
00:00:49la Recherche et de l'espace Philippe Baptiste
00:00:51dans la perspective de l'examen du projet de loi relatif à la régulation de l'enseignement supérieur privé,
00:00:57sur lequel notre rapporteur Stéphane Pied-Noir nous présentera ses conclusions et ses éventuels amendements.
00:01:03Je ne doute pas qu'il y en aura la semaine prochaine en commission.
00:01:07Monsieur le ministre, nous sommes heureux de vous entendre aujourd'hui sur ce projet de loi qui a connu jusqu
00:01:12'ici un parcours mouvementé.
00:01:14Mais en ce moment, c'est un peu le propre de chaque projet ou proposition de loi de connaître quelques
00:01:21soubresauts,
00:01:22initialement déposés sur le bureau de l'Assemblée nationale le 30 juillet dernier.
00:01:27Il en a été retiré pour être déposé sur celui du Sénat le 28 janvier.
00:01:30Son examen a été annoncé à plusieurs reprises en février, en avril, puis en mai.
00:01:34C'est finalement le 1er juin que nous débattrons en séance publique.
00:01:38Cette inscription à l'ordre du jour de notre Assemblée constitue évidemment une excellente nouvelle.
00:01:42Il s'agit en effet d'un texte important qui doit permettre d'adapter enfin notre droit
00:01:47aux très rapides et très profondes mutations du secteur de l'enseignement supérieur.
00:01:52Le constat est connu et nous avons récemment eu l'occasion d'en débattre
00:01:56lors de l'examen de la proposition de loi de Yann Chantrel sur l'encadrement du secteur privé lucratif.
00:02:02Alors que l'accès aux études supérieures s'est massifié,
00:02:06que les établissements privés se développent rapidement et attirent désormais plus d'un quart des étudiants.
00:02:12Si nombre d'établissements privés offrent une formation de grande qualité
00:02:16et développent une recherche comparable à celle des établissements publics,
00:02:21d'autres prospèrent en revanche en captant les financements de l'apprentissage
00:02:25et en trompant les étudiants et leurs familles sur la valeur des diplômes qu'ils délivrent.
00:02:30Ces bouleversements appellent à réinventer l'encadrement du secteur par les pouvoirs publics.
00:02:36Il est en effet manifeste que notre cadre juridique actuel et le contrôle exercé par le service de l'État
00:02:41ne suffisent ni à prévenir ni à sanctionner ces dérives,
00:02:45dont la presse nous a récemment révélé des exemples frappants.
00:02:49Le projet de loi, M. le ministre, fait le choix, ou comme vous l'avez dit vous-même,
00:02:53le pari de la régulation autour de deux nouveaux régimes de reconnaissance des établissements par l'État,
00:02:59avec l'évaluation par le HRS comme Pierre Angoulère du nouveau système.
00:03:03Nous avons bien entendu besoin que vous nous précisiez les raisons de cette orientation,
00:03:08ainsi que les mesures qui seront prises par le gouvernement pour assurer l'adhésion des acteurs à ce nouveau fonctionnement,
00:03:14sans laquelle il est à craindre que ce projet ne soit qu'un coup d'épée dans l'eau.
00:03:18Le texte comporte également, ce qui n'est pas forcément évident dans son titre,
00:03:23plusieurs mesures relatives aux établissements universitaires,
00:03:25notamment sur la vie étudiante et l'utilisation de la contribution de vie étudiante et de campus,
00:03:33la CEVEC chère à Bernard Fialaire, ainsi que sur les établissements publics expérimentaux.
00:03:38Alors que notre commission a récemment achevé des travaux sur les relations entre l'État et les universités,
00:03:44qui se poursuivent dans le cadre d'une commission d'enquête,
00:03:48à l'initiative du groupe Les Républicains,
00:03:52nous souhaitons également des précisions sur les positions proposées à ce titre.
00:03:57M. le ministre, sans plus tarder, je vais vous laisser la parole pour nous présenter l'ensemble de ce projet
00:04:02dans un propos liminaire d'une quinzaine de minutes.
00:04:04Et je passerai ensuite la parole à celles et ceux qui le souhaitent,
00:04:09en commençant bien sûr par notre rapporteur Stéphane Piennois.
00:04:12M. le ministre, vous avez la parole.
00:04:16M. le Président, cher Laurent Laffont, je vous remercie.
00:04:21M. le rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs,
00:04:25effectivement, le projet de loi qui nous rassemble aujourd'hui,
00:04:27c'est bien le fruit d'un travail au long cours, vous l'avez dit,
00:04:33qui est dans le parcours, je ne sais pas s'il est mouvementé,
00:04:35en tout cas à ce stade, il a pris un peu de temps,
00:04:38j'espère qu'il ne sera pas trop mouvementé dans la suite,
00:04:41qui s'est enrichi grâce à de nombreux échanges
00:04:43et de consultations menés depuis plus d'un an.
00:04:45Il a fait l'objet de promesses du gouvernement
00:04:48depuis plusieurs années, et je crois,
00:04:50et comme vous l'avez mentionné,
00:04:52il est aussi d'actualité au travers des articles de presse
00:04:54qui, malheureusement, se multiplient depuis plusieurs années,
00:04:59donc, et je crois qu'il est attendu par les Français
00:05:00et les jeunes Français et leurs familles.
00:05:03Et puis, je voudrais dire aussi, vous l'avez souligné,
00:05:06M. le Président, mesdames et messieurs les sénateurs,
00:05:08vous avez contribué à le faire avancer,
00:05:10et je pense en particulier à vos travaux, M. le rapporteur,
00:05:12ainsi qu'aux débats, évidemment, qui ont eu lieu avec la PPL
00:05:17portée par le sénateur Chanterelle en février dernier.
00:05:19Ces échanges ont été, je crois, décisifs,
00:05:21et un certain nombre, enfin, et de nombreux points
00:05:23ont été repris in extenso dans le projet de loi.
00:05:28Depuis 10 ans, l'enseignement supérieur français
00:05:30a profondément changé.
00:05:32Il a explosé, sous le double effet de la croissance démographique
00:05:35et de la hausse des taux de réussite au baccalauréat.
00:05:38Nous avons dû accueillir 400 000 étudiants supplémentaires.
00:05:41Le secteur privé s'est développé pour répondre à cette demande.
00:05:45Et heureusement, cela s'est traduit dans les chiffres.
00:05:48Nous sommes passés de 490 000 étudiants dans le privé en 2015
00:05:52à près de 800 000 en 2023.
00:05:55C'est une réalité que nous devons regarder en face.
00:05:58Un étudiant, plus d'un étudiant sur quatre aujourd'hui,
00:06:01étudie dans une structure privée.
00:06:04Et en d'autres termes, évidemment, ce n'est pas cela que nous devons combattre,
00:06:07car il n'est pas question d'opposer, en tout cas pas dans ma bouche,
00:06:09le public et le privé.
00:06:11L'enseignement supérieur privé ne se définit pas, évidemment,
00:06:14contre l'université ou contre les écoles publiques.
00:06:16Il peut se déployer à ses côtés, le compléter,
00:06:20répondre à des besoins auxquels ne peut pas toujours répondre seule l'université,
00:06:24ou parfois avoir une agilité et une rapidité qui est parfois spectaculaire.
00:06:29Cette réalité, elle n'est pas spécifique à la France.
00:06:31Et nos querelles statutaires ne sont pas à la hauteur, je crois, des enjeux.
00:06:36Mais l'accélération de ce développement,
00:06:38notamment depuis la réforme de l'apprentissage de 2018,
00:06:41a eu lieu dans un cadre législatif conçu initialement à l'origine
00:06:44pour un secteur privé marginal.
00:06:46Et ce cadre, évidemment, est complètement dépassé aujourd'hui.
00:06:48Les dérives sont apparues, des dérives que nous connaissons tous,
00:06:52des frais de réservation très élevés, milliers d'euros,
00:06:55exigés sans aucune contrepartie réelle,
00:06:57des contrats impossibles à résilier,
00:07:00des étudiants contraints à payer une année complète
00:07:02après un départ anticipé justifié,
00:07:04sans même parler des scandales de détournement de fonds,
00:07:07qui sont évidemment très rares, mais qui existent.
00:07:10Je vous renvoie évidemment aux cartes Pokémon, par exemple.
00:07:13Tout cela n'est pas acceptable.
00:07:15Ces dérives sont heureusement minoritaires.
00:07:17Je tiens à le dire très clairement,
00:07:18car ce texte n'est pas un texte de défiance vis-à-vis du secteur.
00:07:21Je vais être très clair sur ce point.
00:07:23Il y a des dérives minoritaires, mais elles existent,
00:07:25et il faut évidemment les réguler.
00:07:28C'est absolument indispensable,
00:07:29parce qu'elles abîment la confiance des familles,
00:07:31et elles jettent le discrédit sur l'ensemble d'un écosystème
00:07:34qui mérite mieux.
00:07:36Et de ce point de vue-là, je crois que...
00:07:38D'ailleurs, je me permets de répondre directement
00:07:40à un des points que vous avez mentionnés
00:07:41sur la question de l'adhésion des acteurs.
00:07:43Ce risque de discrédit, en fait, fait qu'il me semble
00:07:47que nous avons une adhésion assez forte des acteurs,
00:07:51et assez large des acteurs, qu'ils soient publics ou privés,
00:07:54sur la nécessité de réguler.
00:07:57Et donc le texte, de ce point de vue-là...
00:07:59Enfin, je...
00:08:02Un petit biais, peut-être,
00:08:03mais il me semble que les acteurs sont plutôt à l'accueil
00:08:06de manière assez favorable.
00:08:08Vous l'avez mentionné, l'examen de ce texte a pu pâtir
00:08:10d'un calendrier politique et législatif des derniers mois
00:08:12un petit peu dense.
00:08:15Voilà.
00:08:15Et je partage, donc, le soulagement des familles
00:08:18pour qu'effectivement, nous ayons enfin cet examen
00:08:22et que nous puissions enfin discuter du texte.
00:08:24Le projet de loi, il repose finalement sur une conviction simple.
00:08:27Ce qui compte, ce n'est pas le statut d'un établissement,
00:08:31c'est la qualité de ses formations.
00:08:33Et la qualité, évidemment, elle ne se décrète pas.
00:08:35Elle doit faire l'objet d'une évaluation
00:08:36et d'une certification qui est rigoureuse.
00:08:39Et donc le texte est structuré autour de trois axes,
00:08:42ces trois titres, qui permettent de prendre en charge
00:08:44le défi de transparence et de lisibilité
00:08:46auxquels nous sommes confrontés.
00:08:50Le premier titre porte sur l'encadrement des établissements
00:08:53et nous créons deux niveaux de reconnaissance.
00:08:55L'agrément, d'abord, qui est un label délivré
00:08:59après une évaluation par le Haut Conseil de l'enseignement supérieur
00:09:02de la recherche et de la recherche,
00:09:04accessible à tous les établissements privés
00:09:06qui attestent de la qualité globale de l'offre de formation.
00:09:09Le partenariat, ensuite, réservé aux établissements privés
00:09:14à but non lucratif,
00:09:15qui concourent aux missions de service public,
00:09:19notamment au travers d'un adosement à la recherche,
00:09:22au travers de l'organisation de la vie étudiante
00:09:25et de la garantie de la mixité sociale.
00:09:27Ces deux niveaux de reconnaissance,
00:09:29qui reprennent aussi un peu l'histoire
00:09:32de notre enseignement supérieur,
00:09:34et je pense en particulier aux instituts catholiques,
00:09:37que ces deux niveaux de reconnaissance apportent une clarté
00:09:39et une lisibilité qui me semblent être assez indispensables.
00:09:43Et à terme, l'objectif est que
00:09:45seuls les établissements agréés ou partenaires
00:09:48se retrouvent sur la plateforme d'accès
00:09:51à l'enseignement supérieur Parcoursup.
00:09:54Ce message est simple à comprendre pour les familles.
00:09:56Parcoursup permettra de garantir directement
00:10:02la qualité de la part de l'État
00:10:04s'agissant des formations d'enseignement supérieur,
00:10:07y compris privées.
00:10:08Les jeunes auront toujours la possibilité
00:10:10d'aller s'inscrire dans des formations
00:10:12qui seront en dehors de Parcoursup,
00:10:14mais dans ce cas, il n'y aura aucune forme
00:10:16de garantie et de qualité par l'État.
00:10:19De même, un établissement ne pourra plus porter
00:10:22un diplôme reconnu par l'État
00:10:23ou conférer un grade universitaire
00:10:25sans avoir au préalable un agrément ou un partenariat.
00:10:29Donc quelque part, mécaniquement,
00:10:30une évaluation devra précéder toute capacité
00:10:35d'obtenir une possibilité de conférer un grade.
00:10:43Donc, par ailleurs, avec ce texte,
00:10:45en étant les pouvoirs de contrôle
00:10:47de l'inspection générale, de l'IGSR,
00:10:49aux personnes morales qui concourent
00:10:50à la gestion des organismes de formation,
00:10:53c'est une nécessité face à l'émergence
00:10:55de groupes de formation
00:10:57aux structures parfois complexes,
00:10:58au sein desquelles il n'était pas toujours possible,
00:11:01pour ne pas dire strictement impossible,
00:11:03de remonter aux responsabilités réelles
00:11:06en cas de fraude suspectée.
00:11:08Cette opacité doit appartenir au passé
00:11:10et nous étendons également, enfin,
00:11:12l'obligation de certification Calliope
00:11:14à tous les organismes
00:11:15délivrant des formations
00:11:17sanctionnées par un titre professionnel,
00:11:19quelle que soit la source de financement.
00:11:23Le second titre porte sur la protection des usagers,
00:11:26à savoir des étudiants et des apprentis.
00:11:28Et nous créons un droit de rétractation
00:11:30de 30 jours avant le début de la formation.
00:11:32Cela peut sembler anodin,
00:11:34mais c'est en réalité une protection fondamentale.
00:11:37Une inscription dans une formation
00:11:39d'enseignement supérieur
00:11:40est une décision qui est une décision importante
00:11:42dans la vie des futurs étudiants
00:11:44et de leur famille.
00:11:45Et ils ont le droit de prendre le temps
00:11:46de réfléchir.
00:11:48Pour les apprentis,
00:11:50nous renforçons la protection
00:11:51contre les clauses abusives
00:11:52en interdisant notamment
00:11:53les frais de réservation.
00:11:55Et enfin, en cas de départ anticipé,
00:11:57les remboursements au prorata
00:11:58de la quantité de formation utilisée
00:12:02sont garantis.
00:12:04Ce sont des protections concrètes
00:12:05qui sont, je crois,
00:12:06attendues par les étudiants.
00:12:10Ce texte ne s'arrête pas
00:12:11aux seules dispositions relatives au privé.
00:12:13Il porte aussi une vision
00:12:14qui est un peu renouvelée
00:12:15de l'enseignement supérieur
00:12:16dans son ensemble.
00:12:17L'article 10, en particulier,
00:12:19crée la possibilité
00:12:20d'une accréditation globale
00:12:22pour les universités.
00:12:23C'est un acte de confiance
00:12:25fort vis-à-vis
00:12:26de nos établissements publics.
00:12:27Une vraie étape dans l'autonomie.
00:12:29C'est-à-dire non pas une autonomie
00:12:30de façade,
00:12:32mais une réelle autonomie.
00:12:33Pendant trop longtemps,
00:12:34nos universités ont été soumises
00:12:36à une évaluation
00:12:37formation par formation,
00:12:39source d'une charge administrative
00:12:41considérable,
00:12:41tant dans les universités
00:12:42que dans les directions
00:12:45générales du ministère.
00:12:46et d'un manque de responsabilisation
00:12:49de l'établissement.
00:12:50L'accréditation globale,
00:12:51c'est un pas supplémentaire
00:12:53vers une vraie autonomie universitaire
00:12:55pleinement investie.
00:12:56L'article 11, enfin,
00:12:58proroge de trois ans
00:12:59l'expérimentation
00:13:00des établissements publics
00:13:01expérimentaux.
00:13:02Ces EPE,
00:13:03Paris-Saclay et d'autres,
00:13:05mais Paris-Saclay,
00:13:06quand même beaucoup,
00:13:07ont besoin de temps
00:13:08pour consolider leur modèle,
00:13:10pour finaliser leur fusion
00:13:11et stabiliser leur structure.
00:13:13Sortir de l'expérimentation
00:13:14de manière précipitée,
00:13:16sortir maintenant
00:13:16de l'expérimentation,
00:13:18créerait des difficultés
00:13:20majeures
00:13:20qui se répercuteraient
00:13:21notamment sur les territoires
00:13:23d'implantation
00:13:23de ces établissements.
00:13:25Et c'est vraiment
00:13:26quelque chose
00:13:27qui n'est pas souhaitable.
00:13:28L'ensemble des dispositions
00:13:29de ce projet de loi
00:13:30dessine, je crois,
00:13:31un horizon commun.
00:13:34Construire des cercles
00:13:35concentriques de confiance,
00:13:36faire confiance aux acteurs
00:13:38qui jouent le jeu
00:13:39de l'évaluation,
00:13:40différencier selon le niveau
00:13:41d'engagement et de reconnaissance,
00:13:43et s'assurer que ceux
00:13:44qui ne respectent pas les règles
00:13:45soient véritablement confrontés
00:13:47aux conséquences
00:13:48de leurs actions.
00:13:50Ce n'est pas aux étudiants,
00:13:52aux apprentis et aux familles
00:13:53de payer le prix
00:13:54de comportements parfois mensongers,
00:13:56voire franchement frauduleux
00:13:58de certains acteurs,
00:14:00encore une fois minoritaires,
00:14:01mais qui existent.
00:14:03Mesdames et messieurs les sénateurs,
00:14:05rares sont les textes
00:14:06qui font l'objet
00:14:07d'un consensus complet,
00:14:08mais celui-ci fait l'objet
00:14:09d'un consensus,
00:14:09me semble-t-il,
00:14:10assez large.
00:14:12Il est attendu, je crois,
00:14:14d'un bout à l'autre
00:14:14du spectre politique.
00:14:16Il y a évidemment des nuances
00:14:17et des questions
00:14:17qui vont se poser.
00:14:19Il est attendu
00:14:20par les étudiants et les familles.
00:14:21Il est attendu
00:14:22par les établissements,
00:14:23comme je le disais,
00:14:24qui souffrent de la concurrence
00:14:25déloyale de ceux
00:14:26qui n'ont qu'une morale
00:14:28sur le sujet.
00:14:29Il est attendu
00:14:30par les acteurs économiques
00:14:31qui ont aussi besoin
00:14:32de lisibilité
00:14:33dans les parcours de formation
00:14:34et pour leur développement futur.
00:14:37Et mon souhait est évidemment
00:14:38à ce que nous parvenions
00:14:39à un vote
00:14:39aussi large que possible.
00:14:41Votre commission
00:14:42présentera son rapport
00:14:43le 20 mai.
00:14:43La séance publique aura lieu,
00:14:45comme vous l'avez dit,
00:14:45le 1er juin.
00:14:46Je sais que le calendrier est serré,
00:14:50mais évidemment,
00:14:50c'est très important
00:14:51qu'on arrive à tenir les délais.
00:14:53et cela suppose évidemment
00:14:55de rester,
00:14:56autant que faire se peut,
00:14:57dans l'esprit du texte,
00:14:58de ne pas y introduire
00:14:59des dispositions
00:15:00qui seraient
00:15:02des irritants majeurs
00:15:04pour les uns
00:15:04ou pour les autres
00:15:05et qui risqueraient
00:15:05de rouvrir des débats
00:15:06que nous avons déjà eus.
00:15:10Il y a bien sûr des points
00:15:11qui feront l'objet
00:15:11d'une discussion particulière.
00:15:13Je n'en doute pas
00:15:13une seule seconde.
00:15:14Je pense aux modalités
00:15:15du droit de rétractation,
00:15:16à la question des jurys rectoraux,
00:15:18aux dispositions
00:15:19concernant les établissements
00:15:20publics expérimentaux,
00:15:21les EPE.
00:15:22Et je serai évidemment
00:15:23pleinement disponible
00:15:24pour en débattre avec vous
00:15:25dans un esprit
00:15:26vraiment de construction commune
00:15:28qui a permis d'avancer
00:15:29sur ce texte
00:15:30depuis plusieurs mois.
00:15:32Voilà,
00:15:32M. le Président,
00:15:33M. le rapporteur,
00:15:34ce texte est un aboutissement.
00:15:36Ce n'est pas la fin du travail.
00:15:37C'est une nouvelle régulation
00:15:38qui me semble être importante
00:15:39pour les jeunes.
00:15:40Et je me tiens évidemment
00:15:41à votre disposition
00:15:42pour répondre
00:15:43à toutes vos questions.
00:15:44Merci, M. le ministre.
00:15:45Nous allons commencer
00:15:45par les questions
00:15:46de notre rapporteur,
00:15:47Stéphane Piennoir.
00:15:49Merci, M. le Président.
00:15:50Merci, M. le ministre,
00:15:52d'être présent
00:15:52cet après-midi parmi nous.
00:15:55J'ajouterais bien
00:15:56dans votre dernier paragraphe,
00:15:58c'est attendu par les acteurs,
00:15:59c'est attendu par les universitaires,
00:16:01par les familles,
00:16:01c'est attendu également
00:16:02par les parlementaires.
00:16:03Et c'est peu dire évidemment
00:16:04que nous...
00:16:07Non, mais c'était un petit manque
00:16:08dans votre texte.
00:16:10Évidemment,
00:16:10on a une forme d'impatience,
00:16:11comme l'a dit le Président,
00:16:12avec ce texte présenté
00:16:13en Conseil des ministres
00:16:14en juillet 2025.
00:16:15Ça ne fait pas tout à fait un an,
00:16:16mais on sait que cette problématique
00:16:17avait déjà été évoquée
00:16:19par vos prédécesseurs,
00:16:20notamment pour être rapporteur
00:16:22sur la partie enseignement supérieure
00:16:24ici au sein de cette commission.
00:16:25J'ai eu à échanger
00:16:27avec vos prédécesseurs
00:16:28et je sais que c'était aussi
00:16:29une de leurs préoccupations.
00:16:30Donc moi, je me réjouis évidemment
00:16:31que ce texte aboutisse,
00:16:33atterrisse enfin
00:16:34sur une programmation
00:16:35au moins au Sénat.
00:16:36On verra par la suite
00:16:37tant la dérégulation
00:16:39d'une partie de l'écosystème
00:16:41de l'enseignement supérieur privé
00:16:42a été pointée médiatiquement
00:16:44depuis quelque temps
00:16:45avec des dérives
00:16:46qui, comme toujours,
00:16:47ne concernent qu'une partie
00:16:48de l'écosystème,
00:16:50mais déteint sur l'ensemble
00:16:51en fait des établissements
00:16:53qui se trouvent
00:16:54dans le même groupe.
00:16:56C'est évidemment
00:16:56un texte nécessaire
00:16:58qui doit être courageux
00:16:59et équilibré
00:17:00que nous devons aux familles,
00:17:01que nous devons aussi
00:17:02aux étudiants.
00:17:03Je l'ai dit très régulièrement
00:17:05lors de mes auditions.
00:17:06Moi, ce qui m'importe
00:17:07avec mes 25 années
00:17:08d'expérience d'enseignant,
00:17:10c'est de donner
00:17:11de la lisibilité
00:17:12aux familles et aux étudiants
00:17:13qui découvrent pour la plupart
00:17:14l'enseignement supérieur
00:17:15et qui se trouvent,
00:17:16j'allais dire,
00:17:17baignés dans un magma
00:17:18de formations,
00:17:19de labels,
00:17:21de dérogations,
00:17:22de considérations diverses
00:17:23qui les noient
00:17:25et qui les empêchent,
00:17:26à mon avis,
00:17:26de faire des choix éclairés
00:17:28pour leur avenir.
00:17:29C'est quand même
00:17:30bien de ça
00:17:30qu'il s'agit.
00:17:32Alors, il y a,
00:17:32vous l'avez dit,
00:17:33deux dispositions essentielles.
00:17:36On aura le temps,
00:17:37évidemment,
00:17:37en séance,
00:17:38d'entrer dans le détail
00:17:39des articles,
00:17:40la quinzaine d'articles
00:17:41de ce texte.
00:17:42Mais enfin,
00:17:42vraiment,
00:17:43deux dispositions essentielles
00:17:44novatrices,
00:17:44c'est l'identification
00:17:45de deux cercles,
00:17:47de deux niveaux
00:17:48de reconnaissance
00:17:48par l'État
00:17:49des établissements
00:17:50d'enseignement supérieur privé,
00:17:51ce qui n'existait pas,
00:17:52ou comme je disais,
00:17:53c'était le magma
00:17:54que j'évoquais à l'instant,
00:17:55et l'évaluation obligatoire
00:17:57par le HRS
00:17:58de ces mêmes établissements
00:17:59privés
00:18:00comme préalable
00:18:01de cette reconnaissance
00:18:02de la qualité
00:18:03de la formation dispensée.
00:18:05L'un ne va pas
00:18:05sans l'autre
00:18:06et je salue,
00:18:07évidemment,
00:18:08cette initiative.
00:18:10Mais,
00:18:10parce qu'évidemment,
00:18:11comme je suis rapporteur,
00:18:12il faudra forcément un mais
00:18:13et que je dois
00:18:14de porter un rapport
00:18:15la semaine prochaine
00:18:16avec le sens critique
00:18:18qui est le mien,
00:18:19il me semble que le projet
00:18:21de loi comporte
00:18:22néanmoins
00:18:22un angle mort
00:18:23susceptible
00:18:24de compromettre
00:18:25sa portée
00:18:26et sa véritable efficacité.
00:18:28Je veux évoquer
00:18:30le fait
00:18:31que nous observons
00:18:32en partie
00:18:34cette dérégulation
00:18:36liée à la loi
00:18:37du 5 septembre 2018
00:18:39sur la liberté
00:18:40de choisir
00:18:40son avenir professionnel
00:18:41qui a considérablement
00:18:43ouvert l'accès
00:18:44à l'apprentissage
00:18:45et au financement public
00:18:47de l'apprentissage
00:18:47pour des établissements
00:18:49privés
00:18:50qui ne pouvaient pas
00:18:51y prétendre
00:18:53auparavant.
00:18:55Il y a eu
00:18:55un côté bénéfique.
00:18:58Cette libéralisation
00:18:59a permis
00:18:59une forte croissance
00:19:00du nombre d'apprentis,
00:19:01le développement
00:19:02d'une culture
00:19:02de l'apprentissage
00:19:03d'ailleurs
00:19:04qui a déteint,
00:19:06si je puis dire,
00:19:07également dans le secondaire
00:19:08mais qui a été
00:19:09essentielle
00:19:10dans le supérieur
00:19:11où elle n'existait
00:19:11quasiment pas
00:19:12et donc
00:19:12ce sont incontestablement
00:19:14des effets positifs
00:19:15qui doivent être salués
00:19:16et qui sont
00:19:19quantifiables
00:19:19par les chiffres
00:19:20évidemment
00:19:20d'apprentis
00:19:21dans le supérieur.
00:19:23Cependant,
00:19:23cette réforme
00:19:25a encouragé
00:19:26par effet de baine
00:19:26le développement
00:19:27d'acteurs,
00:19:28on va dire,
00:19:28au modèle économique
00:19:30prédateur,
00:19:31des acteurs
00:19:32peu scrupulés
00:19:32fondés sur la captation
00:19:34de ces mêmes
00:19:34financements publics
00:19:36sans offrir
00:19:37aux étudiants
00:19:37la structure,
00:19:39la formation
00:19:40qui leur permettent
00:19:40de se préparer
00:19:41véritablement
00:19:42à l'insertion
00:19:43professionnelle
00:19:44et même souvent
00:19:45en les trompant
00:19:46sur la valeur
00:19:46du diplôme
00:19:47qui leur sera
00:19:47délivré
00:19:49en promettant
00:19:50très tôt
00:19:51dans l'année
00:19:51de terminale
00:19:52une place
00:19:53dans leurs écoles
00:19:53moyennant
00:19:54ce que vous avez
00:19:55évoqué tout à l'heure
00:19:55des frais de réservation
00:19:56qui sont interdits,
00:19:58qui n'existent pas
00:19:59en droit
00:19:59mais qu'on va
00:20:00de nouveau interdire
00:20:01à la suite
00:20:02d'ailleurs
00:20:02de la PPL
00:20:03de notre collègue
00:20:03chanterelle.
00:20:05Je suis en mesure
00:20:06en mémo
00:20:07je dis qu'il y a
00:20:07un véritable scandale
00:20:09pour la formation
00:20:09de nos jeunes
00:20:10mais aussi pour l'usage
00:20:11qui est fait
00:20:11de nos deniers publics
00:20:12qui comme on le sait
00:20:13ne sont pas au mieux
00:20:15la contrainte budgétaire
00:20:16est forte
00:20:17je voudrais rappeler
00:20:17deux chiffres
00:20:18très parlants
00:20:18le montant total
00:20:19des aides publiques
00:20:20de l'apprentissage
00:20:20était de 1,8 milliard
00:20:22en 2018
00:20:23il atteint
00:20:2410,3 milliards
00:20:25en 2024
00:20:28la réponse
00:20:29apportée
00:20:30par le projet de loi
00:20:31me paraît
00:20:31pourtant
00:20:32singulièrement faible
00:20:33l'article 5
00:20:34se borne en effet
00:20:36à étendre
00:20:36le champ
00:20:37de l'obligation
00:20:37de certification
00:20:38Calliope
00:20:39afin qu'elle touche
00:20:40davantage d'acteurs
00:20:41de la formation supérieure
00:20:43par apprentissage
00:20:44je comprends
00:20:45évidemment
00:20:46l'intérêt
00:20:46de cette mesure
00:20:47de renforcement
00:20:48mais tous les acteurs
00:20:50s'accordent
00:20:51j'en ai entendu
00:20:51quand même
00:20:52un certain nombre
00:20:52s'accordent
00:20:53à considérer
00:20:54que Calliope
00:20:54est une certification
00:20:55purement déclarative
00:20:57et administrative
00:20:59que l'on obtient
00:21:00généralement
00:21:01si l'on se donne
00:21:01la peine
00:21:02de la demander
00:21:02je faisais très régulièrement
00:21:04le parallèle
00:21:04avec le taux d'abtention
00:21:05du bac
00:21:06c'est à peu près
00:21:06la même chose
00:21:0797%
00:21:07si la difficulté
00:21:10est minime
00:21:11il paraît donc
00:21:12évident
00:21:12qu'en passant
00:21:13à un Calliope
00:21:14plus
00:21:14ce que vous évoquez
00:21:15dans ce texte
00:21:17on fera peut-être
00:21:18davantage de déclaratif
00:21:20et davantage d'administratif
00:21:21mais peut-être pas
00:21:22de renforcement
00:21:22au fond
00:21:23de la certification
00:21:26nous savons
00:21:27cependant
00:21:28que la loi
00:21:29Casnav
00:21:30et la loi
00:21:32contre les fraudes
00:21:32fiscales et sociales
00:21:33viendront renforcer
00:21:34les pouvoirs de contrôle
00:21:35ultérieurs
00:21:35de l'administration
00:21:36le ministère du travail
00:21:38reconnaît
00:21:39cependant
00:21:39que les effectifs
00:21:40actuels ne permettent pas
00:21:41un contrôle efficace
00:21:42de toutes les situations
00:21:43il y en a d'autres
00:21:45et donc devant
00:21:46ce tableau
00:21:46cette faiblesse
00:21:48de mon point de vue
00:21:49je ne vois pas
00:21:49d'autre solution
00:21:50que de régler
00:21:51la situation
00:21:51en coupant
00:21:52les financements
00:21:54publics
00:21:55des structures
00:21:55de mauvaise qualité
00:21:56le projet de loi
00:21:58offre des outils
00:21:59pour mesurer
00:21:59cette qualité
00:22:00avec les deux cercles
00:22:02pour rendre lisible
00:22:03aux étudiants
00:22:04aux familles
00:22:04le côté qualitatif
00:22:06des formations
00:22:07des établissements
00:22:07pourquoi ne pas
00:22:08s'appuyer
00:22:08sur ces mesures
00:22:10sur ces deux cercles
00:22:12pour conditionner
00:22:13au moins partiellement
00:22:14l'accès au financement
00:22:15de l'apprentissage
00:22:16afin qu'il ne bénéficie
00:22:18qu'aux acteurs
00:22:18qui jouent pleinement
00:22:19le jeu de la qualité
00:22:21pour ma part
00:22:22je souhaite
00:22:22porter une mesure
00:22:23sur ce point
00:22:25lors de la séance
00:22:26de la semaine prochaine
00:22:26j'espère monsieur le ministre
00:22:28qu'elle aura votre soutien
00:22:31deuxième point
00:22:32j'en ai que trois
00:22:32chers collègues
00:22:33je ne serai pas
00:22:33le plus long
00:22:34c'était le plus long
00:22:35deuxième point
00:22:36les outils
00:22:37de mesure de la qualité
00:22:38je reviens
00:22:39sur ces deux cercles
00:22:40l'agrément
00:22:40et le partenariat
00:22:42comme tout outil
00:22:43de classification
00:22:44il fait
00:22:45il crée des distinctions
00:22:46qui font bien entendu
00:22:47des satisfaits
00:22:48mais
00:22:48beaucoup de mécontents
00:22:50néanmoins
00:22:51il me semble
00:22:51que votre approche
00:22:52est la bonne
00:22:52et qu'elle ne peut
00:22:54qu'améliorer
00:22:54la lisibilité
00:22:55du paysage
00:22:56de l'enseignement
00:22:57supérieur privé
00:22:58je m'interroge
00:22:59j'ai eu l'occasion
00:23:00de le faire
00:23:00un certain nombre de fois
00:23:01comme la plupart des acteurs
00:23:03sur la terminologie
00:23:04d'agrément
00:23:05et de partenariat
00:23:06j'ai un petit doute
00:23:07sur le sens
00:23:08la profondeur du sens
00:23:09de partenaire
00:23:10qui ne me paraît pas
00:23:12très clair
00:23:12et même contre-intuitive
00:23:13de nombreuses personnes
00:23:15me l'ont exprimé
00:23:16en disant
00:23:16qu'un acteur agréé
00:23:18serait potentiellement
00:23:19de meilleure qualité
00:23:20qu'un acteur partenaire
00:23:22pourquoi monsieur le ministre
00:23:23ne pas tout simplement
00:23:24s'appuyer sur la classification
00:23:25qui existe
00:23:26dans l'enseignement scolaire
00:23:28et qui est parfaitement claire
00:23:29pour les étudiants
00:23:30et leurs familles
00:23:31en parlant par exemple
00:23:32d'établissements
00:23:33sous contrat
00:23:34et d'établissements
00:23:34hors contrat
00:23:37une notion de contrat
00:23:38d'intérêt général
00:23:39pourrait permettre
00:23:40d'intégrer
00:23:41les actuelles ESPIG
00:23:42qui vous le savez
00:23:44me sont chères
00:23:44de manière plus claire
00:23:46que la survivance figée
00:23:47de ces structures ESPIG
00:23:50prévues par le projet de loi
00:23:51cela supposerait évidemment
00:23:53qu'un contrat
00:23:54soit effectivement passé
00:23:55avec les établissements
00:23:56mais il me semble
00:23:57que c'est le cas
00:23:58dans le scolaire
00:23:58à une échelle bien plus importante
00:24:00et que ça ne pose pas
00:24:00de difficultés majeures
00:24:02enfin
00:24:02troisième et dernier point
00:24:04le projet de loi
00:24:06porte une mesure
00:24:07sur les établissements
00:24:08publics expérimentaux
00:24:09les EPE
00:24:10vous l'avez dit
00:24:10en prévoyant
00:24:11une prolongation
00:24:11de trois ans
00:24:12de l'expérimentation
00:24:14lancée en 2018
00:24:15je me range
00:24:16sur ce point
00:24:17à l'avis du conseil d'état
00:24:18c'est à dire
00:24:19qu'une expérimentation
00:24:19qui dure 13 ans
00:24:21commence à faire
00:24:23ne plus vraiment
00:24:24ressembler
00:24:24à une expérimentation
00:24:26néanmoins
00:24:26pour ne pas compromettre
00:24:27les dernières expérimentations
00:24:29lancées notamment
00:24:30en 2025
00:24:30et non des moindres
00:24:32je conviens
00:24:33que cette mesure
00:24:33est nécessaire
00:24:34à condition toutefois
00:24:35qu'elle ne conduise pas
00:24:36à ce que nous
00:24:37nous retrouvions
00:24:38exactement dans la situation
00:24:39la même situation
00:24:40dans trois ans
00:24:42je crois donc
00:24:43qu'il faut clarifier
00:24:43un point important
00:24:44monsieur le ministre
00:24:45votre intention
00:24:45est-elle de laisser
00:24:46de nouveaux établissements
00:24:47entrer dans ce dispositif
00:24:49où la prolongation
00:24:50ne vaut-elle
00:24:51que pour ceux
00:24:52qui y sont déjà
00:24:54par ailleurs
00:24:55toute expérimentation
00:24:56devant avoir une fin
00:24:57je crois que nous
00:24:59devons dès aujourd'hui
00:24:59inscrire dans le code
00:25:00de l'éducation
00:25:00certaines de ces dispositions
00:25:02relatives aux EPE
00:25:04afin notamment
00:25:05de clarifier
00:25:06les conditions
00:25:06dans lesquelles
00:25:07ils pourront faire évoluer
00:25:08le périmètre
00:25:09de leurs composants
00:25:09il faut sortir
00:25:11de l'expérimentation
00:25:12permanente
00:25:14et permettre
00:25:14à mon sens
00:25:15aux établissements
00:25:16de se projeter
00:25:16sur une sortie
00:25:18de ce cadre
00:25:19depuis la présentation
00:25:20du projet de loi
00:25:21est sorti le rapport
00:25:22de l'inspecteur général
00:25:24Korolitski
00:25:25avez-vous l'intention
00:25:26de traduire
00:25:27certaines de ces préconisations
00:25:28dans le projet de loi
00:25:30je vous remercie
00:25:31monsieur le ministre
00:25:32je vais vous laisser répondre
00:25:33à ces trois grandes questions
00:25:36merci
00:25:37merci monsieur
00:25:38merci monsieur le président
00:25:39merci monsieur le rapporteur
00:25:42la première question peut-être
00:25:44enfin premier groupe
00:25:45de questions peut-être
00:25:46sur la question
00:25:46de la conditionnalité
00:25:48des aides à l'apprentissage
00:25:49et de Calliope
00:25:56j'entends bien votre proposition
00:25:58qui consisterait
00:25:59si je comprends bien
00:26:00à dire que
00:26:01finalement pour bénéficier
00:26:02d'une aide à l'apprentissage
00:26:03il faut être soit
00:26:06soit agréé
00:26:07soit bénéficier
00:26:08soit être partenaire
00:26:10et que sinon
00:26:12si vous n'êtes pas
00:26:12dans ces conditions là
00:26:13vous auriez une aide
00:26:15à l'apprentissage
00:26:15qui serait d'un montant
00:26:16différent
00:26:17je pense qu'il faut
00:26:18être prudent
00:26:19et regarder bien
00:26:20quand même l'impact
00:26:20que ça pourrait avoir
00:26:22en particulier
00:26:23sur des établissements
00:26:25qui ne proposent
00:26:26que des formations
00:26:28de type RNCP
00:26:29et donc
00:26:30et qui peuvent être
00:26:32de très bonne qualité
00:26:32et qui donc quelque part
00:26:34mais qui ne seraient pas
00:26:34mécaniquement
00:26:35par nature
00:26:36ni partenaires
00:26:37ni agréés
00:26:39donc je pense que ça
00:26:40ça pose peut-être
00:26:40une première série
00:26:41de difficultés
00:26:42qu'il faut quand même lever
00:26:42parce qu'il y a quand même
00:26:43de très bonnes formations
00:26:44dans ces conditions là
00:26:46et puis il ne faudrait pas
00:26:47que ça ait un impact
00:26:48négatif sur l'apprentissage
00:26:50parce que
00:26:52vous avez raison
00:26:52il y a eu des efforts
00:26:54considérables
00:26:54qui ont été faits budgétaires
00:26:55pour développer l'apprentissage
00:26:57mais c'était aussi
00:26:58pour rattraper un retard
00:26:59qui était un retard
00:27:00qui était quand même
00:27:00très fort de la France
00:27:01sur le sujet
00:27:02et ce sont quand même
00:27:03des dispositifs
00:27:03qui sont aujourd'hui
00:27:04plébiscités à la fois
00:27:05par les employeurs
00:27:05et par les familles
00:27:07donc il faut être prudent
00:27:08sur cet équilibre
00:27:10et qui de toute façon
00:27:11comme vous le savez bien
00:27:13correspondent aussi
00:27:14à des équilibres
00:27:15qui sont des équilibres
00:27:15dans lesquels
00:27:16il y a évidemment
00:27:17l'avis qui est très important
00:27:19du ministère du Travail
00:27:20sur le sujet
00:27:20et donc il faut qu'on arrive
00:27:21à travailler collectivement
00:27:22dans la semaine qui vient
00:27:23pour trouver
00:27:25un possible point d'équilibre
00:27:27sur cette question
00:27:32sur la question
00:27:33sur la terminologie
00:27:34et sur les deux cercles
00:27:36je suis le premier
00:27:38à convenir
00:27:39que la terminologie
00:27:40que nous avons
00:27:40pour le moment
00:27:42n'est parfois
00:27:42pas toujours
00:27:43d'une très très grande
00:27:44lisibilité
00:27:45il m'arrive même
00:27:45parfois moi-même
00:27:46de trébucher
00:27:48donc entre les agréés
00:27:51et les partenaires
00:27:52je suis tout à fait prêt
00:27:54à ce qu'on trouve
00:27:54des termes
00:27:55qui soient des termes
00:27:56différents
00:27:57je veux dire
00:27:57que j'ai un tout petit peu
00:27:58de réserve
00:27:59sur l'idée
00:27:59d'introduire
00:28:01la terminologie
00:28:01du secondaire
00:28:02dans la question
00:28:03d'abord parce que
00:28:04il n'y a jamais eu
00:28:06dans l'enseignement
00:28:06supérieur
00:28:07de tension
00:28:10autour de
00:28:11la question
00:28:12du privé
00:28:13ou en tout cas
00:28:14jamais
00:28:14dans le
00:28:14jamais
00:28:16tout à fait
00:28:17non mais jamais
00:28:18oui dans l'histoire
00:28:19oui mais pas
00:28:19dans l'histoire récente
00:28:20et jamais avec
00:28:21le même degré
00:28:21de tension
00:28:22dans les dernières
00:28:22décennies
00:28:23que voilà
00:28:24voilà absolument
00:28:25mais je
00:28:26mais donc
00:28:28et puis
00:28:29d'autre part
00:28:30les établissements
00:28:31sous contrat
00:28:31ou hors contrat
00:28:32derrière
00:28:33ça veut dire aussi
00:28:35si vous regardez
00:28:36le monde
00:28:36de l'éducation nationale
00:28:37un établissement
00:28:38sous contrat
00:28:38il permet
00:28:39d'obtenir
00:28:40le baccalauréat
00:28:41donc directement
00:28:42ce qui ne va pas
00:28:43être le cas
00:28:44nous pour les établissements
00:28:45qui sont
00:28:47forcément partenaires
00:28:47ils vont
00:28:48enfin ils vont
00:28:50le cheminement
00:28:51est pas tout à fait
00:28:52le cheminement
00:28:52est pas tout à fait
00:28:53le même
00:28:53donc moi je serais
00:28:54un petit peu prudent
00:28:55hier j'avais une discussion
00:28:57avec les différents acteurs
00:28:59de l'enseignement supérieur
00:29:00privé
00:29:00non lucratif
00:29:01lucratif
00:29:02et les universités
00:29:03aussi
00:29:03il y avait une forme
00:29:05de
00:29:05il y a eu une proposition
00:29:07me semble-t-il
00:29:08de la CGE
00:29:09pardon
00:29:10de la CGE
00:29:10qui proposait
00:29:12d'utiliser comme terme
00:29:13les établissements
00:29:14agréés d'un côté
00:29:15et puis les établissements
00:29:16agréés
00:29:17d'intérêt général
00:29:18de l'autre
00:29:19donc qui distinguait
00:29:20quelque part
00:29:21avec derrière
00:29:22la question
00:29:22de l'intérêt général
00:29:23on avait à la fois
00:29:24les questions
00:29:25de la vie étudiante
00:29:25l'ouverture sociale
00:29:26et puis aussi
00:29:27la recherche
00:29:27qui permettait d'avoir
00:29:28la distinction
00:29:29ça ne me semblait pas absurde
00:29:30mais en tout cas
00:29:31nous on est très ouverts
00:29:31à trouver une bonne solution
00:29:34le dernier point
00:29:35sur les établissements
00:29:36publics expérimentaux
00:29:37vous avez souligné
00:29:38effectivement
00:29:39l'apport
00:29:39de Jean-Pierre Korolitski
00:29:41et je voudrais
00:29:43remercier chaleureusement
00:29:45Jean-Pierre Korolitski
00:29:46qui a travaillé
00:29:47avec beaucoup d'efficacité
00:29:48et qui a présenté
00:29:49un rapport très intéressant
00:29:50sur le sujet
00:29:51bon
00:29:52vous avez parfaitement raison
00:29:54l'expérimentation
00:29:55elle est un peu longue
00:29:58cette voie
00:29:58d'établissements
00:29:59publics expérimentaux
00:30:00elle a été choisie
00:30:01parce qu'on était aussi
00:30:02quand même très coincé
00:30:03d'un point de vue
00:30:03il n'y avait pas de solution
00:30:04qui était de solution
00:30:05évidente à l'époque
00:30:06pour trouver un moyen
00:30:08de faire évoluer
00:30:09la gouvernance
00:30:10des établissements
00:30:11je rappelle qu'on partait
00:30:12d'un système
00:30:12
00:30:13enfin
00:30:14balkanisé
00:30:15où vous aviez
00:30:16sur un même territoire
00:30:17des dizaines d'établissements
00:30:18qui étaient
00:30:19qui étaient au même endroit
00:30:20et qui avaient des degrés
00:30:21de coordination
00:30:22très très faibles
00:30:24les établissements
00:30:24publics expérimentaux
00:30:25ça a permis de créer
00:30:26des poupées gigognes
00:30:27d'établissements publics
00:30:29ce qui est
00:30:29ce qui est
00:30:30ce qui est
00:30:30ce qui est
00:30:31je me rappelle
00:30:31qu'à l'époque
00:30:32il y avait quelques juristes
00:30:33qui avaient des
00:30:34ça faisait
00:30:34voilà
00:30:35qui étaient
00:30:35qui étaient pas
00:30:36complètement
00:30:37enfin qui soulignaient
00:30:38le côté un peu baroque
00:30:39de cette chose là
00:30:41je je
00:30:42et ça a permis
00:30:44effectivement
00:30:44de faire évoluer
00:30:45dans la bonne direction
00:30:46un certain nombre
00:30:47d'établissements
00:30:48qui se sont constitués
00:30:49en laissant
00:30:50la personnalité juridique
00:30:51et morale
00:30:51à d'autres établissements
00:30:52qui les intégraient
00:30:53en même temps
00:30:53et ça permettait
00:30:55de construire la confiance
00:30:56et je crois
00:30:57que ça a vraiment
00:30:57permis de faire progresser
00:30:58un certain nombre
00:30:59de grands établissements
00:30:59il y a des endroits
00:31:01où c'est encore compliqué
00:31:02c'est encore tendu
00:31:03enfin compliqué en tout cas
00:31:05c'est le cas effectivement
00:31:06à Saclay
00:31:07et dans d'autres endroits
00:31:08et donc il faut se laisser
00:31:09un petit peu de temps
00:31:10et puis il y a aussi
00:31:11des deux
00:31:12au moins deux
00:31:13grandes villes universitaires
00:31:15qui n'ont pas trouvé
00:31:15encore de solution
00:31:17pour se construire
00:31:18je pense que
00:31:19je pense
00:31:20je pense à Lyon
00:31:21et je pense à Toulouse
00:31:22qui sont quand même
00:31:22deux très grandes villes
00:31:24universitaires
00:31:24et qui n'ont pas réussi
00:31:26à se structurer
00:31:29et donc
00:31:31pardon
00:31:34alors mais
00:31:35Angers
00:31:35Angers est très structuré
00:31:37et je suis persuadé
00:31:38que je ne sais pas
00:31:39pourquoi il faut parler
00:31:39d'Angers
00:31:39mais je
00:31:41non mais
00:31:42je pense que
00:31:42le problème d'Angers
00:31:44en tout cas je vois
00:31:45et je serais ravi
00:31:46d'en discuter avec vous
00:31:46des solutions
00:31:47qui me semblent être
00:31:49accessibles
00:31:49enfin voilà
00:31:51Lyon et Toulouse
00:31:53j'aurais probablement
00:31:54plus
00:31:56elles sont moins évidentes
00:31:57à décrire
00:31:58en quelques phrases
00:32:00voilà
00:32:01donc je pense
00:32:02qu'il faut
00:32:03il faut
00:32:03voilà
00:32:04c'est nécessaire
00:32:05d'avoir
00:32:06je crois
00:32:07de suivre
00:32:07les propositions
00:32:08de Jean-Pierre Korolitski
00:32:10et puis
00:32:11et d'essayer
00:32:12d'avancer
00:32:13sur ce sujet là
00:32:15voilà
00:32:16pour ces trois
00:32:16premières réponses
00:32:17peut-être un peu succinctes
00:32:18je vais maintenant
00:32:22prendre l'ensemble
00:32:23des questions
00:32:24commençant par celle
00:32:25de Yann Chantrel
00:32:27oui
00:32:28monsieur le président
00:32:30monsieur le
00:32:31ministre
00:32:32comme vous le savez
00:32:33notre groupe
00:32:34est très attaché
00:32:36à la question
00:32:36justement
00:32:37de l'encadrement
00:32:38de l'enseignement supérieur
00:32:39privé
00:32:40ce sujet
00:32:41pour nous
00:32:42était une priorité
00:32:43effectivement
00:32:44pour protéger
00:32:45la jeunesse
00:32:46et car
00:32:47ça peut être
00:32:49des distinctions
00:32:50entre nous
00:32:50d'ailleurs
00:32:50nous considérons
00:32:52plus que jamais
00:32:53que l'éducation
00:32:54ne doit pas être livrée
00:32:55aux forces du marché
00:32:55et qui
00:32:57à la notion du profit
00:32:59et enrichir
00:33:01les actionnaires
00:33:02philosophiquement
00:33:03nous sommes justement
00:33:04attachés
00:33:05d'ailleurs
00:33:06à notre modèle
00:33:06public
00:33:07nos universités
00:33:08et à leur financement
00:33:10je pense que c'est fondamental
00:33:11de le rappeler
00:33:12parce qu'elle profite aussi
00:33:14quelque part
00:33:15ce marché
00:33:15qui s'est développé
00:33:17ces dernières années
00:33:17ça a été rappelé
00:33:18par mon collègue
00:33:19le rapporteur
00:33:2015% des effectifs
00:33:21à 25%
00:33:22aussi peut-être
00:33:24avec une paupérisation
00:33:25notamment
00:33:26de notre enseignement
00:33:27public
00:33:27et je pense qu'il est
00:33:28important de le rappeler
00:33:29et également de le renforcer
00:33:30pour pouvoir les combattre
00:33:31et sur notre PPL
00:33:34alors nous
00:33:35on avait
00:33:35effectivement
00:33:36parce que
00:33:36les niches parlementaires
00:33:38font que nous n'avons pas
00:33:39le temps d'aller
00:33:39sur l'ensemble des sujets
00:33:40mais il nous paraît
00:33:41le plus important
00:33:42était de protéger
00:33:43le plus rapidement possible
00:33:45les étudiants
00:33:46et c'est ce que le Sénat
00:33:47a voté
00:33:48les dispositions
00:33:49en février dernier
00:33:50c'est pour ça que nous
00:33:51étant donné qu'on ne sait pas
00:33:52trop où ira ce projet de loi
00:33:54quand est-ce qu'il sera mis
00:33:55à l'ordre du jour
00:33:56de l'Assemblée nationale
00:33:56sauf si vous avez des éléments
00:33:57à nous apporter aujourd'hui
00:33:59je pense que ces mesures
00:34:00doivent être prises
00:34:01le plus rapidement possible
00:34:03et là vous avez un outil
00:34:04qui est exploitable immédiatement
00:34:07mis à l'ordre du jour
00:34:08de l'Assemblée nationale
00:34:09avec une garantie
00:34:10d'un vote majoritaire
00:34:11et qui pourrait s'appliquer
00:34:13rapidement pour les étudiants
00:34:14dès la rentrée
00:34:14donc je pense que ça
00:34:15il faut aller très vite
00:34:16sur ce sujet là
00:34:17déjà premièrement
00:34:18et sur le reste
00:34:21l'interrogation
00:34:22que nous pouvons avoir
00:34:24l'objectif est absolument louable
00:34:26et nous le partageons
00:34:28peut-être que
00:34:28nous différencions
00:34:30la méthode
00:34:32puisque nous
00:34:33nous serions plutôt
00:34:34pour un système
00:34:36d'autorisation
00:34:37quelque part
00:34:38parce que
00:34:38la problématique
00:34:40et d'ailleurs
00:34:40les grandes écoles le disent
00:34:41ça ne changera pas
00:34:42le problème
00:34:43parce que
00:34:44le problème
00:34:44c'est que justement
00:34:45Parcoursup
00:34:46ces écoles
00:34:47elles ont fait
00:34:47un argument de vente
00:34:48de ne pas y être
00:34:49et elles vont continuer
00:34:51à exister
00:34:51c'est-à-dire
00:34:51tout ce qui est dans le texte
00:34:53ne les empêchera pas
00:34:54d'exister
00:34:55elles continueront
00:34:56à exister
00:34:57et elles continueront
00:34:58à exister
00:34:59de ne pas être
00:35:00sur Parcoursup
00:35:00d'ailleurs
00:35:01et puisqu'elles en font
00:35:03un argument de vote
00:35:03et elles continueront
00:35:04à le faire
00:35:05notamment à travers
00:35:06les réseaux sociaux
00:35:07où elles investissent
00:35:08massivement
00:35:09auprès des jeunes
00:35:10qui y sont présents
00:35:12et je pense que ça
00:35:13pour nous fondamentalement
00:35:14quand on a un objectif
00:35:15politique qui est
00:35:16de s'attaquer
00:35:16le but c'est de dire
00:35:17est-ce que
00:35:18le texte
00:35:19atteint l'objectif
00:35:20donc moi j'ai une question
00:35:21là-dessus
00:35:22est-ce que vous pensez
00:35:23réellement que
00:35:23le système d'agrément
00:35:25qui n'est pas obligatoire
00:35:26va remplir
00:35:27cet objectif
00:35:28et que les mauvais acteurs
00:35:30justement
00:35:31accepteront
00:35:32de jouer le jeu
00:35:33et qu'ils ne le sont plus
00:35:35nous en doutons
00:35:35donc
00:35:38nous aurions besoin
00:35:39d'avoir
00:35:39votre éclaircissement
00:35:40là-dessus
00:35:41et puis
00:35:41vous l'avez évoqué
00:35:42le rapporteur
00:35:43a justement évoqué
00:35:46l'histoire
00:35:47justement
00:35:47de la manne
00:35:49financière
00:35:49dont s'est emparé
00:35:50justement
00:35:51les CFA
00:35:52ces écoles
00:35:53de l'apprentissage
00:35:54donc c'est évident
00:35:55qu'il faut faire quelque chose
00:35:56à ce niveau-là
00:35:56ça n'est plus possible
00:35:57il faut réguler
00:35:59alors on verra les propositions
00:36:00j'entends
00:36:01j'entends l'argument
00:36:02que vous venez
00:36:03d'exposer
00:36:03aux rapporteurs
00:36:05mais je pense
00:36:05qu'il faut qu'on
00:36:06collectivement
00:36:07on trouve le moyen
00:36:07malgré tout
00:36:08que cet argent public
00:36:10qui est finalement
00:36:10très mal dépensé
00:36:11à partir du moment
00:36:12où c'est des diplômes
00:36:13justement
00:36:14qui sont de piètre qualité
00:36:15que ça met en danger
00:36:16les enseignants
00:36:17qui perdent
00:36:18des sommes
00:36:19faramineuses
00:36:19donc on a
00:36:20collectivement
00:36:21je pense
00:36:21le besoin
00:36:22la nécessité
00:36:23d'avancer
00:36:24sur ce sujet
00:36:25au moment
00:36:26de la séance
00:36:28j'aurais deux
00:36:29autres questions
00:36:30complémentaires
00:36:31c'est
00:36:32la durée
00:36:33de l'agrément
00:36:34et du partenariat
00:36:35puisque c'est renvoyé
00:36:36par décret
00:36:37donc quelle est la durée
00:36:39que vous avez
00:36:40éventuellement
00:36:41en tête
00:36:41par rapport
00:36:42à cet agrément
00:36:44et ce partenariat
00:36:45et il y a aussi
00:36:47dans la philosophie
00:36:48du texte
00:36:49d'accroître
00:36:50les contrôles
00:36:51et les évaluations
00:36:53a posteriori
00:36:53mais c'est de savoir
00:36:54également
00:36:55quels seront
00:36:55les moyens
00:36:56qui vont être
00:36:57alloués
00:36:57au HRS
00:36:59et le ministère
00:37:00dans le cadre
00:37:01justement
00:37:02de ces contrôles
00:37:03est-ce que
00:37:05si jamais
00:37:06ce texte
00:37:07verrait
00:37:07avoir
00:37:08à poursuivre
00:37:09son cheminement
00:37:10et à être final
00:37:12quels sont
00:37:13les moyens
00:37:13que vous allez donner
00:37:14aussi pour
00:37:15faire connaître
00:37:15ces distinctions
00:37:17ces agréments
00:37:18à la population
00:37:20parce que
00:37:20la difficulté
00:37:21c'est l'information
00:37:23où on se perd
00:37:24dans la jungle
00:37:25justement
00:37:26de l'orientation
00:37:27et je pense
00:37:28que ça prend
00:37:29une communication
00:37:30une campagne
00:37:31de communication
00:37:32massive
00:37:33gouvernementale
00:37:34d'explication
00:37:35de pédagogie
00:37:36par rapport
00:37:37à qui est quoi
00:37:38parce qu'on n'y comprend
00:37:38plus rien
00:37:39et justement
00:37:40les mauvais acteurs
00:37:41du secteur
00:37:42en profitent
00:37:42et donc je pense
00:37:43que ça
00:37:43il faut quelque chose
00:37:44de vraiment massif
00:37:45pour que les gens
00:37:47puissent y retrouver
00:37:47et comprennent
00:37:48ce qui est en train
00:37:49d'être fait
00:37:49parce que sinon
00:37:50ça n'atteindra pas
00:37:51non plus
00:37:52son objectif
00:37:53donc quelles sont
00:37:54la vision
00:37:55le pilotage
00:37:55et les moyens
00:37:56que vous souhaitez
00:37:57associer justement
00:37:57à la mise en pratique
00:37:59éventuelle
00:37:59de ce texte
00:38:00si jamais
00:38:02son issue
00:38:02est positive
00:38:04Pierre-Antoine Lévy
00:38:07oui merci monsieur le président
00:38:09monsieur le ministre
00:38:11je voudrais revenir
00:38:12sur la liquidation
00:38:13judiciaire
00:38:13si vous me permettez
00:38:14de digital collège
00:38:16vous en avez un petit peu
00:38:17parlé tout à l'heure
00:38:17dans l'énoncé
00:38:19prononcé le 27 avril
00:38:202026
00:38:20et annoncé aux étudiants
00:38:21le 28 avril
00:38:22qui a placé
00:38:23de nombreux étudiants
00:38:24dans une situation
00:38:25d'incertitude majeure
00:38:26l'établissement
00:38:27revendiquait
00:38:27environ 3000 étudiants
00:38:28certains avaient engagé
00:38:30des frais de scolarité
00:38:30pouvant atteindre
00:38:31plusieurs milliers d'euros
00:38:32par an
00:38:33parfois au prix
00:38:33d'un emprunt
00:38:34ou d'un effort financier
00:38:35important de leur famille
00:38:36le projet de loi
00:38:37comporte des avancées
00:38:38utiles en matière
00:38:39contractuelle
00:38:39il prévoit notamment
00:38:40un droit de résiliation
00:38:41jusqu'à 30 jours
00:38:42avant le début
00:38:42de la formation
00:38:43un remboursement
00:38:44des sommes versées
00:38:45dans un délai maximal
00:38:45de 30 jours
00:38:47ainsi que des sanctions
00:38:47administratives
00:38:48en cas de manquement
00:38:49mais ces dispositions
00:38:51répondent-elles suffisamment
00:38:52en cas d'une fermeture
00:38:53anticipée
00:38:54une fermeture brutale
00:38:55en cours d'année
00:38:56ma question est donc
00:38:57la suivante
00:38:57le gouvernement
00:38:58entend-il aller plus loin
00:38:59pour garantir
00:39:00une protection effective
00:39:00des étudiants
00:39:01lorsque l'établissement
00:39:03cesse brutalement
00:39:03son activité
00:39:04des mécanismes
00:39:06de garantie financière
00:39:07de reprise obligatoire
00:39:08des étudiants
00:39:09de continuité pédagogique
00:39:11ou de remboursement
00:39:11sécurisé
00:39:12sont-ils envisagés
00:39:14afin que leur famille
00:39:14ne soit pas
00:39:15première victime
00:39:16de la défaillance
00:39:17d'un établissement privé
00:39:18ça c'est ma première question
00:39:20j'en ai une deuxième
00:39:21si vous me permettez
00:39:22donc votre projet de loi
00:39:24s'applique à l'ensemble
00:39:25de l'enseignement supérieur privé
00:39:26or le secteur privé
00:39:27recouvre des réalités
00:39:28très différentes
00:39:29d'un côté
00:39:30les opérateurs commerciaux
00:39:31à forte logique de rentabilité
00:39:32de l'autre
00:39:33des établissements privés
00:39:34à but non lucratif
00:39:35associations
00:39:36fondations
00:39:36congrégations
00:39:37ou établissements
00:39:38historiquement engagés
00:39:39dans les missions
00:39:39d'intérêt général
00:39:41le texte crée
00:39:42un régime de partenariat
00:39:42avec l'état
00:39:43réservé aux établissements
00:39:44privés agréés
00:39:44à but non lucratif
00:39:46ce partenariat
00:39:47ce partenariat
00:39:47est subordonné
00:39:48à une évaluation
00:39:48portant notamment
00:39:49sur la non lucrativité
00:39:51la stratégie
00:39:52la gouvernance
00:39:52la gestion
00:39:53la politique de formation
00:39:54l'adossement
00:39:54à la recherche
00:39:55et l'organisation
00:39:56de la vie étudiante
00:39:57ma question est double
00:39:58tout d'abord
00:39:59comment le gouvernement
00:39:59tend-il éviter
00:40:00que les obligations nouvelles
00:40:01ne fassent peser
00:40:02sur les établissements
00:40:03à but non lucratif
00:40:04des charges disproportionnées
00:40:05alors même
00:40:06qui ne relèvent pas
00:40:07du même modèle économique
00:40:08que les groupes commerciaux
00:40:10ensuite le partenariat
00:40:11prévu par le texte
00:40:12aura-t-il des effets
00:40:13concrets
00:40:13pour ces établissements
00:40:14en matière de reconnaissance
00:40:15d'accès aux bourses
00:40:16de visibilité des diplômes
00:40:18de financement
00:40:19ou d'accompagnement
00:40:20administratif
00:40:21ou s'agira-t-il
00:40:21principalement
00:40:22d'un label institutionnel
00:40:25supplémentaire
00:40:25alors si vous me permettez
00:40:26j'ai une question à vous poser
00:40:27qui concerne notre texte
00:40:29mais comme
00:40:30on est sur le texte
00:40:32qui a été porté
00:40:32par notre commission
00:40:34ça concerne la loi
00:40:35du 31 juillet
00:40:35relatif
00:40:36à la lutte
00:40:37contre antisémitif
00:40:38dans l'enseignement supérieur
00:40:39je constate avec satisfaction
00:40:41que les mesures nécessaires
00:40:42à son application
00:40:43ont rapidement été prises
00:40:44après son adoption
00:40:44ce qui témoigne
00:40:45de votre engagement
00:40:46sur le sujet
00:40:46le gouvernement a préparé
00:40:48deux décrets
00:40:48dans un délai de six mois
00:40:49après l'adoption de la loi
00:40:50un décret du 29 décembre 2025
00:40:52relatif à la mission
00:40:54égalité et diversité
00:40:55dans les établissements
00:40:56d'enseignement supérieur
00:40:57qui portent les mesures
00:40:57d'application
00:40:58de l'article 2 de la loi
00:41:00et un décret du 29 janvier 2026
00:41:02relatif à la procédure disciplinaire
00:41:04dans les établissements publics
00:41:05à caractère scientifique
00:41:07culturel et professionnel
00:41:08qui permet l'application
00:41:08de l'article 3
00:41:09article 3
00:41:09je rappelle
00:41:10sur un amendement
00:41:11proposé par notre rapporteur
00:41:13Stéphane Pénoir
00:41:14je m'interroge toutefois
00:41:15sur ce qui semble constituer
00:41:16des angles morts
00:41:17ou des oublis
00:41:17de ces mesures d'application
00:41:19en ce premier lieu
00:41:20alors que nous avions souhaité
00:41:21inscrire très clairement
00:41:21dans la loi
00:41:22que les établissements
00:41:23doivent se doter
00:41:24d'un référent
00:41:24dédié à l'antisémitisme
00:41:26au racisme
00:41:26je ne retrouve pas ce terme
00:41:28dans le décret de décembre
00:41:29qui se borne à énumérer
00:41:30les différents référents
00:41:31de la mission égalité
00:41:33pouvez-vous nous préciser
00:41:34les raisons de ce choix
00:41:34et s'il s'agit
00:41:35d'une erreur matérielle
00:41:37en second lieu
00:41:37je ne relève
00:41:38dans ce décret
00:41:39aucun élément
00:41:39relatif au bon fonctionnement
00:41:41des dispositifs de signalement
00:41:43qui constituent
00:41:43un élément important
00:41:44des solutions
00:41:44que nous avons souhaité
00:41:45mettre en place
00:41:46et qui appellerait pourtant
00:41:47plusieurs mesures réglementaires
00:41:49enfin nous avions inscrit
00:41:50dans la loi
00:41:50le principe des pouvoirs
00:41:51d'investigation
00:41:52à la main des présidents
00:41:53d'établissements
00:41:53après avoir constaté
00:41:55les difficultés
00:41:56auxquelles ils faisaient face
00:41:56pour connaître le cadre
00:41:57et les limites
00:41:58de leurs compétences
00:42:00il nous semblait donc
00:42:01une clarification s'imposer
00:42:02celle-ci ne devait
00:42:03pas nécessairement
00:42:04passer par un décret
00:42:05néanmoins avez-vous envoyé
00:42:06des éléments d'information
00:42:07au président d'université
00:42:09je vous remercie
00:42:10Max Président
00:42:13merci monsieur le président
00:42:14et merci à Pierre-Antonévy
00:42:16d'avoir fait ce rappel
00:42:18même si on était
00:42:19un petit peu hors du sujet
00:42:20mais je pense que c'était
00:42:22c'était nécessaire
00:42:22et vous pourriez répondre
00:42:24moi je voudrais
00:42:24d'abord m'excuser
00:42:26auprès de Christian Bruyenne
00:42:27parce qu'il devait
00:42:29prendre la parole
00:42:29pour le groupe
00:42:30et il le fera
00:42:30dans un instant
00:42:31mais je suis dans
00:42:33l'obligation de partir
00:42:34et je ne vais pas écouter
00:42:35la réponse que vous avez
00:42:37apporté à ma question
00:42:38mais je suis sûr
00:42:39que le rapporteur
00:42:40me fera état
00:42:42de ce que vous pourrez dire
00:42:43et voudrait bien
00:42:44monsieur le ministre
00:42:45excusez mon départ précipité
00:42:47avant qu'on puissait
00:42:48certainement
00:42:49me répondre
00:42:50je voudrais
00:42:52dire que
00:42:53d'abord
00:42:53votre texte
00:42:54était attendu
00:42:56que nous étions
00:42:57même impatients
00:42:58que nous sommes très contents
00:42:59de vous voir
00:43:00face à nous
00:43:00devant la commission
00:43:01aujourd'hui
00:43:02et dans l'hémicycle
00:43:03dans quelques jours
00:43:04parce qu'il était nécessaire
00:43:05en effet
00:43:06de mettre un petit peu
00:43:07d'ordre
00:43:08de clarifier
00:43:09de transparence
00:43:10et donc de rassurer
00:43:12parents et étudiants
00:43:13et c'est donc
00:43:14excellent
00:43:14que ce texte
00:43:16est enfin arrivé
00:43:17devant le Sénat
00:43:18et en plus
00:43:18devant le Sénat
00:43:19en première lecture
00:43:21nous voulons
00:43:21vous remercier
00:43:23de cela
00:43:23vous dire que
00:43:24contrairement à ce qui a pu être dit
00:43:26sur notre partie
00:43:27des bandes
00:43:28de cette
00:43:31salle de
00:43:32commission
00:43:33mais c'est tout
00:43:33celle de la démocratie
00:43:35et de l'affrontement
00:43:36des idées
00:43:36que nous sommes totalement hostiles
00:43:37à un régime d'autorisation
00:43:38et que cela soit dit
00:43:41avec force
00:43:42et cela
00:43:43participera
00:43:44et que nous vous soutiendrons
00:43:47face à cette demande
00:43:48des régimes
00:43:49d'autorisation
00:43:51je voudrais
00:43:52vous interroger
00:43:53sur un point
00:43:56concernant
00:43:57le jury
00:43:58rectorale
00:43:59lorsqu'il est à défaut
00:43:59de convention
00:44:00et avoir votre position
00:44:02parce que nous pourrions
00:44:03peut-être
00:44:04évoluer le texte
00:44:05par rapport
00:44:06à parfois
00:44:06des réticences
00:44:07que peuvent avoir
00:44:09les recteurs
00:44:10à mettre en place
00:44:11ces jurys rectoraux
00:44:12pour la délivrance
00:44:13de diplômes
00:44:14nationaux
00:44:15à partir du moment
00:44:16pour rentrer
00:44:16dans votre logique
00:44:18et en vous redisant
00:44:19nous aussi
00:44:20que notre agrément
00:44:21et partenariat
00:44:22on a du mal
00:44:22à trouver la hiérarchie
00:44:23et peut-être
00:44:24qu'il y a des questions
00:44:24de vocabulaire
00:44:25le rapporteur
00:44:26vous a fait
00:44:27une proposition
00:44:27j'ai entendu
00:44:28vos réticences
00:44:29mais je pense
00:44:29qu'on pourra
00:44:31dans la navette
00:44:32trouver des solutions
00:44:33pour bien
00:44:33que les choses
00:44:34se transportent
00:44:34mais à partir
00:44:35du moment
00:44:35où il y a bien
00:44:37agrément
00:44:37ou partenariat
00:44:38où la valeur
00:44:40les critères académiques
00:44:42sont bien
00:44:42au rendez-vous
00:44:44à partir
00:44:45de ce moment-là
00:44:46est-ce que
00:44:47la constitution
00:44:48d'un jury
00:44:49rectorale
00:44:50ne pourrait pas
00:44:51être une compétence
00:44:52liée
00:44:53ne pourrait pas
00:44:53y avoir
00:44:54automaticité
00:44:55à la convocation
00:44:56de ce jury
00:44:57rectorale
00:44:58de manière
00:44:58à ce que
00:44:59on puisse avoir
00:45:01la délivrance
00:45:02des diplômes
00:45:02nationaux
00:45:03dans une sorte
00:45:05d'automaticité
00:45:06liée
00:45:07au partenariat
00:45:09ou à l'agrément
00:45:10rendu par l'État
00:45:11après la vérification
00:45:13académique
00:45:13par le HRS
00:45:14merci
00:45:16merci
00:45:19merci
00:45:20monsieur le président
00:45:21merci monsieur
00:45:22le ministre
00:45:23je vais
00:45:24rapporter de nouveau
00:45:25un chiffre
00:45:26que j'ai déjà
00:45:26donné
00:45:27à Nanterre
00:45:29ville
00:45:30universitaire
00:45:31la moitié
00:45:32des bacheliers
00:45:33qui poursuivent
00:45:34leur cursus
00:45:36dans l'enseignement
00:45:36supérieur
00:45:37le font dans le privé
00:45:38lucratif
00:45:38la moitié
00:45:39dans une ville
00:45:41universitaire
00:45:42et certains
00:45:43se sont retrouvés
00:45:44au Digital Collège
00:45:47qui est à
00:45:48quelques centaines
00:45:49de mètres
00:45:49du campus
00:45:51universitaire
00:45:52de l'université
00:45:53Paris 10
00:45:54et le Digital Collège
00:45:56aujourd'hui
00:45:57est en liquidation
00:45:58il y a
00:45:593000 étudiants
00:46:00qui sont
00:46:00dans les spectatives
00:46:01la précédente rentrée
00:46:03avait été animée
00:46:04par Oussama Amar
00:46:05qui aujourd'hui
00:46:06est placée
00:46:06en garde à vue
00:46:07je pense qu'il y a
00:46:08peut-être
00:46:09d'autres références
00:46:10à trouver
00:46:11et la loi
00:46:13Or avait
00:46:14pour objectif
00:46:15louable
00:46:16de lutter
00:46:17contre les discriminations
00:46:20sociales
00:46:20d'accès
00:46:22à l'enseignement
00:46:22supérieur
00:46:23elle les a
00:46:24sans doute pas
00:46:24aggravés
00:46:25mais elle les a
00:46:26pas résorbés
00:46:27loin sans faux
00:46:28et pour
00:46:29la région
00:46:30Île-de-France
00:46:31il y a
00:46:3111%
00:46:32des néo-bacheliers
00:46:33qui n'ont
00:46:34aucune proposition
00:46:35d'en parcours sup
00:46:36contre
00:46:375,8%
00:46:39hors
00:46:39de l'Île-de-France
00:46:40c'est le chiffre
00:46:41du comité scientifique
00:46:42parcours sup
00:46:43donc il est
00:46:44tout à fait légitime
00:46:46qu'ensuite
00:46:47des familles
00:46:48considèrent
00:46:48qu'il n'y a pas
00:46:50d'avenir
00:46:51pour elles
00:46:52en fonction
00:46:53de contraintes
00:46:54sociales
00:46:55qui sont
00:46:56liées
00:46:58notamment
00:46:59aux établissements
00:47:01de leur enseignement
00:47:02au lycée
00:47:04et
00:47:04et estiment
00:47:06qu'il est
00:47:06plus simple
00:47:07et plus intéressant
00:47:08pour les familles
00:47:09d'aller directement
00:47:10dans le privé
00:47:10sans passer
00:47:11par parcours sup
00:47:12et comme l'a dit
00:47:13très bien
00:47:14Yann Chantrel
00:47:15c'est aujourd'hui
00:47:15un argument
00:47:16de vente
00:47:17qui est extrêmement
00:47:18efficace
00:47:18parce que pour
00:47:19certaines familles
00:47:20parcours sup
00:47:21c'est quelque chose
00:47:23qui est incompréhensible
00:47:24ça fait appel
00:47:25à des codes
00:47:26qui n'ont pas
00:47:27et que par ailleurs
00:47:28les enseignants
00:47:30du lycée
00:47:30ont parfois
00:47:31d'énormes difficultés
00:47:32à expliquer
00:47:33aux parents
00:47:33qu'est-ce qu'il y a
00:47:34derrière
00:47:36parcours sup
00:47:37donc je crois
00:47:38que si
00:47:39nous sommes toujours
00:47:40guidés
00:47:41collectivement
00:47:41et c'est le cas
00:47:42par le souci
00:47:43d'amener
00:47:44une classe d'âge
00:47:45à un niveau
00:47:45de connaissance supérieur
00:47:46par le blé
00:47:47d'université
00:47:48qu'elle soit publique
00:47:49ou qu'elle soit privée
00:47:50je ne les oppose pas
00:47:51il faut quand même
00:47:52qu'on trouve une solution
00:47:53pour ces gamins
00:47:55qui aujourd'hui
00:47:55sont vers des
00:47:58diverticules
00:48:00dont on sait
00:48:01que ça ne l'amènera
00:48:02pas
00:48:05très loin
00:48:05et ça
00:48:06c'est un souci
00:48:07majeur
00:48:07parce qu'on est
00:48:08en train
00:48:08de créer
00:48:10plusieurs universités
00:48:11il y a des universités
00:48:13publiques
00:48:13à plusieurs vitesses
00:48:14et après
00:48:14il y a un système
00:48:15de rélégation sociale
00:48:17sur lequel
00:48:18on n'a
00:48:19aucune prise
00:48:20ça c'est ma première remarque
00:48:21ma deuxième remarque
00:48:22c'est
00:48:23l'apprentissage
00:48:2410 milliards d'euros
00:48:26le CIR
00:48:27autour de 8 milliards d'euros
00:48:29et sur ces
00:48:3118 milliards
00:48:32quelle est aujourd'hui
00:48:33la capacité
00:48:34du ministère
00:48:34de l'enseignement
00:48:35supérieur
00:48:36et de la recherche
00:48:36à pouvoir
00:48:37imposer
00:48:38des politiques nationales
00:48:40et on retrouve ça aussi
00:48:42pour le ministère
00:48:43de la culture
00:48:43c'est à dire
00:48:44qu'il y a une part
00:48:44importante
00:48:45des budgets nationaux
00:48:46qui échappent
00:48:47complètement
00:48:47au contrôle
00:48:49des ministères
00:48:50de tutelle
00:48:51je pense qu'il faut
00:48:52une réflexion
00:48:53de fond
00:48:53et la proposition
00:48:55de notre
00:48:58rapporteur
00:48:59méritera
00:48:59d'être débattue
00:49:00on ne peut pas lâcher
00:49:01comme ça
00:49:0110 milliards
00:49:03sans aucun
00:49:04contrôle
00:49:05c'est un point
00:49:06sur lequel
00:49:07personnellement
00:49:07je serai très attentif
00:49:08et celui aussi
00:49:10sur la collation
00:49:11des grades
00:49:11alors là je suis désolé
00:49:12pour Max Brisson
00:49:13je reste sur
00:49:14l'université
00:49:15impériale
00:49:16c'est mon côté
00:49:18républicain
00:49:18archaïque
00:49:19et dinosaurien
00:49:20mais je demanderai
00:49:24des garanties
00:49:25sur la collation
00:49:26des grades
00:49:27ça me semble
00:49:28important
00:49:28et puisqu'il y a
00:49:30un concours
00:49:31lexicographique
00:49:32intéressant
00:49:33qui est lancé
00:49:34alors sous contrat
00:49:35moi ça ne me plaît pas
00:49:36parce que dans l'enseignement
00:49:37sous contrat
00:49:38les enseignants
00:49:39sont payés par l'État
00:49:40je pense que ce n'est pas
00:49:41le cas
00:49:41des universités privées
00:49:43mais en revanche
00:49:46agréé
00:49:46et certifié
00:49:47c'est pas mal
00:49:48agréé
00:49:49c'est une reconnaissance
00:49:50ferme de l'État
00:49:51certifié
00:49:52c'est simplement
00:49:52qui offre une garantie
00:49:53et on distingue bien
00:49:54que dans les deux cas
00:49:56il n'y a pas tout à fait
00:49:58le même niveau
00:50:00de reconnaissance
00:50:01par l'État
00:50:01merci monsieur le ministre
00:50:05Mathilde Olivier
00:50:11merci monsieur le Président
00:50:12alors d'abord
00:50:13dire qu'on partage
00:50:15le constat
00:50:16de l'urgence
00:50:16de légiférer
00:50:18sur l'enseignement
00:50:19supérieur privé
00:50:20et je me range
00:50:20derrière l'intervention
00:50:21du rapporteur
00:50:22pied noir
00:50:23sur l'attente
00:50:23du côté des parlementaires
00:50:24je crois avoir participé
00:50:25à des auditions
00:50:27organisées dans le cadre
00:50:28de la préparation
00:50:28de ce PJL
00:50:29il y a au moins
00:50:29trois mois
00:50:30quelque chose comme ça
00:50:31je pense
00:50:33donc bon
00:50:33très heureuse
00:50:34que nous puissions
00:50:36c'est ça
00:50:38que nous puissions
00:50:39enfin étudier
00:50:40ce texte
00:50:42alors depuis plusieurs années
00:50:43l'essor extrêmement rapide
00:50:44du secteur privé
00:50:45lucratif
00:50:46s'est accompagné
00:50:46de nombreuses dérives
00:50:48opacité
00:50:49confusion pour les familles
00:50:50pratiques commerciales
00:50:51douteuses
00:50:51captation de financement
00:50:52public
00:50:53parfois au détriment
00:50:54même de la qualité
00:50:55pédagogique
00:50:55si nous reconnaissons
00:50:57plusieurs avancées
00:50:58réelles du texte
00:50:58des interrogations
00:50:59importantes
00:51:01demeurent
00:51:01légitimement
00:51:02nous nous interrogeons
00:51:03sur la logique globale
00:51:05du texte
00:51:07un ancien ministre
00:51:08le disait clairement
00:51:09il y a un ou deux ans
00:51:11il y a besoin
00:51:12de réguler
00:51:13et de sanctionner
00:51:14lorsque cela
00:51:15est nécessaire
00:51:16or ici
00:51:17nous avons parfois
00:51:17le sentiment
00:51:18que vous créez
00:51:18davantage un cadre
00:51:19de sécurisation
00:51:20juridique et réputationnel
00:51:21du secteur
00:51:22qu'il soit lucratif
00:51:23ou non
00:51:24plutôt que d'agir
00:51:25directement sur les logiques
00:51:26lucratives
00:51:27elles-mêmes
00:51:27et l'enseignement supérieur
00:51:29nous continuons
00:51:30à l'affirmer haut et fort
00:51:31ce n'est pas un marché
00:51:33tout d'abord
00:51:34sur la question
00:51:34des financements
00:51:35publics
00:51:36qui est central
00:51:36et plusieurs intervenants
00:51:38avant moi
00:51:38en ont évoqué
00:51:40sur la question
00:51:41de l'apprentissage
00:51:42d'abord
00:51:43le rapporteur
00:51:44pied-noir
00:51:44a donné
00:51:45les chiffres globaux
00:51:46de l'apprentissage
00:51:47est-ce que vous avez
00:51:48une évaluation
00:51:48du coût total
00:51:49pour les finances publiques
00:51:51de l'essor
00:51:51du privé lucratif
00:51:52depuis la réforme
00:51:53de l'apprentissage
00:51:56deuxièmement
00:51:57nous satisfaisons
00:51:58de voir
00:51:58les pouvoirs
00:51:59de contrôle
00:52:00de l'IGESR
00:52:04se renforcer
00:52:05notamment
00:52:05sur les sociétés
00:52:06contrôlant
00:52:07les établissements
00:52:08privés
00:52:08ce renforcement
00:52:10garantira-t-il
00:52:11qu'aucun argent
00:52:12public
00:52:12ne remonte
00:52:13aujourd'hui
00:52:13vers des holdings
00:52:14financières
00:52:14ou des fonds
00:52:15d'investissement
00:52:15via ces groupes
00:52:16éducatifs
00:52:17et donc
00:52:18dans la même logique
00:52:19malgré la distinction
00:52:20entre l'agrément
00:52:21et le partenariat
00:52:21à aucun moment
00:52:22il n'est envisagé
00:52:23de supprimer
00:52:24l'accès
00:52:25des établissements
00:52:25lucratifs
00:52:26au financement
00:52:26public
00:52:26de l'apprentissage
00:52:27êtes-vous
00:52:28ouvert
00:52:28sur cette question
00:52:30ce sera
00:52:31l'un des éléments
00:52:32centrales
00:52:32au positionnement
00:52:33de notre groupe
00:52:34sur ce texte
00:52:35autre sujet
00:52:36récurrent
00:52:37dans les témoignages
00:52:38des étudiantes
00:52:38et des étudiants
00:52:39celui des appellations
00:52:41ambiguës
00:52:42le projet de loi
00:52:43ne semble pas
00:52:43réellement encadrer
00:52:44l'usage commercial
00:52:45d'appellations
00:52:46comme bachelor
00:52:46master
00:52:47ou master of science
00:52:48lorsqu'il ne s'agit pas
00:52:50de diplômes nationaux
00:52:51or ces dénominations
00:52:52entretiennent déjà
00:52:53une forte confusion
00:52:54pour les étudiants
00:52:55car elles évoquent
00:52:56des grades universitaires
00:52:57reconnus par l'état
00:52:58alors qu'elles correspondent
00:52:59souvent à des titres privés
00:53:00parfois simplement
00:53:02enregistrés
00:53:02au RNCP
00:53:04alors oui
00:53:05le texte améliore
00:53:05les mécanismes
00:53:06de reconnaissance
00:53:07des formations
00:53:07mais il ne règle pas
00:53:08directement
00:53:09la confusion persistante
00:53:11entre diplômes nationaux
00:53:12grades universitaires
00:53:14et titres RNCP
00:53:15alors considérez-vous
00:53:16qu'un simple agrément
00:53:17suffise à garantir
00:53:19la lisibilité
00:53:19et la qualité
00:53:20des formations privées
00:53:21utilisant ces appellations
00:53:23ou envisagez-vous
00:53:24d'aller plus loin
00:53:25sur l'encadrement
00:53:25de l'usage d'appellations
00:53:26comme bachelor
00:53:27master
00:53:28ou master of science
00:53:29lorsqu'il ne s'agit pas
00:53:30de diplômes nationaux
00:53:32et puis pour finir
00:53:33j'ai le sentiment
00:53:34que sous couvert
00:53:35de régulation
00:53:36ce texte risque
00:53:37finalement
00:53:38d'offrir une caution
00:53:39publique
00:53:39à la financiarisation
00:53:40progressive
00:53:41de l'enseignement supérieur
00:53:42alors j'espère
00:53:43me tromper
00:53:44monsieur le ministre
00:53:45et j'espère que vous
00:53:47pourrez au moins
00:53:48nous éclairer
00:53:49ou au mieux
00:53:50nous rassurer
00:53:50sur ce sujet
00:53:51merci
00:53:56merci monsieur le président
00:53:58monsieur le ministre
00:53:59moi je voudrais revenir
00:54:00sur la filière
00:54:01de l'apprentissage
00:54:02et plus particulièrement
00:54:03sur l'article 1er
00:54:05j'ai une question
00:54:06l'article 1er
00:54:07prévoit une clarification
00:54:09des conditions
00:54:10d'ouverture
00:54:11des établissements
00:54:12d'enseignement supérieur
00:54:13mais absolument
00:54:14rien n'est prévu
00:54:16sur les cfa
00:54:18il n'y a pas
00:54:18d'évolution
00:54:19dans le texte
00:54:21alors que
00:54:21c'est quand même
00:54:22une part importante
00:54:23du sujet
00:54:24pour mémoire
00:54:24les tendances
00:54:25observées
00:54:26font état
00:54:26d'environ
00:54:27600 cfa
00:54:29qui ouvrent
00:54:30chaque année
00:54:31depuis 2020
00:54:33c'est un constat
00:54:33évidemment positif
00:54:34vous l'avez dit
00:54:35et on le partage
00:54:35ça tient notamment
00:54:37à des modalités
00:54:37administratives
00:54:38simplifiées
00:54:39ça tient aussi
00:54:40à une incitation
00:54:41financière garantie
00:54:43par contrat
00:54:44sauf que
00:54:45dans le même temps
00:54:46on le sait
00:54:47sont tout de même
00:54:48signalées
00:54:49trop souvent
00:54:50des dérives
00:54:50disons-le
00:54:51des manquements
00:54:52aux obligations
00:54:52de qualité de formation
00:54:54ça tient à des problèmes
00:54:55d'encadrement
00:54:56à des problèmes
00:54:57de contenu
00:54:58inadapté
00:54:59au diplôme visé
00:55:01et ce sont
00:55:01les apprentis
00:55:02qui sont
00:55:03bien évidemment
00:55:03les victimes
00:55:04le passage
00:55:05il est étroit
00:55:06j'en conviens
00:55:07entre le maintien
00:55:09du succès quantitatif
00:55:10de l'apprentissage
00:55:11et puis la garantie
00:55:13de la qualité
00:55:14des formations
00:55:14mais c'est tout de même
00:55:15évidemment
00:55:16un sujet essentiel
00:55:17et donc la question
00:55:18c'est pourquoi
00:55:18le gouvernement
00:55:19prévoit-il
00:55:20donc un renforcement
00:55:21des conditions
00:55:23d'ouverture
00:55:23des établissements
00:55:24d'enseignement supérieur
00:55:25et pas
00:55:26de celles
00:55:28des CFA
00:55:29voilà
00:55:32David Ross
00:55:34merci monsieur le président
00:55:35puis merci monsieur le ministre
00:55:37pour
00:55:37non seulement pour ce que
00:55:38vous nous avez
00:55:39déjà présenté
00:55:40puis surtout pour
00:55:40toutes les réponses
00:55:41que vous allez apporter
00:55:42aux multiples questions
00:55:43donc j'en partage
00:55:45déjà beaucoup
00:55:45qui ont été posées
00:55:46notamment par
00:55:47mon collègue
00:55:47Yann Chantrel
00:55:49je voudrais juste
00:55:50peut-être que vous nous
00:55:50précisez en complément
00:55:51de ce qu'il a dit
00:55:52le calendrier
00:55:53que vous avez en tête
00:55:53à savoir que
00:55:55j'ai compris
00:55:55vous avez une option
00:55:56de joker
00:55:56qui est effectivement
00:55:57de faire inscrire
00:55:58en tout cas que le gouvernement
00:55:59inscrive la PPL
00:56:00Yann Chantrel
00:56:01ou à l'Assemblée nationale
00:56:02pour garantir la sécurité
00:56:04en tout cas les droits
00:56:05des étudiants
00:56:05dans une première levée
00:56:07mais au-delà de ça
00:56:08votre EPJL
00:56:09à partir du moment
00:56:10où elle n'est pas
00:56:11programmée d'ici juillet
00:56:12est-ce que vous envisagez
00:56:12de la passer au mois
00:56:13de septembre
00:56:14avec une application
00:56:15qui serait pour la rentrée
00:56:16du coup de septembre
00:56:172027
00:56:18si on peut avoir un peu
00:56:18des précisions
00:56:20sur le calendrier
00:56:20et puis moi j'ai deux questions
00:56:22un petit peu plus techniques
00:56:24sur la rédaction
00:56:24puisque nous sommes dans la phase
00:56:25au-delà de la terminologie
00:56:27sur la rédaction
00:56:27donc sur l'article 11
00:56:29ça ne vous surprendra pas
00:56:30sur la prolongation
00:56:31des EPE
00:56:32donc là 10 plus 3
00:56:34je dirais que ça fait un peu
00:56:36entre guillemets
00:56:37bricolage
00:56:38pour permettre
00:56:39de satisfaire
00:56:40un certain nombre
00:56:41de contraintes constatées
00:56:42est-ce qu'une formule
00:56:43plus souple du genre
00:56:4410 ans
00:56:44plus un an
00:56:45renouvelable trois fois
00:56:46pour montrer qu'il y a
00:56:47une pression qui est mise
00:56:48chaque année
00:56:48pour essayer quand même
00:56:49de sortir de l'expérimentation
00:56:50ne serait peut-être pas
00:56:52un peu plus volontariste
00:56:54donc ça c'est l'article 11
00:56:55sur l'article
00:56:55de l'école polytechnique
00:56:57qui est aussi chère
00:56:57à mon territoire
00:56:59je comprends tout à fait
00:57:00l'intérêt
00:57:00de la modification
00:57:02du fonctionnement
00:57:03il y a un mot
00:57:04qui a attiré mon attention
00:57:05sur une phrase
00:57:06c'est les ressources
00:57:06de l'école
00:57:07qui sont issues
00:57:08de subventions publiques
00:57:09et privées
00:57:10virgule
00:57:12étrangères éventuellement
00:57:12alors est-ce que c'est
00:57:13du privé étranger
00:57:15ou est-ce que c'est
00:57:15du public étranger
00:57:16ce qui peut poser
00:57:16des questions de souveraineté
00:57:17par rapport à cette école
00:57:18qui est un petit peu
00:57:20sensible
00:57:21et donc
00:57:22est-ce que là aussi
00:57:23il n'y a pas une manière
00:57:23de revoir un petit peu
00:57:24la formulation
00:57:25voilà je ne serai pas plus long
00:57:26parce que je sais que nous aurons
00:57:27le plaisir de passer
00:57:28une bonne soirée
00:57:29voire une grande partie
00:57:30de la nuit
00:57:31en tout bien tout honneur
00:57:31et pour l'intérêt de la nation
00:57:33avec vous
00:57:33le 1er juin prochain
00:57:35et je serai obligé
00:57:36de vous abandonner
00:57:36peut-être avant les réponses
00:57:37que je suis attendu
00:57:38pour un discours
00:57:38dans les salons Beaufort
00:57:39voilà
00:57:40Sodia de la Provoté
00:57:44oui merci
00:57:46monsieur le ministre
00:57:47moi je vous souhaiterais
00:57:49ah oui
00:57:50à chaque fois
00:57:51on se trompe
00:57:51excusez-moi
00:57:53vous questionnez
00:57:55sur un
00:57:56peut-être un élément
00:57:57qui manque
00:57:58dans ce texte de loi
00:57:58c'est celui
00:57:59de l'observation
00:58:00et des conclusions
00:58:01qu'on tire
00:58:02finalement
00:58:03de cette création
00:58:05de cette même créativité
00:58:07en matière
00:58:07de nouvelles propositions
00:58:08d'enseignement supérieur
00:58:09dans le privé
00:58:11parce que cet observatoire
00:58:12me semble-t-il
00:58:13est absolument essentiel
00:58:14on a
00:58:17comment dire
00:58:17identifié
00:58:18les raisons
00:58:18pour lesquelles
00:58:19un certain nombre
00:58:20d'écoles
00:58:21proposent des formations
00:58:23notamment
00:58:24ne pas passer
00:58:25par Parcoursup
00:58:26et puis
00:58:27tous les sujets
00:58:28qui ont été précités
00:58:29mais il y a aussi
00:58:30le fait
00:58:31qu'il y a une offre
00:58:31proposée dans ces écoles
00:58:33qui n'existe pas
00:58:35de cette qualité
00:58:36ou en tout cas
00:58:37aussi repérée
00:58:38et aussi qualitative
00:58:40dans le public
00:58:41et pour le coup
00:58:41il me semble
00:58:43que de l'observation
00:58:44devrait tirer un enseignement
00:58:45pour faire une proposition
00:58:46dans le public
00:58:47puisque aussi
00:58:48le but
00:58:48c'est d'avoir une proposition
00:58:49publique
00:58:49à la hauteur des attentes
00:58:52qui devrait se mettre en place
00:58:53et donc
00:58:53cette question
00:58:54de l'observatoire
00:58:55me paraît essentielle
00:58:57je pense à certaines
00:58:58écoles de prépa privées
00:59:00qui sont de véritables
00:59:01officines
00:59:01pour former
00:59:02ceux qui vont réussir
00:59:04les concours
00:59:05mais je pense aussi
00:59:06par exemple
00:59:06aux écoles d'animation
00:59:07les très connues
00:59:09et les très bonnes
00:59:09et pour lesquelles
00:59:10on est certain
00:59:10que la formation
00:59:11est exceptionnelle
00:59:12et bien c'est du privé
00:59:13et c'est très coûteux
00:59:14et donc pour le coup
00:59:17il me semble
00:59:18qu'à la fois
00:59:19labelliser
00:59:20est important
00:59:20mais aussi
00:59:21en tirer des conséquences
00:59:22sur ce qu'on peut proposer
00:59:23dans l'offre publique
00:59:24l'est tout autant
00:59:25je vous remercie
00:59:29voilà monsieur le ministre
00:59:30toutes les questions
00:59:31vous ont été posées
00:59:31et en plus
00:59:32exercice remarquable
00:59:33en une minute
00:59:37merci
00:59:37merci beaucoup
00:59:38monsieur le président
00:59:39mesdames et messieurs
00:59:40les sénateurs
00:59:40merci pour ces différentes
00:59:41questions
00:59:42je vais peut-être essayer
00:59:43de regrouper
00:59:44un certain nombre
00:59:45d'entre elles
00:59:46peut-être commencer
00:59:47par quelque chose
00:59:48qui est revenu
00:59:48quand même plusieurs fois
00:59:49qui est la manière
00:59:51dont finalement
00:59:52on s'assure
00:59:55du fait que
00:59:55les établissements
00:59:57qui sont
00:59:57des établissements
00:59:58qui offrent
00:59:59des formations
01:00:00en apprentissage
01:00:02offrent
01:00:03des formations
01:00:04de qualité
01:00:05et comment est-ce
01:00:06qu'on les contraint
01:00:07à ça
01:00:07enfin si je reprends
01:00:08les différentes questions
01:00:11la réponse
01:00:12effectivement
01:00:13que nous avons
01:00:15aujourd'hui
01:00:15c'est à partir du moment
01:00:16où ces établissements
01:00:18n'offrent pas
01:00:18des formations
01:00:19du supérieur
01:00:19c'est quand même difficile
01:00:20de les faire
01:00:22labelliser
01:00:22ou de faire travailler
01:00:23en particulier
01:00:24le Haut Conseil
01:00:25d'évaluation
01:00:25de la recherche
01:00:26et de l'enseignement
01:00:26supérieur
01:00:27dessus
01:00:27enfin je veux dire
01:00:27on va quand même
01:00:29placer tout le monde
01:00:30dans une situation
01:00:31enfin on va construire
01:00:32quelque chose
01:00:34de fondamentalement
01:00:35pas sain
01:00:36par contre
01:00:37il me semble
01:00:38que le ministère
01:00:38du travail
01:00:39s'est vraiment
01:00:40déclaré très ouvert
01:00:41à un renforcement
01:00:43effectif
01:00:44de Caliopi
01:00:46Caliopi
01:00:46c'est la porte
01:00:47qui permet
01:00:48d'obtenir
01:00:49les financements
01:00:50de l'apprentissage
01:00:51et donc
01:00:51le mécanisme
01:00:52de rétroaction
01:00:53il est quand même
01:00:54très fort
01:00:55parce que ça veut dire
01:00:55que si
01:00:56en partant du principe
01:00:58qu'effectivement
01:00:58il faut faire évoluer
01:00:59Caliopi
01:01:00tel qu'il est aujourd'hui
01:01:01mais si demain
01:01:02vous avez un Caliopi
01:01:03qui intègre
01:01:04un certain nombre
01:01:05de mesures
01:01:06qui sont des mesures
01:01:06d'évaluations
01:01:08qui sont
01:01:10pédagogiques
01:01:10simplement vérifier
01:01:11qu'il y a bien
01:01:12des enseignants
01:01:13à temps plein
01:01:13qu'il y a bien
01:01:14des syllabus
01:01:14pour chaque formation
01:01:15des choses
01:01:16qui sont simples
01:01:16mais qui ne sont pas
01:01:17vérifiées aujourd'hui
01:01:18c'est-à-dire que si vous
01:01:19ne passez pas
01:01:19cette porte-là
01:01:20ça veut dire que derrière
01:01:22vous n'avez pas
01:01:23le financement
01:01:23de l'apprentissage
01:01:24et je veux dire
01:01:25que compte tenu
01:01:26de l'équilibre économique
01:01:27de ces établissements
01:01:28c'est radical
01:01:30ça réglera le problème
01:01:33donc il me semble
01:01:34que la clé de voûte
01:01:35de cette partie
01:01:36du système
01:01:37c'est Caliopi Plus
01:01:38et c'est la manière
01:01:39dont on est capable
01:01:40effectivement
01:01:41de faire évoluer
01:01:42ce label
01:01:43alors j'entends
01:01:44ce que vous dites
01:01:45c'est-à-dire que
01:01:45dans la loi
01:01:46aujourd'hui
01:01:46telle qu'elle est
01:01:47proposée
01:01:47et discutée
01:01:49il n'y a rien
01:01:49qui garantit
01:01:51effectivement
01:01:51le renforcement
01:01:52de Caliopi Plus
01:01:53peut-être qu'il faut
01:01:54travailler
01:01:55enfin voir
01:01:56avec le ministère
01:01:56du travail
01:01:57pour voir comment
01:01:57est-ce qu'on peut
01:01:58faire apparaître ça
01:01:59dans la loi
01:01:59mais il me semble
01:02:00que la logique
01:02:00elle est là
01:02:03s'agissant
01:02:04pardon
01:02:04c'est peut-être
01:02:05un tout petit peu
01:02:05dans le désordre
01:02:06et je vous prie
01:02:07m'excuser
01:02:07sur la question
01:02:09du jury rectoral
01:02:11c'est vrai
01:02:12que la proposition
01:02:13qui a été faite
01:02:14je crois
01:02:14par le sénateur Brisson
01:02:16de dire
01:02:17qu'on pourrait
01:02:17éventuellement
01:02:18envisager
01:02:18d'avoir
01:02:19un jury rectoral
01:02:21qui serait
01:02:22de droit
01:02:23pour les partenaires
01:02:24et
01:02:27le fait
01:02:28qu'il soit de droit
01:02:29ne veut pas dire
01:02:29qu'à la fin
01:02:31le résultat
01:02:32est forcément positif
01:02:33mais de droit
01:02:34le recteur
01:02:35doit être en mesure
01:02:36d'organiser
01:02:38le jury rectoral
01:02:39ne me semblerait pas
01:02:40être une évolution
01:02:41déraisonnable
01:02:42de la proposition
01:02:46la question
01:02:47du conventionnement
01:02:50qui est l'autre façon
01:02:51effectivement
01:02:51de délivrer
01:02:53les diplômes
01:02:55c'est vrai
01:02:56que c'est parfois
01:02:57un petit peu compliqué
01:02:57aujourd'hui
01:02:58sur le territoire
01:02:59où on peut avoir
01:02:59des établissements
01:03:00d'enseignement supérieur
01:03:01privé
01:03:02et des établissements
01:03:03publics
01:03:04qui peuvent se retrouver
01:03:05bon gré mal gré
01:03:05un peu en compétition
01:03:07et des fois
01:03:08effectivement
01:03:08l'établissement
01:03:10supérieur public
01:03:11qui naturellement
01:03:12devrait conventionner
01:03:13avec l'institut catholique
01:03:14d'à côté
01:03:15n'a pas envie
01:03:15de le faire
01:03:16parce qu'il ne veut pas
01:03:17se retrouver
01:03:18enfin il veut conserver
01:03:19une position
01:03:23dominante
01:03:23on va dire
01:03:24sur le marché
01:03:26enfin bon
01:03:26voilà
01:03:27donc derrière
01:03:28il y a la question
01:03:28de la collation
01:03:29des grades
01:03:30et monsieur le sénateur
01:03:31Ouzoulias
01:03:32je retrouve dans vos questions
01:03:34je note ça
01:03:35sans
01:03:36les mêmes questions
01:03:37qui étaient posées
01:03:38hier
01:03:39par
01:03:41le recteur
01:03:43de l'institut catholique
01:03:44de Paris
01:03:44donc
01:03:45je
01:03:49mais je
01:03:49je
01:03:51savais
01:03:58donc sur le
01:03:59sur le monopole
01:04:00de la collation
01:04:01des grades
01:04:01c'est vrai que
01:04:02ma logique
01:04:04est un petit peu
01:04:05différente
01:04:06je sais
01:04:06je connais
01:04:07le poids
01:04:08de l'histoire
01:04:08et l'importance
01:04:09de cette histoire
01:04:11pour les établissements
01:04:12d'enseignement supérieur
01:04:13et le rôle
01:04:14de l'université
01:04:15et je le reconnais
01:04:16bien aisément
01:04:17mais je pense
01:04:17que ce qui est clé
01:04:18aujourd'hui
01:04:19c'est quand même
01:04:19la régulation
01:04:20par la qualité
01:04:21parce que
01:04:22autant
01:04:23la question
01:04:23de la collation
01:04:24des grades
01:04:24est une question
01:04:25qui peut effectivement
01:04:26passionner
01:04:29un certain nombre
01:04:30d'acteurs
01:04:32mais
01:04:33mais c'est vrai
01:04:34qu'aujourd'hui
01:04:34les familles
01:04:36enfin
01:04:37les jeunes
01:04:37les familles
01:04:38qui
01:04:40je pense
01:04:41n'y comprennent
01:04:41pas grand chose
01:04:42et ça rejoint
01:04:44la question
01:04:44qui a été
01:04:45soulevée
01:04:46aussi à plusieurs reprises
01:04:47sur la multiplicité
01:04:48des labels
01:04:49et sur la question
01:04:50de la communication
01:04:51je ne sais plus
01:04:52qui
01:04:52pardon
01:04:53je crois
01:04:55que c'était
01:04:56le sénateur
01:04:58chanterelle
01:04:58qui mentionnait
01:04:59ce point là
01:04:59c'est très difficile
01:05:01aujourd'hui
01:05:03aujourd'hui
01:05:04communiquer
01:05:05sur
01:05:06quelque part
01:05:07les formations
01:05:08qui sont de qualité
01:05:09ce vers quoi
01:05:09vous allez
01:05:10dans le maquis
01:05:11qui est aujourd'hui
01:05:12c'est impossible
01:05:14à faire
01:05:14c'est vraiment
01:05:15un exercice
01:05:16qui est
01:05:16c'est beaucoup
01:05:17trop complexe
01:05:18et beaucoup
01:05:18trop
01:05:19beaucoup trop
01:05:19fragmenté
01:05:20c'est pour ça
01:05:21que vraiment
01:05:22encore une fois
01:05:22notre logique
01:05:23c'est de dire
01:05:24bon ok
01:05:25il y a ces deux
01:05:25cercles
01:05:26de confiance
01:05:28partenaire
01:05:29agréé
01:05:29et puis
01:05:30dans les deux cas
01:05:31ça veut dire
01:05:32que les formations
01:05:32les établissements
01:05:33qui portent
01:05:34qui sont agréés
01:05:34ou qui sont partenaires
01:05:35ce sont des établissements
01:05:37qui ont été évalués
01:05:38par le HCRS
01:05:39donc
01:05:40qui ont la confiance
01:05:41de l'état
01:05:41et qui donc
01:05:42et donc derrière
01:05:43notre communication
01:05:44elle sera très simple
01:05:45c'est de dire
01:05:45qu'en gros
01:05:46on aura
01:05:47enfin
01:05:49successeurs
01:05:49évidemment
01:05:50enfin
01:05:50mais
01:05:51auront un label
01:05:52quelque part
01:05:53qui sera associé
01:05:54directement à ça
01:05:55et derrière aussi
01:05:56ils seront sur
01:05:56Parcoursup
01:05:57après
01:05:58effectivement
01:05:59je sais
01:05:59je sais très bien
01:06:00ça a été aussi mentionné
01:06:02qu'il y a
01:06:02des établissements
01:06:03qui font du fait
01:06:04de ne pas être
01:06:05sur Parcoursup
01:06:06un argument de vente
01:06:10je vois bien
01:06:11et
01:06:13bon
01:06:13j'entends parfaitement
01:06:15c'est rarement
01:06:16un gage
01:06:17de grande qualité
01:06:19mais enfin
01:06:19aujourd'hui
01:06:20c'est difficile
01:06:21de le dire
01:06:21mais encore une fois
01:06:23soit
01:06:25ces établissements
01:06:27ce sont des établissements
01:06:29d'enseignement supérieur
01:06:30et
01:06:30c'est à dire
01:06:31qu'ils ne seront pas
01:06:32allés chercher
01:06:32ni un agrément
01:06:34ni un partenariat
01:06:35ça veut dire
01:06:36que derrière
01:06:36quelque part
01:06:37ils ne pourront pas
01:06:38délivrer non plus
01:06:42de diplômes
01:06:43valant grade
01:06:43de licence
01:06:44ou valant grade
01:06:45d'autre chose
01:06:46donc ça veut dire
01:06:47qu'ils seront quand même
01:06:47un petit peu corsetés
01:06:48ça c'est quand même
01:06:50quelque chose
01:06:51de très négatif
01:06:52dans leur capacité
01:06:54à vendre
01:06:55leur formation
01:06:56soit autrement
01:06:56c'est des établissements
01:06:57qui sont des établissements
01:06:58qui ne font que
01:06:59de la formation professionnelle
01:07:00et qui donc derrière
01:07:01dépendent du ministère
01:07:02du travail
01:07:03et donc s'ils veulent
01:07:04être financés
01:07:04et ils en ont besoin
01:07:05pour leur modèle économique
01:07:07ils doivent passer
01:07:08par Calliope
01:07:08et donc
01:07:09on revient à la question
01:07:10de la régulation
01:07:10par Calliope
01:07:11donc normalement
01:07:12le système tel
01:07:13qu'il est proposé là
01:07:14il permet de
01:07:15enfin
01:07:16les voies de contournement
01:07:17me semblent être
01:07:18quand même
01:07:18bien balisées
01:07:20quoi
01:07:20bien balisées
01:07:22vous me questionniez
01:07:23monsieur le sénateur
01:07:24sur la durée
01:07:25on prévoit
01:07:26une durée
01:07:26de 5 ans
01:07:27la question des moyens
01:07:29du HTRS
01:07:30est importante aussi
01:07:31moi ce que je prévois
01:07:32aujourd'hui
01:07:32c'est simplement
01:07:34que les établissements
01:07:35privés
01:07:36sous contre
01:07:37pardon
01:07:38quelle que soit
01:07:39leur nature
01:07:42quelque part
01:07:43devront à un moment donné
01:07:45payer leur évaluation
01:07:47et donc quelque part
01:07:49et donc c'est comme ça
01:07:50que le système
01:07:51doit me semble-t-il
01:07:52fonctionner
01:07:54je peux peut-être
01:07:56revenir à une question
01:07:57aussi sur
01:07:58qui était la question
01:07:59je crois du sénateur
01:08:00Lévy
01:08:00sur la manière
01:08:03dont on
01:08:03devrait gérer
01:08:05les établissements
01:08:07qui
01:08:08qui ferment
01:08:09privés
01:08:10qui fermeraient
01:08:10brutalement
01:08:11alors c'est vrai
01:08:12qu'on
01:08:13sauf à ma part
01:08:13on n'a pas prévu
01:08:14dans le texte
01:08:15une garantie
01:08:16mais ce serait
01:08:16quand même
01:08:17un peu baroque
01:08:17de devoir
01:08:18de devoir écrire
01:08:20une garantie
01:08:21qui garantirait
01:08:21qu'en cas de fermeture
01:08:23d'un établissement
01:08:24privé
01:08:26l'état
01:08:26se substituerait
01:08:27enfin
01:08:27ça me semble
01:08:29être un peu
01:08:29impossible
01:08:32voilà
01:08:32après
01:08:33pour vous dire
01:08:35les choses
01:08:35il est évident
01:08:36qu'on sait
01:08:37depuis quelques temps
01:08:37déjà
01:08:38qu'on va
01:08:40par exemple
01:08:41Digital College
01:08:41aller au-delà
01:08:42de difficultés
01:08:43qui semblaient
01:08:44être difficultés
01:08:44importantes
01:08:46le rectorat
01:08:47d'une part
01:08:47et le ministère
01:08:48du travail
01:08:48d'autre part
01:08:51ont mis en place
01:08:52des cellules
01:08:53qui travaillent
01:08:53étudiant par étudiant
01:08:54pour savoir
01:08:55en gros
01:08:55ce qu'on va
01:08:56faire des étudiants
01:08:58à la rentrée prochaine
01:08:59donc il y aura
01:09:00enfin
01:09:00je ne veux pas
01:09:01m'engager
01:09:01trop avant
01:09:02mais enfin
01:09:03on fait quand même
01:09:04le maximum
01:09:04aujourd'hui
01:09:05pour trouver
01:09:05des solutions
01:09:06pour chaque étudiant
01:09:07ces cellules
01:09:08se réunissent
01:09:08tous les 15 jours
01:09:09font des bilans
01:09:10enfin je
01:09:10voilà
01:09:11donc évidemment
01:09:12qu'on en le fait
01:09:13maintenant
01:09:14est-ce qu'il faut
01:09:14inscrire dans la loi
01:09:15ça me semble être
01:09:15un petit peu
01:09:16un petit peu
01:09:17un petit peu
01:09:18différent
01:09:21sur
01:09:23sur la question
01:09:24des bachelors
01:09:25des masters
01:09:26et des
01:09:28bon
01:09:30moi je
01:09:31je vois bien
01:09:32effectivement
01:09:33et c'est quand même
01:09:33pas bon signe
01:09:34quand on voit
01:09:35des établissements
01:09:35qui cherchent
01:09:37à dénaturer
01:09:37des termes
01:09:38en rajoutant
01:09:38un E
01:09:39ou un accent
01:09:41bon
01:09:41moi ça m'inquiète
01:09:42toujours un peu
01:09:43mais peut-être
01:09:44il y en a qui font
01:09:44des choses très bien
01:09:45quand même
01:09:45malgré tout
01:09:45mais moi
01:09:47il me semble
01:09:47que je ne serais pas
01:09:48enfin je ne serais pas
01:09:49hostile à ce qu'on arrive
01:09:50à avoir un mécanisme
01:09:52simple
01:09:52qui consiste à dire
01:09:53les gens qui utilisent
01:09:54le terme bachelors
01:09:55ou le terme master
01:09:56et leurs différentes dérivations
01:09:58derrière ça doit
01:09:59correspondre
01:10:00à des diplômes
01:10:01ou à des grades
01:10:01qui correspondent
01:10:02grosso modo
01:10:03à une licence
01:10:04ou à un master
01:10:06sans E
01:10:06avec
01:10:07un bien classique
01:10:09quoi
01:10:10voilà
01:10:10et ça je pense
01:10:11qu'il y a un petit
01:10:11on est en train
01:10:12d'y travailler
01:10:13il y a un petit
01:10:13groupe de travail
01:10:14avec les établissements
01:10:15pour essayer
01:10:15de trouver une proposition
01:10:16et j'espère que dans
01:10:18les jours qui viennent
01:10:18on pourra aussi
01:10:19vous faire
01:10:21rediscuter de ce point-là
01:10:22mais je pense
01:10:22qu'il y a matière
01:10:23à faire
01:10:23une évolution
01:10:27législative
01:10:27oui je pense
01:10:30je pense que ça devrait
01:10:31ça devrait être possible
01:10:33ça devrait être possible
01:10:36sur la question
01:10:37j'ai pas rebondi
01:10:38monsieur Julias
01:10:39vous mentionniez aussi
01:10:43et je voudrais aller
01:10:44dans votre sens
01:10:46il y a beaucoup de gens
01:10:48qui sont de gens
01:10:48très modestes
01:10:49qui vont dans
01:10:50l'enseignement supérieur
01:10:50privé lucratif
01:10:51c'est à dire
01:10:52qu'on se fait
01:10:53souvent une image
01:10:54fausse
01:10:55en pensant
01:10:56à des grandes écoles
01:10:58de commerce
01:10:59très chères
01:11:00et qui attirent
01:11:00des gens
01:11:02qui ont beaucoup
01:11:03de moyens
01:11:03ça existe
01:11:05mais la réalité
01:11:05est concrète
01:11:06en masse
01:11:07c'est pas ça
01:11:07c'est effectivement
01:11:09des établissements
01:11:10d'enseignement supérieur
01:11:11privé lucratif
01:11:12qui souvent
01:11:12vont aussi
01:11:13attirer
01:11:14et parfois
01:11:15avec des arguments
01:11:16de vente
01:11:17qui ne sont pas
01:11:17absolument tous
01:11:18fabuleux
01:11:19des gens
01:11:20qui sont des gens
01:11:20fragiles
01:11:20et donc je pense
01:11:21qu'on a un devoir
01:11:22effectivement
01:11:22de travailler
01:11:23sur cette question là
01:11:24par contre
01:11:25je voudrais rappeler
01:11:26que nous n'avons pas
01:11:2711% de jeunes
01:11:28qui sont perdus
01:11:29dans la nature
01:11:31sur la plateforme
01:11:32Parcoursup
01:11:32c'est
01:11:33non je sais
01:11:34mais je
01:11:36mais
01:11:37nous avons
01:11:38effectivement
01:11:39des jeunes
01:11:40qui à un moment
01:11:41ou à un autre
01:11:41à la fin de la procédure
01:11:42n'ont pas de proposition
01:11:44mais ces jeunes
01:11:45je voudrais quand même
01:11:46rappeler
01:11:46qu'ils sont
01:11:49contactés
01:11:50recontactés
01:11:50re-recontactés
01:11:52pour voir
01:11:52s'ils veulent
01:11:53qu'on trouve
01:11:53une solution
01:11:54avec eux
01:11:55et ces jeunes
01:11:56qui n'ont pas
01:11:57de proposition
01:11:57ce sont très exactement
01:11:59ceux qui n'ont pas
01:11:59voulu répondre
01:12:00à la fin
01:12:01ces deux dernières années
01:12:03et je n'ai pas l'historique
01:12:04mais c'est des mêmes
01:12:05ordres de grandeur
01:12:06des jeunes
01:12:07qui voulaient
01:12:08poursuivre leurs études
01:12:09et à qui on n'a pas
01:12:10pu faire de proposition
01:12:11il y en a eu
01:12:12et ça ne devrait pas exister
01:12:13mais il y en a eu
01:12:1437 ou 38
01:12:16cette année
01:12:16et une quarantaine
01:12:18l'an dernier
01:12:18sur l'ensemble
01:12:20de la France
01:12:21ce qui veut dire
01:12:23que quelque part
01:12:23dans les 11%
01:12:24qu'on mentionne
01:12:25c'est aussi des gens
01:12:26qui ont trouvé
01:12:26des solutions ailleurs
01:12:27qui sont sortis
01:12:28de la plateforme
01:12:28qui ont changé
01:12:29de projet
01:12:30etc.
01:12:30on fait vraiment
01:12:31le maximum
01:12:33pour aller chercher
01:12:34les jeunes
01:12:34qui sont sans proposition
01:12:35pardon je m'égare
01:12:36un petit peu
01:12:36mais bon
01:12:37peut-être un tout
01:12:38dernier point
01:12:39sur la question
01:12:45sur la régulation
01:12:46des CFA
01:12:47là aussi
01:12:47ma réponse
01:12:48vient un peu
01:12:49au travers
01:12:49de nouveau
01:12:51de Calliope
01:12:51et du renforcement
01:12:54du label
01:12:55qui me semble être
01:12:56essentiel
01:12:57puisque l'alimentation
01:12:58des CFA
01:12:59elle vient aussi
01:12:59des contrats
01:13:00et elle vient aussi
01:13:00de la relation
01:13:01créée avec
01:13:02les formations
01:13:05sur les questions
01:13:06du sénateur
01:13:07Ross
01:13:07sur
01:13:10alors sur l'X
01:13:11je dois dire
01:13:11que je n'ai pas forcément
01:13:12le
01:13:13même si cette école
01:13:14est aussi chère
01:13:15à mon cœur
01:13:15parce que j'ai enseigné
01:13:16un petit peu
01:13:17mais je n'ai pas
01:13:17le sujet étranger
01:13:19je n'ai pas la réponse
01:13:19exactement
01:13:20mais je reviendrai
01:13:21vers vous rapidement
01:13:23sur
01:13:25sur l'article
01:13:2811
01:13:28et sur les 13 ans
01:13:29ou 10 ans
01:13:30plus un an
01:13:31renouvelable
01:13:32trois fois
01:13:32honnêtement
01:13:33moi je suis assez ouvert
01:13:34sur cette idée-là
01:13:36je ne suis pas du tout
01:13:37hostile
01:13:37à cette possibilité
01:13:42voilà
01:13:43et sur la question
01:13:44oui
01:13:44et la question aussi importante
01:13:45sur la question
01:13:47de l'observatoire
01:13:48c'est-à-dire de regarder
01:13:48finalement
01:13:49quelles sont les bonnes pratiques
01:13:50et j'aurais envie
01:13:51de dire dans les deux sens
01:13:52des uns et des autres
01:13:52et comment vérifier
01:13:53que quelque part
01:13:54on a
01:13:55ce qu'on a pu constater
01:13:56ces dernières années
01:13:57c'est que
01:13:58et ce n'est pas très surprenant
01:13:59c'est qu'on a une réactivité
01:14:01très très forte
01:14:01de l'enseignement
01:14:03supérieur privé
01:14:04qui est capable
01:14:04de
01:14:04en fonction des évolutions
01:14:06du marché
01:14:06en fonction des demandes
01:14:07des entreprises
01:14:08de se positionner
01:14:09très très vite
01:14:10de monter les formations
01:14:11extrêmement rapidement
01:14:13et c'est vrai que nous
01:14:14ça nous prend plus de temps
01:14:15dans l'enseignement supérieur
01:14:17derrière
01:14:17ce n'est pas les mêmes adossements
01:14:19ce n'est pas les mêmes
01:14:19c'est aussi pas la même histoire
01:14:21et puis c'est aussi
01:14:22des adossements scientifiques
01:14:24qui sont plus formels
01:14:27et plus lourds
01:14:27mais aussi qui donnent
01:14:28plus de garanties
01:14:29dans l'enseignement supérieur
01:14:30public
01:14:31pour autant
01:14:32je constate quand même
01:14:32qu'il y a quand même
01:14:33une partie significative
01:14:34aujourd'hui de l'apprentissage
01:14:35qui se fait dans le public
01:14:36donc ça veut dire
01:14:36que là aussi
01:14:38ça fonctionne
01:14:39et puis qu'il y a aussi
01:14:40des offres dans le public
01:14:43je voudrais rappeler
01:14:44que ces dernières années
01:14:45les formations
01:14:47en licence
01:14:48et en master
01:14:49les diplômes nationaux
01:14:50sur les
01:14:51je ne sais plus
01:14:52si c'est les 10
01:14:53ou les 15 dernières années
01:14:53les 15 dernières années
01:14:55je crois
01:14:55les effectifs
01:14:56en licence
01:14:57et au master
01:14:57ont baissé
01:14:59dans les établissements
01:15:01c'est-à-dire que
01:15:02pourquoi ?
01:15:03parce qu'en fait
01:15:03on a eu non seulement
01:15:04une explosion
01:15:05de l'enseignement supérieur privé
01:15:06donc beaucoup de jeunes
01:15:07qui allaient là-bas
01:15:08mais c'est aussi
01:15:09au sein des universités
01:15:10une multiplication
01:15:12d'offres de formation
01:15:13qui étaient des offres
01:15:14de formation
01:15:15qui ont été assez créatives
01:15:17à côté
01:15:17ce soit des diplômes
01:15:18d'établissement
01:15:19des DU ou des DE
01:15:21enfin diplômes ministères
01:15:22ou diplômes d'établissement
01:15:23ou des écoles
01:15:24qui se sont créées
01:15:25etc.
01:15:25donc il y a eu quand même
01:15:27l'établissement
01:15:28l'enseignement supérieur
01:15:29public
01:15:30a énormément évolué
01:15:31ces dernières années
01:15:32et a monté
01:15:34des formations
01:15:34quand même
01:15:34de très grande qualité
01:15:35aussi
01:15:36à côté
01:15:37des formations
01:15:37traditionnelles
01:15:40voilà monsieur le président
01:15:41j'espère avoir répondu
01:15:42à l'essentiel
01:15:43des questions
01:15:44et pardon
01:15:44sur
01:15:48la proposition
01:15:49de loi
01:15:50sur la lutte
01:15:51contre l'antisémitisme
01:15:52oui pardon
01:15:52dans le désordre
01:15:58le décret d'application
01:15:59il n'a pas repris
01:16:00l'obligation
01:16:02de nommer
01:16:02un référent dédié
01:16:03lutte contre le racisme
01:16:04et l'antisémitisme
01:16:05mais parce que cette obligation
01:16:06elle était déjà fixée
01:16:08dans la loi
01:16:08donc quelque part
01:16:09on n'avait pas forcément
01:16:10besoin de la reprendre
01:16:11dans le décret
01:16:16le décret d'application
01:16:17il ne crée pas
01:16:18un dispositif
01:16:19de signalement
01:16:19dans l'enseignement supérieur
01:16:20mais il vient compléter
01:16:21un socle
01:16:22qui est déjà
01:16:22un socle
01:16:24existant
01:16:25et
01:16:26sur les pouvoirs
01:16:28d'investigation
01:16:28des présidents
01:16:29de l'université
01:16:31le décret
01:16:32ne pouvait pas
01:16:32aller plus loin
01:16:33et être plus contraignant
01:16:36parce que
01:16:36tout simplement
01:16:37on se heurtait
01:16:38à ce qu'on avait écrit
01:16:39dans la loi
01:16:39donc c'est à dire
01:16:40qu'on a poussé
01:16:40le décret
01:16:42jusqu'au maximum
01:16:43de ce que
01:16:44on avait défini
01:16:45dans la loi
01:16:46donc voilà
01:16:48aujourd'hui
01:16:50en termes
01:16:50de volume
01:16:51on recense
01:16:52environ 110 agents
01:16:53dans les universités
01:16:54en charge
01:16:55des missions
01:16:57égalité
01:16:57et diversité
01:16:59et donc
01:17:00aussi des missions
01:17:01autour de lutte
01:17:02contre le racisme
01:17:03et l'antisémitisme
01:17:05et ça
01:17:06c'est les effectifs
01:17:07qu'on a
01:17:07aujourd'hui
01:17:10et par rapport
01:17:11au conseil
01:17:11de discipline
01:17:13à l'échelle
01:17:14extra-académique
01:17:14qui devait être créé
01:17:15d'ici le mois de mai
01:17:16est-ce que vous savez
01:17:16s'ils ont été créés
01:17:18ils sont mis en oeuvre
01:17:19au 1er mai
01:17:23je répète
01:17:23avec eux
01:17:26non non
01:17:27mais oui
01:17:27oui
01:17:28donc ils sont
01:17:29alors est-ce qu'ils sont
01:17:30mis en place
01:17:30dans 100% des académies
01:17:32c'est en cours
01:17:33en tout cas
01:17:34ça commence à être
01:17:36déployé
01:17:36assez largement
01:17:37et c'est bien en cours
01:17:38et on est prêt
01:17:39à tout moment
01:17:40à refaire un point
01:17:41et à réactualiser
01:17:43les choses
01:17:43mais on est sur la planète
01:17:46et c'est très efficace
01:17:47et c'est
01:17:48très simple
01:17:49monsieur Ferrer
01:17:50et puis pour le coup
01:17:51je crois que les présidents
01:17:52d'universités
01:17:52sont plutôt assez contents
01:17:53d'avoir ce dispositif
01:17:57merci monsieur le ministre
01:17:58pour vos réponses
01:18:00à nos questions
01:18:01et nous nous retrouverons
01:18:02donc le 1er juin
01:18:03pour le débat
01:18:05dans l'hémicycle
01:18:05et le vote
01:18:06avec
01:18:07quelques amendements
01:18:08probablement
01:18:09pour enrichir
01:18:10le texte
01:18:11merci
01:18:13on continue à parler
01:18:14d'enseignement supérieur
01:18:15puisque les sénateurs
01:18:16ont auditionné
01:18:16le PDG du CNRS
01:18:18une audition qui portait
01:18:19sur les moyens
01:18:20de l'université
01:18:21et de la recherche française
01:18:22d'abord le rapport
01:18:23du pays à la science
01:18:24je crois qu'il est intéressant
01:18:25parce qu'au fond
01:18:26ce qui est assez paradoxal
01:18:27c'est que les gens
01:18:28ont plutôt confiance
01:18:28en la science
01:18:29globalement
01:18:30et j'ai le coutume
01:18:31de dire
01:18:32dans tous les villages
01:18:32de France
01:18:33il y avait toujours
01:18:33deux tarés
01:18:34qui pensaient
01:18:34que la terre
01:18:34était plate
01:18:35simplement la différence
01:18:36aujourd'hui
01:18:37c'est qu'ils font
01:18:37un groupe whatsapp
01:18:38ils discutent entre eux
01:18:39et ils ont l'impression
01:18:40qu'ils ont raison
01:18:41d'accord
01:18:41mais globalement
01:18:43quand vous faites
01:18:44des statistiques
01:18:45sur la confiance
01:18:47qu'ont les gens
01:18:47en la science
01:18:48c'est plutôt important
01:18:49on fait partie
01:18:50des professions
01:18:51pour lesquelles
01:18:51il y a un degré
01:18:52de confiance
01:18:53qui est le plus élevé
01:18:54et ce qui est assez paradoxal
01:18:56c'est que
01:18:57j'ai jamais rencontré
01:18:58je crois un élu
01:19:00député, sénateur
01:19:00qui ne dise pas
01:19:01oui grosso modo
01:19:02vous avez raison
01:19:03il faudrait investir plus
01:19:04sauf qu'à la fin
01:19:04on n'investit pas plus
01:19:06d'accord
01:19:06donc là je pense
01:19:07qu'il y a une forme
01:19:07de paradoxe
01:19:08et peut-être
01:19:09que les préoccupations
01:19:10qui sont
01:19:11les nôtres
01:19:12sont parfois
01:19:12trop court-termistes
01:19:13et qu'on ne se rend pas compte
01:19:15que l'investissement
01:19:15qu'on ne fait pas
01:19:17dans la science
01:19:17on va le payer un jour
01:19:18et ça je crois
01:19:20qu'il faut être conscient
01:19:21du fait que
01:19:21l'investissement
01:19:22qu'on demande
01:19:23que je demande
01:19:23c'est pas pour nous
01:19:25c'est pour le pays
01:19:26c'est pour créer des emplois
01:19:27pour créer de la valeur
01:19:28pour nos enfants
01:19:29nos petits-enfants
01:19:29et c'est pour ça
01:19:30que vous avez tout à fait raison
01:19:31sur le fait que
01:19:31le déficit
01:19:33de l'enseignement supérieur
01:19:34est totalement lié
01:19:35c'est-à-dire que
01:19:35l'enseignement supérieur
01:19:36nous on se nourrit
01:19:38au CNRS
01:19:39de gens qui viennent
01:19:40de l'enseignement supérieur
01:19:41et donc c'est comme
01:19:43ma fameuse échelle TRL
01:19:44c'est-à-dire
01:19:44si vous n'avez pas le début
01:19:45vous n'arrivez pas
01:19:46à recruter des gens
01:19:48et je pense que là
01:19:49il faut vraiment
01:19:50se préoccuper de ça
01:19:53concernant le crédit
01:19:54impôt recherche
01:19:55alors c'est un sujet
01:19:56qui fait polémique
01:19:57de la communauté scientifique
01:19:58vous le savez
01:20:00nos chercheurs
01:20:00et nos chercheuses
01:20:01sont des gens formidables
01:20:02parfois d'une grande naïveté
01:20:04et certains vont dire
01:20:05on n'a qu'à supprimer
01:20:06le CIR
01:20:07et on va récupérer
01:20:08les 7 milliards
01:20:09je ne suis pas sûr
01:20:10que les deux soient
01:20:11complètement liés
01:20:11c'est-à-dire que
01:20:12si on supprime le CIR
01:20:13je ne suis pas certain
01:20:14n'est-ce pas
01:20:14donc je pense que
01:20:17sur le CIR
01:20:17d'abord pour moi
01:20:18il souffre d'un péché
01:20:19original qui est son nom
01:20:20il aurait dû s'appeler
01:20:22CIRD
01:20:23parce qu'il finance
01:20:24en même beaucoup
01:20:25d'activités de développement
01:20:27et je crois que c'est normal
01:20:28qu'il s'appelait
01:20:29des activités
01:20:29qu'il y ait quelques abus
01:20:31j'ai envie de dire
01:20:31c'est sans doute problème
01:20:33mais je pense que
01:20:34le vrai sujet
01:20:34qu'on pourrait avoir
01:20:35c'est la vraie réflexion
01:20:36c'est ce que je disais
01:20:37tout à l'heure
01:20:37c'est comment fait-on
01:20:38pour que ce CIR
01:20:40bénéficie avant tout
01:20:41au directeur de la recherche
01:20:42des boîtes
01:20:43et pas au directeur financier
01:20:45je simplifie un peu
01:20:46mais je pense que
01:20:47c'est tout à fait
01:20:49un sujet
01:20:50qui est majeur
01:20:53et encore une fois
01:20:54si on veut avoir
01:20:55plus d'investissement
01:20:56du privé
01:20:57ce qui est nécessaire
01:20:58parce que
01:20:58tout à l'heure
01:20:59j'évoquais
01:21:00les 2,2% du PIB
01:21:01si on rentre un petit peu
01:21:02dans le détail
01:21:03on est à 0,75%
01:21:05ça dépend des années
01:21:06du public
01:21:07et le reste du privé
01:21:08alors que l'objectif
01:21:09était plutôt de dire
01:21:10c'est les fameux 3%
01:21:11de Lisbonne
01:21:12c'était 1% du public
01:21:132% du privé
01:21:15donc si on arrive
01:21:16même si on passait
01:21:17par un coup de baillette
01:21:18magique de 0,75%
01:21:20à 1% côté public
01:21:21c'est-à-dire qu'on passerait
01:21:22de 2,2% à 2,45%
01:21:24ou 2,5%
01:21:25et on est encore très loin
01:21:27vous avez parlé de Taïwan
01:21:28je ne l'avais même pas évoqué
01:21:29Taïwan tout à l'heure
01:21:30mais on est très loin
01:21:31de ces pays-là
01:21:32donc on voit bien
01:21:32qu'il y a un double sujet
01:21:34et c'est un sujet
01:21:35sur lequel
01:21:35il me semble
01:21:36on devrait se mettre
01:21:37tous autour de la table
01:21:38c'est-à-dire comment on fait
01:21:39pour avoir plus d'investissements
01:21:40et public et privé
01:21:43après
01:21:44vous avez évoqué Taïwan
01:21:45on aurait pu évoquer
01:21:46d'autres pays
01:21:47je pense que
01:21:48effectivement
01:21:49le fait
01:21:50qu'il n'y ait
01:21:50pas plus de gens
01:21:51qu'il y ait une formation
01:21:53scientifique
01:21:54dans les églises
01:21:55dirigeantes de ce pays
01:21:56est sans doute
01:21:57un handicap
01:21:58il ne faudrait pas
01:21:59que tout le monde
01:21:59soit scientifique
01:22:00ça n'aurait aucun sens
01:22:00mais je pense que c'est vrai
01:22:02que si on compare
01:22:03avec des pays
01:22:03nous on travaille beaucoup
01:22:04avec Singapour
01:22:05par exemple
01:22:05c'est assez frappant
01:22:06de voir que
01:22:08une bonne partie
01:22:10des élites singapouriennes
01:22:11je ne prends pas
01:22:12Singapour comme exemple
01:22:13je parle juste de ce point-là
01:22:14que les élites singapouriennes
01:22:15ont une formation
01:22:19scientifique
01:22:19et que ça aide sans doute
01:22:21à comprendre
01:22:21pourquoi le temps long
01:22:24est important
01:22:24pourquoi il faut accepter
01:22:25que ce n'est pas
01:22:26complètement déterministe
01:22:27mais encore une fois
01:22:29je trouve que
01:22:29la vraie question
01:22:30pour moi
01:22:31qui se pose
01:22:31c'est quelle vision
01:22:33on a de la France
01:22:34à l'horizon 2050
01:22:36ou bien
01:22:37on dit
01:22:38on va être
01:22:38la terre d'accueil
01:22:39grâce à notre bon vin
01:22:40nos jolis paysages
01:22:42pour les riches touristes
01:22:44des autres pays
01:22:44ou bien
01:22:45au pays
01:22:46de Pasteur et Descartes
01:22:48on a une autre ambition
01:22:49on a envie de rester
01:22:49un grand pays scientifique
01:22:51un grand pays souverain
01:22:52je ne crois pas
01:22:53qu'on puisse parler
01:22:53de souveraineté
01:22:54si on n'est pas
01:22:56un grand pays scientifique
01:22:57et à ce moment-là
01:22:58il faut investir
01:22:59parce que
01:22:59les non-investissements
01:23:01qu'on fait aujourd'hui
01:23:02on les verra
01:23:03dans 5 ou 10 ans
01:23:04et c'est ça
01:23:05qui est sans doute compliqué
01:23:07et encore une fois
01:23:08on n'arrivera pas
01:23:09à rester
01:23:09un acteur majeur
01:23:11sur la scène internationale
01:23:12en sous-investissant
01:23:13par rapport aux autres
01:23:15alors après
01:23:16monsieur Dupland
01:23:17j'en viens à vos questions
01:23:18et je comprends
01:23:19votre courroux
01:23:20d'abord
01:23:21l'article dans Science
01:23:22on n'y est pour rien
01:23:24il a été accepté
01:23:25par Science
01:23:26et ce n'est pas moi
01:23:26qui suis référé de Science
01:23:28je pense qu'il y a un point
01:23:29qui est extrêmement important
01:23:30dans les rapports
01:23:30entre la politique
01:23:31et la science
01:23:32c'est que chacun
01:23:32reste à sa place
01:23:34d'accord
01:23:35et je dois dire
01:23:37que je
01:23:39ne suis pas
01:23:40d'accord
01:23:41avec le fait
01:23:42que des scientifiques
01:23:43disent
01:23:44il faut rejeter
01:23:44tel projet de loi
01:23:46c'est pas notre rôle
01:23:48notre rôle
01:23:48est apporter des faits
01:23:50d'apporter
01:23:51des données
01:23:52et c'est votre rôle
01:23:54de politique
01:23:54que de voter
01:23:56ou de ne pas voter
01:23:57les lois
01:23:57parce que vous allez
01:23:58prendre en compte
01:23:59des éléments
01:23:59que les scientifiques
01:24:00n'ont pas
01:24:01d'accord
01:24:02et je pense
01:24:03que c'est extrêmement
01:24:04important
01:24:04qu'on soit
01:24:05après on peut
01:24:06ne pas être d'accord
01:24:07la controverse
01:24:08scientifique
01:24:08ça c'est autre chose
01:24:09mais vous avez
01:24:10aussi le droit
01:24:11de voter
01:24:14je prends un exemple
01:24:15le dérèglement climatique
01:24:16c'est une évidence
01:24:17scientifique
01:24:18qu'un homme
01:24:19ou une femme
01:24:19politique
01:24:20dise ok
01:24:20mais pour telle
01:24:22et telle raison
01:24:22je vais voter
01:24:23quand même
01:24:23telle loi
01:24:24moi j'ai pas
01:24:25de problème avec ça
01:24:25c'est normal
01:24:26chacun son rôle
01:24:27mais par contre
01:24:27vous n'avez pas besoin
01:24:28d'expliquer
01:24:28qu'on raconte des bêtises
01:24:29parce que c'est juste
01:24:30pas vrai
01:24:31je parle pas du cas précis
01:24:33vous avez donné
01:24:33mais je pense que c'est
01:24:34extrêmement important
01:24:35que chacun soit à sa place
01:24:37et c'est pour ça
01:24:38qu'on a fait au CNRS
01:24:40avec un succès limité
01:24:41un guide de l'expression
01:24:42publique
01:24:43pour accompagner
01:24:44nos chercheurs
01:24:45et nos chercheuses
01:24:45leur rappeler
01:24:47qu'ils doivent expliquer
01:24:48à quel titre
01:24:49ils parlent
01:24:49c'est à dire que
01:24:50la loi dit
01:24:51que si vous êtes
01:24:52directeur de recherche
01:24:53CNRS
01:24:54vous avez le droit
01:24:55de dire
01:24:56n'importe quoi
01:24:57en signant
01:24:58monsieur machin
01:24:59ou madame truc
01:24:59directeur de recherche
01:25:00CNRS
01:25:00ça c'est la loi
01:25:01c'est la liberté
01:25:02maintenant vous devez
01:25:03dire si vous le faites
01:25:05en tant que spécialiste
01:25:06du sujet
01:25:06et je ne peux que
01:25:08vous donner raison
01:25:08de vous appuyer
01:25:09sur des données
01:25:10scientifiques précises
01:25:12et encore une fois
01:25:13je trouve qu'il faut
01:25:13vraiment qu'on découple
01:25:14les deux
01:25:15et c'est parfois délicat
01:25:17parfois nos chercheurs
01:25:18et nos chercheuses
01:25:19qui sont aussi
01:25:20des citoyens
01:25:20et des citoyennes
01:25:21peuvent de mon point de vue
01:25:23dépasser la frontière
01:25:24de leur rôle
01:25:25de chercheur
01:25:26et de chercheuse
01:25:27et un peu
01:25:29confondre les deux
01:25:29donc voilà
01:25:30je pense que là
01:25:31il faut trouver
01:25:31le bon équilibre
01:25:32c'est à dire
01:25:32qu'il faut
01:25:33enfin nous notre rôle
01:25:34c'est encore une fois
01:25:35de vous apporter des données
01:25:36de vous expliquer
01:25:36comment on les produit
01:25:38et vous votre rôle
01:25:39c'est de prendre
01:25:39les décisions que vous voulez
01:25:40mais encore une fois
01:25:41je pense que c'est important
01:25:41que vous pouvez dire
01:25:42ok j'entends
01:25:43mais moi je vais quand même
01:25:45prendre cette décision
01:25:46pour telle et telle raison
01:25:47qui ne sont pas
01:25:48purement scientifiques
01:25:49mais ça peut être
01:25:51prenez l'exemple
01:25:52du Covid
01:25:54sans doute que
01:25:54d'un point de vue
01:25:55purement scientifique
01:25:56il aurait fallu
01:25:57enfermer tout le monde
01:25:58pendant trois ans
01:25:59il n'y avait plus de Covid
01:26:00il y aurait eu un nombre
01:26:01de suicides
01:26:02et de barjots
01:26:02qui auraient dépassé
01:26:03la norme
01:26:04pourquoi est-ce qu'on a
01:26:05essayé d'ouvrir les écoles
01:26:06parce qu'il y a quand même
01:26:06un certain nombre d'enfants
01:26:07dont on s'est dit
01:26:08mais si on les laisse
01:26:09dans des milieux
01:26:11des conditions compliquées
01:26:14logistiquement
01:26:14on les met à l'école
01:26:15et oui il y a un risque
01:26:16et là
01:26:17c'est le rôle du politique
01:26:18donc je pense qu'il faut
01:26:19qu'on réussisse
01:26:20à avoir des débats sereins
01:26:23d'une part
01:26:24je pense qu'il y a deux choses
01:26:25il y a deux niveaux
01:26:26il y a éventuellement
01:26:27des controverses scientifiques
01:26:28c'est les points
01:26:29que vous avez évoqués
01:26:29où vous dites
01:26:30mais moi je ne suis pas d'accord
01:26:30avec
01:26:31et ça il faut que ça
01:26:32c'est pas gentil contre méchant
01:26:34c'est des données scientifiques
01:26:36et après
01:26:37il y a un point
01:26:38qui me semble essentiel
01:26:39c'est qu'à un moment
01:26:39le travail du scientifique
01:26:40s'arrête
01:26:41le travail du politique
01:26:42commence
01:26:44et le politique doit dire
01:26:46je ne suivrai pas votre avis
01:26:48pour telle ou telle raison
01:26:49ce qui arrive parfois
01:26:50je crois que vous le reconnaîtrez
01:26:51c'est que
01:26:51il arrive que
01:26:53dans d'autres pays
01:26:54que des politiques disent
01:26:56je suis pas l'avis des scientifiques
01:26:58parce qu'ils racontent des conneries
01:26:59non
01:27:00c'est juste parce que
01:27:01vous faites de la politique
01:27:02et c'est respectable
01:27:03et vous avez encore une fois
01:27:05d'autres considérations
01:27:06à prendre en compte
01:27:06mais je pense que ce rapport
01:27:08finalement science-société
01:27:09il est absolument essentiel
01:27:10je pense que la science
01:27:12est là pour aider
01:27:13la société
01:27:14elle est pas là
01:27:14pour décider à sa place
01:27:17ni les femmes
01:27:18et les hommes politiques
01:27:19que vous êtes
01:27:19ni les citoyens
01:27:20et les citoyennes
01:27:21nous on est là
01:27:22pour apporter des données
01:27:23pour apporter des éléments
01:27:24on est là pour répondre
01:27:25à vos questions
01:27:26ça je crois que c'est quelque chose
01:27:27qui est absolument essentiel
01:27:29ce qui a fait sans doute
01:27:30la clé
01:27:31de la différence de relation
01:27:32avec le milieu industriel
01:27:34c'est la capacité
01:27:35du milieu industriel
01:27:36à nous poser
01:27:37des questions scientifiques
01:27:38à avoir un dialogue
01:27:39avec nous
01:27:39pour faire émerger
01:27:40ces questions scientifiques
01:27:41je pense que
01:27:42le lien
01:27:44entre la science
01:27:45et la décision publique
01:27:46on a encore des progrès
01:27:48à faire
01:27:48mais après
01:27:49je pense que chacun
01:27:51son métier
01:27:51voilà pour ces échanges
01:27:53au Sénat
01:27:53sur l'enseignement supérieur
01:27:54c'est la fin de cette émission
01:27:56merci de l'avoir suivi
01:27:57continuez à suivre
01:27:58l'actualité politique
01:27:59et parlementaire
01:27:59sur notre site internet
01:28:01publicsénat.fr
01:28:02je vous souhaite une très bonne journée
01:28:03sur Public Sénat
01:28:04à la fin de cette émission
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