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Découvrez le nouveau visage de Tirana... La capitale est prisée par des architectes audacieux et ambitieux. Aux dépens de la vieille ville et, peut-être, d'une orthodoxie financière. A Marseille, nous plongeons dans le fonds DETAILLE, du nom d'une famille de photographes, depuis le début du XXème siècle. Un trésor à la croisée de l'art et de la mémoire. Enfin à cheval et au triple galop : nous suivons l'Ardia. Cette course est historique et spectaculaire au coeur de la Sardaigne... Année de Production :

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00:05Au sommaire de Méditerranée, aujourd'hui, découvrez le nouveau visage de Tirana.
00:10La capitale est prisée par des architectes audacieux et ambitieux,
00:15aux dépens de la vieille ville et peut-être d'une orthodoxie financière.
00:19A Marseille, nous plongerons dans le fond de Thaï,
00:22du nom d'une famille de photographes depuis le début du XXe siècle,
00:25un trésor à la croisée de l'art et de la mémoire.
00:30Enfin, à Cheval et au triple galop, nous suivrons l'Ardia,
00:33cette course est historique et spectaculaire au cœur de la Sardaigne.
00:58La capitale de l'Albanie est devenue un carrefour incontournable de l'architecture mondiale.
01:04Les projets foisonnent, financés, on ne sait comment, avec des soupçons d'argent sales.
01:10Des ponts entiers de la vieille ville sont menacés par ces nouvelles constructions.
01:26C'est plus qu'un lifting, c'est une transformation.
01:30À Tirana, les nouvelles constructions sont omniprésentes.
01:33Pour les architectes, comme en dit FMI, la capitale s'est transformée en un gigantesque terrain de jeu.
01:41Son cabinet travaille en collaboration avec les plus grandes agences internationales
01:46pour redéfinir les lignes de la cité, comme ici place Skanderbeg, le centre de la Tirana moderne.
01:55Je peux vous expliquer, par exemple, que le bâtiment derrière nous, avec ses lignes horizontales,
02:01était la plus haute tour pendant la période de la dictature communiste.
02:05L'objet qui est arrivé derrière, c'est un hôtel prestigieux, l'Intercontinental,
02:10pour lequel notre agence a collaboré avec le cabinet allemand Boles et Wilson.
02:16C'est un autre élément de la période de maturation urbaine que connaît Tirana,
02:21mais aussi toute l'Albanie.
02:26Des bureaux, des habitations, le stade de football,
02:30tout est prétexte à la surenchère de gestes architecturaux,
02:34dans un pays dirigé depuis 2013 par l'ancien maire de Tirana,
02:38artiste et passionné d'architecture.
02:40Je ne pense pas qu'une autre ville européenne peut se vanter
02:47d'avoir tous ces architectes, dans le même temps,
02:53qui travaillent pour des projets possibles.
02:57C'est une nouvelle frontière de l'Albanie,
02:58parce qu'on est un peu dans un espace
03:02où il y a encore des marges énormes de liberté pour les architectes.
03:11Paradoxalement, l'Albanie, qui cherche à rejoindre l'UE,
03:14met en avant l'absence des contraignantes règles européennes,
03:17ce qui permet aux architectes de laisser libre cours à leur imagination.
03:21Il y a tout de même une condition,
03:22les projets doivent être réalisés en collaboration avec des cabinets locaux.
03:28La limite, c'est de toujours rester étroitement liés au contexte et à la culture.
03:34C'est ce qui rend ces projets uniques.
03:38Les architectes, malgré l'expérience qu'ils apportent du monde entier,
03:42créent ici une nouvelle image, propre au projet,
03:45plutôt que de répéter leur langage architectural habituel.
03:49Ils sont contraints par les conditions de produire des projets complètement nouveaux.
03:56A qui sont destinées toutes ces nouvelles constructions
04:00dans un pays dont la population baisse au fil des ans ?
04:05Dans un immeuble neuf,
04:07cet appartement de quatre chambres,
04:09de 286 mètres carrés,
04:12est une perle rare.
04:16Il existe deux types de clients potentiels,
04:18des personnes qui achètent pour y vivre elles-mêmes
04:21et d'autres qui achètent comme investissement pour louer.
04:24La demande dans cette zone est très élevée,
04:27notamment de la part des clients étrangers,
04:29comme des employés d'ambassade de différentes nationalités.
04:38Prix de vente, 900 000 euros.
04:41Il peut être potentiellement loué 3 000 euros par mois.
04:45Peut-être une façon d'attirer des investisseurs à Tirana.
04:51Si un investisseur souhaite acheter un bien pour le revendre après quelques années,
04:56le littoral reste le meilleur choix, car la demande y est forte.
05:04En revanche, si un investisseur albanais ou étranger
05:08souhaite acheter pour louer à long terme,
05:12on parle alors surtout de Tirana, et c'est ça qui est nouveau.
05:20Mais d'où vient l'argent ?
05:22Qui finance ?
05:24Qui achète ?
05:26Pour le leader du parti, l'Albanie se construit,
05:29qui manifeste régulièrement contre le pouvoir en place.
05:34Il n'y a guère de doute sur les liens entre immobilier et corruption.
05:43Absolument, il y a des liens.
05:45Parce que le développement de l'économie du pays
05:47ne correspond pas au niveau de développement urbain
05:50de certaines zones de Tirana ou du littoral.
05:53Certainement, les groupes criminels,
05:54en collaboration avec les responsables de l'État
05:56qui détournent des fonds publics
05:58et qui sont liés au trafic international de drogue,
06:01investissent de fortes sommes dans ce secteur-là.
06:06Des accusations que le Premier ministre
06:08balaie d'un revers de main.
06:28L'autre polémique liée à la transformation urbaine,
06:31c'est la conservation du patrimoine.
06:33En 2020, le Théâtre National est démoli
06:36après des mois de résistance et d'occupation.
06:40Aujourd'hui, les travaux du Nouveau Théâtre sont en cours.
06:43Au grand-dame de Doriana Musay, architecte,
06:47qui avait activement participé au combat
06:49pour la conservation du bâtiment
06:51datant de l'époque musolinienne.
06:56Le théâtre a été le premier témoin
06:59de la manière avec laquelle,
07:00en utilisant la loi et les institutions publiques
07:03et en manipulant l'histoire,
07:05on a ouvert la voie à tout ce qui a suivi.
07:12Il existe une volonté de réécrire l'histoire,
07:16de dire que l'histoire commence avec nous.
07:22Doriana Musay nous conduit vers un îlot
07:26d'une dizaine de maisons anciennes
07:28entourées d'immeubles modernes.
07:32À la rencontre de Matteo Begeia,
07:35qui, avec sa famille, veille sur un patrimoine
07:38de près de 300 ans.
07:40Confisqué par l'État pendant la période communiste,
07:43cette maison ottomane a été rénovée
07:45de 2018 à 2024.
07:49La peinture, c'est comme une forme d'œuvre
07:51qui montre les différentes phases
07:54de restauration de la maison.
07:57800 mètres carrés d'histoire,
08:00aujourd'hui menacés par les appétits des promoteurs
08:03qui mettent la pression sur la famille Begeia,
08:06bien décidés à ne rien lâcher.
08:14Aujourd'hui, c'est très facile,
08:16en tant que propriétaire,
08:18de vendre pour construire
08:20dans cet endroit très demandé.
08:23Mais il est difficile
08:24de préserver l'identité des lieux,
08:27car la pression de la construction
08:29est plus forte
08:30que la valeur actuelle des bâtiments.
08:37A quelques dizaines de mètres de là,
08:40le Nouveau Bazar,
08:41un mariage visiblement heureux
08:43entre anciens bâtiments rénovés
08:45et une structure de verre flambant neuve.
08:48C'est Andy Femi
08:50qui a mené le projet en 2017,
08:52une réalisation récompensée
08:54par un prix d'architecture.
08:58Ce n'est pas une architecture
09:00impressionnante en soi.
09:04C'est pour cela
09:05que nous avons gardé la transparence,
09:08parce que nous voulions garder le dialogue,
09:11les échanges entre habitants,
09:13que les événements
09:14et les activités
09:15qui se déroulent dans ces espaces
09:17aient lieu au niveau de la rue.
09:21Nous ne voulions pas importer
09:22un modèle occidental,
09:24mais recréer
09:25et renouveler
09:27le modèle existant
09:28qui se trouvait déjà ici.
09:32La physionomie de Tirana
09:34est en perpétuel changement.
09:37Depuis 2018,
09:39des permis de construire
09:40ont été délivrés
09:41pour une superficie
09:42de 12 millions de mètres carrés.
09:44Cela représente
09:45plus d'une centaine de chantiers,
09:47la plupart en centre-ville.
10:00A Marseille,
10:00dans la famille de Thaï,
10:02on est photographe
10:02de père en fils
10:03depuis trois générations.
10:05Au fil du temps,
10:06ils ont immortalisé
10:07l'évolution de la ville
10:08et de ses habitants.
10:09Un trésor de mémoire,
10:11désormais conservé
10:12et exposé
10:13par le musée d'histoire
10:14de la cité fosséenne.
10:36A 78 ans,
10:38Gérard de Thaï
10:39ne se lasse pas
10:39d'arpenter le vieux port
10:40pour faire des rencontres
10:42et capturer des instants de vie.
10:44Est-ce que vous permettez
10:45que je vous prenne
10:46de profil comme ça
10:47sans me regarder ?
10:49Allez.
10:52Troisième génération
10:53d'une célèbre lignée
10:54de photographes,
10:55il appartient à une famille
10:56dont l'œuvre
10:57a profondément marqué la ville.
10:58On a vécu au studio
11:00dans une ruche artistique.
11:03Mon grand-père,
11:04mon père,
11:05ont beaucoup appris
11:06des peintres
11:07et des artistes
11:07qu'ils recevaient.
11:09Moi-même,
11:09depuis tout petit,
11:11j'allais jouer
11:11au train électrique
11:12dans les labos
11:12j'y ai toujours trouvé
11:14la nourriture
11:17culturelle,
11:19intellectuelle,
11:21spirituelle
11:23et surtout humaine.
11:25Merci.
11:30La saga de Thaï
11:31commence à quelques centaines
11:33de mètres de là,
11:34au 77 de la Canebière.
11:37Peu de Marseillais savent
11:39que dans cet immeuble
11:40aujourd'hui triste et condamné,
11:41opéré Félix Nadar,
11:43pionnier de la photographie
11:45devenu portraitiste
11:46sur les conseils
11:47de Baudelaire.
11:49Déjà très âgé,
11:51il y installe en 1897
11:53un atelier renommé.
11:56Il avait 80 ans,
11:58il a commencé à sentir
11:59une certaine fatigue
12:00et il a rencontré
12:02à Lyon,
12:02Boissoda,
12:03grand photographe suisse.
12:04Il lui dit,
12:05tu sais,
12:05je cherche un successeur,
12:07je sais que tu as pas mal
12:08de collaborateurs,
12:09est-ce que tu aurais pas
12:09quelqu'un de doué
12:10pour prendre ma suite ?
12:12Et il pense à Fernand,
12:13mon grand-père,
12:14Fernand de Thaï,
12:15il rentre à Genève
12:16et il dit à Fernand,
12:16prends le premier train,
12:17va voir Nadar.
12:18Il va voir Nadar,
12:19Nadar lui demande
12:20de faire son portrait,
12:22le portrait est réussi
12:23et il lui dit,
12:24je vois que vous n'êtes
12:24pas un sceau,
12:25nous allons faire affaire.
12:27Fernand reprend le commerce
12:28en 1902
12:29et le transforme
12:30en un lieu culturel
12:32incontournable.
12:33Suivront Albert en 1950,
12:35puis Gérard dès 1971.
12:41Le fond de Thaï,
12:43c'est un siècle d'images
12:44pris en famille,
12:46mais aussi de précieuses acquisitions
12:47du XIXe siècle,
12:49patiemment répertoriées
12:50par Gérard et son épouse.
12:52Entre 300 000
12:54et 1 million de documents
12:55offerts à la ville
12:56en 2021,
12:58dont l'exploration
12:59par le musée d'histoire
13:00devrait durer
13:01quelques années.
13:03Alors ça,
13:04c'est un numéro
13:04de Marseille Revue
13:06qui est de 1904
13:07et qui montre
13:09une publicité
13:09au moment où Fernand
13:11a pris la suite
13:12de Nadar,
13:131903-1904,
13:15cliché,
13:16boissonnais de Thaï.
13:17Elle est même signée,
13:18non ?
13:18et elle est signée.
13:19Le fond de Thaï,
13:20pour les historiens marseillais,
13:22c'est mythique.
13:24Chaque carton qu'on ouvrait,
13:25c'était la découverte.
13:26Et c'est vrai que ça avait
13:26un côté enquête extraordinaire,
13:29puisque parfois,
13:30on avait des petites pépites,
13:31des choses qui sortaient,
13:32des lieux qu'on connaissait
13:33par les descriptions
13:34et qu'on avait
13:35par l'image,
13:36ou des personnalités
13:37qu'on connaissait
13:38par leurs écrits,
13:39par leurs faits,
13:40par leurs œuvres.
13:41Et pour la première fois,
13:42on voyait leurs portraits.
13:42Donc, c'est vraiment
13:43chaque fois,
13:44une exploration de ce fond
13:46qui fait ressortir des choses
13:47auxquelles on ne s'attend
13:48absolument pas.
14:05Un portrait de Thaï,
14:07c'est une rencontre
14:08et lorsqu'on,
14:10bien entendu,
14:10on commence par parler
14:11avec son client,
14:13mais ne serait-ce que
14:14pour cerner
14:15la personnalité du client.
14:17Et il faut que dans cette photo,
14:19il n'y ait que le visage,
14:21le regard
14:23et l'envie
14:24d'aller vers l'autre.
14:26Et c'est ça,
14:27la ressemblance intime.
14:29Et c'est ça qui permet
14:30de dire que le visage,
14:32c'est la vitrine de l'âme.
14:33Et c'est cette âme
14:35que nous devons rendre.
14:36En studio
14:37comme en extérieur.
14:41un violent mistral,
14:43et il faut bien le dire,
14:44l'insuffisance des moyens
14:45de lutte contre le feu
14:46vont provoquer
14:47un véritable désastre.
14:49En quelques minutes,
14:51tout l'immeuble du grand magasin
14:52est devenu un immense brasier
14:53où se consument tissu
14:55ameublement boisé.
14:59Malgré la lourdeur
15:00du matériel,
15:02Fernand photographie
15:03sans relâche
15:03les événements marquants.
15:05Le 28 octobre 1938,
15:08le drame
15:08des nouvelles galeries
15:09fait 73 victimes.
15:11La destruction
15:12du grand magasin
15:13qui employait
15:13350 personnes
15:15marque la ville
15:16à tout jamais.
15:19Cette erreur
15:21après
15:21de ne pas avoir
15:22reconstruit
15:23les nouvelles galeries
15:24à l'emplacement
15:25où elles ont brûlé
15:26comme on le fait
15:27dans le monde entier
15:28quand il y a un drame
15:29et un traumatisme pareil
15:30fait que
15:32la cannebière
15:32elle est restée
15:33orpheline
15:34pendant très longtemps
15:35de cette locomotive
15:37et qui crée
15:39une ambiance fantastique.
15:41Du début
15:42du XXe siècle
15:43à aujourd'hui,
15:44les deux tailles
15:45témoignent
15:45de l'histoire en cours.
15:47La visite
15:48du maréchal Pétain
15:49en 1940,
15:50la destruction
15:51du vieux port
15:52en 1943
15:53ou la libération
15:54de la ville
15:55dont il existe
15:56en fait
15:57peu d'images.
16:09La boutique
16:10de la cannebière
16:10ne désemplit pas
16:12et Albert
16:12prend la suite
16:13apportant
16:14une dimension
16:14poétique
16:15et artistique
16:16à la photographie.
16:23attention
16:23un peu gui
16:25ne bouge en plus
16:29formé au Beaux-Arts
16:30ils réalisent
16:31notamment
16:31des portraits
16:32de personnalités
16:33de passage
16:33attestant
16:34de la richesse
16:35culturelle
16:35et cosmopolite
16:36de la ville
16:44dans les années 1970
16:46Gérard lui
16:47se fait un prénom
16:48en modernisant
16:49l'entreprise familiale
16:52il développe
16:53la photographie
16:54panoramique
16:55et aérienne
16:55et œuvre
16:56à la sauvegarde
16:57de ce patrimoine
16:58exceptionnel
17:10Toutes ces images
17:12exposées au musée
17:13d'histoire
17:13dépeignent une ville
17:15en constante mutation
17:16entre chambardements
17:17sociaux
17:18urbains
17:18ou industriels
17:19C'est aussi
17:21et surtout
17:21un grand album
17:22collectif
17:22où Fernand
17:23Albert
17:24et Gérard
17:25font partie
17:26intégrante
17:26de la famille
17:27C'est joyeux
17:28comme exposition
17:30en fait
17:31parce que tout le monde
17:32parle
17:32tout le monde
17:33raconte
17:33les souvenirs
17:35d'avant
17:35c'est marrant
17:36ça fait partie
17:37de l'histoire
17:37des gens
17:38ça leur rappelle
17:40des grands-parents
17:40de la famille
17:44c'est la mémoire
17:45de la ville
17:45la photographie
17:50devient un médium
17:51incontournable
17:52pour un musée
17:53de société
17:53tel qu'on est
17:54au musée d'histoire
17:54et effectivement
17:56la rentrée
17:56de ce fond de taille
17:57par son volume
17:58par sa richesse
17:59a permis de réorienter
18:01finalement la politique
18:02même de ce musée
18:03pour y créer
18:04un véritable centre
18:05de la photographie
18:07ce fond là
18:08va servir à la fois
18:08au musée
18:09et aussi à travers
18:10tous les Marseillais
18:10qui vont pouvoir
18:11se réapproprier
18:12ce fond finalement
18:13qui leur montre
18:14leur vie
18:30dans la continuité
18:31de l'esprit
18:32de taille
18:32la photographie
18:33de rue
18:34n'a pas complètement
18:35disparu
18:36en bas
18:36de la cannebière
18:38Camille
18:38se passionne
18:39pour une technique
18:39d'un autre temps
18:40en décalage total
18:42avec l'époque
18:43actuelle
18:45cette photographie là
18:46que je vous montre
18:47aujourd'hui
18:48et qui existe
18:50depuis une centaine
18:51d'années
18:51c'est une photographie
18:52populaire de rue
18:54qui s'est développée
18:55dans le monde entier
18:55et cette photo là
18:57elle crée du lien
18:58elle crée la curiosité
19:00la nostalgie
19:01elle invite un peu
19:02à la discussion
19:02donc ça crée aussi
19:04un espace social
19:06de discussion
19:08je vais développer
19:09vous allez avoir
19:10un négatif
19:10d'accord
19:11et à partir de ce négatif
19:12on va reprendre la photo
19:14et après vous repartez
19:14avec votre photo
19:15comme ça
19:16ça sera un bon souvenir
19:17c'est une photo
19:18que je vais garder
19:19et puis je vais la mettre
19:20je vais l'encadrer
19:22voilà
19:25après la prise de vue
19:26la photo est développée
19:28à l'intérieur même
19:29de l'appareil
19:29grâce à un bain
19:31de révélateur
19:31puis de fixateur
19:34ok donc voilà
19:35la photo
19:37elle est prête
19:38ah wow
19:39elle est géniale
19:40c'est impressionnant
19:43cette photo là
19:44comme celle de nos aïeux
19:45elle est rare
19:46il n'y en a pas beaucoup
19:47donc finalement
19:48dans nos albums de famille
19:50il y a peut-être
19:50nos grands-parents
19:51ou arrière-grands-parents
19:52ils ont peut-être
19:5310 ou 15 photos
19:54dans leur vie
19:54et ces photos là
19:55elles sont toujours là
19:56alors que les milliers
19:57de photos qui sont
19:57produites chaque jour
19:59je pense pas
20:00qu'elles resteront
20:00tant que ça
20:26le petit village de Cédilo en Sardaigne
20:28est le théâtre d'une course
20:29de chevaux insensé
20:31une trentaine de cavaliers
20:32les païens
20:33y poursuivent au triple galop
20:34un habitant
20:35qui symbolise
20:36un empereur romain
20:37il deviendra pour un an
20:38le héros
20:39de toute cette contrée
20:40la chevauchée
20:42laisse poindre
20:42l'âme sarde
20:43au cours
20:44de ces journées
20:45spectaculaire
20:46ce sont les derniers moments
21:01de calme
21:02avant l'événement
21:03le plus important
21:04de l'année
21:04l'honneur
21:06de représenter
21:08l'empereur Constantin
21:09n'est pas réservé
21:10aux plus fortunés
21:11ni aux puissants
21:12il suffit
21:13comme Danielé
21:14de remplir deux conditions
21:16être né à Cédilo
21:18et être
21:19excellent cavalier
21:34sur les hauteurs
21:36du lac Omedeo
21:37situé au centre
21:38de la Sardaigne
21:39tout va tourner
21:41autour de ce sanctuaire
21:42érigé au 18ème siècle
21:45une course poursuite
21:46à cheval
21:47autour de l'église
21:48va remettre en scène
21:49une bataille
21:50qui a eu lieu
21:51au 4ème siècle
21:52à Rome
21:53entre les païens
21:54et les chrétiens
21:57la course
21:58a de quoi donner
21:59des sueurs froides
22:01en juillet 2024
22:03elle a même dû
22:04être interrompue
22:09cette chute
22:11cette chute
22:11spectaculaire
22:12en a entraîné
22:13d'autres en cascade
22:1410 cavaliers
22:16sont restés
22:16allongés au sol
22:17un long moment
22:19inanimé
22:30enfin arrive le grand jour
22:33Daniele a revêtu
22:35le costume traditionnel
22:36du berger
22:36chemise blanche
22:38veste noire
22:39finement côtelé
22:40c'est un moment
22:41d'émotion
22:42que tout le village
22:43s'apprête à vivre
22:47c'est mon désir
22:49le plus cher
22:50qui va se réaliser
22:51c'est quelque chose
22:52qui n'arrivera
22:53qu'une fois
22:57le combat est imminent
22:58il est annoncé
23:00par ses centaines
23:01de coups de feu
23:02tirés en l'air
23:03les purs sang
23:04de race anglo-arabe
23:06sardes
23:07n'ont aucune réaction
23:08ils sont habitués
23:16nous mettons nos frères
23:17entre les mains du seigneur
23:18pour qu'ils parviennent
23:19à remporter l'arbia
23:20qu'ils soient prêtables
23:21en l'honneur
23:22de Saint Constantin
23:24Daniele et son escorte
23:26reçoivent alors
23:27l'étendard
23:28de Saint Constantin
23:33ils peuvent maintenant
23:34se focaliser
23:36sur la course
23:3960 000 pères dieux
23:41sont braqués
23:42sur le parcours
23:43le plus invraisemblable
23:44qui soit
23:45les chevaux
23:46vont s'élancer
23:47à pleine vitesse
23:48sur les chemins
23:49pentus et pierreux
23:50qui entourent
23:51le sanctuaire
23:53les cavaliers
23:54n'ont aucun casque
23:55ni gilet
23:57Daniele va s'élancer
23:59par surprise
24:00quand il l'aura décidé
24:03derrière
24:03son escorte
24:05contient la masse
24:06de ses poursuivants
24:07repoussés
24:07à coups de bâton
24:08ce sont les païens
24:10qui vont tenter
24:11de le dépasser
24:23Daniele passe
24:24l'arc de triomphe
24:25en tête
24:26il dirige son cheval
24:27d'une seule main
24:28tenant la bannière
24:29de Saint Constantin
24:31de l'autre
24:42la course poursuite
24:44s'interrompt
24:45pour plusieurs tours
24:46d'église
24:46le temps de reprendre
24:47son souffle
24:51puis au bout de 3
24:525
24:537
24:53ou 9 tours
24:54toujours en nombre
24:55impair
24:56le chef de la course
24:58décide
24:58à l'improviste
24:59de repartir
25:00par chance
25:23ce cavalier
25:24n'en a pas
25:25entraîné d'autres
25:26dans sa chute
25:30la course repart
25:32avec l'armée
25:32des païens
25:33qui malgré
25:34tous ses efforts
25:35ne parvient pas
25:36à dépasser
25:37Daniele
25:37il est arrivé
25:38en tête
25:39son soulagement
25:40est immense
25:42il ne connaîtra pas
25:43le déshonneur
25:44des cavaliers
25:45qui perdent
25:45la course
25:46et c'est la fin
25:53de ce Méditerrané
25:54au à bientôt
25:55pour de nouvelles aventures
25:57en Méditerranée
25:58et c'est la fin
26:20de ce Méditerrané
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