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  • il y a 1 heure
Après la tribune anti-Bolloré signée par près de 600 professionnels du cinéma, la riposte du patron de Canal+, Maxime Saada, a déclenché une onde de choc politique et culturelle. Le président de Canal+ a exprimé son souhait que le groupe ne collabore plus avec les signataires, ce que certains qualifient de “liste noire”.

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Transcription
00:00Le cinéma français devra-t-il bientôt se passer de Canal+, son principal financeur ?
00:03Ce week-end, en plein festival de Cannes, la passe d'armes entre une partie du cinéma français
00:07et le groupe détenu par Vincent Bolloré après une nouvelle tournure.
00:10Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, a annoncé le dimanche 17 mai
00:14qu'il ne souhaitait plus travailler avec près de 600 professionnels du cinéma.
00:18La raison, ces professionnels du cinéma ont signé une tribune,
00:21publiée le 11 mai dans Libération, pour dénoncer l'emprise du milliardaire breton sur le 7ème mois.
00:25Le collectif, nommé Zappé Bolloré, s'inquiète notamment d'une prise de contrôle fasciste
00:29sur l'imaginaire collectif.
00:30L'homme d'affaires souhaite désormais s'emparer du GC, un important réseau de salles de cinéma
00:34dont il possède déjà 34%.
00:35S'il arrive à ses fins, Vincent Bolloré sera en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication
00:40des films,
00:41de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran, d'après les auteurs.
00:44Parmi les signataires, on retrouve par exemple Adèle Haenel, Juliette Binoche, Jean-Pascal Zaddy ou Soin Arlo,
00:49mais aussi des producteurs et des exploitants qui risquent donc d'être mis à l'écart
00:52par le principal financeur du cinéma français.
00:54Il y a une forme de chantage qui est mise en place, c'est soit vous vous exprimez, vous dites
00:57ce que vous pensez
00:57et vous en payez les conséquences en termes professionnels, en termes financiers, en termes de création,
01:02vous ne serez plus dans les circuits de création artistique, soit vous vous taisez
01:07et effectivement vous répondez à un projet aujourd'hui qui est en train de se dessiner
01:11autour des démocraties libérales et qui font que la culture doit se mettre au diapason d'un pouvoir politique.
01:17Il faut souhaiter bien sûr que le calme revienne parce que le groupe canal est nécessaire au financement du cinéma
01:24et que le cinéma il doit être celui de la grande diversité des opinions, de la grande diversité des talents.
01:31Donc ce sont des artistes de qualité, il faudrait mieux d'être des artistes et de ne pas trop se
01:35mêler du champ politique
01:37parce qu'en général ils se prennent les pieds dans le tapis assez régulièrement.
01:40Je crois qu'il est urgent de calmer un peu le jeu, je pense que Canal+, a un rôle
01:47depuis des années
01:48qui est essentiel dans le financement du cinéma français, il est important pour les uns et pour les autres,
01:53pour Canal mais aussi pour le cinéma français, de préserver cet investissement fort.
01:58Gaëtan Brunel, le président du CNC, a de son côté dit regretter la décision de Maxime Sarrada.
02:03Déjà en début 2025, Canal+, avait réduit son enveloppe allouée au cinéma français,
02:07passant de 220 millions auparavant à 170 millions jusqu'en 2027.
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