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NewsTranscription
00:00Bienvenue dans les vraies voix font parler la France comme tous les soirs du lundi au jeudi de 19h à
00:0420h sur Sud Radio.
00:05Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:07Bonsoir Philippe David. Vous avez un beau homard sur votre torse.
00:10Oui c'est un cadeau de madame ce week-end. Il y a même le foulard qui va avec.
00:14Oh quelle panoplie, la panoplie du pêcheur.
00:16J'ai l'impression que vous en pincez de ce homard.
00:18Vous avez pris ma blague Philippe.
00:19Oui mais comme vous n'avez pas eu l'odeur qu'elle passe quand on l'a fait au début
00:23des vraies voix,
00:24il fallait quand même que je vous la ressorte pour que vous disiez que vous êtes capable de faire de
00:28très bonnes blagues aussi.
00:29Vivier de bonheur en tout cas.
00:31Oui les bonnes.
00:31Voilà. En tout cas j'espère que vous allez bien.
00:33Et puis vous aussi si vous nous écoutez depuis chez vous ou depuis votre voiture, en d'appel plus peut
00:37-être,
00:38et bien vous êtes avec nous jusqu'à 20h.
00:40On vous donne la parole au 08 126 300 300.
00:42Philippe pourquoi on va commencer tiens ?
00:43Et bien on va parler des gens qui ne respectent plus rien.
00:47Regardez à Nantes. Match interrompu.
00:50Nantes t'effessé parce que bon Nantes descend en Ligue 2.
00:53Terrain envahi. Match annulé.
00:55Enfin arrêté au bout d'une vingtaine de minutes.
00:56But, le PLG, champion de France, ça se fête ?
00:59Et bien non, on ne peut pas le fêter parce qu'on a peur qu'il y ait des émeutes,
01:02que ça dérape.
01:03Et enfin, les scènes surréalistes devant les boutiques Swatch.
01:07Alors c'est complètement fou.
01:08Pour une édition spéciale.
01:09Pour une édition spéciale.
01:10Vous savez, il y en a qui se battaient pour droguer sur du pot de Nutella quand même.
01:12Bien sûr. Alors si vous pensez que justement, on a tendance à ne plus rien respecter, que tout simplement, il
01:18n'y a plus de civisme, qu'il y a un problème de société ou alors que c'est juste
01:21des cas isolés.
01:22Et bien vous pouvez réagir au 0826 300 300.
01:24On va y revenir.
01:25La France a battu un record.
01:27Un record de quoi ? De normes.
01:28Parce qu'en France, on n'a pas de pétrole, mais on a des normes, Philippe.
01:31La preuve, c'est que c'est un niveau inédit.
01:34Le nombre de normes en vigueur en France a franchi un seuil absolument historique.
01:39Vous trouvez qu'il y a trop de gloire en France ?
01:41Ou alors, est-ce qu'on a tendance à trop compliquer les choses avec les normes aujourd'hui en France
01:45?
01:450826 300 300 et puis on referait un petit point sur les carburants puisque l'opération prise unique va continuer
01:52pour les ponts du 23 et du 25 mai.
01:55Et voilà, Philippe, on commence.
01:56C'est parti.
01:57Tout de suite, ces débordements qui ont lieu, parfois sur les terrains de foot, vous l'avez dit,
02:03mais aussi parfois lorsqu'il y a des éditions spéciales pour des pots Nutella ou pour des montres,
02:08on a tendance à voir qu'on ne respecte plus rien.
02:11Ou alors que certains ne veulent plus rien respecter.
02:13On a Sandrine qui est avec nous.
02:14Bonsoir Sandrine.
02:15Bonsoir Sandrine.
02:16Bonsoir messieurs.
02:17Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
02:19Est-ce qu'on a tendance à ne plus rien respecter quand par exemple un produit va sortir ou qu
02:23'un match va se terminer ?
02:25Bien sûr, ce n'est pas le cas dans tous les sports.
02:26Mais est-ce qu'on a tendance à aller trop loin ?
02:28Est-ce qu'il y a des codes qui ne sont plus acquis ?
02:31On vous écoute Sandrine.
02:32Oui, alors en attendant, je ne dirais pas on, parce que moi je ne fais pas partie de ces gens
02:36-là
02:36et on est nombreux à ne pas en faire partie.
02:38Bien sûr.
02:39Mais là, il se trouve quand même qu'on a des générations d'atrophiés du bulbe rachidien.
02:46Allez faire ses besoins dans la rue.
02:49Oui, c'était devant les boutiques Swatch là.
02:52C'est lunaire pour une montre en fait.
02:55Les mecs crèvent de faim.
02:56Les mecs crèvent de faim.
02:57Ils ne sont pas capables d'acheter un bouquin.
02:59Les seuls bouquins qu'ils ont à la maison, c'est pour caler un meuble.
03:02Et ils vont faire une queue terrible et faire preuve d'incivilité pour acheter une montre.
03:08Mais où on va en fait ?
03:09C'est clair, moi je ne comprends pas.
03:11Alors moi je viens du Gers, on est encore un peu préservé, privilégié.
03:14Je me sens privilégié de vivre dans le Gers, vraiment.
03:17Je me sens privilégié, on ne voit pas ça.
03:19On ne voit pas ça chez nous.
03:20Même pour un euro, les mecs, ils ne vont pas se battre.
03:23On s'en contrefaut en fait.
03:24On va acheter une oiseau de limite, c'est nous-mêmes.
03:26Vous voyez ce que je veux dire ?
03:28On est, je ne sais pas, cette société de consommation est en train de nous tuer.
03:32Mais à petit feu, il n'y a plus d'éducation, il n'y a plus de structure, il n
03:35'y a plus rien.
03:36Là on se retrouve avec des gens, avec des jeunes adultes du coup, qui sont devenus des adultes.
03:40Il est interdit d'interdire, et bien on y est, tiens.
03:43Il est interdit d'interdire, c'est dramatique quand même.
03:46Sandrine, vous êtes dans le Gers, je ne sais pas si vous vous souvenez.
03:48Alors ça c'est régulier quand Apple sort un nouveau produit, les gens qui dorment devant les boutiques.
03:52Ce que je trouve surréaliste, qu'on veut le nouveau téléphone ou la nouvelle tablette,
03:57si on l'achète au bout de 2, 3, 4 jours ou une semaine, dès lors que son téléphone marche.
04:01Pour moi, ça ne change pas grand chose, il n'y a pas besoin d'attendre, d'être le premier
04:05ou un des premiers dans le magasin.
04:07A mon avis, tout le monde devrait s'en fiche.
04:09Mais est-ce que vous vous rappelez ce fast-food asiatique qui avait fait des menus gratuits,
04:14qui s'appelle le Crousti Sabaïdi ?
04:16Oui, c'est ça absolument, pour du poulet, c'est le poulet crousti comme on dit.
04:20C'est ça, mais Sabaïdi c'est bienvenue en taille.
04:24Je ne suis pas en taille.
04:25Et on avait dû appeler les CRS parce qu'il y avait des menus gratuits.
04:29Les gens se battaient.
04:30Les gens se battaient, on a dû appeler les CRS.
04:32Est-ce que vous ne trouvez pas ça complètement lunaire ?
04:35Ah mais moi je trouve ça complètement lunaire.
04:37En fait, déjà de la malbouffe.
04:39Lunaire, quand même, tu vas où se faire marcher, t'acheter un poulet,
04:41ou chez ton boucher du coin, ou encore mieux à la campagne chez un paysan.
04:45Tu vas quand même être capable de chercher un plan.
04:47Non, je ne sais pas moi, mais les gens se battent pour des trucs.
04:50Mais pour moi, ça m'hallucine parce que cette société, je ne m'y retrouve plus.
04:57J'ai 53 ans bientôt, je ne m'y retrouve plus.
04:59Je me dis, mais bon, je suis vieille, ça y est.
05:02Non mais vous n'êtes pas la seule.
05:04Moi je vais vous dire, j'en ai bientôt 60 et je pense exactement la même chose que vous.
05:07J'aurais jamais eu l'idée de me battre pour 3 euros le pot de Nutella
05:10ou pour aller acheter une montre, faire mes besoins dehors sur le trottoir,
05:14dormir devant une... ou alors, une incapacité de faire la fête
05:18quand maintenant l'équipe de France ou une équipe de football gagne.
05:22Je trouve ça complètement fou.
05:24Alors, pardon Philippe, mais faire la fête, ils ne font pas la fête, ils cassent.
05:27Ils cassent, voilà.
05:28Et à un moment donné, il va falloir remettre l'église au centre du village
05:31et que les juges rouges, que nos juges rouges, fassent leur boulot en fait.
05:36Les prisons, ils n'ont qu'à construire, ils nous en cherchent, il y a des terres partout.
05:40Ils n'ont qu'à nous en coller deux, ça nous fera du boulot.
05:42Et les mecs, il faut les serrer.
05:43Arrêtez de leur foutre des plaies dans leurs cellules.
05:47Il faut arrêter.
05:48Les mecs, ils sont en prison, ils sont en colo.
05:51Ils ont leur téléphone, machin, il faut les interdits.
05:53Merci Taubira.
05:54Il faut arrêter à un moment donné.
05:55Il va falloir remettre vraiment de l'ordre, du cadre.
05:58Mais très sincèrement, de manière ferme.
06:00Alors, peut-être un peu autoritaire, ce que je dis, ça l'est d'ailleurs.
06:03Mais je crois que l'autorité, on en a besoin tous.
06:05C'est de vivre ensemble.
06:07Sandrine, restez avec nous parce qu'on a Anne qui veut réagir.
06:10Les femmes sont au rendez-vous ce soir.
06:12Bonsoir Anne, vous nous venez de l'héros.
06:14Bonsoir.
06:15Bonsoir Anne.
06:15Oui, bonsoir.
06:17Bonsoir à tous les deux.
06:18On vous laisse la parole sur ce sujet.
06:20Vous avez entendu le témoignage de Sandrine.
06:22On vous écoute.
06:22Vous êtes d'accord avec Sandrine ?
06:24Ah oui, plutôt d'accord avec Sandrine.
06:26Mais j'essaye de l'analyser plus en avant parce que je pense que tout a été fait par cette
06:31société de consommation pour rendre les gens complètement addicts, comme des enfants gâtés qui ont 5 ans d'âge mental,
06:37qui ne peuvent plus supporter la moindre frustration.
06:40Et personne ne leur dit que finalement, ils sont esclaves de tout ça.
06:44Et qu'ils ne peuvent pas être fiers d'être esclaves d'objets qui ne peuvent pas attendre quelques jours.
06:50Donc personne ne veut attendre.
06:52Il faut avoir tout, tout de suite.
06:53Et piétiner le voisin, ce qui montre bien que l'autre n'existe plus.
06:56il n'y a plus d'altérité, il n'y a plus les liens sociaux.
07:00Je peux piétiner l'autre pour avoir ce que je veux, mais qui sont des caprices d'enfants gâtés.
07:04Non mais, excusez-moi, vous parlez de caprices d'enfants gâtés, mais quand j'avais des enfants, enfin maintenant ils
07:11sont grands évidemment,
07:12qui faisaient un caprice avec leur mère, on les recadrait.
07:16Mais là, des gens qui vont dormir, faire leurs besoins sur le trottoir devant une boutique de montres.
07:22Mais excusez-moi, pour ne pas perdre leur place, je n'aurais jamais imaginé ça, moi.
07:28Pardon ?
07:28Mais parce que je pense qu'ils n'ont pas, ils n'ont même pas capables de se regarder dans
07:34une glace pour voir les anomalies de leur comportement.
07:38C'est ça qui est grave.
07:39C'est absolument dingue.
07:41Et sur le fait qu'on ne sache plus, Sandrine voulait réagir, pardon, je crois.
07:46Oui, je disais, ces gens-là n'ont reçu aucune éducation, on ne leur a pas mis de limites, on
07:50ne leur a pas donné de structure.
07:51Ils ont poussé comme une herbe au bord d'un fossé, en fait.
07:55Débrouille-toi, grandis et organise-toi.
07:57Moi, j'ai grandi dans le gerbe, donc c'était facile.
07:59On faisait une bêtise, le voisin, il nous reprenait tout de suite.
08:02Aujourd'hui, tout le monde s'envige de tout le monde.
08:04Chacun regarde son nombril.
08:05Les mômes, tu as le malheur de lui dire quelque chose, tu te fais enguerlander par les parents.
08:10Un, le pauvre, on ne peut pas le gronder.
08:11Non, mais je rêve, en fait.
08:13Non, mais...
08:13Aujourd'hui, ils sont devenus des adultes, et ces adultes-là vont faire des enfants à leur tour.
08:18Qu'est-ce que ça va donner ? Dans quelle société on va vieillir, en fait ?
08:22Moi, ça me fait peur, hein ?
08:23Très sincèrement, ça me fait peur.
08:24Je me suis fait agresser sur un parking de supermarché par un petit gars de 20 ans.
08:29Il a compris comment je m'appelais celui-ci.
08:31Et je crois que plus jamais il manquera de respect à quelqu'un, en fait.
08:34Je l'ai remis à sa place de petit mec de 20 ans, et je lui ai dit, on s
08:38'adresse pour les gens comme ça.
08:39Non, mais c'est clair.
08:40Mais pour vous, c'est quoi ?
08:42Parce que Anne disait que c'était un problème de société de consommation.
08:46Je veux bien qu'il y ait la société de consommation, mais comme le disait, à mon avis, justement, Sandrine,
08:50est-ce que le premier problème, ce n'est pas l'éducation ?
08:52Parce que je vais vous prendre un exemple.
08:54J'ai une grande passion pour le foot.
08:56Quand il y avait mon premier album Panini, on est en année de Coupe du Monde, c'était en 1974.
09:00Mon père m'avait acheté l'album Panini, mes vignettes.
09:02Mais si le suivant, le 78, je l'ai eu trois jours avant le début de la Coupe du Monde,
09:08ou cinq jours après la sortie, mon père n'aurait jamais été couché devant chez le libraire,
09:12ou on n'aurait jamais fait n'importe quoi comme ça.
09:15Est-ce que quelque part, ce n'est pas aujourd'hui, on est devenu dans un pays,
09:20nos limites, enfin pas de limites, pas d'éducation, pas de règles, pas de tout ça.
09:25Qu'est-ce que vous en pensez, Anne et Sandrine ?
09:27Moi, je suis d'accord avec vous, je pense que ça, on en est là.
09:30C'est actuel, c'est un constat.
09:33Ah mais c'est clair.
09:35Là, voilà, on ne peut pas faire un constat, mais après, on ne voit ça que dans le foot.
09:38Moi, je suis allée voir une finale de rugby à Paris.
09:42Les CRS, ils avaient les mains dans le dos.
09:44J'ai fait des photos avec le commandant, je ne sais pas quoi,
09:47le super grand chef des CRS, il m'a mis son calot sur la tête.
09:50On a rigolé pendant une demi-heure.
09:52On est sortis du stade, tout le monde était content.
09:54Là, on est allé voir des coups en ville, les supporters, je crois que c'était les Galois.
09:59Mais tout le monde était content.
10:01Et je n'ai pas vu une seule bagarre.
10:03Mais je vous avoue que moi, j'ai vu des matchs,
10:05j'ai vu des matchs, des finales de top 14
10:07ou des matchs du tournoi de destination au stade de France.
10:09Il y a des CRS, mais j'avoue, il n'y a jamais une bagarre.
10:12Il n'y a jamais un problème.
10:15Restez avec nous, parce que les appels sont nombreux,
10:18parce que ce sujet est complètement fou.
10:20On ne peut plus célébrer un titre de champion de France.
10:23On descend, on envahit le terrain.
10:25Moi, je me souviens d'une année tragique pour le Toulouse Football Club.
10:28On était descendus, même pas en Ligue 2,
10:30mais carrément en National, c'était en 2001,
10:32parce qu'on avait eu rétrogradation sportive administrative.
10:35Moi, j'étais au stade, je n'étais vraiment pas joyeux, évidemment.
10:38Mais de mémoire, personne n'avait envahi le terrain.
10:40Mais j'avoue, c'était il y a 25 ans.
10:420826-300-300, si vous trouvez que le respect des règles et des autres a reculé,
10:47on se retrouve tout de suite.
10:4919h20, les vraies voix font parler la France.
10:52Retour des vraies voix font parler la France avec ce pays où il n'y a plus de limite,
10:58où on peut tout faire, on est capable de se taper dessus pour avoir 3 euros de remise sur un
11:03pot de Nutella,
11:04dormir devant un magasin pour une montre ou un téléphone,
11:07et évidemment, plus célébrer une victoire, parce que ça peut tourner à l'émeute.
11:12Et j'ai l'impression, François-Louis, que ça commence vraiment à fatiguer les gens.
11:16Ça les fatigue, et puis on a l'impression surtout que les scènes de violence sont totalement banalisées, Philippe,
11:21que les scènes de chaos sont de plus en plus plusantes dans les espaces publics.
11:25D'ailleurs, si vous trouvez que c'est le cas, un seul numéro, le 0826-300-300,
11:28que vous soyez depuis chez vous, que vous nous écoutiez en voiture,
11:31surtout garez-vous pour passer l'appel, mais on prend vos appels jusqu'à 20h,
11:34et puis on accueille Ludovic de Mont-de-Marsan.
11:36Bonsoir, Ludovic.
11:38Bonsoir, Ludovic.
11:40Bonsoir, Philippe.
11:41Ah, parfait. On vous écoute, Ludovic, sur ce sujet.
11:44Je pense que déjà, Philippe a déjà été en tête de gondole devant le barbecue
11:49pour récupérer la dernière entrecôte.
11:55C'est autre chose.
11:58Et puis après, pour la montre, ça a donné du boulot à Flavio pour détecter les arnaques.
12:03C'est ça, oui.
12:05Également. Et peut-être que les gens pensaient à ça.
12:08Non, mais pour redevenir sérieux, en effet, moi, j'ai l'impression que tout devient prétexte à la violence,
12:12quelle que soit la forme, quelle que soit la raison,
12:14qu'on gagne, qu'on perde pour une montre, etc.
12:18François-Louis parlait de banalisation, c'est ça.
12:20En plus, avec la veille de certains partis politiques,
12:23on est une société, en fait, qui n'a plus de cadre.
12:25Les pays, de la famille, de l'école ont été cassés.
12:28Il n'y a plus d'éducation ni d'instruction.
12:30Donc, forcément, on ne peut plus disposer d'un modèle social qui nous unit.
12:37On peut également évoquer une perte de foi en l'état de droit,
12:40qui est incarnée par l'autorité et la justice.
12:43Et pourtant, il n'y a pas de liberté sans sécurité.
12:47Et l'état de droit est une condition de vie démocratique essentielle pour vivre ensemble.
12:53Quand on parle du foot, j'étais également au stade,
12:56à la descente en national.
12:58Il y avait eu une petite manif pacifique au Capitole le lendemain.
13:02Mais supporter, c'est encourager.
13:03Qui demandait la démission du président de l'époque,
13:06qui s'appelait la battute de mémoire.
13:07C'est ça, c'est ça.
13:08Tout à fait.
13:10Avant une reprise par sa drange.
13:12Absolument, absolument.
13:13Avec quelques cadres qui étaient restés,
13:15comme Rovaux, Prunier, Lièvre.
13:17Il y avait Emana qui était arrivé, etc.
13:19À ce moment-là, c'était l'époque des Pichounes.
13:21Mais vous savez, supporter, c'est encourager, c'est soutenir.
13:25Il n'y a pas de notion de haine.
13:26Il n'y a pas de notion de violence.
13:27Pourtant, ça depuis l'Antiquité.
13:29Par exemple, les courses de chars dans l'Empire romain.
13:33Mais non, c'est le cas.
13:35Mais si on interroge aussi les gens,
13:39depuis la nostalgie qu'ils ont de la France,
13:42sur les 20 dernières années,
13:44je dirais qu'il y a une forme de perte de fraternité.
13:46C'est-à-dire ce lien de solidarité qui devrait tous nous unir.
13:49– Mais Ludovic, je peux vous prendre des exemples ?
13:53Vous avez quel âge, Ludovic ?
13:55– 51, comme un pastis.
13:57– D'accord.
14:01Alors, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé,
14:04à consommer avec modération.
14:06Mais à 19h, c'est la bonne heure, on va dire ça comme ça.
14:10Moi, je me souviens que, je ne sais pas moi,
14:12l'hiver ont descendu les Champs-Élysées en 76 après avoir perdu.
14:16Il ne s'était rien passé.
14:17Quand en 84, la France est championne d'Europe,
14:20moi, j'ai passé la finale au Lila en Seine-Saint-Denis.
14:23Il y avait eu la fête, pas une voiture, rien de cassé,
14:26mais ni ailleurs.
14:27Quand la France a été championne du monde en 98,
14:30j'étais dans de la famille à Annemasse,
14:33tout s'est passé nickel.
14:35Pour l'Euro 2000, avec un match de légende,
14:37j'étais à Nice, aucun problème.
14:39La Coupe du Monde 2018,
14:41j'avais fait 6 heures de direct sur Sud Radio,
14:44je suis arrivé à l'Arc de Triomphe.
14:47Première chose, c'est d'avoir pris plein de gaz lacrymogène
14:50au visage par les CRS,
14:51mais qui faisait bien parce que les types cassaient tout,
14:53ils cassaient toutes les voitures.
14:55Comment expliquer ce basculement en quelques années ?
14:57On est passé de la civilisation à la sauvagerie,
15:00qu'est-ce qui se passe ?
15:02Je pense qu'on a aussi développé la politique de l'inculture.
15:05Oui, ça c'est vrai.
15:07Voilà, on a parlé d'éducation, d'instruction,
15:11qui sont deux choses différentes,
15:13mais il y a aussi la parole publique.
15:16Voilà, on est devenu une société individualiste, égoïste,
15:21il y a la jalousie du voisin,
15:23la société de consommation,
15:25où on est attiré par le pouvoir de l'argent,
15:27l'apparence, le voyeurisme.
15:29C'est un tout, l'enfant roi,
15:31il y a eu des mots forts sur la question de l'enfant roi,
15:34et pourtant, sur la question de respect,
15:38c'est de Tocqueville, il me semble qu'il disait
15:41qu'il n'y a pas de grands hommes sans vertu,
15:43et sans respect des droits, il n'y a pas de grands peuples.
15:45Et aujourd'hui, pourtant la France est capable de se relever,
15:51elle est approuvée par le passé,
15:52mais aujourd'hui, il va falloir vraiment faire quelque chose
15:54pour devenir un grand pays, un grand peuple soudé et uni.
15:57– Restez avec nous Ludovic,
16:00parce que le sujet crée beaucoup d'appels au 0826 300 300.
16:04– C'est très intéressant ce que nous dit Ludovic de Mont-de-Marsan,
16:06on va accueillir Raphaël des Pyrénées-Atlantiques,
16:09bonsoir Raphaël.
16:09– Bonsoir Raphaël.
16:10– Bonsoir à vous deux, bonsoir Philippe, bonsoir François-Louis.
16:14– Raphaël, on vit dans une époque complètement folle, n'est-ce pas ?
16:18– Oui, alors moi je voudrais,
16:20j'ai une bonne nouvelle pour vous François-Louis,
16:22parce que tout à l'heure je vous ai entendu dire,
16:25en France on n'a pas de pétrole, mais on a des normes.
16:27Mais rassurez-vous, le pétrole va le trouver,
16:29parce qu'on n'arrête pas, à force de creuser,
16:31plus ça va, plus on creuse, on va bien finir par en trouver du pétrole.
16:36On se demande toujours où c'est que ça va s'arrêter,
16:39et chaque jour il y a un truc de nouveau.
16:41Voilà, donc là aujourd'hui c'est pour des montres,
16:44des montres swatchs, c'est génial,
16:46on se fout sur la figure, etc.
16:50C'est de pire en pire,
16:51mais c'est pas nouveau, c'est de pire en pire.
16:54Moi j'avais été témoin d'une scène,
16:58par rapport à quelque chose qui aurait dû regrouper tout le monde,
17:00tout le monde se souvient de l'époque Charlie,
17:03et il y avait eu...
17:05– Hiver 2015, janvier 2015, oui.
17:08– Voilà, 11 ans.
17:09Et il y avait eu la sortie d'un numéro spécial,
17:13et lorsque les magasins ont ouvert,
17:15j'ai vu des scènes, moi,
17:17les gens s'arrachaient le journal dans les bras les uns des autres,
17:21en venir presque aux mains, entre hommes et femmes,
17:24j'ai vu des choses surréalistes, quoi.
17:26Oh, c'était une mesure sociale qu'il y avait là,
17:30et bien ils se foutaient sur la broche,
17:32pour des trucs comme ça, quoi.
17:33Je veux dire, on a une société
17:37où les gens deviennent de plus en plus tarés,
17:39de plus en plus fous,
17:41on les enferme là-dedans,
17:43on les enferme là-dedans,
17:44on milite là-dedans,
17:46vous avez des responsables politiques
17:48qui font rien pour arranger la sauce,
17:50quand vous avez une Ségolène royale
17:51qui vous dit,
17:52ah ben ceux qui font les rodéos avec les scooters,
17:56ah ben c'est leur passion,
17:57on n'a qu'à les prendre et les faire travailler
17:59comme mécano ou comme cascadeurs,
18:03pour le cinéma,
18:04attendez, attendez, attendez,
18:05non, non, mais où on va ?
18:07L'autre jour, j'ai entendu,
18:09j'ai hurlé, j'ai hurlé,
18:11j'ai entendu, ça sert à rien,
18:12j'étais devant ma télé,
18:13je hurlais tout seul,
18:14ça sert à rien,
18:14c'est de foule.
18:16Mais, le ministre intérieur,
18:18jamais j'aurais cru entendre ça un jour,
18:20le ministre de l'intérieur,
18:21après les émeutes là,
18:25au footballistique du PSG,
18:26dire,
18:27oui, la qualification face au Bayern.
18:29Voilà, dire,
18:30bon, il y a eu une bonne nouvelle,
18:31il n'y a eu aucune vétrine cassée,
18:33il y avait juste 3 ou 4 policiers blessés.
18:35C'est dramatique.
18:36Ah non, mais c'est dramatique.
18:37Il n'y a pas eu de vétrine cassée.
18:38Non, mais excusez-moi,
18:39mais c'est comme les véhicules incendiés
18:41à la Saint-Sylvestre,
18:42bientôt, oui,
18:44l'année est bonne,
18:45il n'y a eu que 492 véhicules incendiés
18:47contre 722 l'année dernière.
18:49Mais j'en trouve ça surréaliste aussi.
18:51Voilà, donc vous voyez,
18:52bon, il y en a 300 de moins que l'an dernier,
18:54super, c'est une bonne année.
18:55Non, mais attendez,
18:56mais où on va là ?
18:57Où on va là ?
18:58Mais c'est absolument ubuesque,
19:01c'est absolument scandaleux.
19:03On parle beaucoup du rugby
19:05où il n'y a pas de soucis.
19:07Mais il y a d'autres sports
19:08où il n'y a pas de soucis.
19:09Vous allez voir des matchs de hand,
19:10il n'y a pas de soucis.
19:11De basket, il n'y a pas de soucis.
19:13Il n'y a pas de soucis.
19:14Il n'y a vraiment que dans le four...
19:15De hockey sur glace,
19:16qui est pourtant un sport collectif
19:17pour le moins viril,
19:18il n'y a pas de soucis.
19:20Mais c'est vrai.
19:21Sur la glace, c'est autre chose.
19:23Peut-être que ça rafraîchit
19:26quand la température monte,
19:27c'est pour ça.
19:29Voilà, je ne sais pas.
19:31Il faudrait peut-être mettre
19:32des patins à glace
19:33aux pseudo-supporters.
19:35Ce n'est pas des supporters,
19:36c'est des gens qui viennent pour casser.
19:38C'est des gens, à mon avis,
19:39qui ne mettent jamais les pieds
19:39en 20 stades.
19:40Non, mais ils disent qu'ils supportent,
19:43mais eux-mêmes sont insupportables.
19:45C'est bien vu.
19:46Ça ne peut pas coller.
19:48Raphaël, on vient se rester avec nous,
19:50on continue de parler de ce sujet
19:51qui vous fait énormément réagir
19:53aux 0826-300-300.
19:54On va prendre Yann de Bayonne.
19:56Bonsoir, Yann.
19:57Bonsoir, Yann.
19:58Bonsoir, tout le monde.
20:00Vous avez entendu
20:00les différents témoignages
20:02qu'on a pu avoir.
20:03Qui est vraiment responsable pour vous ?
20:05Est-ce que c'est l'éducation,
20:06comme on le disait au début ?
20:08Est-ce que l'État
20:08est pour quelque chose ?
20:09On vous écoute.
20:10Comme dans toutes les institutions,
20:11les organisations,
20:12les responsables,
20:13ce sont ceux qui font les règles.
20:15Les règles, elles sont là
20:16pour gérer, pour borner,
20:18pour permettre, pour sécuriser.
20:20Et aujourd'hui,
20:20quand on entend
20:22qu'on ne peut pas,
20:22on ne peut pas,
20:23on ne peut pas,
20:23on ne peut pas créer
20:24de place de prison,
20:25on ne peut pas mettre
20:25les jeunes de moins de 16 ans par-ci,
20:27on ne peut pas taper
20:28sur les parents
20:30au niveau de leurs responsabilités,
20:32on ne peut pas taper
20:32sur les jeunes,
20:33ils sont tous H quelque chose.
20:34Ils sont HPI, HP quelque chose.
20:36Nous, on était juste chiants.
20:37Moi, j'ai 52 ans.
20:38Vous étiez chiants
20:39ou hyperactifs
20:40ou en...
20:41Ah oui, c'est vrai.
20:42Ça, je suis d'accord.
20:43Un enfant, aujourd'hui,
20:44n'est jamais mal élevé,
20:45il est hyperactif.
20:47Ça, c'est...
20:47On leur trouve
20:49toujours des excuses.
20:51On trouve des excuses à tout le monde.
20:52Ils vivent dans des HLM,
20:53ils vivent trop loin de Paris,
20:55trop près de Paris,
20:56trop près de Marseille,
20:56trop près de Bayonne,
20:57trop près...
20:58On leur trouve...
20:59L'État est entièrement responsable
21:02de tout.
21:03L'école,
21:03on a perdu les valeurs
21:04de la peur du maître,
21:06on n'a plus peur du policier,
21:08on n'a plus peur.
21:10Et l'être humain,
21:11quand il n'a pas peur,
21:12il fait n'importe quoi.
21:13Et tout le monde
21:14fait n'importe quoi.
21:15Aujourd'hui,
21:16les gens qui sont devant les boutiques,
21:17vous y allez,
21:18vous mettez un canon en haut.
21:21Demain, il y a la moitié qui viennent.
21:22Mais Yann,
21:23vous avez appelé au 0826 300 300,
21:26vous m'avez remis en mémoire
21:28une question dans le
21:29qui-c'est-qui qu'il a dit.
21:31Vous allez voir.
21:32Très bien.
21:33On voit ça après, Philippe ?
21:34C'est un ancien ministre,
21:36président du groupe Modem
21:37à l'Assemblée Nationale
21:38qui l'a dit.
21:38Elle était dans le
21:39qui-c'est-qui qu'il a dit.
21:40Mais on va revenir juste après
21:41une courte pause,
21:42mon cher François-Louis.
21:43Bien sûr, si vous avez la réponse,
21:440826 300 300,
21:45puis même si vous voulez
21:46participer au débat
21:47et témoigner,
21:48c'est le même numéro.
21:49On se retrouve tout de suite.
21:5219h20,
21:53les vraies voix font parler la France.
21:55Sud Radio
21:56font parler la France.
21:57Philippe David.
21:59Retour des vraies voix
22:00font parler la France
22:01en compagnie bien évidemment
22:03de François-Louis Bourneau
22:05avec ce sujet
22:06qui fait beaucoup parler.
22:08C'est-à-dire que nous sommes
22:09dans un pays
22:09où on ne peut plus faire la fête,
22:11où on ne peut plus rien faire.
22:12Tout devient tout et n'importe quoi
22:13quand on voit ce qui s'est passé
22:15devant les boutiques Swatch
22:16pour de simples montres,
22:17François-Louis.
22:18Absolument, Philippe.
22:190826 300 300,
22:20c'est le numéro à composer.
22:22Vous aviez commencé
22:23à nous mettre en haleine, Philippe,
22:24avec une petite blague ?
22:26Non, ce n'est pas une blague.
22:27Je vais reprendre.
22:27Yann est toujours avec nous
22:28ainsi que Raphaël, Ludovic et Anne.
22:31C'était dans le qui-c'est-qui
22:31qu'il a dit.
22:32Je vous le redonne.
22:34J'alerte sur le fait
22:35que nous en sommes
22:36au quatrième texte agricole.
22:37Sur les précédents textes,
22:38nous sommes à moins de 30% d'application.
22:40On vote des lois,
22:41mais elles ne sont pas appliquées.
22:43C'était Marc Fénaud,
22:44ancien ministre de l'Agriculture
22:45et président du groupe Modem
22:47à l'Assemblée nationale,
22:48qui l'a dit.
22:49Vous disiez, Yann,
22:50il faut des lois.
22:51Mais est-ce que le problème en France,
22:52ce n'est pas qu'on a une inflation de lois,
22:54mais comme le disait Marc Fénaud,
22:56que ce soit sur l'agriculture
22:57ou sur le reste,
22:58qui ne sont pas appliquées ?
23:00Moi, j'étais passé il y a quelques temps
23:02où on m'avait proposé
23:03d'être le ministre de la cohésion sociale
23:05et j'avais dit,
23:06pour la cohésion sociale,
23:08tout simplement,
23:08c'est faire appliquer les règles.
23:10Faire appliquer les règles,
23:12les règles et les règles.
23:13À un moment donné,
23:14on a tous...
23:14Moi, j'ai la crainte du gendarme.
23:16Des fois, je prends le téléphone.
23:18Voilà.
23:19Mais il y a des gens,
23:19ils n'ont plus peur.
23:20Donc, moi,
23:21quand vous dites qu'on ne peut plus rien faire,
23:23vous avez entièrement tort.
23:25On peut tout faire.
23:26Ah non, on peut tout faire.
23:26On peut tout faire.
23:28On ne peut plus faire la fête.
23:29Si, si, on peut tout faire n'importe quoi.
23:30On peut aller dans un champ,
23:31se mettre à 10 000,
23:33faire n'importe quoi
23:33et on ne vous sort pas.
23:34C'est ça ?
23:35On peut tout faire.
23:36Ah non, mais c'est ça ?
23:36Ah, mais je suis bien d'accord avec vous.
23:38Voilà.
23:38Vous avez dit,
23:39on ne peut plus rien faire,
23:40on ne peut plus faire la fête sans que...
23:41Ah non, mais...
23:41Si, si, on peut faire la fête
23:42avec tout cassé.
23:43Oui, oui, mais ce n'est pas la fête, là.
23:45On casse tout.
23:46Ah ben, pour vous, ce n'est pas la fête.
23:47Pour moi, ce n'est pas la fête.
23:48Pour certains, c'est la fête.
23:49Ah ben, c'est vrai.
23:50Mais qu'est-ce qu'ils ont en face ?
23:51Aucune répression.
23:53Aucune répression.
23:54Mais, alors, il y a des pays, là.
23:55On a vu des procès de 75 000 personnes.
23:58Ça, ok, on n'en est pas là.
24:00Mais construire 4, 5, 6 présents.
24:02Là, rapidement, là, vite,
24:03avec un peu d'argent.
24:04Le problème, c'est que
24:06beaucoup de communes
24:07n'en veulent pas sur leur territoire.
24:08C'est ça, le problème, aussi.
24:09Mais, il n'y a pas de choix.
24:11Vous avez tout le choix dans votre vie ?
24:12Vous avez tout le temps le choix.
24:13Moi, j'ai dit à mon fils, souvent,
24:14le problème, c'est le choix.
24:16Quand on n'a pas le choix,
24:17vous ouvrez le frigo.
24:18Il y a un yaourt à la fraise ou à la fraise ?
24:19Vous mangez un yaourt à la fraise ?
24:20Vu comme ça, c'est vrai ?
24:22Et quand il n'y a pas de choix,
24:24la prison, on va la mettre là.
24:25Et si ce n'est pas là, ce sera là.
24:27À un moment donné, on élit des gens.
24:30On est d'accord ou pas d'accord avec eux.
24:31Pour qu'ils prennent des choix.
24:32Pour qu'ils fassent des choix.
24:33Pour qu'ils prennent leur responsabilité.
24:35Le responsable des prisons,
24:36il a décidé qu'il y avait 10 prisons
24:37qu'il fallait faire.
24:38Eh ben, on l'a fermé.
24:39Dans 6 ans, on fait autre chose.
24:41Restez avec nous.
24:45Vous êtes d'accord avec ce que dit Yann ?
24:48Et le constat qu'on fait,
24:49c'est que le problème, ce n'est pas les lois,
24:50c'est qu'elles ne sont pas appliquées ?
24:53Alors, c'est un problème un peu compliqué.
24:55Parce qu'effectivement, les lois, il en faut.
24:57Mais alors qu'elles soient appliquées,
24:58qu'elles ne soient surtout jamais évaluées
25:00dans leur application, c'est un souci.
25:02Ah, ça, c'est vrai aussi.
25:03Et surtout, on a l'impression qu'en fait,
25:04il y a une asymétrie dans l'application des lois.
25:07C'est-à-dire qu'on ne soutient pas
25:09et on ne valorise pas le travail et la réussite.
25:13Alors qu'on ne dit rien à tous les casseurs.
25:16Ça, c'est vrai.
25:17Tous les casseurs sont sans l'immédiat.
25:18Donc, il y a une asymétrie.
25:19Si déjà, on pouvait soutenir
25:21tout le travail des agriculteurs
25:23qui se tuent à la tâche,
25:25qui touchent 3 francs 6 sous pour leur travail
25:27et qui travaillent dans des conditions différentes,
25:30obligés d'utiliser des pesticides qui les tuent,
25:33je trouve ça abominable.
25:34Alors qu'on laisse les gens venir défoncer leur sang
25:37avec des rêves partis.
25:39Donc, il y a quelque chose qui ne va pas.
25:40Il y a effectivement une culture de l'excuse
25:43qui donne toujours raison à celui qui fait mal.
25:46Ce n'est pas le contraire.
25:48Ludovic, vous êtes toujours avec nous ?
25:51Toujours, toujours, Philippe.
25:52Vous êtes fan de foot et de rugby, manifestement.
25:54Est-ce que vous pensez qu'un jour, en France,
25:56on pourrait refaire la fête de manière normale
25:59après une victoire de l'équipe de France de foot
26:02du Paris Saint-Germain
26:03où on va fantasmer du Toulouse Football Club
26:06en Ligue Europe 1 ou en Ligue Europe 1 conférence
26:08parce que la Ligue des Champions, c'est quand même un pas au-dessus.
26:11Parce que je vous avoue que quand le...
26:13Je suis souvent allé faire la fête place du Cap,
26:16la place du Capitole,
26:16quand le stade toulousain a gagné la Coupe d'Europe
26:18ou le top 14,
26:20il n'y a jamais eu une bousculade,
26:22jamais eu une bagarre,
26:22jamais eu une voiture brûlée,
26:24jamais eu une vitrine cassée.
26:25Parce que c'est une question de culture aussi,
26:27même au niveau du sport.
26:29Attention, j'alerte sur un fait aussi, Philippe,
26:32c'est qu'au niveau du rugby avec le professionnalisme
26:35et l'argent qui est véhiculé,
26:37l'économie qui gravite autour,
26:38il peut y avoir aussi des supporters qui deviennent cons.
26:42Il faut quand même conserver ces valeurs de respect,
26:45de fraternité qui existent dans ce magnifique sport.
26:49Non, ça va mettre du temps, je pense.
26:52Mais quand vous avez aussi des responsables politiques
26:54qui empêchent, entre guillemets,
26:56les gens de faire la fête autour de pinards et de cochons,
27:00pour ne pas citer le canon français,
27:03voilà, c'est l'identité culturelle française
27:05et forcément l'unité qu'il y a derrière
27:07qui en prend le coup.
27:09On a développé la politique de l'esclin,
27:11il m'est revenu aussi une phrase
27:13qui date d'il y a quelque temps
27:14que les sauvageons ont le droit de s'amuser.
27:18C'est un effet scandale
27:20quand Jean-Pierre Chevènement avait parlé des sauvageons,
27:21d'ailleurs.
27:22Oui, mais je veux dire,
27:25si déjà on ne prend pas le problème à la base,
27:30c'est-à-dire dès l'enfance,
27:32à inculquer une éducation,
27:33à inculquer du respect
27:35et à instruire aussi.
27:36À mettre les règles.
27:37À la réflexion, oui, mettre les règles.
27:39Je veux dire,
27:40une autorniole, ça ne m'a jamais fait de mal.
27:44Megami, je les ai punis aussi.
27:46J'aurais inculqué aussi certaines valeurs
27:48de travail, de méritocratie, de respect, etc.
27:50C'est ça ?
27:51Et ça se passe très bien.
27:54Déjà, il faut reprendre tout à la base.
27:56Ah, mais c'est clair.
27:57Raphaël voulait réagir, je crois.
28:00Oui, non, non, mais je vais tout à fait,
28:02tout à fait...
28:03On est tous d'accord, c'est rassurant.
28:05Alors, comme quoi, sur Sud Radio,
28:07il n'y a pas des cons, c'est bien.
28:09Je confirme.
28:10On les laisse pour les autres.
28:12Au téléphone, au standard et au micro, évidemment.
28:17Non, non, mais c'est rassurant.
28:19Mais je veux dire,
28:21on est rentré dans un système.
28:26Si maintenant,
28:27dès que maintenant vous commencez à dire
28:29bon, mais il va falloir les corriger,
28:31il va falloir mettre un peu de...
28:33Vous êtes un bourreau.
28:34Oui, oui, non, on va vous dire
28:36ah, mais non, vous allez enfoncer la chose
28:37parce que le pauvre malheureux,
28:39s'il fait ça, c'est qu'il a des problèmes.
28:41Et là, vous l'enfoncez un peu plus.
28:43Alors, c'est insupportable.
28:45Alors moi, j'ai peut-être essayé de vous faire sourire.
28:47Tout ça, ça me rappelle un petit peu,
28:49je me remémore, moi, toujours un petit peu,
28:51une très, très vieille émiseuse.
28:54Voilà, j'ai plus l'intention.
28:57C'était une émission humoristique
28:59où il y avait Gilbert Bécaud
29:00qui était invité.
29:02Donc, ça date il y a très longtemps
29:03parce qu'il est mort il y a 25 ans, Gilbert Bécaud.
29:05Merci, merci, merci.
29:09Et j'apprécie.
29:10Et il disait,
29:12il chantait sa chanson
29:13« Les marchés de Provence ».
29:14Et les humoristes autour, il disait
29:16« Vous nous prenez pour des andouilles ou quoi ?
29:17Qu'est-ce que c'est, là ?
29:18Pour 5 francs, on a du poireau,
29:20des tomates, des pommes de terre ? »
29:22Et lui, il répondait
29:23« Ah oui, mais ça, c'était avant. »
29:24Mais avant quoi ?
29:25Mais avant que la gauche ne passe !
29:26Voilà !
29:27C'est le même problème !
29:29C'est le même problème !
29:30La gauche est passée
29:32et la culture de...
29:35C'est fini, il est interdit d'interdire.
29:37On est en plein dedans.
29:37Et quand la droite est là,
29:38elle applique une politique de gauche
29:40parce qu'il ne faut pas être trop répressif,
29:42parce que sinon, il ne faut pas, etc.
29:44Donc, c'est du boulot.
29:44Quand vous demandez combien de temps il y a,
29:46mais il y a du boulot, quoi.
29:47Il y a du boulot.
29:48Il faut retourner complètement la table.
29:51Moi, j'ai quelque chose
29:52qui m'a marqué.
29:53Moi, j'ai un gamin,
29:56j'ai un gamin, oui, oui,
29:57quoi qu'il arrive,
29:58ça sera toujours mon gamin,
29:59qui a 24 ans
30:01et qui pourrait être papa.
30:03Je lui interdis.
30:04Je ne veux pas être grand-père.
30:05Il dit « C'est interdit,
30:06je ne veux pas qu'on m'appelle papy. »
30:07C'est de l'humour, hein.
30:08J'en prie.
30:09Il y a des gens qui y croient.
30:12Mais je lui ai dit
30:13« Mais est-ce qu'à ton âge,
30:16tu amènerais,
30:17si tu avais un gamin de 6 ans,
30:19est-ce que tu l'amènerais
30:20avec toi au stade ? »
30:21Et il m'a regardé,
30:22il m'a dit « Mais certainement pas. »
30:23« Mais certainement pas. »
30:24Voilà, voilà, voilà.
30:26Ah mais c'est clair.
30:28Yann de Bayonne,
30:29le mot de la fin,
30:30je pense qu'il y a vraiment
30:31consensus parmi les auditeurs
30:33de Sud Radio sur ce sujet.
30:35Alors le mot sur deux choses.
30:38Alors moi, j'ai eu la chance
30:39d'entraîner des clubs de top 14
30:41et de pro des deux
30:41pendant 19 ans
30:42et de venir perdre à Toulouse.
30:45Donc je suis beaucoup les jeunes
30:46et attention parce que
30:47ce qu'on voit au foot
30:47est en train d'arriver au rugby.
30:49Le projet Mbappé,
30:50les papas et les mamans
30:51qui vivent au travers de deux.
30:53Donc attention,
30:54on n'en est pas sortis encore.
30:56On voit les jeunes
30:56au niveau du centre de s'information
30:58qui pensent que
30:59parce qu'ils ont fait
30:59trois aspirations en espoir,
31:01voilà,
31:02tout leur réduit.
31:02Ça, c'est la première chose.
31:03Et après, oui,
31:04les règles,
31:04une fois de plus,
31:05les règles,
31:05les règles,
31:06les règles,
31:06les appliquer,
31:07les faire appliquer.
31:09Et voilà,
31:10aujourd'hui,
31:11j'ai l'impression
31:11qu'elles sont faciles
31:12pour le petit conducteur
31:13qui va se faire flasher,
31:15qui va prendre deux points
31:15en 15 euros.
31:17Voilà,
31:17mais le petit conducteur
31:19et le petit 3 petits points
31:21qui, lui,
31:22va cracher sur quelqu'un.
31:23On va les trouver,
31:24ben voilà.
31:25Merci.
31:26Quelque chose de...
31:28Le pourquoi du comment
31:29il l'a fait.
31:30Voilà.
31:31Merci, Yann.
31:31Merci à tous.
31:32Raphaël,
31:32vous êtes toujours là ?
31:34Oui, oui, oui.
31:34On vous a sorti un petit cadeau.
31:36Maxime,
31:36notre réalisateur,
31:37nous a sorti un petit cadeau.
31:43L'immense Gilbert Bécaud.
31:45Merci à tous.
31:46J'adorerai Gilbert Bécaud en plus.
31:48On va passer à un autre sujet,
31:49François-Louis,
31:50dans quelques instants.
31:51dans quelques instants,
31:51Philippe,
31:51vous le faites bien de le dire,
31:52puisque la France a battu
31:54un nouveau record,
31:55un niveau inédit
31:56de nombre de normes.
31:57C'est dans un instant
31:58sur Soudradio.
31:58Et puis si vous voulez
31:59prendre la parole,
31:590826-300-300.
32:02Philippe David.
32:03Retour des vraies voix
32:04font parler la France.
32:05On va parler d'une chose
32:06dans laquelle la France
32:07est très productive.
32:08On n'a pas de pétrole,
32:09mais on a des idées.
32:10Mais on a aussi des normes,
32:11François-Louis.
32:11Oui, c'est plutôt ça, Philippe.
32:12Je vous paraphrase,
32:13comme vous êtes excellents.
32:14Il n'y a pas de problème.
32:15D'ailleurs,
32:16si vous trouvez
32:16qu'il y a trop de lois en France,
32:18trop de normes,
32:18tout simplement,
32:19et qu'on a tendance
32:19à trop compliquer les choses,
32:21d'ailleurs,
32:21on va en parler avec Philippe
32:22qui est un très bon exemple.
32:240826-300-300,
32:29est passé de 216 000
32:31à 354 000
32:32entre 2002 et 2024.
32:35Vous vous rendez compte,
32:35Philippe,
32:36c'est impressionnant.
32:37Et ça a été divulgué vendredi.
32:39On est aujourd'hui
32:39à 366 999 articles de normes.
32:43Moi, je pense qu'il aurait fallu
32:44en faire un de plus.
32:46367 000,
32:46ça aurait fait un contre-on,
32:47non, François-Louis ?
32:48Absolument.
32:49Le corpus législatif
32:50est tellement long
32:51que ça représente
32:52l'équivalent de 113 jours
32:54de lecture continue
32:55si on devait lire mot à mot.
32:57C'est impressionnant.
32:57Impressionnant.
32:58On va avoir
32:59une petite histoire
33:00parce que vous,
33:01Philippe,
33:01vous avez travaillé
33:01sur les chantiers.
33:02Je vais raconter
33:03une chose folle
33:05mais on va donner la parole
33:06à nos auditeurs.
33:07Vous avez quelque chose
33:08à nous raconter.
33:08On va voir Olivier Dugard.
33:09Bonsoir, Olivier.
33:11Oui, bonsoir.
33:12Bonsoir, Olivier.
33:13On vous écoute.
33:13Vous êtes dans la ferraille
33:14si je ne me trompe pas
33:15et vous aussi,
33:16vous avez connu
33:16les chantiers
33:17et les chantiers,
33:19on le sait,
33:19il y a un paquet de normes.
33:20On vous écoute.
33:23Moi, je travaillais
33:24pour les chantiers publics
33:25donc pour les conseils généraux.
33:28Je ne travaillais pas
33:28des petits chantiers
33:29et des chantiers nucléaires.
33:31Ah oui, effectivement.
33:32Avec beaucoup de normes.
33:34On nous impose des normes.
33:36On nous impose des normes.
33:37Par exemple,
33:37dans la ferraille,
33:38c'est la qualification
33:39AFCAB.
33:40Ça ne sert à rien.
33:41C'est des gens,
33:43des incompétents
33:44qui ont créé ce truc.
33:45Ils ne sont pas capables.
33:47Ils ne savent pas.
33:48Mais bon,
33:49ils nous prennent 14 000 euros
33:50pour avoir la qualification.
33:53Donc là, il vient.
33:54C'est bien
33:55parce que,
33:56vous voyez,
33:57j'ai fait des chantiers
33:58pendant 40 ans.
34:00C'est Jérôme R.
34:00Oui, allez-y.
34:02Et on voit des gens
34:04qui viennent nous troller.
34:06Alors,
34:07je vais vous citer
34:08deux exemples.
34:09J'ai fait le stade
34:10Yves-du-Manoir
34:11à Montpellier.
34:12Oui.
34:13Donc, il y a un contrôleur
34:14qui vient,
34:15qui regarde,
34:16mais qui ne connaît
34:17absolument rien.
34:18Mais quand il dit rien,
34:20il connaît rien.
34:22Si c'est moi,
34:23mais j'arrête le chantier.
34:24De toute façon,
34:24un jour,
34:25il se passe à une catastrophe
34:26parce que quand les appuis
34:28de toiture
34:28qui portent 100 tonnes
34:29ne sont pas ferraillés
34:30dessous,
34:31c'est un scandale.
34:33Ils oublient.
34:34Les architectes oublient,
34:35par exemple,
34:35de faire des fondations
34:36sur un mur.
34:37Là, c'est grave.
34:38Parce que le mur,
34:39il peut carrément
34:39s'effondrer, là, oui.
34:40Ah ben, c'est clair.
34:41Mais sous les escaliers
34:43monumentaux,
34:44il y a des ferrailles
34:45spéciales
34:46qu'on appelle
34:46des bandes de noyer.
34:48Mais ils ne les ont pas mis.
34:49Alors, moi,
34:49j'ai fabriqué,
34:50j'ai fabriqué.
34:50Puis après,
34:51il dit,
34:51mais ça va où, ça ?
34:53Mais alors,
34:53ils ne savent pas.
34:54Donc, je prends le plan,
34:55je cherche.
34:56Ah, mais ça allait
34:57sous l'escalier
34:57que vous avez fait, là.
34:59Ben, vous ne l'avez pas mis.
35:00Après,
35:01je vais vous donner
35:01un autre exemple
35:02qui est grave aussi.
35:04J'ai fait le viaduc
35:05de Port-la-Nouvelle.
35:06Oui.
35:07Donc,
35:08il y a un gars qui vient
35:09qui contrôle,
35:10soi-disant,
35:11c'est un ingénieur,
35:12il contrôle tout.
35:14Et il y a des barres,
35:15c'est simple,
35:15il y a des barres de 20
35:16en travers
35:17et en long.
35:19Non,
35:19des barres de 25
35:21en travers
35:21et des barres de 20
35:22en long.
35:23Oui.
35:23Et le gars,
35:24il n'a rien remarqué.
35:25Mais alors,
35:26rien du tout.
35:27C'est un viaduc
35:27qui fait 400 mètres quand même.
35:29Il y a des barres
35:29pour les 20 centimètres
35:30en bas
35:30et pour les 20 centimètres
35:31en haut.
35:31Oui.
35:32Mais les barres de 25
35:33en réalité,
35:34ce sont des barres de 22
35:35et les barres de 20
35:36ce sont des barres de 18.
35:39Mais si je dis
35:39c'est grave,
35:40c'est grave
35:41parce que les résistances
35:43ne sont pas faites.
35:45Dans le chantier,
35:46j'ai interpellé une fois
35:47sur le radio
35:48Jean-Jacques Bourdin.
35:49J'ai dit
35:50vous êtes animateur de radio,
35:52d'ailleurs,
35:52je vous le dis à vous aussi,
35:53vous êtes animateur de radio.
35:55Demain,
35:56vous pouvez monter
35:56l'entreprise en maçonnerie.
35:58Ah oui ?
35:59Alors que je n'ai aucune compétence
36:00dans ce domaine,
36:00je vous l'avoue.
36:01Voilà, oui,
36:02non, mais alors
36:02si vous êtes coiffeur,
36:03il faut le CRP de coiffeur.
36:04Oui.
36:06Bon là,
36:06mes compétences sont limitées.
36:08Si vous ratez la coupe,
36:10si vous ratez la coupe,
36:10au bout d'un mois,
36:11les cheveux ont repoussé.
36:13Boulanger,
36:13c'est pareil.
36:14Il n'a pas de cheveux,
36:14Philippe,
36:15donc la coupe,
36:15c'est pas grave.
36:17Mais il faut le CRP
36:18de boulanger.
36:19Par contre,
36:20maison,
36:21non,
36:21vous faites une maison à étage,
36:23aucune compétence,
36:24il y a de cheveux.
36:25Alors les dégâts
36:26ne sont pas les mêmes.
36:27Alors c'est sûr,
36:27Olivier,
36:28restez avec nous.
36:29On a beaucoup d'appels
36:30à ce sujet,
36:31François-Louis.
36:31On va avoir Dominique
36:32qui nous vient de Roussillon,
36:34pardon,
36:34dans le Vaucluse.
36:35Bonsoir Dominique.
36:36Bonsoir Dominique.
36:37Bonsoir à toute l'équipe.
36:38Vous avez...
36:39Pardon,
36:40allez-y,
36:40excusez-moi.
36:42Non,
36:42je vous disais juste
36:43bonsoir à toute l'équipe,
36:44bonsoir aux éditeurs
36:44et bonsoir à Philippe.
36:46Bonsoir à vous Dominique.
36:47Bienvenue,
36:48vous avez composé
36:48le 0826-300-300.
36:50Vous trouvez que la France
36:51a tendance à devenir
36:53trop bureaucratique
36:54quand il s'agit justement
36:55de toutes ces normes ?
36:56Non,
36:57elle n'est pas devenue,
36:58elle ne devient pas,
36:59elle l'est devenue
37:00et ça fait déjà
37:01à peu près 20 ans
37:02que ça dure
37:03et c'est une véritable catastrophe
37:04et c'est une catastrophe
37:05économique,
37:06sociale,
37:08industrielle
37:09que ne prennent pas en compte
37:10le pouvoir public
37:11parce qu'en fait,
37:12il y a par exemple,
37:13pour donner un organisme,
37:14à une idée,
37:16il y a,
37:16bien sûr,
37:17vous avez parlé
37:17du nombre de normes
37:19mais vous avez quand même
37:2064 organismes
37:22certificateurs.
37:22Oui,
37:23c'est vrai.
37:23Pour vous retrouver
37:24dans le maestrum
37:25d'organismes
37:26qui va correspondre
37:27au produit
37:28que vous êtes en train
37:28de créer,
37:29c'est une catastrophe.
37:30Quand vous faites appel
37:32à cet organisme,
37:33il met des mois
37:33à certifier votre produit,
37:35je sais de quoi je parle
37:35parce que j'y suis passé,
37:37il met des mois
37:37à certifier votre produit,
37:39puis derrière,
37:40il vous renvoie
37:40un autre organisme
37:41certificateur
37:42qui va certifier
37:43ce que vient de faire
37:43le premier parce qu'il faut
37:44que ça passe par
37:45un deuxième organisme
37:47certificateur
37:47qui certifie
37:48le certificateur.
37:49Je vous jure
37:50que c'est vrai.
37:51Et quand vous avez
37:52fait toutes ces démarches,
37:53vous avez perdu un an
37:54et puis vous vous rendez compte
37:55parce qu'en fait,
37:56on réfléchit franco-français.
37:58On ne se dit pas,
37:59mais moi,
37:59je suis en train
37:59de faire un marché
38:00international
38:01et moi,
38:01je dois faire certifier
38:02mon produit en Allemagne,
38:04aux Pays-Bas.
38:05Vous avez en Allemagne,
38:06par exemple,
38:06le TUF.
38:06Le TUFA,
38:07oui,
38:08c'est ça.
38:08TU avec un Oumla
38:09ou T1V,
38:10exactement.
38:11Exactement.
38:12Ça s'écrit TUVE,
38:13mais ça s'appelle le TUF.
38:15Et donc,
38:16vous repassez de nouveau
38:18pendant trois ou quatre mois
38:19d'attente,
38:19puis ensuite,
38:20suite aux Pays-Bas
38:20et ainsi de suite.
38:21Donc,
38:21en fait,
38:22on ne fait que détruire
38:24des volontés,
38:25mais on détruit
38:26des entreprises.
38:27Juste un chiffre,
38:28enfin trois chiffres,
38:2964 000 défaillances
38:30d'entreprises
38:31en 2024,
38:32dont à peu près
38:33estimées 30%
38:35par rapport aux normes,
38:36à la suradministration française.
38:3967 000
38:40en 2025
38:41et on est déjà
38:43sur des perspectives
38:43dépassant les 70 000 entreprises,
38:45ce qui est un record historique.
38:47Ça ne s'est jamais vu
38:48en France
38:48cette année.
38:50Donc,
38:50ça va être une véritable catastrophe
38:51et quand on sait
38:52que 30%
38:53de ces défaillances
38:55d'entreprises
38:56sont dues
38:57à l'inflation de normes,
38:58c'est fou,
38:59c'est fou,
39:00c'est de la perte d'emploi,
39:01c'est de la perte de TVA,
39:02c'est de la perte de richesse,
39:03c'est de la perte d'animation,
39:05c'est de la perte de savoir,
39:06c'est de la perte
39:07pour toute la France
39:08à ce chiffrant
39:09centaines de milliards.
39:11Et on ne fait rien,
39:12on entretient
39:13l'administration,
39:14on laisse ces gens,
39:15ces petits longs
39:16gris,
39:16continuer
39:19à se policher
39:20sur nous
39:21et c'est nous
39:22qui les payons
39:22et en plus
39:23on les paye
39:24pour qu'ils nous fassent du mal.
39:25On est devenu
39:26une France sadomasochiste.
39:27C'est fou.
39:29Restez avec nous Dominique,
39:30on va prendre le chemin
39:31de la Côte d'Azur.
39:33Bonsoir Lionel.
39:34Bonsoir Philippe,
39:35bonsoir à tous.
39:35On vous écoute.
39:37Moi je suis dans le bâtiment aussi.
39:39Comme Olivier alors ?
39:40Oui tout à fait.
39:41Moi je suis dans la fondation spéciale,
39:43donc tout ce qui touche au pieu,
39:44enfin au structure fondation.
39:46Au structure fondation des bâtiments,
39:47oui.
39:48Oui,
39:48alors c'est vrai que la norme,
39:50techniquement,
39:50elle a quand même un sens
39:51parce que c'est aussi
39:52une bonne façon de faire.
39:53Mais comme toutes ces bonnes façons
39:55de faire,
39:55il y a une limite à tout.
39:56Moi dans mon métier,
39:57on ne fait pas la distinction
39:58entre votre terrasse en bois
39:59pour la fonder sur pieu
40:01et le viaduc de Millau.
40:02Donc forcément,
40:03les coûts en fait
40:03que ça va engendrer derrière
40:05sont extrêmement pénalisants
40:06pour le client final.
40:08Parce qu'en fait,
40:09la question,
40:10elle est juste là.
40:11Qui paye ?
40:12Parce qu'en fait,
40:13finalement,
40:13c'est qu'une question d'argent.
40:14Qui paye cette surnormalisation ?
40:18Et bien souvent,
40:19c'est le client final.
40:20Et en fait,
40:20ça vient lui foutre à mal
40:21tout son projet.
40:22Alors que vous soyez
40:22créateur de produits
40:24ou que vous soyez dans le bâtiment
40:27ou dans n'importe quoi d'autre.
40:28Cette application de normes,
40:30en fait,
40:30elle génère des surcoûts
40:31absolument démentiels
40:32que nos pays voisins
40:35n'ont pas.
40:36Donc en fait,
40:37finalement,
40:37on se retrouve à devoir
40:38surpayer nous certaines choses.
40:39Et moi,
40:40je travaille beaucoup
40:40avec les étrangers
40:42sur la côte d'Azur.
40:43On a énormément de constructions
40:45que ce soit des Norvégiens,
40:46des Anglais
40:46ou peu importe.
40:48Et c'est vrai
40:48qu'ils n'arrivent pas
40:49à comprendre en fait
40:50pourquoi on a des surcoûts
40:51comme ça.
40:52Moi,
40:53dans ma partie,
40:54une simple application
40:54de la norme stricte,
40:56c'est un surcoût
40:56entre 15 et 20 000 euros
40:58instantanément.
40:59Juste pour payer,
41:00finalement,
41:02les tests nécessaires
41:03pour faire réaliser
41:04le process.
41:05Alors,
41:06moi,
41:06je veux bien
41:06sur un ouvrage d'art,
41:07sur un pont,
41:08sur un viaduc,
41:09sur tout ce que vous voulez,
41:09ou un bâtiment
41:10qui accueille du public.
41:13Voilà.
41:13Ça peut avoir un sens,
41:14effectivement,
41:15parce que c'est aussi,
41:16encore une fois,
41:17une bonne façon
41:18de faire les choses.
41:19Ça permet de les vérifier,
41:20de les contrôler
41:21et de les assurer.
41:22Mais il y a une juste
41:23normalité à tout.
41:25Et à un moment donné,
41:26il faut aussi,
41:28on va dire,
41:29savoir-faire pragmatique.
41:30On n'est pas obligé
41:33de surinterpréter
41:34toutes les dispositions
41:35européennes.
41:36On n'est pas obligé
41:37de se tirer une balle
41:38dans le pied,
41:38en fait.
41:39Notre industrie,
41:40elle ramasse plein pot
41:40à cause de ça aussi.
41:42Parce qu'on nous demande
41:43des process de certification
41:45absolument dégants.
41:49Et ça rend les choses
41:50complètement incohérentes.
41:52Et pour les organismes
41:53de certification
41:54ou de contrôle,
41:55nous, on a des bureaux
41:56de contrôle,
41:56même eux se perdent.
41:58Et comme je disais,
41:59il n'y a encore pas une semaine
42:00à un organisme de contrôle.
42:01Je disais,
42:01moi, je comprends bien
42:02que vous devez signer
42:03en bas de la page
42:04comme quoi tout est OK.
42:05Je suis aussi expert judiciaire.
42:06Et attraper un bureau
42:07de contrôle dans le cadre
42:08d'une expertise,
42:09si on a un problème,
42:09c'est extrêmement complexe.
42:10Parce que vous lui fournissez
42:11en fait des documents
42:12et lui se retranche
42:13derrière le fait que,
42:14oui, il a validé,
42:15mais en fait,
42:16c'est moi qui lui ai donné
42:16des mauvais papiers.
42:19Donc vous voyez,
42:20en fait,
42:20on tourne en rond.
42:21Il y a une espèce
42:22de dilution de responsabilité.
42:24Et encore une fois,
42:25c'est le client final
42:26qui paye.
42:26Donc son projet
42:27peut tomber complètement à l'eau.
42:29Ça veut dire
42:30pas de construction,
42:31pas de produit final.
42:32Et encore une fois,
42:34on se met une balle dans le pied,
42:35mais vraiment, c'est vraiment...
42:36Mais pour reprendre,
42:37parce que moi,
42:37j'ai travaillé avec le bâtiment,
42:39mais côté éclairage,
42:39qu'Olivier est encore avec nous,
42:41ainsi que Dominique,
42:42je me rappelle,
42:42il y a à peu près 25 ans,
42:44les normes qui avaient été faites
42:46au nom des économies d'énergie
42:47pour les personnes
42:48à mobilité réduite,
42:49donc les personnes malvoyantes,
42:50on devait mettre
42:5120 lux moyens
42:53pour tous les lieux,
42:54par exemple,
42:55qui conduisaient
42:56d'un parking
42:56à l'entrée du bâtiment,
42:57etc.
42:58Seul problème,
42:59c'est que sur la norme
43:00avait été écrit
43:0020 lux en tous points.
43:02Et donc,
43:03ça rendait...
43:03On ne pouvait pas
43:04respecter cette norme,
43:06sauf à exploser le budget
43:07en nombre d'éclairages
43:08et ne plus être dans la norme
43:10en termes d'économie d'énergie.
43:11Et évidemment,
43:12les chantiers s'arrêtaient,
43:13les architectes,
43:14les bureaux d'études
43:15lui disaient
43:16fournissez-nous
43:16et on était arrivés
43:17à avoir le certificat
43:18du ministère,
43:19je ne sais plus quel ministère
43:20de cette thèse,
43:21je crois que c'est l'équipement,
43:22et on envoyait,
43:22vous voyez,
43:23c'est bien 20 lux moyens,
43:24donc l'étude d'éclairage
43:25qu'on vous a faite
43:26est bonne,
43:26il n'y a pas besoin
43:27de rajouter X luminaires
43:29ce qui ferait exploser
43:29le budget,
43:30ça ne passerait pas.
43:31Mais comme vous le disiez,
43:32Olivier,
43:33moi je pense que les gens
43:34qui font les normes
43:34dans les ministères
43:35ne sont pas toujours compétents
43:37et je le pense fondamentalement,
43:38Olivier.
43:40Ah oui,
43:40non mais c'est sûr,
43:41moi combien de fois
43:43j'ai repris des plans,
43:45moi je souviens
43:46faire ailleurs,
43:47c'est simple,
43:48et quand on me donne
43:49un plan,
43:49j'appelle les bureaux d'études
43:51et ils disent
43:51mais on ne peut pas le faire,
43:52comment on fait là ?
43:54Tenir des barres
43:54de 12 mètres verticales
43:55tiennent comment ?
43:57Ah mais alors
43:58faites-moi un croquis
43:59et on va modifier.
44:00C'est une honte,
44:02c'est sur des ponts...
44:05Excusez-moi,
44:05mais faire un croquis
44:06c'est quand même
44:06un peu léger,
44:07généralement,
44:08il y a des logiciels
44:09qui sont faits
44:09pour étudier les...
44:11Mais expliquer
44:12qu'on ne peut pas
44:13mettre tout d'un coup,
44:14il faut mettre des attentes
44:15et on coule le bas
44:16et après on reprend.
44:18Mais ils ont tous des...
44:19Vous savez,
44:20j'ai vendu ma maison,
44:21j'avais un DPE de AA.
44:23Oui.
44:23Donc j'en refais une
44:25et je refais,
44:26c'est moi qui ai fait le plan,
44:27donc je refais le plan pareil,
44:29les isolations,
44:30tout,
44:30et alors là,
44:31les normes ont changé
44:32parce que chaque année,
44:33les normes des maisons,
44:34elles changent.
44:34Mais c'est dingue.
44:35Donc il a fallu
44:36que j'envoie mon plan à Paris,
44:37que je paye 400 euros
44:38à un bureau d'études
44:40qui m'a dit
44:42« Non, ça ne va pas. »
44:43Je lui ai dit
44:43« Comment ça ne va pas ? »
44:44J'ai dit
44:45« J'avais AA,
44:46j'ai mis les mêmes matériaux,
44:47les mêmes épaisseurs.
44:48Ah oui,
44:49mais vous comprenez,
44:50il faut du sirène maintenant,
44:51il ne faut plus l'employer.
44:52Il faut de la laine de bois
44:55compressée,
44:55mais de 14 centimètres. »
44:57Je lui ai dit
44:58« Oui, mais moi,
44:59je ne peux pas grandir ma maison,
45:00je suis en limite
45:00d'emprise au sol. »
45:04Il me dit
45:04« Vous rétrécissez l'intérieur. »
45:06Ah, j'ai dit
45:06« Je vais rétrécir ma maison
45:07de 4 centimètres
45:08de chaque côté,
45:09je vais perdre 8 centimètres
45:10de surface,
45:11mais il faut que je change
45:12toutes mes fenêtres,
45:13toutes mes portes
45:14parce qu'elle a tapé
45:15qui avait prévu à 11,
45:16mais elle passe à 15
45:17et ça ne passe pas. »
45:18Non, mais c'est dingue.
45:20C'est moi qui paye,
45:20ce n'est pas eux,
45:21mais le gars,
45:22il ne sait pas de quoi il parle.
45:23Non, mais c'est fou Olivier.
45:24En permanence,
45:25en permanence,
45:26j'ai fait des murs de clôture,
45:27on m'a interdit
45:28de faire des murs hauts,
45:30on m'a dit
45:30« 10 et 40 centimètres. »
45:32J'ai dit
45:32« Bon, je ne fais pas
45:34des murs de clôture,
45:34je fais des murs anti-bruits. »
45:36Ah, mais là,
45:36j'ai le droit.
45:37Mais c'est dingue.
45:38Dominique...
45:38Ils ne savent pas,
45:39ils ne savent pas.
45:40Il m'a dit
45:41« Pourquoi on n'a pas le droit
45:42de faire un mur de 1,60 ? »
45:44Et il m'a dit
45:44« Parce que s'il pleut,
45:45le mur risque de tomber. »
45:47Mais si on fait des trous en bas,
45:49si on fait des trous,
45:50ça s'appelle des barbacanes,
45:52on ne laisse passer l'eau,
45:53l'eau, elle circule,
45:53le mur ne tombe pas.
45:54Bien sûr.
45:54Oui, mais ça,
45:55ce n'est pas prévu dans les textes.
45:57Dominique,
45:57j'ai l'impression,
45:58je ne sais pas
45:58si vous avez lu
45:59« Burrois » d'Alfred Jarry
46:00qu'on est un peu là-dedans
46:01en fait en France.
46:02Oui,
46:03on est vraiment dans « Uburois »
46:05et ce qui est terrible,
46:06c'est que ça pourrait être drôle
46:08dans certaines circonstances.
46:09Mais ça peut être tragique aussi.
46:11Mais c'est plus que tragique
46:12dans l'état actuel du pays,
46:13c'est révoltant.
46:15On est arrivé
46:15à un niveau
46:16de bêtises administratives
46:18qui a dépassé
46:19toutes les limites
46:20parce qu'après cela,
46:23il faut rajouter
46:23par exemple
46:24l'URSAS.
46:25Il faut rajouter
46:26la déclaration.
46:27Alors avant,
46:28vous aviez une DAT,
46:29la déclaration
46:30d'achèvement des travaux.
46:31Vous aviez informé
46:32pour ça
46:33que vous alliez remplir
46:34sur le coin
46:34du guichet
46:36d'Ontronéry.
46:36Ça prenait
46:37à peu près
46:3830 secondes
46:39de remplir
46:40une DAT
46:41il y a quelques années.
46:42Aujourd'hui,
46:43on vous demande
46:44d'aller sur votre espace
46:45impôts.gouv
46:46et vous y passez
46:475 heures.
46:485 heures,
46:49Philippe.
46:49Et je vous jure,
46:51les questions,
46:51mais vous devenez
46:52fou.
46:53Vous avez un escalier,
46:54vous accueillez du public
46:56par exemple
46:56dans une chambre d'hôte.
46:57Vous accueillez
46:58du public,
46:59on vous demande
46:59de calculer
47:00l'air de l'escalier,
47:01le temps d'utilisation
47:02professionnel,
47:02le temps d'utilisation
47:03non professionnel
47:04et le temps
47:05de non-utilisation.
47:06A toilette,
47:07un toilette,
47:08on vous demande
47:09de calculer
47:09le temps d'utilisation
47:10du toilette,
47:11le temps de non-utilisation
47:12et le temps
47:13d'utilisation professionnel.
47:14Non mais c'est dingue
47:15C'est dur
47:16C'est fou
47:18Et le type des impôts qui m'a rappelé
47:20Parce que j'avais fait bien sûr une erreur
47:22La lignée A7 de la page 24
47:24De la question 10
47:26Me rappelle très aimablement
47:27Il me dit il faut qu'on corrige ça
47:29Et je lui dis mais pourquoi vous avez tout ça
47:31Je sais pas
47:32Moi on m'a déplacé dans notre service
47:34Et maintenant je prends 100% de mon temps
47:36A appeler les gens pour les aider à remplir le truc
47:39Et ça nous sert à rien
47:40On sait pas quoi en faire
47:41Mais on nous a demandé de faire ça
47:42Et aujourd'hui
47:44Moi j'ai plus de 5 heures de ma vie
47:47J'en ai qu'une
47:48Et chaque seconde de ma vie
47:49Comme de la vôtre
47:50Comme de celle de tous les citoyens
47:52Vaut de l'or
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