00:00Avec en studio Françoise Degoy, Luc Gras, Samuel Botton et on retrouve dans le Frecciarossa de Trenitalia, quelque part entre
00:09Lyon et Paris.
00:10Ils sont à 300 km heure. Cécile de Minibus qui est en compagnie de Patrick Roger et de Fabrice Toledano,
00:18directeur marketing commercial et communication de Trenitalia France.
00:22Buona sera Cécile.
00:24Nous ne sommes pas encore à 300 km heure puisque doucement le train s'éloigne de Lyon.
00:30Donc tout doucement, on va rentrer dans une grande vitesse.
00:33Mais pour l'instant, tout va bien.
00:35Effectivement, Fabrice Toledano est avec nous, directeur commercial et marketing de Trenitalia France.
00:40Et on est ravis d'être là.
00:42J'ai Patrick Roger, peut-être moi.
00:43Ah oui.
00:47On a a priori un petit problème de liaison à la prise de vitesse.
00:51Est-ce qu'on a retrouvé la ligne avec le Frecciarossa qui est au nord de Lyon ?
00:56Vous savez, ça va très vite.
00:57C'est en cours.
00:58Alors, ce sont les aléas du direct.
01:00Vous avez la preuve que c'est du vrai direct.
01:02On est entre, on va dire, le nord du Rhône, quelque part du côté du Beaujolais pour ceux qui aiment
01:08les bons breuvages.
01:09Et notre beau studio, est-ce qu'on a retrouvé la ligne ?
01:14Pas encore.
01:14Pas encore, ça arrive.
01:16Ne vous inquiétez pas.
01:16On va peut-être faire le seul contre tous de Françoise Degoy dans ces cas-là ?
01:21Si le micro est au vert, c'est lui.
01:23Je pense qu'on les a retrouvés.
01:24Ils sont là.
01:25On les a retrouvés, voilà.
01:26Mais oui, bien sûr qu'on était là.
01:27Vous avez fait une blague.
01:28On a été cachés avec Patrick Roger.
01:30Bien sûr, on était cachés dans le tunnel.
01:32Ah bah c'est bien.
01:33Et on voit le bout du tunnel, enfin.
01:35Ah bah c'est bien.
01:37En tout cas, ce qu'on veut dire, c'est la première émission de radio.
01:40Et c'est Sud Radio qui l'a fait en direct de ces trains, Trains Italia.
01:44On est ravis d'être avec Fabrice Toledano.
01:47Alors ici, en direct de ce magnifique engin, si je puis dire.
01:52Cette entreprise qui arrive en France depuis, ils sont arrivés en 2021.
01:56Et depuis, c'est un succès fou.
01:58En effet, on est arrivé en décembre 2021.
02:01Donc on est le premier opérateur alternatif à l'opérateur historique.
02:05Et en effet, on a commencé par ouvrir une ligne internationale entre Paris et Milan
02:11pour relier la France et l'Italie.
02:13Et depuis, on s'est pas mal développé.
02:15On a développé évidemment le Paris-Lyon, dans un des trains dans lesquels nous sommes.
02:19Et l'année dernière, on a ouvert également une ligne entre Paris et Marseille
02:22avec quatre allers-retours par jour.
02:24Et on a même intensifié les fréquences entre Paris et Lyon
02:28puisque maintenant, on opère 14 allers-retours par jour.
02:31Et donc, ça a permis aussi aux voyageurs d'avoir plus de trains,
02:35quels que soient les opérateurs.
02:3650% de plus de trains entre ces deux destinations phares,
02:39évidemment, ces deux grandes villes françaises.
02:41Alors, il y a eu un petit taré, malheureusement,
02:45avec ce qui s'est passé en Savoie, dans la vallée de la Morienne.
02:48Donc, ça a un peu ralenti, ça a fermé un peu, finalement,
02:51le trajet entre la France et l'Italie.
02:54Là, ça reprend, mais il fait que la vue.
02:57Alors, ce n'était pas prévu.
02:58Il y a eu un éboulement, effectivement, en vallée de la Morienne, en août 2023.
03:01Et il a fallu 19 mois pour remettre le réseau en état.
03:06Et donc, effectivement, on a réouvert cette ligne-là en avril 2025,
03:11donc il y a juste un an.
03:13Après les 19 mois d'interruption,
03:14ça a ralenti notre plan de développement, évidemment,
03:18parce que cette ligne Paris-Milan était d'abord notre ligne historique,
03:22et puis c'est une ligne sur laquelle on avait beaucoup, beaucoup d'écantations.
03:25Et puis après, en interne aussi, ça a bouleversé pas mal de process,
03:28parce que nos trains sont maintenus,
03:30les ateliers de maintenance sont en partie à Milan.
03:33Et donc, on ne pouvait plus retourner à Milan,
03:34puisque, évidemment, cette ligne était fermée.
03:36Donc, il a fallu se réorganiser très, très vite
03:39et dépêcher une équipe d'experts de réparation de nos trains sur Paris
03:43pour qu'on puisse faire les réparations sur Paris et la maintenance.
03:45Alors, le train est en perpétuelle mutation, on le sait.
03:50Vous êtes aujourd'hui l'un des principaux concurrents de la SNCF.
03:54Il y a quelque chose qui, finalement, se veut aussi plutôt vertueux,
03:59de se dire qu'on se bouscule les uns les autres
04:01pour offrir un meilleur service à tout le monde ?
04:03Ce sont les avantages de l'ouverture du marché,
04:07en tout cas de la mise en concurrence.
04:08On connaît ça plutôt bien,
04:10puisque en Italie, la concurrence dans la grande vitesse,
04:12elle est active depuis 2012.
04:15Et donc, comme, effectivement, notre groupe est un groupe italien,
04:19on a pu voir déjà les bénéfices avec pas mal d'années de recul
04:22et on commence à les voir en France.
04:24Et ces bénéfices, à la fois, ils se traduisent,
04:27pour les voyageurs, comme je le disais, sur plus de trains,
04:29puisque entre Paris et Lyon, 50% de plus de trains désormais,
04:33puisque quand on arrive sur une ligne, on ajoute des trains,
04:36on ne remplace pas des trains existants.
04:38Donc ça, c'est un avantage,
04:39parce que ça permet d'avoir plus de possibilités de départ.
04:41Il y a des avantages réels en termes de compétition sur les prix.
04:46On le voit, l'année dernière, il y a eu des études qui ont été menées
04:49et qui disent que sur le Paris-Lyon,
04:51il y a eu en moyenne sur les trains une baisse de prix de 10%,
04:54sur le Paris-Marseille, jusqu'à 30%,
04:56alors que les lignes sans concurrence n'avaient pas cette baisse de prix en comparaison.
05:01Donc effectivement, la concurrence vient stimuler aussi l'attractivité tarifaire.
05:06Et puis on a, bien sûr, l'innovation en termes de services.
05:11On a, nous, des services exclusifs dans nos trains.
05:14On en parlera tout à l'heure.
05:16Et c'est très bien que les autres opérateurs réagissent aussi pour innover.
05:22En ce moment, l'avenir, c'est quoi ?
05:23On est sur, finalement, du développement, de la consolidation, plutôt, de ce qui est mis en place ?
05:28Alors, on est une phase de fort développement, notamment en 2025,
05:32puisqu'on a rajouté des trains, on a ouvert des nouvelles lignes.
05:36On est, donc, cette année, et jusqu'à, dans les deux, trois prochaines années,
05:41plutôt dans une phase de consolidation,
05:44puisqu'on utilise, aujourd'hui, on a neuf trains en France
05:47puisqu'ils sont autorisés, homologués, à circuler en France.
05:50Donc, on les utilise complètement.
05:55Et donc, pendant les deux, trois prochaines années,
05:57on va consolider notre présence sur l'axe sud-est,
06:00donc Paris-Lyon-Marseille et Paris-Milan,
06:03avant de passer, effectivement, à une prochaine étape de développement,
06:06puisqu'il nous faut pour ça des nouveaux trains.
06:09Et donc, on commande des nouveaux trains, déjà,
06:11pour penser aux futures phases de développement.
06:13Alors, on pense quand même au développement un peu plus loin,
06:15puisqu'on pourrait traverser la Manche avec Trenitalia.
06:20Et ça, c'est très ambitieux.
06:22Et surtout, c'est pour nos amis frontaliers de faire les allers-retours.
06:28Finalement, c'est une manne intéressante.
06:32Alors, oui, on a comme projet, effectivement,
06:34d'ouvrir une ligne entre Paris et Londres pour fin 2029, on va dire,
06:39à hauteur de 10 allers-retours par jour,
06:41donc, de manière assez conséquente.
06:45Bien sûr, cette ligne-là, elle est importante,
06:46parce qu'il y a beaucoup de trafic,
06:48parce que c'est aussi une ligne actuelle,
06:51il n'y a pas de concurrence aujourd'hui.
06:52Il y a l'Eurostar qui n'a pas de concurrence,
06:54et donc, il y a un potentiel de développement qui est assez important.
06:58Pour nous, quand on vient,
07:00ce n'est pas simplement de concurrencer l'opérateur en place,
07:02c'est vraiment d'élargir le marché ferroviaire
07:04et d'attirer plus de gens au train,
07:07au détriment, soit de l'avion, soit de la voiture,
07:09en tout cas de modes de transport plus polluants.
07:11Donc, ça, c'est important, et on le voit en France.
07:13On a, évidemment, nous, eu des croissances assez fortes,
07:162024-2025, on a fait x2 en nombre de passagers.
07:19En même temps, l'opérateur historique communique très régulièrement
07:22sur des records de fréquentation,
07:24donc, c'est bien que le marché augmente,
07:25et ça, c'est notre ambition.
07:27Et la régionalisation, un tout petit mot là-dessus,
07:29puisque vous avez développé Paris-Marseille,
07:32avec des arrêts à Avignon, à Aix-en-Provence,
07:34et puis, il y a aussi, sur la ligne Italie-Saint-Jean-de-Maurienne,
07:38ce qui est quand même assez exceptionnel.
07:40C'est très important.
07:41Quand on ouvre une ligne,
07:42il y a un équilibre qu'on essaie de trouver,
07:45qui est, un, le temps optimisé entre de bout en bout,
07:49et en même temps, les villes qu'on traverse,
07:53et les territoires.
07:54Donc, effectivement, sur le Paris-Marseille,
07:57Avignon, à Aix, et à Lyon-Saint-Exupéry,
08:00ce qui est plutôt pratique pour la connexion
08:02avec l'aéroport de Lyon.
08:03Et sur le Paris-Milan,
08:05on s'arrête à Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne,
08:07Modane, Oups,
08:08et donc, on a vraiment une desserte
08:10du territoire des Alpes qui est assez importante.
08:11Et on reviendra dans quelques minutes
08:13avec Fabrice Toledano.
08:15Oui, à plus de 200 km heure.
08:16On est à 200 km heure.
08:17On monte à vitesse et est en train de monter, Philippe.
08:19Allez, attention.
08:20Vous allez adorer.
08:20On va décoller.
08:21Et Moltoveloci.
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