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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-04-02##

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News
Transcription
00:00David, bienvenue dans les vraies voix font parler la France, la dernière de la semaine, bonsoir François-Louis Bourneau.
00:06Bonsoir cher Philippe David, comment allez-vous ?
00:09Ben, ça pourrait aller mieux parce que hier soir j'ai dû faire le plein de carburant.
00:12Oulà, vous avez payé cher.
00:13Ah ben, vous vous rappelez, j'avais dit dans cette émission que j'avais vu une pompe où elle était
00:17à 2,45€.
00:19Oui.
00:19Alors, j'avais arrondi parce que c'était 2,449, donc à 1 centième de centime, c'était 2,45€.
00:28Mais comme entre Sud Radio et chez moi, il n'y avait plus de gasoil dans aucune station de service,
00:33eh bien j'ai dû aller dans celle-là, 49 litres, vous savez combien en euros ?
00:37Non, vous allez me le dire et dire à nos auditeurs.
00:39Ben, vous ne pouvez pas multiplier, 49 multiplié par 2,44€.
00:42Oh écoutez, j'ai fait une soirée d'erreur Philippe.
00:45120€.
00:45Oh waouh.
00:46120€.
00:47Et malheureusement...
00:48Je pense que je n'ai jamais fait, pourtant je suis beaucoup plus avec vous,
00:51je crois que je n'ai jamais fait un plein aussi cher de ma vie,
00:54parce que là, si vous multipliez en francs, ça fait pratiquement 800 francs le plein.
00:59Vous n'avez pas connu le franc ? Moi, oui.
01:01Et là, je dois vous dire que je suis furieux.
01:03Eh bien, on bat des records, effectivement, au niveau des prix des carburants.
01:06D'ailleurs, si pour vous, vous avez dû peut-être changer vos habitudes,
01:10aller travailler devient trop cher.
01:11Le quotidien des Français, quand ils doivent aller faire le plein,
01:14quand ils utilisent leur voiture tous les jours,
01:16qu'ils soient routiers, infirmiers ou autres,
01:18eh bien, ça devient trop cher.
01:20Et si c'est le cas, dites-le nous, 0816 300 300.
01:22On a quand même une bonne nouvelle, et j'en profite pour vous le dire,
01:25puisque si vous jouez sur Sud Radio, vous pouvez gagner un très beau cadeau.
01:28À la sortie du titre, un Paris-Montréal de Nelson Pagé sur Sud Radio,
01:32eh bien, on vous offre vos billets d'avion.
01:35Tenez-vous bien, aller-retour de Paris-Montréal, pour deux personnes.
01:39Il faut simplement envoyer un petit SMS,
01:41Sud au 728 par SMS, Sud 728,
01:44et vous partirez du côté du Canada.
01:46Voilà, Philippe.
01:46Je n'ai pas trouvé mieux pour mettre de bonne humeur nos auditeurs.
01:48Ah bah, écoutez, c'est déjà une bonne chose.
01:50Vous y êtes arrivés, puisque vous êtes plein d'entrains, de gaieté et de joie.
01:53Ah bah, j'essaye de faire au mieux.
01:54Et puis, en plus des carburants, on parlera aussi des retraités
01:58qui sont descendus dans la rue ce 2 avril,
02:00dans le cadre d'une journée nationale d'action.
02:02Vous êtes retraité, et votre retraite ne suffit plus pour vivre.
02:06Pareil, 0826 300 300 pour témoigner à l'antenne.
02:09On prend tous vos appels jusqu'à 20h.
02:11Et on retrouve Franck.
02:12Bonsoir, Franck.
02:14Bonsoir, Philippe.
02:15Bonsoir, Franck.
02:16Bienvenue.
02:16Vous avez voulu réagir.
02:19On ne va pas mentir aux auditeurs.
02:20On se connaît déjà, puisque vous êtes le président des Salaisons de la Cône,
02:24qui sont absolument délicieuses.
02:26Et vous, vous voulez témoigner en tant qu'hante que patron,
02:29et en tant que patron qui écoute ses salariés.
02:33Sur la problématique des prix des carburants, on vous écoute.
02:36Oui, oui, tout à fait.
02:38Bon, on a le gouvernement qui vient de libérer 50 millions d'euros pour nos amis transporteurs,
02:43qui ont un très bon syndicat, je suppose.
02:45Mais on ne pense pas aux surcharges de gasoil qu'on va avoir arrivées sur nos factures de transport
02:50pour nos marchandises qui partent dans les magasins et qui arrivent même dans nos abattoirs,
02:54puisqu'aujourd'hui, les pieds de facture ne sont pas négligeables pour nous,
02:59et puis pas négociables surtout.
03:01Et je pense vraiment que c'est le consommateur et le français lambda qui va payer.
03:06On devrait faire une loi Egalim sur l'énergie,
03:09puisqu'il nous impose de travailler sur ces lois-là pour l'agroalimentaire.
03:13Il faudrait peut-être faire la même chose sur l'énergie,
03:15parce qu'aujourd'hui, nos entreprises sont plafonnées à 300 euros
03:18pour aider nos employés à venir travailler, qui font des kilomètres.
03:22Faire du télétravail dans nos outils, ce n'est pas possible.
03:24Donc, vous savez, on fabrique, on tue des animaux,
03:28on les transforme pour alimenter les Français et les Françaises.
03:31Donc, ce n'est pas possible par télétravail.
03:34Alors, expliquez-nous, on avait même fait une émission
03:37dans votre magnifique village de La Cône, Franck.
03:41Combien ça vous coûte en plus, un transport de cochons pour aller à l'abattoir,
03:45pour les transporter d'un endroit à un autre,
03:48après, pour livrer vos clients ?
03:50De combien est pour vous la surcharge ?
03:53Ça va passer des centimes.
03:56C'est vrai que ça ne paraît pas énorme,
03:58mais 5 centimes au kilo,
03:59quand vous faites 200 ou 250 animaux par camion,
04:02on est un petit abattoir.
04:03Mais on fait 36 000 tonnes par an, donc ça va vite.
04:07Enfin, 36 000 tonnes, ça fait 36 millions de kilos.
04:11Il faudrait que je fasse le calcul.
04:12Excusez-moi, 36 millions de kilos, je vous fais le calcul.
04:1636 millions de kilos, 1, 2, 3, 4, 5, 6,
04:19multiplié par 0,05, égale...
04:22Ah ben, ça fait quand même 1,8 million d'euros.
04:24Oui, tout à fait.
04:25Ça fait quand même une grosse somme.
04:27Oui, Philippe, je suis d'accord avec vous,
04:28mais c'est que sur une partie,
04:29parce que tous les films d'emballage,
04:31les cartons, les plastiques,
04:33les gaz alimentaires que nous utilisons
04:35pour pouvoir protéger les aliments,
04:37tous ces produits-là sont en train de prendre une explosion aussi,
04:40avec le prix du transport et le pétrole.
04:42Et là, on n'a plus du tout de levier.
04:46Et on n'a pas de loi,
04:47et Galine, qui nous protège pour repasser ça
04:49sur la grande distribution ou autre chose.
04:51Donc, on le prend dans nos manches.
04:53Et comme j'ai entendu, Jérôme,
04:54un peu avant l'émission précédente,
04:56on n'est plus protégé par l'Europe.
04:58C'est clair, je suis vraiment catastrophé
05:00par cette situation.
05:02Alors, Franck, vous avez dit une chose très intéressante.
05:04Vous dites, il n'y a pas que...
05:06Parce que quand je vois la charge,
05:071,8 million d'euros, c'est considérable.
05:09Parce que ça paraît 5 centimes par kilo,
05:11mais avec 36 millions de kilos,
05:13c'est sûr que c'est colossal.
05:14Vous avez dit, il y a d'autres produits
05:16qui ont déjà augmenté.
05:18Qu'est-ce qu'on vous a augmenté ?
05:19Les produits à base de pétrole,
05:21comme les plastiques, ou d'autres produits ?
05:23Exactement.
05:23Tous les plastiques qu'on protège
05:25quand vous faites des barquettes
05:26aux produits alimentaires,
05:27tous ces plastiques-là sont intouchables.
05:29On vient de prendre des hausses énormes.
05:31Tout ce qui est plastique,
05:34donc le gaz alimentaire
05:36qu'on nous livre par semis,
05:38les cartons qui arrivent,
05:40les films étirables pour protéger,
05:41enfin, tout ce matériel-là.
05:43Et surtout, il faut penser
05:44qu'il nous faut de l'eau chaude
05:46pour nettoyer nos ateliers,
05:47donc du ful aussi dans nos entreprises.
05:50C'est vraiment une catastrophe.
05:52Et l'électricité qui nous a coûté
05:54pendant ces trois dernières années,
05:55hyper cher,
05:56qui nous a interdit d'investir quasiment,
05:58parce qu'un million d'euros par an,
05:59de plus aussi en énergie électrique,
06:01sur nos outils,
06:02ça a été une catastrophe,
06:04alors que nos voisins espagnols
06:05ont eu la chance de sortir de l'Europe
06:07sur ce travail-là.
06:08Sur le marché européen de l'électricité, absolument.
06:11Exactement, exactement.
06:12Les Portugais aussi.
06:13Et les Portugais aussi.
06:14Donc, c'est sûr que,
06:15comme disait Jérôme un peu avant,
06:17on ne se sent plus du tout,
06:18du tout protégé par l'Europe,
06:20c'est clair.
06:20Alors, on va prendre d'autres auditeurs
06:23qui veulent parler,
06:24qui veulent prendre la parole
06:25sur Sud Radio.
06:26Je suis en train de penser, Philippe,
06:27qu'on a plein d'auditeurs, certes,
06:29qui nous appellent au 0826 300 300,
06:31mais si vous ne pouvez pas appeler
06:32et que vous n'êtes pas forcément disponible,
06:33le 7218 est aussi disponible,
06:35vous envoyez VV par SMS,
06:36et ça vous permet d'écrire
06:37un petit commentaire,
06:38une réaction,
06:38pour qu'on puisse vous lire à l'antenne.
06:40Mais Franck, restez avec nous.
06:41Bien sûr, Franck, restez avec nous.
06:42On va prendre Adonis de Blais
06:44qui était avec nous.
06:45Bonsoir, Adonis.
06:45On était à la limite du 34,
06:48du 80 et du 12.
06:50Là, on part dans le 33.
06:51Bonsoir, Adonis.
06:52Oui, bonsoir.
06:53Vous voulez pousser un petit coup de gueule,
06:55Adonis,
06:55contre Michel-Edouard Leclerc.
06:57On vous écoute,
06:58surtout sur ce prix du carburant
07:00qui ne cesse d'augmenter
07:01en bas des records,
07:02et on vous écoute pour votre coup de gueule.
07:04Alors, M. Leclerc,
07:06comme vous venez de le signaler,
07:10est venu déclarer
07:12à une heure de grande écoute,
07:14il me semble,
07:15comme quoi, lui,
07:16il avait la potion magique.
07:17Il allait décider
07:18le prix du carburant
07:20de 30 centimes au litre.
07:22Et puis,
07:23voilà,
07:24ça en est resté là,
07:25en fin de compte.
07:25Et je trouve qu'on n'en parle pas assez
07:27parce que ce monsieur
07:28a une certaine influence.
07:29La preuve,
07:29c'est que dès qu'il y a
07:30une déclaration à faire
07:32concernant la consommation
07:37ou il est venu aussi intervenir
07:38lors des manifestations
07:41des agriculteurs,
07:42enfin bon,
07:42sa parole a quand même
07:43une valeur,
07:44il me semble.
07:45Et donc,
07:46il a menti,
07:47tout simplement,
07:49au moment qu'il se présente
07:49aux prochaines élections présidentielles.
07:51Parce que ça aurait
07:52un manque de plus.
07:53Oui,
07:53c'est pas encore fait.
07:55Apparemment,
07:56il a plutôt décliné
07:59cette idée.
08:00Adonis,
08:00combien vous payez
08:01le litre de...
08:02Vous roulez à l'essence
08:03ou au gazole ?
08:04Alors,
08:05les deux.
08:06Alors,
08:07je l'ai...
08:07Donc,
08:07vous avez au moins deux véhicules
08:09parce que sinon,
08:09c'est pas compatible.
08:11Mon épouse et moi.
08:12D'accord.
08:13Elle travaille,
08:14je travaille,
08:15donc voilà.
08:16Donc,
08:17écoutez,
08:17je vais vous le dire en direct
08:18parce que là,
08:19je suis sur le site
08:19du gouvernement.
08:21Oui.
08:21Et donc,
08:23le Leclerc de Blague.
08:24Oui,
08:25c'est le plus gros
08:26hypermarché à Blague,
08:27oui.
08:28Voilà,
08:28il est à 2,28 euros
08:29au niveau du gazole.
08:30Ouf !
08:31Vous verrez,
08:32je l'ai payé 2,45 euros hier.
08:33Oui,
08:35mais alors,
08:35je ne sais pas
08:35dans quelle enseigne,
08:36mais bon,
08:37voilà.
08:37Je vais vous le dire,
08:38et Sceau.
08:39D'accord.
08:40Donc,
08:40pas de la grande distribution,
08:42on est d'accord.
08:42Non,
08:43mais il n'y avait plus de gazole,
08:44donc je n'avais pas le choix.
08:45Tout à fait.
08:46Voilà,
08:46il fallait pousser.
08:47La seule station
08:48qui,
08:49aujourd'hui,
08:50aurait pu être intéressante,
08:52entre guillemets,
08:53parce qu'il est à plus de 2 euros
08:54quand même,
08:54c'est la totale énergie
08:56qui est à,
08:57je ne sais pas si vous connaissez,
08:58dans le Nord Gironde,
09:00au Ponté,
09:02sur la route principale,
09:03la 137,
09:04qui est pour rejoindre la Charente.
09:06Après Saint-Henri de Cubzac.
09:07Oui,
09:08bien après.
09:08D'accord.
09:10En passant par la 137,
09:13l'ex-nationale.
09:14Je vais vous poser quand même
09:15une question.
09:16Vous prenez votre voiture
09:17pour aller travailler,
09:18on peut supposer.
09:18Oui.
09:19Votre femme aussi.
09:20Oui.
09:21Là,
09:21vous disiez,
09:22c'est vous qui roulez au gazole
09:24et votre femme à l'essence.
09:26Oui,
09:26oui,
09:27plutôt.
09:27C'est ça.
09:28Et ça vous impute
09:29un surcoûte
09:30de combien à chacun
09:31par semaine ?
09:32Alors,
09:33moi,
09:34je vais être honnête
09:35jusqu'au bout.
09:36J'ai l'entreprise
09:37pour laquelle je travaille,
09:39je travaille sur le CNPE
09:40du Blayet,
09:40c'est-à-dire la centrale nucléaire.
09:42Oui,
09:42d'accord.
09:42dans une grosse entreprise
09:45qui fait partie du groupe Bouygues
09:46et donc je fais partie
09:48de la convention BTP,
09:50donc on a des indemnités
09:52de déplacement.
09:53D'accord.
09:54Suivant les kilomètres,
09:55ça marche par,
09:56alors là aussi,
09:57ça marche par cercle
10:00et par tous les 10 kilomètres
10:03et c'est à vol d'oiseau.
10:04D'accord.
10:04C'est calculé.
10:05Voilà.
10:06Donc,
10:07mais effectivement,
10:08qu'à ce rythme-là,
10:09ça ne va pas suffire
10:10ce qu'on me donne par jour
10:11de déplacement.
10:13D'accord.
10:15Parce que là,
10:16il est donc à 2,28 euros le gasoil
10:18et le sans-plomb 95,
10:21aujourd'hui,
10:22il est à 1,92 euros
10:23et le 98,
10:25il est à 2,35 euros.
10:292,03 euros.
10:312,03 euros donc.
10:32Oui,
10:33exactement.
10:34Donc,
10:35voilà.
10:36Après,
10:36alors le truc,
10:37c'est que là,
10:38je suis sur la carte,
10:39je peux naviguer.
10:40Après,
10:40j'ai la petite station
10:42qui est à un carrefour,
10:43qui est à 5 kilomètres
10:44de chez moi,
10:46donc à Bourg-sur-Gironde.
10:47Oui.
10:48Il est à 2,28 euros le gasoil.
10:50Oui,
10:512,28 encore une fois,
10:52oui.
10:52Enfin,
10:532,29.
10:542,89.
10:54Oui,
10:552,89,
10:56c'est presque 2,29.
10:57Oui,
10:57c'est vrai.
10:58Alors,
10:58restez avec nous,
11:00Adonis,
11:00restez avec nous,
11:01Franck.
11:01Il y a beaucoup d'appels,
11:02on va vous faire réagir encore
11:03et toujours.
11:04Et justement,
11:04si vous avez du mal
11:05à boucler les fins de mois de base
11:07et qu'en plus,
11:07le prix de l'essence
11:08ou du gasoil
11:09s'ajoute à la facture,
11:10ça fait très très cher,
11:12eh bien,
11:12venez témoigner 0826 300 300.
11:14Vous roulez moins
11:15à cause des prix de l'essence,
11:16eh bien,
11:16on est là pour vous donner
11:18la parole avec Philippe
11:18jusqu'à 20h.
11:2119h-20h,
11:22les vraies voix font parler la France.
11:24Les vraies voix font parler la France.
11:26Philippe David.
11:28Retour des vraies voix font parler la France
11:30avec bien évidemment
11:31François-Louis Bourdeau.
11:32J'ai failli intervertir les deux.
11:35Vous réagissez,
11:36enfin,
11:36vous parlez beaucoup,
11:37vous voulez beaucoup parler
11:38des prix des carburants.
11:40On a encore avec nous,
11:42Franck,
11:43on a avec nous Adonis,
11:45l'un dans l'Héros,
11:45l'autre dans la Gironde.
11:48Restez avec nous.
11:49Là, on met cap vraiment
11:50au Grand Nord
11:51puisqu'on part pour Dunkerque.
11:52Alors, c'est vrai qu'on parle
11:53des carburants.
11:53Philippe,
11:54ce n'est pas forcément le sujet
11:55qui donne le plus le sourire.
11:56En revanche,
11:57moi, j'ai une petite surprise
11:58pour vous,
11:58chers auditeurs.
11:59Vous nous appelez pour témoigner,
12:01pour prendre la parole
12:02sur Sud Radio.
12:03Eh bien,
12:03c'est le moment aussi
12:04de jouer pour gagner
12:06des chocolats Jeff Debruche.
12:08Si vous prenez la parole
12:09sur Sud Radio,
12:09c'est très simple.
12:10Vous remportez votre petit balotin
12:11de chocolat Jeff Debruche
12:12et là,
12:13je pense que ça peut faire plaisir
12:14à tout le monde, Philippe.
12:18Anticiper, c'est très simple.
12:19Vous envoyez Sud SUD
12:20au 728 par SMS.
12:22728 par SMS,
12:24je le rappelle.
12:24Et ensuite,
12:25du coup,
12:25vous pouvez gagner
12:26vos petits balotins.
12:27Et on a Yanis avec nous.
12:29Bonsoir Yanis.
12:31Bonsoir Philippe.
12:32Bonsoir François.
12:33Bonsoir Yanis.
12:34On va d'un bout
12:35à l'autre de la France.
12:36On était dans l'Hérault.
12:37On est passé dans la Gironde,
12:38maintenant en direction le Nord
12:39et puis c'est presque
12:40la frontière belge, Dunkerque.
12:41Vous êtes impacté,
12:42vous aussi,
12:43par le problème
12:43du prix des carburants ?
12:45Complètement,
12:46comme tout le monde,
12:47de toute façon.
12:48Vous prenez votre voiture
12:49pour aller travailler Yanis ?
12:51Oui, oui, bien sûr.
12:52Yanis,
12:53vous êtes en diesel,
12:54en essence,
12:54ça se passe comme en...
12:55Je crois que vous avez
12:55une 308 essence
12:57qui est un modèle
12:57mais tout à fait classique.
12:59Beaucoup de gens roulent avec.
13:01Quand on arrive là,
13:02je pense que c'est extrêmement rageant
13:03d'arriver à la pompe
13:03et de voir ses prix.
13:04Je suppose que vous êtes
13:05comme tous ces Français Yanis.
13:07Oui, tout à fait.
13:08J'ai des deux.
13:08J'ai aussi un véhicule diesel
13:09pour me rendre au travail.
13:10D'accord, oui.
13:12Et c'est vrai que là,
13:14de voir les prix
13:14qui augmentent comme ça,
13:15c'est très impactant pour nous.
13:17Alors, j'ai une question
13:18à vous poser
13:19parce que ça fait quelques temps
13:21que je ne suis pas allé en Belgique.
13:22D'un quart,
13:23vous êtes à combien de kilomètres
13:24de la Belgique ?
13:25Moi, je suis à 15 kilomètres.
13:29Oui, j'allais dire
13:29c'est 10-15 kilomètres.
13:31C'est bien ce que je pensais.
13:32On a des auditeurs
13:33qui nous appelaient
13:35il y a quelques jours,
13:36pas de la frontière
13:37avec l'Espagne,
13:39mais qui étaient
13:39à 30-40 kilomètres
13:40de l'Espagne
13:41et qui allaient faire
13:42leur plein en Espagne.
13:43Est-ce que pour vous,
13:44c'est rentable
13:45au cas où, Yanis,
13:45d'aller faire le plein
13:46chez nos amis belges ?
13:47Comme c'est vos voisins en plus.
13:49Nous, il y a une époque
13:50où c'était intéressant
13:51d'aller en Belgique,
13:52mais aujourd'hui,
13:52la différence,
13:53elle est infime.
13:54Je sais que moi,
13:55je n'y vais pas du tout
13:55et je n'ai personne
13:56dans mon entourage qui y va.
13:57Donc, c'est que le prix
13:58est le même
13:58à très peu de choses près.
13:59C'est ça.
14:00L'aller-retour,
14:01ça ne me ferait rien gagner.
14:03D'accord.
14:03D'accord.
14:04Effectivement.
14:05Yanis,
14:05non, je vais dire,
14:06restez avec nous.
14:07Vous pouvez prendre
14:07la parole 0826 300 300,
14:10pardon.
14:10On va prendre Fabien
14:11qui nous a contactés.
14:13Bonsoir Fabien.
14:13Bonsoir Fabien.
14:15Oui, bonsoir.
14:16Bonsoir.
14:17Allez-y,
14:17prenez la parole
14:18sur le sujet
14:18des carburants
14:19qui vous fait
14:20beaucoup réagir.
14:21Eh oui,
14:22malheureusement,
14:22comme tout le monde,
14:23mais bon,
14:24nous,
14:25dans notre commège,
14:26on est un petit peu
14:28délaissés quand même
14:29de toute cette histoire.
14:30Moi, je suis chef
14:31d'entreprise
14:31dans le commège.
14:33Oui.
14:33Alors, je rappelle
14:34pour les auditeurs,
14:35le commège,
14:36c'est au sud de Toulouse
14:37en allant vers les Pyrénées,
14:38en allant notamment
14:39vers Saint-Gaudens.
14:40C'est ça.
14:41Non, moi,
14:42c'était le coup de gueule
14:43que j'avais à passer.
14:44C'est parce que
14:45dans tout ce qui est cité
14:46aujourd'hui
14:46pour notre cher gouvernement,
14:48c'est qu'on est
14:48les délaissés.
14:49Nous, on doit tourner
14:50à l'électrique
14:51et aux vames
14:51parce qu'on n'est pas cités
14:52ni dans les aides
14:53ni dans les prises
14:55de conscience de l'État.
14:56Là, aujourd'hui,
14:56c'est ce que j'expliquais
14:57à votre...
15:01Moi, mon surcoût
15:02aujourd'hui de gasoil
15:03en étinceul
15:04avec des machines
15:05de taille moyenne,
15:05c'est 1 800 euros
15:06par mois hors taxe.
15:07Pardon ?
15:081 800 euros par mois ?
15:091 600 euros hors taxe.
15:12Ouh là là !
15:13J'ai la chance
15:14d'avoir des machines
15:15moyennes.
15:16Oui.
15:17De taille moyenne.
15:17Vous faites quoi
15:18comme activité ?
15:20Du terrassement.
15:21Ah oui, d'accord.
15:22Effectivement,
15:22c'est comme des belles machines.
15:24Voilà, mais nous,
15:24on n'est pas concernés.
15:26Par les aides ?
15:27Voilà, on doit tourner
15:28à l'électrique apparemment
15:29puisqu'on n'est pas cités.
15:30Donc, ça commence
15:31à bouillir un petit peu.
15:33Je vois, j'ai des confrères
15:33qui commencent à bouillir aussi
15:34parce que moi,
15:35dans mon cas,
15:36on va dire que c'est
15:36encore raisonnable.
15:37J'ai des confrères
15:38qui ont 4-5 machines
15:39qui sont à 100 euros
15:40de plus par jour
15:41de surconsommation de gasoil.
15:43Je vous laisse faire
15:43le calcul sur 4 machines
15:44par jour, par mois.
15:46Ah ben, ça fait
15:4725 000 euros par mois,
15:48par an ?
15:49Parce que...
15:50Ça fait 400 euros
15:51par jour.
15:52Ah non, 400 euros par jour,
15:53pardon,
15:54donc 2 000 euros par semaine
15:56si on travaille
15:56donc 5 jours.
15:57Donc 8 000 euros par mois,
15:58donc 96 000 euros
16:00à l'année,
16:00c'est une grosse somme.
16:01Je vous laisse faire
16:02le calcul pour ce genre
16:03d'entreprise-là
16:04et je ne sais pas
16:05comment elles vont survivre
16:06passer 2 mois comme ça.
16:08Bien sûr, Fabien.
16:09Et l'autre point
16:10qui est vachement intéressant,
16:11c'est qu'en plus de ça,
16:13moi, j'ai la chance
16:13de stocker,
16:14d'avoir,
16:15comme je vous dis,
16:15des petites machines.
16:16Eux, ils sont dans
16:17des circonstances,
16:18là où il y a
16:18avec 1 000 litres,
16:19ils font 3 jours de boulot,
16:20allez, 4 jours de boulot.
16:22On est rationné
16:22à 1 000 litres par semaine.
16:24Ah oui, c'est fou.
16:25On va en donner
16:26la Franck qui souhaite réagir.
16:28Pas bien rester avec nous,
16:29bien sûr,
16:29on continue de faire réagir.
16:30Vous, à la Cône,
16:31vous avez combien de salariés ?
16:33Alors, sur la Cône,
16:35tu connais très bien Philippe.
16:36Oui, Philippe,
16:37bien sûr, oui.
16:38C'est dans le Tarn,
16:39on est à la limite de l'Hérault.
16:40C'est ça,
16:41ce que j'ai dit,
16:41c'est dans le Tarn,
16:41à la limite de l'Hérault
16:42et de l'Aveyron.
16:44Nous, le syndicat,
16:46les salaisons
16:46et nos salles abattoirs
16:48et les coupes,
16:48on est plus de 200 employés
16:49sur la montagne,
16:51200 employés,
16:52excusez-moi,
16:52sur la montagne
16:54et qui sont répartis
16:55sur une zone géographique
16:56qui fait plus de 20 kilomètres.
16:58Donc, ces gens-là
16:59viennent tous les jours travailler
17:00et on voit leur coût de gasoil
17:03ou essence augmenter
17:04et il faut qu'on arrive
17:06à faire quelque chose.
17:07Je ne sais pas
17:07ce que va proposer l'État
17:08s'ils vont nous donner
17:10la chance de pouvoir les aider,
17:12de pouvoir détaxer
17:13ou déplafonner les primes
17:14de transport
17:15mais il faut faire quelque chose.
17:16Les gens ne viendront plus travailler.
17:17Mais Franck,
17:19on a entendu Adonis de Blay
17:21qui a toujours un coup
17:21qui lui disait là-bas
17:22le sans-plomb est à 95,
17:25à 1,92,
17:26le 98 à 2,03
17:27et le gazole à 2,28, 2,29.
17:30Il est à combien
17:31du côté de la cône ?
17:32Il est à 2,29
17:33mais ce matin,
17:34j'ai fait le plein à castre
17:36ce matin à 2,33.
17:38Donc, c'est infernal
17:40et on a des camions
17:41qui tournent
17:41pour aller livrer les magasins
17:42avec des camions frigorifiques
17:44et qui consomment aussi
17:45beaucoup plus.
17:47Donc, je vous dis,
17:48entre tout ce qui nous tombe
17:49sur la tête,
17:50les films,
17:52l'emballage
17:53et puis le pétrole partout,
17:55c'est sûr que nos amis espagnols
17:56qui ont baissé les taxes,
17:57ça serait la chose
17:58la plus simple à faire
17:59pour tout le monde,
18:00pour que ça aide tout le monde.
18:01les entreprises,
18:03les particuliers,
18:04pas uniquement que les transporteurs
18:06puisque, bon,
18:06aujourd'hui,
18:07on parle d'aide
18:08sur les transporteurs ciblés,
18:10mais c'est des employés
18:11qui vont rester à la maison.
18:13C'est obligé.
18:15Franck, on va faire réagir
18:17Gérard du Puy-en-Velay
18:18qui souhaite aussi
18:19reprendre la parole.
18:20Oh, bonsoir Gérard.
18:21C'est vraiment toute la France
18:22ce soir qui réagit
18:23parce que là,
18:24le Puy-en-Velay,
18:25c'est très central.
18:26On va dire ça comme ça.
18:27Gérard, on vous donne la parole,
18:28allez-y,
18:28si vous continuez à réagir.
18:300826 300 300,
18:32je rappelle qu'on a
18:32un petit cadeau pour vous.
18:33On peut vous faire gagner
18:34des chocolats.
18:35Jeff Debrugge,
18:36je le rappelle
18:36parce que c'est quand même
18:37un cadeau très sympa
18:37en cette période de Pâques.
18:39Gérard, allez-y,
18:39prenez la parole.
18:43Gérard ?
18:43Alors, on n'est plus
18:45avec Gérard, je crois.
18:46Ah, on n'a plus Gérard ?
18:47Eh bien, c'est pas grave.
18:48On a Fabien,
18:49on a Franck
18:49qui sont encore avec nous.
18:50On va reprendre
18:52Adonis, Eric.
18:53Ah, Eric est là.
18:54Eric, alors lui,
18:54il nous appelle
18:55de région parisienne.
18:56Bonsoir, Eric.
18:56Bonsoir, Eric.
18:58Bonsoir.
18:59Alors, on peut dire,
19:00allez-y, on vous écoute.
19:01On peut dire la ville
19:02d'où vous nous appelez ?
19:03Oui, Mont-Rangis.
19:05Mont-Rangis,
19:06donc c'est dans l'Essonne.
19:07Je suis voisin.
19:08Voilà, c'est ça.
19:09On vous écoute.
19:10Alors, moi,
19:11j'utilise différents types
19:12de véhicules dans mon activité,
19:13ça soit du thermique,
19:14de l'électrique
19:15ou du diesel.
19:16Bon, très honnêtement,
19:18l'histoire de l'électrique,
19:19c'est des broufs.
19:20Je veux dire pourquoi,
19:20c'est qu'en réalité,
19:21les consommations d'électricité
19:22pour ces voitures,
19:24elles sont énormes
19:25parce qu'on ne va pas loin.
19:26En revanche,
19:27ce que je voulais dire,
19:28et c'est ce que j'ai dit
19:29tout à l'heure
19:29à votre collaboratrice,
19:31c'est qu'on a une solution
19:33en France.
19:34La solution,
19:35elle a été bloquée
19:35il y a quelques années
19:37par une ministre,
19:37l'ancien ministre de la Justice
19:39de Guyane.
19:40En Guyane,
19:41il y avait des sondages
19:41qui avaient été faits
19:42par Total
19:42avec des gisements de pétrole
19:44qui nous permettaient
19:45de tenir à peu près
19:47dix ans de consommation
19:49pour tout le pays.
19:51Là,
19:52on voit que tout a été arrêté,
19:53il n'y a plus rien
19:54et maintenant,
19:54on a besoin de pétrole
19:55et on paye au préfort.
19:56Eric,
19:57restez avec nous.
19:58Ce n'est pas Christiane Taubira
19:59qui est responsable,
20:00c'est une loi
20:01qui s'appelle la loi Hulot,
20:02c'est Nicolas Hulot,
20:04qui a interdit
20:05les forages
20:06d'énergie fossile
20:08sur le territoire français
20:10et la Guyane
20:11étant française,
20:11donc c'est considéré
20:12comme l'Essonne
20:14ou l'Aveyron.
20:14Vous voyez ce que je veux dire ?
20:15Alors là,
20:16je suis entièrement d'accord
20:17avec vous
20:18qu'il faudrait vraiment
20:18revenir là-dessus.
20:19Mais on peut même
20:20aller plus loin,
20:21je veux dire,
20:21il y a des gisements
20:22d'hydrogène en France,
20:23il faut qu'on les exploite.
20:24Il y a des gisements
20:25de lithium,
20:26il faut qu'on les exploite.
20:27Et même le pétrole
20:27et le gaz de schiste,
20:28à mon avis,
20:29il faudra l'exploiter.
20:30Mais on doit faire
20:31une courte pause
20:31avant de vous reprendre.
20:32Mais si pour vous,
20:34faire le plein
20:34est devenu un stress,
20:35si vous avez déjà
20:36renoncé à un déplacement,
20:38c'est le moment
20:39d'en parler,
20:39c'est le moment
20:40de prendre la parole
20:40sur Sud Radio.
20:420826 300 300
20:43jusqu'à 20h
20:43avec Philippe.
20:4619h-20h,
20:47les vraies voix
20:47font parler la France.
20:49Philippe David.
20:50Retour des vraies voix
20:51font parler la France
20:52avec François-Louis Bourneau.
20:53Vous êtes très,
20:54très nombreux
20:55à nous appeler
20:56pour témoigner
20:57du prix des carburants.
20:58On était avec Eric
20:59de Morangis
21:00qu'on va reprendre
21:01et on a beaucoup d'appels.
21:03Eric, vous,
21:04vous avez une chance.
21:05François-Louis,
21:05vous êtes francilien également.
21:07Bien sûr.
21:07C'est qu'ici,
21:08vous avez quand même
21:09des transports en commun,
21:11un bon tissu
21:12de transport en commun.
21:13Même si aller
21:13de banlieue à banlieue,
21:14c'est très compliqué.
21:16Et est-ce que
21:16vous devez prendre
21:18votre voiture
21:18pour travailler
21:19ou vous pouvez vous
21:19prendre les transports
21:20en commun, Eric ?
21:22Alors, moi,
21:23j'ai un métier
21:24un peu spécial.
21:24Alors, effectivement,
21:25si je vais au bureau,
21:26je peux prendre
21:27les transports en commun.
21:28Oui.
21:29Le problème,
21:29c'est que le bureau,
21:31c'est juste un point de chute
21:32si vous voulez.
21:32En fait, après,
21:33moi, je me déplace
21:33sur toute la région.
21:35Donc, je suis obligé
21:36de prendre une voiture.
21:36Alors, que ce soit
21:37ma voiture perso,
21:38mais la plupart du temps,
21:39j'ai une voiture d'entreprise,
21:40mais peu importe.
21:43Les résultats,
21:44ils sont les mêmes
21:44pour d'autres personnes
21:45que je crois sur la route
21:45qui sont obligées
21:46de se déplacer
21:47pour des rendez-vous
21:48professionnels.
21:49Voilà.
21:49Donc, et là,
21:50en région parisienne,
21:52comme il y a beaucoup
21:53d'embouteillages,
21:53eh bien, forcément,
21:54on consomme beaucoup.
21:55C'est clair.
21:56Donc, c'est un vrai impact
21:56sur les budgets des gens.
21:57C'est inévitable.
21:58Et des entreprises,
21:59ça, c'est certain.
22:00Et vous avez entendu
22:01les prix assez plus tôt
22:02de 20...
22:03Vous roulez à l'essence
22:04au gasoil ?
22:05Non.
22:06J'ai quitté le diesel.
22:07Je suis passé sur du 95-10.
22:09Oui.
22:09Et vous le payez
22:10combien aujourd'hui ?
22:12Ah, ben,
22:12en plein,
22:13ça me coûte...
22:13Moi, je n'ai pas
22:14une très grosse voiture
22:14à petite perso,
22:15mais je n'ai au moins
22:15pour 70 euros.
22:16Ah oui ?
22:17Ben, oui.
22:18Moi, j'en ai eu
22:18pour 120 euros hier.
22:20Donc, c'est vrai
22:21que ça fait mal.
22:21Ça dépend de la taille
22:22du réservoir.
22:23C'est sûr.
22:24C'est sûr.
22:25Éric, restez avec nous.
22:27On a Frédéric
22:28qui nous appelle
22:29au 0826-300-300.
22:31Alors, Frédéric,
22:32vous êtes infirmier
22:33et donc, je suppose
22:34que vous faites
22:34beaucoup, beaucoup,
22:35beaucoup de routes.
22:36On vous laisse témoigner.
22:38Ah ben, alors,
22:39bonjour à tous.
22:39Bonjour, bonsoir,
22:40bienvenue.
22:42Frédéric, votre infirmier
22:43préféré de Haute-Pyrénées.
22:45Alors là,
22:45vous êtes mon infirmier préféré
22:47et mon département préféré
22:49comme je suis au cartoy
22:50par ma mère.
22:51Donc là, vous cumulez.
22:54Donc, moi,
22:55je fais 96 kilomètres
22:56par jour
22:57pour aller et revenir
22:58du boulot.
22:59Je suis infirmier
23:00dans un épanne.
23:01Je suis à la retraite.
23:03Je travaille
23:03parce que je m'emmerde
23:06et que j'aime bien
23:06mon métier.
23:07Et là, je me demande
23:08si je vais continuer
23:10à aller m'occuper
23:11de mes petits vieux
23:12que j'adore.
23:13Mais le coup
23:15devient tellement
23:17exorbitant
23:17que qu'est-ce qu'on fait ?
23:19On continue
23:23notre sacerdoce.
23:24Est-ce qu'on se dit
23:25« Allez, tant pis,
23:25on va s'occuper
23:26de nos vieux
23:27et puis on mangera
23:27des patates
23:28le reste du mois ? »
23:29Ou est-ce qu'on laisse tomber
23:33et advienne que pourra
23:34pour nos petits vieux ?
23:36Ce que vous dites,
23:37c'est terrible.
23:37Vous êtes en plus touché,
23:38je pense,
23:39comme vous êtes retraité,
23:40par les nouvelles mesures
23:41qui ont frappé plus durement
23:42le cumul emploi-retraite,
23:43non ?
23:46C'était quoi le cumul ?
23:47C'était faire payer...
23:49Il y avait,
23:50comme je ne me souviens plus
23:51parfaitement ce que c'était,
23:52mais c'était moins avantageux
23:53de travailler
23:53quand on était retraité.
23:54Vous travaillez,
23:55vous êtes,
23:56on peut dire
23:56dans quel village vous êtes ?
23:59Alors,
23:59je suis à Tournouse-de-Vent,
24:01à côté de l'Anne-Meusan
24:02et je travaille à Juillan
24:04à côté de...
24:05Entre Tarmes et Lourdes ?
24:06Voilà, c'est ça.
24:07D'accord.
24:08Et donc,
24:09vous prenez l'autoroute
24:10pour y aller en plus ?
24:11Non,
24:11je prends les petites routes
24:12parce que je ne veux pas enrichir
24:15les masques de l'autoroute.
24:16C'est honnête,
24:17ça a de bien être honnête,
24:18Frédéric.
24:20C'est votre point de vue.
24:21Restez avec nous, Frédéric.
24:23On a retrouvé Gérard
24:24du Puy-en-Velay.
24:26Bonsoir, Gérard.
24:26On était en haute montagne,
24:27dans les Hauts-Pyrénées,
24:28on part en moyenne montagne.
24:29Bonsoir, Gérard.
24:31Gérard.
24:32Oui, bonsoir.
24:33Je coupe le haut-parleur.
24:34Ah, très bien.
24:35Oui, on vous écoute, Gérard,
24:36du massif central
24:37du Puy-en-Velay.
24:39C'est ça,
24:39le Puy-en-Velay.
24:40Alors,
24:40que dire sur l'énergie ?
24:41Elle est aussi chère qu'ailleurs.
24:43Ça, par contre,
24:43ça ne change pas.
24:45Par contre,
24:46que dire de l'électrique
24:47en Haute-Loire ?
24:48Eh bien,
24:49je vous souhaite bon courage
24:50avec une voiture électrique
24:51en Haute-Loire.
24:51Déjà,
24:52pour trouver une borne,
24:53pour trouver une borne
24:54qui marche,
24:55et puis pour circuler
24:56en Haute-Loire,
24:57parce que vous faites vite
24:58des kilomètres,
24:59il fait froid,
25:00vous prenez des côtes,
25:01votre voiture,
25:02vous n'allez pas aller loin avec.
25:03Parce que nous,
25:04quand on va voir...
25:04Et surtout quand il fait froid.
25:05C'est 100 kilomètres, quoi.
25:07Et surtout quand il fait froid,
25:08parce que les batteries
25:09se vident beaucoup plus vite
25:10en grand froid.
25:11Vous ne pouvez pas trouver
25:12si bien dire,
25:13parce qu'aujourd'hui,
25:13c'est spécialement froid.
25:14Je crois qu'on est encore
25:15la ville la plus froide
25:16depuis le début de la semaine
25:17de la France.
25:18D'accord.
25:19Et donc,
25:20vous,
25:20vous vous servez d'un véhicule
25:21au niveau professionnel
25:23ou vous êtes retraité
25:24ou comment ça se passe, Gérard ?
25:25Non, non,
25:25moi je suis ruraliste, moi.
25:26D'accord.
25:27Quel beau métier.
25:29Merci.
25:29Non, non,
25:30je me sers de ma voiture
25:32pour faire les trajets
25:33quotidiens,
25:34domicile, travail, quoi.
25:36Bon,
25:36je n'habite pas très très loin
25:38un peu à la campagne,
25:39mais je ne suis pas très loin.
25:40J'ai 10 minutes de voiture,
25:41moi, alors,
25:41si vous voulez,
25:42on n'est pas très impacté.
25:43Mais je suis aussi un commerçant.
25:46Et un commerçant,
25:47ça pense aussi
25:48aux porte-monnaie
25:48de ses clients.
25:49Et ce qu'ils vont mettre
25:50dans leur réservoir,
25:51ils ne le mettront pas chez moi.
25:52Voyez-vous ?
25:53Ah non, mais c'est sûr et certain.
25:54Il ne faut pas regarder
25:55le petit bout de la lorgnette.
25:57Ce n'est pas le prix de l'essence.
25:59C'est d'abord l'inflation croissante
26:00et délirante
26:01qu'il y a depuis quelques années
26:03et la perte du pouvoir d'achat
26:05qui va avec.
26:05Oui, c'est fou.
26:07Restez avec nous, Gérard.
26:08On va reprendre Fabien du Cominge.
26:10Fabien, vous avez entendu
26:12Gérard qui est petit entrepreneur
26:14avec son bar tabac.
26:15Vous avez entendu Franck
26:17qui, lui,
26:17a pas mal de salariés
26:19du côté du Tarn,
26:20du côté de Lacône.
26:22Vous, vous avez des salariés.
26:23Le Cominge,
26:24c'est une zone hyper rurale.
26:26On est d'accord là-dessus,
26:27comme la région de Lacône.
26:29Et Franck disait
26:30que ses salariés,
26:31vu le prix du carburant
26:32pour venir bosser,
26:33notamment évidemment
26:34ceux qui ont les plus petits salaires,
26:36ça devient compliqué.
26:37Vous constatez ça aussi
26:38dans le Cominge,
26:39dans votre entreprise ?
26:41Bien entendu que nous.
26:42Nous, c'est exactement pareil.
26:44Malheureusement,
26:45moi, j'ai dû me séparer
26:46justement de mon salarié
26:47en début d'année
26:48pour toute autre chose,
26:50mais qui,
26:51sans le faire exprès,
26:52est tombé au bon moment.
26:54C'est un jeune
26:55qui valait la peine
26:56mais que je n'ai pas pu garder
26:57à cause de tout ce qui est charge
26:58et tout le reste.
26:59Et par rapport à une baisse
27:00d'activité
27:00qui est drastique
27:01dans notre métier,
27:03ça ne faut pas rêver.
27:03les gens sont comme
27:04les clients,
27:05le monsieur,
27:06tout le monde,
27:06ils sont comme tout le monde,
27:07ils écoutent la télé,
27:08ils écoutent la radio,
27:09ils entendent que tout augmente,
27:10que tout est cher,
27:10mais ils ne vous appellent pas
27:11pour faire des travaux.
27:13Nous, on a une baisse drastique
27:15d'activité
27:16qui fait que,
27:17voilà,
27:17je préfère assurer
27:19et rester,
27:20voilà,
27:21modeste,
27:21mais il faut,
27:23moi je pense surtout
27:24à notre berceau d'emploi,
27:26on a pas mal d'entreprises
27:27assez conséquentes autour
27:29qui font mieux,
27:29pas mal de petits foyers autour,
27:31et moi je vois déjà
27:32que ça va partir
27:33dans le mur tout ça.
27:35Ça va être très compliqué,
27:37on est déjà,
27:38voilà,
27:39on ne peut pas dire
27:40qu'on soit une fraîche,
27:41on est très valorisée,
27:44notamment avec tout ce qui se passe
27:45avec l'agriculture
27:46et tout le reste,
27:47mais là je vois
27:47qu'on finit d'en pousser le clou.
27:50Je vois très mal les choses,
27:52je vois des gros groupes
27:53autour de chez moi
27:53qui font du chômage partiel,
27:55je vois des agences
27:56qui ferment,
27:58de boutiques,
27:59voilà,
28:00autres,
28:00notamment Colas
28:01et ainsi de suite.
28:02Oui,
28:02qui ferment carrément
28:03les agences vers chez vous.
28:06Pourtant,
28:06Colas c'est quand même
28:07un grand groupe,
28:08c'est un groupe...
28:10Oui,
28:10les agences,
28:10c'est des mathématiciens,
28:12eux ils voient très bien
28:12si ça fonctionne ou non.
28:14Oui,
28:14je m'en doute.
28:15Ils n'ont pas d'état d'âme,
28:16ils préfèrent fermer
28:17que manger de l'argent.
28:19C'est faux.
28:20Il ne faut pas se leurrer.
28:22Je pense qu'on est dans une situation
28:23qui est très compliquée,
28:24qui malheureusement
28:25dans les 15 prochains jours
28:26va encore s'accentuer
28:27très très fort
28:28et qui va y avoir
28:29beaucoup de cassage de pipe
28:31dans l'histoire
28:31à tous les niveaux,
28:32que ce soit du carrossier
28:33en passant par le boulanger,
28:35comme le disait
28:36votre auditeur avant.
28:38Les gens regardent tout
28:39au centime près.
28:40Gérard,
28:40Gérard.
28:41Les gens regardent tout
28:42au centime près,
28:43c'est de l'argent
28:44qui ne sera pas valorisé
28:46dans les états
28:47et boutiques autour.
28:48C'est tout.
28:49Il restera un banc.
28:50C'est clair.
28:51Adonis,
28:52qui est avec nous
28:53de Blay,
28:54qui nous parle du prix du carburant
28:55qui est exponentiel
28:57vers chez lui.
28:57Je rappelle les prix.
28:582,29 le gasoil,
29:00pratiquement 1,92 le 95
29:02et 2,03 le 98.
29:04Blay,
29:04on peut dire que c'est un peu
29:05la banlieue de Bordeaux.
29:07Vous avez des voisins,
29:08des amis,
29:08vous êtes à côté
29:09sur la centrale nucléaire,
29:10une grosse centrale nucléaire
29:11que Blay.
29:12Vous avez des voisins,
29:13des amis,
29:13par exemple,
29:14qui font l'aller-retour
29:14à Bordeaux tous les jours
29:15et qui disent,
29:16ou pour la banlieue de Bordeaux,
29:18il y a des gros employeurs là-bas.
29:19Je pense à Dassault,
29:20à Mérignac
29:21et à Saint-Médard-Anjad
29:22qui fait les Rafales
29:22et les Falcons là-bas.
29:23Vous en avez qui vous disent
29:24« Moi, maintenant,
29:25travailler,
29:26c'est plus rentable. »
29:26Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
29:28Alors,
29:30par rapport à ce que vous venez
29:31de me demander,
29:32là,
29:32j'ai pas vraiment de...
29:33Oui,
29:34un voisin,
29:34mais il a une voiture de fonction,
29:36donc il n'est pas impacté.
29:39Oui.
29:39Mais tant mieux pour lui,
29:40d'ailleurs.
29:42Mais par contre,
29:43là,
29:44j'ai un élément
29:45qui est du concret,
29:46là,
29:46que mon fils vient de rentrer.
29:48Il a une petite entreprise
29:49du TP.
29:50Oui.
29:50Il vient d'aller chercher
29:51du carburant,
29:52donc au Leclerc à Blay.
29:54Donc,
29:54je confirme,
29:552,28 euros.
29:56On est d'accord.
29:57Oui.
29:58175 litres,
29:5958.
30:01Pour la somme TTC
30:02de 400,32 euros.
30:05Pour un véhicule utilitaire,
30:06donc.
30:07Alors,
30:07c'est un utilitaire,
30:08mais c'est un 26 tonnes,
30:09un polyben,
30:10je ne sais pas,
30:10il y a les gens
30:11qui vont savoir.
30:12Donc,
30:13c'est un camion,
30:15un 26 tonnes.
30:15400 et quelques euros
30:15de plein,
30:16c'est ça ?
30:16400,
30:18432,
30:18très précisément.
30:19J'ai le ticket.
30:20Ça s'est fait,
30:21ça s'est fait aujourd'hui
30:22à 15h23,
30:24exactement.
30:24Et d'habitude,
30:25si votre fils est avec vous,
30:26un plein lui coûte combien ?
30:28Alors là,
30:28il n'a pas fait le plein
30:29parce qu'il était en plus,
30:31je précise,
30:31il était en réserve.
30:33Donc,
30:34ça le dit tout de suite,
30:36175 litres,
30:3758,
30:38il n'a pas fait le plein
30:39parce que c'est des réservoirs,
30:41de mémoire,
30:42c'est au moins 300 litres.
30:43Oui,
30:44et puis 300 litres
30:45à 1,50 euros,
30:46à 2 euros,
30:47pardon,
30:48à 2 euros et quelques,
30:49là,
30:50ça fait
30:502,28 euros,
30:52ça fait
30:54700 euros à peu près,
30:55ce qui est complètement fou.
30:56Ce qui est complètement fou.
30:57La dernière fois,
30:58il y a une quinzaine de jours,
30:59il s'en est mis pour 500 euros.
31:00Alors,
31:01combien de litres ?
31:02Je ne suis pas capable
31:03de vous le dire,
31:04mais bon,
31:04il s'en est mis pour 500 euros.
31:06Des sommes,
31:07enfin bon,
31:07je veux dire,
31:08quand on y va,
31:08on y va en marche arrière
31:09et la peur au ventre.
31:11On doit faire une courte pause,
31:13on va se retrouver tous ensemble
31:14pour parler des solutions.
31:16Qu'est-ce que vous attendriez
31:17du gouvernement ?
31:180826 300 300,
31:20racontez-nous
31:20qu'est-ce que vous avez dû changer
31:22dans votre quotidien
31:23avec la hausse des prix du carburant.
31:25On se retrouve dans un instant.
31:2819h20,
31:29les vraies voix font parler la France.
31:31Philippe David.
31:32Avec François-Louis Bourneau,
31:34on parle carburant ce soir
31:35puisque le sujet
31:37vous fait beaucoup parler.
31:39Évidemment,
31:39quand on voit le prix à la pompe,
31:40c'est impressionnant,
31:42François-Louis.
31:42Absolument,
31:430826 300 300
31:44si vous voulez prendre la parole
31:45avec nous,
31:46avec Philippe jusqu'à 20h.
31:47On vous demande justement
31:49comment vous faites
31:50pour vivre
31:50et pour vous,
31:51tout simplement,
31:52pour aller travailler.
31:53C'est une question essentielle
31:54avec le prix des carburants.
31:56Philippe,
31:56on va reprendre.
31:57Franck était avec nous
31:58quelques minutes avant.
31:59Bon,
31:59rebonsoir Franck.
32:00Rebonsoir.
32:01C'est vrai que je voulais rajouter
32:03on pense aussi
32:04aux carburants d'accord,
32:05mais je pense aussi
32:06à toute notre population
32:07dans nos montagnes
32:08parce que ce matin,
32:09on avait quand même
32:09moins de 3 degrés à la cône.
32:10à 6h du matin.
32:11Alors,
32:12on est comme la Haute-Loire,
32:13on est desservis
32:14par les corbeaux,
32:15les transports en commun.
32:17Le petit train
32:18de la cône-Muraille
32:19a été arrêté en 1962.
32:20Ah oui,
32:21nous n'étions pas nés alors.
32:24Non,
32:24non,
32:24non.
32:25Et pour se chauffer,
32:27il faut du fioul,
32:28il faut du gaz.
32:29En plus,
32:30sur nos montagnes,
32:31on n'est pas servi.
32:32Donc,
32:33c'est vrai que
32:33des kilomètres
32:34pour venir travailler
32:34et beaucoup plus d'énergie
32:35pour chauffer à la maison,
32:37c'est compliqué aussi.
32:38Donc,
32:39les familles vont en souffrir
32:40et c'est sûr
32:40que la consommation
32:42partout,
32:43elle va baisser,
32:44que ce soit chez le pluraliste
32:45ou les travaux
32:46ou les sorties
32:46et les restaurateurs,
32:47ils vont souffrir
32:48de la même chose.
32:50Donc,
32:50il faut vraiment
32:51qu'on trouve une solution
32:52à l'État
32:52de baisser cette TVA
32:54comme on fait
32:55les Espagnols
32:57ou l'Italien.
32:58Sinon,
32:58on va droit dans le mur
33:00pour nos entreprises
33:01et pour la population.
33:02Mais alors,
33:02le problème
33:03qui se pose,
33:04c'est que vu l'état
33:04de nos finances publiques,
33:06c'est a priori
33:07assez compliqué
33:07de baisser la TVA.
33:08Pendant 30 jours,
33:10ils ont pris des taxes
33:11sur des carburants,
33:14sur tout ce qu'on a consommé
33:16énorme.
33:17Il faudrait quand même
33:18faire un geste.
33:18Ils ne sont pas plus idiots
33:19de l'autre côté
33:20de la frontière à l'Espagne
33:21que l'on est en France
33:23quand même.
33:23Ce n'est pas possible.
33:24On n'est pas devenus
33:24aussi nuls
33:25un peu de temps.
33:26Alors,
33:26on va voir
33:28ce que vous en pensez,
33:29Franck.
33:29On va reprendre
33:30Adonis.
33:31Lui,
33:31il travaille dans le nucléaire.
33:32Vous pensez comme Franck
33:34qu'il faudrait baisser la taxe
33:36mais est-ce qu'on a
33:36les moyens de le faire
33:37vu l'état
33:37de nos finances publiques,
33:38malheureusement ?
33:41Je pense qu'il y a moyen
33:44de baisser les taxes.
33:46C'est juste une question
33:47de volonté
33:48mais ils ne l'ont pas
33:50parce que
33:52moi,
33:52j'ai une idée
33:53sur la chose.
33:54Ils savent très bien
33:55que de toute façon,
33:56on parle,
33:57on se plaint
33:58mais il ne se passe rien.
33:59Regardez les agriculteurs,
34:00ils sont rentrés dans les rangs.
34:02Qu'est-ce qu'ils ont obtenu ?
34:03Rien.
34:04Là,
34:04les transporteurs,
34:05ils ont fait un semblant
34:06de mouvement
34:06parce que moi,
34:07j'appelle ça un semblant
34:08de mouvement.
34:08ils n'obtiennent quoi ?
34:10Quasiment rien.
34:12Ils savent très bien
34:13que le français
34:14est un épargnant.
34:16Le français,
34:17malgré qu'il se plaint
34:18pour beaucoup,
34:20bien sûr,
34:20il y a des gens
34:21qui sont dans une situation
34:22plutôt critique,
34:24mais beaucoup de français
34:25peuvent répondre
34:26parce qu'ils ont de l'épargne.
34:28Et ça,
34:28ils le savent très bien.
34:29Le français n'a pas envie
34:30d'aller taper dans l'épargne
34:32mais eux,
34:33ils le savent.
34:33Ils savent tout ce que l'on a.
34:35Donc,
34:36eux,
34:36il n'y a pas de soucis.
34:37On peut supporter.
34:39Donc,
34:39c'est pour ça
34:39qu'ils ne feront aucun effort.
34:42Aucun effort.
34:43Ils savent tout.
34:44Avec nos cartes,
34:45tout est...
34:46Aujourd'hui...
34:47On est flitué
34:47sur toutes nos dépenses.
34:49Ça, c'est clair.
34:49Eh bien, voilà.
34:50Et où c'est qu'on a notre épargne ?
34:52Chez leurs complices,
34:54les banquiers.
34:55Donc,
34:56dans tous les cas,
34:58ils savent que
34:59beaucoup de français,
35:00même, je dirais,
35:01peut-être la majorité de français,
35:03une majorité de français,
35:04alors peut-être que ça ne se joue pas
35:05à grand-chose,
35:06mais ça reste une majorité,
35:07eh bien,
35:08à deux l'épargne.
35:09Donc,
35:09ils savent que,
35:11malgré ce qu'on gueule,
35:12malgré qu'on ne soit pas content,
35:13ce qu'on fait ce soir,
35:15eh bien,
35:16on va se débrouiller,
35:17on va aller taper,
35:18peut-être même,
35:19peut-être,
35:20on va demander l'aide
35:20à papi,
35:21à mamie,
35:22à papa,
35:23à maman,
35:23et voilà,
35:25et on va se débrouiller comme ça,
35:26on va gueuler,
35:27mais il ne se passera rien
35:28de concret,
35:29de...
35:30Le peuple reste gentiment
35:32à râler,
35:33à gueuler,
35:33mais il ne se passe rien,
35:35rien du tout.
35:36Le dernier mouvement d'envergure,
35:37c'était les gilets jaunes.
35:39Et c'était il y a quelques années déjà.
35:41Restez avec nous,
35:41Adonis,
35:41on va reprendre Frédéric des Hauts-de-Pyrénées,
35:44qui, lui,
35:44cumule l'emploi et la retraite
35:46pour aller aider nos papis,
35:47nos mamies,
35:47et vraiment bravo,
35:48puisque,
35:49malgré le fait que vous soyez retraité,
35:51vous allez encore travailler...
35:52Oh,
35:52il y a beaucoup de bruit derrière vous,
35:53Frédéric.
35:54Oui,
35:55je m'arrête.
35:56Ah,
35:57ok,
35:57il faut mieux s'arrêter,
35:58c'est bon ?
35:59Oui,
35:59c'est quoi pour vous la solution ?
36:02Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
36:03Baisser les taxes ?
36:04Qu'est-ce qu'il faut faire ?
36:05Alors,
36:06baisser les taxes,
36:06c'est un fait,
36:07et puis,
36:08une bonne fois pour toutes,
36:09que les syndicats s'en mêlent,
36:11parce qu'encore une fois,
36:12on ne les entend pas.
36:14Moi,
36:15si j'étais encore représentant du personnel,
36:17j'hésiterais à payer mes cotisations,
36:19puisque,
36:19de toute façon,
36:20pour quels sujets que ce soit,
36:22c'est...
36:24les syndicats sont muets.
36:26Il n'y en a pas un qui appelle
36:27à la grève générale,
36:28et moi,
36:29je le dis une bonne fois pour toutes,
36:31comme à chaque fois,
36:32une bonne grève générale
36:34qui dure dans le temps,
36:35comme celle que nous,
36:36on a pu faire dans les années 93,
36:39la dernière,
36:40celle des infirmiers,
36:41après,
36:41ils nous ont tués,
36:43mais il faut tout bloquer,
36:44et il faut que tout le monde
36:46le fasse en même temps.
36:47Ce n'est pas les agriculteurs d'un côté,
36:49ce n'est pas les camionneurs de l'autre,
36:50ce n'est pas les soignants,
36:51c'est tous en même temps,
36:52on bloque ce foutu pays,
36:54puisque,
36:54de toute façon,
36:55on n'aura plus d'argent
36:56pour aller bosser,
36:57quitte à le perdre,
36:57notamment à le perdre
36:59en faisant grève.
37:01J'aime bien la vision
37:03tout ou rien
37:03de notre ami
37:05qui est au téléphone,
37:07c'est une vision
37:08comme une autre,
37:08Philippe.
37:08Oui, mais on peut tout dire
37:11sur Sud Radio,
37:12en particulier,
37:12dans les vraies voix,
37:13il faut en parler de la France.
37:14Fabien,
37:15on met quelques kilomètres,
37:16que Tournousse devant,
37:17on est vers l'Anne-Meusant,
37:19donc là,
37:19on prend la direction
37:20de Saint-Gaudens,
37:21on reprend la 64,
37:23direction Toulouse.
37:24Qu'est-ce que vous verriez,
37:25vous,
37:25comme solution,
37:26Fabien,
37:27en tant qu'entrepreneur ?
37:28C'est un petit peu
37:29les mêmes que vos auditeurs.
37:33Aujourd'hui,
37:34on a un levier,
37:34on a un levier,
37:35c'est les taxes.
37:36On nous explique
37:37que l'État
37:37ne s'enrichit pas plus
37:39et notre cher Premier ministre
37:41nous explique
37:41que maintenant,
37:42il va électrifier...
37:43Qu'il va profiter
37:44des surplus de taxes encaissées
37:46pour favoriser
37:47l'électrification
37:48du parc automobile,
37:49c'est ça.
37:50Mais voilà,
37:50c'est juste
37:52le plus supportable
37:52parce qu'en fait,
37:53on nous ment
37:54à longueur de journée,
37:55on nous ment
37:55sur tous les points
37:57et qu'est-ce
37:58que vous voulez
37:58qu'on électrifie
37:59comme le disait
38:00notre auditeur
38:00juste avant ?
38:01Vous voyez à peu près
38:02comment s'est fait
38:03le commège ?
38:04Qu'est-ce que vous voulez faire
38:04avec une voiture électrique ici ?
38:06Mais c'est ce que disait
38:07Gérard Dupuy-en-Velay,
38:08il dit dans la Haute-Loire,
38:09il n'y a pas de borne.
38:11Donc c'est compliqué.
38:12C'est exactement ça,
38:13c'est irréalisable.
38:15C'est des gens
38:15qui sont dans un...
38:18On va dire
38:18dans une situation
38:19là où tout leur est permis
38:21puisqu'ils ont...
38:22Demain,
38:22ils peuvent avoir le train,
38:23ils ont le bus.
38:24Nous, on n'a pas tout ça,
38:24ça n'existe pas,
38:25c'est ici.
38:26Donc moi,
38:26je ne vois pas
38:27comment je vais amener
38:27ma pelle
38:28avec un camion électrique
38:30et le recharger comment
38:31et où.
38:33Et je ne parle même pas
38:34du financement
38:34pour arriver à ce genre
38:35de choses-là.
38:36C'est clair.
38:38Franck,
38:38vous qui avez beaucoup
38:39de salariés,
38:40vous pensez,
38:40comme le dit Fabien,
38:42qu'on est peut-être
38:43très mal parti ?
38:46Franck ?
38:48Franck ?
38:48C'est nos salaisons
38:50qui ont beaucoup de salariés.
38:51Ce n'est pas moi.
38:51Oui, c'est vos salaisons,
38:52oui, bien sûr.
38:53Oui, oui.
38:55Nos salaisons
38:56n'y la connaissent.
38:56Mais oui,
38:57on est très mal parti.
38:58Si on n'arrive pas
38:59à faire bouger les lignes,
39:00c'est sûr.
39:00Je vous dis,
39:01l'énergie pour chauffer,
39:02on est à quasiment
39:031000 mètres d'altitude.
39:04Oui,
39:05moins 3 ce matin.
39:07Voilà,
39:07moins 3 ce matin.
39:08Mettez le véhicule électrique
39:09sur la route ici,
39:10vous allez voir les batteries
39:10à quelle vitesse
39:11vous allez charger.
39:11C'est sûr.
39:12Dès qu'il faut aller
39:13à un hôpital C4,
39:14ça c'est 40 kilomètres.
39:15Oui.
39:16Et avec de la route
39:17qui tourne,
39:18qui monte,
39:18qui descend,
39:19donc on consomme.
39:19Un petit peu.
39:20Un petit peu.
39:21Donc c'est sûr.
39:22Non, non.
39:22Je pense que les taxes,
39:24c'est la chose
39:24la plus rapide à faire
39:25pour tout le monde,
39:27que ce soit les entreprises
39:28et les particuliers
39:29parce que les ménages
39:29ont besoin aussi.
39:30Voilà,
39:31c'est la réalité.
39:32C'est la réalité.
39:33Et c'est sûr que
39:34ce qui est inquiétant,
39:35c'est qu'à un moment donné,
39:37les gens vont ressortir.
39:38Alors c'est sûr
39:39que les gilets ondes,
39:39peut-être pas...
39:41Je n'ai pas été
39:42le premier à me battre là-dessus,
39:43mais je crois
39:44qu'il faut arriver
39:46à que nos politiques
39:47entendent de bouger ces lignes
39:49et de baisser ces taxes.
39:51Oui,
39:51mais on sent vraiment
39:53quand on entend
39:53les deux entrepreneurs,
39:54Franck et Fabien,
39:55Fabien est encore avec nous,
39:57que malheureusement,
39:58il y a vraiment
39:59beaucoup d'inquiétudes.
40:00Vous êtes d'accord,
40:01Fabien,
40:01avec ça ?
40:02Il y a beaucoup d'inquiétudes
40:03pour les entrepreneurs.
40:04Pour moi,
40:05je vous dis,
40:05c'est tout cuit.
40:07Je vous le dis honnêtement,
40:08je ne suis pas
40:08quelqu'un de défaitiste.
40:10J'ai eu l'opportunité
40:11de travailler longuement
40:12dans une autre entreprise,
40:13je me dis à mon compte,
40:14parce que voilà,
40:15pour créer,
40:16pour favoriser de l'emploi,
40:17pour travailler différemment,
40:19et aujourd'hui,
40:20il y a tout qui est mis
40:21en travers
40:21pour vous ralentir.
40:23On ne fait rien
40:23pour progresser dans ce pays.
40:24On fait ce que je disais
40:26à des confrères,
40:26on fait tout l'inverse
40:27de ce qu'il faudrait faire
40:28à tous les niveaux.
40:29Ce n'est pas compliqué.
40:30Surtout que le pétrole
40:32est utilisé pour tout.
40:34Absolument.
40:35Le plastique,
40:36comme vous disiez,
40:36pour les emballages,
40:37pour tout.
40:38Échauffer nos entreprises,
40:40les refroidir,
40:41tout.
40:42Donc,
40:43on n'a pas d'autre énergie.
40:44On a un peu de solaire.
40:46Je ne dis pas,
40:46on a quelques panneaux solaires.
40:47Ce n'est pas avec ça,
40:48à 1 000 mètres d'altitude.
40:50Ce matin,
40:51le brouillard le gêne.
40:51On ne va pas faire tourner l'usine.
40:53Eh bien, écoutez,
40:54on vous remercie tout,
40:55Franck.
40:55Un petit coup de pub.
40:56Les salaisons de la Cône
40:57sont excellentes.
40:58J'ai eu l'opportunité
40:59de les goûter pas mal de fois.
41:01Si vous pouvez les aider,
41:02ainsi que tous les producteurs
41:03de salaisons,
41:04ce sera un bon geste à faire.
41:06On vous remercie
41:06pour tous vos témoignages.
41:08Et puis,
41:08on se retrouve la semaine prochaine
41:0910h20h pour Le Brévois
41:10Fonds-Pareil La France.
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