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  • il y a 4 minutes
Ce vendredi 15 mai, Christopher Dembik répond à vos questions dans l'émission Tout pour investir, la masterclass, sur BFM Business. Retrouvez l'émission tous les vendredis à 11h.

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Transcription
00:00Tout pour investir, la masterclass, Christopher Dembic vous répond.
00:04On se retrouve pour le questions-réponses.
00:06Bien sûr, comme chaque semaine, n'hésitez pas à nous poser vos questions sur mon compte X.
00:10On y répondra le vendredi qui suit.
00:12On a eu plusieurs questions, notamment sur l'or ou encore sur les ETF, je le disais.
00:16Passons d'abord à la question de Florian sur l'or.
00:19C'est vrai qu'on en a beaucoup parlé dans cette émission.
00:21En début d'année, tout le monde prédisait une envolée de l'or.
00:24Pourtant, sur les trois derniers mois, l'once d'or est en repli.
00:27Comment on explique cela ?
00:28Il y a eu plusieurs phénomènes qui ont joué.
00:30Il y a un phénomène déjà qui est extrêmement important.
00:32C'est tout simplement qu'au mois de mars, on a eu le choc de la guerre en Iran.
00:36Beaucoup de banques centrales, notamment de la part des pays émergents,
00:39je le rappelle, les banques centrales émergentes sont celles qui achètent quand même tendanciellement le plus d'or,
00:43ont été contraintes de vendre de l'or en net.
00:47Lorsqu'on regardait les flux en mensuel, on avait des ventes nettes d'or, ce qui est effectivement très rare.
00:52Mais le point qui est important, on n'a pas bien sûr encore les données pour le mois d'avril,
00:55c'est que ces ventes nettes d'or par les banques centrales des pays émergents,
00:59c'est déjà survenu par le passé, ça arrive de temps en temps, c'est jamais une tendance de long
01:03terme.
01:03Et en l'occurrence, c'est surtout pour réagir à un choc.
01:06Et bien sûr, l'or qui a été vendu, dans la plupart des cas, a été surtout utilisé pour soutenir
01:11les monnaies.
01:11Donc on parle vraiment de pays émergents à cet égard.
01:15Quand on regarde en termes de flux, parce que vous le savez, dans cette émission,
01:18on met souvent en avant que les flux sont extrêmement importants à surveiller pour anticiper,
01:22ou en tout cas suivre les évolutions de prix, tout comme les rachats d'actions,
01:24on en parlait il y a quelques semaines de cela encore dans l'émission.
01:27En termes de flux, au mois d'avril, on a en revanche les données pour les particuliers,
01:31parce que même si les particuliers ne sont pas une force motrice en termes de formation des prix,
01:36quand on a en face soit des fonds spéculatifs, soit des banques centrales,
01:39on a vu que les particuliers continuent d'acheter massivement de l'or,
01:42notamment via des ETF qui sont adossés à l'or.
01:45On a un peu plus de 6,6 milliards de dollars qui ont été achetés au niveau de l'or
01:49juste sur le mois d'avril.
01:50Donc la tendance reste quand même très nettement toujours haussière.
01:53Et même si ça reste compliqué, bien sûr, en termes de cibles de prix,
01:56il faut être très franc, les cibles qui sont données sur les prix sont un peu au doigt mouillé.
02:00Mais en termes de tendance, on voit très nettement que sur l'or,
02:03ça reste tendanciellement haussier, particuliers, fonds spéculatifs, banques centrales,
02:07notamment des pays émergents, tendanciellement ont plutôt tendance à acheter de l'or.
02:11Et j'insiste encore une fois, on le dit souvent dans cette émission,
02:14ce n'a pas vocation à être une valeur refuge par rapport aux risques géopolitiques ou encore via l'inflation.
02:20C'est tout simplement que vous avez aussi beaucoup d'investisseurs aujourd'hui
02:24qui cherchent à diversifier leur portefeuille.
02:26L'or en fait partie.
02:27Deuxième question, une question de Clémentine,
02:29qui concerne les plateformes d'investissement et l'essor également des ETF.
02:35La plateforme d'investissement que j'utilise propose de plus en plus d'ETF à effet de levier.
02:40Alors, est-ce que c'est une bonne idée ?
02:42On en avait parlé dans une émission précédente sur le fonctionnement de l'effet de levier.
02:45Vous en souvenez, c'est que vous investissez avec un capital qui est moindre que ce que vous avez.
02:50Donc effectivement, parfois un effet de levier fois deux en règle générale.
02:53Vous avez 100 euros, je caricature, vous investissez avec 200.
02:56Alors, c'est positif lorsque le marché est tendanciellement haussier.
02:58On le voit aujourd'hui, notamment sur les marchés actions.
03:01On a une très, très bonne résistance,
03:03mais on peut avoir aussi des contre-coûts.
03:05Et le problème, et c'est un message qu'on met souvent en avant dans cette émission,
03:07grande prudence sur les effets de levier, les ETF notamment à effet de levier.
03:12Certes, il y a une demande.
03:13Alors, au niveau des dernières données, c'est énorme.
03:16On a eu 50 milliards de dollars qui sont allés sur les ETF à effet de levier
03:20qui sont adossés aux actions technologiques,
03:23Nvidia, Amazon, Meta, etc.
03:25En un mois, c'est tout simplement massif.
03:28Mais prudence, les effets de levier, ça fonctionne très bien lorsque le marché est haussier.
03:31Mais vous le savez très certainement, on n'a jamais une année où le marché est tendanciellement haussier,
03:36qu'on n'ait pas des phases de prise de bénéfices, voire de correction.
03:39Et notamment au niveau de la prudence à cet égard.
03:42On en a peu parlé dans cette émission, on en parlera certainement les semaines à venir.
03:46On a quand même l'envolée des taux longs qui est extrêmement importante.
03:49On a des taux longs, y compris au Japon ou encore au Royaume-Uni plus proche de nous,
03:53qui renouent avec des niveaux qu'on n'avait pas connus depuis quasiment 30 ans.
03:55Ça, c'est un signal aussi de risque pour les actions.
03:57Donc vraiment prudence sur l'engouement concernant les ETF à effet de levier.
04:01C'est un produit marketing qui est vraiment mis en avant aujourd'hui.
04:04Mais en termes d'investissement, il faut vraiment avoir conscience des risques
04:07et réduire son exposition à cette poche d'actifs.
04:10Troisième question, et là, on a un invité en l'occurrence.
04:13Je vais juste poser la question déjà qui a été faite par Bertrand
04:17et qui fera le lien avec la thématique qu'on aura ensuite sur la Chine et les États-Unis.
04:22« Avec l'incertitude géopolitique, est-ce que vous conseillez aux investisseurs
04:26de se tourner vers les actifs réels ? »
04:28Alors ça peut être aussi bien l'immobilier.
04:30Là, on en a déjà parlé dans cette émission encore, le private equity.
04:33« Le cas échéant, vers lesquels et dans quelles proportions ? »
04:36Alors c'est une question qui est assez vache.
04:37Je suis ravi d'accueillir pour y répondre Benjamin Magny.
04:39Vous êtes directeur général délégué du groupe Orion.
04:42Donc on voit effectivement qu'il y a cette volonté à minima de diversification.
04:46Alors peut-être qu'il y a été lié effectivement aux risques géopolitiques,
04:49mais plus globalement, on voit cette volonté d'aller vers des actifs réels.
04:52Les gestionnaires d'actifs le mettent en avant aujourd'hui.
04:55Qu'est-ce que vous en pensez et comment est-ce que vous répondriez
04:57à cette question qui reste relativement vaste ?
05:01Oui, bonjour. Merci de me recevoir.
05:08Mais c'est la clé de tout le monde.
05:12Mais en fait, pas plus que d'habitude, les actifs réels.
05:16On va vous reprendre juste dans un instant.
05:19On va vous appeler par téléphone puisque le son n'était pas idéal.
05:22Donc je le rappelle, juste on se retrouve dans un instant pour répondre à cette question.
05:26L'idée derrière cela, c'est vraiment de voir comment on peut essayer de diversifier au maximum son portefeuille
05:32avec cette volonté vraiment d'aller vers d'autres actifs.
05:36On avait déjà évoqué un peu dans le détail l'art, puisqu'on avait eu un invité qui nous avait
05:40parlé de cet actif
05:41en mettant de manière très très nette le fait qu'il faut être prudent,
05:44qu'il faut acheter d'abord probablement plutôt parce qu'avant de penser purement investissement,
05:49on pense plutôt plaisir.
05:50Mais on aura deux autres éléments au niveau des actifs réels.
05:54Ça peut être éventuellement au niveau de l'immobilier ou encore du private equity,
05:58puisqu'on voit qu'on a aussi un fort engouement à l'heure actuelle au niveau des investisseurs sur le
06:02private equity.
06:03C'est un des éléments qu'on voit mis de manière très très nette en avant.
06:08Et l'immobilier, bien évidemment, ce qui va être intéressant, c'est de voir comment on réagit dans ce cadre
06:11-là,
06:12puisqu'on a la hausse des taux directeurs qui va être mise en place.
06:15Donc on va retrouver d'ici un instant Benjamin Emani pour répondre à ces différents éléments.
06:20Je crois qu'on l'a désormais au téléphone.
06:22Donc je vous invite à reprendre sur cette question concernant la diversification avec les actifs réels.
06:27Ok. Désolé pour la connexion.
06:29Je suis un peu loin.
06:30Donc les actifs réels, c'est en fait la diversification évidemment tout le temps.
06:36Les actifs réels, c'est une bonne idée, mais pas plus que d'habitude.
06:40C'est-à-dire que je rappelle systématiquement que le market timing ne fonctionne pas.
06:46C'est-à-dire que l'immense majorité des études montrent qu'il y a destruction de valeur.
06:51Et en fait, je vais reprendre les propos d'Anna Arendt.
06:55On est dans le présent, c'est une brèche entre un passé révolu et un avenir inconfigurable.
07:00Et vu qu'il est inconfigurable, il faut se prévenir systématiquement de cette incertitude en se diversifiant.
07:06Et pour ne pas se faire abîmer par l'inflation qui, elle, est structurelle, il faut être diversifié.
07:14Donc il n'y a pas plus d'actifs réels que d'habitude.
07:16Il faut toujours en avoir.
07:18Et en fait, l'obsession, ça doit être « est-ce que je suis bien diversifié ? »
07:21Je vous entendais dire tout à l'heure « attention les actions ».
07:24En fait, les actions, ça fonctionne tout le temps.
07:26C'est juste qu'il faut faire attention au fait de bien être diversifié dans le marché d'action.
07:31Comme l'économie américaine a fortement monté et que dans les indices globaux,
07:35la tech est surreprésentée, là, on a un biais de non-diversification.
07:40Mais sinon, l'important, c'est toujours de revenir à la base.
07:45Est-ce que j'ai du temps devant moi et est-ce que j'accepte la volatilité ?
07:49Et si j'ai du temps devant moi, alors j'investis et j'essaie de me projeter
07:54dans cet avenir qui est inconfigurable.
07:56Et pour pouvoir maîtriser le mieux possible cette incertitude,
08:01il faut que je sois diversifié avec des actifs cotés obligataires
08:05et actions, des actifs qu'on appelle réels, bien que je trouve que le terme est un peu galvaudé.
08:10Donc on a évidemment de l'immobilier, on a évidemment du private equity.
08:14Et si on a la surface, on peut aller vers des œuvres d'art,
08:17vers des montres ou des bouteilles de vin ou que sais-je encore.
08:21Mais vraiment, attention au biais, à la précipitation sur l'actualité.
08:27Toujours se reprojeter sur le long, sur le long terme,
08:31d'une économie qui est structurellement croissante.
08:34Le problème, c'est qu'on ne sait pas où elle va croître.
08:36Et ce qui est valable aujourd'hui n'est pas valable demain.
08:39Donc des actifs réels, oui, mais également des actions comme toujours,
08:44tout le temps et quelle que soit la conjoncture.
08:48Oui, vous le rappelez à juste titre, l'idée, c'est effectivement d'éviter de se dire
08:51qu'il y a des bons points d'entrée.
08:53Parce que la réalité, c'est qu'on n'arrive jamais à cerner les bons points d'entrée.
08:56C'est extrêmement net.
08:58On a eu la même thématique avec le déclenchement de la guerre en Iran.
09:01C'est-à-dire que le marché a effectivement chuté, sans surprise.
09:03Mais à savoir, lorsqu'il avait atteint le point bas pour entrer éventuellement
09:06à faire des achats à bon compte, c'était très compliqué.
09:09J'aimerais vous faire rebondir juste sur, peut-être dans les deux minutes
09:12qu'il nous reste, sur le private equity.
09:13Je l'avais mentionné, on voit qu'il y a un fort engouement,
09:16et notamment à destination de nos téléspectateurs qui sont plutôt particuliers.
09:19On a un fort engouement sur le private equity ces dernières années.
09:22Il y a eu quand même depuis à peu près un an, un an et demi,
09:24des questions qui sont plutôt du côté américain sur la liquidité,
09:28sur les entreprises qui sont concernées,
09:30notamment sur tout ce qui va concerner sous-traitants automobiles,
09:32en particulier des questionnements à cet égard.
09:34Est-ce que ça reste un investissement intéressant ?
09:37Et est-ce que c'est un investissement qui est peu liquide en l'occurrence ?
09:41Donc pour un investisseur, je dois dire que c'est de l'argent qui va être bloqué
09:43pendant très très longtemps.
09:44Donc comment on répartit ?
09:46Parce que de toute manière, ça reste toujours compliqué,
09:47mais c'est toujours un questionnement,
09:48c'est-à-dire la répartition entre ces investissements peu liquides
09:51et ces investissements liquides.
09:53Alors, excellente question.
09:54Il n'y a pas de recette.
09:56En fait, c'est vous, vous, vous-même,
09:59combien de temps vous avez devant vous
10:01et quels sont vos objectifs ?
10:02Quel âge vous avez ?
10:04Dans combien de temps vous avez besoin de cet argent ?
10:06Le private equity, c'est illiquide.
10:08Et on a fait croire, on a pu croire que ça l'était,
10:12notamment via des fonds Evergreen.
10:13Et là, on se rend compte de la réalité du private equity,
10:17c'est que ce n'est pas le marché coté, c'est illiquide.
10:19Il faut avoir du temps devant soi.
10:21Mais si j'ai du temps devant moi,
10:22c'est une partie intégrante de la diversification
10:26et c'est à forte valeur ajoutée.
10:30Merci beaucoup, Benjamin Mani.
10:32Vous êtes directeur général délégué du groupe Orion.
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