- il y a 2 minutes
Retrouvez le club de la Bourse du vendredi 15 mai dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:048h41 sur BFM Business, le club de la bourse, le bifor de la séance bancière avec nos deux invités qui
00:10viennent de s'installer.
00:11Bonjour Julien Marcy, chef économiste chez Global Sovereign Advisory.
00:15A vos côtés Didier Borowski, bienvenue.
00:18Bonjour.
00:19Responsable de la recherche en politique macroéconomique chez Amundi Investment Institute.
00:23Etienne Braque avec nous pour nous accompagner.
00:26Allez, on va peut-être commencer par la Chine. Je crois que ça y est, Donald Trump est monté dans
00:30son avion.
00:30Bon, on attendait quand même des annonces avant le décollage.
00:34Mais pour l'instant, on a des rumeurs.
00:36Alors, 200 Boeing qui auraient été validés par Pékin.
00:41Une grosse commande, mais moins importante que ce qui était attendu.
00:45En tout cas, ce que la presse américaine disait, espérait.
00:49On parlait plutôt du double.
00:50Et au-delà de ça, bon voilà, on a des informations de presse, mais rien d'officiel.
00:54Comment est-ce que vous regardez ça, Julien Marcy, Didier Borowski ?
00:58Écoutez, c'est vrai qu'a priori, si ça se confirme, il n'y a pas eu de grandes annonces.
01:04Ce qui mettrait en évidence le fait que finalement, la Chine se trouvait dans une situation plutôt favorable.
01:12C'est vrai qu'il y a un peu plus de deux mois, quand cette crise au Moyen-Orient a
01:15commencé,
01:15le premier réflexe a été de se dire que la Chine était sans doute la plus à risque,
01:21étant donné la part de ses approvisionnements en pétrole, en gaz qui provenaient du Moyen-Orient.
01:26Et puis, plus le temps passe, plus on se rend compte que ce n'est pas forcément le cas.
01:31On se demande encore si la Chine a besoin des États-Unis en réalité.
01:35– Oui, complètement.
01:36De toute façon, ça a été aussi très mis en évidence dans le cadre de la publication au mois de
01:41mars dernier
01:42du 15e plan quinquennal, où en fait, quelque part implicitement,
01:47les autorités chinoises admettaient que le rééquilibrage de la croissance
01:52au profit de la demande interne était toujours un objectif,
01:55mais un objectif qui était devenu très secondaire.
01:57Donc, quelque part, les autorités admettaient les faiblesses en la matière,
02:00et on l'a vu encore très récemment avec les indicateurs de confiance dans la construction
02:04qui sont toujours à un plus bas historique.
02:06Mais le changement, il est plus dans l'attitude face à cette faiblesse,
02:09c'est-à-dire que désormais, enfin, au risque de caricaturez un peu,
02:12les autorités chinoises se disent un peu plus,
02:15bon, on sait qu'on est faible de ce point de vue-là,
02:17mais on va jouer à fond la carte de nos forces dans certains secteurs
02:22qui sont aujourd'hui très porteurs, et ça porte ses fruits
02:25quand on regarde les chiffres d'exportation depuis l'année dernière
02:28et encore une fois depuis le début de l'année,
02:29ce qui est une des raisons pour lesquelles les autorités
02:32se sentent peut-être en position de force aujourd'hui.
02:34Oui, et puis on sait que de toute façon, c'est assumé,
02:36Pékin veut atteindre son indépendance stratégique
02:40dans quasiment tous les secteurs.
02:42Donc, en réalité, quand Xi Jinping dit
02:44on ouvre grand les bras et les portes de la Chine
02:48aux entreprises américaines,
02:51on sait au fond, Didier Borowski,
02:54qu'en réalité, l'objectif du Parti communiste chinois
02:59c'est de se passer des Américains le plus possible,
03:01et du reste du monde, en réalité.
03:03Il faut bien avoir en tête qu'ils le regardent à très long terme,
03:05et quand on regarde par exemple sur la thématique de l'autonomie
03:08et de la souveraineté énergétique,
03:10les autorités chinoises avancent très vite
03:11en matière d'énergie décarbonée,
03:14ils avancent très vite sur ces énergies renouvelables.
03:16Ce qui n'est pas du tout une priorité pour Donald Trump.
03:18Ce qui n'est pas une priorité pour Donald Trump,
03:20mais je dirais, en étant un peu provoquant,
03:21que les Européens devraient s'inspirer de ce que fait la Chine,
03:24c'est-à-dire d'aller encore plus vite
03:25dans la quête de la souveraineté énergétique
03:29qui passe par des développements accélérés
03:31des énergies alternatives.
03:32Parce qu'il y a évidemment toute la dynamique conjoncturelle
03:34à court terme sur laquelle on peut dire peu de choses,
03:36puisque tout est lié, comme on le sait,
03:38à la thématique du détroit d'Hormuz.
03:39En revanche, il y a une thématique au long cours
03:41qui est nouvelle aujourd'hui,
03:43enfin qui est nouvelle,
03:43et qui prend tout son sens,
03:45c'est d'avoir pour demain,
03:47si on raisonne à 5 ans, à 7 ans,
03:49des énergies inrenouvelables
03:51qui permettraient de se passer des énergies fossiles
03:53et d'être moins sensibles au choc de cette nature.
03:55Alors simplement sur les autorités chinoises,
03:58c'est vrai qu'à court terme,
03:59ils semblent moins sensibles
04:02à ce qui se passe du côté du détroit d'Hormuz.
04:04Ceci dit, il y a quand même un impact
04:05sur la croissance mondiale,
04:06il y a un impact sur la croissance
04:07de nombreux pays asiatiques,
04:08et la Chine n'est pas complètement non plus
04:10insensible à ce qui se passe du côté
04:12des partenaires commerciaux.
04:14Les pétroliers chinois passent.
04:16Pas tous.
04:17Je ne parle pas uniquement des pétroliers chinois,
04:19je parle aussi de l'approvisionnement
04:20dans tout un tas de matières premières
04:23pour le reste de l'Asie,
04:24auquel la Chine est aussi ancrée.
04:26Donc en matière de commerce,
04:27ceci, à moyen terme,
04:28peut finir par jouer un rôle.
04:29Donc je pense qu'il y a une espèce de jeu
04:32entre les Américains et les Chinois.
04:34Les Chinois veulent aussi,
04:36à un moment donné,
04:37quand même une forme de normalisation
04:38du trafic dans le détroit d'Hormuz.
04:39Mais ils ont encore de la marge, non ?
04:41Julien Marcy ?
04:41C'est-à-dire qu'ils n'ont pas la pression
04:44comme la Donald Trump sur ces sujets-là ?
04:47Oui, pour reprendre ce que disait Didier,
04:50sur le mix énergétique,
04:51aujourd'hui, quand vous regardez,
04:53vous additionnez pétrole et gaz,
04:54pour la Chine,
04:55c'est un peu plus d'un quart
04:56de son mix énergétique.
04:58Quand aux États-Unis et en Europe,
04:59c'est plus de la moitié.
05:00Donc le reste,
05:01ce n'est pas uniquement du...
05:02Ce n'est même pas majoritairement du décarboné,
05:04c'est beaucoup de charbon.
05:05Alors c'est vrai que récemment,
05:07c'était les énergies décarbonées
05:09qui montaient en puissance.
05:10Mais c'est ça, aujourd'hui,
05:11qui met un peu plus à l'aise
05:12quand même les autorités chinoises.
05:16Et ensuite,
05:17alors je suis tout à fait d'accord avec ça,
05:19c'est vrai que la Chine n'est pas à l'aise
05:21avec ce qui se passe,
05:22mais relativement aux autres,
05:23même si beaucoup de ces économies voisines
05:25sont dans une position plus vulnérable.
05:28À ce stade,
05:29depuis l'année dernière,
05:30on est surpris à chaque fois favorablement
05:32par les chiffres du commerce extérieur chinois,
05:35qui ont été exceptionnels,
05:36malgré la guerre commerciale l'année dernière.
05:39Et là, encore une fois,
05:40sur le début de l'année,
05:42c'est du même acabit,
05:45malgré la crise au Moyen-Orient.
05:46La Chine souffre,
05:47mais en réalité,
05:48le monde entier souffre.
05:49Et donc, quand on se compare...
05:50On est aussi surpris
05:51par la bonne résilience de l'économie américaine,
05:53on va le dire, à ce stade.
05:54C'est-à-dire qu'on voit des statistiques
05:55qui tiennent bien,
05:57du côté des ventes au détail,
05:58on voit des statistiques de croissance
06:00qui sont assez solides.
06:01Donc, est-ce que c'est uniquement à court terme
06:03ou est-ce que ça va durer ?
06:04C'est la question qui est posée.
06:05On va revenir dans un instant sur les États-Unis,
06:07parce que c'est intéressant.
06:08Il y a quand même une transition
06:09qui se fait aussi aujourd'hui
06:10du côté de la Fed.
06:13Peut-être un mot sur Taïwan avec vous,
06:15Didier Borowski,
06:16parce que c'était un sujet sensible.
06:17Alors, on a vu qu'il a été traité
06:19de manière assez diplomatique.
06:21Les mots ont été bien choisis,
06:23mais il y a quand même la question
06:25de la vente d'armes américaine à Taïwan,
06:29dont on a parlé,
06:30des contrats qui ont été annulés.
06:33C'est un vrai point de tension.
06:35Et de pression pour Xi Jinping.
06:38On le sait, rien de nouveau.
06:39Ce que j'ai trouvé frappant,
06:41c'est que Xi Jinping a fait référence
06:43au piège de Thucydide.
06:44Alors là, à ma connaissance,
06:46si je ne me trompe,
06:46c'est la première fois qu'il fait référence
06:48à ce piège de Thucydide,
06:49qui est cette idée qu'il y a une puissance montante
06:51face à la première puissance mondiale,
06:52et que si la première puissance mondiale
06:54ne gère pas bien la relation,
06:55ça dégénère en conflit.
06:57Donc la Chine s'identifie à Athènes
06:59du 5e siècle avant Jésus-Christ,
07:01c'est assez particulier.
07:02Mais l'avertissement est très clair sur Taïwan,
07:04un avertissement extrêmement clair,
07:05c'est la ligne rouge
07:06qu'il ne faut pas franchir
07:08du côté des autorités chinoises.
07:10Et du côté de l'administration américaine,
07:12contrairement à ce que certains
07:13avaient pu anticiper,
07:14nous, on n'y croyait pas,
07:15il n'y a pas eu de concession
07:16de changement de doctrine
07:18de l'administration américaine
07:19vis-à-vis de Taïwan.
07:20Donc j'ai envie de dire,
07:21c'est un non-événement.
07:22Simplement, je pense que ce que
07:23les Chinois et les Américains
07:24sont en train de faire,
07:24ils sont en train d'organiser
07:25leur rivalité systémique.
07:27La rivalité systémique,
07:28elle est là, on la connaît,
07:29c'est une rivalité au long cours.
07:31En revanche, ils cherchent à stabiliser
07:33cette rivalité systémique,
07:34à faire que la situation
07:35ne se dégrade pas davantage
07:37que ce qu'elle est aujourd'hui.
07:38Donc voilà, on peut être rassuré
07:40par le fait qu'il y a des canaux,
07:41il y a de la communication
07:42entre les chefs d'État,
07:44entre les militaires,
07:44il y a des lignes qui restent ouvertes
07:45pour évoquer les sujets de tension.
07:47Mais la rivalité systémique,
07:49elle est là.
07:52Xi Jinping, elle est amenée
07:53à monter en puissance.
07:55Et qui ont pris en marge
07:55de ce sommet, notamment sur le sujet
07:57de l'intelligence artificielle,
07:59à Séoul, enfin, je ne sais plus
08:00si c'était à Séoul,
08:01mais en Corée du Sud, en tout cas,
08:02il en a été question
08:03dans les négociations avant le sommet,
08:05notamment pour se mettre d'accord
08:07sur la stratégie adoptée
08:09pour éviter une escalade
08:10dans les cyberattaques.
08:12On voit que, même si les C2 puissances
08:15sont complètement rivales
08:16sur le sujet de l'intelligence artificielle,
08:19il faut aussi savoir discuter,
08:20se mettre d'accord
08:22et ça a été prouvé
08:23quand les sujets sont
08:24d'intérêt stratégique.
08:26Etienne Braque,
08:28il nous reste 5 minutes.
08:29On va vous retrouver dans 10 minutes
08:30aux manettes de Good Morning Market
08:33pour le suivi de la séance boursière
08:35de ce vendredi.
08:37Vendredi, marqué par une transition
08:39importante du côté des États-Unis
08:40avec un changement
08:41à la tête de la Fed.
08:42Puisque le mandat de Jerome Powell
08:44prend fin aujourd'hui.
08:45Jerome Powell,
08:45qui est patron de la Fed
08:46depuis 2018,
08:48avec un parcours remarquable.
08:51C'est vrai que la plupart des économistes
08:53saluent le fait qu'il a réussi
08:54à combattre l'inflation,
08:56même si on n'est pas à la cible,
08:57sans provoquer de récession
08:59ni un taux de chômage important
09:00aux États-Unis ces dernières années.
09:02Et puis Kevin Warch,
09:03qui est attendu au tournant,
09:05dans le sens où Donald Trump,
09:07c'est lui qui l'a nommé,
09:08Donald Trump n'arrête pas
09:09de demander des baisses de taux,
09:10mais dans le même temps,
09:11vous avez une inflation
09:12qui est toujours au-delà de la cible
09:14aux États-Unis,
09:143,8% le mois dernier,
09:16à cause notamment
09:17de la remontée des prix
09:18de l'énergie aux États-Unis.
09:20Et puis Kevin Warch,
09:21qui ne sera pas seul.
09:22Pour rappel,
09:23vous avez 12 membres
09:24qui votent à chaque réunion.
09:25Et vous avez notamment
09:26Jerome Powell,
09:27qui sera toujours autour de la table,
09:28puisqu'il a choisi de rester
09:29au bord de la Banque centrale américaine.
09:31Alors la prochaine réunion,
09:32ça sera dans un mois,
09:33ça sera le 17 juin.
09:35Donald Trump qui demande
09:36à ce que les taux baissent,
09:38mais qui ne met pas du sien
09:40pour y arriver.
09:42C'est vrai que ça va être compliqué,
09:43étant donné tout ce qui se passe
09:44et notamment l'inflation,
09:46Didier Borowski.
09:48Baisser les taux
09:49dans les prochaines semaines...
09:50Il faut être clair,
09:51il n'y aura pas de baisse de taux.
09:52Il n'y aura pas de baisse de taux.
09:53Je ne pense plus que ce soit
09:54la priorité de Donald Trump.
09:55Aujourd'hui,
09:56la priorité de Donald Trump,
09:57c'est ce qui se passe en Iran
09:57avec l'impact sur les prix de l'essence,
09:59ce qui a un impact
09:59beaucoup plus marqué
10:00sur la consommation des ménages
10:01qu'une éventuelle baisse
10:02des taux d'intérêt.
10:02Donc je crois que le combat a changé,
10:04que la pression est moins forte
10:05et de toute façon,
10:06Donald Trump ne contrôle pas
10:07le FOMC.
10:08Et au jour d'aujourd'hui,
10:09compte tenu des pressions inflationnistes
10:10et pas seulement sur l'inflation totale,
10:12sur certains éléments
10:13de l'inflation sous-jacente,
10:14il est particulièrement difficile
10:16pour la Réserve fédérale
10:16de baisser ses taux.
10:17Donc le statut communétaire
10:18est probablement
10:19le scénario le plus probable
10:20cette année.
10:21Julien Marcy,
10:22l'inflation américaine,
10:23sujet hautement politique
10:24pour Trump,
10:25à l'approche aussi
10:26des mid-terms.
10:27Oui, tout à fait.
10:28Et ce n'est pas nouveau.
10:29Évidemment,
10:29on regarde les chiffres
10:30au mois le mois,
10:31mais si on regarde
10:32sur plus longue période,
10:33c'est un sujet
10:34qui nous touche aussi en Europe.
10:36mais on sait que pour les ménages américains,
10:37des prix très sensibles
10:39comme le logement,
10:40l'électricité,
10:41l'alimentation,
10:42depuis la fin de la crise Covid,
10:43ont augmenté de 30 à 40 %.
10:45Et ça,
10:45on sait que ça touche aussi
10:46beaucoup plus
10:47les ménages à bas revenus.
10:49Et donc,
10:51avant les mid-terms,
10:52on sait que souvent,
10:53ces sujets-là
10:53sont plutôt négatifs
10:54pour les gouvernements
10:55qui sont en place.
10:56Ça avait pénalisé
10:57l'administration démocrate
10:59au moment de l'élection présidentielle.
11:01Désormais,
11:02à tort ou à raison,
11:03c'est autour des Républicains.
11:06Mais comme le disait Didier,
11:07notamment sur certains prix des services,
11:10le problème aux États-Unis,
11:11c'est qu'on part finalement
11:12d'un niveau d'inflation
11:13qui est déjà assez élevé.
11:15Et donc,
11:15vient s'ajouter à ça
11:16la couche
11:18liée au prix énergétique aujourd'hui.
11:20Donc,
11:20échec de Jérôme Powell
11:21sur la maîtrise de l'inflation ?
11:23Non,
11:24mais là,
11:24l'inflation,
11:24c'est un effet induit direct
11:26de la crise énergétique.
11:27Mais même sur l'ensemble de son...
11:28Non,
11:29je ne crois pas qu'on puisse parler
11:30d'échec de Jérôme Powell.
11:31Je pense qu'on a aujourd'hui
11:32un choc mondial
11:33qui est sur les prix de l'énergie
11:34qui se diffuse à d'autres catégories de biens.
11:36On partait d'un niveau plus élevé,
11:38en effet,
11:38d'inflation du côté des services.
11:40Donc,
11:40la désinflation était moins puissante
11:41et il n'y a pas de possibilité.
11:43Et il faut raisonner
11:43en termes de taux réels
11:44parce que je suis frappé
11:45de voir que les analystes
11:45raisonnent toujours
11:46en termes de taux nominal.
11:47À partir du moment
11:48où on va anticiper
11:48qu'à 12 mois,
11:49vous aurez une inflation sous-jacente
11:51un peu plus élevée,
11:52ça veut dire que le taux réel
11:53est un peu plus faible.
11:53Donc,
11:53il n'y a pas de raison
11:55de baisser les taux d'intérêt
12:03que ce n'est pas le sujet fondamental.
12:06D'un mot de conclusion,
12:07il nous reste 30 secondes.
12:08Qu'est-ce que vous attendez
12:09du nouveau patron de la Fed
12:10qui a dit d'ailleurs
12:11qu'il communiquerait moins
12:12que Jérôme Powell
12:14mais qu'il reste assez mystérieux
12:15sur ses intentions
12:16même si la feuille de route
12:17a été donnée
12:18par le président américain ?
12:19Je pense qu'il va vouloir
12:20prendre ses marques.
12:21Comme on le disait tout à l'heure,
12:22le fait que Jérôme Powell
12:24reste au bord du FOMC
12:25va ralentir sa prise.
12:27En tout cas,
12:28ce n'est pas quelque chose
12:29de traditionnel
12:30donc ça va rendre
12:31les débats
12:32beaucoup plus intéressants.
12:33Et je pense qu'on va avoir
12:34des débats très animés
12:35au sein de Jérôme Powell.
12:36Julien, merci.
12:37Sur le fond,
12:38il a le mérite,
12:39je trouve,
12:39de mettre l'accent
12:41sur un sujet d'avenir
12:43qui est déjà le présent
12:43qui est l'impact
12:44notamment de l'intelligence artificielle
12:46sur la croissance potentielle américaine.
12:48Et il faut être honnête,
12:49beaucoup d'économistes sérieux
12:50se sont déjà penchés
12:51sur la question
12:52et pour l'instant,
12:53les estimations sont très différentes
12:56pour les uns des autres.
12:58Mais le fait de mettre
12:59le focus là-dessus,
13:00c'est quelque chose d'important.
13:02Merci Julien Marcy,
13:03chef économiste
13:04chez Global Sovereign Advisory
13:05et Didier Borowski,
13:06responsable de la recherche
13:07en politique macroéconomique
13:09chez Amundi
13:09Vassmet Institute.
13:11Merci d'avoir été avec nous.
Commentaires