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  • il y a 27 minutes
Ce vendredi 15 mai, Olivier Cohn, directeur général de Best Western France, Ali Khachlouf, cofondateur et directeur général de SquareMind, et Damien Tuleu, vice-président exécutif et directeur de la branche optronique de Merck, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Erwan Morice. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:05Good morning business, Erwan Maurice.
00:00:07Bientôt 7h, bonjour à tous, bon réveil, ravi de vous retrouver dans votre matinale éco.
00:00:12Au programme de ce vendredi 15 mai, c'est le dernier jour de la visite d'Etat très commentée de
00:00:16Donald Trump en Chine.
00:00:18Les observateurs en attendaient beaucoup.
00:00:20Alors oui, elle marque une forme d'apaisement des relations commerciales entre Pékin et Washington.
00:00:24Même si là, on attend encore des résultats tangibles.
00:00:26Donald Trump parle d'accords commerciaux fantastiques, sans que l'on n'en connaisse encore précisément la substance.
00:00:32En tout cas, derrière les contrats, cette visite n'a pu dissimuler des divergences qui restent importantes.
00:00:36Le récit à suivre de nos correspondants à Washington et à Taïwan.
00:00:40Entre Trump et Xi, y a-t-il un gagnant et un perdant ?
00:00:42Ce sera la chronique internationale de Mathilde Chaminade à 7h20.
00:00:46Selon notre éditorialiste Emmanuel Lechypre,
00:00:49les thèmes stratégiques abordés lors de la rencontre font des Européens les dindons de la farce.
00:00:53Il en débattra avec Raphaël Legendre dans 10 minutes.
00:00:56Pendant ce temps-là, Jérôme Powell fait ses cartons.
00:00:58Le patron de la Fed, qui a résisté jusqu'au bout à Donald Trump, cède son siège à Kevin Warsh,
00:01:04le nouveau président de la Réserve fédérale,
00:01:06qui va avoir la lourde tâche de baisser les taux dans une conjoncture particulièrement difficile.
00:01:10Explication d'Etienne Braque à 7h30.
00:01:13Le reste de l'actualité, c'est avec vous, Léo Dumas.
00:01:15Les titres ce matin.
00:01:16Stellantis relance une alliance en Chine pour fabriquer des Peugeot.
00:01:20LVMH confirme la vente de Marc Jacobs et puis IPO fracassante hier à Wall Street.
00:01:24Dans vos rendez-vous aussi ce matin, le partenariat qui fait beaucoup parler entre Swatch et Audemars Piguet,
00:01:29c'est la chronique retail d'Eva Jaco dans 20 minutes.
00:01:327h45, le grand entretien.
00:01:33Olivier Kohn, directeur général de Best Western France.
00:01:378h20, dans Parole de patron, l'allemand Merck fait des semi-conducteurs made in France
00:01:42pour garantir la souveraineté industrielle.
00:01:44Voilà le programme.
00:01:45Il est 7h, le journal.
00:01:47Good morning business, le journal.
00:01:50Et cette ultime face-à-face en cours entre Xi et Trump.
00:01:53Et après Taïwan hier, c'est sur l'Iran que le ton est en train de monter.
00:01:56Ce matin, en marge de ce sommet, cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu.
00:02:00Elle n'a aucune raison de se poursuivre.
00:02:02C'est ce que dit Pékin par voie de communiqué en réclamant la réouverture dès que possible du détroit d
00:02:08'Ormuz.
00:02:08Alors pas de réponse publique à ce stade côté américain.
00:02:11Mais Antoine Forestier en vous rejoint à Washington.
00:02:13Donald Trump lui a assuré hier soir avoir obtenu des gages de Xi Jinping sur cette question.
00:02:19Oui, vous vous en rappelez, avant le début de ce sommet,
00:02:22le New York Times avait révélé que des entreprises chinoises de défense
00:02:24comptaient envoyer des armes en Iran via des pays tiers pour plus de discrétion.
00:02:29Les Etats-Unis souhaitaient obtenir une clarification de la Chine à ce sujet.
00:02:32Et bien selon Donald Trump, qui s'est exprimé sur Fox News il y a quelques heures,
00:02:36Xi Jinping ne compterait plus envoyer d'armes à l'Iran.
00:02:40Je vous propose d'écouter le président américain tout à l'heure.
00:02:42Xi Jinping a dit qu'il ne fournirait pas d'équipement militaire.
00:02:46C'est une déclaration importante.
00:02:47Il l'a dit aujourd'hui et il l'a affirmé avec force.
00:02:51Il y a quelques minutes, le ministre des Affaires chinois a indiqué pour sa part
00:02:55qu'il souhaitait que le cessez-le-feu se poursuive et que cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu.
00:03:01Les deux hommes, Donald Trump et Xi Jinping, vont continuer de discuter aujourd'hui.
00:03:04Ils doivent prendre le thé en ce moment même, puis un déjeuner.
00:03:07Et ensuite, Donald Trump retournera ici à Washington.
00:03:10Merci Antoine Forestier à Washington.
00:03:12Alors sur le front du business, maintenant le sommet est décevant.
00:03:16Pour l'instant, il n'y a aucune annonce formelle de contrat ou de commande entre les deux pays.
00:03:20Donald Trump, toutefois, a sur lui ce matin qu'il a conclu des accords commerciaux fantastiques
00:03:25après déjà avoir glissé plusieurs indices hier soir sur Fox News, Nathan Cocampo.
00:03:29200 gros avions Boeing.
00:03:31C'est ce qu'aurait promis d'acheter Xi Jinping à Donald Trump selon les mots du président américain.
00:03:35Rien d'officiel donc.
00:03:37Et on est très loin des 500 avions monocouloir 737 Max évoqués par la presse depuis des mois.
00:03:42L'action du constructeur plonge de plus de 5% en bourse.
00:03:46Sur Fox News, Donald Trump assure aussi que la Chine veut lui acheter plus de pétrole
00:03:50pour réduire sa dépendance à Hormuz et aussi du soja américain, mais sans donner de chiffres.
00:03:55Même optimisme de Jameson Greer, le représentant américain au commerce,
00:03:59qui s'avance un peu plus et évoque la signature d'un contrat d'ampleur après la visite de Trump.
00:04:04Autour de dizaines de milliards de dollars d'achats de produits agricoles au cours des trois prochaines années.
00:04:09Les Etats-Unis n'attend qu'ils assouplissent leurs restrictions commerciales avec la Chine.
00:04:13Selon Reuters, NVIDIA va pouvoir vendre ses puces H200 à 10 entreprises chinoises.
00:04:18Alibaba, Tencent, Bydence.
00:04:21La H200, c'est la deuxième puce IA la plus puissante du groupe.
00:04:25L'administration américaine donnerait son feu vert à l'achat de 75 000 puces par client.
00:04:30Jensen Wang avait rejoint en dernière minute la délégation américaine.
00:04:33Enfin, toujours dans cette dynamique d'assouplissement des relations,
00:04:37les responsables américains évoquent dans la presse la possibilité de créer un nouvel organisme,
00:04:41un conseil du commerce pour mieux gérer les relations commerciales
00:04:45et surtout réduire les taxes et les barrières commerciales sur les biens non essentiels
00:04:49qui ne soulèveraient pas de préoccupations en matière de sécurité nationale.
00:04:53Sur CNBC, Scott Bessen précise qu'une des solutions envisagées
00:04:56repose sur une réduction des droits de douane sur 30 milliards de dollars d'échanges commerciaux.
00:05:02Merci beaucoup Nathan Coquampoyant.
00:05:04On surveille bien sûr les annonces commerciales à venir dans l'actualité des entreprises.
00:05:09Annonce de Stellantis ce matin.
00:05:11Oui, le constructeur qui relance son partenariat avec son allié chinois historique,
00:05:15le groupe Dongfeng.
00:05:16Ils vont produire ensemble des Peugeot et des Jeeps directement en Chine.
00:05:20Adrien Guillaume Padovan.
00:05:22De nouveaux véhicules Peugeot électrifiés et deux Jeeps tout-terrain rechargeables
00:05:26arriveront sur les lignes de production de Wuhan en 2027.
00:05:29Des modèles coproduits par Stellantis et Dongfeng à destination de la Chine,
00:05:33mais aussi des marchés internationaux.
00:05:351 milliard d'euros sont sur la table, dont 130 millions d'euros de Stellantis.
00:05:39Une nouvelle page s'ouvre dans un partenariat qui dure depuis 34 ans
00:05:43entre les deux alliés industriels.
00:05:44Ces dernières années, Stellantis avait progressivement réduit sa présence industrielle en Chine
00:05:49à cause de ventes trop faibles.
00:05:51Dans son communiqué, Antonio Filosa explique désormais
00:05:53vouloir capitaliser davantage sur leurs atouts respectifs.
00:05:56Cette annonce de production commune intervient dans un contexte
00:06:00où Stellantis envisagerait en Europe de vendre une partie de ses usines au groupe chinois.
00:06:04La presse évoque un site en Italie, en Allemagne
00:06:06et l'usine de Citroën près de Rennes
00:06:08où une délégation de Dongfeng serait d'ailleurs venue récemment.
00:06:12Stellantis compte aussi vendre son usine à Madrid
00:06:14à son autre associé chinois, Lipmotor.
00:06:17Dongfeng, Lipmotor et bientôt BYD,
00:06:19le constructeur serait aussi en négociation pour reprendre des sites inactifs en Europe.
00:06:23Et dans le secteur changement de patron chez BMW,
00:06:26Milan Nedeljkovic a pris les rênes du groupe hier prise de fonction
00:06:29au moment où le constructeur allemand lance sa nouvelle génération de modèles électriques
00:06:33pour se défaire d'un côté de la concurrence chinoise
00:06:36et aussi survivre aux droits de douane américains, Astrid Olivier.
00:06:40Pur produit du groupe, Milan Nedeljkovic a rejoint BMW en 1993
00:06:45après avoir dirigé plusieurs sites industriels majeurs.
00:06:48Il pilote depuis 2019 l'ensemble de la production mondiale du constructeur.
00:06:53Considéré comme l'un des artisans de la stratégie électrique du groupe,
00:06:57il prend aujourd'hui les commandes dans un contexte de transformation accélérée.
00:07:02Sa mission, augmenter la cadence sur l'électrique,
00:07:05appelée à devenir le cœur de l'offre de BMW
00:07:08tout en lançant près de 40 nouveautés d'ici l'année prochaine.
00:07:12Le dirigeant devra aussi relancer la marque de luxe
00:07:15que le groupe a acquis il y a 4 ans,
00:07:17moderniser en parallèle les plateformes thermiques, hybrides et électriques
00:07:21et maintenir la rentabilité du constructeur dans un marché de plus en plus tendu.
00:07:26Car BMW fait face à une double pression.
00:07:29D'un côté, la concurrence chinoise, très agressive sur l'électrique,
00:07:33séduit une clientèle jeune
00:07:34et moins attachée au prestige historique des marques européennes.
00:07:38De l'autre, les droits de douane américains
00:07:41qui ont coûté 1 milliard d'euros à BMW l'année dernière.
00:07:44Accord définitif aussi pour la session de Marc Jacobs par LVMH,
00:07:49c'est le fonds d'investissement américain WHP Global
00:07:51qui va reprendre la marque d'ici à la fin de cette année.
00:07:54Le montant de la transaction n'a pas été communiqué,
00:07:57mais il est estimé à 1 milliard de dollars par le Wall Street Journal.
00:08:00À Wall Street, hier, une entrée en bourse fracassante.
00:08:02Celle de Cérébras, dont le titre a progressé de 68% à la clôture.
00:08:06De quoi donc porter sa capitalisation à presque 95 milliards de dollars.
00:08:11Cérébras qui est un spécialiste des processeurs géants
00:08:14et qui tente de concurrencer Nvidia, Clara Bido.
00:08:19Fondé il y a 10 ans en Californie par l'entrepreneur américain Andrew Feldman,
00:08:23Cérébras System fait aujourd'hui partie des entreprises qui affolent la Silicon Valley.
00:08:27Les chiffres donnent le tournis.
00:08:29Une activité en hausse de 76% sur un an
00:08:32pour un chiffre d'affaires de plus d'un demi-milliard de dollars.
00:08:35Le fabricant s'est spécialisé dans les puces
00:08:37capables de faire tourner des modèles d'IA avancés.
00:08:40Pour se démarquer, il mise sur des puces géantes,
00:08:43des plaques de silicium de la taille d'une assiette
00:08:45jusqu'à 58 fois plus grandes que certaines cartes graphiques de Nvidia.
00:08:50L'entreprise cherche maintenant à moins dépendre
00:08:52de ses deux principaux clients basés aux Émirats Arabes Unis,
00:08:55le groupe GP42 et l'université Mohamed Bin Zayed.
00:08:59Et les géants du secteur de l'IA se bousculent.
00:09:02OpenAI a signé un accord de 20 milliards de dollars avec le fabricant.
00:09:06Amazon, Meta ou encore Mistral AI font aussi partie des clients.
00:09:10Voilà pour les explications de Clara Bido.
00:09:11Les semi-conducteurs, on en reparlera à 8h20 dans votre rendez-vous.
00:09:15Parole de patron avec Damien Tulleux, vice-président exécutif,
00:09:19directeur de la branche électronique de Merck,
00:09:22le pharmacien allemand qui a 15% de son activité dans justement les semi-conducteurs
00:09:27et qui investit en France pour la souveraineté industrielle.
00:09:31Et puis à moins d'un mois de la Coupe du monde de foot maintenant,
00:09:34et alors que Didier Deschamps vient de dévoiler sa liste pour l'équipe de France,
00:09:37les organisateurs, eux, sont contraints de réagir après les polémiques
00:09:41sur les tarifs exorbitants de cette compétition.
00:09:44Les fans ont déjà dû casser leur tiller pour obtenir des places.
00:09:48Alors maintenant, entre le prix des visas et le coût des transports,
00:09:50les autorités américaines ajustent le tir en catastrophe, Paul Valère.
00:09:55Pour les supporters algériens, tunisiens, ivoiriens ou sénégalais,
00:09:59c'est un soulagement.
00:10:00Ils devaient, pour obtenir un visa d'entrée aux Etats-Unis,
00:10:03verser une caution de 5 000 à 15 000 dollars,
00:10:06dispositif instauré par l'administration Trump dans sa lutte contre l'immigration.
00:10:09Face aux critiques, la Maison-Blanche renonce,
00:10:12mais attention, cette exemption ne s'appliquera qu'au seul détenteur de billets
00:10:15s'étant inscrits sur la plateforme de visa mise en place par la FIFA.
00:10:18Autre polémique qui a poussé l'organisation à faire marche arrière,
00:10:22le prix stratosphérique des transports en commun,
00:10:24qui ont finalement été revus à la baisse.
00:10:26L'aller-retour en train entre Manhattan et le MetLife Stadium à New York,
00:10:29fixé au départ à 150 dollars et passé à 105 puis à 98 dollars,
00:10:34encore bien supérieur aux 13 dollars habituels.
00:10:36Le billet de bus, lui, est abaissé de 80 à 20 dollars
00:10:40pour tenter de calmer la colère des fédérations de supporters.
00:10:447h09, la bourse.
00:10:46Votre rendez-vous avec Banque Populaire.
00:10:48À vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches.
00:10:51Banque Populaire, la réussite est en vous.
00:10:54Votre rendez-vous avec Moneta Asset Management.
00:10:56Chez Moneta Asset Management, nous analysons, sélectionnons, investissons.
00:11:00En action pour votre épargne.
00:11:05Bonjour Étienne Braque.
00:11:06Bonjour à tous.
00:11:07Il pleut à Wall Street, une pluie de record.
00:11:09Encore et toujours, plus 0,9% pour le Nasdaq,
00:11:11plus 0,7% pour le S&P 500,
00:11:13qui a franchi la barre symbolique des 7500 points
00:11:16quand le Dow Jones a retrouvé le seuil des 50 000 points.
00:11:20Le Dow Jones qui n'est pas sur des records,
00:11:22il est uniquement sur des plus hauts du mois de février.
00:11:24Une nouvelle fois, Wall Street peut dire merci au secteur de la tech
00:11:27et surtout merci à Nvidia,
00:11:28qui est toujours et de loin la première capitalisation mondiale,
00:11:31plus 4,5%.
00:11:33Johnson & Young fait partie du déplacement en Chine avec Donald Trump
00:11:37et selon Reuters, Johnson & Young a réussi à vendre des puces H200 en Chine
00:11:43et ça a propulsé hier le titre de plus de 4% à la clôture
00:11:46avec même désormais un groupe qui frôle les 6000 milliards de capitalisation boursière.
00:11:50Nous étions à 5700 milliards hier soir à la clôture,
00:11:53plus 13% pour Cisco après la publication de ses résultats.
00:11:56Le groupe revoit là-haut ses perspectives.
00:11:58Cérébrasse, on vient de l'entendre, a quand même gagné 68%
00:12:01pour sa première séance en bourse.
00:12:03Et puis dans le long côté, c'est toujours l'euphorie aussi
00:12:05avec selon Bloomberg, Anthropique, la maison mère de l'IA Claude
00:12:08qui s'apprête à lever 30 milliards de dollars.
00:12:10En février, souvenez-vous, le groupe avait déjà levé 30 milliards
00:12:13sauf qu'entre-temps, la valorisation est passée de 380 à plus de 900 milliards de dollars.
00:12:19C'est tout simplement impressionnant.
00:12:20Tout le monde aujourd'hui veut faire partie de l'aventure Anthropique
00:12:23que ce soit les Amazon, les Google et puis bien sûr les fonds d'investissement
00:12:26alors que le groupe s'apprête à entrer en bourse.
00:12:29En tout cas, il ne l'a jamais contredit
00:12:30et le marché attend de pied ferme cette IPO.
00:12:33Avant des records en pagaille, Étienne, alors que les taux longs,
00:12:36eux, continuent de grimper.
00:12:37Et le 10 ans américain est à 4,5%.
00:12:40C'est une première depuis juin dernier.
00:12:43Le 30 ans est sur un sommet de 10 mois à 5,06
00:12:46car les investisseurs commencent petit à petit à intégrer
00:12:48le fait que l'inflation va rester collante aux États-Unis.
00:12:51Et nous en parlerons dans 20 minutes.
00:12:53L'arrivée de Kevin Walsh ne va pas faciliter les choses pour la Fed.
00:12:56Petit à petit, le marché se dit que la banque centrale américaine
00:12:58va peut-être devoir relever ces taux.
00:13:00Alors habituellement, quand le 10 ans américain progresse,
00:13:02les actions baissent ou du moins elles sont stables.
00:13:05Mais là, ce n'est plus du tout le cas
00:13:07parce que l'intelligence artificielle
00:13:08et surtout les valeurs technologiques
00:13:10sont totalement en train de disrupter le marché,
00:13:15de disrupter Wall Street.
00:13:16Avec aujourd'hui, le retour de Tina,
00:13:19« There is not alternative ».
00:13:20À très court terme, la tech est l'un des seuls secteurs
00:13:23qui offrent de la visibilité et de la croissance.
00:13:25La guerre en Iran et le pétrole n'affectent pas les GAFAM
00:13:27et les flux continuent d'affluer sur ces valeurs technologiques.
00:13:30Merci Etienne Braquant.
00:13:32On vous retrouve dans une demi-heure.
00:13:33Tout de suite, le débat des éditorialistes.
00:13:39Et on revient sur cette rencontre au sommet.
00:13:43Alors on attend toujours les annonces
00:13:44sur d'éventuels contrats.
00:13:47Donald Trump, lui, parle d'accords commerciaux fantastiques.
00:13:52Face à vous, Emmanuel Le Chypre, ce matin,
00:13:54Raphaël Legendre.
00:13:55Et notre regard va se décaler un petit peu
00:13:58par rapport à cet événement
00:14:00parce que des thèmes stratégiques, en réalité,
00:14:03sont abordés à Pékin depuis deux jours
00:14:06avec des Européens qui, peut-être, Raphaël,
00:14:10sont les dindons de la farce de cette rencontre,
00:14:12finalement, des sujets qui sont décidés sans eux.
00:14:14Je ne dirais pas les dindons de la farce,
00:14:15mais on va voir fleurir les commentaires
00:14:19des observateurs en disant que l'Europe
00:14:21est totalement absent, une fois de plus,
00:14:23de ce grand rendez-vous des deux grandes puissances mondiales.
00:14:27On parle commerce, on parle géopolitique,
00:14:29on est très directement impactés, nous,
00:14:31par ces discussions.
00:14:33La crise en Iran pèse très lourd sur notre croissance
00:14:35et l'Europe est évidemment totalement absente
00:14:38de ces discussions.
00:14:39Bon, est-ce que ça veut dire qu'on est
00:14:41au banc des puissances mondiales ?
00:14:42Moi, je pense que non.
00:14:44On va voir ce qu'en pense Emmanuel tout à l'heure.
00:14:46Mais cette domination mondiale,
00:14:48elle se joue sur trois terrains de jeu.
00:14:50Selon moi, c'est économique, technologique
00:14:52et évidemment stratégique.
00:14:53La géopolitique dont on parle quotidiennement.
00:14:56Eh bien, sur ces trois points
00:15:00qui nous concernent,
00:15:02de tous les pays qui sont pris en étau
00:15:04entre les États-Unis et la Chine aujourd'hui,
00:15:06je pense que la zone euro, l'Europe, l'Union européenne,
00:15:09est celle qui a le plus d'avantages
00:15:11pour s'en sortir, pour émerger
00:15:13en tant que véritable puissance,
00:15:15même si on n'y est pas encore tout à fait.
00:15:17Emmanuel nous en parlera.
00:15:19Mais sur l'économie,
00:15:20je voulais simplement rappeler un chiffre.
00:15:22C'est l'excédent de la balance courante européenne.
00:15:26On vend davantage que ce qu'on achète.
00:15:29On exporte 365 milliards d'excédents courants
00:15:33en 2025.
00:15:34C'est un milliard par jour de bénef,
00:15:36pour faire simple,
00:15:37quand les États-Unis,
00:15:39c'est plus de 1 000 milliards de déficits courants.
00:15:43Donc économiquement, on est puissant.
00:15:46Le monde veut acheter nos produits.
00:15:49On vend énormément.
00:15:50Et les Chinois, c'est 1 200 milliards ?
00:15:52Les Chinois sont à plus de 1 000 milliards.
00:15:54Donc c'est effectivement plus de 3 fois nos excédents.
00:15:58On est bien d'accord,
00:15:59mais on a excédents de 1 000 milliards d'un côté,
00:16:01déficit de 1 000 milliards de l'autre.
00:16:03On vend quand même.
00:16:04On a 360 milliards d'excédents.
00:16:061 milliard, c'est facile à retenir,
00:16:071 milliard d'excédents par jour.
00:16:09C'est une force.
00:16:10C'est une force.
00:16:11Il faut s'en rendre compte.
00:16:12On ne le raconte pas assez, ça,
00:16:13dans l'opinion publique.
00:16:15Sur la technologie, on a tous les acteurs pour concurrencer les acteurs américains.
00:16:21On n'a pas raté la tech, contrairement à ce qu'on entend beaucoup.
00:16:25Simplement, on a une tech moins visible,
00:16:27du grand public, les Google, les Amazon, Apple et Consor.
00:16:31Mais on a SAP dans les logiciels.
00:16:33On a SML dans les semi-conducteurs.
00:16:35On a Siemens dans l'industrie.
00:16:37Mistral, évidemment, dans l'intelligence artificielle.
00:16:40On a toutes les briques stratégiques, en réalité,
00:16:44et sur lesquelles on est incontournable, en plus.
00:16:47Simplement, on n'a pas le narratif, là, encore une fois.
00:16:49Et puis, souvent, on n'a pas l'échelle non plus,
00:16:52parce qu'on a toujours nos barrières européennes
00:16:54qui font qu'on a tous les acteurs qui sont là,
00:16:56avec des produits de qualité,
00:16:58mais on n'a pas l'échelle du marché commun en entier.
00:17:02Donc, le sujet, ce n'est pas l'absence de champion,
00:17:05c'est la fragmentation.
00:17:06Et puis, enfin, sur la géopolitique,
00:17:08c'est vrai que là, on est un peu en arrière de la main
00:17:12face aux États-Unis ou à la Chine.
00:17:15Mais on est fort sur plusieurs politiques fédérales,
00:17:17le commerce, la concurrence
00:17:18et la politique monétaire avec l'euro.
00:17:21Là où on est faible, c'est quand on est sur national.
00:17:23Et donc, c'est la défense, c'est les affaires étrangères,
00:17:25c'est le volet géopolitique.
00:17:26Et pour ça, c'est la gouvernance européenne qu'il faut revoir.
00:17:29Emmanuel Lechypre, pour Raphaël Lejean,
00:17:31tout va bien sur la scène internationale.
00:17:34Si on ramasse un peu tout ça,
00:17:35et puis, pour remettre aussi en perspective
00:17:38tout ce qu'on a dit un peu cette semaine
00:17:40autour de ces thématiques-là,
00:17:41notamment avec Jean-Marc Daniel.
00:17:44Donc, moi, j'entends quoi ?
00:17:45J'entends finalement que
00:17:48on va vers
00:17:49une Europe qui a
00:17:51tout le potentiel
00:17:52pour se redresser,
00:17:54qui a les bonnes valeurs,
00:17:56qui a les bons objectifs.
00:17:58L'Europe qui va vers
00:17:59la transition écologique
00:18:02face à des Etats-Unis
00:18:03qui,
00:18:04si j'en crois ce que dit
00:18:05Jean-Marc Daniel,
00:18:06sont devenus un pays du tiers-monde
00:18:07sur-endetté.
00:18:08Les chiffres qu'a souligné Raphaël.
00:18:10Si on en croit aussi,
00:18:12finalement,
00:18:12cette vision de la Chine,
00:18:14pays
00:18:14qui va bientôt
00:18:16devenir
00:18:17extrêmement vieux
00:18:18avant d'avoir
00:18:19été riche.
00:18:20Je me dis,
00:18:21mais oui,
00:18:21l'Europe a tout
00:18:22pour être
00:18:23la grande puissance
00:18:25du 22e siècle.
00:18:26– Oui, c'est ça.
00:18:27On va attendre encore un peu.
00:18:28– Voilà, voilà.
00:18:29– Mais oui,
00:18:30mais en attendant,
00:18:32il aura fallu
00:18:32qu'elle survive
00:18:34au 21e siècle.
00:18:35Et c'est ça,
00:18:35moi qui m'inquiète.
00:18:36C'est là où ça n'est pas gagné.
00:18:38Parce que la réalité,
00:18:39c'est qu'en fait,
00:18:40quand on regarde
00:18:41depuis le début
00:18:42de la construction européenne
00:18:43après la Deuxième Guerre mondiale,
00:18:45eh bien,
00:18:45on est effaré
00:18:46de voir à quel point
00:18:47cette construction européenne
00:18:48s'est faite
00:18:49au prix d'une dépendance
00:18:52totale
00:18:52vis-à-vis du reste du monde.
00:18:55Dépendance stratégique
00:18:55vis-à-vis des Etats-Unis.
00:18:58Dépendance énergétique
00:18:59vis-à-vis du Moyen-Orient
00:19:01et de la Russie.
00:19:03Le problème,
00:19:04c'est que,
00:19:05encore une fois,
00:19:06cette prospérité européenne
00:19:07de l'après-guerre,
00:19:08bâtie sur la peur
00:19:09que la guerre
00:19:11revienne à nouveau,
00:19:12ça marchait
00:19:13quand le monde
00:19:13était bienveillant,
00:19:14quand le monde
00:19:15était multilatéral,
00:19:16pas quand le monde
00:19:17redevient un monde
00:19:18de puissance
00:19:19sans morale,
00:19:21alors que l'Europe
00:19:22ne jure que,
00:19:23finalement,
00:19:24par...
00:19:25l'Europe déteste
00:19:26la puissance
00:19:26et ne jure que
00:19:27par la morale.
00:19:28Donc ça,
00:19:29ça va être extrêmement compliqué.
00:19:30Mais sauf dans les moments
00:19:30de crise,
00:19:31comme en ce moment,
00:19:32en réalité,
00:19:33où on se réveille.
00:19:33Oui,
00:19:34vous n'avez pas tort.
00:19:35C'est vrai que c'est toujours
00:19:36dans les moments
00:19:36un peu critiques
00:19:37que l'Europe avance.
00:19:38L'Europe avance par à coup.
00:19:39C'est vrai qu'on l'a vu,
00:19:40ne serait-ce que pendant
00:19:41la crise de 2008-2009,
00:19:42où là,
00:19:43on a bâti
00:19:43les filets de sécurité financière.
00:19:45Mais là,
00:19:45ce qui est vraiment inquiétant,
00:19:46c'est que c'est
00:19:48notre logiciel intellectuel
00:19:49qui est mort.
00:19:50en plus de ça,
00:19:51moi,
00:19:51je ne partage pas
00:19:51l'optimisme de Raphaël
00:19:52sur la technologie,
00:19:55sur surtout
00:19:56l'unité européenne.
00:19:57On voit bien
00:19:58qu'au moment
00:19:58où les empires
00:19:59se reforment,
00:20:00on ne joue
00:20:01que la fragmentation.
00:20:02C'est-à-dire que
00:20:02quand le monde
00:20:03était calme,
00:20:05prospère,
00:20:05on pouvait finalement
00:20:06se chicaner
00:20:07dans la cour de récréation
00:20:08et se tirer la bourre
00:20:09entre Allemands,
00:20:10Italiens,
00:20:11Espagnols,
00:20:12Français,
00:20:12etc.
00:20:12On voit bien
00:20:13qu'aujourd'hui,
00:20:13ça n'est plus possible.
00:20:14Vous ne pouvez pas
00:20:15avancer dans un monde
00:20:16où vous avez
00:20:17les États-Unis
00:20:18qui sont le pays
00:20:19de l'agilité
00:20:20et de l'innovation
00:20:21de l'autre,
00:20:21la Chine
00:20:22qui est le pays
00:20:23de la stabilité
00:20:23et de la vision
00:20:24à long terme.
00:20:25Vous ne pouvez pas
00:20:26avoir un continent
00:20:28comme l'Europe
00:20:28qui est aussi
00:20:30fragmenté.
00:20:31Donc, moi,
00:20:31je pense qu'il y a
00:20:32deux scénarios.
00:20:33Il y a un scénario
00:20:34optimiste
00:20:34et un scénario pessimiste.
00:20:36Le scénario optimiste,
00:20:37c'est celui
00:20:37qu'a décrit Raphaël.
00:20:38C'est effectivement
00:20:39l'Europe qui,
00:20:40entre une Chine
00:20:41et des États-Unis
00:20:42qui ne sont pas
00:20:43si puissants que ça,
00:20:44va se refaire
00:20:44finalement une place
00:20:46et devenir
00:20:47la meilleure place
00:20:48du monde
00:20:49finalement
00:20:49pour vivre.
00:20:51Mais l'autre scénario,
00:20:54c'est oui,
00:20:55je pense que l'Europe
00:20:55peut devenir
00:20:56le paradis du monde
00:20:57mais pour une espèce
00:20:58de centre de loisirs
00:21:02chéant.
00:21:02L'Europe a-t-elle
00:21:03conscience
00:21:04de sa puissance ?
00:21:05C'est aussi ce qu'on...
00:21:06Non, mais l'Europe,
00:21:06elle a abandonné
00:21:07son industrie,
00:21:08globalement.
00:21:08Mais c'est ça tout le sujet.
00:21:09C'est une question
00:21:10de narratif politique
00:21:11en réalité.
00:21:12C'est un combat
00:21:12grame-chien
00:21:12pour l'hégémonie culturelle.
00:21:14C'est le plus gros marché
00:21:14du monde.
00:21:15On peut nourrir.
00:21:15On est le premier marché
00:21:16de consommateurs du monde
00:21:17effectivement.
00:21:19On a toutes les ressources
00:21:20pour être une véritable
00:21:21puissance.
00:21:22Ce qui manque,
00:21:22c'est le leadership politique
00:21:23et un mode de gouvernance
00:21:24qui doit changer.
00:21:25Mais vous l'avez dit,
00:21:26Erwan,
00:21:27chaque crise est une opportunité
00:21:28et là,
00:21:29on est secoué
00:21:29comme jamais.
00:21:30Le monde a changé
00:21:32terriblement
00:21:32en 10,
00:21:3315 ans
00:21:33et effectivement,
00:21:34le logiciel européen
00:21:35doit s'adapter.
00:21:36Alors,
00:21:37c'est lent,
00:21:38c'est long,
00:21:38c'est beaucoup trop long
00:21:39parce qu'on est beaucoup
00:21:41autour de la table
00:21:42qu'il faut qu'on se mette
00:21:43d'accord.
00:21:43Il faut changer les règles.
00:21:44La règle de l'unanimité,
00:21:46par exemple,
00:21:46ça n'est plus possible.
00:21:47Mais il faut aller vers
00:21:48ce que Mario Draghi
00:21:49a appelé un fédéralisme
00:21:51pragmatique,
00:21:51c'est-à-dire des coalitions
00:21:52de volontaires
00:21:53pour avancer tous ensemble.
00:21:54On a vraiment les moyens
00:21:55de s'en sortir.
00:21:56C'est une question
00:21:57de mindset,
00:21:58d'état d'esprit.
00:21:59Il faut qu'on devienne
00:21:59beaucoup plus conquérant.
00:22:01En tout cas,
00:22:02voilà,
00:22:02se réveiller dans les crises,
00:22:03ça nous fait,
00:22:04figurez-vous,
00:22:04un point commun
00:22:04avec les Chinois
00:22:05parce que vous connaissez
00:22:06la subtilité du mandarin.
00:22:09Crise veut dire aussi
00:22:11opportunité.
00:22:12Voilà,
00:22:12ça nous fait peut-être
00:22:13un point commun.
00:22:147h21,
00:22:15l'International.
00:22:21La rencontre Trump-Chi
00:22:23touche à sa fin
00:22:24donc après deux jours
00:22:25de discussion
00:22:25et de cérémonie à Pékin.
00:22:27Tous les dossiers
00:22:27ont été évoqués.
00:22:29Commerce,
00:22:30Iran,
00:22:30Taïwan
00:22:30et Mathilde Chaminade
00:22:31pour un premier bilan
00:22:32de cette rencontre.
00:22:33Est-ce qu'on peut dire
00:22:34que les relations
00:22:35sino-américaines
00:22:37se détendent enfin ?
00:22:38Oui,
00:22:38l'objectif premier
00:22:39de cette rencontre
00:22:42était de sécuriser
00:22:43la trêve commerciale
00:22:44sino-américaine.
00:22:45Dans ce sens,
00:22:46c'est plutôt réussi.
00:22:47Il y a quelques améliorations
00:22:49des relations commerciales.
00:22:50Par exemple,
00:22:51la Chine dit s'engager
00:22:52à ne faire couvrir
00:22:53la porte de son économie
00:22:55aux entreprises américaines
00:22:56et à augmenter
00:22:58la coopération économique
00:22:59entre les deux pays.
00:23:00Un des objectifs américains
00:23:01était d'encourager la Chine
00:23:03à investir plus aux Etats-Unis
00:23:04et à acheter plus
00:23:05de produits américains.
00:23:07Là, d'après Donald Trump,
00:23:08la Chine devrait commander
00:23:09200 avions Boeing.
00:23:10Ce serait la première commande
00:23:12chinoise d'appareils commerciaux
00:23:13américains depuis presque 10 ans.
00:23:16Pékin serait aussi intéressée
00:23:17par l'achat de pétrole américain
00:23:19et par des produits agricoles,
00:23:20notamment du soja,
00:23:22un dossier sur lequel
00:23:23l'administration américaine
00:23:24était attendue.
00:23:25Et Nvidia devrait pouvoir
00:23:27vendre ses puces H200
00:23:28à des entreprises chinoises.
00:23:30Et puis, sur le volet diplomatique,
00:23:32la Chine accepte d'arrêter
00:23:33de fournir des armes
00:23:35et du matériel militaire
00:23:36à l'Iran
00:23:36tant que la guerre durera
00:23:38avec les Etats-Unis.
00:23:39C'est une vraie victoire
00:23:40pour les Américains.
00:23:41Et pourtant, Mathilde,
00:23:41on n'a pas l'impression
00:23:42que les Etats-Unis ont obtenu
00:23:43tout ce qu'ils voulaient
00:23:44avec cette visite.
00:23:45Non, sur le volet commercial,
00:23:47les annonces paraissent
00:23:48quand même décevantes.
00:23:49La Chine achètera
00:23:50moins de Boeing qu'attendu.
00:23:52Donald Trump est venu entourer
00:23:53de nombreux PDG américains,
00:23:55Elon Musk, Tim Cook,
00:23:57Jensen Wang.
00:23:58Mais en réalité,
00:23:59peu d'accords commerciaux
00:24:00se matérialisent.
00:24:01La question des droits de douane
00:24:03n'est pas résolue.
00:24:04La trêve commerciale
00:24:05reste fragile.
00:24:06On sait que l'économie chinoise
00:24:08résiste assez bien
00:24:09aux surtaxes
00:24:10que Donald Trump utilise
00:24:12comme moyen de pression.
00:24:13Donc, la Chine n'a pas
00:24:15tellement intérêt
00:24:15à prendre des engagements
00:24:17contraignants
00:24:18pour les éviter.
00:24:19En revanche,
00:24:20Pékin ne desserre pas
00:24:21la vis sur les terres rares
00:24:22qui est son moyen
00:24:23de pression
00:24:24sur l'économie mondiale.
00:24:25Les Américains espéraient
00:24:26trouver un accord
00:24:27pour maintenir
00:24:28les exportations chinoises
00:24:30de terres rares.
00:24:31Pour le moment,
00:24:31aucune annonce
00:24:32à ce sujet.
00:24:33Pareil sur le volet iranien.
00:24:35Les États-Unis espéraient
00:24:36que la Chine intercède
00:24:37auprès de Téhéran
00:24:38pour faciliter
00:24:39des négociations
00:24:40avec les États-Unis.
00:24:42A priori,
00:24:42ça ne sera pas le cas.
00:24:44Par contre,
00:24:44Pékin affirme
00:24:45que cette guerre
00:24:46n'aurait jamais dû avoir lieu
00:24:47et réclame un cessez-le-feu,
00:24:48ainsi que la réouverture
00:24:50du détroit d'Hormuz.
00:24:51La Chine reste aussi
00:24:52parfaitement inflexible
00:24:54sur Taïwan
00:24:55et menace même
00:24:56les États-Unis
00:24:57de clash
00:24:57sur cette question.
00:24:58Hier,
00:24:59après la première journée
00:25:00de ce sommet,
00:25:01Donald Trump postait
00:25:02sur son réseau social
00:25:03Truth
00:25:03que le président chinois
00:25:05aurait laissé entendre
00:25:06que les États-Unis
00:25:07étaient une puissance
00:25:08en déclin.
00:25:09C'est selon Donald Trump.
00:25:11En tout cas,
00:25:11Xi Jinping n'a pas dit ça
00:25:12directement devant la presse.
00:25:14Mais l'opinion
00:25:15du président chinois
00:25:16n'est pas secrète
00:25:17sur cette question.
00:25:18Il est convaincu
00:25:19que la puissance
00:25:20des États-Unis
00:25:21est vouée à s'effacer
00:25:22devant celle grandissante
00:25:23de la Chine.
00:25:24Il a traité ce sommet
00:25:26en réalité
00:25:27avec cette idée en tête.
00:25:29Il n'a fait
00:25:30avec la volonté
00:25:31et les intérêts
00:25:33de la Chine
00:25:33qui passent avant
00:25:34la relation
00:25:35chino-américaine.
00:25:36Et le gouvernement chinois
00:25:37ne s'est pas plié
00:25:38aux demandes américaines.
00:25:39Il a plutôt fait
00:25:40les concessions
00:25:41qui les arrangent.
00:25:43Le monde qui bouge
00:25:44avec vous,
00:25:44Mathilde Chaminade.
00:25:457h24,
00:25:46l'heure du retail
00:25:47en ce matin,
00:25:48un partenariat
00:25:48qui a fait beaucoup parler.
00:25:52Good morning business,
00:25:53morning retail.
00:25:55Eva Jaco,
00:25:55il s'agit de la collaboration
00:25:56entre Swatch
00:25:57et Audemars Piguet,
00:25:58attendue comme
00:25:59l'un des lancements
00:26:00horlogers
00:26:00les plus importants
00:26:01de l'année.
00:26:02Depuis deux jours,
00:26:03les images officielles
00:26:03de la collection
00:26:04Royal Pop circulent
00:26:05et les réactions
00:26:06sont particulièrement divisées
00:26:07en réalité
00:26:08sur les réseaux, Eva.
00:26:08Oui, effectivement,
00:26:09après plusieurs jours
00:26:10de spéculations
00:26:11sur le design
00:26:11de cette montre
00:26:12et des centaines
00:26:13d'images générées
00:26:15par l'intelligence artificielle,
00:26:16le verdict est tombé
00:26:18mardi.
00:26:19Cette montre tant attendue,
00:26:20la voici.
00:26:21La Royal Pop
00:26:21sera commercialisée
00:26:22dès demain
00:26:23avec une distribution
00:26:24limitée à certains
00:26:25magasins dans le monde.
00:26:26Tout ça pour alimenter
00:26:27la rareté.
00:26:28En fait,
00:26:28c'est un mélange
00:26:29du modèle légendaire
00:26:31Royal Oak
00:26:31d'Audemars Piguet
00:26:32et du modèle Pop
00:26:34de Swatch
00:26:34qui a vu le jour
00:26:35dans les années 80.
00:26:36Mais là où les internautes
00:26:37s'attendaient à trouver
00:26:39une montre bracelet,
00:26:40il s'agit en réalité
00:26:41d'une montre de poche,
00:26:42une montre agoussée,
00:26:44revisitée aux couleurs vives
00:26:45qui se déclinent
00:26:46en huit modèles,
00:26:47unis avec un cordon réglable
00:26:49à partir de 385 euros.
00:26:51C'est un choix esthétique
00:26:52qui est quand même assumé
00:26:53par les deux marques
00:26:54qui ont conscience
00:26:55que ce modèle
00:26:56peut tout de même surprendre
00:26:57puisque la directrice générale
00:26:58d'Audemars Piguet
00:26:59confiée sur LinkedIn
00:27:00les avis sur ce projet
00:27:01sont bien sûr partagés,
00:27:03ils le sont toujours
00:27:03quand le luxe s'aventure
00:27:05au-delà des frontières
00:27:05traditionnelles,
00:27:06quand l'horlogie provoque
00:27:07la discussion,
00:27:08la curiosité,
00:27:09le désir et même
00:27:10le désaccord,
00:27:11et bien ça n'a pas loupé
00:27:12puisque le modèle surprend
00:27:13et même déroute
00:27:14certains fans
00:27:15sur les réseaux sociaux.
00:27:16On trouve des centaines
00:27:17de posts humoristiques,
00:27:19certains comparent la montre
00:27:21à un chronomètre
00:27:21que portent les profs de sport
00:27:23ou alors le comparent
00:27:24à un gadget
00:27:25ou à un jouet
00:27:26qu'on pourrait trouver
00:27:26dans le menu
00:27:26d'un Happy Meal
00:27:27chez McDonald's.
00:27:28C'est pas très gentil.
00:27:29En tout cas,
00:27:30quand même Eva,
00:27:31on avait aperçu
00:27:31de nombreuses images
00:27:32de clients qui campaient
00:27:33devant les magasins,
00:27:34ça veut dire qu'il y avait
00:27:34quand même de l'attente
00:27:36sur ce produit.
00:27:36Oui, effectivement,
00:27:37on a vu des files d'attente
00:27:38se former devant
00:27:39plusieurs magasins
00:27:40à travers le monde,
00:27:41notamment à New York,
00:27:42avant que le design
00:27:43soit révélé.
00:27:44Depuis qu'on a découvert
00:27:45ce à quoi ça ressemblait,
00:27:47et bien certains
00:27:48sont quand même déçus,
00:27:49découragés.
00:27:50Il y en a d'autres
00:27:50tout de même
00:27:51sur les réseaux sociaux
00:27:52qui saluent
00:27:53ce coup de génie
00:27:54marketing de Swatch
00:27:55qui est capable ici
00:27:56de démocratiser
00:27:57l'univers ultra-luxe
00:27:59d'Odemar Piguet
00:27:59auprès de la Gen Z.
00:28:01La Royal Op-Up
00:28:01peut aussi surfer
00:28:02sur la vague
00:28:03des Labougous
00:28:04et peut-être plus
00:28:04parler à ce moment-là
00:28:06aux femmes
00:28:06qui peuvent par exemple
00:28:08accrocher cette montre
00:28:09à leur sac à main.
00:28:10Et puis d'autres
00:28:11qui sont très frustrées
00:28:12par le cordon
00:28:13imaginent déjà
00:28:14que d'autres accessoires
00:28:15vont voir le jour
00:28:16pour pouvoir peut-être
00:28:17insérer ce cadran
00:28:18dans un bracelet
00:28:19qu'on pourra porter à la main.
00:28:20Ce n'est pas une première
00:28:21pour Swatch, Eva,
00:28:22qui avait déjà collaboré
00:28:23il y a quelque temps
00:28:24avec Omega.
00:28:25Oui, et ça c'était en 2022
00:28:26effectivement, Swatch avait créé
00:28:28un véritable phénomène mondial
00:28:30avec la Moon Swatch
00:28:31c'était sa collaboration
00:28:33avec Omega
00:28:34qui était inspirée
00:28:34de la mythique Speedmaster
00:28:36à l'époque déjà
00:28:37il y avait d'immenses
00:28:38files d'attente
00:28:39qui s'étaient formées
00:28:40partout dans le monde
00:28:41et certaines montres
00:28:42s'étaient revendues
00:28:42plusieurs fois
00:28:44leurs prix sur Internet.
00:28:45Merci beaucoup
00:28:46Eva Jaco, Loritel
00:28:47avec vous tous les matins
00:28:48dans Good Morning Business
00:28:49vous restez avec nous
00:28:50dans un instant
00:28:50le journal de 7h30
00:28:52avec Léo Dumas
00:28:53et on reparlera bien sûr
00:28:55de la rencontre
00:28:56entre Xi Jinping
00:28:57et Donald Trump
00:28:58on prendra la direction
00:28:58de Taïwan
00:29:00où nous attend
00:29:00notre correspondant
00:29:01à tout de suite.
00:29:03Good Morning Business
00:29:04le journal
00:29:067h30
00:29:06merci d'être avec nous
00:29:07on vous retrouve Léo Dumas
00:29:08les titres de ce vendredi 15 mai
00:29:10Fin imminente
00:29:11de la rencontre
00:29:11entre Donald Trump
00:29:12et Xi Jinping
00:29:13à Pékin
00:29:13pas d'annonce commune
00:29:15mais la Chine
00:29:15fait passer ses messages
00:29:16on verra ça depuis Taïwan
00:29:17dès le début de ce journal
00:29:18c'est jour de passation
00:29:19à la fête
00:29:20décryptage d'Etienne Braque
00:29:21à suivre
00:29:21et puis la City
00:29:22est au soutien
00:29:23de Kerstarmer
00:29:26Donald Trump
00:29:27et Xi Jinping
00:29:28sont donc encore
00:29:29en face à face
00:29:30et après presque
00:29:3048 heures
00:29:31ensemble à Pékin
00:29:32il n'y a toujours
00:29:33pas de déclaration
00:29:34conjointe
00:29:35ni d'annonce formelle
00:29:36sur le front commercial
00:29:37américains et chinois
00:29:38qui à l'inverse
00:29:40continuent
00:29:40de s'envoyer
00:29:41des messages
00:29:41à travers la presse
00:29:43et des communiqués
00:29:43on fait le point
00:29:44avec Etienne Henry
00:29:44à Taïwan
00:29:45pour BFM Business
00:29:47avant le départ
00:29:48de Donald Trump
00:29:48prévu en début
00:29:49d'après-midi
00:29:50les deux chefs d'État
00:29:51ont pu se promener
00:29:52autour d'un des lacs
00:29:52de l'immense parc
00:29:53Tsonghan Hai
00:29:54pendant cette marche bucolique
00:29:55le ministère
00:29:56des affaires étrangères
00:29:57chinois
00:29:57a publié un communiqué
00:29:58sur la guerre
00:29:59en Iran
00:29:59appelant à un cessez-le-feu
00:30:01complet et durable
00:30:02le plus rapidement possible
00:30:04et à la réouverture
00:30:05des routes maritimes
00:30:06au plus vite
00:30:06Pékin a ensuite
00:30:07chargé Washington
00:30:08en déclarant
00:30:09que cette guerre
00:30:10n'aurait jamais
00:30:10du démarrer
00:30:11si Donald Trump
00:30:12a affirmé
00:30:13que les accords
00:30:13commerciaux trouvés
00:30:14étaient fantastiques
00:30:15les discussions
00:30:16étaient tendues
00:30:16sur les sujets diplomatiques
00:30:18et notamment sur Taïwan
00:30:19hier le président chinois
00:30:21a agité
00:30:21la menace
00:30:22d'une opposition
00:30:23voire d'un conflit
00:30:24en cas de mauvaise gestion
00:30:25du dossier taïwanais
00:30:26en réaffirmant
00:30:27que c'était le sujet
00:30:28le plus important
00:30:29de la relation
00:30:30sino-américaine
00:30:31mais dans la soirée
00:30:32le chef de la diplomatie
00:30:33américaine
00:30:33Marco Rubio
00:30:34s'est voulu rassurant
00:30:36vers Taïpé
00:30:36sur NBC
00:30:37en déclarant
00:30:37je cite
00:30:38que la politique américaine
00:30:39concernant Taïwan
00:30:40restait inchangée
00:30:41à ce jour
00:30:43Taïpé a déclaré hier
00:30:44qu'aucun événement surprenant
00:30:45n'était ressorti
00:30:46du sommet
00:30:46entre les dirigeants chinois
00:30:48et américains
00:30:49à Pékin
00:30:49mais que la Chine
00:30:50devait mettre fin
00:30:51à sa pression militaire
00:30:52sur Taïwan
00:30:53car c'est elle
00:30:54je cite
00:30:54la seule véritable menace
00:30:55pour la paix
00:30:56dans la région
00:30:56le secrétaire au trésor
00:30:58Scott Besant
00:30:59a confié sur CNBC
00:31:00hier soir
00:31:00que le président américain
00:31:02s'exprimerait
00:31:03sur le sujet
00:31:03dans les prochains jours
00:31:04Merci Etienne-Henri
00:31:06à Taïwan
00:31:06et sur la question
00:31:07du détroit d'Hormuz
00:31:09les Iraniens s'expriment
00:31:10et ils assurent
00:31:11depuis hier
00:31:12qu'ils laissent passer
00:31:13tous les navires chinois
00:31:14ils sont plus de 30
00:31:15à avoir été autorisés
00:31:16selon la télévision
00:31:18d'Etat
00:31:18à Téhéran
00:31:19et puis une alerte
00:31:20au drone
00:31:20ce matin
00:31:21en Finlande
00:31:21c'est l'aéroport
00:31:22d'Helsinki
00:31:22qui a dû suspendre
00:31:23son trafic
00:31:24pendant 3 heures
00:31:25dans ce contexte
00:31:26où les échanges de tirs
00:31:27se multiplient
00:31:28depuis quelques jours
00:31:29entre l'Ukraine
00:31:30et la Russie
00:31:307h33
00:31:31c'est le jour J
00:31:32pour Jérôme Powell
00:31:33Il quitte la présidence
00:31:35de la réserve fédérale
00:31:36aujourd'hui
00:31:36après 8 ans de mandat
00:31:38et donc Etienne Braque
00:31:38au-delà de ses pressions
00:31:39permanentes de Donald Trump
00:31:41qu'est-ce qu'on retient
00:31:42de cet air Powell ?
00:31:43La plupart des économistes
00:31:44saluent le mandat
00:31:45de Jérôme Powell
00:31:45qui aura réussi
00:31:46à faire passer l'inflation
00:31:47de près de 9%
00:31:48en 2022
00:31:49à à peu près 3%
00:31:50en début d'année
00:31:51avant la guerre en Iran
00:31:53sans déclencher
00:31:54de récessions majeures
00:31:55ni d'explosions
00:31:56du taux de chômage
00:31:56c'est quand même
00:31:57un exploit rare
00:31:58dans l'histoire de la Fed
00:31:59sans compter
00:32:00qu'il aura réussi
00:32:00à défendre
00:32:01l'indépendance
00:32:02de la banque centrale américaine
00:32:03ce qui était loin
00:32:04d'être facile
00:32:04puisque pour rappel
00:32:05c'est Donald Trump
00:32:06qui l'a nommé
00:32:06en 2018
00:32:07à l'inverse
00:32:08comme beaucoup
00:32:09de banques centrales
00:32:10il a sous-estimé
00:32:11l'inflation en 2021
00:32:12et 2022
00:32:14le transitoire
00:32:15a été bien plus long
00:32:16que prévu
00:32:17à la sortie de la pandémie
00:32:18et Jérôme Powell
00:32:19n'aura pas réussi
00:32:20à rejoindre
00:32:20la cible d'inflation
00:32:21de 2%
00:32:22pour rappel
00:32:23l'inflation
00:32:23était de 3,8%
00:32:25le mois dernier
00:32:25autre point
00:32:26marquant la faillite
00:32:27de SVB
00:32:28Silicon Valley Bank
00:32:29en 2023
00:32:30qui aurait pu être
00:32:31systémique
00:32:32pour le secteur bancaire
00:32:33heureusement
00:32:33la Fed
00:32:34a réussi
00:32:35à éteindre
00:32:35l'incendie
00:32:36mais ça reste
00:32:36quand même
00:32:37un caillou
00:32:37dans la chaussure
00:32:38de Powell
00:32:38qui a publiquement
00:32:39reconnu
00:32:39que la Fed
00:32:40avait failli
00:32:41dans son rôle
00:32:41de superviseur
00:32:42sans successeur
00:32:43Etienne
00:32:44c'est donc
00:32:44Kevin Warsh
00:32:45qui va prendre la suite
00:32:46désormais
00:32:47attendu au tournant
00:32:48notamment sur les baisses
00:32:49de taux
00:32:49voulues par Donald Trump
00:32:50c'est vrai qu'il arrive
00:32:51dans un contexte
00:32:52très compliqué
00:32:53avec Warsh
00:32:54qui hérite
00:32:54d'une mission quasi impossible
00:32:56c'est-à-dire combattre
00:32:57l'inflation
00:32:57qui est des plus hauts
00:32:58de 2023
00:32:59tout en essayant
00:33:00de satisfaire
00:33:01le président Trump
00:33:02qui est impatient
00:33:02à très court terme
00:33:03le marché n'attend pas
00:33:04grand chose de Warsh
00:33:05un statu quo
00:33:06est anticipé
00:33:07pour l'ensemble de l'année
00:33:08d'autant plus
00:33:08qu'il ne peut pas choisir seul
00:33:09il va devoir composer
00:33:10avec les 12 membres
00:33:11votant à chaque réunion
00:33:13à moyen terme
00:33:14c'est sa lecture
00:33:14de l'économie
00:33:15et l'exécution
00:33:16qui va avec
00:33:16qui est attendue
00:33:17d'autant plus
00:33:17que Kevin Warsh
00:33:18est très optimiste
00:33:19sur l'intelligence artificielle
00:33:20il pense que l'IA
00:33:21va augmenter la productivité
00:33:22la croissance
00:33:23mais sans pour autant
00:33:24provoquer beaucoup
00:33:25d'inflation
00:33:25et puis sur la communication
00:33:27Warsh a dit
00:33:28dernièrement
00:33:28qu'il jugeait
00:33:29que la banque centrale
00:33:30américaine
00:33:31parlait trop
00:33:31notamment au marché
00:33:32donc il faut donc
00:33:33s'attendre
00:33:34à moins de communication
00:33:35moins d'indices
00:33:36sur la politique
00:33:37à suivre
00:33:37de la banque centrale américaine
00:33:38Merci Etienne Braque
00:33:40Kevin Warsh
00:33:40qui a d'ailleurs reçu
00:33:41hier soir
00:33:42les félicitations
00:33:43de Christine Lagarde
00:33:44et les deux banquiers centraux
00:33:45vont se retrouver
00:33:46dès ce lundi
00:33:47à Paris
00:33:48dans le cadre du G7 Finance
00:33:49qui a lieu à Bercy
00:33:51BFM Business
00:33:51sera évidemment sur place
00:33:52dans le même temps
00:33:53l'ancien président
00:33:54de la BCE
00:33:55lui a reçu
00:33:56à Aix-la-Chapelle
00:33:57hier
00:33:57le prestigieux
00:33:58prix Charlemagne
00:33:59qui récompense
00:34:00l'engagement
00:34:01en faveur
00:34:01de l'unification européenne
00:34:03l'occasion pour lui
00:34:04de prononcer
00:34:04un nouveau discours
00:34:05remarqué
00:34:06Raphaël Legendre
00:34:07avec un appel
00:34:08au sursaut européen
00:34:09Oui Léo
00:34:09l'ancien patron
00:34:10de la BCE
00:34:10explique que
00:34:11le continent
00:34:12fait face
00:34:13à trois urgences
00:34:15absolues
00:34:16la première
00:34:16c'est évidemment
00:34:17de retrouver la croissance
00:34:18alors ça
00:34:19ce n'est pas nouveau
00:34:20ce qu'il est
00:34:20c'est la nouvelle estimation
00:34:21de Mario Draghi
00:34:23de 800 milliards
00:34:24d'euros
00:34:25dans son rapport
00:34:26on est passé
00:34:27à 1200 milliards
00:34:28d'euros
00:34:29d'investissement
00:34:30supplémentaire
00:34:31par an
00:34:31selon lui
00:34:32pour financer
00:34:33notre besoin
00:34:34notre transition énergétique
00:34:36et notre révolution
00:34:37technologique
00:34:38la deuxième urgence
00:34:39c'est de parachever
00:34:40enfin le marché
00:34:42intérieur
00:34:43Mario Draghi
00:34:44explique
00:34:45que signer
00:34:46des accords
00:34:47internationaux
00:34:48de libre-échange
00:34:50c'est bien
00:34:51mais ça ne rapporte
00:34:51pas grand chose
00:34:52il donne ce chiffre
00:34:530,5 points
00:34:54de croissance
00:34:55supplémentaire
00:34:56tout au plus
00:34:57le véritable chantier
00:34:59pour lui
00:35:00est bien de compléter
00:35:01l'unification
00:35:02du marché intérieur
00:35:04faire sauter
00:35:05toutes les barrières
00:35:06normatives
00:35:07et réglementaires
00:35:08intra-européennes
00:35:10qui plombent
00:35:11notre potentiel
00:35:12de croissance
00:35:13et puis enfin
00:35:13il y a le choc technologique
00:35:15les Etats-Unis
00:35:16investiront
00:35:165 fois plus
00:35:17que l'Europe
00:35:17dans les data centers
00:35:18d'ici 2030
00:35:19rappelle l'ancien
00:35:20président de la BCE
00:35:21il faut absolument
00:35:23que l'Europe
00:35:23accélère
00:35:24dans la course
00:35:25à l'IA
00:35:26au final
00:35:27le message
00:35:28reste fondamentalement
00:35:29le même
00:35:30depuis son fameux rapport
00:35:31soit l'Europe
00:35:32fait le choix
00:35:33de la puissance
00:35:33soit elle disparaîtra
00:35:35Merci Raphaël Lejean
00:35:36on vous retrouve
00:35:36à 9h30
00:35:37aux manettes
00:35:38des experts
00:35:38sur BFM Business
00:35:407h37
00:35:40on poursuit
00:35:41avec les manœuvres
00:35:42qui s'intensifient
00:35:43pour remplacer
00:35:43Keir Starmer
00:35:44Oui c'est hier
00:35:45le ministre de la Santé
00:35:46West Tweeting
00:35:47qui a démissionné
00:35:48dans une lettre
00:35:49très critique
00:35:50alors si lui
00:35:50est plutôt classé
00:35:51à droite
00:35:51des travaillistes
00:35:52les autres frondeurs
00:35:53et prétendants
00:35:54au poste de Premier ministre
00:35:55sont positionnés
00:35:56sur l'aile gauche
00:35:57du parti
00:35:57de quoi donc pousser
00:35:59les milieux économiques
00:36:00à tout simplement
00:36:01soutenir
00:36:01Keir Starmer
00:36:02Clarisse Marion
00:36:04La City craint
00:36:05une remontée
00:36:06de la surtaxe
00:36:07sur les bénéfices
00:36:08des banques
00:36:08soutenues par l'aile gauche
00:36:10du parti travailliste
00:36:11elle avait été abaissée
00:36:13de 8 à 3%
00:36:14par le précédent
00:36:15gouvernement conservateur
00:36:16le patron de JP Morgan
00:36:18Jamie Dimon
00:36:19a fait comprendre
00:36:20que certains investissements
00:36:21de la banque américaine
00:36:22à Londres
00:36:23pourraient dans ce cas
00:36:24être remis en cause
00:36:25un soutien indirect
00:36:27à Keir Starmer
00:36:27également porté
00:36:28par la directrice générale
00:36:30d'Aviva
00:36:30l'un des plus grands
00:36:31groupes financiers britanniques
00:36:33qui se plaint
00:36:34des conséquences
00:36:34de la tourmente politique
00:36:36sur le secteur privé
00:36:37elle évoque
00:36:38trop de changements
00:36:39de stratégie gouvernementale
00:36:40et de dirigeants
00:36:41le bon chiffre
00:36:42du PIB
00:36:43du premier trimestre
00:36:43en hausse de 0,6%
00:36:45est un signal positif
00:36:47pour Keir Starmer
00:36:48il prolonge
00:36:49une série d'indicateurs
00:36:50favorables
00:36:51depuis le début d'année
00:36:52recul inattendu
00:36:53du chômage
00:36:54en février
00:36:55et baisse de l'inflation
00:36:567h38
00:36:57la bourse
00:37:02Etienne Braque
00:37:02cette introduction historique
00:37:04à Wall Street
00:37:05hier pour Cérébras
00:37:06et un titre
00:37:06qui a quasiment doublé
00:37:07dans l'après-midi
00:37:08dans les premières heures
00:37:09de cotation
00:37:10c'est la plus grosse introduction
00:37:11de l'année
00:37:12à la bourse de Wall Street
00:37:13le groupe a levé
00:37:14plus de 5 milliards de dollars
00:37:15c'est un groupe
00:37:16qui a été créé
00:37:17par des anciens d'AMD
00:37:18qui fabriquent des puces
00:37:19pour faire tourner
00:37:20l'intelligence artificielle
00:37:21ils ont notamment
00:37:22noué un contrat
00:37:23ces dernières semaines
00:37:24avec OpenEI
00:37:25la maison mère
00:37:26de Chagipiti
00:37:27et comme sur
00:37:28l'ensemble des valeurs
00:37:29liées à l'IA
00:37:30et liées aux semi-conducteurs
00:37:31et bien on a une explosion
00:37:33une euphorie
00:37:34avec donc un titre
00:37:35qui a finalement clôturé
00:37:36sur une hausse
00:37:37de 68%
00:37:38à la clôture
00:37:39aujourd'hui
00:37:40vous avez une capitalisation boursière
00:37:42qui frôle
00:37:42les 100 milliards de dollars
00:37:43sachant que
00:37:44cette entreprise
00:37:45ne gagne pas d'argent
00:37:46mais promet
00:37:47un carnet de commandes historiques
00:37:48avec donc notamment
00:37:49cette commande
00:37:51de OpenEI
00:37:52le Dow Jones
00:37:53a retrouvé ses niveaux
00:37:54de février
00:37:55hier
00:37:55plus 0,7%
00:37:57le Nasdaq
00:37:57a touché un nouveau record
00:37:587500 points
00:38:00grâce notamment
00:38:01à Nvidia
00:38:01qui a gagné
00:38:02plus de 4%
00:38:03à la clôture
00:38:04Johnson & Young
00:38:04qui fait partie
00:38:05du déplacement
00:38:06de Donald Trump
00:38:07en Chine
00:38:08a visiblement
00:38:09noué des contrats
00:38:10d'après Reuters
00:38:11notamment en ce qui concerne
00:38:12les puces H200
00:38:13et ça a permis à Nvidia
00:38:14de toucher
00:38:15à un plus haut
00:38:16avec quand même
00:38:16aujourd'hui
00:38:17une capitalisation boursière
00:38:18de 5700 milliards
00:38:20c'est de loin
00:38:21la plus grosse capitalisation
00:38:22boursière mondiale
00:38:23Merci Etienne
00:38:24Dans un instant
00:38:24le grand entretien
00:38:25avec notre invité
00:38:27Olivier Cohn
00:38:27directeur général
00:38:28des hôtels
00:38:29Best Western
00:38:29en France
00:38:30A tout de suite
00:38:30Good morning business
00:38:32le grand entretien
00:38:33Et ce matin
00:38:34focus sur l'industrie
00:38:36hôtelière
00:38:36avec l'un des acteurs
00:38:37du paysage
00:38:38c'est Best Western
00:38:39Bonjour Olivier Cohn
00:38:39Bonjour
00:38:40Merci d'être sur notre plateau
00:38:42vous êtes directeur général
00:38:43des hôtels Best Western
00:38:44en France
00:38:45deuxième marché la France
00:38:46pour votre groupe
00:38:47derrière les Etats-Unis
00:38:49334 établissements
00:38:50en France
00:38:51sur les 4000
00:38:51que compte votre groupe
00:38:53dans le monde
00:38:53on va parler avec vous
00:38:54d'intelligence artificielle
00:38:56qui transforme aussi
00:38:57votre secteur
00:38:58de votre développement
00:38:59de vos projets
00:39:00commençons peut-être
00:39:01par l'actualité
00:39:02le Moyen-Orient
00:39:03vous avez une trentaine
00:39:05d'établissements
00:39:05dans les pays du Golfe
00:39:07ils sont vides
00:39:08Alors la situation
00:39:09est très difficile
00:39:10alors elle a été
00:39:11très très difficile
00:39:11au début
00:39:12de cette guerre
00:39:14depuis quelques jours
00:39:16maintenant
00:39:17quelques semaines
00:39:17on va dire
00:39:18avec l'apaisement
00:39:19de la situation
00:39:20on voit le marché
00:39:20qui reprend légèrement
00:39:22avec des situations
00:39:23un peu différentes
00:39:24en fonction des pays
00:39:25ça se passe mieux
00:39:26en Arabie Saoudite
00:39:27qu'aux Émirats Arabes Unis
00:39:28où finalement
00:39:29en Arabie Saoudite
00:39:30il y a un marché local
00:39:31qui est un peu plus fort
00:39:32il y a un tourisme religieux
00:39:34également
00:39:34qui permet au marché
00:39:36de rebondir
00:39:37un peu plus fortement
00:39:38mais on reste sur un marché
00:39:39qui est très sacrément
00:39:40perturbé en tout cas
00:39:41pour le moment
00:39:41Dans les autres hôtels
00:39:43on en est où à peu près
00:39:44comment rebondit
00:39:46la fréquentation
00:39:47quel est le taux d'occupation
00:39:48moyen ?
00:39:48Alors on a été
00:39:49aux alentours des 10%
00:39:51au milieu de cette guerre
00:39:52là on est aux alentours
00:39:53des 30-35%
00:39:55vous voyez que ça repart
00:39:56mais on n'est pas encore
00:39:57sur des taux d'occupation
00:39:58qui permettent
00:39:59une activité normale
00:40:00il n'y a pas de chômage partiel
00:40:02pour les salariés
00:40:03là-bas j'imagine
00:40:03ça ne se passe pas comme ça
00:40:04ça ne se passe pas
00:40:05tout à fait comme ça
00:40:06est-ce que vous conservez
00:40:07toutes les équipes
00:40:08est-ce que vous avez dû
00:40:08réduire la voilure ?
00:40:10Alors pour l'instant
00:40:10toutes les équipes
00:40:11ont été conservées
00:40:12puisqu'on a l'espoir
00:40:13que ça reparte
00:40:13assez rapidement
00:40:15donc après
00:40:16tout dépendra un peu
00:40:17de ce qui va se passer
00:40:18mais on espère que
00:40:19justement avec le retour
00:40:20du trafic aérien
00:40:21qui est quand même
00:40:22la clé sur ces marchés-là
00:40:24on voit comment
00:40:25ça commence à repartir
00:40:26on pense que ça repartira
00:40:27assez rapidement
00:40:29au mois de juin
00:40:30si
00:40:31la situation se salue
00:40:32il y a quand même encore
00:40:32beaucoup d'incertitudes
00:40:33c'est un marché
00:40:34qui est perturbé
00:40:35et qui va dépendre
00:40:36des annonces
00:40:38d'un côté
00:40:39ou de l'autre
00:40:39difficile pour
00:40:40votre groupe
00:40:41difficile globalement
00:40:43pour votre industrie
00:40:43dans cette zone géographique
00:40:45pourtant de croissance
00:40:47et de forts investissements
00:40:48avec une clientèle aisée
00:40:49est-ce que la situation
00:40:51que vous vivez
00:40:52pousse à revoir
00:40:53les ambitions du groupe
00:40:54et de développement
00:40:55dans cette région-là ?
00:40:57Pour l'instant
00:40:58non
00:40:58on ne revoit pas
00:40:59les ambitions à la baisse
00:41:00aucun projet annulé
00:41:01aucun projet repoussé ?
00:41:03Il y a des projets
00:41:03qui sont un peu repoussés
00:41:04il y a de l'attentisme
00:41:06mais ça c'est normal
00:41:07des projets de construction
00:41:09des projets de construction
00:41:10exactement
00:41:11il y a beaucoup de projets
00:41:12de construction
00:41:12sur ces pays-là
00:41:14en Arabie Saoudite
00:41:15aux Émirats
00:41:16franchement c'est un marché
00:41:17qui explose
00:41:17c'est un marché très dynamique
00:41:19donc des projets de construction
00:41:20il y en a beaucoup
00:41:20aujourd'hui ils sont un petit peu
00:41:23ralentis
00:41:24mais ça reviendra
00:41:25donc c'est aujourd'hui
00:41:277 à 8 projets
00:41:27qui sont en cours
00:41:28de construction
00:41:29mais donc repoussés
00:41:30de combien ?
00:41:313 à 6 mois
00:41:31pour l'instant
00:41:32d'accord
00:41:33avec une espèce de clause
00:41:35de revoyure
00:41:36j'imagine en fonction
00:41:36de l'évolution
00:41:37de la situation
00:41:38potentiellement
00:41:39ça pourrait être plus long
00:41:39si jamais
00:41:40il n'y a pas d'amélioration
00:41:42bien entendu
00:41:42on est très dépendant
00:41:44de ce qui va se passer
00:41:45sur l'actualité géopolitique
00:41:47quelle stratégie
00:41:48vous mettez
00:41:48pour terminer
00:41:49sur ce dossier
00:41:50en place
00:41:51pour continuer
00:41:52à remplir
00:41:53les hôtels
00:41:54est-ce que vous
00:41:55baissez les prix
00:41:56de combien
00:41:57est-ce que vous revoyez
00:41:58un peu la stratégie
00:41:59pour essayer
00:42:00de faire remonter
00:42:00cette fréquentation ?
00:42:02alors il y a des stratégies
00:42:03de revenu management
00:42:04qui sont mises en place
00:42:05mais vous savez
00:42:06on va être très honnête
00:42:07dans une période
00:42:07comme celle-là
00:42:08quand il n'y a pas
00:42:09de marché
00:42:10vous pouvez baisser
00:42:10vos prix de 10 ou 15%
00:42:12c'est pas ça
00:42:12qui va faire un rebond
00:42:14parce que le marché
00:42:14on a vu pourtant
00:42:15dans des villes
00:42:16comme Dubaï
00:42:16les prix s'effondraient
00:42:17dans l'hôtellerie
00:42:18pour essayer
00:42:19de ramener
00:42:20de la clientèle
00:42:21le marché
00:42:22le plus important
00:42:23pour nous
00:42:24c'est l'aérien
00:42:24si l'aérien revient
00:42:26et revient
00:42:26à un rythme normal
00:42:27les établissements
00:42:28hôteliers
00:42:29retrouveront un niveau
00:42:30d'activité correct
00:42:31donc là on commence
00:42:32à revoir
00:42:33cet aérien qui revient
00:42:33donc il y a des efforts
00:42:35qui sont faits sur les prix
00:42:35il y a de la flexibilité
00:42:37sur les conditions
00:42:37de réservation
00:42:38et d'annulation
00:42:39pour justement
00:42:41proposer
00:42:41une simplicité
00:42:42dans l'offre
00:42:43mettre de la souplesse
00:42:44mettre de la souplesse
00:42:45mais le prix
00:42:46n'est pas juste
00:42:47l'argument
00:42:47sur ce marché-là
00:42:48en ce moment
00:42:49il y a une autre région
00:42:50du monde
00:42:50où vous trouvez
00:42:51de la croissance
00:42:53c'est l'Afrique du Nord
00:42:54particulièrement le Maroc
00:42:55où vous avez
00:42:56beaucoup de projets
00:42:57de développement
00:42:57oui c'est un marché
00:42:59sur lequel
00:42:59en tout cas la France
00:43:00est responsable
00:43:01du développement
00:43:02c'est un marché
00:43:03qu'on observe
00:43:03depuis quelques années
00:43:05maintenant
00:43:05et puis on a décidé
00:43:06l'année dernière
00:43:07d'accélérer
00:43:08sur ce marché-là
00:43:08on a deux établissements
00:43:10qui étaient
00:43:11sur Casablanca
00:43:13et sur Darla
00:43:14et au vu
00:43:16du développement
00:43:17de ce pays-là
00:43:17des opportunités
00:43:18de la Coupe du Monde
00:43:19en 2030
00:43:20qui arrivera
00:43:20on a décidé
00:43:21de se lancer
00:43:22donc on a bâti
00:43:23une structure économique
00:43:24sur place
00:43:25une filiale
00:43:26pour le groupe
00:43:27on a un contrat
00:43:28de partenariat
00:43:29en développement
00:43:30et on a déjà signé
00:43:31une dizaine
00:43:31d'établissements
00:43:32depuis fin d'année dernière
00:43:33pour 2030
00:43:34l'objectif
00:43:34c'est d'avoir
00:43:35combien d'hôtels
00:43:35au Maroc ?
00:43:36de passer de 2 à 25
00:43:37ah oui
00:43:38donc c'est
00:43:39c'est beaucoup là
00:43:40oui
00:43:41et c'est une accélération
00:43:42qui devrait largement tenir
00:43:44c'est un projet ambitieux
00:43:45on entend
00:43:46beaucoup
00:43:46les hôteliers
00:43:47se plaindre
00:43:48des réservations
00:43:49en ce moment
00:43:49aux Etats-Unis
00:43:50à l'approche
00:43:51du mondial
00:43:52prochain
00:43:53quid
00:43:54de Best Western ?
00:43:55alors c'est un autre marché
00:43:56historique
00:43:57c'est le marché
00:43:57sur lequel on est
00:43:58le plus présent
00:43:59un peu plus de 2000 hôtels
00:44:00alors tout dépend un peu
00:44:02des localisations
00:44:03j'ai entendu dire
00:44:04qu'en effet
00:44:04sur les grandes destinations
00:44:06qui vont être impactées
00:44:07par le mondial
00:44:08il y avait des petits soucis
00:44:09de retour de clients
00:44:13sur les villes secondaires
00:44:15sur les grandes plaines
00:44:17etc
00:44:18l'activité semble
00:44:19plutôt bien orientée
00:44:22Best Western
00:44:22vous l'avez rappelé
00:44:23c'est un groupe américain
00:44:24vous avez quelques hôtels
00:44:26en Chine
00:44:26mais c'est clairement pas
00:44:28un de vos plus grands marchés
00:44:29c'est-à-dire que
00:44:30c'est un marché
00:44:31déjà très concurrentiel
00:44:32la Chine
00:44:33c'est pas une région
00:44:34du monde
00:44:34où vous allez accélérer
00:44:36où vous allez déployer
00:44:36votre énergie
00:44:37alors c'est un pays
00:44:39dans lequel on essaye
00:44:40de se déployer
00:44:40mais c'est vrai que
00:44:41c'est un pays
00:44:42qui est compliqué
00:44:42où il y a déjà
00:44:43des très grandes chaînes
00:44:44présentes
00:44:45et des chaînes chinoises
00:44:47et puis il y a
00:44:47un patriotisme
00:44:49économique très fort
00:44:50en Chine
00:44:50donc on essaye
00:44:51de se développer
00:44:52sur les grandes destinations
00:44:53là où nos clients
00:44:54internationaux
00:44:55ont des besoins
00:44:56et des demandes
00:44:57mais c'est vrai
00:44:57qu'on n'aura certainement
00:44:59pas tout de suite
00:44:59le rayonnement
00:45:00qu'on peut avoir
00:45:00sur d'autres territoires
00:45:01L'hôtellerie est touchée
00:45:02par l'intelligence artificielle
00:45:04également
00:45:04notamment en ce qui concerne
00:45:05la partie réservation
00:45:08on n'en est qu'au début
00:45:09mais on voit
00:45:09les grandes marques
00:45:12de l'hôtellerie
00:45:12s'y mettre
00:45:13où est-ce que vous en êtes vous
00:45:14est-ce que c'est quelque chose
00:45:15que vous testez aussi
00:45:16les agents
00:45:16il y a pour réserver
00:45:17sa nuit d'hôtel
00:45:18Alors ce sont
00:45:19des investissements
00:45:20très forts qu'on mène
00:45:21dans plusieurs dimensions
00:45:22il y a toute une partie
00:45:23autour de la réservation
00:45:25l'idée étant
00:45:26de pouvoir proposer
00:45:27à nos clients
00:45:27de réserver
00:45:28leur établissement
00:45:29directement sur leurs outils
00:45:31d'IA
00:45:31mais c'est aussi
00:45:32d'utiliser l'IA
00:45:34dans les opérations
00:45:35au quotidien
00:45:36pour simplifier les choses
00:45:38simplifier les parcours
00:45:39clients
00:45:40et s'assurer qu'en fait
00:45:41on soit
00:45:41on puisse passer
00:45:42plus de temps
00:45:43à accueillir
00:45:44et faire notre métier
00:45:45auprès de nos clients
00:45:46que d'être derrière
00:45:47un ordinateur
00:45:48à faire une procédure
00:45:49de check-in
00:45:50ou check-out
00:45:50donc en fait
00:45:51l'IA c'est à la fois
00:45:52de la distribution
00:45:53mais c'est aussi
00:45:54beaucoup une manière
00:45:55d'accompagner
00:45:57de simplifier le process
00:45:58on n'en est qu'au début
00:45:59pour l'instant
00:46:00c'est vraiment très résiduel
00:46:01cette part
00:46:02sur la partie réservation
00:46:03on est encore au tout début
00:46:05ça représente
00:46:07avec des améliorations
00:46:08à faire j'imagine
00:46:08parce qu'on a beaucoup
00:46:09de retours aussi
00:46:10l'IA n'est pas capable
00:46:11de répondre à toutes
00:46:12les questions
00:46:12qu'on peut poser
00:46:13à un opérateur
00:46:15et nous-mêmes
00:46:16n'avons pas toutes
00:46:16les réponses
00:46:17aux questions
00:46:18auxquelles parfois
00:46:19l'IA nous présente
00:46:22en tout cas
00:46:23c'est vrai que
00:46:23les clients ont tendance
00:46:25à se lâcher un peu plus
00:46:26sur les questions
00:46:27qu'ils posent
00:46:28elles sont beaucoup
00:46:28plus développées
00:46:30que ce qui se passe
00:46:31sur un site internet
00:46:31où c'était très structuré
00:46:33de quel type ?
00:46:34est-ce qu'il y a
00:46:35une prise à gauche du lit
00:46:37quelle est la couleur
00:46:39de la chambre
00:46:40ou la tête de lit
00:46:40donc on a plein de questions
00:46:42comme ça supplémentaires
00:46:43donc à nous maintenant aussi
00:46:44d'entraîner l'IA
00:46:45d'entraîner l'IA
00:46:46et surtout
00:46:46de lui donner
00:46:47ce contenu-là
00:46:49auquel
00:46:50on n'avait pas pensé
00:46:51par le passé
00:46:52quels sont
00:46:53les objectifs
00:46:56que vous vous donnez
00:46:57avec l'intelligence artificielle
00:46:58est-ce que
00:46:59vous allez la mettre
00:47:00au cœur
00:47:01de votre politique
00:47:03est-ce que c'est un moyen
00:47:04aussi de faire
00:47:05des économies
00:47:07parce qu'on sait
00:47:07quand on passe
00:47:08par les bookings
00:47:09et les sites de réservation
00:47:10les hôtels
00:47:12paient une commission
00:47:13il y a un gain économique
00:47:15aussi potentiellement
00:47:16avec les intelligences
00:47:17artificielles
00:47:18sur ce niveau ?
00:47:19alors c'est assez difficile
00:47:20à dire aujourd'hui
00:47:21on a pour ambition
00:47:23en effet
00:47:23d'investir massivement
00:47:24pour que ça représente
00:47:26une part significative
00:47:27de nos réservations
00:47:28dans le futur
00:47:29aujourd'hui c'est très faible
00:47:31maintenant
00:47:32le business model
00:47:33avec les différents opérateurs
00:47:36n'est pas vraiment établi
00:47:37aujourd'hui
00:47:38en effet
00:47:38ce sont des réservations
00:47:40peu coûteuses
00:47:40demain
00:47:42il me paraît assez logique
00:47:44que les open AI
00:47:46les clouds de ce monde
00:47:48imagineront un peu
00:47:49comme Google
00:47:49une forme de péage
00:47:51donc on peut imaginer
00:47:52qu'il y aura de la commission
00:47:53qu'il y aura un business model
00:47:54à imaginer avec ces gens là
00:47:56donc est-ce qu'on va pouvoir
00:47:57un peu changer
00:47:59la structure du marché ?
00:48:01je l'espère
00:48:01est-ce qu'elle va être
00:48:02complètement transformée ?
00:48:04c'est très compliqué
00:48:05à dire aujourd'hui
00:48:05merci beaucoup
00:48:06Olivier Cohn
00:48:07directeur général des hôtels
00:48:08Best Western en France
00:48:09d'être venu nous parler
00:48:10tous ces sujets
00:48:11l'immobilier aussi
00:48:12au cœur
00:48:13des secteurs économiques
00:48:15en changement
00:48:16dans les événements
00:48:18que nous vivons
00:48:18dans un instant
00:48:19on va se retrouver
00:48:20avec l'actualité
00:48:21Léo Dumas
00:48:22le journal
00:48:23et on reprendra
00:48:23la direction de Washington
00:48:25pour faire un peu le point
00:48:26sur les deux jours d'échange
00:48:28entre le président américain
00:48:29et le président chinois
00:48:31à tout de suite
00:48:31BFM Business
00:48:33et RMC Live
00:48:33présentent
00:48:34la matinale de l'économie
00:48:37Good Morning Business
00:48:38Erwan Morris
00:48:39Bientôt 8h sur BFM Business
00:48:41dans votre matinale éco
00:48:43à la une de ce vendredi 15 mai
00:48:45le dernier jour
00:48:45de la visite d'État
00:48:46très commentée
00:48:47de Donald Trump
00:48:47en Chine
00:48:48les observateurs
00:48:49en attendaient beaucoup
00:48:50alors oui
00:48:51elle marque une forme
00:48:52d'apaisement
00:48:52des relations commerciales
00:48:53entre Pékin et Washington
00:48:54même si l'on attend
00:48:55encore des résultats tangibles
00:48:57Donald Trump parle
00:48:58d'accords commerciaux
00:48:59fantastiques
00:48:59sans que l'on en connaisse
00:49:01encore précisément
00:49:02la substance
00:49:02en tout cas
00:49:03derrière les contrats
00:49:04cette visite
00:49:04n'a pu dissimuler
00:49:05des divergences
00:49:06qui restent
00:49:07très importantes
00:49:07le récit à suivre
00:49:09de nos correspondants
00:49:10à Washington
00:49:11et à Taïwan
00:49:12pendant ce temps-là
00:49:13Jérôme Powell
00:49:13fait ses cartons
00:49:14le patron de la Fed
00:49:15qui a résisté
00:49:16jusqu'au bout
00:49:17à Donald Trump
00:49:17cède son siège
00:49:18à Kevin Warsh
00:49:19le nouveau président
00:49:21de la réserve fédérale
00:49:22qui va avoir
00:49:22la lourde tâche
00:49:23de baisser les taux
00:49:24dans une conjoncture
00:49:24particulièrement difficile
00:49:26explication d'Etienne Braque
00:49:27à 8h30
00:49:28l'actualité en temps réel
00:49:29c'est aussi avec vous
00:49:30Léo Dumas
00:49:30les titres ce matin
00:49:31Stellantis relance
00:49:32une alliance en Chine
00:49:33pour fabriquer des Peugeot
00:49:34LVMH confirme la vente
00:49:36de Marc Jacobs
00:49:37et puis une IPO
00:49:38fracassante
00:49:39hier à Wall Street
00:49:408h15
00:49:41à la French Tech
00:49:42une innovation
00:49:42pour répondre en partie
00:49:43à la pénurie
00:49:44de Dermato
00:49:458h20
00:49:46dans Parole de Patron
00:49:46on parlera de souveraineté
00:49:48dans les puces
00:49:48avec un acteur
00:49:49qui produit en France
00:49:508h30
00:49:51le bifor
00:49:51de la séance boursière
00:49:53avec Etienne Braque
00:49:54et nos spécialistes
00:49:54marchés
00:50:01Et c'est donc
00:50:02l'ultime face-à-face
00:50:03entre Donald Trump
00:50:04et Xi Jinping
00:50:04le président américain
00:50:06est sur le point
00:50:06de décoller
00:50:07Oui son avion est prêt
00:50:08sur le tarmac
00:50:09mais après Taïwan
00:50:10hier c'est sur l'Iran
00:50:11que le ton est monté
00:50:12ce matin en marge
00:50:12du sommet
00:50:13cette guerre
00:50:14qui n'aurait jamais
00:50:15dû avoir lieu
00:50:15n'a aucune raison
00:50:16de se poursuivre
00:50:17c'est ce que dit Pékin
00:50:18par voie de communiquer
00:50:20en réclamant la réouverture
00:50:21dès que possible
00:50:22du détroit d'Hormuz
00:50:23alors aux côtés de Xi
00:50:24ce matin Donald Trump
00:50:25lui dit que les points de vue
00:50:27convergent sur cette question iranienne
00:50:28et Antoine Forestier
00:50:30depuis Washington
00:50:30le président américain
00:50:31assure même
00:50:32avoir obtenu des gages
00:50:33de son homologue chinois
00:50:34sur les liens militaires
00:50:36qu'il entretient
00:50:36avec les Iraniens
00:50:38Oui vous vous en rappelez
00:50:39avant le début de ce sommet
00:50:40le New York Times
00:50:41avait révélé
00:50:41que des entreprises chinoises
00:50:43de défense
00:50:43comptaient envoyer des armes
00:50:45en Iran
00:50:46via des pays tiers
00:50:47pour plus de discrétion
00:50:48les Etats-Unis
00:50:48souhaitaient obtenir
00:50:49une clarification de la Chine
00:50:50à ce sujet
00:50:51et bien selon Donald Trump
00:50:52qui s'est exprimé
00:50:53sur Fox News
00:50:54il y a quelques heures
00:50:55Xi Jinping
00:50:55ne compterait plus
00:50:57envoyer d'armes
00:50:58à l'Iran
00:50:59je vous propose
00:50:59d'écouter le président américain
00:51:00tout à l'heure
00:51:01Xi Jinping a dit
00:51:02qu'il ne fournirait pas
00:51:03d'équipement militaire
00:51:04c'est une déclaration importante
00:51:06il l'a dit aujourd'hui
00:51:07et il l'a affirmé
00:51:08avec force
00:51:10Il y a quelques minutes
00:51:12le ministre des affaires chinois
00:51:13a indiqué pour sa part
00:51:14qu'il souhaitait
00:51:15que le cessez-le-feu
00:51:16se poursuive
00:51:17et que cette guerre
00:51:18n'aurait jamais dû avoir lieu
00:51:19les deux hommes
00:51:21Donald Trump
00:51:21Xi Jinping
00:51:22vont continuer de discuter
00:51:23aujourd'hui
00:51:23ils doivent prendre le thé
00:51:24en ce moment même
00:51:25puis un déjeuner
00:51:26et ensuite
00:51:27Donald Trump
00:51:28retournera ici
00:51:28à Washington
00:51:29Antoine Foresti
00:51:30à Washington
00:51:31alors sur les questions
00:51:32commerciales
00:51:32maintenant Donald Trump
00:51:33s'est montré
00:51:34très satisfait
00:51:35de cette visite
00:51:35on l'écoute ce matin
00:51:36aux côtés de Xi Jinping
00:51:37écoutez
00:51:40nous avons conclu
00:51:41d'excellents accords commerciaux
00:51:43excellents pour les deux pays
00:51:44c'est un homme que je respecte
00:51:45énormément
00:51:46nous nous connaissons
00:51:47depuis 11 ans maintenant
00:51:48presque 12
00:51:48c'est long
00:51:49et nous avons résolu
00:51:50beaucoup de problèmes différents
00:51:51que d'autres n'auraient pas pu résoudre
00:51:53la relation est très solide
00:51:56voilà alors pas plus de détails
00:51:58que ça sur les accords commerciaux
00:51:59pas de confirmation chinoise
00:52:01non plus
00:52:02même si Donald Trump
00:52:03a donné quelques indices
00:52:04hier soir sur Fox News
00:52:06Nathan Cocampo
00:52:06200 gros avions Boeing
00:52:08c'est ce qu'aurait promis
00:52:09d'acheter Xi Jinping
00:52:10à Donald Trump
00:52:11selon les mots
00:52:11du président américain
00:52:12rien d'officiel donc
00:52:14et on est très loin
00:52:15des 500 avions
00:52:16monocouloir 737 Max
00:52:17évoqués par la presse
00:52:19depuis plusieurs mois
00:52:20sur Fox News
00:52:21Donald Trump assure aussi
00:52:23que la Chine
00:52:23veut lui acheter
00:52:24plus de pétrole
00:52:25pour réduire sa dépendance
00:52:27à Hormuz
00:52:27et aussi du soja américain
00:52:29mais sans non plus
00:52:30donner de chiffres
00:52:31même optimisme
00:52:32de Jameson Greer
00:52:33le représentant américain
00:52:34au commerce
00:52:34qui s'avance un peu plus
00:52:36évoque la signature
00:52:37d'un contrat d'ampleur
00:52:38après la visite de Trump
00:52:39autour de dizaines
00:52:41de milliards de dollars
00:52:42d'achat de produits agricoles
00:52:43au cours des trois prochaines années
00:52:46par ailleurs Nathan
00:52:46les Etats-Unis assouplissent
00:52:48leurs restrictions commerciales
00:52:49avec la Chine
00:52:49selon Reuters
00:52:50Nvidia
00:52:51va pouvoir vendre
00:52:52ses puces H200
00:52:53à 10 entreprises chinoises
00:52:54Alibaba
00:52:55Tencent
00:52:55Bidens
00:52:56la H200
00:52:57c'est la deuxième puce
00:52:59IA la plus puissante du groupe
00:53:00l'administration américaine
00:53:01donnerait son feu vert
00:53:02à l'achat de 75 000 puces
00:53:04par client
00:53:05Jensen Wang avait rejoint
00:53:06en dernière minute
00:53:07la délégation américaine
00:53:08enfin
00:53:09toujours dans cette dynamique
00:53:10d'assouplissement des relations
00:53:11les responsables américains
00:53:13évoquent dans la presse
00:53:14la possibilité
00:53:15de créer un nouvel organisme
00:53:16un conseil du commerce
00:53:18pour mieux gérer
00:53:18les relations commerciales
00:53:19et surtout
00:53:20réduire les taxes
00:53:21et les barrières commerciales
00:53:22sur les biens non essentiels
00:53:23qui ne soulèvent pas
00:53:24de préoccupations
00:53:25en matière de sécurité nationale
00:53:27sur CNBC
00:53:28Scott Bessen précise
00:53:30qu'une des solutions envisagées
00:53:31repose sur une réduction
00:53:33des droits de douane
00:53:33sur 30 milliards de dollars
00:53:35d'échanges commerciaux
00:53:36Merci Nathan Coquampo
00:53:37dans l'actualité des entreprises
00:53:39des annonces de Stellantis
00:53:40ce matin
00:53:41Le constructeur qui relance
00:53:42son partenariat
00:53:43avec son allié chinois
00:53:44historique
00:53:45le groupe Dongfeng
00:53:46ils vont produire ensemble
00:53:47des Peugeot et des Jeeps
00:53:49directement sur place
00:53:50en Chine
00:53:50Adrien Guillaume Padovan
00:53:53De nouveaux véhicules Peugeot
00:53:54électrifiés
00:53:55et deux Jeeps
00:53:55tout terrain rechargeables
00:53:56arriveront sur les lignes
00:53:57de production de Wuhan
00:53:58en 2027
00:53:59Des modèles coproduits
00:54:01par Stellantis
00:54:01et Dongfeng
00:54:02à destination de la Chine
00:54:03mais aussi des marchés
00:54:05internationaux
00:54:051 milliard d'euros
00:54:07sont sur la table
00:54:08dont 130 millions d'euros
00:54:09de Stellantis
00:54:10Une nouvelle page
00:54:11s'ouvre dans un partenariat
00:54:12qui dure depuis 34 ans
00:54:13entre les deux alliés
00:54:14industriels
00:54:15Ces dernières années
00:54:16Stellantis
00:54:16avait progressivement
00:54:17réduit sa présence
00:54:18industrielle en Chine
00:54:19à cause de ventes
00:54:20trop faibles
00:54:21Dans son communiqué
00:54:22Antonio Filosa
00:54:23explique désormais
00:54:24vouloir capitaliser
00:54:25davantage sur leurs
00:54:26atouts respectifs
00:54:27Cette annonce
00:54:28de production commune
00:54:29intervient dans un contexte
00:54:30où Stellantis
00:54:31envisagerait en Europe
00:54:32de vendre une partie
00:54:33de ses usines
00:54:34aux groupes chinois
00:54:34La presse évoque
00:54:36un site en Italie
00:54:37en Allemagne
00:54:37et l'usine de Citroën
00:54:38près de Rennes
00:54:39où une délégation
00:54:40de Dongfeng
00:54:41serait d'ailleurs
00:54:41venue récemment
00:54:42Stellantis
00:54:43compte aussi vendre
00:54:44son usine à Madrid
00:54:45à son autre associé chinois
00:54:46Lipmotor
00:54:47Dongfeng
00:54:48Lipmotor
00:54:49et bientôt BYD
00:54:50le constructeur
00:54:51serait aussi en négociation
00:54:52pour reprendre
00:54:53des sites inactifs
00:54:53en Europe
00:54:54L'accord définitif
00:54:55aussi pour la session
00:54:56de Marc Jacobs
00:54:57par LVMH
00:54:58c'est le fonds d'investissement
00:54:59américain
00:55:00WHP Global
00:55:01qui va reprendre
00:55:02la marque
00:55:02d'ici à la fin de cette année
00:55:03montant la transaction
00:55:04pas dévoilée
00:55:05mais estimée
00:55:06à 1 milliard de dollars
00:55:07par le Wall Street Journal
00:55:08à Wall Street
00:55:08hier Léo
00:55:09une entrée en bourse fracassante
00:55:10oui celle de Cerebras
00:55:12dont le titre a progressé
00:55:13de 68%
00:55:14à la clôture
00:55:15de quoi porter
00:55:15sa capitalisation
00:55:17à presque 95 milliards de dollars
00:55:19Cerebras
00:55:19qui est un spécialiste
00:55:20des processeurs géants
00:55:21et qui tente
00:55:22de concurrencer
00:55:23Nvidia
00:55:24Clara Bido
00:55:26Fondé il y a 10 ans
00:55:27en Californie
00:55:27par l'entrepreneur
00:55:28américain
00:55:29Andrew Feldman
00:55:29Cerebras System
00:55:31fait aujourd'hui partie
00:55:32des entreprises
00:55:32qui affolent
00:55:33la Silicon Valley
00:55:34les chiffres donnent
00:55:35le tournis
00:55:36une activité en hausse
00:55:37de 76% sur un an
00:55:39pour un chiffre d'affaires
00:55:40de plus d'un demi milliard
00:55:41de dollars
00:55:42le fabricant
00:55:43s'est spécialisé
00:55:44dans les puces
00:55:44capables de faire tourner
00:55:45des modèles d'IA avancés
00:55:47pour se démarquer
00:55:48il mise sur des puces
00:55:49géantes
00:55:50des plaques de silicium
00:55:51de la taille
00:55:52d'une assiette
00:55:52jusqu'à 58 fois
00:55:54plus grande
00:55:54que certaines cartes
00:55:55graphiques de Nvidia
00:55:56l'entreprise cherche
00:55:58maintenant à moins
00:55:58dépendre de ses deux
00:55:59principaux clients
00:56:00basés aux Émirats Arabes Unis
00:56:02le groupe GP42
00:56:04et l'université
00:56:05Mohamed Bin Zayed
00:56:06et les géants
00:56:07du secteur de l'IA
00:56:08se bousculent
00:56:09OpenAI a signé
00:56:10un accord
00:56:10de 20 milliards
00:56:11de dollars
00:56:11avec le fabricant
00:56:12Amazon, Meta
00:56:14ou encore Mistral AI
00:56:15font aussi partie des clients
00:56:16Dans la course à l'IA
00:56:17Grock est en mauvaise passe
00:56:19Oui à l'autre masque
00:56:19ambitionnait d'en faire
00:56:20l'IA la plus populaire
00:56:21du monde
00:56:21mais selon les derniers chiffres
00:56:23son outil
00:56:24est en train de perdre
00:56:24de plus en plus de terrain
00:56:26sur ses concurrents
00:56:27OpenAI et Anthropik
00:56:28Mathilde Chaminade
00:56:30Ils étaient plus de 20 millions
00:56:31en janvier
00:56:32à avoir téléchargé Grock
00:56:33contre seulement
00:56:348 millions 3
00:56:34le mois dernier
00:56:35une chute qui laisse l'IA
00:56:36d'Elon Musk
00:56:37à la traîne
00:56:37par rapport à celle
00:56:38de ses concurrents
00:56:39plus de 50 millions
00:56:40de téléchargements
00:56:41le mois dernier
00:56:42pour ChatGPT
00:56:4232 millions pour Gemini
00:56:44de Google
00:56:45et près de 20 millions
00:56:46pour Cloud
00:56:46d'Anthropik
00:56:47d'autant que le pic
00:56:48de téléchargement
00:56:49observé en début d'année
00:56:50pour Grock
00:56:51était surtout lié
00:56:52à une mise à jour
00:56:52permettant aux utilisateurs
00:56:54de déshabiller virtuellement
00:56:55une personne sur une photo
00:56:56L'accès à cette fonctionnalité
00:56:58a depuis été limité
00:56:59Ce retard s'explique
00:57:00par une croissance
00:57:01quasi inexistante
00:57:02du côté des grandes entreprises
00:57:03des fonctionnalités controversées
00:57:05et une forte dépendance
00:57:07au réseau social X
00:57:08qui perd lui-même
00:57:08des utilisateurs
00:57:09XAI
00:57:10la start-up
00:57:11à l'origine de Grock
00:57:12a récemment été réorganisée
00:57:13et fusionnée
00:57:14avec SpaceX
00:57:15une entreprise
00:57:16qui va s'introduire
00:57:17en bourse cette année
00:57:18une des plus grandes
00:57:19de l'histoire
00:57:19SpaceX vise
00:57:20une valorisation
00:57:21de plus de 2000 milliards
00:57:22de dollars
00:57:23ce qui pourrait permettre
00:57:24à Elon Musk
00:57:24de relancer son IA
00:57:25et on reparlera
00:57:26de semi-conducteurs
00:57:27à 8h20
00:57:29dans Paroles de Patron
00:57:30avec Damien Tulleux
00:57:33vice-président exécutif
00:57:34directeur de la branche électronique
00:57:35de Merck
00:57:36qui développe
00:57:37l'industrie en France
00:57:38Et puis il est 8h08
00:57:40moins d'un mois
00:57:40avant le Mondial de foot
00:57:41et alors que
00:57:42Didier Deschamps
00:57:43vient de révéler sa liste
00:57:44pour l'équipe de France
00:57:45les organisateurs
00:57:46eux sont contraints
00:57:47de réagir
00:57:48face aux polémiques
00:57:49notamment sur les tarifs
00:57:50exorbitants
00:57:51de cette compétition
00:57:51les fans internationaux
00:57:53ont dû casser
00:57:53leur tirelire
00:57:54pour trouver des places
00:57:55avec en plus
00:57:56le coût des transports
00:57:58et celui des visas
00:57:59les autorités américaines
00:58:01sont donc obligées
00:58:02d'ajuster le tir
00:58:02en catastrophe
00:58:03Paul Valère
00:58:05Pour les supporters algériens
00:58:06tunisiens
00:58:07ivoiriens
00:58:07ou sénégalais
00:58:08c'est un soulagement
00:58:09ils devaient pour obtenir
00:58:11un visa d'entrée
00:58:11aux Etats-Unis
00:58:12verser une caution
00:58:13de 5000 à 15 000 dollars
00:58:15dispositif instauré
00:58:16par l'administration Trump
00:58:17dans sa lutte
00:58:18contre l'immigration
00:58:19face aux critiques
00:58:20la Maison Blanche renonce
00:58:21mais attention
00:58:22cette exemption
00:58:22ne s'appliquera
00:58:23qu'au seul détenteur
00:58:24de billets
00:58:24s'étant inscrit
00:58:25sur la plateforme
00:58:26de visa mise en place
00:58:27par la FIFA
00:58:27autre polémique
00:58:29qui a poussé
00:58:29l'organisation
00:58:30à faire marche arrière
00:58:31le prix stratosphérique
00:58:32des transports en commun
00:58:33qui ont finalement
00:58:34été revus à la baisse
00:58:35l'aller-retour en train
00:58:36entre Manhattan
00:58:37et le MetLife Stadium
00:58:38à New York
00:58:39fixé au départ
00:58:39à 150 dollars
00:58:40est passé à 105
00:58:42puis à 98 dollars
00:58:43encore bien supérieur
00:58:44aux 13 dollars
00:58:45habituels
00:58:46le billet de bus
00:58:47lui est abaissé
00:58:48de 80 à 20 dollars
00:58:49pour tenter
00:58:50de calmer la colère
00:58:51des fédérations
00:58:51de supporters
00:58:52voilà pour le récit
00:58:53de Paul Valère
00:58:54prochain point
00:58:55sur l'actualité
00:58:56à 8h30
00:58:56tout de suite
00:58:57la bourse
00:58:58Votre rendez-vous
00:58:59avec Banque Populaire
00:59:00à vos côtés
00:59:01pour prévoir votre avenir
00:59:02et protéger vos proches
00:59:03Banque Populaire
00:59:04la réussite est en vous
00:59:06Votre rendez-vous
00:59:07avec Moneta Asset Management
00:59:09notre savoir-faire action
00:59:10pour votre épargne
00:59:11depuis près de 23 ans
00:59:17Etienne Braque
00:59:18à quoi faut-il s'attendre
00:59:19à l'ouverture
00:59:20du marché parisien ?
00:59:21Du rouge
00:59:21moins 0,9%
00:59:22après ouverture
00:59:23après un gain
00:59:23de 0,9% hier
00:59:25les marchés
00:59:25continuent de faire du yo-yo
00:59:27et alors que dire
00:59:28des valeurs technologiques
00:59:29en Asie
00:59:30vous avez Sky Enix
00:59:31qui perd 8% ce matin
00:59:33après avoir enchaîné
00:59:34les records
00:59:35ces dernières heures
00:59:36souvenez-vous
00:59:37hier on était à la porte
00:59:38des 1000 milliards
00:59:38de dollars
00:59:39de capitalisation boursière
00:59:40pour ce fabricant
00:59:41de puces mémoire
00:59:43avec des déclarations
00:59:44une nouvelle fois
00:59:45de Donald Trump
00:59:46qui font réagir
00:59:47les marchés
00:59:47puisque Donald Trump
00:59:48a très clairement dit
00:59:49qu'il commençait
00:59:49à perdre patience
00:59:50en ce qui concerne
00:59:51la situation en Iran
00:59:53et le détroit d'Hormuz
00:59:54donc le marché
00:59:54qui est toujours
00:59:55dans l'anticipation
00:59:56craint le pire
00:59:56et puis surtout
00:59:57le vendredi
00:59:58n'est jamais un jour
00:59:59sur lequel
01:00:00vous avez des investisseurs
01:00:01qui prennent beaucoup de risques
01:00:02parce que vous savez
01:00:03jamais de quoi
01:00:04il peut se passer
01:00:06dans le week-end
01:00:07le baril de pétrole
01:00:07est à 107 dollars
01:00:09ce matin
01:00:09du côté des Etats-Unis
01:00:11hier soir
01:00:11on a une nouvelle fois
01:00:12touché des plus hauts
01:00:13avec notamment
01:00:14le S&P 500
01:00:15qui a touché
01:00:15pour la première fois
01:00:16les 7500 points
01:00:17tiré encore et toujours
01:00:18par les valeurs
01:00:19liées à l'intelligence artificielle
01:00:20et puis la valeur
01:00:21qui a fait un carton
01:00:21hier c'est Cerebras
01:00:22c'est un groupe
01:00:23qui fabrique
01:00:24des processeurs
01:00:25des puces
01:00:25pour faire tourner
01:00:27l'intelligence artificielle
01:00:29le groupe a levé
01:00:30plus de 5 milliards de dollars
01:00:31pour l'instant
01:00:31c'est la plus grosse introduction
01:00:32en bourse de l'année
01:00:33à Wall Street
01:00:33et le titre
01:00:34a gagné 68%
01:00:36hier soir
01:00:37à la clôture
01:00:38quasiment
01:00:39100 milliards de dollars
01:00:41de capitalisation boursière
01:00:42pour un groupe
01:00:42qui pour l'instant
01:00:43ne gagne pas d'argent
01:00:44mais qui vend du rêve
01:00:45qui a notamment signé
01:00:46un contrat dernièrement
01:00:47avec OpenEI
01:00:48contrat à plus de 20 milliards
01:00:50de dollars
01:00:50pour fournir
01:00:51750 mégawatts
01:00:53de puissance de calcul
01:00:54c'est l'équivalent
01:00:55quand même
01:00:55d'un réacteur nucléaire
01:00:56ça ça va encore
01:00:57propulser la bourse
01:00:59de New York
01:00:59cette histoire
01:01:0068%
01:01:01oui alors
01:01:02en plus de cela
01:01:03vous avez aujourd'hui
01:01:04Anthropik
01:01:05qui vous dit
01:01:05on va lever
01:01:0630 milliards de dollars
01:01:07sachant qu'ils ont déjà
01:01:07levé 30 milliards
01:01:08en février
01:01:09en février
01:01:10Anthropik
01:01:10c'était valorisé
01:01:11environ 400 milliards
01:01:12de dollars
01:01:12
01:01:13tour de table en cours
01:01:14900 milliards de dollars
01:01:15parce que vous avez
01:01:16Google
01:01:16vous avez Amazon
01:01:17qui a envie
01:01:18de participer
01:01:18à cette opération
01:01:19d'autant plus
01:01:20qu'Anthropik
01:01:20pourrait rentrer
01:01:21en bourse
01:01:21cette année
01:01:21et le marché parisien
01:01:23donc vous disiez
01:01:23du rouge à l'ouverture
01:01:24on est à 8082
01:01:26hier à la clôture
01:01:26on verra si
01:01:27le CAC 40 conserve
01:01:28les 8000 points
01:01:29en cette fin de semaine
01:01:30avec vous Etienne Braque
01:01:31Good Morning Market
01:01:32à partir de 9h
01:01:339h
01:01:348h11
01:01:34La Tech
01:01:40Anthony Morel
01:01:41et si la ville du futur
01:01:42était construite
01:01:43non plus en béton
01:01:44mais en chêne
01:01:45en mélèze
01:01:45en peuplier
01:01:46du bois
01:01:47ou plutôt
01:01:47du super bois
01:01:48aussi résistant
01:01:49que l'acier
01:01:50c'est ça
01:01:51grâce à toutes les avancées
01:01:52dans le domaine
01:01:52de la science des matériaux
01:01:53c'est un domaine
01:01:54qui me passionne
01:01:55et effectivement
01:01:55de la même manière
01:01:56qu'on a aujourd'hui
01:01:57du béton armé
01:01:58renforcé
01:01:59et bien on pourrait
01:02:00avoir demain
01:02:00du bois armé
01:02:02il y a un certain nombre
01:02:03de start-up
01:02:03qui travaillent sur le sujet
01:02:04start-up française
01:02:05notamment je pense
01:02:06par exemple à Wood
01:02:07où il y a des américains
01:02:08également
01:02:09Inventwood
01:02:09et ils ont mis au point
01:02:11un bois effectivement
01:02:13augmenté
01:02:13si l'on peut dire
01:02:13alors qu'est-ce que ça veut dire
01:02:14en fait il faut partir
01:02:15du principe que le bois
01:02:16si vous ne le savez pas
01:02:17c'est un gruyère en fait
01:02:18au niveau moléculaire
01:02:19à l'intérieur
01:02:20c'est tout poreux
01:02:21c'est plein de trous
01:02:22et donc ce qu'on fait
01:02:23c'est qu'on va prendre
01:02:23du bois classique
01:02:25et on va venir
01:02:26encore une fois
01:02:26au niveau moléculaire
01:02:28et bien le renforcer
01:02:29en y injectant
01:02:29une résine naturelle
01:02:30qui va lui donner
01:02:31des propriétés extraordinaires
01:02:32des propriétés
01:02:33de solidité
01:02:34on se retrouve avec un bois
01:02:35qui est 20 fois plus résistant
01:02:37qu'une poutre de bois classique
01:02:38on va se retrouver
01:02:39avec un bois
01:02:40qui est très résistant au feu
01:02:41ce qui est assez pratique
01:02:42pour du bois
01:02:43qui est imputressible également
01:02:44c'est-à-dire qu'il ne peut pas pourrir
01:02:45il va résister à l'humidité
01:02:47et donc à partir de ça
01:02:48et bien on peut imaginer
01:02:49effectivement
01:02:50et bien les villes du futur
01:02:51pourquoi pas
01:02:52sachant que le petit
01:02:53l'autre argument
01:02:54c'est que
01:02:55on va aussi pouvoir utiliser
01:02:56des bois dits non nobles
01:02:58peupliers, le balsa, le pain des Landes
01:02:59et ça permet également
01:03:00et bien de mieux exploiter
01:03:01les forêts françaises
01:03:02qui ne le sont pas toujours assez
01:03:03des espèces de villes forêts
01:03:05finalement
01:03:05est-ce qu'on pourrait un jour
01:03:06voir des gratte-ciels en bois ?
01:03:08oui on pourrait
01:03:08parce qu'en fait l'avantage
01:03:09il y a déjà des structures en bois
01:03:11on en voit de plus en plus
01:03:11des immeubles
01:03:12mais ils sont relativement peu hauts
01:03:14justement pour ces questions
01:03:15avec ces nouvelles générations
01:03:17de bois augmentés
01:03:18on pourrait construire
01:03:19et bien des gratte-ciels
01:03:20absolument immenses
01:03:21c'est un projet
01:03:22qui est en train de voir le jour
01:03:24au Japon
01:03:24à l'horizon 2041
01:03:26le conglomérat Sumitomo
01:03:27veut construire
01:03:29le plus haut gratte-ciel du Japon
01:03:30350 mètres de haut
01:03:31donc c'est plus haut
01:03:32que la tour Eiffel
01:03:33intégralement en bois
01:03:3490%
01:03:35il y aura un petit peu d'acier
01:03:36quand même
01:03:36et donc l'avantage
01:03:37au-delà du côté solide
01:03:40c'est aussi l'avantage esthétique
01:03:41et ça ça intéresse
01:03:42énormément les urbanistes
01:03:43c'est-à-dire que dans un paysage urbain
01:03:45qui est tout d'acier
01:03:46de béton et de verre
01:03:48on retrouve une forme de chaleur
01:03:49qui est aussi intéressante
01:03:50et puis il y a un avantage
01:03:51également écologique
01:03:52puisque le bois
01:03:53est trois fois moins énergivore
01:03:54que le béton
01:03:5517 fois moins que le verre
01:03:56130 fois moins que l'acier
01:03:58475 fois moins
01:03:59que l'aluminium
01:04:01sans compter
01:04:01qu'il est aussi souple
01:04:02donc pour les tremblements de terre
01:04:03par exemple
01:04:04c'est quelque chose
01:04:04d'extrêmement intéressant
01:04:05donc c'est un matériau
01:04:06vraiment qu'on va voir
01:04:07de plus en plus
01:04:08dans les villes du futur
01:04:09va falloir planter
01:04:10encore plus de forêts
01:04:11alors est-ce qu'on pourrait
01:04:13aussi voir d'autres usages
01:04:14oui absolument
01:04:15parce qu'on peut aussi
01:04:16combiner ce bois
01:04:17avec de l'électronique
01:04:18et donc on peut imaginer
01:04:20des planches en bois
01:04:20qui se transforment
01:04:21en écran tactile
01:04:22pour alors peut-être
01:04:23pas pour un smartphone
01:04:24mais par exemple
01:04:24dans des voitures
01:04:26dans des tableaux de bord
01:04:26pour l'industrie du luxe également
01:04:28donc il y a vraiment
01:04:29plein de débouchés
01:04:30le bois c'est peut-être
01:04:31effectivement le matériau du futur
01:04:33merci Anthony
01:04:34vous restez avec nous
01:04:35tout de suite
01:04:35on accueille notre invité
01:04:36French Tech
01:04:41est-ce que Anthony
01:04:42vous aussi vous avez du mal
01:04:43à avoir un rendez-vous
01:04:44chez le Dermato
01:04:44c'est très très compliqué
01:04:45c'est vrai
01:04:46c'est pas un hasard
01:04:46il y a de moins en moins
01:04:47de Dermato
01:04:48en réalité ça les chiffres
01:04:49le montrent
01:04:49en disant la France a perdu
01:04:51presque 20% de professionnels
01:04:53aujourd'hui le délai moyen
01:04:54pour avoir un rendez-vous
01:04:55c'est 3 mois
01:04:56bonjour Ali Cachelouf
01:04:57bonjour
01:04:57merci d'être avec nous ce matin
01:04:59notre French Tech
01:05:00dans Good Morning Business
01:05:01vous êtes le cofondateur
01:05:02et directeur général
01:05:03de Square Mind
01:05:05face à ce constat
01:05:06vous vous apportez
01:05:06une innovation
01:05:08qui répond aux besoins cliniques
01:05:10et améliore le temps médical
01:05:12pour aussi aider les dermatos
01:05:14de quoi est-ce qu'il s'agit ?
01:05:15absolument
01:05:15bonjour
01:05:16merci pour l'invitation
01:05:17ce qu'on a développé
01:05:18c'est une première mondiale
01:05:19c'est un robot
01:05:19qui s'appelle Swan
01:05:20qui vous permet pour la première fois
01:05:21de numériser
01:05:22cartographier l'intégralité
01:05:23de la peau de quelqu'un
01:05:24avec un niveau de définition
01:05:26qui est comparable
01:05:26à celui de la loupe
01:05:28de ce qu'on appelle
01:05:28le dermatoscope
01:05:29quand vous allez chez le dermato
01:05:30et donc en quelques minutes
01:05:31on est capable de générer
01:05:32un peu comme des Google Maps
01:05:33de la peau
01:05:34sur lequel vous pouvez zoomer
01:05:35en tout point
01:05:35ce qui a un avantage particulier
01:05:37dans le contexte clinique
01:05:38ça vous permet
01:05:38d'avoir un suivi
01:05:39particulièrement précis
01:05:41d'identifier notamment
01:05:42les changements
01:05:43avec ou sans IA
01:05:44et donc c'est une solution
01:05:45qui a été très attendue
01:05:47par la communauté dermatologique
01:05:48qui est le fruit
01:05:49de plusieurs années de travail
01:05:49et qui va être enfin disponible
01:05:52Square Mind
01:05:53c'est une entreprise
01:05:53que je suis depuis quelques années
01:05:54et que je trouve fascinante
01:05:55parce qu'effectivement
01:05:56cette idée d'avoir
01:05:57un robot dermato
01:05:58qu'on va décrire
01:05:58pour ceux qui nous écoutent
01:05:59parce que c'est pas forcément
01:06:01visualisable comme ça
01:06:02c'est une sorte de bras robotique
01:06:04en fait équipé d'une caméra
01:06:05c'est ça
01:06:05et donc il faut imaginer
01:06:06le scénario
01:06:07j'arrive chez le dermato
01:06:08et avant qu'il ne s'occupe de moi
01:06:10finalement il y a ce robot
01:06:11qui va tourner autour de moi
01:06:12et qui va scanner
01:06:13chaque millimètre carré
01:06:14de ma peau
01:06:15c'est ça finalement
01:06:15et aller détecter
01:06:16des anomalies potentielles
01:06:18c'est ça l'idée en fait
01:06:18absolument
01:06:19c'est de
01:06:20non pas de remplacer
01:06:21le médecin
01:06:21mais de l'augmenter
01:06:23de l'assister
01:06:24en automatisant
01:06:25un acte
01:06:26qui est un acte
01:06:26de documentation clinique
01:06:28et donc de capturer
01:06:29de l'information
01:06:29qu'on n'arrivait pas
01:06:30à capturer aujourd'hui
01:06:31qui est cette fameuse
01:06:32carte graphique
01:06:32le grossissement de la loupe
01:06:33et donc ensuite
01:06:34UNIA prend le relais
01:06:35et identifie les changements
01:06:36pourquoi c'est intéressant
01:06:37en fait aujourd'hui
01:06:3880% des mélanomes
01:06:40qui est le cancer le plus létal
01:06:41ce sont des nouvelles tâches
01:06:42ça apparaît
01:06:43à partir de la peau vierge
01:06:44où il n'y avait pas
01:06:44de grains de beauté existants
01:06:45donc c'est être capable
01:06:46d'identifier la nouveauté
01:06:48et le changement
01:06:48c'est particulièrement pertinent
01:06:50parce que le médecin humain
01:06:51même s'il est très bien entraîné
01:06:53le dermato
01:06:53on y va une fois
01:06:54au mieux tous les ans
01:06:55mais peut-être tous les deux ans
01:06:56tous les trois ans
01:06:57tous les cinq ans
01:06:57évidemment qu'il ne va pas
01:06:58se souvenir de votre peau
01:07:00il y a trois ou cinq ans
01:07:01donc l'intérêt
01:07:02c'est que la machine
01:07:02elle va se souvenir
01:07:03à vie de moi
01:07:04et même si je change de médecin
01:07:06on peut transférer
01:07:07le dossier finalement
01:07:08pour qu'il y ait
01:07:09un suivi à vie
01:07:10de ce Google Maps
01:07:11de ma peau
01:07:11absolument
01:07:12c'est standardisé
01:07:13donc si vous allez
01:07:14dans deux cabinets
01:07:15où chacun est équipé
01:07:16d'un robot par exemple
01:07:17vous pouvez matcher
01:07:19les deux scans
01:07:20et comparer dans le temps
01:07:20c'est un peu comme le dentiste
01:07:22qui a une radio des dents
01:07:23et puis qui va regarder
01:07:24d'un rendez-vous sur l'autre
01:07:26aussi pour se souvenir
01:07:28de où était la situation
01:07:30il y a quand même
01:07:31de la concurrence
01:07:32sur ce secteur
01:07:33j'ai l'impression
01:07:33qu'on entend beaucoup parler
01:07:34d'innovation dans la dermatologie
01:07:36pour même avec
01:07:37parfois des applications
01:07:38je crois
01:07:38détecter soi-même
01:07:39analyser ses grains de beauté
01:07:41non ?
01:07:42la concurrence
01:07:43ou en fait
01:07:43l'essor
01:07:44qu'on voit
01:07:45de solutions
01:07:45démontre quand même
01:07:47d'un pain
01:07:48ou d'un besoin
01:07:48avec les cliniques
01:07:49qui est aujourd'hui
01:07:50comment j'assiste le médecin
01:07:51dans le cadre
01:07:52de ce dépistage
01:07:53comment j'optimise
01:07:54le temps médical
01:07:55la différenciation
01:07:56qu'apporte Swan
01:07:57aujourd'hui
01:07:57c'est deux choses
01:07:58c'est cette cartographie
01:08:00avec ce niveau de définition
01:08:01qui est encore une fois
01:08:02unique au monde
01:08:03et deux
01:08:04c'est l'automatisation
01:08:05donc le fait de
01:08:06rendre cet acte
01:08:07de documentation
01:08:07complètement
01:08:10libre de temps
01:08:11pour le médecin
01:08:11c'est quelque chose
01:08:12d'innovant
01:08:12il faut voir qu'aujourd'hui
01:08:13le statu quo
01:08:14reste un outil
01:08:15qui a été inventé
01:08:15il y a 30 ans
01:08:16qui est le dermatoscope
01:08:17qui est la loupe
01:08:17et donc in fine
01:08:18Swan
01:08:19ce qu'on a inventé
01:08:19c'est un dermatoscope
01:08:20augmenté
01:08:22mais là du coup
01:08:23vous avez
01:08:24l'entreprise existe
01:08:25depuis quelques années
01:08:26maintenant
01:08:26est-ce que vous avez
01:08:27réalisé des études cliniques
01:08:28est-ce qu'on sait
01:08:28le taux de précision
01:08:30par exemple
01:08:30sur la détection
01:08:31d'un mélanome
01:08:32les faux positifs
01:08:33les faux négatifs
01:08:33par rapport à un médecin humain
01:08:35comment vous vous comparez ?
01:08:36on ne dépiste pas encore
01:08:37le cancer de la peau
01:08:38ça va être la prochaine
01:08:39évolution de l'IA
01:08:43ce qu'on ne savait pas faire
01:08:44jusqu'à présent
01:08:45on détecte les changements
01:08:46la solution aujourd'hui
01:08:47est en phase de pré-déploiement
01:08:48dans un centre hospitalier
01:08:49qui est les Hospices Civils de Lyon
01:08:51avec un professeur
01:08:53qui est connu mondialement
01:08:54qui est français
01:08:54dans le domaine du dépistage
01:08:55et on a vocation
01:08:56dans les prochains mois
01:08:57à publier une étude clinique
01:08:59et vous vous installez
01:09:00donc chez les dermatos
01:09:01est-ce qu'on peut imaginer
01:09:02aussi avoir ce genre
01:09:03de dispositif
01:09:04j'allais dire
01:09:05soit dans les pharmacies
01:09:06pour que les gens
01:09:06fassent de l'autodépistage
01:09:07ou alors dans des déserts médicaux
01:09:09ou des endroits
01:09:09où vraiment on a du mal
01:09:10à avoir des rendez-vous
01:09:11et on pourrait avoir
01:09:12une sorte de pré-diagnostic
01:09:13avant d'aller voir le médecin
01:09:14en fait
01:09:15ça pourrait être aussi
01:09:16un débouché j'imagine
01:09:16Oui bien sûr
01:09:17notre cible naturel aujourd'hui
01:09:18c'est les dermatologues
01:09:20en cabinet médical
01:09:21et dans les hôpitaux
01:09:22mais vous vous rappelez
01:09:22effectivement juste titre
01:09:23le problématique
01:09:24des déserts médicaux
01:09:25qui n'est pas un problème
01:09:26que français
01:09:26beaucoup de français
01:09:27aujourd'hui n'ont pas accès
01:09:28géographiquement à un médecin
01:09:29ils doivent parcourir
01:09:30des centaines de kilomètres
01:09:31et on pourrait parfaitement
01:09:32imaginer cette solution
01:09:34déployée dans un centre
01:09:35par exemple
01:09:35pourquoi pas dans un centre de santé
01:09:36vous venez
01:09:37vous faites numériser
01:09:38vous avez un expert
01:09:39donc un dermatologue
01:09:40qui peut vous revoir
01:09:41à distance
01:09:42parce que le grossissement
01:09:43des images le permet
01:09:43Le robot coûte 200 000 euros
01:09:45c'est ça ?
01:09:46Donc vous avez deux modèles
01:09:47vous avez un modèle
01:09:48à l'acquisition
01:09:48effectivement vous pouvez vous équiper
01:09:50vous avez un modèle
01:09:50à la location
01:09:51qui est quand même
01:09:51le modèle le plus plébiscité
01:09:53par les cabinets de ville
01:09:54de dermatologue
01:09:54Et vous avez plusieurs
01:09:55dizaines de centres médicaux
01:09:56sur liste d'attente
01:09:57pour s'équiper de son robot
01:09:58Soane
01:09:59une question pour conclure
01:10:00peut-être un peu plus d'actualité
01:10:01mais on sait qu'il y a
01:10:01des soucis d'approvisionnement
01:10:03sur les matériaux
01:10:05matières premières
01:10:05notamment le plastique
01:10:07parce que tout ça vient d'Asie
01:10:08il y a le détroit d'Hormous
01:10:09qui est bloqué
01:10:10les tensions sur les matières premières
01:10:12qui font que les délais
01:10:13ou voire les prix flambent
01:10:14est-ce que vous êtes concerné
01:10:16dans quelle mesure ?
01:10:17On est toujours concerné
01:10:18de manière directe et indirecte
01:10:19il faut voir aussi
01:10:20que dans ce qu'on fait
01:10:21vous avez de la demande énorme
01:10:23en termes de compute
01:10:25qui sont portées par l'idée
01:10:26de rappelier juste avant
01:10:27toutes ces sociétés d'IA
01:10:29qui brassent des milliards
01:10:31et qui créent de l'assèchement
01:10:33en termes de matières premières
01:10:34donc évidemment il faut anticiper
01:10:36en termes de supply chain
01:10:37aujourd'hui tout va bien pour nous
01:10:38mais ce qui nous sauve
01:10:39c'est qu'on n'est pas sur des volumétries
01:10:41de plusieurs millions d'unités
01:10:42donc on s'en sort très bien
01:10:44Merci beaucoup pour ce témoignage
01:10:45Ali Cashlouf, cofondateur
01:10:47directeur général de SquareMine
01:10:49notre French Tech ce matin
01:10:50dans un instant
01:10:51parole de patron
01:10:51on va parler
01:10:52souveraineté dans les puces
01:10:54avec un acteur
01:10:55qui mise sur la production française
01:10:57à tout de suite
01:10:57Good morning business
01:10:59parole de patron
01:11:00Et on parle de souveraineté industrielle
01:11:02ce matin avec vous
01:11:03Damien Tulleux
01:11:05bonjour
01:11:05Bonjour
01:11:06Bienvenue
01:11:06parole de patron avec vous ce matin
01:11:08vous êtes le vice-président exécutif
01:11:09et directeur de la branche optronique
01:11:11de Merck
01:11:12le groupe allemand
01:11:13qui ne fait donc pas que de la pharma
01:11:14géant de la pharma
01:11:15mais aussi des semi-conducteurs
01:11:17Effectivement
01:11:17Merck est un groupe
01:11:19de sciences et de technologies
01:11:20qui opère dans trois secteurs technologiques
01:11:23qui sont la santé
01:11:24comme vous disiez avant
01:11:25les sciences de la vie
01:11:25mais aussi l'électronique
01:11:27et au sein de l'activité électronique
01:11:29nous fournissons effectivement
01:11:30avec nos matériaux
01:11:31et nos solutions
01:11:32chaque étape
01:11:33de la production des semi-conducteurs
01:11:34et même jusqu'à la production d'écran
01:11:37que vous utilisez effectivement
01:11:38télé et smartphone
01:11:40et on peut dire effectivement
01:11:42avec une certaine assurance
01:11:43que 99% des appareils électroniques
01:11:46contiennent des matériaux de Merck
01:11:47Et donc l'électronique
01:11:49c'est 15% du chiffre d'affaires du groupe
01:11:52Oui
01:11:52C'est appelé à plus ?
01:11:54Ah oui c'est appelé à plus
01:11:55parce qu'effectivement
01:11:56pour l'instant
01:11:56on est vraiment porté
01:11:57par la vague de croissance
01:11:58liée à l'IA
01:11:59Donc l'IA effectivement
01:12:00Vous aussi vous voulez surfer là-dessus
01:12:01forcément ?
01:12:02On surfe là-dessus
01:12:03par du fait qu'on a été
01:12:05effectivement déjà présent
01:12:05bien présent
01:12:06dans l'industrie du semi-conducteur
01:12:07et ce que fait l'IA actuellement
01:12:09c'est qu'elle crée effectivement
01:12:10une sorte de changement de paradigme
01:12:12en passant de la miniatisation
01:12:14effectivement
01:12:15des transistors
01:12:16sur une architecture
01:12:17beaucoup plus complexe
01:12:18Vous aussi vous voulez donc
01:12:19votre part du gâteau
01:12:20dans l'intelligence artificielle
01:12:21ça serait bête de s'en priver
01:12:23et vous venez d'inaugurer
01:12:23près de Grenoble
01:12:24à Saint-Himier
01:12:25un site dédié aux puces
01:12:28donc vous misez sur la France
01:12:29pour faire
01:12:31contribuer
01:12:32mettre votre pierre à l'édifice
01:12:33dans ces projets d'IA
01:12:34Donc le site de Saint-Himier
01:12:36que nous avons inauguré la semaine dernière
01:12:38est plus ou moins
01:12:39le suivi de l'acquisition
01:12:41que nous avons fait
01:12:41il y a à peu près
01:12:42deux ans maintenant
01:12:42d'une structure
01:12:43à Grenoble
01:12:44et cette société
01:12:46est spécialisée
01:12:47dans la métrologie
01:12:48et l'inspection
01:12:49qui sont nécessaires
01:12:50pour garantir
01:12:51la productivité
01:12:52effectivement
01:12:52de la production des puces
01:12:53et en même temps
01:12:54de pouvoir détecter
01:12:55effectivement
01:12:57des impuretés
01:12:58qui sont vraiment
01:13:00effectivement critiques
01:13:01sur la performance
01:13:02encore de ces puces
01:13:02
01:13:02par exemple
01:13:03nos plateformes
01:13:04permettent de pouvoir détecter
01:13:05si je comparais
01:13:06un ballon de football
01:13:07au milieu de l'Antarctique
01:13:09C'est une étape essentielle
01:13:10en réalité
01:13:10C'est une étape essentielle
01:13:12et primordiale
01:13:12et critique
01:13:13parce qu'elle permet
01:13:13effectivement
01:13:14du fait de la complexité
01:13:15maintenant
01:13:15des architectures
01:13:16donc des puces d'IA
01:13:18avec un nombre d'étapes
01:13:19qui sont effectivement
01:13:20grandissantes
01:13:21il est vraiment important
01:13:21à chaque fois
01:13:22de pouvoir mesurer
01:13:23que chaque étape
01:13:23effectivement correspond
01:13:24à ce qu'on cherche
01:13:25Bon alors Damien
01:13:26tu le soyons cash
01:13:28sans langue de bois
01:13:28c'est facile de développer
01:13:29de l'industrie en France
01:13:30notamment dans ce secteur
01:13:32industriel
01:13:33qui est très prometteur
01:13:35plein d'avenir
01:13:35mais aussi très concurrentiel
01:13:37La France a quand même
01:13:38effectivement un écosystème
01:13:39assez particulier
01:13:40déjà effectivement
01:13:40on a des têtes de pont
01:13:42en termes de recherche
01:13:42et développement
01:13:43avec l'ETI
01:13:44qui est basé à Grenoble
01:13:45après on a un écosystème
01:13:46avec beaucoup de technologies
01:13:48autour des puces
01:13:49des semi-conducteurs
01:13:50on a effectivement
01:13:51des leaders mondiaux
01:13:51sur certains types d'applications
01:13:53et après pour nous
01:13:54c'était vraiment
01:13:55de pouvoir apporter
01:13:56un savoir-faire
01:13:57qui a été développé
01:13:58par cette start-up
01:13:59depuis à peu près
01:14:00une dizaine d'années
01:14:01et pouvoir la faire évoluer
01:14:03au niveau des besoins mondiaux
01:14:05Mais les coûts
01:14:05on est compétitif alors
01:14:06quand on fait ça en France ?
01:14:08À partir du moment
01:14:08effectivement
01:14:09qu'on a une spécialisation
01:14:10et qu'on est effectivement
01:14:12sur un marché niche
01:14:12on est compétitif
01:14:13et cette compétition
01:14:14vient à travers
01:14:15notre technologie
01:14:17et notre innovation
01:14:19L'Europe représente
01:14:20aujourd'hui
01:14:20environ 10%
01:14:21de la production mondiale
01:14:22de semi-conducteurs
01:14:23votre activité
01:14:24en réalité
01:14:25elle est largement
01:14:26destinée à l'export
01:14:27je crois
01:14:27c'est la Chine
01:14:29les Etats-Unis
01:14:29Elle est destinée
01:14:30à l'export
01:14:31du fait effectivement
01:14:31que les gros producteurs
01:14:33de puces sont à l'export
01:14:34mais du fait que l'Europe
01:14:35maintenant
01:14:36traverse son ship height
01:14:38la vue
01:14:42de pouvoir accroître
01:14:43sa production
01:14:44de semi-conducteurs
01:14:45en la doublant
01:14:46de 10 à 20%
01:14:46et effectivement
01:14:47l'intérêt aussi
01:14:48pour nous
01:14:48d'être présents
01:14:48ici en Europe
01:14:49Là vous allez faire travailler
01:14:50une centaine de salariés
01:14:51sur ce site
01:14:52en France
01:14:53en Isère
01:14:53les recrutements
01:14:54sont faits
01:14:55est-ce qu'on a
01:14:55des compétences aussi
01:14:57ou est-ce qu'il faut
01:14:58renforcer la formation ?
01:14:59C'est une très bonne question
01:15:00et la raison pour laquelle
01:15:01on s'est effectivement
01:15:02nous avons investi
01:15:03dans le bassin Isawa
01:15:04et dans ce qu'on appelle
01:15:05le cycle de vallée français
01:15:05c'est effectivement
01:15:06pour avoir
01:15:06ces compétences
01:15:07qui sont proches
01:15:08donc lorsqu'on regarde
01:15:09Donc qu'est-ce qu'il faut ?
01:15:10Il y a le vivier
01:15:10Il y a le vivier
01:15:11ce qu'il nous faut
01:15:12effectivement nous
01:15:12c'est des personnes
01:15:13qui ont des nouveaux diplômes
01:15:15entre Bac plus 3
01:15:17jusqu'à Bac plus 5
01:15:17même au-delà
01:15:18on a beaucoup
01:15:19dans quelle formation ?
01:15:21Formation physique
01:15:22chimique
01:15:23chimie des matériaux
01:15:24optique
01:15:24c'est effectivement
01:15:25ce qui est
01:15:26plus ou moins
01:15:27le nœud central
01:15:28effectivement
01:15:29nos compétences
01:15:30sont au sein
01:15:31d'ici du Saint-Imier
01:15:32Qui sont vos clients alors ?
01:15:33Les clients
01:15:34c'est les
01:15:35les players majeurs
01:15:37effectivement
01:15:38de ce conducteur
01:15:39qui sont basés
01:15:40en Asie
01:15:41aux Etats-Unis
01:15:42en Europe
01:15:42donc vraiment
01:15:43effectivement
01:15:43ceux qui sont
01:15:45leaders
01:15:46sur la production
01:15:46des puces
01:15:47Vous ne donnez pas de nom
01:15:48mais en fait
01:15:49c'est ceux qu'on connaît tous
01:15:50et dont on parle
01:15:51tous les jours
01:15:51Exactement
01:15:52nous sommes effectivement
01:15:53un fournisseur
01:15:54critique
01:15:55et un petit critique
01:15:55pour ces clients
01:15:56Pour conclure
01:15:56rapidement
01:15:57et vous comptez surfer
01:15:58sur une demande
01:15:58de marché
01:15:59de plus en plus forte
01:16:00on voit qu'on a du mal
01:16:01à répondre à la demande
01:16:02parce que l'outil industriel
01:16:04est en train de se constituer
01:16:05qu'on lève
01:16:06des fonds aussi pour ça
01:16:07avec des fournisseurs
01:16:08qui ont du mal
01:16:09à suivre les demandes
01:16:11La demande
01:16:12effectivement
01:16:13elle est actuellement
01:16:14très portée
01:16:14sur la partie
01:16:15IA
01:16:15et surtout
01:16:16pour tout ce qu'on appelle
01:16:17les data centers
01:16:19maintenant
01:16:19à travers
01:16:20l'innovation
01:16:21on se rend compte
01:16:22que cette demande
01:16:23est plus ou moins
01:16:25développée
01:16:25sur des architectures
01:16:27complexes
01:16:27au niveau
01:16:28effectivement
01:16:28des plus
01:16:29IA
01:16:29qui permettent
01:16:30peut-être
01:16:30de pouvoir
01:16:31limiter
01:16:32le nombre
01:16:33mais pour
01:16:34augmenter
01:16:34la capacité
01:16:35et la performance
01:16:35baisée sur l'architecture
01:16:37Merci beaucoup Damien Tulleux
01:16:38vice-président exécutif
01:16:39directeur de la branche
01:16:41électronique de Merck
01:16:42dans une minute
01:16:43l'essentiel de l'actualité
01:16:44avant le bifor
01:16:46de la séance boursière
01:16:46avec Étienne Braque
01:16:47à tout de suite
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