Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 heures
Avec Ludovic Toro (médecin généraliste à Coubron, maire de Coubron) et le professeur Bruno Mégarbane (chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris)

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

---

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LA_VERITE_EN_FACE-2026-05-12##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:05Les contaminations à l'antavirus, faut-il s'alarmer ou bien au contraire refuser la psychose ?
00:13Deux réunions par jour annoncées à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:20Six ans après la crise Covid, le mot virus suffit désormais à raviver toutes les angoisses.
00:25Mais l'antavirus représente-t-il un vrai danger sanitaire ou surtout un nouveau révélateur de notre défiance collective ?
00:33La question est posée, invité ce matin, bonjour à vous et bienvenue.
00:36Ludovic Thoreau, vous êtes maire UDI de Coubron, c'est en Seine-Saint-Denis.
00:42Vous êtes médecin généraliste, conseiller régional d'Ile-de-France et vous présidez la commission santé et solidarité de la
00:48métropole du Grand Paris.
00:49Très au fait de cette question d'épidémie, déjà à l'époque, celle du Covid-19 et puis aujourd'hui,
00:57les développements de l'antavirus.
00:59Nous serons, je l'espère, en lien dans un instant avec le professeur Bruno Mégarban, le chef du service de
01:05réanimation de l'hôpital Arriboisir à Paris,
01:07qui nous fera un point de la situation.
01:10Ludovic Thoreau, on entend les réactions ce matin de nos auditeurs sur Sud Radio.
01:14Il y a une forme d'inquiétude, il y a une forme aussi de, pas de colère, mais d'agacement,
01:19comme si quelque chose se répétait.
01:22Or, les situations ne sont pas totalement comparables.
01:26Non, d'abord, ce n'est pas comparable de ces retours vers le passé.
01:29Il y a six ans, on a tous souffert de cette crise au-delà des malades.
01:33C'est toute la probabilisation qui a souffert.
01:34Évidemment, ça nous replonge là-dedans et on se dit, est-ce qu'on va vivre la même chose ?
01:39Je pense que si on applique les règles qu'on aurait dû appliquer lors du Covid, on ne l'applique
01:43là, on ne revivra pas les mêmes choses.
01:46Néanmoins, je le dis, on a pris un peu de retard.
01:49En fait, ça s'appelle la quarantaine.
01:51En termes médicaux, c'est hyper simple.
01:54Dès qu'il y a quelque chose, on le met en quarantaine.
01:56Sur ce bateau, il y avait des gens et une contamination, donc il y avait un cluster.
02:00Un cluster, c'est au moins trois personnes.
02:02Ce cluster, on l'isole.
02:03On ne l'a pas fait.
02:05Très clairement, on l'a fait débarquer.
02:06Parce que je vous rappelle qu'aujourd'hui, il y a six pays surtout qui essayent de détecter.
02:10Mais il y avait 23 nationalités différentes.
02:12Qu'est-ce que font les autres pays ?
02:14Ça veut dire qu'il y a ces six pays où on a trouvé, qu'on a trouvé.
02:16Et les autres, en fait, ils n'ont rien trouvé.
02:18Alors, justement, la question est posée et elle n'est pas la seule.
02:21Bonjour à vous, professeur Bruno Megarban.
02:23Bonjour.
02:25Et soyez les bienvenus sur l'antenne de Sud Radio.
02:27Vous êtes chef du service de réanimation de l'hôpital Lariboisière à Paris.
02:30Professeur Megarban, je vous ai entendu hier.
02:32C'était chez nos confarts de LCI, pour rebondir sur ce qui est dit à l'instant par Ludovic Thoreau,
02:36qui est médecin généraliste et élu francilien.
02:39Professeur Megarban, vous disiez hier, peut-être qu'on aurait dû laisser tous ces passagers à bord de ce navire,
02:47le MV Hondius, pour les traiter.
02:50Parce qu'il y a quand même 23 nationalités représentées.
02:53Oui, effectivement, c'était une hypothèse de travail possible.
02:57J'imagine que l'OMS l'a envisagé, mais probablement ne l'a pas retenu,
03:01en raison, justement, de la complexité liée à la présence de ressortissants de différents pays
03:08qui ont des politiques sanitaires différentes pour la prévention des chaînes de la diffusion du virus.
03:17Par ailleurs, également, probablement d'un point de vue juridique,
03:21il n'était pas possible de garder, malgré leur volonté, un certain nombre de personnes,
03:26car les lois de leur pays s'opposeraient à cette contrainte.
03:31Mais techniquement, c'était possible.
03:32Donc, très probablement, ils ont jugé que, pour les raisons organisationnelles,
03:38mais également météorologiques, parce qu'on a appris hier que la météo avait empêché
03:43de laisser le bateau un peu en libre navigation,
03:48et qu'il fallait la marrer sur la côte.
03:53Donc, toutes ces raisons ont fait le choix, finalement,
03:56de faire débarquer les passagers et de les renvoyer dans leur pays.
03:58Dans leur pays respectif, avec, il faut le rappeler, des protocoles différents, à chaque fois, sanitaires.
04:04Oui, effectivement, c'est un peu différent, mais les principes restent les mêmes, quand même.
04:09D'accord. C'est Anne-Claude Crémieux, l'infectiologue, qui déclarait, elle, pour le coup...
04:15Alors, les avis sont intéressants, c'est bien la confrontation des idées.
04:18Bien sûr.
04:18Elle disait, elle, qu'il était préférable, au contraire, je la résume,
04:21d'extraire les passagers, les traiter séparément dans leurs pays respectifs,
04:26parce que la situation aurait pu empirer pour ceux qui n'avaient pas été affectés à bord.
04:30Est-ce que c'est un argument qui s'entend ?
04:33Alors, évidemment, si à bord, on avait laissé les passagers, on va dire, se croiser sans précaution,
04:40oui, effectivement, ça aurait été, on va dire, quasiment comme un milieu expérimental pour être contaminé.
04:47Bien sûr, il aurait fallu, à l'intérieur, imposer des conditions d'isolement,
04:53et c'est probablement aussi une des raisons qui fait que l'isolement dans des cabines petites et serrées
04:59était plus difficile pour les passagers eux-mêmes, qui n'auraient pas accepté d'y rester pendant une quarantaine de
05:05jours.
05:05Alors, je sais que votre temps d'antenne est compté, professeur Bruno Mégarban.
05:08Je fais un rapide, peut-être, point avec vous, sur les quarantaines à l'hôpital,
05:13des 22 cas contacts, elles ont débuté ces quarantaines ?
05:19Alors, actuellement, il y a une patiente contaminée sur le territoire national,
05:23qui se trouve à Bichat.
05:25Quatre autres qui sont jugés comme des contacts à haut risque,
05:28car ils étaient sur le navire et ils ont approché de près la patiente actuellement contaminée.
05:36Donc, ceux-là sont également à Bichat.
05:38Ces cinq personnes sont dans des chambres en dépression,
05:42c'est-à-dire avec une pression négative qui empêche l'air de sortir vers l'extérieur sans être filtré,
05:49et reçoivent des soins par une équipe médicale et paramédicale,
05:53protégés par des masques FFP2 et des tenues adéquates.
05:56Ensuite, il y a 22 autres cas contacts qui avaient croisé un patient infecté dans un vol.
06:07Et donc, ces personnes-là sont, on va dire, des contacts probablement un peu plus éloignés.
06:13Ils avaient été, au départ, renvoyés à leur domicile,
06:15et en raison de la situation sanitaire et de l'apparition d'un cas infecté en France,
06:22il leur a été demandé de revenir à l'hôpital pour effectuer leur isolement à l'hôpital.
06:27Mais ils se seront auto-confinés, si je puis dire, avant le fait de rejoindre les hôpitaux en question ?
06:35Alors, c'est les consignes qui leur avaient été données.
06:38Maintenant, évidemment, cela dépend de leur bonne volonté.
06:42Les hôpitaux sont en ordre de marche à vos yeux ?
06:46On va dire, pour le moment, à nouveau, nous ne sommes pas dans une situation où le virus est diffusé
06:52dans la communauté.
06:53Aujourd'hui, le virus n'existe que dans une seule chambre à l'hôpital Bichat.
07:00Et donc, évidemment, tout ce qui est mis en place, c'est pour éviter que ce virus sorte de cette
07:03chambre.
07:05Malgré tout, évidemment, les hôpitaux, à la suite de la crise de la Covid-19,
07:11ont bien compris les dangers que représentaient l'émergence de nouveaux virus
07:15ou les épidémies de virus qui pourraient sévir.
07:20Et bien sûr, les personnels soignants ont eu des formations.
07:27Et le matériel nécessaire pour pouvoir prendre en charge ces personnes, y compris les masques, sont disponibles.
07:35Évidemment, si une situation dégénérée, comme ce qui s'est passé en 2020,
07:42le système serait débordé à nouveau, évidemment.
07:44Un dernier mot avec vous. Vous m'arrêtez, si je dis une bêtise, professeur Bruno Mégarban.
07:48On peut dire contagiosité plus faible, comparé à ce qui s'est passé il y a 6 ans,
07:54mais létalité plus forte, c'est en quelque sorte ce qui résume, ce qui qualifie ce virus ?
08:00Oui, tout à fait. Donc, en fait, effectivement, la contagiosité est bien plus faible,
08:04puisque le SARS-CoV-2 diffusé par aérosol, alors que là, c'est par contact très rapproché.
08:10Par contre, la maladie est beaucoup plus sérieuse, avec un risque rapporté à nouveau dans une étude argentine,
08:17un risque de létalité de l'ordre de 40%.
08:20Mais ce chiffre a été calculé dans des conditions qui ne sont pas bien claires,
08:25et peut-être pris en charge dans un milieu de réanimation médicale en Europe occidentale,
08:32le risque serait plus faible.
08:33Vous diriez, comme un grand nombre de vos confrères et consœurs,
08:37aujourd'hui, qu'il faut une vigilance nécessaire,
08:40et puis, quelque part, le message public est plutôt, on va dire, opérationnel,
08:45mais il n'y a pour l'instant, pour l'instant, c'est important,
08:50professeur Begarban, il n'y a pas lieu de s'inquiéter d'un risque de pandémie, pour l'instant.
08:56C'est ça, l'idée ?
08:57Non, bien sûr, il n'y a pas de risque de s'inquiéter,
09:00parce que la diffusion du virus ne se fait pas de la même façon,
09:03et aujourd'hui, le virus n'est pas du tout répandu dans la communauté.
09:07À nouveau, il n'existe sur le territoire que dans une chambre,
09:11où se trouve la patiente infectée qui a séjourné sur le navire.
09:14On va dire, pour le moment, tous les cas d'infection
09:18ne sont survenus que chez des personnes qui ont été sur le navire.
09:21Le jour, évidemment, où il y aura une personne infectée
09:23qui n'a jamais mis le pied sur le navire,
09:25l'histoire sera différente, et là, l'inquiétude augmentera.
09:29Mais on espère, évidemment, que toutes les mesures mises en place
09:31par l'OMS et par les différents pays
09:36contiendront l'épidémie,
09:38et que, très rapidement, on en parlera.
09:41Merci à vous, en tous les cas, professeur Bruno Mégarban,
09:44pour ce regard extrêmement précis,
09:47cet état des lieux de ces contaminations à l'antavirus.
09:50Je rappelle, vous êtes chef du service de réanimation
09:52de l'hôpital Lariboisir à Paris.
09:54Merci pour cette intervention.
09:56Merci beaucoup.
09:56Merci à vous, de Sud Radio.
09:58Ludovic Thoreau, je me tourne vers vous, médecin généraliste,
10:01maire UDI de Coubran, Seine-Saint-Denis,
10:03très au fait de cette question d'épidémie.
10:05Il vous rassure, le professeur Bruno Mégarban,
10:08quand il évoque, qui fait le point très précis à l'instant.
10:11En fait, il y avait les médecins hospitaliers
10:13et les médecins de ville.
10:15J'ai échangé sur les plateaux avec le professeur Mégarban,
10:18et ce qu'il dit aujourd'hui est très juste.
10:20Il l'a dit d'une façon un peu douce,
10:22je l'aurais dit d'une façon un peu plus brutale pour ma part,
10:25c'est-à-dire qu'on pouvait totalement
10:27isoler ces personnes sur le bateau.
10:29Alors, on ne peut pas le faire.
10:30Vous savez, en France, il y a une loi,
10:31c'est-à-dire que c'est les placements de fils.
10:33Quand vous êtes dangereux pour vous-même ou pour les autres,
10:35vous pouvez être hospitalisé de force.
10:38L'OMS a un pouvoir.
10:40L'OMS,
10:40les diffusions des discours de l'OMS,
10:43chaque jour, ça change.
10:45Là, ils viennent nous dire
10:46attendons-nous à d'autres contaminations dans le monde.
10:48Ça, c'est l'OMS qui vient de le dire.
10:49Moi, je dis tout simplement qu'il aurait fallu isoler ce bateau
10:53et quand il y avait quelqu'un de malade,
10:54c'est-à-dire qu'il fallait hospitaliser,
10:55on faisait une évacuation sanitaire comme font les militaires
10:58et on passait directement en service d'infectiologie,
11:01risque de contamination, zéro.
11:02On ne l'a pas fait, ça c'est clair.
11:04Sauf qu'aujourd'hui,
11:05il y a des gens qui ne sont pas testés
11:06parce que, comme je vous disais initialement,
11:08certains pays sont au fait,
11:09ou à la pointe au niveau médecine et prévention,
11:11d'autres non.
11:12Puisqu'aujourd'hui, 6 pays ont trouvé des cas,
11:14mais je vous rappelle qu'ils étaient quand même 23 pays.
11:17Qu'est-ce qu'on fait les autres ?
11:18Ça veut dire que ces 6 pays ont été touchés
11:19et que les autres n'ont pas été touchés, par miracle.
11:21Donc moi, ça me questionne en effet.
11:23Et le professeur l'a dit.
11:25Attendons, vous savez que la contamination,
11:26c'est de 1 à 6 semaines.
11:28Nous verrons dans 6 semaines s'il y a d'autres cas qui apparaissent.
11:30Parce que je vous rappelle que sur un vol,
11:32en fait, on a trouvé, par rapport à Wuhan et le Covid,
11:36on a trouvé en fait le patient zéro.
11:39Ce pauvre qui a été sur une décharge pour trouver un oiseau,
11:43finalement, il a trouvé, ça s'appelle un rapigmé à longue queue,
11:47qui l'aurait contaminé.
11:49Mauvaise rencontre.
11:50Mauvaise rencontre.
11:50Au mauvais endroit, oui.
11:51Mauvaise rencontre.
11:52Le 1er avril, il monte sur le bateau.
11:535 jours après, il a des symptômes.
11:55Et 10 jours après, il en meurt.
11:56Sa femme est débarquée à l'île de Sainte-Hélène.
11:58Elle est transportée directement à Johannesburg.
12:02Et là, 2 jours après, elle décède.
12:03Elle décède également, oui.
12:04Donc, ça veut dire que sur ce trajet d'avion,
12:06et sur même l'autre trajet qui fait Johannesburg-Amsterdam,
12:09il y a des gens qui ont été forcément en contact.
12:12Alors, on me dit que ce n'est pas très contagieux.
12:14Je vous rappelle quand même que de 1 cas,
12:16on est déjà à 7 cas avérés, 3 décès.
12:19Donc, forcément, 1, 7.
12:20Donc, il y a quand même une contamination évidente.
12:23Et même le médecin qui était sur le bateau a été déclaré positif,
12:26celui qui a examiné les patients initialement.
12:28Donc, la contamination inter-humaine est avérée.
12:32Dans un instant, Ludovic Thouro,
12:35vous êtes médecin, je vous le rappelle.
12:37Vous êtes un expert également de votre côté.
12:39Et un homme de terrain.
12:41Nous évoquerons un aspect qui va forcément sortir du chapeau.
12:46Si ça arrive un jour, si ça s'étend,
12:49après tout, on a le droit d'être assuré.
12:51Mais il faut toujours prévoir.
12:53Gouverner, c'est prévoir.
12:54On parlera des masques dans un instant.
12:56Gardez vos arguments.
12:59Vous avez votre mot à dire là-dessus.
13:01La suite de la vérité en face.
13:02Vous nous appelez 0826 300 300
13:05avec Ludovic Thouro, maire de Coubron,
13:07au sein de Saint-Denis, médecin généraliste,
13:09qui a des choses à nous dire
13:11sur cette gestion de crise de l'antavirus.
13:15A tout de suite pour la suite de la vérité en face.
13:17Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face.
13:21Jean-François Aquili.
13:22Allez, nous poursuivons sur ces contaminations
13:25à l'antavirus, deux réunions par jour,
13:28je vous le rappelle, décidées par Sébastien Lecornu
13:31à Matignon.
13:32Une patiente contaminée et hospitalisée à Bichat.
13:36Quatre autres à haut risque également,
13:39dans le même hôpital parisien.
13:4122 cas contacts qui sont sommés de venir,
13:44eh bien, rejoindre les hôpitaux concernés
13:47pour s'isoler en bonne et due forme.
13:50Pour l'instant, selon le professeur Bruno Bégarban,
13:53à l'instant, sur Sud Radio,
13:54il n'y a pas d'autre cas connu.
13:57Toujours très prudents, les experts,
13:59et ils ont raison, il est chef du service réanimation
14:02à la Rieboisir à Paris,
14:03parce qu'il faut, au fond, dire la vérité
14:06sur ce que nous savons très concrètement.
14:08Avec nous, Ludovic Thoreau, vous êtes médecin,
14:10vous êtes maire UDI de Coubron, au sein de Saint-Denis.
14:13Vous présidez également la commission santé et solidarité
14:15à la métropole du Grand Paris.
14:16Vous connaissez ce sujet.
14:18J'ai une question à vous poser ce matin.
14:19Nous avons évoqué pourquoi ne pas avoir,
14:22vous étiez comme Bruno Bégarban,
14:24favorable à maintenir les passagers à bord de ce bateau
14:27et, au fond, créer une zone de traitement concentrée,
14:32si je puis dire, du problème.
14:33Maintenant, il y a 23 nationalités qui sont concernées.
14:35Il y a une dispersion déjà,
14:37un premier étage de la fusée.
14:39Ludovic Thoreau, il y a la question qui est posée aussi.
14:42Et si demain, nous avions,
14:44alors peut-être pas ce coup-ci,
14:45mais le coup d'après.
14:47Une autre même épidémie.
14:48Imaginons que l'antavirus, ça s'arrête, là, dans six semaines.
14:51Il n'y a plus d'autres cas qui se révèlent.
14:52Et puis, ça meurt.
14:54Heureusement, l'épidémie s'arrête.
14:57Et si demain, ça reprenait.
14:59Est-ce que nous sommes prêts ?
15:00Les hôpitaux, les lits, les masques,
15:04Ludovic Thoreau, les masques.
15:05La question a été posée à Stéphanie Riste,
15:08la ministre de la Santé.
15:10Oui, alors, première question,
15:11est-ce qu'on est prêts ?
15:12Mais le professeur l'a dit,
15:13on n'a pas ouvert plus de lits de réanimation.
15:15On a même fermé des lits dans les hôpitaux.
15:17Il y a 30% de praticiens hospitaliers en moins.
15:19Donc, nous ne sommes pas plus prêts
15:21qu'il y a six ans
15:22pour accueillir une grande frange de la population
15:24qui serait, je dis bien,
15:25qui serait contaminée.
15:27Maintenant, la question qu'on doit poser à la ministre,
15:29c'est qu'elle nous répond,
15:30il y a combien de masques ?
15:31Est-ce qu'ils sont périmés ?
15:32Elle a annoncé aussi assez de tests PCR.
15:35Je ne me rappelle pas
15:36qu'on ait fait beaucoup de tests PCR
15:38sur l'antavirus.
15:38Voilà, c'est des questions simples.
15:40Ça pourrait un peu rassurer
15:41en sachant que...
15:42C'est-à-dire, nous avons tant de millions,
15:45centaines de millions de masques, etc.
15:46Je ne comprends pas
15:46comment une ministre de la Santé
15:48peut intervenir sur un plateau
15:49sans sortir un chiffre.
15:51Quand on la pousse un peu,
15:52elle dit, je vais vérifier tout ça.
15:53Excusez-moi, c'est de l'amateurisme médical.
15:56On n'est pas là pour vérifier.
15:57Madame, il y a combien de masques ?
15:58Est-ce qu'ils sont encore valables ?
15:59D'accord ?
16:00Ou sinon, est-ce que vous ne pouvez pas
16:02et quelques-uns ?
16:03Parce que, de toute façon,
16:03vous l'avez dit,
16:04c'est de 1 à 6 semaines la contamination.
16:06Donc, on a un peu de temps
16:07devant nous pour préparer tout ça.
16:09Mais la question se pose les Français.
16:11Est-on mieux préparé
16:12au cas où
16:14qu'il y a 6 ans ?
16:15C'est Thierry, notre auditeur de Saint-Lys
16:17tout à l'heure en Haute-Garonne,
16:18qui a dit
16:18on n'apprend pas de nos erreurs.
16:21Il le disait avec une forme de colère
16:22dans sa voix.
16:24Mais il a raison.
16:25Vous savez,
16:27sans porter la poids,
16:28je suis persuadé
16:29qu'il y aura d'autres virus
16:30s'éconnus dans le monde.
16:31Il y a eu des épidémies régulaires
16:33avec des nouveaux virus,
16:34avec des nouvelles mutations.
16:35Mais est-ce qu'on s'est préparé
16:37depuis 6 ans ?
16:38J'en ai bien peur que non.
16:39Vous vous rappelez
16:40les discours du chef de l'État,
16:41le premier même,
16:42plus rien ne sera comme avant.
16:43Oui, ça je me rappelle
16:45toujours très bien
16:46certains discours.
16:47Ah oui, ça ne sera plus rien
16:48comme avant.
16:49Ils étaient pires.
16:50C'est ça la réponse.
16:51Excusez-moi,
16:51aujourd'hui,
16:52je n'ai aucun signe.
16:53Je ne dis pas qu'il y aura
16:53la même chose que le Covid.
16:55Mais est-on prêt
16:56sur les masques
16:56et sur les tests PCR ?
16:58Oui ou non ?
16:59Mais il nous faut des chiffres.
17:01des chiffres.
17:02Et ils ne les ont pas aujourd'hui.
17:04Donc on aura une réponse
17:05assez rapide.
17:05Mais il aurait dû être préparé
17:06cette réponse depuis 3 semaines.
17:08Depuis le moment
17:09où on a su qu'il y avait
17:10un virus sur ce bateau
17:12et qu'il y avait des Français
17:13sur ce bateau.
17:14Vous pensez que Sébastien Lecornu
17:16a raison d'organiser
17:17deux réunions quotidiennes
17:19sur la question ?
17:20Ce qui est un peu bizarre,
17:21c'est le retard au démarrage.
17:23Depuis hier,
17:23on s'en fait deux tous les jours.
17:25Enfin, moi je pense
17:25qu'une ça suffit, d'accord ?
17:27On ne va pas recommencer.
17:28Parce que c'est du lourd,
17:28deux par jour, c'est du lourd.
17:30Mais non, mais attendez,
17:31c'est le meilleur moyen
17:31d'affoler tout le monde.
17:33Avant, ils n'en faisaient pas
17:34autant au début.
17:34Maintenant, on en fait deux
17:35alors qu'il n'y a rien
17:36et qu'il n'y a qu'un patient.
17:37Ça me paraît paradoxal.
17:38Alors, eux, c'est un but.
17:40En plus, ils ne répondent pas
17:41aux questions,
17:41comme un ministre.
17:42Donc si oui, ça ne sert à rien.
17:43Je veux dire, mollo,
17:45une par jour, ça suffit.
17:46Surtout voir,
17:47comme je vous le disais,
17:47un à six semaines l'incubation.
17:49Est-ce qu'il y a de nouveaux cas
17:50qui apparaissent ?
17:51Parce qu'en effet,
17:52on aurait dû mettre l'obligation
17:53au cas contact
17:54d'être hospitalisés
17:54et pas seulement à leur volonté.
17:56Le pays subit
17:57une double crise,
17:58Ludovic Thoreau,
17:59avec ce blocus pétrolier
18:02au détroit d'Ormuz.
18:03Il y a aussi du matériel
18:04qui transite par là,
18:06qui nous vient de Chine.
18:08Je ne sais pas
18:09qu'est-ce qu'elle est,
18:10la réalité.
18:11Il faudrait se pencher là-dessus.
18:12Vous avez raison
18:12de poser cette question.
18:13Vous savez que,
18:14à partir d'un certain âge,
18:16on a tous un traitement
18:16pour la tension,
18:17pour le cholestérol.
18:18Mais vous savez
18:18qu'on est dépendant
18:19à plus de 80% de la Chine.
18:21Si la Chine bloque un jour...
18:22Le matériel et médicaments.
18:25Si la Chine décide un jour
18:26de faire un blocus médicaments,
18:27comment on fait ?
18:28On a déjà du mal
18:29à faire une usine
18:30de Doliprane en France.
18:31Comment on fait
18:31pour tous ces traitements ?
18:32C'est la question que je me pose.
18:34Préparons-nous.
18:35Ayons une autonomie.
18:36L'autonomie médicale
18:37en termes de santé publique
18:39est obligatoire.
18:40Vous dites les médicaments,
18:43Ludovic Thoreau.
18:43Il y a également...
18:44Vous savez,
18:45il suffit de rassembler
18:47quelques souvenirs.
18:48Les masques,
18:48nous les avons évoqués,
18:49les seringues,
18:51tout le...
18:52Mais le vaccin,
18:53excusez-moi,
18:53le vaccin,
18:53on ne l'a pas fait en France.
18:55Là, pareil,
18:55il n'y a pas de vaccin.
18:56Bon, voilà.
18:56Mais il n'y avait pas
18:57de vaccin non plus
18:57pour le Covid à l'époque.
18:58On l'a développé après.
18:59Donc, il y a un vaccin chinois
19:00mais qui n'est pas très efficace
19:02encore et qui est fait
19:03en Corée et en Chine.
19:04Donc, aujourd'hui,
19:05déjà, la réponse,
19:06c'est est-ce qu'on peut
19:07se protéger et limiter
19:08la propagation
19:08si propagation il y a ?
19:10Deux,
19:10pouvons-nous accueillir
19:11beaucoup de patients
19:12dans nos hôpitaux ?
19:13Et je pense que la réponse
19:14est comme il y a six ans,
19:15non.
19:16Pourquoi est-ce que
19:17cette souche
19:17intéresse les autorités
19:18aujourd'hui ?
19:19Parce qu'il y a le souvenir
19:19de la crise Covid ?
19:21Parce que c'est la seule souche
19:23qui est contaminante
19:24entre humains.
19:25Tous les autres souches
19:26dont un virus n'ont pas
19:27de chance,
19:27c'est celui qui contamine.
19:29C'est-à-dire celui-là,
19:29on peut le passer
19:30et vous l'avez vu,
19:30il se contamine facilement.
19:31De un, touché,
19:32on en a six derrière.
19:34Donc, voilà.
19:35Est-ce qu'il peut muter ?
19:36La problématique du Covid,
19:37si vous vous en rappelez,
19:38c'était la mutation du virus
19:39en termes de contagiosité
19:41et de mortalité.
19:42D'accord ?
19:46Pareil, sur un virus
19:47qui circule chez l'homme,
19:49il peut muter
19:50avec un autre virus.
19:51Donc, c'est la mutation
19:52qui peut faire peur
19:53sur l'évolution de ce virus
19:54et de sa propagation.
19:56Est-ce que vous estimez
19:57aujourd'hui,
19:58vous qui observez ça de près,
19:59vous êtes un homme de terrain,
20:00vous voyez des patients
20:02toute la journée
20:03et chaque jour.
20:04Est-ce que vous pensez
20:05que les Français
20:06sont désormais devenus méfiants
20:07face à toute parole officielle
20:10liée aux questions
20:11de santé publique ?
20:12Vous me parlez de mes patients,
20:13je me rappelle très bien
20:14qu'en 2020,
20:14c'est mes patients
20:15qui m'a apporté des masques
20:16alors que moi, médecin,
20:17je n'avais pas des masques
20:18fournis par l'État.
20:19C'était une image
20:20que je garderais toujours,
20:21il m'amenait des masques
20:21pour me protéger
20:22parce qu'en effet,
20:23tous les jours,
20:24il y avait des patients
20:24porteurs du Covid.
20:25Est-ce que sur lui,
20:26c'est différent ?
20:27Je ne vois pas trop.
20:29Donc voilà,
20:29maintenant,
20:30si vous voulez,
20:30on va attendre.
20:31On va attendre
20:32s'il y a.
20:32Mais les nouveaux cas...
20:33Mais ce qui pose problème,
20:34c'est tous ces pays,
20:35sur les 24 là,
20:37qu'est-ce qu'ils font ?
20:37Ça veut dire que
20:38tous ceux contaminés,
20:38ils sont dans les pays européens.
20:40On a vu aux Etats-Unis,
20:40c'est plus léger que chez nous.
20:42Tout à fait.
20:42Pour l'instant,
20:43aux Etats-Unis,
20:43il y en a un seul,
20:44Grande-Bretagne 3,
20:45on ne va pas faire la liste.
20:46Mais pour l'instant,
20:47oui,
20:47mais ça,
20:48c'est des pays
20:48avec une médecine élevée,
20:50avec un taux de dépistage élevé.
20:53Excusez-moi,
20:53je pourrais bien avoir
20:54la liste de tous les pays
20:55et peut-être voir
20:56avec tous ces pays.
20:56Et c'est le rôle de l'OMS.
20:57La liste des 23 pays
20:58qui étaient présents...
21:00Mais le rôle de l'OMS,
21:00ce n'est pas nous dire
21:01tous les jours,
21:02ça va aller mieux,
21:02ça ira pire.
21:03C'est nous dire
21:03ces 23 pays,
21:04vous les avez contactés,
21:05vous avez vu le ministre de la Santé,
21:07qu'est-ce qu'ils ont mis en place,
21:08est-ce qu'ils ont trouvé
21:08des contacts ?
21:10Il n'y a rien,
21:10c'est silence radio.
21:11Parce que je vous rappelle
21:12que le Covid,
21:13il est venu de Chine,
21:14il n'est pas venu d'Europe.
21:15Donc,
21:15est-ce qu'on ne peut pas voir
21:16dans les autres pays
21:17s'il y a quelque chose
21:17qui a été mis en place ?
21:19Et ça,
21:19c'est le rôle de l'OMS
21:20pour nous dire aussi
21:21les sujets contacts.
21:22Parce que les sujets contacts
21:23trouvés aujourd'hui,
21:23c'est grâce aux pays
21:24genre la France,
21:25la Suisse
21:25et ces pays-là.
21:27Mais le rôle de l'OMS,
21:28pas chaque jour
21:29de donner un message
21:29soit pour nous affoler,
21:31soit pour nous rassurer,
21:32mais de trouver
21:33et de pousser les autres pays
21:34à faire un dépistage
21:35sur les sujets contacts éventuels.
21:36Ludovic Thoreau,
21:37est-ce qu'aujourd'hui,
21:39en l'état actuel
21:39de ce que nous savons
21:40de cet antavirus,
21:42donc vous le disiez,
21:43vous le rappeliez,
21:44tout comme le professeur
21:45Mégarban,
21:46c'est une patiente
21:47contaminée hospitalisée,
21:49une en fait,
21:50et quatre cas un peu,
21:51on va dire,
21:52contaminer aussi,
21:53mais bon,
21:53qui ne développe pas la maladie.
21:55Est-ce qu'il faut renforcer,
21:56vous savez,
21:56les contrôles sanitaires,
21:57est-ce qu'il faut voyager comme un,
21:59est-ce qu'il faut démarrer
22:00ce process-là ?
22:01Non, non, non, non,
22:02on va démarrer,
22:03comme l'a dit le professeur,
22:04quand un jour,
22:05une personne
22:06qui n'aura pas été
22:07sur le bateau
22:07ou dans cet avion
22:08déclarera la maladie.
22:09Et là,
22:10ça voudra dire
22:10que c'est passé
22:11en contact avec quelqu'un
22:12qui n'a pas été en contact
22:13avec le patient zéro.
22:14Parce que vous dites
22:15six semaines,
22:16enfin vous dites,
22:17il est dit six semaines,
22:22un cas se révèle,
22:23ça signifie
22:24qu'il faut supposément
22:25d'autres peut-être...
22:26Mais c'est pas ça,
22:27c'est qu'il faut rajouter
22:28des six semaines
22:28à des six semaines.
22:29Le problème,
22:30vous avez tout à fait raison,
22:31c'est pour ça que j'insistais
22:32sur le fait d'isoler ce bateau.
22:33Parce qu'imaginons
22:34quelqu'un qui n'a pas été
22:35en contact sur ce bateau
22:36développe pas la maladie.
22:37Ça veut dire
22:37que pendant toute cette période
22:38d'incubation,
22:38il a contaminé d'autres personnes.
22:40Et là,
22:40vous ne pouvez plus trouver
22:41les sujets contacts.
22:42C'est impossible,
22:43ça devient irréalisable,
22:44d'accord ?
22:45Donc il fallait tout simplement,
22:46et je dis,
22:46c'est la seule erreur
22:47qui a été faite pour l'instant,
22:48on n'a pas isolé ce bateau
22:50où il y avait un cluster.
22:51Vous êtes confiant tout de même
22:54dans l'avenir,
22:55là, immédiat ?
22:57Oui, oui,
22:58il faut être optimiste.
23:00En médecine,
23:00il faut être optimiste.
23:01Aujourd'hui,
23:02au nombre de cas,
23:03mais je rappelle encore
23:04la durée d'incubation,
23:05c'est plutôt rassurant.
23:08Est-ce qu'on a fait le maximum
23:09pour être efficace ?
23:10Je dis clairement,
23:11non,
23:11il aurait fallu isoler ce bateau.
23:13Maintenant,
23:13je demande à l'OMS
23:14d'aller chercher
23:15tous les autres pays
23:16qui aujourd'hui n'ont déclaré
23:17aucun sujet contact
23:18pour nous rassurer
23:19et éviter une propagation
23:20qui pourrait être
23:21très largement
23:21dans notre monde.
23:22Quelque chose me dit
23:23qu'on va vous réinviter.
23:24Merci à vous.
23:25Je vous remercie
23:25pour cette prochaine invitation.
23:28Maire, je le rappelle,
23:29de Coubron,
23:30en Seine-Saint-Denis.
23:30Vous êtes médecin généraliste,
23:32très impliqué
23:32dans ces histoires d'épidémie.
23:34Vous présidez
23:35la commission santé-solidarité
23:36de cette métropole
23:37du Grand Paris.
23:38Merci à vous
23:38et également au professeur
23:40Bruno Mégarban
23:41de nous avoir éclairé ce matin.
23:42Bonjour,
23:43Valérie Expert.
23:44Bonjour à vous.
23:46On va parler de bonheur
23:48aujourd'hui
23:48avec une invitée exceptionnelle,
23:50Brigitte Laec.
23:51Nos auditeurs connaissent bien.
23:53Elle publie 50 nuances de bonheur.
23:55Elle sera avec nous
23:55pour répondre
23:56à vos questions
23:57et témoigner
23:59de ce qu'elle raconte
24:02dans ce livre.
24:02C'est-à-dire que
24:03le bonheur
24:04n'est pas un objectif
24:05à atteindre
24:06mais un art à cultiver.
24:08C'est un petit peu positif
24:11dans ce monde
24:12assez anxiogène.
24:14On reviendra
24:15sur votre interview
24:16ce matin
24:18avec Thibaut Montbréal
24:19sur les zones
24:20de non-droit.
24:21Il dit qu'il n'y a pas
24:22de zone de non-droit
24:22mais que néanmoins...
24:23C'est le directeur général
24:24de la police nationale
24:25qui le disait
24:25et Thibaut Montbréal
24:26réagissait à cette déclaration.
24:28Absolument.
24:29Et ça fait réagir
24:30beaucoup de monde
24:30sur l'antenne sud de radio.
24:31Continuez de nous appeler
24:320826 300 300
24:34A tout de suite.
24:34Merci.
Commentaires

Recommandations