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  • il y a 22 heures
Avec Amaury Brelet (rédacteur en chef de Valeurs Actuelles) et Alexandre Ouizille (porte-parole du PS, sénateur de l'Oise)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-04-03##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:070826 300 300, notre conversation ce matin jusqu'à 10h et avec nos éditorialistes que je vais vous présenter dans
00:13un instant,
00:14concerne notre capacité à souffrir. Quand je dis notre, c'est aussi la vôtre en tout cas, amis auditeurs et
00:19amis citoyens, amis français.
00:21Est-ce que vous êtes prêts à souffrir ? Parce que quand on voit le choc énergétique actuellement en cours,
00:25le hausse des prix du carburant, quand on s'apprête à voir le gouvernement qui redécouvre que les caisses sont
00:31vides,
00:32qu'il n'y a plus un pognon de dain, comme l'avait dit le Président de la République,
00:35et bien à la une de l'opinion qui est un quotidien économique qu'on peut trouver dans la presse
00:39un peu partout.
00:40Cette question, les Français sont-ils prêts à souffrir ?
00:42Je vous la pose la question 0826 300 300 pour en discuter ce matin comme tous les vendredis à Moribrelet.
00:47Bonjour. Bonjour Maxime.
00:48Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles,
00:52et cette semaine en une du magazine, notamment Alain Finickelkraut.
00:55Grand entretien avec le philosophe au sujet de la nouvelle France de Mélenchon,
00:58de la présidentielle et de l'avenir du Moyen-Orient.
01:00Et donc c'est à retrouver sur le site internet Valeurs Actuelles et en kiosque.
01:04Et bonjour Alexandre Ouizi.
01:05Bonjour.
01:05Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, porte-parole du Parti Socialiste et sénateur de l'Oise.
01:10Je vous pose la question facilement, je la mets sur la table.
01:13Est-ce qu'en effet les Français non seulement doivent souffrir, doivent se préparer à souffrir
01:17quand on voit les événements planétaires, économiques, d'un point de vue énergétique,
01:21ou alors ce n'est certainement pas, ce n'est pas leur job ?
01:24Alexandre Ouizi.
01:25Est-ce que quelqu'un a envie de souffrir ? Personne en fait.
01:28C'est ça la réalité.
01:30Est-ce que la situation est extrêmement compliquée des points de vue que vous venez de citer ?
01:34Évidemment.
01:35Donc est-ce qu'on peut avoir une forme, j'écoute les propositions des uns et des autres,
01:42je vois que le Rassemblement National par exemple propose de baisser la TVA.
01:46En fait, baisser la TVA, puisque vous donnez d'une main au consommateur,
01:50vous le repiquez en N plus 1 à l'année suivante aux contribuables qui devra payer les dettes.
01:54De 10 à 20 milliards de moins si tout d'un coup on supprime notamment la fiscalité sur les dettes.
01:59Si vous prenez ce que vous donnez d'une main, vous allez devoir le reprendre de l'autre.
02:02Donc il y a des choses à faire, on n'est pas totalement impuissant,
02:05on peut contrôler les marges, les marges, je dis bien les marges,
02:08c'est-à-dire s'assurer que les pompistes n'utilisent pas la crise pour en prendre plus.
02:12On peut faire en sorte que l'État n'en profite pas pour gagner plus avec la TVA,
02:16parce que quand les prix augmentent, évidemment il y a plus de TVA,
02:19donc on peut avoir des mécanismes qui permettent de cibler ceux qui sont le plus en difficulté.
02:23Mais la réalité c'est qu'en effet, vu l'état dans lequel Macron laisse le pays et laisse les
02:28finances publiques,
02:29il n'y a pas une possibilité d'avoir un gigantesque parapluie sur tout le monde.
02:32C'est ça aussi qu'il faut dire avec honnêteté au français.
02:35Donc est-ce qu'on n'a envie de souffrir personne ?
02:37Est-ce que ça va être un devoir ?
02:39Est-ce qu'on va devoir changer des habitudes aussi ?
02:41Les entreprises, est-ce qu'elles peuvent ajuster le temps de télétravail, le temps d'eux ?
02:46Est-ce qu'on va devoir s'ajuster sur nos habitudes de circulation un moment ?
02:50Peut-être.
02:51Et puis il faut surtout que cette crise s'arrête.
02:53Parce qu'en fait, tout ça a une cause.
02:54Surtout.
02:55Voilà, donc c'est ça que je pointe.
02:57Et juste sur la Ration nationale, l'hypocrisie jusqu'au bout,
03:00parce que moi je vois dans mon territoire de l'Oise,
03:02ceux qui étaient à l'investiture de Donald Trump.
03:05J'ai un député Sabatou qui était à l'investiture de Donald Trump,
03:07qui aujourd'hui verse des larmes de crocodile sur ce qui est en train de se passer.
03:11À un moment, il faut quand même avoir un peu de cohérence politique dans tout ça.
03:140,826, 300, 300, les Français sont-ils prêts à souffrir ?
03:16A mort et brûler, ça c'est sûr.
03:18Personne n'aime s'ouvrir pour le plaisir, comme le chantait l'autre.
03:20En revanche, on peut se dire que de temps en temps, il faut passer par là,
03:24donc c'est raider dans un peu.
03:25Les Français sont prêts à souffrir, et il faut bien le dire,
03:27ils souffrent déjà depuis bien longtemps.
03:31Depuis plusieurs décennies que le pays poursuit son déclin.
03:34Ils souffrent de la crise économique à répétition,
03:37d'une crise sociale en lame de fond,
03:40aujourd'hui de l'inflation,
03:43du prix de l'énergie qui explose,
03:45du prix de l'essence qui ne cesse d'augmenter chaque jour à peu près,
03:50donc c'est inquiétant.
03:52Et ce qui est d'autant plus inquiétant,
03:53c'est de voir des Français de plus en plus résignés,
03:56finalement,
03:57qui considèrent que la situation,
03:59il faut s'y habituer,
04:01une forme de dépression générale,
04:03dans laquelle une bonne partie de la population a tendance à s'enfoncer.
04:07Moi, je m'inquiète de voir aujourd'hui
04:10si peu de voix libérales dans ce pays,
04:13y compris à droite,
04:14alors qu'elle est censée porter ce discours de liberté,
04:19dans tous les domaines d'ailleurs,
04:21voir aujourd'hui le Rassemblement National,
04:23qui est en tête de tous les sondages,
04:25et qui, sur les questions économiques,
04:28a des positions socialistes ou socialisantes,
04:31voir un parti Les Républicains
04:33qui a reni à peu près toutes ses positions sur le sujet
04:36depuis plus de 30 ans,
04:37alors qu'il défendait quasiment le programme
04:39de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan dans les années 80.
04:42C'est terminé, tout ça.
04:44Et évidemment, je n'ai aucun espoir dans la gauche,
04:48ni socialiste, ni évidemment insoumise,
04:50qui, elle, est totalement, j'allais dire,
04:52perdue dans la lutte des classes,
04:53qui aujourd'hui est responsable, à mon avis,
04:56dans les actes et à la fois dans les cerveaux,
04:58d'une grande partie des difficultés que nous traversons.
05:00Je vous propose d'aller faire un tour au standard,
05:02notamment cette question de la résignation.
05:04Beaucoup d'auditeurs depuis ce matin nous appellent en disant
05:06« Alors, on souffre, oui, c'est sûr que ça fait déjà quelques mois,
05:08voire quelques années qu'on souffre,
05:09et globalement, il y a un point de bascule au moment de la guerre en Ukraine,
05:12mais ils disent surtout « Bon, ça y est, on a tout tenté,
05:16les gilets jaunes, on a essayé, là on s'abstient,
05:18et pourtant ça ne marche pas. »
05:20Est-ce que c'est ce qui domine encore au standard à l'heure où on se parle ?
05:220826 300 300.
05:24Bonjour Karine !
05:25Bonjour !
05:26Merci beaucoup d'être avec nous ma chère Karine, vous allez bien ?
05:28De rien, oui, très bien.
05:29Veille du week-end de Pâques, on se prépare à un petit week-end en famille,
05:32peut-être à quelques jours de repos ?
05:33Non, non, à rester chez soi parce qu'on économise l'essence.
05:37Voilà, donc c'est vraiment ça aujourd'hui la réalité.
05:39On ne part plus en week-end, on ne fait pas un petit déplacement,
05:41on squeeze les repas en famille,
05:44parce qu'un kilomètre d'essence, c'est quelques euros qui partent.
05:47C'est ça, et puis on fait attention quand on va faire les courses.
05:50Moi maintenant je groupe tous mes déplacements,
05:53donc je suis en télétravail trois jours par semaine,
05:55et maintenant je fais mes courses quand je rentre du travail,
05:57quand je vais en présentiel,
05:58parce que je passe devant le magasin pour essayer de ne plus bouger la semaine.
06:03Est-ce que vous faites partie, Karine, des Français prêts à souffrir davantage ?
06:09Vous vous dites, non mais là ça y est, j'en suis à mon maximum,
06:11je fais suffisamment attention, je fais suffisamment d'efforts ?
06:14Alors moi je veux bien souffrir,
06:15mais il faut que les efforts soient faits de chaque côté.
06:18Parce qu'en fait, moi je travaille dans une administration,
06:20et très sincèrement, la première chose,
06:23en tout cas pour moi, la première chose qu'il fallait faire,
06:25c'était réformer l'administration.
06:27Parce qu'en fait, l'administration, on dit, on supprime des fonctionnaires,
06:31mais en fait ce qu'on fait, c'est qu'on supprime des petits fonctionnaires,
06:34qui sont, entre guillemets, sans que ce soit péjoratif,
06:37les petites marques, ceux qui font vraiment le boulot.
06:38En fait, c'est ceux qui font tourner le pays,
06:41et on ne met pas forcément de côté ceux qui ont de gros postes,
06:44dont on a peut-être parfois du mal à avoir l'utilité,
06:47c'est ce que vous dites Karine.
06:48En fait, on supprime des fonctionnaires qui ne gagnent pas beaucoup,
06:52qui vont gagner 2 000 euros par mois,
06:55et à côté de ça, on va embaucher un chef qui va gagner plus de 10 000 euros.
07:00Donc au bout du compte, on ne fait pas d'économie.
07:02On ne fait pas d'économie, moi quand j'ai commencé, j'avais un chef,
07:05alors j'ai commencé il y a 30 ans, j'avais un chef,
07:07maintenant au-dessus de moi, j'ai 9 personnes.
07:11Pourquoi ? Eh bien, je n'en sais rien.
07:13Donc en fait, je me dis, est-ce que tout ça, c'est vraiment utile ?
07:16Donc je me pose la question de savoir si ce n'est pas pour caser les uns, les autres.
07:22Avant toute chose, moi je dis maintenant, une fois qu'on a fonctionné les Français,
07:26et qu'on leur a pris l'argent jusqu'à la moelle,
07:28moi j'ai de la chance, je fais partie de la classe moyenne,
07:31moyenne, donc pour le moment, je peux encore m'en sortir,
07:33mais il arrivera un moment où je n'y arriverai plus,
07:35et tous ceux qui sont plus bas que moi, ils font comment ?
07:38Moi je me pose cette question.
07:41Vous avez raison de la poser cette question, ma chère Karine,
07:43parce que je crois qu'eux-mêmes n'ont pas la réponse,
07:45et qu'ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas-là.
07:47Merci beaucoup de nous avoir appelé au 0826 300 300.
07:51Non, moi j'entends ce qui est dit,
07:52évidemment l'efficacité de l'action publique, elle est essentielle à tout cela.
07:56Vous posiez une question tout à l'heure qui était intéressante,
07:58qui est de dire, pourquoi les gens sont résignés cette fois-là,
08:02et qui ne l'étaient pas, par exemple, au moment des Gilets jaunes ?
08:04Moi je pense que c'est des contextes qui sont en fait assez différents.
08:07Au moment des Gilets jaunes, vous avez une décision gouvernementale
08:09contre laquelle vous pouvez, et vous vous insurgez,
08:13et vous savez que vous avez un levier pour changer cette décision.
08:16Là vous retrouvez, et là c'est la réponse quand même que je vous fais,
08:20vous retrouvez en fait avec les guerres de l'extrême droite américaine,
08:23parce que c'est bien beau d'accuser les socialistes,
08:25mais la situation dans laquelle nous sommes,
08:27c'est que l'extrême droite américaine de Trump, libéral par ailleurs,
08:32a théorisé la recolonisation du monde
08:35comme levier pour éviter le déclin de la puissance américaine,
08:38c'est ça qui se passe,
08:39c'est-à-dire avec des protectorats qui veulent mettre en place
08:41là où il y a un peu de pétrole,
08:43puisque c'est en train de perdre leur défi majuscule
08:45face aux Chinois sur le complexe électrotechnique,
08:48donc ils se réfugient dans le pétrole,
08:49ils se réfugient quelque part dans le XXe siècle,
08:51et ils le font avec violence.
08:54Je veux bien que les socialistes dans ce pays aient le dos large,
08:56je sais bien que vous ne les aimez pas trop,
08:58ce n'est pas très grave,
08:59mais en revanche, la vérité,
09:00c'est que tout ça part des guerres de l'extrême droite américaine
09:04dont vous êtes et dont vous soutenez parfois les positions.
09:07Donc voilà, il faut quand même vous charger notre barque,
09:13je vous renvoie la barque avec vos propres turpitudes.
09:15Amor Ibolé, réponse au sénateur PS de l'Oise,
09:18qui vous dit, vous êtes mignon, partez déjà de l'Iran,
09:20et peut-être que ça ira mieux.
09:21Non mais ça c'était pour adoucir le propos,
09:23vous m'avez compris.
09:24Il dit en réalité, sortez de l'Iran et ça ira mieux pour les Français.
09:28C'est le refrain habituel, c'est la faute de Trump.
09:30Ce n'est pas un refrain quand même.
09:32Non mais ce que je veux dire c'est que...
09:33Vous reconnaissez qu'il a quand même une part de responsabilité
09:34dans ce qui se passe au Moyen-Orient.
09:36Évidemment dans l'explosion des prix de l'énergie aujourd'hui,
09:38mais il faut regarder un peu le temps long.
09:39Il n'est pas de mauvaise foi, vous reconnaissez.
09:41Je vois ça quand même.
09:42Il est capable.
09:43Il faut regarder quand même un peu le temps long,
09:44c'est-à-dire que le déclin de la France,
09:46il n'a pas commencé il y a 6 mois.
09:48Il a commencé il y a plus de 30 ans.
09:50Il a commencé il y a plus de 30 ans
09:52et il a été accompagné à la fois par la gauche et par la droite,
09:56par tous les gouvernements qui se sont succédés
09:59et qui à l'heure de la mondialisation
10:01n'ont pas eu le courage d'engager les réformes structurelles
10:04et systémiques dont le pays avait besoin.
10:07Une réforme de l'État.
10:08On a ajouté un million de fonctionnaires en 10 ans en plus.
10:12C'est un million de plus que la moyenne européenne.
10:14On est à près de 6 millions de fonctionnaires dans ce pays.
10:18Il n'y a aucun équivalent dans aucun de nos voisins européens.
10:22Il n'y a pas eu de réforme de notre système de retraite
10:25qui est un système de Ponzi qui est en faillite virtuelle.
10:27On a fait des petites réformettes tous les 3 ans
10:30sans rien sauver du tout.
10:31Et on n'a pas non plus engagé
10:33parce que le déclin et la dépression des Français,
10:35c'est aussi la question par exemple de la vie du quotidien
10:37et de la sécurité.
10:38Avec un niveau d'insécurité et de violence
10:41qui a explosé depuis 30 ans,
10:43on a aujourd'hui un taux d'homicidité,
10:45homicide plus tentative d'homicide
10:47qui n'a jamais été aussi élevé
10:49dans toute l'histoire de la statistique moderne.
10:51Donc on paye là aujourd'hui très clairement
10:53une succession de lâchetés,
10:56de reniements et de mensonges
10:58à la fois de la classe politique de droite
11:00et de gauche depuis au moins 30 ans.
11:020826-300-300,
11:04la France doit-elle se préparer à souffrir
11:06quand on voit en réalité
11:08le choc énergétique,
11:09le choc économique
11:10et forcément les comptes du pays France
11:12qui sont de plus en plus vides
11:14et avec même un gouverneur de la Banque de France
11:16qui le dit en ces termes,
11:17les caisses sont vides.
11:180826-300-300,
11:20vous participez à la conversation.
11:21Est-ce qu'on doit se préparer à souffrir ?
11:22Je crois qu'on a déjà eu quelques éléments de réponse
11:24et on continue à en parler avec nos invités.
11:26Amoribour,
11:26les rédacteurs en chef de Valeurs Actuelles
11:28et Alexandre Ouizi,
11:29porte-parole du PS
11:29et sénateur de l'Oise.
11:31A tout de suite.
11:32Le Grand Matin Sud Radio,
11:34la vérité en face,
11:36Maxime Liedot.
11:380826-300-300,
11:39on continue cette discussion
11:40sur les Français
11:42prêts aujourd'hui à souffrir
11:43pour absorber le coût du choc énergétique,
11:46le coût du choc économique à venir
11:48et qui est déjà en cours
11:49depuis plusieurs années.
11:50Nous dirons certains,
11:51vous nous passez un coup de fil,
11:520826-300-300,
11:54toujours en compagnie d'Alexandre Ouizi,
11:55sénateur PS de l'Oise
11:57et porte-parole aussi du PS
11:58et Amoribourlet,
12:01rédacteur en chef
12:02à Valeurs Actuelles.
12:03Mais le débat hors studio
12:04était intéressant,
12:06enfin hors antenne en tout cas,
12:07à savoir si aujourd'hui
12:08on avait des propositions
12:09qui étaient en capacité
12:10de nous convaincre
12:11ici et là.
12:12Vous Alexandre Ouizi,
12:13j'imagine que vous en avez,
12:14Amoribourlet,
12:15vous dites d'une certaine manière
12:16plus compliqué.
12:16Moi je vois que des solutions
12:18un peu absurdes.
12:18Moi j'en ai tout à fait personnel
12:20et mon journal avec moi,
12:21mais je constate bien.
12:23C'est déjà bien.
12:24Donc nous on est sur une ligne libérale,
12:25réforme profonde de l'État,
12:27évidemment réforme du système
12:29de retraite par répartition,
12:31baisse des dépenses publiques
12:32massives,
12:33coupe dans les fonctionnaires
12:34et baisse évidemment
12:35en conséquence des impôts.
12:37Mais dans la classe politique,
12:38vous n'avez personne,
12:39ou peut-être David Lissnard,
12:41mais un peu seul à Cannes
12:43pour proposer ce genre de mesures.
12:45Je vous l'ai dit,
12:45la droite s'est terminée,
12:47elle se vautre dans le socialisme
12:49depuis un bout de temps,
12:51l'ERN notamment.
12:53Et c'est ça qui est inquiétant.
12:54Aujourd'hui les Français,
12:55ils le disent et le répètent d'ailleurs
12:56à votre micro,
12:58ont l'impression de travailler plus
12:59pour gagner moins.
13:00C'est ça qui est dramatique aujourd'hui.
13:02Le travail ne paie plus.
13:03Aujourd'hui les Français
13:04ne vivent plus suffisamment bien
13:06en travaillant.
13:07Ce qui est quand même dramatique.
13:09Et ça c'est évidemment la conséquence
13:10d'un niveau de prélèvement obligatoire,
13:13de charges sociales,
13:14d'impôts,
13:14notamment de production en France
13:16plus élevé qu'ailleurs.
13:17On a un niveau de prélèvement obligatoire
13:18parmi les plus élevés du monde.
13:21Et qui est évidemment la conséquence
13:23d'un niveau de dépense publique
13:24là aussi qui bat des records.
13:26Donc la priorité,
13:27c'est des réformes systémiques drastiques
13:30qui doivent obliger
13:34le prochain président de la République
13:35et le prochain Parlement
13:36à engager des mesures
13:39volontaristes et courageuses
13:40pour couper dans la dépense publique,
13:42la dépense de l'État
13:43et les dépenses sociales.
13:44Alexandre Ouzi,
13:45qu'est-ce que vous répondez à ça ?
13:46Ou vous dites,
13:46moi j'ai des solutions
13:47de toute autre nature
13:48et après on filera au standard
13:49aux gens de Serge ?
13:50On a évidemment des solutions
13:51d'une toute autre nature.
13:53Déjà, moi j'ai essayé
13:54tout d'abord
13:54de former des solutions immédiates
13:56parce que ça,
13:56c'est des grands mots,
13:58on ne voit pas les masses.
13:59C'est ambitieux en tout cas.
14:00Le diable est toujours dans les détails,
14:02c'est-à-dire qu'on nous dit
14:02qu'il faut casser la dépense publique
14:04puis après on rentre dans le détail,
14:05on voit que c'est la police,
14:06on voit que c'est l'éducation
14:07de nos enfants.
14:08Ensuite, on dit
14:08qu'il faut casser la santé
14:10mais on voit qu'en fait,
14:11l'hôpital est déjà
14:11en train de sauter à la corde.
14:13Donc en fait,
14:13dès que vous rentrez
14:14dans le détail,
14:15les grands mots
14:17tout d'un coup s'effondrent
14:18et les Français se disent
14:19ben non,
14:19je veux garder à la fois
14:20ma police,
14:20je veux garder mon hôpital,
14:22je veux garder le fait
14:24que l'État investisse
14:25en ce nombre de choses.
14:25Et puis par ailleurs,
14:26la réalité,
14:27c'est que ça fait 30 ans
14:29que secteur après secteur,
14:30on libéralise.
14:31Ça a marché
14:32la libération
14:32du secteur de l'énergie ?
14:38Quand on a libéralisé
14:39le secteur de l'énergie,
14:40ça a bien marché ?
14:41Ça a marché
14:41quand les Anglais
14:42ont libéralisé
14:43le secteur du rail
14:44et qu'ils reviennent
14:45dessus des années en arrière ?
14:46Ça a marché tout ça ?
14:47Bon, la vérité,
14:48c'est que quand vous regardez
14:48dans le monde
14:49ce qui fonctionne,
14:51ce n'est pas
14:51ceux qui laissent
14:53tout filer.
14:54Et donc,
14:55je vous ai pas interrompu,
14:59je vais juste...
15:00Est-ce que je vous ai parlé
15:03du Venezuela ?
15:03Non, mais vous me parlez d'exemple.
15:04Donc, moi, je dis une chose.
15:05Qu'est-ce qui fonctionne
15:06dans le monde ?
15:06Qu'est-ce qui fonctionne
15:07dans le monde ?
15:07Vous me permettez
15:08que je termine,
15:09je vais vous répondre.
15:10La phrase est suite du débat.
15:11Et suite du débat.
15:12Un, moi, ce que je vois,
15:13c'est que ce modèle social
15:15que vous méprisez,
15:17très bien,
15:18nous, je sais que les Français
15:19y sont attachés.
15:20Par ailleurs,
15:20vous, il y a un sujet,
15:22parce que ce sont vos amis
15:23que vous passez
15:24systématiquement sous silence,
15:25c'est l'équilibre entre nous,
15:27entre Français.
15:27Moi, je suis d'accord
15:28pour dire que les Français
15:29ne sont pas assez payés.
15:30Je suis d'accord pour dire
15:31que depuis des années,
15:32il y a eu une explosion
15:33des 1% et des 0,1% de ce pays.
15:35Vous, vous ne le voyez pas.
15:36Le conflit de répartition
15:37dans le pays,
15:38vous ne le voyez pas.
15:38Vous l'ignorez.
15:39Vous l'ignorez.
15:40Vous n'en avez rien à faire.
15:41Pas du tout.
15:41Ça ne vous concerne pas.
15:42La France...
15:43Non, mais ça ne vous concerne pas.
15:44Réponse d'Amoribrolet
15:45et on rejoint Serge au standard.
15:46On a ce sujet-là devant nous.
15:48Amoribrolet.
15:48Amoribrolet est la championne du monde
15:50en matière de redistribution
15:51de richesses.
15:52Je répète,
15:52la France est aussi
15:53la championne du monde
15:54en défense publique
15:55et en prélèvement obligatoire.
15:56Vous avez 50% des Français
15:57qui ne paient pas
15:58l'impôt sur le revenu.
15:59Vous avez les 10%
16:03des plus riches
16:04qui s'acquittent
16:05de 75%
16:06de la recette
16:07de l'impôt sur le revenu.
16:08Mais en proportion
16:09de leur revenu du paiement...
16:09Arrêtons de diaboliser
16:10les riches dans ce pays.
16:11Je ne les diabolise pas.
16:12La gauche propose
16:13depuis des mois
16:14la taxe Zuckman
16:15qui est censée rapporter
16:163 milliards d'euros,
16:193 à 5 milliards d'euros,
16:20c'est-à-dire
16:20à peu près 3%
16:22du déficit
16:23de l'an passé.
16:23Vous pouvez prendre
16:24les riches un par un,
16:26les mettre dans la rue,
16:27les foutre à poil
16:28et les tondres,
16:29ça ne changera rien.
16:30La France a accumulé
16:32depuis...
16:33La France a accumulé
16:35au cours de la présidence
16:36d'Emmanuel Macron
16:381500 milliards d'euros
16:40de dette.
16:40Vous devez commencer
16:40par ceux qui peuvent.
16:42Et voilà,
16:43c'est le juge de la démagogie.
16:44C'est passé de la démagogie.
16:47Vous faites de la démagogie.
16:48Vous faites de la démagogie
16:50en vous attaquant aux riches
16:51alors que le problème
16:52c'est de la justice.
16:53C'est de la justice.
16:55Pause dans le débat,
16:56messieurs.
16:56On va au juge de paix.
16:57Les auditeurs 0826 300 300.
16:59Bonjour Serge.
17:01Oui, bonjour à tout le monde.
17:02Merci beaucoup
17:03d'être avec nous
17:03et d'apporter un peu de paix,
17:05un peu de délicatesse,
17:06un peu de tranquillité
17:07dans ce débat houleux,
17:08mon cher Serge.
17:08Comment vous regardez
17:09ce questionnement,
17:11cette question qu'on vous pose
17:12ce matin ?
17:13Les Français sont-ils prêts
17:14à souffrir ?
17:14Qu'est-ce que vous répondez, Serge ?
17:17On n'a pas le choix.
17:18Et souffrir plus
17:19que l'on souffre déjà,
17:21il y a beaucoup de gens
17:21qui vont se casser la gueule.
17:22On ne peut plus,
17:23ce n'est plus possible.
17:24La France est trivée en deux.
17:25Il y a des gens
17:26qui peuvent augmenter
17:27leurs tarifs,
17:27les commerçants,
17:28les commerciaux.
17:30Mais si les gens
17:31ne peuvent plus consommer,
17:32les commerciaux,
17:33ils ne pourront plus
17:33gagner d'argent.
17:34Le problème,
17:35c'est un problème structurel,
17:37mais aussi des gens.
17:38C'est un problème
17:39d'honnêteté,
17:40d'honnêteté des politiques.
17:42Les politiques,
17:43on devrait limiter,
17:44bon,
17:44c'est ce qui a déjà été dit,
17:46le nombre,
17:46pas de fonctionnaires,
17:47le nombre de fonctionnaires
17:49qui sont cooptés
17:51par sympathie,
17:53placés,
17:54tout l'argent
17:54qui est gaspillé.
17:55Quand on parle
17:56de l'argent
17:57qui est donné
17:57à l'aide
17:58aux pays
18:00du pire monde
18:00ou autres,
18:01ou à l'Ukraine,
18:02il faut savoir
18:02que c'est peut-être
18:03un don quelquefois.
18:04Souvent,
18:04c'est un prêt,
18:05mais on ne nous dit pas
18:05que c'est un prêt,
18:06on nous dit que c'est un don.
18:08Ceci dit,
18:08ce qui concerne
18:09les armes
18:10qu'on donne à l'Ukraine,
18:12il y a beaucoup
18:13de choses que l'on vend.
18:14On soutient
18:15notre industrie
18:16de guerre française
18:18et l'État français
18:19indirectement
18:20avec les armes vendues
18:21dans les différents pays.
18:24Tout mérite
18:25plus d'explications.
18:26Et ce que vous dites
18:27au final,
18:28Serge,
18:28c'est ce qu'on entend
18:29beaucoup depuis
18:29le début de ce débat
18:31sur cette antenne,
18:31c'est qu'avant
18:32d'aller distribuer
18:33peut-être à droite
18:34et à gauche,
18:34d'aller sauver le monde,
18:35sauver le monde
18:35comme dirait l'autre,
18:36peut-être qu'il faudrait
18:37aider en priorité
18:38les Français.
18:38Merci beaucoup
18:39d'avoir été
18:39le juge de paix
18:40de ce débat,
18:40mon cher Serge,
18:41et merci d'avoir été
18:42très nombreux
18:42à nous appeler
18:43au 0826 300 300.
18:44Merci beaucoup
18:45à Maury Brulé
18:46d'avoir été la rédacteur
18:47en chef de Valeurs Actuelles,
18:48à retrouver en kiosque
18:49et sur le site
18:50une une concernant
18:51Alain Finkielkraut,
18:52grand entretien
18:53avec le philosophe
18:54et merci beaucoup
18:54Alexandre Ouizy,
18:55porte-parole du Parti Socialiste
18:56et sénateur de l'Oise
18:57d'avoir été avec nous
18:58ce matin.
18:59Vous avez été également
18:59nombreux à participer
19:00au jeu Sud Radio
19:02en nous faisant
19:03un petit SMS
19:03au 720 18.
19:06Bonjour Magali.
19:07Bonjour.
19:08Merci beaucoup Magali.
19:09Vous avez raison
19:10d'avoir du sourire
19:10dans la voix
19:11parce que figurez-vous
19:12que c'est vous qui remportez
19:13ce séjour notamment
19:14au Futuroscope
19:15en famille
19:15avec les nuits,
19:16les petits déjeuners,
19:18tout ce qu'il faut autour.
19:19Félicitations Magali.
19:20Merci beaucoup.
19:21Est-ce que vous êtes contente ?
19:22C'est votre fidélité
19:23qui est récompensée ?
19:24Carrément,
19:25vraiment,
19:25je suis ravie.
19:26Merci à vous
19:27pour votre émission.
19:28Merci à vous Magali
19:29de l'écouter non seulement,
19:30d'être de plus en plus
19:31nombreux à l'écouter
19:31et d'être fidèle.
19:32Vous allez réussir
19:34à avoir un peu de temps
19:34dans les prochaines semaines
19:36pour partir en famille ?
19:37On va en trouver.
19:38On va en trouver,
19:39mais ça c'est sûr.
19:39On vous envoie tout ça Magali.
19:41Très bête journée
19:41et très beau week-end de Pâques.
19:43Bonjour Jean-Marie Bordry.
19:44Bonjour Maxime Yédo.
19:45Mettez-vous d'accord.
19:4610h midi,
19:46on vous retrouve au menu.
19:48Au menu.
19:48Rima Hassan a-t-elle été prise
19:49la main dans le sac
19:51ou au contraire
19:51est-elle victime
19:52d'un acharnement ?
19:53Comme le disait ce matin
19:53votre invité politique
19:54Manuel Bompard.
19:55On va en débattre
19:56avec vous tous
19:56au 0826 300 300.
19:58Mais avant ça Maxime,
19:59vous qui êtes un grand voyageur
20:00en France,
20:01on n'a pas de pétrole
20:01mais on a...
20:02De l'argent.
20:03Des betteraves.
20:05On pourrait produire
20:06beaucoup de bioéthanol.
20:07Pourquoi on ne nous laisse pas
20:08rouler au bioéthanol ?
20:09C'est moins cher,
20:09ça pollue moins,
20:10on pourrait en produire plein.
20:11Malgré tout,
20:12ça a mauvaise presse.
20:13On verra ça dans
20:13C'est quoi le problème
20:14avec Jean-Luc Moreau
20:15juste après 10h.
20:160826 300 300
20:17pour participer.
20:18Très belle matinée
20:19sur Sud Radio
20:19et moi j'ai le plaisir
20:20de vous retrouver
20:20dès demain, 6h.
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