- il y a 3 semaines
Avec Dr Gérald Kierzek, Médecin urgentiste et directeur médical de Doctissimo
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-26##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-26##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:06Il est 8h14 et mon invité ce matin c'est Gérald Kerzeg, bonjour.
00:10Bonjour.
00:11Médecin urgentiste et directeur médical de Doctosimo, un point sur la situation en France et sur l'épidémie de grippe.
00:18Le dernier bulletin du ministère de la Santé publié mercredi montre une progression nette de la grippe dans toutes les régions.
00:24La France est désormais totalement en phase qu'on appelle épidémique dans votre jargon, docteur Kerzeg.
00:28L'agence sanitaire explique que la situation reste modérée pour l'instant. Est-ce que cela change depuis quelques heures ?
00:36Alors non, ça ne change pas. C'est-à-dire qu'on est dans une phase épidémique, mais j'allais dire comme tous les hivers.
00:41Et on voit bien les précautions un peu politiques, pour ne pas dire la peur du politique et de la ministre de la Santé,
00:47qui anticipent éventuellement une difficulté ou des difficultés à l'hôpital qu'on connaît parce qu'elles sont quotidiennes
00:54et on n'a pas besoin d'une épidémie de grippe pour avoir un manque de lit, pour avoir un manque de personnel.
00:59Et donc on voit bien que chaque hiver, c'est un peu la même histoire avec, on tire la sonnette d'alarme,
01:04on dit attention, cette grippe va être plus importante que les autres, elle risque de paralyser l'hôpital, etc.
01:09Mais la cause, ce n'est pas la grippe. On voit bien que la cause, elle est structurelle, elle est sur notre système de santé.
01:14Donc oui, on est en phase épidémique.
01:15On a des problèmes de lit, comme on a, j'allais dire, chaque année.
01:19L'été, c'est la canicule, l'hiver, c'est le froid et c'est la grippe.
01:22Le problème, il vient du manque de moyens qui est...
01:25Et on y reviendra, Gérald Kerzak, on y reviendra.
01:27Et la phase de grippe actuellement, alors oui, il y a une situation qui est tendue,
01:31puisque la population vieillit, quand vous avez plusieurs pathologies,
01:35quand vous êtes insuffisant respiratoire, insuffisant cardiaque,
01:38et que vous attrapez la grippe, eh bien vous êtes plus à risque de nécessiter de l'oxygène.
01:42Et l'oxygène, ça se met dans un hôpital, ça se met dans un lit d'hôpital.
01:46Donc on est dans une situation épidémique, assez classique.
01:49On voit nos voisins anglais, par exemple, qui ont passé le pic de l'épidémie,
01:54avec finalement une épidémie qui est moins importante que les autres années.
01:57Est-ce qu'on sait quand est-ce que le pic interviendra à peu près ?
02:01Parce que les dernières modélisations, je regardais ça tout à l'heure,
02:03de l'Institut Pasteur évoquent un fort impact possible à l'hôpital.
02:07En réalité, avant la fin de l'année ou au tout début de l'année,
02:10c'est une courbe qui est correcte, c'est ça l'idée ?
02:12Oui, ça reste toujours des modélisations, donc il faut toujours être extrêmement prudent.
02:16Et puis il y a aussi les patients qui vont arriver à un retardement après.
02:20Ce n'est pas parce qu'on a passé le pic qu'on est sorti d'affaires,
02:23notamment quand vous avez des personnes qui sont fragiles,
02:25où on peut avoir des surinfections par des bactéries
02:28qui arrivent plusieurs jours, voire plusieurs semaines après.
02:31Ce qu'on regarde sur les modélisations françaises ou anglaises,
02:34c'est que le pic ne va pas tarder dans les prochains jours ou tout début d'année,
02:37avec un plateau de cette grippe qui, là, est difficile à anticiper.
02:43Parce que ce n'est pas parce qu'on a passé le pic qu'on n'est pas encore sur un plateau
02:47où on va avoir des gens qui vont continuer à consulter.
02:49Les fameux plateaux hauts qu'on a entendus régulièrement il y a quelques années dans ce pays.
02:55Il y a quelques années de Covid.
02:56Exactement.
02:57Derrière tout cela, évidemment, il y a eu une inquiétude.
03:00Et il y a une inquiétude toujours.
03:01Et vous avez commencé à l'esquisser, Gérald Kirzak.
03:04C'est l'état de l'hôpital.
03:06Par exemple, dans les bouches du Rhône, ce sont des médecins
03:08qui ont été réquisitionnés déjà par la préfecture
03:11uniquement pour faire face à l'afflux de faciens.
03:13C'est donc ça, une fois plus, la situation de l'hôpital.
03:16C'est une tension permanente de la réquisitionner des médecins
03:19uniquement parce qu'on traverse une période de grippe ?
03:22J'allais dire de l'hôpital, mais pas que.
03:25C'est l'ensemble du système de santé.
03:26Je pense à mes collègues médecins libéraux
03:28qu'on entendra beaucoup au début janvier là aussi
03:30puisqu'il y a un mouvement de grippe qui se prépare.
03:31C'est-à-dire qu'on ne peut pas compter sur un système de santé
03:34sans ses soignants, sans ses médecins,
03:36sans ses infirmières, ses aides-soignants.
03:38Or, depuis des années, après les avoir applaudis
03:40pendant la période Covid, vous avez rappelé cette période,
03:43on voit bien qu'on est revenu à des mauvaises habitudes
03:46avec des gestionnaires qui gèrent le système de santé,
03:49avec des systèmes autoritaires de réquisition,
03:51avec aucune mesure d'attractivité pour motiver les gens.
03:56C'est clair que les soignants ont besoin de prendre des vacances.
03:58Donc, pendant les périodes de Noël aussi,
04:00ils ont besoin de prendre des vacances.
04:02Et les réquisitionner de manière autoritaire,
04:04c'est quand même une situation un peu extrême.
04:06Et on voit bien qu'on a un système de santé,
04:08en réalité, qui est en flux tendu.
04:10Le problème, il est là.
04:11C'est-à-dire que structurellement, notre système,
04:13est en permanence à ras-bord,
04:15avec des soignants qui sont de plus en plus
04:18déserteurs de l'hôpital.
04:20C'est-à-dire qu'on tient, on tient.
04:21Et puis, à un moment donné, il y a un turnover important.
04:23Les gens quittent les services d'urgence.
04:25Les infirmières posent la blouse aussi.
04:27Les médecins généralistes qui déplaquent,
04:29comme on dit, ils ont mis leur plaque de médecin libéral.
04:32Et puis, à force d'avoir des contraintes de la sécurité sociale,
04:34les agences régionales de santé finissent par enlever cette plaque
04:37et préfèrent un autre mode d'exercice.
04:40Donc, on voit bien que dans ce pays, il va falloir,
04:42parce que sinon, ça va être tous les hivers,
04:44mais tous les étés et tous les jours de l'année,
04:46ça va être des systèmes autoritaires de réquisition.
04:49Et on ne peut pas soigner, on ne peut pas tenir un système de santé.
04:52Sur cette coercition, c'est absolument impossible.
04:54– Gérald Kizak, je rappelle que vous êtes médecin urgentiste
04:57et directeur médical de Doctessimo.
05:00Quand je vous entends, la seule question que j'ai envie de vous poser en réalité,
05:03c'est qu'est-ce qu'on a appris du Covid ?
05:06Parce que là, tous ceux qui vous écoutent sont en train de se poser la question.
05:10– Non, mais on n'a strictement rien appris du Covid.
05:12Il y avait deux leçons à tirer de la crise Covid.
05:15Première leçon, c'était de se dire,
05:17ce n'est pas tellement le virus qui n'était pas un virus
05:19qui allait décimer toute la planète.
05:21On l'a rapidement compris, moi je n'ai eu de cesse de le répéter,
05:24c'était un virus qui touchait les plus fragiles.
05:27Donc le problème était qu'on n'avait plus de services d'urgence
05:30ou de réanimation de proximité.
05:32La concentration des hôpitaux ces dernières années,
05:34la fermeture des lits a fait qu'on avait un système
05:37qui a débordé très rapidement.
05:39Donc le problème était structurel.
05:40On aurait dû en tirer les conséquences
05:42et arrêter les fermetures de lits,
05:44refaire un maillage territorial
05:45et miser sur des hôpitaux de proximité
05:48pour une population qui est de plus en plus fragile.
05:52Et ça, c'est anticipable.
05:53C'est une population qui vieillit.
05:54C'est la pyramide des âges.
05:55Et ça, ça fait des décennies qu'on peut l'anticiper,
05:58les fameux pépy-boom.
06:00Ça, c'est la première leçon.
06:01Donc est-ce qu'on a arrêté les fermetures de lits ?
06:03Non.
06:04Est-ce qu'on a redonné, j'allais dire,
06:05le pouvoir aux soignants de soigner ?
06:07Non.
06:07On a remis des tableurs Excel.
06:09On a mis une gestion bureaucratique
06:10et financière de l'hôpital.
06:12On a continué à fermer des lits.
06:14Donc cette crise structurelle du Covid,
06:16aucune leçon n'en a été tirée.
06:18La deuxième leçon qui n'a pas été tirée,
06:20c'est sur la prévention.
06:21Je disais que la population vieillissait
06:23avec des gens qui sont fragiles.
06:24On sait bien que Covid, grippe
06:26ou n'importe quel autre virus,
06:28s'il attaque des organismes qui sont fragiles,
06:31en surpoids, diabétiques,
06:33avec plein de facteurs de risque,
06:35et ça, c'est l'échec de la prévention,
06:37on voit bien que le virus va être beaucoup plus méchant
06:39et va vous conduire à l'hôpital.
06:41Alors que si vous êtes en bonne santé,
06:42en bonne forme physique,
06:43et c'est la question de l'espérance de vie
06:45sans incapacité qui est très mauvaise en France,
06:47on est à 64 ans d'espérance de vie sans maladie,
06:51alors qu'on a 84 ans,
06:52on le fait, d'espérance de vie tout court,
06:54mais donc on a 20 ans où on a des incapacités.
06:57Donc cette leçon de la prévention
06:58est misée sur,
07:00il faut que notre population soit en meilleure santé,
07:03on n'en a pas tiré les leçons non plus.
07:04Il y a aussi, dans tout ce que vous dites,
07:06forcément une question qui revient,
07:08il faut rappeler que l'hiver dernier,
07:09par exemple, la simple grippe,
07:11c'était 17 000 décès,
07:12alors forcément, il y a des sujets
07:14qui reviennent dans le débat,
07:15notamment le rôle de la vaccination,
07:18on sait, et on le lit dans la presse,
07:20ou également ce matin,
07:21c'est le manque peut-être d'efficacité du vaccin
07:24sur le nouveau variant,
07:26est-ce qu'en tant que médecin,
07:27vous pouvez nous dire si,
07:28oui ou non, avec ce nouveau variant,
07:30un vaccin qui a été fait,
07:32je crois, via une souche précédente,
07:33est encore utile pour se protéger ?
07:37Alors oui, le vaccin est utile,
07:38et clairement, pour les personnes âgées,
07:40le message à passer,
07:41c'est qu'il faut se vacciner.
07:42Après, le vaccin,
07:43ce n'est pas une assurance vie,
07:44ou ce n'est pas une garantie
07:46à 100% 1 de ne pas attraper la grippe,
07:48on le sait,
07:49et là aussi,
07:50on le sait depuis le Covid,
07:51que la vaccination n'empêche pas
07:52la contamination,
07:53mais ça empêche,
07:54ou en tout cas,
07:55ça réduit le risque de forme grave.
07:57Encore faut-il que ce vaccin
07:58tape sur la bonne souche,
07:59effectivement,
08:00et c'est compliqué
08:01parce que les vaccins
08:02sont faits un an avant,
08:03donc c'est un pari épidémiologique,
08:05un pari virologique,
08:07et il se trouve que le virus,
08:08il mute comme tous les virus,
08:09et ça,
08:10c'est la vie naturelle d'un virus,
08:11et donc,
08:12vous avez certains variants,
08:14et notamment le variant-Ca,
08:15qui n'a pas été pris en compte
08:16par la vaccination.
08:17Ça ne veut pas dire
08:18qu'il ne faut pas se vacciner,
08:19parce que le vaccin,
08:20il protège d'autres souches
08:22qui ont été anticipées
08:23et qui continuent à circuler.
08:25Donc,
08:26la vaccination,
08:26bien sûr,
08:27pour les plus fragiles,
08:28il faut encore la recommander,
08:29après,
08:29il ne faut pas se leurrer,
08:30même si vous vaccinez
08:31100% de la population,
08:33ça n'empêchera pas
08:34d'avoir des gens
08:35qui vont venir à l'hôpital
08:36et qui vont avoir besoin de soins.
08:37Mais ça provoque de vifs débats,
08:39Gérald Kirzak,
08:39ce sujet de la vaccination,
08:41l'un de vos confrères,
08:42qui a tout simplement été victime
08:44d'un déferlement de haine,
08:45avec en plus une dimension
08:46antisémite insupportable,
08:48c'est Mathias Vargon,
08:49juste pour qu'en temps de Mexin,
08:50il ait plaidé pour une vaccination
08:52obligatoire.
08:53Il y a deux sujets,
08:53doit-on aller vers une vaccination
08:55obligatoire pour la grippe,
08:56et plus largement,
08:57si on ne va pas vers une vaccination
08:59obligatoire plus largement,
09:00doit-on aller vers une vaccination
09:03obligatoire pour les plus de 65 ans,
09:05par exemple ?
09:06Je vous disais en début d'interview
09:08qu'il faut arrêter
09:09avec la coercition.
09:10Il y a un problème de confiance
09:11qui a été cassé,
09:12en particulier depuis la période Covid,
09:15entre, je pense,
09:16l'autorité ou la parole
09:19des experts et la population.
09:21Parce qu'il y a beaucoup de choses
09:22qui ont été dites
09:23et qui étaient fausses
09:23pendant la période du Covid,
09:25et que les gens n'ont pas envie
09:26de se faire avoir une autre fois,
09:28avec notamment,
09:29le vaccin va vous protéger
09:31d'attraper la maladie.
09:32Ce discours, on l'a entendu,
09:34il faut arrêter
09:34avec ce discours-là,
09:35il faut redonner des éléments
09:36de nuance.
09:37Un vaccin, c'est important.
09:38Quand on est fragile,
09:39ça vous protège,
09:40ça évite les hospitalisations.
09:42Mais ce discours-là,
09:43il n'est pas un discours absolu.
09:45Et quand je disais
09:45que ce n'est pas une assurance vie,
09:47ce n'est pas une garantie à 100%.
09:48Voilà pourquoi je ne souhaite pas,
09:50et je pense que ça ne serait pas
09:52une bonne chose
09:53de rendre obligatoire les choses.
09:55En revanche, convaincre,
09:56discuter,
09:58chasser les fake news.
09:58On voit qu'il y a beaucoup
09:59de fausses informations
10:00qui circulent aussi.
10:01Ça, ça me semble
10:02quelque chose d'important
10:03pour renouer la confiance
10:04avec la population.
10:06C'est valable sur la vaccination,
10:07mais c'est valable
10:07dans plein de domaines.
10:08On voit bien qu'il y a
10:09des vagues de fake news,
10:11anti-science, etc.
10:13La science,
10:13elle progresse.
10:14La vérité d'aujourd'hui
10:15ne sera peut-être pas
10:15la vérité de demain.
10:17Je pense qu'il faut retrouver
10:17prudence et pas de coercition.
10:21Et pas de coercition
10:22et refaire confiance aux soignants.
10:23Je pense que c'est ça
10:24le message essentiel.
10:25Quelques dernières questions
10:26encore, Gérald Kirzek,
10:28notamment sur la rentrée.
10:29Vous l'avez là aussi
10:30dessiné vaguement tout à l'heure.
10:32Il y aura une grève nationale
10:33des médecins libéraux
10:34annoncée du 5 au 15 janvier.
10:36Plus de 4500 médecins
10:37ont été recensés en 24 heures
10:39sur un site ayant pour but
10:41de rassembler justement
10:42ceux qui voulaient participer.
10:43Selon vous,
10:44ça va être un mouvement dur,
10:46un mouvement de fond ?
10:47C'est un mouvement de ras-le-bol
10:49des médecins libéraux
10:50et auquel moi,
10:50en tant que médecin hospitalier,
10:51je ne peux que souscrire.
10:53En fait, les médecins libéraux
10:54sont en train de subir
10:55ce que l'hôpital a subi
10:57depuis une trentaine d'années,
10:59c'est-à-dire une mainmise
11:00de l'administration.
11:01La médecine libérale,
11:02elle doit s'organiser.
11:04Elle le fait.
11:05C'est des gens qui travaillent,
11:05des collègues qui travaillent
11:06énormément.
11:08Et là, le projet de loi
11:09et la loi de finances
11:10de la Sécurité sociale
11:11met en place un certain nombre
11:14d'outils de contrôle
11:15de la médecine libérale,
11:16de coercition,
11:17d'obligation
11:18qui sont à l'inverse du soin.
11:20Il faut bien comprendre
11:20que ça ne va pas être
11:21une grève corporatiste.
11:22Ça va être une grève
11:23pour défendre un système
11:24qui repose sur deux pieds.
11:26Le pied qui est l'hôpital
11:27et l'autre pied,
11:28c'est la médecine libérale.
11:30Et ce deuxième pied
11:30est en train d'être mis
11:31sous la coupe
11:32des administratifs,
11:33de la Sécurité sociale,
11:34d'une gestion budgétaire
11:36qui sera infinée
11:37au détriment des patients.
11:38Et donc, les médecins
11:39qui vont se mettre en grève
11:40du 5 au 15 janvier,
11:42ils sont là
11:42pour défendre ce système
11:43à la fois public
11:45et système privé
11:46de médecine libérale
11:47qui était le meilleur système
11:48au monde
11:49et qu'on a cassé
11:50depuis une trentaine d'années.
11:51Le vrai sujet
11:53depuis 30 ans,
11:54et ça, c'est un sujet politique,
11:55c'est qui gouverne la santé.
11:57Et on voit bien
11:58que la gouvernance,
11:59ce n'est plus les soignants
11:59qui décident.
12:00C'est l'administration,
12:02ce sont des directeurs d'hôpitaux,
12:03des directeurs d'agences
12:04régionales de santé.
12:05Et ce système
12:06ne fonctionne plus.
12:08Donc, c'est ça
12:08qu'il faut remettre
12:09et rebasculer
12:11vers une remédicalisation
12:12des décisions.
12:13Ceux qui décident
12:14doivent être ceux
12:14qui vous soignent.
12:15C'est ça le message essentiel.
12:17Et en cette période
12:17de fin d'année,
12:18qui plus est,
12:19dans une période
12:19où le gouvernement
12:20est obligé
12:21d'enclencher
12:22un plan grand froid,
12:23l'hiver le plus glacial
12:25depuis 15 ans,
12:26un sujet qui vous touche
12:27particulièrement,
12:28Gérard Kirzak,
12:29c'est le sujet
12:30des personnes sans-abri,
12:32particulièrement
12:32en cette période
12:33de fin d'année.
12:33Vous trouvez que
12:34l'hôpital,
12:35que les pouvoirs publics
12:36ne se mobilisent pas suffisamment ?
12:39Il y a une mobilisation,
12:40une mobilisation des mairies
12:41pour ouvrir des espaces.
12:43Moi, je sors de garde
12:44de 24 heures
12:44à l'Hôtel Dieu.
12:45L'Hôtel Dieu,
12:45c'est un hôpital
12:46au centre de Paris.
12:47Nos portes sont ouvertes
12:48aux sans-domicile fixe,
12:49aux personnes
12:50qui sont dans la rue
12:51parce que je trouve
12:51abject en 2025
12:53d'avoir des gens
12:54qui n'ont pas à manger
12:55ou qui ne peuvent pas
12:56se réchauffer
12:57à l'extérieur
12:58et qu'on retrouve
12:59sur des trottoirs.
13:00Il y a plus de morts
13:00l'hiver.
13:02Il y a autant de morts
13:03l'hiver que l'été
13:04pour les sans-domicile fixe.
13:06Et je trouve qu'en 2025,
13:08avec des centaines de personnes
13:09qui se retrouvent dans la rue,
13:10parfois des familles,
13:11on n'est pas dans un pays
13:12digne d'un pays développé.
13:14Donc l'hôpital doit participer.
13:15Alors je sais bien
13:16que les services d'urgence
13:17sont déjà pleins,
13:19mais c'est la mission
13:19de l'hôpital,
13:20de l'hôpital public,
13:21d'ouvrir ses portes
13:22et de pouvoir accueillir.
13:23Le premier des soins,
13:24c'est un soin d'humanité.
13:25C'est proposer à manger
13:27et proposer un toit
13:29se réchauffer.
13:30Ça, c'est le premier
13:31des soins humains.
13:32Et je trouve que l'hôpital public
13:33est de plus en plus
13:33vers de la rentabilité,
13:35vers de l'activité,
13:35vers une tarification
13:36qui pousse à faire du soin,
13:38finalement,
13:39à oublier...
13:40Il devrait se rappeler
13:40deux, trois de ces missions.
13:43Exactement.
13:43Gérald Kerzak,
13:44encore une toute dernière question.
13:45Je lisais ce matin
13:46dans Aujourd'hui en France
13:47un article qui tenait
13:48à nous alerter
13:49sur, en réalité,
13:50les répercussions sanitaires
13:52qui pouvaient avoir lieu
13:53après les faux médicaments
13:55qu'on trouvait en grande partie
13:56sur des sites en ligne.
13:58C'est, hélas,
13:59une pratique de plus en plus
14:00effective
14:01dans le foyer des Français.
14:03Peut-être un conseil
14:04pour tous ceux
14:05qui nous écoutent
14:05et qui ont pour habitude
14:07de commander
14:07quelques médicaments génériques
14:09sur Internet.
14:10Les points de vigilance
14:11à avoir particulièrement ?
14:12Faites confiance
14:13à votre pharmacie.
14:14On a un maillage territorial
14:15avec des professionnels
14:16de santé
14:17que sont les pharmacies
14:18qui sont, elles aussi,
14:19en difficulté parfois.
14:21Il faut préserver ce maillage-là.
14:22Ce sont des professionnels
14:23du médicament.
14:24On ne peut pas acheter
14:25ces médicaments sur Internet
14:26si le site Internet
14:28n'est pas lié
14:28à une pharmacie
14:29qu'on appelle
14:30une pharmacie réelle,
14:31un bricain de mortard
14:32qui est au coin de votre rue.
14:33Donc, c'est vraiment
14:34misé sur les professionnels
14:36de proximité.
14:38Les pharmaciens sont là
14:38pour vous donner des conseils.
14:40La chaîne d'approvisionnement
14:41est sécurisée
14:41et n'achetez jamais
14:43de médicaments
14:44sur Internet,
14:44encore moins sur des sites
14:46qui sont à l'étranger.
14:47Merci beaucoup Gérald Kierzak,
14:50médecin urgentiste
14:51et directeur médical
14:51de Docto Simo
14:52d'avoir été avec nous ce matin.
Écris le tout premier commentaire