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Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, du Tourisme et du pouvoir d’achat, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Serge Papa.
00:04Bonjour à vous, ministre des PME, du commerce, du tourisme et du pouvoir d'achat.
00:09C'est ce qui nous intéresse évidemment aujourd'hui, puisque la guerre au Moyen-Orient provoque une flambée des prix
00:13des carburants.
00:14C'est un pas que les automobilistes, mais également les entreprises, on va le voir avec vous.
00:17Le gouvernement dit avoir demandé aux raffineries d'augmenter leur production.
00:21Jusqu'où et en quoi ça peut nous aider en réalité, parce qu'elles sont quasiment à leur capacité maximum
00:26aujourd'hui, les raffineries ?
00:27Oui, alors notamment je pense à la raffinerie de Gravenchon qui fournit toute l'Île-de-France et qui va
00:33augmenter ses capacités de 10%.
00:36Donc on a besoin de sécuriser les approvisionnements.
00:41Donc il y a un reste sur l'approvisionnement ?
00:43Non, parce que je ne suis pas en train de dire ça.
00:45Non, justement, on n'a pas de problème d'approvisionnement.
00:48Mais voilà, c'est raffiner le gasoil notamment et le kérosène aussi.
00:56Pour les avions ?
00:57Pour les avions.
00:58Donc on a demandé à cette raffinerie de prendre des dispositions de quantité supplémentaire.
01:04Non, alors on n'a pas de problème d'approvisionnement.
01:06Ça c'est un point important.
01:07Pas de risque dans cette tension géopolitique qui a des conséquences économiques, bien sûr.
01:17Moi, écoutez, ça fait six mois que je suis ministre et j'ai été chef d'entreprise pendant 40 ans.
01:23C'est des PDG de système 1 et on va voir la distribution dans un instant.
01:26Voilà, et donc des tensions géopolitiques qui avaient des conséquences sur l'économie, j'en ai vécu beaucoup.
01:34Et ce qu'il faut à chaque fois, c'est avoir à la fois du discernement et de la méthode.
01:39Le monde nous dit ça, M. Papin.
01:40Là, les automobilistes, ils se disent, on ne s'en sort plus, les professions libérales, ceux qui font des centaines
01:45de kilomètres tous les jours.
01:46Ils se disent, l'État nous dit, les caisses sont vides, débrouillez-vous.
01:49C'est ça le message du gouvernement ?
01:50Non, pas du tout.
01:51Pas du tout.
01:52Non, alors la méthode, il y a des aides ciblées, des accompagnements qui sont faits.
01:57Ciblées sur qui ?
01:58Alors ciblées sur ceux qui ont des besoins parce que le prix du carburant, en effet, est une part importante
02:06dans leur prix de revient de produits.
02:08Je pense notamment aux pêcheurs. Vous savez qu'un pêcheur, c'est entre 30 et 50% dans le poisson,
02:14le prix du carburant.
02:16Les transporteurs, les agriculteurs. Donc là, il y a un accompagnement qui va être fait.
02:22D'abord, le plus important, c'est la trésorerie.
02:25Parce que la BPI va proposer des prêts bonifiés, garantis par l'État pour aider à la trésorerie.
02:34Et deuxièmement, sur le plan fiscal, sur le plan social, les services de l'État vont différer les paiements.
02:41Donc là, il y a un accompagnement ciblé pour ces catégories de produits.
02:45On recule juste le problème pour eux, on est d'accord. On le décale dans le temps, mais ils devront
02:48régler la facture.
02:49Non, mais ce qu'il faut d'abord, c'est le discernement, c'est de savoir combien de temps ça
02:54va durer.
02:55Donc on ne va pas griller les cartouches.
02:57Oui, évidemment, personne ne le sait. On ne va pas griller les cartouches comme ça.
03:01Et puis, en effet, il faut être prudent. Les aides, on les a connues.
03:07Le chèque énergie.
03:09Le chèque énergie, ça a coûté plusieurs dizaines de milliards. 70 milliards d'euros.
03:16Pour un impact négligeable, vous pensez ?
03:20Non, mais le problème, c'est que si vous... Qui paye ? Qui va payer ? Parce qu'à un
03:25moment, il faut bien que quelqu'un paye.
03:26Le contribuable.
03:27Exactement. C'est le contribuable qui va payer. Donc voilà, c'est là où je dis qu'il faut du
03:33discernement.
03:34Donc on va voir combien de temps cette crise va durer. Et puis, il faut raccompagner.
03:41Mais vous savez quelle est la vraie mesure qu'il faut qu'on fasse ?
03:45Eh bien, il faut qu'on aille très vite à l'électrification des usages.
03:52On a la chance, dans ce pays, d'avoir une production électrique de qualité, de quantité, grâce au nucléaire, grâce
04:00à l'éolien, grâce aux photovoltaïques.
04:02Il faut quitter ça aux rôtiers, aux pêcheurs, à l'électrification.
04:05Non, mais je suis d'accord. Je ne dis pas que c'est la réponse immédiate.
04:07La réponse immédiate, c'est l'accompagnement.
04:08La réponse à l'interne, c'est ça, sans doute.
04:10Le Premier ministre vient de décider, quand même, d'accélérer l'usage d'électrification.
04:17Il va y avoir une proposition qui va être faite, très concrète, dans quelques jours.
04:22Donc, évidemment, je suis conscient que ce n'est pas une réponse immédiate.
04:26À court terme, oui.
04:26À court terme.
04:27Mais en attendant, il faut bien qu'on se libère de ces dépendances.
04:30Laurence Ferrari, vous savez ce qui nous arrive ?
04:31C'est pour 30 ans, on parle de 30 ans.
04:34Non, bien plus rapide que ça.
04:35Mais bien plus rapide que ça.
04:37C'est 3 à 5 ans, même pas.
04:40On peut aller plus vite.
04:41Vous savez qu'il y a le leasing social pour aider l'achat de véhicules électriques.
04:46Comment voulez-vous que l'on fasse ?
04:47Parce que ces crises, on rentre dans un monde qui est celui de la permacrise.
04:52Donc, les crises, elles deviennent structurelles.
04:54Il faut qu'on se libère de nos dépendances énergétiques.
04:58C'est très important.
05:00Mais là, il y a des problèmes qui sont extrêmement immédiats.
05:03Donc là, par exemple, les organisations patronales du transport et de la pêche
05:06disent que ce sont des mesurettes.
05:07Ils réclament davantage.
05:09Vous dites pour l'instant, on ne bouge pas.
05:10On attend de voir si la crise dure.
05:12Alors, exactement.
05:13Il faut voir combien de temps ça va durer.
05:14Les mesurettes, c'est de l'aide à la trésorerie.
05:16Ce n'est quand même pas rien.
05:18Juste du repas de charge.
05:19Non, mais ça permet quand même d'éviter les problèmes d'état à sec en termes de trésorerie.
05:28Donc, c'est de l'accompagnement.
05:30Et puis, on va voir au fur et à mesure de la durée de cette crise, voilà ce qu'il
05:37faudra mettre sur la table.
05:38Serge Papin, est-ce qu'il y a des profiteurs de crise ?
05:40Marine Le Pen estime que c'est l'État qui se gave.
05:42Parce que quand les prix des carburants haussent, les prix des taxes haussent.
05:45Donc, ça se ramène dans les caisses de l'État.
05:46S'il y a des profiteurs, est-ce qu'ils sont en France ?
05:49Est-ce que c'est l'État ?
05:50Et sinon, où sont-ils ?
05:51Qui sont-ils ?
05:52Comment on peut dire ça ?
05:53Non, mais comment on peut dire ça ?
05:55Que l'État se gave alors même qu'à chaque fois qu'il y a des tensions géopolitiques,
06:03ça joue justement sur la croissance, ces moindres rentrées fiscales.
06:08À chaque fois qu'il y a eu des problèmes pétroliers, à chaque fois, ça a coûté à l'État.
06:13Donc, on ne peut pas dire ça.
06:16C'est un mensonge de dire ça.
06:18Alors, qui sont les profiteurs de crise ?
06:20Aujourd'hui, ceux qui profitent de la crise, c'est les pays producteurs de pétrole, c'est sûr.
06:26Eux, ils en profitent parce que le prix du baril a doublé.
06:31Sans doute aussi un peu les raffineurs.
06:34Mais en tous les cas, ce ne sont pas les distributeurs.
06:37Ça, je peux en témoigner.
06:38Moi, j'en ai été.
06:40Et ça ne se passe pas.
06:42Les profiteurs ne sont pas en France.
06:44D'accord.
06:44Parce que vous venez de la grande distribution, je l'ai dit.
06:47Est-ce que Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc et System U ?
06:49Jouent le jeu ?
06:51Est-ce qu'ils jouent le jeu ?
06:51Alors, ils ont passé un communiqué pour dire qu'ils n'augmentaient surtout pas les marges.
06:58Au contraire.
07:00Ils bouchent d'abord un...
07:01Vous avez vérifié qu'ils tiennent leur promesse ?
07:03Absolument.
07:04Les services de la DGCCRF ont vérifié.
07:07Les marges prises par la distribution, moi je connais bien ce métier-là,
07:11c'est entre 2 et 5 centimes du litre.
07:14Voilà.
07:15Donc, il n'y a aucun effet d'aubaine de ce point de vue-là.
07:19Et ils s'engagent même à baisser les marges pour servir, si on peut dire, le pouvoir d'achat.
07:28Donc, de ce côté-là, je tiens même à saluer l'engagement qu'ils ont pris en lien avec moi
07:35et en lien avec l'État.
07:37C'est ce qu'on appelle un accord de place.
07:39Le Premier ministre l'avait demandé.
07:42Voilà.
07:42Et donc, ils ont acquiescé.
07:45Et je veux saluer cet effort qu'ils font.
07:48Est-ce qu'il faut bloquer les prix, comme le demande la France soumise ?
07:51Baisser les taxes, comme le nom de la Rassemblement National ?
07:54Il y a des pays qui le font.
07:55Nos voisins européens le font.
07:57Je pense à l'Italie qui réduit le prix du carburant.
07:59L'Espagne qui baisse la TVA, la Grèce qui plafonne.
08:01Pourquoi est-ce que nous, on est les seuls à ne rien faire ?
08:03Parce qu'encore une fois, les caisses sont vides.
08:04Non, mais bloquer les prix, vous savez, soit vous les bloquez par le haut, ça peut les augmenter.
08:12Si vous les bloquez par le bas, qui paye ?
08:14On pourrait même n'en plus être livré.
08:17Si vous bloquez les prix, on pourrait même avoir une pénurie de carburant.
08:21C'est toujours pareil.
08:22C'est, comment dirais-je, le guichet.
08:26Mais c'est des amortisseurs de la crise, Serge Papin.
08:28Non, mais regardons combien de temps cette crise va durer.
08:33Et encore une fois, tous ceux qui demandent à ce qu'il y ait des aides et qu'on tape
08:41dans la caisse, ça va faire quoi ?
08:43Ça va augmenter notre dette.
08:45Si on augmente notre dette, on sera encore moins bien noté.
08:49Donc, le service de la tête va coûter plus cher.
08:52C'est ce qui est en train de se passer en Italie.
08:54Et in fine, c'est les mêmes personnes qui vont payer, c'est le contribuable.
08:59Alors là, je ne comprends pas qu'à chaque fois, cette idée du guichet, c'est la France du guichet.
09:06Oui, mais la France, elle est droguée à ça.
09:07Non, mais justement, il faut réfléchir avant.
09:11C'est tellement populiste de dire ça.
09:14Mais l'État, c'est qui l'État ?
09:16C'est nous, ce n'est pas une multinationale.
09:18Ce n'est pas les autres.
09:19L'État français, c'est nous.
09:20Et il faudra bien que quelqu'un paye, c'est les Français qui vont payer.
09:24Et donc, ça serait, en plus, ça serait dirigé vers tout le monde,
09:29alors que tout le monde n'a pas besoin, alors qu'il faut cibler.
09:32C'est ça, la réponse.
09:33Serge Papel, on est sur CNews et sur Europe 1.
09:34Vous êtes aussi ministre des PME.
09:35Qu'est-ce que vous dites aux entreprises ?
09:36Est-ce que, par exemple, vous leur recommandez le télétravail ?
09:40Est-ce qu'il faut encourager le covoiturage ?
09:43Et voilà, toutes ces mesures.
09:44Il faut encourager la sobriété.
09:47Alors, d'ailleurs...
09:48Les infirmières libérales qui font 100 km par jour, elles ne peuvent pas.
09:51Non, bien sûr, je suis d'accord.
09:52D'ailleurs, on voit que les volumes d'essence, vous savez, ils ont baissé de 24%.
09:57On va réouvrir le télétravail, le covoiturage.
10:02Il faut aussi, là aussi, que chacun se dise, mais comment on peut faire pour éviter...
10:08Ils le savent, les Français.
10:09Oui, voilà, ils ont du bon sens.
10:10Vous les connaissez ?
10:11Vous les avez croisés quand vous étiez dans la grande distribution ?
10:13Exactement. Ils ont du bon sens et déjà, il y a une attention qui est portée aux dépenses d'énergie.
10:19Mais le télétravail, par exemple, ça c'est aussi...
10:23Ce n'est pas possible pour tous les métiers, mais c'est une piste.
10:25Mais en tous les cas, le ministre du Travail s'en préoccupe.
10:28Serge Papin, est-ce qu'il y aura des conséquences sur les prix ?
10:30L'inflation augmente. On va être aux alentours de 2%.
10:33Est-ce que ça va monter ? Et qu'est-ce que ça va impliquer pour les prix à la
10:37consommation ?
10:37Pour l'instant, il n'y a pas de constat de hausse à la consommation.
10:43L'INSEE, qui a revu en effet sur ses prévisions d'inflation, dit au mois de juin à 1,90.
10:51Donc, il va y avoir un petit peu d'inflation.
10:54Est-ce que ça va se traduire dans les prix ? Il est trop tôt pour le dire.
10:58Pour l'instant, ça ne bouge pas.
11:00Oui, mais vous êtes un spécialiste de l'inflation.
11:03Oui, mais je...
11:03À 2%, vous savez bien qu'il n'y aura un impact sur les prix.
11:05Oui, mais quand on... Encore une fois, il faut vivre les choses au jour le jour.
11:10On va voir. Non, mais...
11:12Mais oui, mais les Français, non, ils ne peuvent pas se dire ça.
11:14Et les entreprises non plus ?
11:16Je vous réponds pour l'instant, les prix à la consommation dans l'alimentation,
11:22puisque c'est ça votre question, n'ont pas bougé de manière significative.
11:28Monsieur Lescure annonce un geste des finances et de l'énergie avec les banques centrales le lundi.
11:33Qu'est-ce que ça va changer ?
11:34Là, il va être question de la libération des stocks stratégiques,
11:39qui sont une façon de jouer, puisque si on met des stocks stratégiques sur le marché,
11:45de pétrole sur le marché, évidemment, ça permet de baisser le prix du Brent.
11:51Parce que ce qu'on remarque, regardez, c'est la volatilité aussi.
11:54Moi, je n'ai jamais vu, dans ce qu'on a pu vivre par le passé, une telle volatilité.
11:59Ça peut passer le matin, on est à 100 dollars, on passe à 90, on remonte à 110.
12:05Donc, c'est pour ça qu'il faut voir un petit peu comment toutes les choses vont s'installer dans
12:10le temps.
12:10Serge Papin, un petit mot sur les entreprises de l'armement, de la défense.
12:14Sébastien Lecornu a encore fait un discours hier là-dessus.
12:16Est-ce qu'il faut les aider spécifiquement ? Parce que là, on a besoin de se réarmer, de fabriquer
12:20des munitions et des armes.
12:23Oui, d'ailleurs, je signale au passage que la France est leader, si je puis dire, en Europe, au niveau
12:32de sa défense.
12:33Et ça, c'est rang 1, que ce soit au niveau du parapluie nucléaire ou que ce soit au niveau
12:38de son armée.
12:39Il faut le dire.
12:40Il faut le dire quand même.
12:41Et comment on les aide ? Ils ont les mêmes contraintes.
12:43Oui, il y a une programmation du budget militaire qui est en hausse de manière significative.
12:51C'est plus de 6,5 milliards d'euros.
12:53Donc, la défense permet à ces PME, en accélérant les commandes et en s'engageant sur les commandes et en
13:04facilitant la trésorerie,
13:06de pouvoir activer les besoins qui sont les nôtres en matière d'armement et surtout, vous l'avez dit, en
13:11matière de munitions.
13:13Est-ce qu'il y a un reste de récession, Serge Papin, dans notre pays ?
13:15Non.
13:16Si cette crise dure sur des semaines, des mois, pas de récession ?
13:19Non, pas de récession. Et je vais vous dire, la France, c'est quand même un pays qui est assez
13:25résilient au niveau de son économie.
13:27On a fini quand même en 2025 à 1% de croissance. Là, on était parti pour de nouveau faire
13:331%.
13:34Bon, ça va peut-être jouer un petit peu, les tensions qui se passent, mais il n'y a pas
13:38du tout de récession de prévu.
13:39Serge Papin, vous êtes aussi ministre du Commerce. Vous avez beaucoup de casquettes ce matin.
13:43Un mot sur la taxe sur les petits colis.
13:45Oui.
13:45On l'avait mis en place, ça. On pensait que c'était l'arme fatale pour lutter contre les plateformes
13:49chinoises.
13:50Donc, de bol, ils nous contournent et ça se retourne contre nous. Qu'est-ce que vous proposez, alors ?
13:54Ça ne marche pas.
13:55Alors, c'est une guerre de mouvement.
13:57C'était 2 euros par 2 colis.
13:59C'est une guerre de mouvement et dans la guerre de mouvement...
14:01Ils sont plus agiles que nous.
14:02Ah, ben, on est agiles aussi, je vais vous dire.
14:04Non, mais on est compte que ce n'est pas le problème des petits colis en tant que tel,
14:10ce n'est pas le problème de la taxe, mais ces plateformes sont venues, ont vendues, ont été prises la
14:16main dans le sac
14:17en vendant des produits illicites, voire abjects.
14:21Des armes, des poupées pédopornographiques, etc.
14:25Bon, et ensuite, elles sont allées la main sur le cœur, voire la représentation nationale,
14:32en leur disant, mais c'est fini et vous allez voir, on va tenir compte de nos engagements logistiques,
14:36on va tenir compte du code de la consommation, etc.
14:40Première chose qu'il faut quand on met, parce que cette taxe, elle coûte,
14:43il faut contrôler tous ces petits colis qui viennent.
14:45Il y a un effort qui est fait par les douanes, par les services publics, par nos infrastructures.
14:50Donc, c'est logique qu'il y ait une taxe.
14:52Et première chose qu'ils font, parce que ça coûte même si vous...
14:56Est-ce que vous commandez sur Temu ou Chine ?
14:58Eh ben, vous payez quand même indirect...
15:00Eh ben, vous payez indirectement, parce que c'est là aussi dans la fiscalité.
15:04Donc, il faut bien... C'est logique qu'il y ait cette taxe.
15:06Première chose qu'ils font, ils détournent.
15:09Donc, ça prouve bien qu'ils sont, comment dirais-je, malhonnêtes, ce côté-là.
15:14Alors, ce qui va, je vais vous dire, ce qui va se passer, d'abord,
15:17un, je vous en fais l'annonce, ça a été hier dit au banc par le ministre Agniel,
15:25le ministre des Comptes publics, avec lequel nous avons co-signé un décret
15:29pour autoriser les douanes, puisqu'ils détournent, ils livrent à Liège ou à Amsterdam,
15:35les camions qui vont rentrer.
15:36Et les camions arrivent ensuite, tranquillement ?
15:38Eh ben, on va les contrôler.
15:39Donc, c'est l'arrêté qui a été pris.
15:42Ensuite, ce n'est qu'éphémère, parce que l'Europe, les deux euros, là, de taxes,
15:49elle les applique, toute l'Europe va l'appliquer à partir du mois de novembre.
15:52Et puis, ensuite, on a une taxe dite douanière de 3 euros.
15:57Donc, toute l'Europe, qui va s'appliquer au mois de juillet,
16:00donc toute l'Europe au mois de novembre, c'est 5 euros.
16:03Et je vais vous répondre, quelle est la vraie solution ?
16:07Ce n'est pas, parce que là, fait la meilleure des défenses, c'est l'attaque.
16:10Je vais vous dire, l'attaque, c'est de faire, on se défend d'un côté,
16:14et on va attaquer de l'autre, parce qu'on a un made in France,
16:18des produits fabriqués en France qui sont accessibles aujourd'hui.
16:22Il y a le made in France du caddie.
16:26Bien sûr, on va le développer.
16:27On peut acheter aujourd'hui des jeans à 35 euros en France.
16:31On peut acheter des chaussettes.
16:35On peut acheter des t-shirts à 7,50 euros.
16:40On peut acheter des brosses à dents à 90 centimes d'euros.
16:42Mais pas beaucoup d'électroménagers, vous en reviendrez.
16:44Non mais il y a plein, vous savez, on va pousser là, tous ensemble,
16:50sur le développement du made in France, du caddie, du made in France, du quotidien.
16:55Et on avait un peu oublié ça.
16:58Et là, vous savez, grâce à un programme de robotisation,
17:01on va pouvoir gagner en compétitivité.
17:04Et ça, ça va être la meilleure réponse aux plateformes chinoises.
17:07Parce qu'autrement, ils vont tuer notre commerce,
17:10ils vont tuer nos PME, il faut qu'on se protège.
17:12Et vous parlez de produits abjects,
17:14mais il y a aussi des produits dangereux dans les contrôles que vous avez effectués.
17:18Dangereux pour la santé ? Expliquez-nous.
17:19Alors, la DGCCRF, c'était, donc, qui travaille à mon ministère,
17:25avait décidé de tripler les contrôles et les prélèvements, et les analyses.
17:31Elle vient de le faire, donc c'est 700 produits qui ont été prélevés, contrôlés, analysés.
17:37Sur 700 produits, je vous donne un scoop.
17:41Donc, 70% de ces 700 produits sont non conformes, et 45% sont dangereux.
17:51Dangereux pour la santé, donc.
17:53Dangereux pour la santé, dangereux pour l'environnement,
17:56dangereux pour la santé, avec de la toxicité dans les produits.
17:59Donc, ça va être communiqué, et c'est les prélèvements qui ont été faits, là, c'est très récent.
18:07Ah, donc, une alerte, évidemment, envers ceux qui consomment, enfin, qui achètent ces produits-là.
18:11Oui, il faut éveiller la conscience, parce que le non-respect des normes, c'est le modèle de ces plateformes.
18:20Donc, attention, bien sûr, quand vous commandez.
18:23Serge Papin, un dernier mot sur ces élections municipales.
18:26Vous êtes au gouvernement, vous avez vu plusieurs maires battus, sortants, de gauche comme de droite,
18:30qui ont été hués, conspués, parfois menacés, harcelés, évacués par la police de leur mairie,
18:36dans des endroits où l'extrême-gauche ou les filles l'avaient emporté.
18:40Qu'est-ce que vous leur dites, à ces maires et à ceux qui ont fait ça ?
18:44Alors, à ceux qui ont fait ça, c'est profondément indigne de s'attaquer aux maires,
18:49de ceux qui s'engagent pour le bien commun, qui s'engagent pour l'intérêt général.
18:55Et le ministre Nunez propose une loi qui s'appelle Riposte, dans laquelle il y a un certain nombre de
19:04sujets
19:05qui vont être beaucoup plus durcis au niveau des sanctions.
19:12Oui, mais là, on parle de militants d'extrême-gauche qui menacent les maires, leurs familles.
19:15Eh bien, les militants qui menacent les maires, ils seront sanctionnés.
19:20Peut-être qu'il y ait encore des plaintes.
19:22Quand on a peur, on ne dépose pas plainte.
19:24Non, mais l'État peut aussi, s'il y a des constats, déposer plainte.
19:29S'il y a des témoignages, on peut déposer plainte.
19:31En tous les cas, on va durcir les sanctions pour tous les harcèlements comme ça,
19:37de la vindicte, pour les violences.
19:45Donc ça, on va durcir les positions.
19:48Merci beaucoup, Serge Papin.
19:49Merci à vous.
19:49C'était votre grande interview sur CNews et sur Europe 1.
19:52Bonne journée à vous.
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