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Serge Papin, ministre du Commerce et des PME était l'invité du face à face sur BFMTV et RMC ce jeudi 23 avril 2026.
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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Serge Papin.
00:03Bonjour Apolline de Malheur.
00:05Merci de répondre à mes questions ce matin.
00:06Vous êtes le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d
00:11'achat.
00:12Et avec tout ça, on a quand même l'impression de faire quasiment le tour de toutes les préoccupations du
00:16moment, des Français, de leur quotidien.
00:20Les prix évidemment à la pompe, la question des renégociations éventuelles des prix avec la grande distribution,
00:25la question des entreprises, même de la transmission d'entreprises.
00:29Vous voulez aider davantage à transmettre les entreprises.
00:33Et puis finalement, la question aussi de l'emploi et du pouvoir d'achat.
00:36On le regarde ce matin, les chiffres montrent que c'est comme si on avait, ça y est, réatteint un
00:43plancher et que ça remonte.
00:44Alors ça remonte légèrement, mais quand on regarde le gazole, il repart à 2,17€ contre 2,16€ en début
00:50de semaine.
00:50Le 100.95 repasse à 1,97€ ce matin, il était à 1,96€ hier.
00:57Est-ce que ça veut dire que ça y est, c'est fini, ça remonte ?
00:58Non mais il y a une baisse de plus de 8 avril, en moyenne 2,16€, 2,17€.
01:04Moi, je dois m'assurer qu'il y ait une transparence dans la volatilité.
01:10Parce que le marqueur de cette crise, c'est la volatilité.
01:13Et ce qu'il faut, c'est qu'on s'assure et on a les moyens, le gouvernement, les jets,
01:18les moyens de contrôler les prix, les marges,
01:22de manière à ce que ça soit répercuté à la baisse.
01:26Vous avez lancé une recherche pour justement vous assurer que ces marges ne sont pas excessives.
01:32Voilà, et donc on a des réunions, j'en ai une en fin de journée aujourd'hui avec les distributeurs.
01:38On doit avoir cette transparence, qu'on soit sûr, et je suis dans mon rôle,
01:45qu'il y ait, aussitôt qu'il y ait une baisse, que ça soit répercuté.
01:49Et donc là, la courbe des marges qui a été contrôlée par les services de la DGCCRF
01:58montre qu'au début de la crise, il y a eu un petit envolé des prix, des marges.
02:03Et qu'après, les choses se sont lissées et qu'il y a eu une répercussion,
02:09que les distributeurs ont joué le jeu.
02:12Donc il faut qu'on continue à s'en assurer.
02:15Et c'est ce qu'on fait quotidiennement.
02:18Je n'ai pas un doute, mais je contrôle.
02:20Voilà, je contrôle pour être certain.
02:22Vous voulez dire que la conscience n'exclut pas le contrôle ?
02:23Exactement.
02:24Et puis, on a des outils qui seraient disponibles
02:29au cas où on s'apercevrait que les choses ne sont pas répercutées assez vite.
02:34Ces outils, c'est ce fameux décret que vous avez dit avoir écrit.
02:38Il n'y aurait plus qu'à le publier, le cas échéant.
02:41Mais les distributeurs ont quand même l'impression d'avoir bon dos
02:45et de jouer vis-à-vis de vous une sorte de rôle de bouc et viscère confortable.
02:50Non, il faut que tout le monde joue le jeu.
02:52Chacun dans son registre.
02:54Les distributeurs, moi, j'ai été vendeur de carburant.
02:59Vous avez été vous-même à la tête des magasins U.
03:02Et c'est vrai que quand on a...
03:03Oui, j'ai eu un magasin aussi.
03:05Donc, le carburant, c'est un prix d'appel.
03:08Parce que les gens viennent faire leurs courses en voiture.
03:11Donc, c'est l'intérêt des distributeurs que le prix du carburant soit le moins cher.
03:16Donc, voilà.
03:17Simplement, il ne faut pas qu'il y ait fait...
03:18Pardon, il y a un paradoxe.
03:19Vous nous dites d'un côté, moi, je sais, parce que j'ai été moi-même à la tête de
03:22mon magasin,
03:23qu'en vrai, il n'y a pas beaucoup de marge là-dessus.
03:25Et dans le même temps, régulièrement, vous dites, on va mener des contrôles...
03:28Oui, parce que l'État est dans son rôle pour ne pas qu'il y ait d'effet d'aubaine
03:32par rapport à ça.
03:34Alors, les distributeurs, aujourd'hui...
03:35On constate qu'ils jouent plutôt le jeu.
03:39Les distributeurs, ils estiment quand même que régulièrement, vous ressortez cette carte-là.
03:43Je voudrais juste que vous étudiez les mots de Michel-Édouard Leclerc.
03:46À propos de vous, il était mon invité à ce même micro le 10 avril dernier.
03:50Quand même, il considère que c'est un peu gonflé de votre part.
03:52Écoutez.
03:54Et d'avoir en plus un ministre du commerce qui vient de chez nous
03:56et qui sait qu'on ne prend pas de marge, on n'a pas aimé, d'accord ?
04:00Là, vous parlez de Serge Papin qui a été l'ancien patron de...
04:02Oui, dans la distribution.
04:04Là, d'avoir un de chez nous qui est ministre du commerce
04:06et qui vient se balader en bagnole avec des caméras
04:08pour dire je viens contrôler dans les stations des grandes surfaces,
04:11c'est sûr que ce n'est pas notre truc.
04:13Ça ne vous a pas plu, ça ?
04:14Non, mais Michel-Édouard, écoutez, il me cherche.
04:18Oui, un peu, là, franchement.
04:19Et puis, mais ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il le faisait quand j'étais à la tête
04:23de mon groupement.
04:24Parce que voilà, il faisait bien marquer les différences.
04:28Il m'a reproché quand j'ai fait le rapport à Yalim.
04:33Et là, il oublie juste une chose.
04:35Moi, je me préoccupe de l'intérêt général du pays.
04:38Je suis ministre de la République.
04:40Et donc, ce qui m'anime, c'est l'intérêt général, c'est l'équilibre.
04:45Moi, je ne suis pas dans la défense corporatiste de mon entreprise.
04:49J'ai changé de registre.
04:51Donc voilà, il faut juste qu'il essaie de perception.
04:53Vous trouvez du coup que c'est lui qui exagère ?
04:56Bien sûr, bien sûr, c'est lui qui exagère.
04:59Lui, il est dans la défense de ses intérêts.
05:01Moi, je suis dans la défense des intérêts des Français.
05:05Et je suis dans mon rôle quand je contrôle s'il y a bien la répercussion des prix.
05:10Est-ce que vous avez les résultats de ces contrôles ?
05:12Oui, on les a les résultats de ces contrôles.
05:14On va en parler ce soir, ce que je vous ai dit.
05:16C'est-à-dire, on s'est aperçu qu'il y avait, au début du conflit,
05:21donc il y a eu une montée excessive, un peu.
05:25Il y a eu un excès ?
05:27Au début.
05:28Dans les marges des distributeurs ?
05:29Au tout début.
05:30Et après, les choses sont rentrées dans l'ordre.
05:32Donc, on s'assure juste que ça va continuer comme ça.
05:37Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, Serge Papin,
05:40vous avez désormais les résultats qui prouvent que les distributeurs
05:43ne profitent pas de la crise ?
05:46Actuellement, par rapport au contrôle que l'on fait, on peut dire ça, oui.
05:51On peut dire ça aujourd'hui.
05:52Mais vous gardez en quelque sorte le pistolet sur la tempe en leur disant
05:56si vous exagérez, on ressort ce décret.
05:59On a des outils, dont ce décret et dont surtout la DGCCRF,
06:05qui fait son travail quotidiennement.
06:07Puis on fait des réunions.
06:08Écoutez, on va avoir, avec les distributeurs, deux réunions cette semaine.
06:12Mais ça va changer quoi ?
06:13Ça permet à chacun de s'expliquer, de vérifier si les engagements sont tenus.
06:19Voilà, on est dans le dialogue aussi.
06:21Chacun, dans son registre, doit jouer le jeu.
06:24Est-ce que ce matin, vous pouvez dire, effectivement, on l'a vu,
06:27ça a repris un centime par rapport à hier.
06:29Est-ce que vous vous dites, désormais, et on voit d'ailleurs le prix du baril
06:32est repassé au-dessus des 100 dollars, que dans les jours qui viennent,
06:35il faut s'attendre probablement à ce que ça remonte à nouveau ?
06:38La crise va durer, c'est probable.
06:41On ne sait pas si c'est quelques semaines ou quelques mois.
06:43Donc il faut toujours avoir le discernement par rapport à ça.
06:47Et moi, ce que j'entends aussi, c'est que les négociations continuent.
06:51Je vais vous dire même, ce que ceux qui sont dans les négociations disent,
06:55enfin tout ce que j'entends, y compris des membres du gouvernement qui rapportent ça,
06:59plus l'accord va prendre le temps d'aboutir, plus cet accord sera sérieux.
07:08Et donc là, on voit que les discussions durent.
07:10Donc il faut être patient.
07:11Il faut être patient, voilà.
07:12Il faut être patient, mais vous dites aussi aux Français de l'être.
07:15Forcément.
07:17Écoutez, on ne fait pas rien.
07:20On a une stratégie d'accompagnement des métiers qui le nécessitent.
07:27Et l'espace-temps, c'est chaque mois.
07:30Là, ce qu'a exprimé le Premier ministre pour le mois de mai,
07:33c'est la continuité des soutiens aux activités agriculteurs, transporteurs, pêcheurs.
07:38s'y rajoutent deux autres secteurs.
07:42Donc c'est le BTP, donc avec les entreprises de moins de 20 salariés dans le BTP
07:49qui vont bénéficier d'un soutien, et les grands rouleurs.
07:53Donc dans les grands rouleurs, vous avez les aides-soignantes, les aides à domicile,
07:57les infirmières en zone rurale.
07:59Donc on a élargi le soutien.
08:02Et ça, c'est pour le mois de mai.
08:03Vous voyez, le temps pour la gestion de cette crise, c'est le mois.
08:08Donc là, on a ce qu'on pourrait appeler un paquet d'aides.
08:11Ce sera prêt quand ?
08:12C'est prêt.
08:13C'est prêt et ce sera applicable dès le 1er mai.
08:15Ce sera applicable dès le 1er mai.
08:17Serge Papin, vous êtes aussi le ministre, je le disais, des PME, du tourisme.
08:21Le tourisme, on va y revenir parce que ça a de grosses conséquences aussi.
08:24Le prix du kérosène, je voudrais m'y arrêter un instant.
08:29Plusieurs compagnies, notamment la compagnie Lufthansa,
08:31dit carrément qu'elle va réduire 20 000 vols
08:34parce qu'elle veut finalement économiser son kérosène.
08:39C'est aussi des hausses de prix du billet.
08:41Air France qui annonce une hausse des prix du billet pour les longs courriers,
08:45mais aussi pour les petits et moyens courriers,
08:47de l'ordre de 20 à 50 euros jusqu'à 100 euros pour les longs courriers.
08:51Est-ce que ça vous inquiète ?
08:52Écoutez, en termes d'approvisionnement de kérosène,
08:55on n'a pas de difficultés.
08:56On a la raffinerie de Gravenchon qui fournit le kérosène.
09:01qui a augmenté sa production.
09:03Donc en termes d'appro, il n'y a pas de difficultés.
09:07Au niveau des prix, oui, il y a eu une augmentation, je l'ai vu comme vous.
09:12Alors, est-ce que je suis inquiet ?
09:15Bon, je suis ministre du tourisme aussi.
09:18Ce que j'entends aussi, c'est que beaucoup de choix de nos concitoyens,
09:21ça va être d'être un petit peu plus,
09:24de rester dans notre pays cet été,
09:26de moins utiliser l'avion,
09:27qui en effet, pendant cette période,
09:29souhaitons que ça soit une parenthèse
09:31qui s'arrête le plus vite possible,
09:33mais le prix du kérosène augmentant,
09:35ça se traduit dans le prix des billets d'avion.
09:37Les PME, est-ce qu'il faut rouvrir les négociations commerciales ?
09:40Un certain nombre de PME dans l'agroalimentaire,
09:43comment c'est-à-dire que les accords
09:45qui avaient été signés au 1er mars
09:46avec la grande distribution,
09:48l'avaient été sur des bases de prix,
09:50avec des matières premières,
09:51avec une énergie qui n'était évidemment pas celle d'aujourd'hui ?
09:55Ils disent qu'on ne va pas forcément réussir à tenir l'Agnat,
09:57qui représente notamment toutes ces marques d'agroalimentaire,
10:00dit qu'il va falloir sans doute que pour une partie d'entre nous,
10:03on puisse rouvrir ces négociations.
10:06La grande distribution, elle, elle dit pas question.
10:08Vous vous dites quoi ?
10:10Là aussi, c'est un outil.
10:13On verra, c'est une possibilité.
10:15À date, là, pour l'instant,
10:17moi j'ai aussi eu des discussions de ce point de vue-là.
10:20Il n'y a pas, dans mon bureau,
10:23des gens qui viennent de me demander,
10:25là tout de suite, de réouvrir les négociations.
10:28Vous n'avez pas l'impression qu'il y ait une urgence ?
10:28Il n'y a pas d'urgence.
10:29On va faire un point,
10:31sans doute à la fin du deuxième trimestre,
10:33et on verra les conséquences qu'il faut en tirer.
10:36Ce que je peux dire quand même,
10:37au niveau du pouvoir d'achat,
10:40de ce point de vue-là,
10:41c'est que les prix ne vont pas augmenter,
10:44pour l'instant,
10:45et le médiateur des négociations
10:48qui va s'exprimer,
10:51dit qu'il n'y a pas eu de hausse
10:54sur les prix de l'alimentation.
10:55Dans les négociations qui ont été terminées
10:58au 1er mars,
10:59on sait qu'aujourd'hui,
11:01les prix tels qu'ils ont été fixés,
11:02et donc pour l'année qui vient,
11:03il n'y a pas d'inflation.
11:05Il n'y a pas, là, zéro inflation.
11:07Zéro.
11:07On est vraiment,
11:08on est sur l'épaisseur du trait,
11:10c'est-à-dire que les prix dans les rayons
11:11n'ont pas bougé.
11:12N'ont pas bougé.
11:12N'ont pas bougé.
11:13Vous pouvez l'affirmer ce matin.
11:15Oui, je l'affirme ce matin,
11:16parce que j'ai des éléments,
11:18ils ont progressé précisément
11:19de 0,04.
11:220,04%.
11:23Exactement.
11:23Donc, en effet,
11:24on est vraiment sur une stabilité des prix.
11:25Stabilité des prix alimentaires.
11:27À ce stade ?
11:28À ce stade.
11:28Évidemment, la question,
11:29c'est s'il y avait réouverture
11:30de ces négociations,
11:31ça serait sans doute à la hausse.
11:33Les industriels sont aussi conscients
11:35que les volumes ne sont pas significatifs.
11:39Personne n'a envie d'augmenter les prix.
11:41Donc, bien sûr, après,
11:42on verra la nécessité de le faire ou pas
11:46le moment venu.
11:48Serge Papin,
11:49vous êtes, je le disais,
11:50le ministre aussi des petites
11:51et moyennes entreprises.
11:52Il y a un grand défi
11:52qui est la question
11:53de la transmission des entreprises.
11:55Parce qu'il y a un certain nombre
11:56de patrons
11:56qui arrivent à plus de 55 ans,
11:59qui n'ont pas forcément encore
12:00tout à fait un plan pour la suite.
12:02Et vous lancez aujourd'hui
12:04un plan sur la transmission des entreprises.
12:06Ça va marcher comment ?
12:07Vous allez écrire au patron ?
12:08Vous allez anticiper ?
12:10Vous allez leur dire
12:10il faut que vous vous en préoccupiez dès maintenant ?
12:12Il faut en faire une grande cause
12:14économique nationale.
12:16Parce que ça,
12:17c'est un vrai défi.
12:18Parce qu'il y a un gros risque sur l'emploi ?
12:19Il y a 550 000 entreprises
12:22qui vont changer de main
12:23dans les 10 ans.
12:25Donc, ça concerne 3 millions de salariés.
12:28Et ça veut dire qu'il faut anticiper.
12:31Vous savez, on parle beaucoup de souveraineté.
12:33On parle beaucoup d'indépendance.
12:34En ce moment,
12:36on voit bien qu'il faut qu'au niveau de l'Europe
12:39et au niveau de la France,
12:40on soit pérenne,
12:41on soit souverain.
12:42Et on ne le fera pas
12:43sans notre économie.
12:45Et ça, c'est vraiment la mère
12:46de toutes les batailles
12:47de s'occuper des transmissions.
12:49Donc oui,
12:50on va prévenir
12:52tous les chefs d'entreprise
12:53qui ont plus de 55 ans
12:54pour leur dire
12:57oui,
12:57anticiper.
12:58Parce qu'il y en a pour qui,
13:00voilà,
13:00c'est une angoisse la transmission.
13:02On va créer un site,
13:05on va dire,
13:06on pourrait appeler ça
13:07le Tinder de la reprise
13:08pour mettre en lien
13:10ceux qui ont envie de reprendre
13:12avec ceux qui ont envie de céder.
13:14Les chambres de commerce,
13:15les chambres des métiers
13:16vont organiser aussi
13:18des journées de la reprise
13:19tous les mois
13:21avec les acteurs.
13:23Et puis,
13:23on se préoccupe aussi
13:24du financement de tout ça.
13:26Alors,
13:26j'avais ce matin
13:27un auditeur,
13:28il a une boutique,
13:30un commerce de chaussures
13:31à Montargis.
13:32Et il vous interrogeait ce matin,
13:34il m'appelait sur RMC
13:34et il disait,
13:35mais moi j'adorerais
13:36pouvoir me préoccuper
13:37de transmettre mon entreprise.
13:38Mais il dit,
13:39le problème,
13:39c'est que pour l'instant,
13:40les entreprises vont surtout très mal.
13:41Le nombre de faillites d'entreprises,
13:43la difficulté des commerces,
13:44il dit aujourd'hui,
13:45d'ailleurs,
13:45le commerce se porte mal,
13:46les Français rechignent
13:48à consommer,
13:49ils sont inquiets.
13:50Ils trouvaient presque
13:51que vous mettiez la charrue
13:52avant les bœufs.
13:53Non,
13:54écoutez,
13:55ça ne s'oppose pas.
13:56Alors,
13:56pour ce qui concerne
13:57les difficultés,
13:58on a mis en place
13:59il y a quelques semaines
14:01un plan d'accompagnement
14:03à ce qu'on pourrait appeler
14:05les défaillances.
14:06Et ça veut dire
14:07que les services de l'État
14:08qui sont animés
14:10par la médiatrice
14:11du crédit
14:12ou par la direction
14:13du Trésor
14:14coordonnent
14:15une action d'accompagnement
14:16quand il y a des difficultés.
14:18Juste une information quand même,
14:1970% des entreprises
14:21qui font appel
14:21en anticipant
14:23parce qu'il y a des difficultés
14:24s'en sortent.
14:26Donc vous voyez,
14:27on est aussi
14:27en accompagnement.
14:27Les défaillances d'entreprises
14:29et les moindres emplois.
14:31On sait que,
14:31et c'est France Travail
14:32qui a révélé ce chiffre hier,
14:34il y a eu
14:34moins 6,5%
14:36de création d'emplois
14:37cette année.
14:38Oui,
14:39écoutez,
14:40on est dans
14:41des difficultés
14:43sans doute,
14:44mais
14:44nous,
14:45on essaie
14:45de faire un travail
14:46justement
14:47pour anticiper
14:49et sortir
14:50de ces difficultés.
14:51Moi,
14:52je veux
14:54faire
14:55de ce
14:55de
14:56comment dirais-je
14:57de la reprise
14:58là justement
14:59vraiment
15:00une cause
15:01économique
15:02nationale.
15:03Et donc,
15:04on met en place
15:05des moyens
15:06pour faire en sorte
15:07que la création
15:08d'emplois continue.
15:10Vous leur dites
15:11de transmettre.
15:12C'est toute une génération
15:14qu'il va falloir relever.
15:1655 ans.
15:16Vous leur écrivez
15:17donc à 55 ans.
15:18Ils vont recevoir une lettre.
15:20C'est patron
15:20de plus de 55 ans.
15:21Vous en avez parlé
15:22avec Bernard Arnault ?
15:23Je pense que lui-même
15:25est dans la succession.
15:27Non, parce que justement,
15:28je me posais la question,
15:28j'ai regardé,
15:29il a 77 ans,
15:30il venait de rajouter
15:313 ans
15:32pour pouvoir
15:33diriger son entreprise
15:34jusqu'à 80 ans
15:34et il propose,
15:36semble-t-il,
15:37là,
15:37de rajouter 5 ans
15:38pour pouvoir rester
15:39aux manettes
15:40d'LVMH
15:40jusqu'à l'âge
15:41de 85 ans.
15:42Là, vous dites,
15:42vous allez écrire
15:43au patron de 55 ans.
15:44Mais est-ce que vous en avez
15:45parlé avec lui
15:46de la transmission
15:46d'LVMH ?
15:47Je pense que dans
15:48la famille Arnault,
15:49il y a ce qu'on pourrait
15:49appeler un tuilage.
15:51Vous savez,
15:53je pense que ses enfants
15:54sont aux affaires.
15:55Lui, il est toujours là,
15:56mais ils ne sont pas du tout
15:57dans le même registre.
15:59Et après,
16:00vous savez,
16:00moi, j'ai transmis
16:02mon entreprise.
16:03J'ai fait ce qu'on appelle
16:05crédit vendeur
16:05à celui
16:06qui a repris
16:07le magasin.
16:08C'était un jeune,
16:10voilà,
16:10il était d'ailleurs
16:11rentré au passage
16:12comme saisonnier.
16:14Il a monté
16:14les échelons
16:15et je l'ai accompagné
16:17aussi.
16:17Je l'ai accompagné
16:18par ce crédit vendeur,
16:20mais je l'ai accompagné
16:21aussi en étant là,
16:22en étant avec lui.
16:23Et ce que fait
16:24Bernard Arnault,
16:25en tant que père,
16:27il accompagne
16:28aussi ses enfants.
16:29Pour l'économie française ?
16:30C'est un bon modèle,
16:32cet accompagnement.
16:32Alors,
16:33il le fait,
16:33lui,
16:33dans une très hausse entreprise.
16:35Mais moi,
16:36ce que je retiens là-dedans,
16:37c'est l'accompagnement.
16:39Et je pense notamment,
16:40pour les reprises,
16:41quelque chose
16:42que je mets en avant,
16:43c'est le crédit vendeur
16:45qui est à la fois
16:46un accompagnement
16:47du savoir-faire
16:48et un accompagnement financier.
16:50Et c'est des dispositifs
16:52comme ça
16:52que je veux mettre en avant.
16:53Serge Papin,
16:53un mot sur l'immigration
16:54de travail.
16:55Pedro Sanchez,
16:56qui est donc
16:56le premier ministre espagnol,
16:57a annoncé vouloir régulariser
16:58500 000 immigrés
16:59en situation irrégulière,
17:01mais qui travaille
17:02sur le sol espagnol.
17:03Est-ce que vous vous dites,
17:04au fond,
17:05peut-être qu'il faudra
17:05le faire aussi en France ?
17:07Il faudra réfléchir
17:08à l'immigration.
17:09Je vois bien
17:09que c'est un débat sociétal.
17:13Ce qu'il faut,
17:14c'est qu'il y ait
17:14une immigration
17:15qui soit choisie.
17:18Ceux qui nous rejoignent,
17:19voilà,
17:21qu'ils adoptent
17:23le mode de vie
17:25qui est le nôtre.
17:26Et à ce moment-là,
17:27sans doute, oui,
17:28parce qu'on a une démographie
17:30qui est en berne.
17:31Il faudra bien
17:32qu'on trouve
17:36des travailleurs
17:36Et donc,
17:37vous vous dites,
17:38potentiellement,
17:39de cette proportion-là,
17:39c'était 400 000 en Italie,
17:41c'est 500 000 maintenant
17:42en Espagne ?
17:43C'est un sujet
17:43qu'il faudrait aborder
17:44sereinement
17:45et pas dans le clivage
17:47et dans la caricature
17:48comme parfois
17:49c'est celui
17:49du débat politique
17:51actuellement.
17:51Et je pense
17:52qu'on peut avoir,
17:54nous aussi,
17:55à notre façon,
17:56une immigration
17:57qui soit choisie
17:59et qui soit intégrée.
18:01Donc régulariser
18:01plusieurs centaines
18:02de milliers
18:03d'immigrés réguliers ?
18:04Je ne dis pas ça.
18:05Je ne dis pas ça.
18:06Je dis qu'il faut
18:07qu'il y ait
18:08une intégration
18:09en fonction des besoins.
18:10Il faut que ça soit réfléchi,
18:12il faut que ça soit débattu,
18:13il faut que ça soit compris.
18:15Il ne faut pas
18:15qu'on associe
18:17systématiquement
18:17les problèmes
18:18d'immigration
18:19et les problèmes
18:19de sécurité.
18:20Il faut dépasser ça
18:21et avoir un dialogue
18:22constructif.
18:23Ça fera sans doute
18:24l'objet
18:25d'autres échéances.
18:26Et vous pensez,
18:27je pense à 2027.
18:28Merci Serge Papin
18:29d'avoir répondu
18:29à mes questions.
18:30Vous êtes le ministre
18:30des petites et moyennes entreprises,
18:32du commerce,
18:33de l'artisanat,
18:33du tourisme
18:34et du pouvoir d'achat.
18:34Merci.
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