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  • il y a 9 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00On va faire le point maintenant sur cette affaire de l'antavirus avec une Française rapatriée positive, 22 cas contacts
00:06identifiés, des gens à l'hôpital Bichat, justement c'est à l'hôpital Bichat que nous allons retrouver Jocelyn Azo
00:11en direct pour BFM TV.
00:13Que sait-on du nombre de personnes qui est sur place et du protopole alors ?
00:19Eh bien c'est la ministre de la Santé qui a donné des nouvelles plus tôt dans la journée des
00:235 Français rapatriés hier de la Crois-Hérondus et qui ont atterri au Bourget avec un cas qui inquiète particulièrement.
00:30C'est une Française qui a présenté des signes dans l'avion de rapatriement et son état de santé s
00:35'est dégradé cette nuit.
00:37On ne sait pas pour l'instant si son pronostic vital est engagé. Ce que l'on sait c'est
00:41que son test PCR à l'antavirus lui est revenu positif.
00:44Ce qui fait d'elle le premier cas soigné d'antavirus sur le sol français.
00:49Quatre autres patients eux sont toujours soignés ici à l'hôpital Bichat dans le 18ème arrondissement.
00:54Leurs tests PCR sont revenus négatifs pour l'instant parce que la durée d'incubation est assez longue et c
01:00'est ce qui fait la particularité de cet antavirus.
01:02Elle peut aller jusqu'à 6 semaines et donc il y a une grande surveillance des autorités de santé.
01:06Un test négatif aujourd'hui peut être positif dans les prochains jours.
01:11Surveillance et renforcement du protocole sanitaire puisque les autorités ont annoncé aujourd'hui que les 5 patients étaient hospitalisés jusqu
01:20'à nouvel ordre.
01:21Et ne seront libérés entre guillemets que sur avis médical.
01:24Voilà Jocelyn Azo avec Nils Solcer en direct de l'hôpital Bichat.
01:28Justement avec Maëva Lamy.
01:29On va regarder maintenant précisément, bonsoir Maëva, les protocoles prévus pour ces 5 passagers qui sont à Bichat.
01:36On va regarder ça en détail avec vous.
01:37Alors oui tout à fait.
01:38Pour ces 5 passagers donc ils sont placés à l'isolement à l'hôpital Bichat.
01:43Donc un isolement très strict.
01:44Ils sont actuellement en quarantaine.
01:46Et ils se trouvent dans des chambres spécialisées avec par exemple des flux d'air qui permettent d'éviter les
01:52contaminations.
01:53Ils ont interdiction totale de rentrer chez eux.
01:56Pour ce qui est de leurs soignants, ce sont des soignants qui ont été formés à prendre en charge des
02:00malades contagieux qui ont évidemment toutes les protections nécessaires.
02:04Que ce soit les gants, les masques, on les connaît maintenant assez bien.
02:08Pour la durée de leur hospitalisation, ces patients resteront à l'hôpital jusqu'à nouvel ordre, à minima pour 15
02:15jours.
02:16En sachant que la période d'incubation pour l'antavirus est en moyenne de 1 à 2 semaines.
02:20Ça correspond, elle peut même aller jusqu'à 6 semaines.
02:23Ils sont également, le précis, soumis à des tests réguliers, des prélèvements de sang, des tests PCR également.
02:29Et donc on verra à l'issue de ces 15 jours s'ils restent encore hospitalisés.
02:33Alors 22 cas contacts sont aussi identifiés en France.
02:36Quel est le protocole pour eux ?
02:38C'est un petit peu différent pour ces 22 cas contacts.
02:40On le précise qu'ils n'étaient donc pas à bord du navire de Londus.
02:43Mais qu'ils sont en fait montés dans des vols dans lesquels se trouvait une personne, une femme qui avait
02:47été contaminée par l'antavirus.
02:49C'est pour ça qu'ils sont donc à contact.
02:51Ces 22 cas, eh bien ils doivent se signaler, la consigne est très claire, sans délai aux autorités sanitaires.
02:58Pour ensuite observer une mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection.
03:05Évaluation qui doit elle-même être réalisée dans les 3 jours suivant leur signalement.
03:10Alors on le précise parmi ces 22 cas contacts.
03:13Il y en a déjà 8 qui ont été identifiés.
03:15Eux, ils ont déjà été mis à l'isolement très rapidement.
03:18Pour les 14 autres, c'est un peu différent.
03:20Ils ont reçu l'information.
03:21Ils doivent désormais se rapprocher des autorités sanitaires.
03:24Merci Maëva Lamy.
03:25Nous sommes avec Brigitte Autran, qui est professeure émérite d'immunologie à la faculté de médecine de la Sorbonne Université.
03:33Merci d'être avec nous.
03:35Madame Autran, est-ce qu'on peut dire que l'antavirus n'est pas un nouveau Covid ?
03:42Alors le Covid, c'est une maladie, ça n'est pas un virus.
03:44Mais la maladie causée par l'antavirus n'est pas un Covid.
03:49Le virus est de la famille des antavirus et beaucoup moins contagieux que ne l'était le SARS-CoV-2,
03:56qui est un coronavirus responsable de la Covid.
04:00Et donc il n'y a pas de commune mesure entre ces deux infections,
04:04même si elles ont une gravité extrêmement importante.
04:07Les symptômes, quels sont les symptômes de l'antavirus ?
04:11Alors les symptômes démarrent généralement après une phase d'incubation,
04:15comme il a été dit, qui peut aller d'une semaine à six semaines.
04:19Les premiers signes sont généralement des signes assez standards,
04:24de fatigue, de maux de tête, de douleurs généralisées, de fièvre,
04:29et de troubles gastrointestinaux.
04:34Vomissements, diarrhées, etc.
04:36Et puis tout d'un coup, et de façon assez imprévisible,
04:39eh bien l'état du patient peut s'aggraver avec en particulier des manifestations pulmonaires
04:46qui peuvent devenir extrêmement graves et nécessiter une réanimation.
04:51D'accord. Vous restez avec nous, Brigitte ou Margot de Fourville ?
04:54La patiente justement qui a présenté des signes d'abord de la fièvre
04:58dans le vol de rapatriement retour entre 13h30 et 15h30 hier
05:02entre Ténérife et le Bourget et admise à Bichat
05:06est en réanimation dans un état grave.
05:07Donc ça correspond à ce que nous décrit la professeure Brigitte Autran
05:10sur la dégradation extrêmement rapide de son état.
05:14D'autant plus que ce virus peut toucher des personnes en très bonne santé.
05:17Alors, on est forcément plus fragile quand on est plus âgé avec des comorbidités,
05:23mais oui, ça a été décrit notamment dans le cas argentin.
05:27On sait qu'il y a eu une petite épidémie qui s'est produite fin 2018, début 2019 en Argentine.
05:32D'ailleurs, c'est l'étude de référence sur laquelle se font les scientifiques
05:36pour établir les données sur le mode de transmission, la contagiosité.
05:40Et là, à cette époque, on avait d'abord un cas, puis trois cas index
05:44qui avaient donné lieu à 34 cas confirmés et 11 décès.
05:48Ce qui est intéressant de noter, c'est qu'on voit que la contamination a eu lieu
05:52par contact rapproché dans à peu près les trois quarts des cas décrits dans cette étude.
05:57– Et madame Autrance, justement, en ce moment, tout est fait pour qu'il n'y ait pas de propagation.
06:02Parce que c'est ça, il faut rassurer nos compatriotes, quoi.
06:06– Tout à fait. Et l'étude qui vient d'être mentionnée avait très très bien démontré
06:10que les mesures que l'on appelle les mesures barrières,
06:13donc les mesures de protection, de confinement, de protection du personnel soignant,
06:18permettent de réduire la contagiosité et pratiquement de l'annuler.
06:22Donc il est très très important, le protocole qui est mis en place
06:25est tout à fait adapté.
06:27Il est très important que les personnes qui sont revenues des différents vols
06:32qu'ils ont partagés avec des personnes contaminées
06:35respectent les demandes qui leur sont faites de se signaler
06:38et de consulter très rapidement pour être analysées et qu'ils en sachent s'ils sont affectés ou pas.
06:47– Mais est-ce qu'il faudrait placer à l'isolement les personnes cas contacts ?
06:52– Alors les cas contacts sont isolés puisque les cas contacts du bateau sont isolés.
07:00– Il semble bien que dans le cadre de cette infection antivirus,
07:04il faut un contact rapproché pour qu'il y ait contamination.
07:08C'est un virus peu contagieux.
07:10Et donc aujourd'hui, il ne paraît pas complètement évident,
07:16à moins que la situation se modifie,
07:18que les personnes qui ont voyagé dans un avion avec une personne malade,
07:24soit qu'on leur impose un isolement.
07:28Mais par contre, il est nécessaire qu'ils soient vus par des médecins
07:32et qu'ils aient des analyses.
07:34– Mais enfin, Mme Autran, est-ce qu'on peut imaginer
07:37qu'il y ait des cas qui se baladent comme ça dans le pays ?
07:38Pardon pour l'expression un peu triviale.
07:40– Non.
07:41– Et que d'un coup, on se dise, aïe, aïe, aïe, ça y est, c'est parti,
07:44à tel endroit, à tel endroit, ça nous échappe.
07:46– Alors ce qu'il faut savoir, c'est que des antivirus,
07:49il y en a en France, il y en a en Europe, il y en a en Asie,
07:52il y en a en Amérique du Nord,
07:53mais ces antivirus ne sont pas transmissibles d'homme à homme.
07:57On peut être infecté en étant en contact avec des déjections
08:02de ce qu'on appelle des rongeurs, des rongeurs sauvages.
08:06Et donc la maladie est connue en France,
08:09elle est connue pour sa gravité.
08:11Mais, je le répète, les antivirus qui sont présents en France,
08:16jusqu'à maintenant, n'ont jamais été transmissibles d'homme à homme.
08:20Il n'y a que ce virus, il n'y a que ce virus issu du Chili et du sud
08:27de l'Argentine
08:28qui semble être responsable de cette transmission.
08:32Nulle part ailleurs, il n'y a de transmission inter-humaine d'antavirus.
08:37Je ne sais pas, ça ne fait plus.
08:37Merci.
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