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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Retour sur le plateau de BFM TV, on va parler maintenant de l'antavirus.
00:05Pardon Alain, mais prudence, il faut remettre les masques.
00:07Alors, est-ce qu'il faut remettre les masques ?
00:09J'en ai un pour vous, tenez.
00:11Et le gel aussi pour les mains.
00:12Merci, alors écoute, ce que je vais faire, je vais le mettre de côté,
00:15mettre un petit coup de gel parce que cet antavirus visiblement...
00:18On avait oublié ces gestes, mais non ?
00:20Oui, mais il pourrait revenir.
00:21Donc méfiant, c'est pour ça qu'on va vous expliquer précisément déjà
00:25la chronologie du navire de l'enfer.
00:28Le navire antavirus, c'est avec vous qu'on va comprendre ce qui s'est passé.
00:32François Capillan, bonsoir.
00:33Bonsoir à tous.
00:34D'abord, on parle de quoi ?
00:35On parle de ce bateau que vous allez apercevoir derrière moi, le MV Ondus.
00:40Un navire de 107 mètres de long, battant pavillon néerlandais.
00:45À bord, 147 personnes, 88 passagers, dont 5 Français d'ailleurs.
00:49Et 59 membres d'équipage.
00:51Croisière de rêve, en tout cas, c'était la promesse de départ qui s'est transformée,
00:54vous le disiez, en cauchemar.
00:56Le bateau devait relier Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap Vert.
01:00Il l'accostera dans les prochains jours à Ténérife, dans les Canaries, en raison des circonstances.
01:05On fait signe qu'il n'est plus très loin, en réalité, des Canaries.
01:08Et il n'est plus au large du Cap Vert.
01:10Vous apercevrez, je pense, dans un instant, sa position en direct.
01:13D'ici à samedi, vraisemblablement, les passagers sont confinés dans leur cabine.
01:18Officiellement, il n'y a plus aucun patient symptomatique à bord.
01:22En tout cas, pour l'instant, tous ont été évacués.
01:25Justement, si on récapitule, vous le voyez, on en est à 8 cas.
01:28C'est-à-dire 3 à confirmer, 5 suspects, sachant que sur ces 8 personnes dont on parle, 3 ont
01:33perdu la vie.
01:33C'est un passager néerlandais de 70 ans, le premier que vous voyez tout là-bas,
01:37qui est le premier à présenter les symptômes.
01:39Il est mort le 11 avril à bord du navire.
01:42Son corps a été débarqué deux semaines plus tard à Sainte-Hélène, une île britannique située dans le Pacifique Sud,
01:47dans l'Atlantique Sud, avec son épouse qui a fini, elle aussi, par présenter des symptômes,
01:51être transférée par avion vers Johannesburg, où elle est décédée à son tour le 26 avril.
01:56Elle était donc dans un avion quand elle était contaminée.
01:58Son infection à l'antavirus a d'ailleurs été confirmée le 4 mai.
02:02Deux jours plus tôt, samedi dernier, donc, une passagère allemande, vous voyez en 3e position,
02:06avait succombé sur le bateau quelques jours après les premiers symptômes.
02:09Les 3 cas suspects qui, ce matin encore, étaient à bord du MV Hondius,
02:13ont été évacués depuis, c'était il y a quelques heures.
02:15Il s'agit de deux membres d'équipage, un britannique et un néerlandais,
02:18et une personne contact, cas contact en l'occurrence,
02:21qui a été en contact avec la passagère allemande décédée ce week-end.
02:24J'ajoute qu'un passager qui voyageait sur le bateau est désormais hospitalisé à Zurich, en Suisse.
02:28Il a été testé positif. C'est le 3e cas avéré.
02:32Quant à l'origine exacte, vous allez en parler en plateau évidemment,
02:35l'origine de la contamination et condition de sa propagation,
02:38elle reste à ce stade incertaine, tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.
02:41Merci François Gapillan.
02:43Docteur Rossi, rassurez-moi tout de suite, est-ce que je dois, oui ou non, garder le masque ?
02:47Parce qu'on a l'impression de revivre le début du Covid.
02:50Alors, garder le masque, c'est toujours bien si vous voulez éviter des épisodes de virus saisonniers,
02:54mais je pense qu'on ne peut pas du tout dire qu'on est devant une histoire...
02:57Donc là, je peux enlever le masque ?
02:59Oui, j'ai peut-être un petit peu le rhume, mais du coup, faites attention.
03:02Ça va, on a une licence suffisamment.
03:03Non, mais l'antavirus, c'est un virus qu'on connaît...
03:08Déjà, il y a plusieurs types d'antavirus.
03:09Là, on parle des sous-types américains qui sont associés à des formes respiratoires
03:13qui sont particulièrement graves.
03:14Les antavirus qu'on a en Europe, par exemple, nous en France, on a surtout le poumala.
03:17Il est là ? Il est présent l'antavirus ?
03:19Oui, mais ce n'est pas du tout les mêmes formes.
03:20Déjà, il n'y a pas de transmission interhumaine.
03:22Donc tous les antavirus sont des virus qu'on peut avoir en contact avec les rongeurs
03:26qui se transmettent par l'inhalation d'urine ou d'excréments de rongeurs.
03:32On peut aussi l'attraper sur des morsures de rongeurs.
03:34Parce que j'ai vu qu'il y en avait dans le Jura, il y en avait dans le Marin.
03:38Mais c'est des sous-types différents, en fait.
03:40Principalement en France, on a le poumala qui est associé à des formes
03:42qui donnent des insuffiances rénales, des thrombopénies, un peu de fièvre.
03:46Mais là, ce n'est pas un peu de fièvre, on a trois morts.
03:48Alors, les sous-types d'antavirus qui sont présents sur le contaminant américain
03:53sont associés à des formes qu'on dit respiratoires et cardiaques.
03:56Donc c'est des formes un peu typiques des formes américaines
03:58qui sont plus graves, plus sévères, plus mortelles,
04:02avec des taux de mortalité à 30% dans les études.
04:06Principalement, les transmissions, c'est toujours avec les rongeurs.
04:08Et pour le sous-type Andes, qui est le seul sous-type
04:11qui a des contaminations interhumaines qui ont été déjà décrites par le passé,
04:14donc c'est celui qu'on retrouve probablement sur ces patients-là,
04:18puisqu'on a à la fois le cas qui vient d'Argentine,
04:20donc ça revient au sous-type des Andes, vous l'appelez comme vous voulez.
04:24C'est l'antavirus des Andes, en fait, qui est transmis de l'homme par l'homme.
04:27Alors, c'est d'abord transmis par un contact avec un rongeur,
04:30et puis il y a des transmissions qui sont interhumaines, mais qui sont difficiles.
04:33Ce n'est pas une transmission aussi importante qu'avec la Covid-19.
04:37Vous vous rappelez, on avait parlé de ce R0,
04:40c'est-à-dire que c'est le nombre, la capacité d'un virus
04:42à infecter plusieurs autres personnes.
04:44Voilà, le R0, il est très élevé pour la grippe,
04:46il est très élevé pour l'infection Covid-19,
04:49pour l'antavirus, il est très faible.
04:51Il faut être dans des contacts très proches,
04:53donc c'est les gens qui sont dans la même chambre.
04:55Comme dans une croisière.
04:56Voilà, comme dans une croisière.
04:57Donc la croisière, c'est un bon...
04:58C'est avec le cerf, une croisière.
05:00Parce qu'on nous dit qu'une des personnes qui est décédée
05:02était montée, brièvement, certes,
05:04mais montée quand même, à bord d'un avion KLM.
05:07Il s'agit vraisemblablement d'une épouse du premier patient décédé
05:13qui avait été rapatriée à Johannesburg
05:16et elle a présenté des symptômes après.
05:19Et elle est décédée le 24 avril, il me semble.
05:23Donc il faut retracer les cas contacts.
05:25C'est une enquête, une course contre la monde
05:26pour les autorités sanitaires.
05:28Retracer les cas contacts,
05:29parce qu'on parle de...
05:30C'est-à-dire que par exemple dans ce vol...
05:30On est suité dans une cabine, mais dans un vol aussi,
05:33la question peut se poser.
05:34Les cas contacts qui étaient à bord de ce vol
05:35sont des cas contacts ?
05:37Pas forcément à bord.
05:38Il faut un contact vraiment prolongé et rapproché,
05:40mais il faut quand même lister.
05:41Donc il y a un Français parmi ces cas contacts
05:44et il faut lister aussi les cas contacts
05:46du premier patient décédé.
05:49Il y a tout un listing qui a été fait.
05:50Là, pour l'instant, il y a une soixantaine
05:51de cas contacts identifiés,
05:5342 qui ont été retrouvés
05:54et qui sont actuellement sous surveillance
05:55selon le ministre de la Santé sud-africain.
05:58Donc ça fait énormément de travail.
06:01Et il faut aussi surveiller ce qui se passe à bord.
06:04On l'a dit, la transmission interhumaine,
06:06elle est possible, mais rare en cas de contact prolongé.
06:09Et puis il faut aussi déterminer tout ce qui va se passer
06:11une fois que les passagers vont débarquer.
06:13Parce que le souci avec ce virus,
06:15c'est que la période d'incubation,
06:16elle peut être longue.
06:17Elle est entre une semaine et six semaines
06:20pour ce virus des Andes.
06:22En moyenne, c'est plutôt deux semaines ou plus court.
06:24Mais il y a quand même la question de savoir
06:27combien de temps il va falloir surveiller.
06:29Et on est contagieux à ce moment-là,
06:31pendant ces six semaines.
06:32Alors, a priori, selon les données des scientifiques,
06:36il n'y a pas de transmission avant les symptômes.
06:38Ce qui est quand même une différence avec le Covid
06:39et avec la grippe.
06:41Mais une fois qu'on a les symptômes,
06:42il faut une prise en charge très rapide
06:43parce que la dégradation peut être brutale.
06:45Il faut un confinement.
06:46La personne doit se confiner à ce moment-là.
06:48Il y a une mortalité de 40%.
06:49Donc, il y a un isolement.
06:50Et surtout, prévenir un médecin rapidement.
06:54Mais une mortalité de 40%, c'est beaucoup pour cette fois-ci.
06:58Il faut être en faiblesse pathologique déjà soi-même ou pas ?
07:02Pas forcément, parce que c'est une dégradation.
07:04Encore une fois, les formes qu'il y a en Europe,
07:05ce n'est pas du tout la forme dont on parle là.
07:07On parle de cette forme-là.
07:08Cette forme-là, c'est la létalité la plus élevée des antivirus.
07:11Et c'est la seule souche sur les 38 connues.
07:13Mais si on est en forme ?
07:16Pour le coup, vous m'avez posé la question au docteur Rossi.
07:18Non, mais principalement, c'est effectivement,
07:19quand on est fragile, on est plus à risque.
07:21Après, les gens en forme peuvent quand même faire des formes graves
07:24et avec des risques de décès.
07:25Ce n'est pas pareil, le risque de décès.
07:26Quand on est sur un bateau, on ne peut pas avoir l'oxygénation.
07:29On ne peut pas avoir les fonctions support
07:30que quand on est quand même dans un hôpital.
07:33On parle quand même...
07:34Alors, on va voir s'il a muté ou s'il présente des mutations
07:36avec une transmission qui s'est majorée dans le risque interhumain.
07:40Mais la plus grosse épidémie, je pense,
07:41elle doit être de 30-35 cas.
07:43On parle d'une transmission qui est anédoctique au niveau interhumain.
07:48Donc, on n'est pas sûr.
07:48Mais cette souche des andres...
07:50Là, on a la souche, mais on n'a pas encore le séquençage complet
07:53du génome de la souche.
07:53Mais cette souche des andres,
07:55est-ce qu'elle pourrait se développer rapidement ?
07:56C'est ça que les Français qui nous regardent se posent la question ?
08:00Il faudrait regarder les caractéristiques du virus.
08:04On manque pour le moment d'éléments.
08:05Mais après, là, on est sûr.
08:06On voit quand même, quand on regarde la chronologie,
08:08il y a quelqu'un qui commence à avoir les symptômes le 10-11 avril.
08:12Quinze jours après, il y a les premiers cas contacts.
08:14Donc, en fait, on est quand même quelqu'un
08:15qui attrape une maladie qui est faiblement contagieuse,
08:18qui est assez rare, en contact avec un rongeur
08:21et qui se retrouve confiné dans un bateau de 3 ans.
08:25Vous l'avez dit, c'est moins contagieux que le Covid.
08:27C'est beaucoup, beaucoup moins.
08:28Pour rebondir sur ce que disait Benjamin Rossi,
08:30il y avait une étude qui avait été faite, je crois, en 2019 en Argentine.
08:33Deux cas qui avaient donné ensuite 34 cas confirmés.
08:37On se décède et on voit bien, là, sur ce bateau,
08:40il y a 147 personnes.
08:41Ils naviguent depuis le 1er avril.
08:44On a 8 cas, dont 3 confirmés.
08:47On n'est pas sur le même taux d'attaque que pendant le Covid.
08:49Rappelez-vous, il y avait un navire de croisière pendant le Covid.
08:51Vous vous rappelez du Diamond Princess ?
08:543 700 passagers.
08:55712 avaient contracté le Covid.
08:56On était quasiment à 1 personne sur 5.
08:58Donc on voit quand même que la transmission inter-humaine n'est pas la même.
09:01Quand on est à bord, on peut s'inquiéter.
09:03On peut avoir des moments de panique, de stress, d'angoisse.
09:06Il suffit de regarder ces vidéos que les passagers ont postées eux-mêmes.
09:11On n'est pas seulement les headlines.
09:13On est des gens, des gens, des familles, des lives, des gens qui attendent pour nous à la maison.
09:23Il y a beaucoup d'incertitude, et c'est la partie la plus difficile.
09:48Et là, dans ces cas-là, comment est-ce que ça se passe à bord d'un navire, d'un
09:52bâtiment,
09:52quand il y a un cas, qu'il y a une maladie qui se développe ?
09:56Il faut rassurer les passagers.
09:58Enfin, c'est une sacrée gestion à avoir quand même.
09:59Oui, alors il y a trois semaines.
10:02Oui, les navires passagers particulièrement sont préparés à cela.
10:06Alors peut-être pas à ce cas particulier que je ne connaissais pas, que je viens de découvrir.
10:09Et on a deux grandes conventions.
10:11On a une convention sur le droit du travail,
10:14puis une autre sur la formation des gens de mer, qu'on appelle STCW.
10:17C'est un acronyme barbare.
10:19Et il est expliqué que le personnel à bord doit être formé au geste de secours.
10:25Et pour les navires polaires, normalement, il y a toujours un médecin à bord.
10:29Donc tout ça, pas ce genre de virus,
10:33mais on peut éventuellement penser à une épidémie à bord du navire.
10:36Évidemment, le navire étant flottant et qu'on ne peut pas partir,
10:39il faut bien le gérer, et donc il y a des procédures.
10:42Non, la difficulté, là, c'est que ça me rappelle,
10:46vous nous avez rassuré en disant qu'il n'y avait pas de quoi paniquer,
10:49mais j'ai repensé au Covid,
10:51et je me rappelle avoir travaillé sur les questions de navires
10:55qui étaient au large, qui mouillaient,
10:57qui ne pouvaient plus bouger avec les gens qui étaient à bord,
10:59qui étaient paniqués.
11:00Et là, on a vu le refus du Cap-Vert d'accueillir ces navires.
11:05Qu'est-ce qui dit que par la suite, l'Espagne ne va pas le refuser ?
11:07Bien que l'Espagne, apparemment...
11:09Ténérife, on va y être dans un instant.
11:10Ténérife aussi, mais admettons qu'il refuse.
11:13Aujourd'hui, juridiquement parlant,
11:15rien n'oblige un État d'accepter un navire...
11:21Il vient d'accoster ?
11:22Non, non, vous restez en quarantaine, vous restez loin.
11:26Exactement, et il n'y a rien aujourd'hui, et depuis...
11:28Rien n'oblige un État à accueillir un navire ?
11:30Non, à l'OMI, il y a des travaux dessus,
11:31sur le facteur humain à bord des navires,
11:33mais aujourd'hui, rien n'impose au navire.
11:35Pour le coup, les normes environnementales sont plus strictes
11:38pour accueillir un navire qui pourrait relâcher
11:41du mazout, du fût lourd en mer,
11:43que d'accueillir un navire avec des personnes
11:45qui sont malades à bord.
11:46La responsabilité sanitaire, elle dépend de la frêteur
11:49et du pavillon, c'est-à-dire que là, c'est le néerlandais
11:52qui est responsable de la santé des passagers.
11:54Alors, ce n'est pas néerlandais, ça va être l'armateur
11:56ou la frêteur. Oui, effectivement, celui qui exploite
11:58le navire, pour faire simple. Donc là, c'est
12:00Ocean Wild Expeditions
12:01qui est responsable, effectivement.
12:03C'est une compagnie néerlandaise.
12:04On va aller retrouver Théo Bacillana, il est à Tenerife
12:07pour BFMTV, parce que les autorités espagnoles
12:10ont donc accepté qu'il accoste.
12:15Exactement, c'est le ministère de la Santé espagnole
12:17qui l'a confirmé. Le navire devrait arriver
12:20au port de Granadilla, sur l'île de Tenerife
12:23en milieu de journée, ce samedi.
12:25Cela fait maintenant plusieurs jours que le bateau,
12:27vous savez, se situe proche du Cap Vert,
12:29car avant de repartir, il attendait notamment
12:31l'évacuation de trois personnes malades.
12:33Ces évacuations qui ont été effectuées
12:35lors de ces dernières heures par avion
12:37entre l'aéroport de Praia, la capitale du Cap Vert,
12:40jusqu'aux Pays-Bas.
12:41Selon le dernier bilan que nous avons réalisé
12:44avec le service santé de BFMTV,
12:47huit cas ont donc été recensés à bord du navire,
12:50cinq suspectés, trois confirmés,
12:52avec, on le rappelle, trois personnes décédées.
12:55Concernant le reste des passagers,
12:56des membres d'équipage, ils devraient donc arriver,
12:58commencer à prendre la direction, en tout cas,
13:00des îles Canaries dans les prochaines heures,
13:02avec un trajet d'environ trois jours.
13:04Et l'OMS prévient qu'à leur arrivée,
13:06il y aura un protocole strict.
13:08Ils seront tous examinés, pris en charge
13:11et transférés vers leurs pays respectifs.
13:14Mais attention, des transferts qui seront réalisés
13:16dans des espaces et transports spécifiques
13:18afin d'éviter tout contact avec la population locale.
13:22Dernière précision que je peux vous donner,
13:24la souche d'antavirus détectée sur un des passagers
13:27correspond à celle des Andes,
13:29connue pour être transmissible entre humains.
13:32– Merci, avec Agathe Pichon, Théo Bacillana,
13:34à Tédérif, pour BFMTV.
13:36Mais on va lui imposer une quarantaine
13:38ou c'est prudent de débarquer tout le monde ?
13:40– Moi, je pense que là, il faut soigner les gens.
13:42On n'est pas, encore une fois,
13:43on n'est pas devant un virus qui est très contagiant
13:45de manière inter-humaine.
13:46Je pense que l'important, c'est de soigner.
13:48– Mais comment on va accueillir concrètement ?
13:49– Ils vont arriver, ils vont se faire accueillir
13:53avec des équipes sanitaires,
13:54ils vont débarquer les gens qui sont symptomatiques.
13:55– Donc des hommes qui vont être en blanc,
13:58complètement couverts ?
13:59– Là, en principe, il n'y a plus personne de symptomatique.
14:00– Oui, mais il n'y a pas un risque, quand même ?
14:03– Là, ils vont surveiller l'éventuelle apparition de symptômes ?
14:05– Normalement, les personnes vont surveiller
14:07ceux qui ont été en contact avec les gens
14:09qui étaient symptomatiques.
14:10Mais normalement, quand on est plus symptomatique,
14:11on est plus contagieux.
14:14On est sur un virus qui n'est pas du tout comme le Covid.
14:16Il ne faut pas le comparer avec la Covid-19.
14:17– Donc ce soir, vous voulez rassurer ceux qui nous regardent,
14:19ce n'est pas le Covid.
14:21On n'est pas au début d'une pandémie mondiale.
14:23– On est en train de…
14:24– Pas la peine de se ruer, d'acheter des masques ou du gel.
14:28– Non.
14:28– Enfin, c'est bien de le faire, parce que ça évite
14:30les infections respiratoires.
14:32Donc faites attention aux mesures barrières,
14:34mais là, il ne faut pas rentrer dans une…
14:35– Et le navire, qu'est-ce qu'il devient ensuite, le navire ?
14:38On le désinfecte ?
14:39– Alors, ça…
14:41– Que fait le croisiériste, une fois qu'il y a le passager ?
14:44– Il n'y a pas de transmission sur les personnes établies ?
14:46– Le navire, il n'est pas…
14:48– Non, non, non, bien sûr, mais…
14:50– La banquette.
14:51– Personne n'aime savoir que c'est le navire dans lequel il y a eu une croisière
14:53avec des virus, etc.
14:55– Oui, mais l'OMS a des standards, s'il faut désinfecter ou pas…
14:58– A priori, c'est déjà le cas à bord en ce moment, je crois qu'il y a un
15:01niveau 3
15:02qui est appliqué, et en plus, l'infection primaire, elle est soupçonnée d'avoir été
15:07avant l'embarquement dans la croisière.
15:10– Probablement, oui.
15:10– Pour le couple, c'était plutôt lors d'une excursion en Argentine,
15:13avant d'embarquer à bord du navire.
15:15– Est-ce que depuis le Covid, Margot, et je vous pose la question également, docteur,
15:19est-ce qu'effectivement, on est beaucoup plus vigilants par rapport à l'apparition
15:23de ces virus ? Il y a une prise de conscience qui a été…
15:26– Alors, il y a toujours une vigilance sanitaire au niveau des services.
15:29Disons qu'on est plus réactifs au niveau des médias, mais je pense qu'au niveau des
15:33instances sanitaires, les choses n'ont pas tellement changé, en fait.
15:36Il y a des mesures de protection qui sont faites, il y a des surveillances épidémiologiques
15:40qui sont faites, et elles ont toujours été faites, elles le sont encore.
15:42– Est-ce qu'on travaille sur un vaccin contre l'antavirus ?
15:45– Il y a des travaux, il y a des protocoles de recherche, ça aussi, il faudrait voir
15:48où on en est, mais moi, ce qui me marque, pour avoir été au téléphone toute la journée
15:52avec des spécialistes, c'est leur prudence, parce qu'on a beau leur dire, oui, ils disent
15:56que ce n'est pas du tout le même degré de contagiosité que le Covid et pas la même
15:59transmission.
16:01Il y a toujours, voilà, en l'état actuel, il n'y a pas le même risque que le Covid,
16:04mais restons prudents, parce que la suite, j'en crois.
16:06– Il peut muter, il peut évoluer.
16:08– Aujourd'hui, vous tapez l'antavirus, il y a écrit Jura, Barin, Aveyron, ce n'est pas
16:13les mêmes souches.
16:14– Ce n'est pas les mêmes souches, c'est ce qu'il faut dire.
16:15– Il y a une centaine de cas en France et c'est un tout nouveau.
16:17– On est là de temps en temps à l'hôpital et ça va.
16:19– D'accord, voilà, merci.
16:21– Tout le monde est rassuré.
16:22Merci Madame, merci Messieurs d'avoir été avec nous.
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