00:00On va commencer par l'urgence, l'urgence du moment, elle se trouve du côté de Matignon, nous allons retrouver
00:05Edgar Bequin en direct pour BFM TV.
00:08Matignon, rue de Varennes, c'est là que se trouve le Premier ministre, il consacre sa fin d'après-midi
00:12à la situation sur l'antavirus,
00:13avec deux réunions qui s'enchaînent, une en cours, les responsables politiques et plus tard les médecins, Edgar.
00:21Oui Alain, les réunions vont s'enchaîner aujourd'hui à Matignon, la première d'entre elles est en cours,
00:27elle a commencé aux alentours de 16h15, elle devrait durer 1h30, autour de la table évidemment Sébastien Lecornu,
00:34il vous avait également Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, évidemment la ministre de la Santé Stéphanie Riste,
00:39ou encore le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
00:42L'objectif de cette réunion c'est de montrer que le gouvernement est mobilisé, que le gouvernement suit l'évolution
00:49de la situation,
00:50mais l'idée c'est aussi de savoir comment gérer les cas contacts présents sur le sol français.
00:56Il y a 22 cas contacts à l'heure où l'on se parle en France, et puis vous le
01:00disiez, une deuxième réunion aura lieu un peu plus tard dans la journée,
01:05ce sera aux alentours de 19h30, Sébastien Lecornu qui va recevoir ici à Matignon plusieurs épidémiologistes,
01:11le chef du gouvernement qui a envie de tout comprendre, Sébastien Lecornu qui a suivi tout le week-end la
01:18situation sanitaire,
01:19et puis on vous le révélait un petit peu plus tôt dans la journée, le chef de l'État Emmanuel
01:24Macron, depuis le Kenya,
01:26s'est entretenu par téléphone avec son Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire un point sur la situation sanitaire.
01:32Voilà Edgar Beck et à Matignon avec Bruno Ferropo en direct pour BFM TV.
01:38Alors Margot de Frouville, bonsoir. Nous avons donc un premier cas en France dans ta virus,
01:42et nous avons donc des personnes revenues de cette croisière qui vont être confinées dans un premier temps à l
01:50'hôpital Bichat
01:50et ensuite chez elles, si le test est négatif, un auto-isolement.
01:55Et puis nous avons aussi 22 cas contacts français recensés qu'il faut retrouver.
02:00Absolument, on avait déjà 8 cas contacts connus qui étaient ceux qui avaient emprunté le vol entre l'île de
02:07Sainte-Hélène et Johannesburg le 25 avril dernier,
02:11vol sur lequel a voyagé la néerlandaise de 69 ans, épouse du patient zéro qui est décédée ensuite.
02:19Cette femme n'avait d'ailleurs pas pu assurer le vol suivant entre Johannesburg et Amsterdam
02:24puisque son état de santé s'était dégradé.
02:27Elle avait dû être débarquée de l'avion avant même le décollage,
02:31mais il y avait tout de même 14 personnes ressortissantes françaises qui ont pu être en contact avec elle.
02:37Et donc ce matin, c'est ces nouveaux 14 cas contacts qui ont été ajoutés à la liste des 8,
02:42ça fait donc 22 en tout.
02:43Et on dit cas contacts, mais toutes ne sont pas forcément à haut risque
02:47puisque, comme je vous l'ai dit, pour le deuxième vol, la passagère contaminée n'a pas effectué le vol
02:53long courrier finalement.
02:54Mais l'OMS avait recommandé de contacter les personnes qui étaient deux rangées devant, deux rangées derrière
02:59et sur les côtés de la passagère au cas où elles avaient pu échanger en fonction du principe de précaution.
03:07Il faut quand même rappeler que le taux d'incubation est assez long, c'est jusqu'à six semaines.
03:11Très long, c'est la difficulté de ce virus.
03:12D'ailleurs, hier, avant d'embarquer entre Ténérife et Le Bourget,
03:18les deux des Français, un couple, avaient transmis un message aux journalistes en disant
03:24« Tout va bien, tout s'est très bien passé, trois jours d'isolement, ça ne nous fait pas peur.
03:30»
03:30Et d'ailleurs, il n'y a pas eu de cas sur le navire depuis la fin avril.
03:33Donc, on était dans cet état d'esprit-là hier à la mi-journée.
03:36Hier, il y a encore 24 heures, l'avion, le Falcon, venait d'atterrir.
03:40On ne savait même pas encore que l'une des Françaises avait présenté des symptômes dans le vol retour.
03:44Donc, tout s'est accéléré et allé très vite.
03:47Et maintenant, le protocole qui a été décidé, à savoir les 72 heures d'hospitalisation pour les cinq Français,
03:53puis l'auto-isolement à la maison, est complètement remis en cause depuis le test positif de ce matin.
03:59Ce qui peut être aussi remis en cause, c'est comment on va traiter les cas contacts.
04:03Certains pays préconisent un confinement aussi pour les cas contacts,
04:07et pas seulement pour les personnes qui sont touchées.
04:10Et on voit d'ailleurs depuis ce matin sur l'antenne de BFMTV des infectiologues ou des épidémiologiques
04:15qui ne sont pas d'accord entre eux, entre la ligne très stricte qui consisterait à appliquer au cas contact
04:22la même politique d'isolement que les cas symptomatiques,
04:25et les autres qui disent qu'il faut une réponse graduée en fonction du danger.
04:29Parce que c'est sûr que pour les 14 passagers qui étaient à bord du vol Johannesburg-Amsterdam,
04:35le risque n'est pas le même que pour ceux qui ont voyagé à bord du navire.
04:39– Alors ça c'est le volet sanitaire, Amandie Nathalie, on l'a vu, à Matignon,
04:43on essaie de faire un point sur la situation en montrant qu'on est vigilants,
04:48mais sans faire paniquer les Français, en fait, c'est ça.
04:51– Oui, et on multiplie les réunions pour en tout cas essayer de dire aux Français
04:55que l'État a saisi le problème et est en train de s'en occuper.
05:00Bien évidemment, tous les Français, dès qu'on leur montre ces images,
05:03ont en tête ce qui s'est passé au moment du Covid.
05:06Ça réveille, même si les épidémiologistes disent que ça n'a rien à voir,
05:10ça réveille des peurs d'un début de gestion d'une épidémie
05:14qui à l'époque avait été complètement ratée sous anticipation des alertes,
05:19stocks de masques qui étaient défaillants, ministres qui se contredisaient.
05:23Donc là, le gouvernement essaie de se coordonner,
05:27admet aussi qu'il apprend en avançant,
05:30et d'ailleurs ce soir le Premier ministre va aussi recevoir des épidémiologistes à nouveau à Matignon à 19h30.
05:36– Et d'ailleurs on va revoir qui ?
05:37– Monsieur Delphrécy.
05:38– Le professeur Delphrécy, le président du Conseil scientifique.
05:41– Voilà, ça aussi, forcément.
05:42– Qui est président du Comité consultatif national d'État.
05:44– Mais oui, on l'avait un peu oublié, mais là on va le revoir devant les caméras.
05:47– On va le revoir, le gouvernement répète néanmoins qu'il ne faut pas paniquer,
05:51après on voit chaque jour…
05:52– Mais à force de le répéter ?
05:53– À force de le répéter, les Français de toute façon paniquent en l'État,
05:56et puis il faut bien dire aussi…
05:57– On panique, on ne panique pas, mais on se pose des questions.
06:00– On se pose des questions, on se pose des questions légitimes.
06:02– Il y a quelques jours, c'est vrai que le gouvernement était sur une ligne,
06:05bon, il circulait, il n'y a rien à voir quasiment,
06:07et là tout d'un coup on multiplie les réunions,
06:09deux en l'espace d'une journée, voilà.
06:12– Oui, et c'est à la fois rassurant que le gouvernement s'adapte,
06:15par exemple qu'on soit passé de 72 heures à l'hôpital
06:18pour finalement les quatre Français qui y sont en plus de la personne malade,
06:22au moins 15 jours, dit la ministre de la Santé,
06:24donc on voit que chaque jour le gouvernement s'adapte.
06:26Le fait qu'il s'adapte à l'inverse, forcément,
06:28fait aussi encore une fois un peu peur aux Français
06:31sur la nature des informations dont le gouvernement dispose.
06:34Il y a certaines imprécisions du gouvernement aussi,
06:37quand il dit par exemple que nous avons les mesures
06:39les plus drastiques de l'Union Européenne.
06:41– Mais ce n'est pas vrai.
06:41– Ce n'est pas vrai, il y a certains pays qui ont des périodes d'isolement
06:44qui sont plus longues, ou des conditions d'isolement
06:47qui sont aujourd'hui plus strictes, donc le gouvernement doit veiller…
06:51– Pardon Amandine, est-ce qu'on a des masques ?
06:52– Le gouvernement promet qu'on les a,
06:53mais je me tourne vers Margot pour savoir si on les a vraiment.
06:54– Il y a eu une évolution aussi dans la communication,
06:56parce qu'hier Stéphanie Risse, hier soir, disait
06:58on a les stocks de masques et de tests,
07:02et ce matin, elle a dit, j'ai demandé un état des lieux
07:04pour savoir où on en était de ce stock.
07:06– Pourquoi ? Parce qu'il faudrait se retester de la même…
07:08– Il y avait eu un rapport de la source.
07:09– Juste un mot sur les tests, il faudrait se retester
07:11de la même manière comme pour le Covid ?
07:12– Là, on n'est pas du tout sur la même…
07:14– Non, parce que c'est eux qui parlent de tests.
07:16– Transmission, mais il faut s'assurer, en tout cas,
07:18on a un centre national de référence des antivirus
07:20qui est situé à l'Institut Pasteur, donc on a la capacité,
07:23en tout cas, d'analyser ce virus.
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