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  • il y a 1 jour
Krisztina Rady, 41 ans, ancienne compagne du chanteur Bertrand Cantat, mère de leurs deux enfants. En janvier 2010, elle était retrouvée pendue à Bordeaux. Etrange suicide, enveloppé par la sombre réputation de son célèbre mari, meurtrier violent de Marie Trintignant. Depuis quinze ans une même question: le chanteur est-il derrière ce geste désespéré ?
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:05Il était revenu auprès d'elle, Christina Raddy avait toujours soutenu Bertrand Cantat
00:10quand celui-ci avait été poursuivi et condamné il y a 5 ans pour la mort de Marie Trintignant.
00:15L'ex-femme et la mère des deux enfants du chanteur de Noir Désir a donc mis fin à ses
00:20jours hier matin chez elle à Bordeaux.
00:22Bertrand Cantat dormait encore à ce moment-là.
00:26Bonjour, Christina Raddy, 41 ans, ancienne compagne de Bertrand Cantat, mère de leurs deux enfants.
00:33En janvier 2010, elle est retrouvée pendue, étrange suicide, auréolé de la sombre réputation du chanteur de Noir Désir
00:41condamné pour avoir frappé à mort Marie Trintignant depuis 15 ans.
00:46Une même interrogation circule, le chanteur serait-il derrière ce geste désespéré ?
00:52Christina Raddy, la deuxième ombre de Bertrand Cantat, l'heure du crime, la seule émission radio 100% fait divers,
01:00c'est tout de suite sur RTL.
01:09Dimanche 10 janvier 2010, vers midi 10, les pompiers de Bordeaux sont appelés pour la découverte d'une femme
01:16qui aurait fait une tentative de suicide dans une maison du quartier Nansouti, pas très loin de la gare Saint
01:22-Jean.
01:23C'est Milo, 12 ans, le fils de la victime, qui vient de trouver le corps. Il explique que son
01:28père essaie de ranimer sa mère.
01:31Une équipe du SAMU est sur place 10 minutes plus tard, mais il est trop tard.
01:35La femme s'est pendue au premier étage de la maison en utilisant les cordages d'un hamac, morte sans
01:41doute par suffocation.
01:42À 13h, le médecin du SAMU signe l'acte de décès. Il émet toutefois un obstacle médico-légal.
01:50Les causes de la mort doivent être précisées.
01:53La victime s'appelle Christina Raddy, 41 ans, ex-épouse de Bertrand Cantat.
01:59Six ans auparavant, le chanteur de Noir Désir a été condamné à huit ans de prison à Vilnius, en Lituanie,
02:06pour la mort de l'actrice Marie Trintignant.
02:09Après le drame et avoir été détenu en Lituanie et en France, il est revenu vivre avec Christina Raddy à
02:16Bordeaux.
02:16Au moment du suicide, il est toujours sous le régime de la liberté conditionnelle, mesure qui pourrait être révoquée si
02:24une enquête est ouverte.
02:25À 13h30, un équipage de la sécurité publique dresse un premier rapport.
02:31Les policiers notent une marque bleuâtre au niveau de la pommette droite, ainsi qu'une brûlure sur le nez de
02:38la victime marque qui ne serait pas récente.
02:40À 13h45, la vice-procureure de Bordeaux est sur place.
02:45La brigade criminelle prend le relais de la sécurité publique.
02:48Un deuxième rapport mentionne un sillon de strangulation au cou, une équimose sur l'arête du nez, une seconde équimose
02:58sur la paupière de l'œil droit.
03:03Dimanche 10 janvier, autour de 19h, Bertrand Cantat, 46 ans, est entendu dans les locaux de la police judiciaire de
03:11Bordeaux.
03:11C'est son fils, Milo, qui a découvert Christina pendue à l'étage de la maison en rentrant à la
03:17maison.
03:18Les deux enfants du couple, Milo, 12 ans, et sa sœur Alice, 7 ans, étaient absents du domicile ce matin
03:25-là.
03:25Devant les enquêteurs, Bertrand Cantat apparaît abattu.
03:30La dernière fois qu'il a vu vivante Christina Raddy, c'était le matin même.
03:34Après 10h ensuite, il s'est endormi au rez-de-chaussée.
03:38Il n'a rien vu, rien entendu. C'est son fils qui l'a réveillé pour lui annoncer la nouvelle.
03:42Le chanteur n'a pas d'explication sur ce qui a pu se passer.
03:46Il se dit dévasté, il ressort libre.
03:48Le médecin appelé par le parquet pour examiner le corps, le docteur Larbi Benali, ne trouve aucune anomalie.
03:55Selon lui, les équimoses constatées sur la victime sont apparues après la mort, dues aux gestes des secouristes.
04:03Pas de traces de violence ou de griffure, selon lui.
04:06Le lendemain, l'autopsie confirme le suicide par pendaison.
04:10L'enquête préliminaire sur la mort de Christina Raddy a duré seulement 30 heures à faire classer.
04:19Christina Raddy a laissé derrière elle une lettre de deux pages rédigée à la va-vite sur un petit cahier
04:25à spirale.
04:26La victime est hongroise, mais écrit en français, elle cite deux personnes qui ne font pas partie de ses amis,
04:31précise-t-elle, mais qui l'auraient trahi.
04:33Elle évoque en quelques mots Bertrand Cantat avec cette phrase ambiguë et mystérieuse.
04:39Merci aux cris incessants et aux accusations de Bertrand, dépositaire exclusif de souffrance.
04:47La suite de la lettre est consacrée à ses enfants et à sa famille hongroise qu'elle embrasse.
04:51Une semaine et un jour après son décès, Christina Raddy, Cantat, le nom qui figure sur sa tombe,
04:57est enterrée dans le petit cimetière de Moustet, dans les Landes.
05:03Un suicide qui tout de suite attire davantage de questions que de réponses.
05:07Évidemment, il est impossible de ne pas faire le lien entre cette mort et la violence de Bertrand Cantat,
05:12de penser à ce sujet, à la mort épouvantable de Marie Trintignant à Vilnius six ans plus tôt,
05:18décédez-elle sous une pluie de coups, dans un vent de colère, de violence et puis de jalousie à leur
05:24question.
05:24Christina Raddy se sentait-elle menacée ?
05:26Vivait-elle dans la peur et dans leur crainte ?
05:28La justice va évidemment se poser ces questions, on va le voir, dans la suite de l'heure du crime.
05:35Tout de suite, il faut retourner à Bordeaux, dans la maison du quartier Nansouti.
05:39Bonjour Michel-Fine.
05:41Bonjour.
05:41Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans le studio de l'heure du crime.
05:45Vous êtes journaliste d'investigation, auteur du livre que je présente ici dans cette heure du crime,
05:51Les mots qui tuent, autopsie d'un suicide forcé aux éditions Arthaud.
05:56Je vous dis tout de suite qu'il y a un premier chapitre qui est consacré évidemment à l'affaire
06:00Christina Raddy,
06:02où vous emmenez beaucoup d'éléments, vous posez beaucoup de questions, les réponses on ne les a pas toutes,
06:07mais enfin, il faut absolument lire ce livre parce qu'on voit qu'effectivement les mots, les paroles ont du
06:12poids,
06:12autant parfois que les gestes et les coups qui peuvent être portés, notamment sur une femme.
06:17Alors on va dans cette maison du couple Quanta, le moins qu'on puisse dire,
06:22Michel-Fine, vous connaissez bien le fait divers, vous connaissez bien la manière dont les policiers opèrent,
06:26là les vérifications, elles sont expresses, il n'y en a quasiment pas.
06:30C'est une enquête qui va durer 30 heures, 30 heures c'est 24 heures plus 6 heures dans une
06:37affaire pareille,
06:39après la condamnation d'un homme pour meurtre, c'est quand même très léger quoi.
06:47Bien sûr.
06:48Il y a eu autopsie, on nous dit qu'il y a eu autopsie du corps,
06:52on n'a pas les conclusions du rapport d'autopsie,
06:56comment on arrive à faire une enquête complète, comment on arrive à entendre des témoins,
07:00comment on arrive à faire une autopsie en 30 heures.
07:03Moi je ne sais pas, je ne comprends pas.
07:04En fait, les policiers ont fait ce qu'ils font d'habitude dans un suicide,
07:07ils font la levée de doute, c'est-à-dire qu'ils regardent pour savoir s'il y a des
07:12traces
07:12qui peuvent faire penser à un meurtre ou pas de traces qui peuvent faire penser à un meurtre.
07:17Le médecin légiste dit qu'il n'y a pas de traces de meurtre, donc merci, au revoir.
07:23Circuler, il n'y a rien à voir.
07:24Effectivement, c'est très très rapide et ça c'est très étonnant, ça pose question évidemment.
07:29Bonjour maître Yaël Mellul.
07:31Bonjour.
07:31Je dis maître, mais vous êtes ancienne avocate aujourd'hui,
07:33vous avez défendu dans cette affaire François Sobadu,
07:36le dernier compagnon de Christina Radhi qui s'est suicidé récemment,
07:40mais ça on en parlera dans un petit moment.
07:42Vous êtes fondatrice et présidente de l'association Femmes et Libres.
07:45Vous menez ce combat sur la mort de Christina Radhi.
07:48Depuis désormais de nombreuses années, vous avez amené beaucoup de choses à la justice.
07:51Alors, je sais que Sophie Neumayer de RTL nous a révélé ça il y a quelques jours sur notre antenne.
07:57Il y a des échymoses sur cette femme au nez, à une joue, alors que le suicide vient d'avoir
08:02lieu.
08:03Ça pose beaucoup de questions, ça aussi, ces coups entre guillemets qui ont pu être portés.
08:07Évidemment que ces échymoses sont suspectes et on l'apprend grâce à Sophie Neumayer qui a donné cette information sur
08:17RTL.
08:18On l'apprend 16 ans après la mort de Christina Radhi tout de même.
08:23Donc, on apprend qu'il y a, alors dans le premier PV qui a été fait par l'équipage de
08:31sécurité publique,
08:32il est indiqué que le visage de Christina Radhi a des marques bleuâtres.
08:38Sur le deuxième PV, il est indiqué qu'elle a des échymoses, donc sur le visage, sur la paupière gauche.
08:45Donc, effectivement, on peut s'interroger.
08:48On peut s'interroger, d'autant qu'on n'a pas accès, Michel l'a rappelé, personne n'a jamais
08:54vu ce rapport d'autopsie.
08:56On peut s'interroger, mais à l'époque, on ne s'interroge pas.
08:58On ne s'interroge pas du tout.
09:00On ferme le dossier.
09:02C'est ça qui est le plus suspect, c'est qu'il faut contextualiser ces constatations.
09:08C'est que, vous l'avez rappelé, on a affaire à un individu qui est sur place, donc Bertrand Cantat,
09:12qui est sous le régime de la libération conditionnelle.
09:14Il est sous le régime de la libération conditionnelle parce qu'il a déjà tué une femme.
09:19On sait aussi, aujourd'hui, grâce à de multiples preuves,
09:24que Christina Radhi était manifestement victime de violences.
09:28On le sait, ça, aujourd'hui.
09:29On le sait par de multiples indices.
09:32Alors, on va y venir, effectivement, à ces violences,
09:34et notamment les messages qu'elle a pu laisser, Christina Radhi,
09:36qui sont très importants pour la compréhension de ce dossier.
09:40Michel Fine, qu'est-ce qu'il faut penser de cette lettre d'adieu ?
09:44Deux pages.
09:45Et surtout, la phrase qui concerne Bertrand Cantat,
09:49qui est un peu énigmatique, cette phrase.
09:51Dépositaire exclusif de souffrance,
09:53moi, ce que je comprends, c'est ce que disaient,
09:56dans des messages, les anciens membres de Noir Désir,
10:02quand ils ont quitté Cantat.
10:03Cantat, c'est quelqu'un qui se victimise tout le temps,
10:05qui est victime de tout.
10:07qui, quand il est interrogé sur le meurtre de Marie Trintignant,
10:12dit, c'est elle qui m'a sauté au visage,
10:14elle m'a fait mal, elle m'a tapé, enfin, voilà.
10:17Donc, elle vivait, comme Yael Melul l'a dit,
10:21elle vivait, Christina Radhi, dans un contexte de violence extrême,
10:25elle raconte la terreur au quotidien.
10:28La peur, c'est ça ?
10:29La peur.
10:29La terreur.
10:30Elle veut confirmer ça ?
10:31Oui, absolument, mais elle le dit elle-même,
10:33dans ce long message de 7 minutes,
10:35qu'elle a laissé sur le répondeur de ses parents,
10:38elle le dit elle-même, en réalité,
10:40qu'elle vit dans un climat de terreur psychologique.
10:42Ce qui sera confirmé plus tard,
10:45par son dernier compagnon, François Saubadu.
10:47Six mois avant le suicide,
10:50l'ex-épouse avait laissé, effectivement,
10:52un message alarmant sur un répondeur téléphonique.
10:55Christina Radhi, la deuxième ombre de Bertrand Cantat.
10:59Hier, j'ai failli y laisser une dent.
11:01Il a attrapé mon téléphone, mes lunettes,
11:03mon coude est complètement tuméfié.
11:05L'enquête de l'heure du crime.
11:06On se retrouve dans un instant sur RTL.
11:10Le matin, le midi, le soir,
11:15c'est RTL.
11:2114h15, Jean-Alphonse Richard sur RTL.
11:25L'heure du crime.
11:26L'heure du crime consacrée à l'affaire Christina Radhi,
11:29l'ex-épouse du chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat,
11:32s'est suicidé en 2010, 6 ans,
11:34après la mort tragique de Marie Trintignant à Vilnius.
11:37Un message téléphonique qu'elle a laissé
11:39va intéresser la justice.
11:45Samedi 23 février 2013,
11:473 ans après le suicide,
11:49l'hebdomadaire voit 6 titres en couverture.
11:52Le dernier message de Christina Radhi,
11:55hier, il m'a frappé,
11:57j'ai échappé au pire plusieurs fois.
11:59Le journal publie des extraits d'un message
12:01laissé par l'ex-épouse
12:03sur le répondeur de ses parents.
12:04Le 3 juillet 2009, soit
12:076 mois avant le suicide.
12:09L'article ne fait pas beaucoup de bruit.
12:11Jusqu'à ce que, un an plus tard,
12:14M6 et le Parisien publient le message,
12:16retranscrit dans le livre
12:17« L'amour à mort »
12:19des journalistes Stéphane Boucher
12:20et Frédéric Vézard.
12:22Pendant 7 minutes et 33 secondes,
12:25Christina s'adresse à ses parents,
12:27Xilia et Ferenc.
12:29Ils ne sont pas chez eux.
12:31Elle dit être tombée amoureuse
12:33d'un agent d'artiste bordelais,
12:34François Saubadu « Quelque chose de très bon m'arrive,
12:38mais en l'espace de quelques secondes,
12:40Bertrand l'a empêché
12:41et l'a transformé en vrai cauchemar
12:43qu'il appelle « amour », dit-elle. »
12:46Elle poursuit, avec une voix aux intonations désespérées.
12:49« J'avais du travail pour ce mois-ci,
12:51ce que Bertrand ne supporte pas.
12:53Hier, j'ai failli y laisser une dent.
12:55Il a attrapé mon téléphone,
12:57mes lunettes, il m'a jeté quelque chose,
12:59mon coude est complètement tuméfié,
13:01un cartilage, c'est même qu'à s'aimer.
13:04Cela n'a pas d'importance,
13:05tant que je pourrais encore en parler. »
13:09Christina Raddy annonce
13:10qu'elle et Bertrand sont toujours ensemble.
13:12« Il est amoureux de moi,
13:13il ne peut pas vivre sans moi. »
13:16L'ex-épouse dit avoir à plusieurs reprises
13:18échappé au pire.
13:19Elle conclut « J'espère qu'on pourra s'en sortir. »
13:23Quelques jours plus tard,
13:24quand Xilia et Ferenc Raddy
13:26rappellent leur fille,
13:28elle leur dira que tout est rentré dans l'ordre.
13:33Jeudi 22 août 2013,
13:35dans VSD,
13:37François Saubadu,
13:39dernier compagnon de Christina Raddy,
13:41accuse Bertrand Cantat d'avoir été violent
13:43avec son ex-épouse.
13:44« Je peux attester de la terreur psychologique
13:47que Bertrand Cantat exerçait sur Christina »,
13:49déclare-t-il.
13:50Christina lui aurait confié
13:52que Cantat l'avait séquestrée chez elle
13:55et lui faisait un chantage au suicide
13:57si elle le quittait.
13:58Le chanteur porte plainte
14:00en diffamation contre le compagnon,
14:02mais il est débouté.
14:03Le parquet de Bordeaux,
14:05saisi par maître Yaël Mélule,
14:08avocate de François Saubadu,
14:10lance des vérifications.
14:11Saubadu est entendu.
14:12Il confie des enregistrements aux enquêteurs.
14:15Quatre mois plus tard,
14:16la procureure de Bordeaux annonce
14:18que l'enquête sur la mort de Christina Raddy
14:20ne sera pas ouverte.
14:25Yaël Mélule,
14:26qui préside aussi l'association Femmes et Libres,
14:29reste persuadé que des doutes subsistent
14:31sur le suicide de Christina Raddy.
14:33Dans une longue interview à Paris Match,
14:35la mère de Christina regrettait avoir appris
14:38trop tard que Bertrand Cantat
14:40aurait pu être violent avec sa fille.
14:42Le père de la victime
14:43était beaucoup plus direct.
14:45Bertrand avait déjà bousculé Christina,
14:47annonce-t-il.
14:48Un soir, son manager et son épouse,
14:51qui habitaient pas très loin de chez eux,
14:52à Bordeaux,
14:53étaient sortis de leur domicile
14:55tellement les cris étaient violents.
14:57Bertrand avait fait tomber notre fille
14:59en la poussant contre une fenêtre.
15:02Des doutes ?
15:03Mais Xillat et Ferenc Raddy
15:05ne déposeront jamais plainte
15:08contre Bertrand Cantat.
15:11Des vérifications judiciaires
15:12trois ans après le suicide de Christina Raddy.
15:14Des doutes, évidemment.
15:16Certains se demandent
15:17si l'ex-épouse n'aurait pas été poussée à bout
15:19dans ces derniers retranchements
15:21ou tout simplement
15:22si elle n'aurait pas subi de violences.
15:25On va voir que la justice est loin
15:26d'en avoir fini avec ce mystère.
15:29Et on va aller sans doute de révélation en révélation.
15:31L'affaire est loin d'être terminée.
15:34Yaël Melul, vous êtes avec nous
15:36dans cette heure du crime.
15:37Je l'ai dit, ancien avocat de François Sobadu,
15:39le dernier compagnon de Christina Raddy.
15:42Alors, très important,
15:44vous l'avez dit en mots déjà,
15:45mais il faut en parler un petit peu.
15:47Le message retrouvé sur le répondeur
15:49des parents de Christina Raddy,
15:51plus de sept minutes,
15:52elle ne s'arrête pas de parler.
15:54Christina Raddy en hongrois, évidemment,
15:56sa langue natale,
15:58elle n'arrête pas.
15:59Elle explique.
16:00On a l'impression qu'elle a laissé ce message
16:02vraiment de manière délibérée
16:04pour témoigner et laisser un indice en message.
16:07Moi, je considère que ce très long message,
16:11sept minutes, c'est très long,
16:12où elle explique très clairement
16:13qu'elle est victime à la fois de violences
16:16à caractère physique,
16:17mais aussi à caractère psychologique.
16:19Moi, je considère que ce message,
16:21c'est en réalité une plainte posthume.
16:23Et d'ailleurs,
16:24je serai accompagnée avec François Sobadu.
16:30Nous serons les premiers, en fait,
16:32à remettre directement au parquet de Bordeaux
16:36ce message laissé par Christina.
16:38C'est-à-dire qu'on va le faire rentrer
16:39dans le dossier pénal en 2013
16:42à l'appui de la plainte de mon association.
16:45Parce que pour moi, si vous voulez,
16:46là-dedans, dans ce message,
16:48il y a absolument tous les indices graves
16:51et concordants
16:52qui nous permettent d'affirmer
16:54qu'on a affaire à une victime de violences conjugales.
16:57On entend sa détresse psychique.
17:00On voit à quel point
17:01elle est détruite psychiquement.
17:03Elle raconte les violences à caractère physique
17:06qu'elle subit de la part de Bertrand Quentin.
17:08Elle dit aussi
17:09« Personne ne va nous croire ».
17:10C'est la spécificité aussi
17:13de s'attaquer à des personnalités connues.
17:15Et l'étrangeté dans cette affaire,
17:17c'est qu'il aura fallu, en fait,
17:202013, pour que nous donnions ce message
17:23à la procureure de Bordeaux,
17:24pour qu'il soit dans le dossier pénal.
17:26Pourquoi ne l'a-t-il pas été avant, en réalité ?
17:29Alors que c'est une pièce absolument essentielle.
17:32Ça peut être vraiment considéré,
17:33voilà, c'est la victime.
17:34En plus, c'est une pièce
17:35qui est extrêmement rare à avoir.
17:37Parce qu'on a la parole de la victime.
17:38Oui, alors, effectivement,
17:40vous avez raison.
17:41On ne peut que s'étonner
17:43du temps mis à la justice
17:45pour avoir ce document,
17:46qui lui arrive d'ailleurs par votre voix,
17:47qu'elle aurait pu s'en saisir
17:49et faire une vraie enquête.
17:50Ça ne paraît pas être le cas.
17:51Michel Fin,
17:52il faut que vous nous éclairiez là-dessus.
17:54Journaliste d'investigation,
17:55je rappelle votre livre
17:55« Les mots qui tuent autopsie d'un suicide forcé »,
17:58excellent livre paru aux éditions Arthaud,
18:00dans lequel tout un chapitre
18:01est consacré à la mort de Christina Raddy.
18:03Il n'y a pas eu d'enquête ?
18:05Là, c'est refermé à nouveau.
18:07C'est-à-dire qu'il y a ce témoignage
18:08qui est très puissant sur le répondeur.
18:10Ce n'est pas un fake.
18:11C'est exceptionnel dans une affaire comme ça.
18:13J'ai travaillé sur beaucoup d'affaires
18:15de violences conjugales
18:16et de suicides forcés,
18:18de harcèlement moral dans le couple
18:20qui mène au suicide.
18:20C'est exceptionnel d'avoir un témoignage
18:23aussi précis et d'une telle force.
18:25Qu'est-ce qu'elle dit, Christina Raddy ?
18:27Elle dit « On ose à peine respirer
18:29parce qu'on a peur ».
18:30Elle dit à ses parents
18:31« Une série d'événements
18:32encore plus regrettables
18:34que ce qui s'est passé en 2003,
18:36c'est-à-dire la mort de Marie Trintignant,
18:38est en train d'arriver.
18:40À plusieurs reprises,
18:41j'ai échappé au pire.
18:42C'est quoi le pire, sinon la mort ? »
18:45Elle est en train de nous dire
18:45qu'elle a échappé au pire.
18:47D'autant plus que sa parole est libre, là.
18:49Pardon ?
18:49Sa parole est libre, là.
18:50Elle téléphone.
18:51Sa parole est libre,
18:52elle n'a pas d'interlocuteur.
18:53On a l'impression qu'elle se livre
18:56et peut-être que si elle avait eu ses parents,
18:58elle n'aurait pas dit tout ça.
18:59Mais en tout cas, c'est exceptionnel,
19:01ça dure 7 minutes 33 secondes,
19:03chaque seconde compte.
19:04Et la justice a cet élément.
19:07Et la justice ne va pas entendre les parents.
19:10Et pourquoi ?
19:10Pas qu'on sache.
19:11La justice n'enquête pas.
19:13Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
19:16Pourquoi une telle omerta ?
19:18Bertrand Cantat, à ce moment-là,
19:21il est sous le régime de la libération conditionnelle.
19:23Il est en liberté conditionnelle,
19:24il a fait un dossier,
19:25il a réussi à sortir de prison après,
19:28à être libéré en liberté conditionnelle
19:31grâce à l'aide de Christine Arradi.
19:34Si une enquête a lieu à ce moment-là
19:36et que le comportement de Bertrand Cantat
19:38est mis en cause,
19:39la liberté conditionnelle de Bertrand Cantat tombe.
19:43Il y a aussi un petit mot,
19:45il y a El Melul,
19:46Paris Match,
19:46les parents qui ont témoigné,
19:48cette interview,
19:49elle est un petit peu passée inaperçue,
19:50un peu sous les radars.
19:52Elle est très puissante,
19:54ce que disent les parents.
19:54Elle n'est pas passée de temps que ça
19:56sous les radars,
19:56puisque c'est aussi un élément
20:00que nous avons,
20:01avec François Saubadu à l'époque,
20:03communiqué au parquet.
20:05Il ne s'en était pas saisi.
20:06Voilà.
20:07Ben non.
20:07Il faut le dire.
20:08Il n'était pas du tout saisi.
20:09Donc effectivement,
20:12le témoignage des parents de Christina
20:14qui vont dans le sens
20:15de violences subies par leurs filles,
20:19c'est essentiel aussi.
20:22Ça va dans le sens
20:23d'indices graves et concordants
20:25sur l'existence de violences.
20:28Donc ça,
20:29cette interview,
20:30nous l'avons communiquée
20:32au parquet de Bordeaux.
20:33Et à ce moment-là,
20:34nous avons également communiqué
20:35une liste d'une douzaine de témoins,
20:37directs et indirects,
20:40de violences subies par Christina.
20:41Nous l'avons communiquée
20:42au parquet de Bordeaux.
20:43Et à ce moment-là,
20:45la procureure
20:46ne fera qu'entendre François
20:48et va clôturer tout de suite après.
20:50Il n'y a pas de suite
20:51qui va être donnée.
20:52C'est très étonnant
20:53ce que vous racontez,
20:54Yael Mélule.
20:55Une épouse
20:56qui avait protégé
20:58le chanteur
20:58contre vents et marées.
21:00Christina Raddy,
21:01la deuxième ombre
21:02de Bertrand Cantat.
21:03Il pouvait être violent
21:04dans les mots,
21:05mais pas physiquement.
21:06L'enquête de l'heure du crime
21:07que racontait
21:08l'ex-épouse
21:09de son mari célèbre.
21:10Pourquoi l'a-t-elle
21:11sans arrêt protégée ?
21:13À suivre dans un court instant
21:14sur RTL.
21:15Tous les jours.
21:19Toute la journée.
21:21C'est RTL.
21:24Carrefour.
21:25L'heure du crime.
21:26Présenté par Jean-Alphonse Richard
21:27sur RTL.
21:29Et ce que je découvre
21:30est bien plus choquant
21:31que tout ce que j'aurais pu imaginer.
21:32Christina Raddy,
21:33son histoire,
21:34elle est aussi triste
21:35et terrible
21:36que celle de Marie Trintignant.
21:37En fait,
21:38il n'y a pas une affaire Cantat,
21:40mais des affaires Cantat.
21:43Au programme
21:44de l'heure du crime,
21:44l'affaire Christina Raddy,
21:45l'ex-épouse de Bertrand Cantat,
21:47condamnée dans l'affaire
21:48Marie Trintignant,
21:49s'est suicidée en 2010.
21:51Des questions émergent
21:52sur le rôle
21:52qu'aurait pu jouer
21:53le chanteur
21:53dans ce nouveau drame.
21:55L'ex-épouse
21:55l'a toujours protégée.
21:58Vendredi 26 septembre 2003,
22:01un mois seulement
22:01après la mort tragique
22:02de Marie Trintignant
22:03à Vilnius,
22:04Christina Raddy
22:05avait été entendue
22:06par la juge d'instruction
22:08en charge du dossier Cantat.
22:10L'avocat de la famille Trintignant,
22:12maître Georges Kiegeman,
22:13avait demandé
22:14qu'elle soit confrontée
22:15à Romane Colinka,
22:17fils de Marie Trintignant,
22:18et Agnès Tassel,
22:20maquilleuse de l'actrice.
22:21Si Christina Raddy
22:22a confié un jour
22:23à Romane Colinka
22:25que Bertrand Cantat
22:27était violent,
22:28elle parlait
22:29d'une violence
22:30de parole,
22:31des mots
22:31qui deviennent
22:32des cris,
22:33dit-elle.
22:34Devant la juge,
22:35l'ex-épouse certifie
22:36que Cantat
22:37ne l'a jamais frappée,
22:38ni gifle,
22:39ni coup de pied.
22:40Elle raconte
22:40que son mari
22:41l'a bloquée,
22:42parfois,
22:42dans le coin d'une pièce,
22:43sans qu'elle puisse
22:44se dégager.
22:45Elle se mettait alors
22:46à pleurer
22:47et il l'a laissé partir.
22:48Agnès Tassel
22:49confirme
22:50que Christina Raddy
22:51lui a confié
22:52que son ex
22:53était violent.
22:54Elle lui a demandé
22:54comment alors
22:56elle aurait pu rester
22:57aussi longtemps
22:58avec lui.
22:59Réponse,
22:59parce qu'il était aussi
23:00d'une immense tendresse.
23:01Quand je sentais
23:02la violence arriver,
23:04je partais.
23:08Mercredi 17 mars 2004,
23:10Christina Raddy
23:11est à Vilnius,
23:12appelée à témoigner
23:13dans le procès
23:14de Bertrand Cantat.
23:15La salle est suspendue
23:16à sa déposition
23:17un seul mot.
23:18peut faire basculer
23:19le sort judiciaire
23:20de son ancien mari,
23:21un homme qui a quitté
23:22le foyer
23:23alors qu'elle venait
23:24juste d'accoucher
23:25de leur petite fille.
23:26Le suspense ne dure pas.
23:28Bertrand est un homme
23:29très honnête.
23:30Il n'a jamais
23:31levé la main sur moi
23:32ni sur une autre personne
23:33que je connaisse.
23:34L'avocat de la famille
23:35Trintignant insiste.
23:36Réponse,
23:37je n'aurais jamais vécu
23:38avec un macho,
23:39un cogneur,
23:40un castagneur.
23:42Ferenc,
23:42Raddy,
23:43le père de Christina Raddy,
23:44dira quelques années plus tard,
23:45elle sublimait Bertrand,
23:47elle était prête
23:48à tout pour lui
23:49jusqu'à pardonner
23:50sa violence.
23:52Ni gifle,
23:52ni coup de pied,
23:53pas de violence.
23:54Michel Fine,
23:55vous êtes avec nous
23:55dans cette heure du crime,
23:56journaliste d'investigation
23:57et dans votre livre
23:59Les mots qui tuent
24:00autopsie d'un suicide forcé.
24:01Vous revenez sur cette scène
24:03au palais de justice de Paris
24:04qui est vraiment instructive
24:06avec ce face-à-face
24:07entre le fils de Marie Trintignant
24:11avec la maquilleuse de l'actrice
24:13et puis Christina Raddy
24:15qui va dire
24:15jamais un coup,
24:16rien du tout.
24:17Ces paroles sont très attendues
24:18parce que Bertrand Cantat
24:20pour meurtre,
24:20il risque 15 ans de prison.
24:23Donc,
24:23si sa femme,
24:25la mère de ses enfants,
24:26dit
24:26il m'a déjà frappé,
24:27il peut être lourdement condamné.
24:29Or,
24:29elle va venir,
24:30son audition
24:32est très très attendue,
24:33elle arrive
24:34et elle dit
24:35jamais,
24:35jamais de gifle,
24:37jamais de coup,
24:38il n'a jamais levé la main sur moi.
24:39Donc,
24:40elle le sauve.
24:41Et c'est grâce à elle
24:42qu'il n'est condamné
24:42qu'à 8 ans de prison.
24:45Pourquoi elle le sauve comme ça ?
24:47Parce que,
24:48j'en sais rien,
24:49je pose les questions.
24:50Parce qu'elle a peur,
24:51parce qu'elle sent
24:53qu'elle va dire des choses
24:54qui sont mauvaises
24:55pour l'homme qu'elle aime.
24:56C'est une femme sous influence,
24:58Christina Raddy.
24:59C'est une femme
24:59qui est victime
25:00de violences conjugales,
25:01aujourd'hui on le sait,
25:02et les victimes
25:03de violences conjugales
25:04sont sous emprise.
25:07Elles sont sous le phénomène
25:08de la dissociation,
25:09elles ne se rendent pas compte
25:10de ce qui leur arrive
25:11parfois.
25:12Parfois,
25:13leur cerveau occulte
25:14ce qui se passe.
25:15Bien sûr.
25:15Et puis,
25:16elle est dans un système.
25:17Elle est dans le système
25:19universal.
25:21Bertrand Cantat,
25:21c'est de l'argent.
25:23C'est pas rien.
25:27Et elle a avec elle
25:28les membres du groupe.
25:29Moi,
25:29je me rappelle très bien,
25:30j'étais au procès,
25:31on ne pouvait pas l'approcher
25:32quasiment,
25:32Christina Raddy.
25:33Les membres du groupe,
25:34ils étaient là,
25:34on aurait dit des gardes du corps,
25:35on ne pouvait pas lui parler.
25:36Et on le saura après,
25:38grâce à une des co-autrices,
25:40co-réalisatrices
25:41de la série Netflix
25:42sur Bertrand Cantat,
25:44qu'il y a eu
25:45un pacte de silence
25:47entre Christina Raddy
25:48et les membres du groupe
25:49pour ne rien dire
25:53sur les violences
25:54de Bertrand Cantat.
25:55On le saura trop tard.
25:56Alors,
25:57Bertrand Cantat,
25:57bien sûr,
25:57toujours démentit
25:58cette vision des choses
26:00et son avocat aussi,
26:01il faut bien le dire.
26:02Il a toujours dit
26:03qu'il regrettait
26:05d'être présenté
26:06comme le symbole
26:07des violences conjugales.
26:08Voilà,
26:09c'est exactement,
26:10ce sont ces paroles.
26:12Yael Melul,
26:13on est avec vous
26:13dans cette heure du crime.
26:14Vous avez été avocate,
26:15vous avez défendu
26:16François Sobadu,
26:17dernier compagnon
26:18de Christina Raddy.
26:19Vous êtes aussi
26:20la présidente
26:21de l'association
26:21Femmes et Libres
26:22et vous menez,
26:23effectivement,
26:23depuis le début,
26:25ce combat dans ce dossier
26:26qui vous tient
26:27beaucoup à cœur.
26:28Lorsque l'affaire
26:29a été classée
26:30pour la deuxième fois,
26:31c'est une déception
26:32pour vous,
26:33une désillusion.
26:34Vous aviez emmené
26:34beaucoup de documents
26:35et ils ont été
26:37passés à la trappe,
26:38j'ai envie de dire.
26:39Pour la deuxième fois,
26:40oui.
26:40En 2018,
26:41je dépose à nouveau plainte
26:44avec des nouveaux éléments
26:46puisque j'avais,
26:47je m'appuyais sur
26:49ce dont a parlé
26:50Michel Fine,
26:51les éléments qui étaient
26:52dans le livre
26:53de Anne-Sophie Jeanne,
26:54à savoir
26:55ce qu'avait dit
26:57un ancien membre
26:58de Nord-Désir
26:59sur les violences
26:59que subissait
27:01Christina Raddy.
27:02et je m'appuyais aussi
27:03sur des échanges
27:04que moi-même
27:05j'avais eus
27:05avec la compagne
27:07de cet ancien membre
27:09de Nord-Désir
27:09qui m'écrivait,
27:10qui me disait
27:11qu'effectivement
27:12Christina Raddy
27:13avait été victime
27:14de violences conjugales,
27:15qu'elle avait
27:16très peur pour sa vie
27:17et qui me confirmait
27:19que tous les membres
27:20de Nord-Désir
27:21avaient conclu
27:22ce pacte-là
27:24pour se taire
27:26lors du procès
27:27de Vilnius
27:27et ne jamais dire
27:29que Bertrand Cantin
27:30était violent
27:31avec toutes ses compagnes
27:34en réalité.
27:35Donc moi,
27:35je vais,
27:36fort de ces nouveaux éléments,
27:37je dépose une deuxième plainte
27:38qui sera clôturée
27:40de manière absolument
27:41exprès
27:41après l'audition
27:43du couple
27:43et de Bertrand Cantin
27:45et il ne se passera
27:46absolument rien,
27:47une fois de plus.
27:48Et on va voir effectivement
27:49cette relance du dossier
27:51en 2018,
27:52relance qui est importante,
27:53qui est un peu fondatrice
27:54dans ce dossier.
27:55Christina Raddy,
27:56la deuxième ombre
27:57de Bertrand Cantin.
27:59Nous étions sous son emprise
28:00et nous pensions
28:01qu'il se soignerait.
28:02L'enquête de l'heure du crime.
28:03On se retrouve
28:04dans un instant
28:05sur RTL.
28:09Merci d'écouter RTL.
28:17RTL, votre radio.
28:19Des vacances pas loin,
28:20pas chères ?
28:21C'est la journée
28:21pouvoir d'achat
28:22sur RTL.
28:23Vous le savez,
28:24aujourd'hui RTL
28:25vous aide à préparer
28:26vos vacances d'été,
28:26pas loin,
28:27pas chères
28:27et même offertes.
28:28Toutes les heures,
28:30on vous offre
28:30un bon cadeau
28:31de 500 euros
28:32pour partir en famille
28:33dans l'un des 45 clubs
28:34et hôtels Bellembras
28:35en France.
28:36Pour jouer,
28:37c'est parti,
28:38vous envoyez le mot
28:38vacances
28:39par SMS
28:40au 74 900.
28:42Tirage au sort
28:43dans 10 petites minutes.
28:45Bonne chance à vous !
28:48RTL.
28:49RTL.
28:49RTL.
28:50RTL.
28:50L'heure du crime
28:51présentée par
28:52Jean-Alphonse Richard
28:53sur RTL.
28:55Retour dans
28:56l'heure du crime
28:56sur la fête
28:57Christina Raddy.
28:58L'ex-épouse
28:59du chanteur Bertrand
29:00Cantat
29:00a été retrouvée
29:01suicidée
29:02chez elle
29:02à Bordeaux
29:03en janvier 2010.
29:04Un ancien compagnon
29:05de la victime
29:06a mis en cause
29:07le chanteur
29:07de Noir Désir.
29:08Sans suite,
29:09enquête
29:10qui rebondit
29:11huit ans plus tard.
29:13Jeudi 18 janvier 2018,
29:16Yaël Mélul,
29:17avocate
29:18et présidente
29:18de l'association
29:19Femmes et Libres
29:20remet de nouvelles pièces
29:21à la justice
29:21sur le suicide
29:22de Christina Raddy.
29:24Selon l'avocate,
29:25ces éléments appuient
29:26la plainte contre X
29:27qu'elle avait déposée
29:28pour violence
29:29ayant entraîné la mort
29:30sans intention
29:31de la donner.
29:32Deux mois auparavant,
29:34l'hebdomadaire Le Point
29:35a publié une longue enquête
29:36sur l'affaire Cantat.
29:37La journaliste
29:38Anne-Sophie Jeanne
29:40dit avoir rencontré
29:41un membre de Noir Désir
29:43qui veut rester anonyme.
29:44Ce dernier évoque
29:45un pacte du silence
29:46autour du caractère
29:47violent de Cantat.
29:48Je savais
29:49qu'il avait frappé
29:50la femme
29:51avec qui il était
29:52avant Christina.
29:53Je savais
29:54qu'il avait tenté
29:55d'étrangler
29:56sa petite amie
29:57en 1989.
29:57Je savais
29:58qu'il avait frappé Christina
30:00mais ce jour-là
30:01avec les autres membres
30:02de Noir Désir
30:03nous avons décidé
30:05de mentir.
30:06Nous étions
30:06sous l'emprise
30:07de Bertrand.
30:08Nous pensions
30:09qu'il se soignerait.
30:10Yaël Mélul,
30:11elle dispose
30:12du témoignage
30:13d'une femme
30:13qui aurait été
30:14très proche
30:14du couple
30:15Cantat-Radi.
30:16Celle-ci présente
30:17le chanteur
30:18comme un manipulateur.
30:19Comme je regrette
30:21d'avoir effacé
30:22les mails de Christina
30:23où elle me racontait
30:24les coups
30:25et qu'elle avait peur
30:26pour sa vie
30:27confie-t-elle
30:28à l'avocate.
30:32Mercredi 4 juillet 2018,
30:34la procureure de Bordeaux,
30:36Marie-Madeleine Alliot,
30:38indique que les investigations
30:39conduites par la police judiciaire
30:41n'ont pas permis
30:42d'établir que le suicide
30:43de Christina Radi
30:44était en relation
30:45avec des violences physiques
30:46ou psychologiques.
30:48Commise sur elle
30:49par Bertrand Cantat,
30:50enquête classée.
30:52Cette énième plainte
30:53est fondée sur des mensonges.
30:54Même la famille de Christina,
30:56pourtant première concernée,
30:57ne soutient pas
30:58cet acharnement,
31:00affirme l'avocat de Cantat,
31:02maître Antonin Lévy.
31:05Alors,
31:05beaucoup d'éléments
31:06qui sont apportés
31:07en 2018.
31:08L'enquête repart à nouveau.
31:10On se dit
31:10que ça va décrocher,
31:11que ça va être
31:12sans doute un peu plus long.
31:13Ce n'est pas le cas.
31:13Yael Mellul,
31:14c'est vous qui apportez
31:15tous ces éléments
31:16à la justice.
31:17Je précise que vous suivez
31:18ce dossier depuis le début.
31:20Vous étiez à l'époque
31:20au début avocate
31:21et puis aujourd'hui
31:21vous êtes présidente
31:22de l'association
31:23femme et libre.
31:25Alors,
31:25il y a des choses
31:26très graves
31:26qui sont dites
31:27notamment dans
31:28l'article du Point
31:30avec ce membre
31:31de Noir Désir
31:32sous anonymat
31:32qui dit
31:34qu'il avait frappé
31:35sa petite amie précédente,
31:37qu'il avait voulu
31:38en étrangler une autre,
31:39etc.
31:40Est-ce que ces éléments
31:40ont été vérifiés ?
31:42À ma connaissance,
31:43non.
31:44Ils n'ont jamais
31:45été vérifiés.
31:46Ils ont été
31:46portés à la connaissance
31:48du parquet de Bordeaux
31:49à l'appui
31:50de ma plainte
31:51donc de 2018.
31:53puisqu'en plus,
31:55moi j'apportais
31:56des échanges
31:57que j'ai eus
31:57personnellement
31:58avec la compagne
32:00de l'ancien membre
32:03de Noir Désir
32:03qui venait confirmer
32:05tous ses propos.
32:06Le fait que Bertrand Cantat
32:08était violent
32:09avec toutes
32:10ses compagnes.
32:11Ce pacte
32:12qu'il y a eu
32:12entre tous les membres
32:13de Noir Désir
32:14sur le fait
32:15de garder
32:16le silence
32:17sur la violence
32:18de Bertrand Cantat
32:18lors du procès
32:19de Vénus.
32:20Et la terreur
32:22dans laquelle
32:23vivait
32:23Christina Raddy
32:24et qu'elle avait
32:25peur pour sa vie.
32:27Donc on est là
32:27face à des éléments
32:28d'une exceptionnelle
32:29gravité
32:30qui ont été portés
32:31à la connaissance
32:32du parquet
32:32et qui n'en a
32:33absolument rien fait
32:35à nouveau.
32:35Et pourtant
32:36Michel Fin
32:37journaliste
32:37vous connaissez
32:38parfaitement
32:39ce dossier
32:40vous l'avez suivi
32:41depuis très longtemps
32:43d'ailleurs
32:43vous enquêtez
32:44sur cette affaire
32:45la procureure
32:46de Bordeaux
32:47elle conclut
32:48pas de violence
32:49physique
32:50et psychologique
32:51dans ce dossier.
32:52Je note bien
32:53et psychologique
32:54parce que c'est important.
32:55Oui.
32:55Alors qu'elle a
32:56entre les mains
32:57le message
32:57de Christina Raddy
32:59qui est extrêmement éloquent
33:00et qu'il suffit
33:02de chercher
33:03un tout petit peu
33:03pour avoir
33:04des témoignages
33:05qui recoupent
33:06on a l'impression
33:07qu'il y a
33:08sur cette enquête
33:09une chape de plomb
33:10qu'il ne faut pas
33:11toucher à Quanta.
33:12On a vraiment
33:14cette impression-là.
33:15Pour quelles raisons ?
33:16Je ne sais pas.
33:16Est-ce que c'est pour
33:17des raisons politiques
33:17financières ?
33:18Je ne sais pas.
33:19Mais il y a vraiment
33:19une chape de plomb
33:20jusqu'à aujourd'hui.
33:21Yael Melul
33:22vous confirmez ça ?
33:23Ah oui.
33:23Mais pourquoi ?
33:24C'est quand même étonnant
33:25qu'il n'y ait pas
33:26des enquêtes
33:27qui continuent un peu plus
33:28qu'on essaie de fouiller
33:29la police judiciaire
33:31est professionnelle
33:32elle est apte
33:32à mener ce genre d'enquête.
33:34Pourquoi ça ne va pas plus loin ?
33:35Écoutez,
33:35il n'est pas possible
33:37que dans cette affaire
33:38il n'y ait pas eu
33:39une enquête
33:40approfondie
33:41à minima.
33:42Surtout quand on sait
33:43et c'est ça
33:44l'élément le plus
33:46accablant
33:46en réalité
33:47pour le parquet
33:47que Bertrand Quanta
33:49est sous le régime
33:50de la libération conditionnelle
33:51et que normalement
33:52si ça avait été
33:52quelqu'un d'autre
33:54il aurait été immédiatement
33:56mis en détention provisoire.
33:57C'est pas fou.
33:57Mais immédiatement
33:59au moment même
34:00de la découverte du corps
34:01surtout
34:02à la lumière
34:03de ce qu'on sait
34:04aujourd'hui.
34:0615 ans
34:07après les faits
34:08la justice
34:09va à nouveau
34:10revenir.
34:12Christina Raddy
34:12la deuxième ombre
34:14de Bertrand Quanta
34:15j'ai juste l'espoir
34:16que soit rétablie
34:17la vérité.
34:18L'enquête de l'heure du crime
34:19je vous retrouve
34:20tout de suite
34:20sur RTL.
34:22Contactez RTL
34:23par SMS
34:24au 74 900
34:2599 centimes
34:27par SMS
34:29L'heure du crime
34:30présenté par Jean-Alphonse
34:31Richard
34:32sur RTL
34:34Dans l'heure du crime
34:35l'affaire Christina Raddy
34:36l'ex-épouse de Bertrand Quanta
34:38s'est suicidée
34:38à l'âge de 41 ans
34:40à Bordeaux
34:40en janvier 2010
34:41l'ombre du chanteur
34:42de Noir Désir
34:43condamné pour la mort
34:44de Marie Trintignant
34:45n'a cessé
34:46de planer
34:47sur ce décès
34:4715 ans plus tard
34:48l'enquête repart.
34:51Jeudi 24 juillet
34:522025
34:53RTL
34:53révèle que le procureur
34:55de Bordeaux
34:55ouvre une enquête
34:56préliminaire
34:57pour violence volontaire
34:58sur conjoint
34:59violence qui aurait été
35:01commise par Bertrand Quanta
35:02sur Christina Raddy
35:04le procureur
35:05Renaud Godel
35:06indique avoir découvert
35:08dans une série documentaire
35:09Netflix
35:09le cas Quanta
35:11plusieurs éléments
35:12inédits
35:13notamment le témoignage
35:14d'une infirmière
35:15qui avait consulté
35:16le dossier
35:17le légiste
35:18avait bien noté
35:19sur Christina Raddy
35:20un décollement
35:21du cuir chevelu
35:22des hématomes
35:24et une dent cassée.
35:26Lundi 24 novembre
35:282025
35:28l'ancien compagnon
35:29de Christina Raddy
35:30François Saubadu
35:3259 ans
35:33se donne la mort
35:34à Mérignac
35:35après avoir
35:35ingurgité des médicaments
35:37il s'était réjoui
35:38de la réouverture
35:40de l'enquête
35:40il indiquait
35:41avoir juste
35:42l'espoir
35:43que soit rétabli
35:44la vérité.
35:46Bertrand c'est quelqu'un
35:47qui ne se donne pas
35:49à moitié
35:49donc
35:50il n'a pas eu
35:51beaucoup de relations
35:52dans sa vie
35:53et c'était des relations
35:55où il donnait
35:55vraiment tout.
35:56Il pouvait y avoir
35:58de discussions
36:00emportées
36:00de violences
36:02dans la parole
36:04de non compromis
36:06donc
36:06de parler
36:08de parler
36:09de parler
36:09pour comprendre
36:10mais vraiment
36:11vraiment pas autre chose.
36:14Vraiment pas autre chose
36:15voilà ce que disait
36:16Christina Raddy
36:17dans l'émission
36:18Le droit de savoir
36:19sur TF1
36:20effectivement
36:20c'est la voix
36:22de Christina Raddy
36:23qui a dit tout à fait
36:24le contraire
36:24à ses parents
36:25sur le fameux répondeur
36:26ce message
36:27qui est encore
36:27au coeur de l'enquête
36:28aujourd'hui.
36:29Yael Melul
36:30vous êtes avec nous
36:30dans cette heure du crime
36:31on essaie d'y voir
36:32plus clair
36:33dans cette enquête
36:33qui n'a cessé
36:34de rebondir
36:35mais qui n'a aussi cessé
36:36d'être refermée
36:37par le parquet
36:39de Bordeaux
36:40aujourd'hui
36:41il y a une nouvelle enquête
36:42depuis juillet 2025
36:43avec un procureur
36:44Renaud Godel
36:45on le sait
36:45qui accorde
36:46beaucoup d'importance
36:47aux féminicides
36:48et à la parole
36:49comme ça
36:50des femmes victimes
36:51c'est important
36:52de le dire
36:53dans le dossier
36:54aujourd'hui
36:55en 2025
36:56il y a un témoignage
36:56qui est selon vous
36:58qui est capital
36:58qui est très important
36:59c'est celui
37:00de l'infirmier
37:01ou l'infirmière
37:02qui d'ailleurs
37:03figure dans
37:04le documentaire Netflix
37:05alors ce témoignage
37:06est effectivement
37:08capital
37:09parce qu'il nous dit quoi
37:11il nous dit que
37:12environ 6 mois
37:13avant la mort
37:14de Christina Raddy
37:15elle s'est rendue
37:16dans un service spécialisé
37:18de l'hôpital de Bordeaux
37:20qui s'appelle le COVA
37:20qui est un service
37:22qui a pour vocation
37:24d'accueillir
37:24les victimes de violences
37:26donc elle s'y rend
37:27pour faire constatation
37:28pour se soigner en réalité
37:30parce qu'elle a des blessures
37:31d'une exceptionnelle gravité
37:32vous l'avez dit
37:33décollement du cuir chevelu
37:35d'en cassé
37:36hématome
37:37détresse psychique
37:38et donc
37:39ce témoin
37:40vient nous dire
37:42qu'il a vu
37:44le dossier
37:46et que Christina
37:47nommait son agresseur
37:49Bertrand Quentin
37:49elle raconte tout ça
37:51elle raconte tout ça
37:52ce témoin raconte
37:54qu'elle a lu
37:55dans ce dossier
37:56les propos
37:58de Christina Raddy
37:59qui relatent
38:00les violences
38:01qu'elle subissait
38:01de Bertrand Quentin
38:02et l'état
38:03de détresse psychique
38:05dans lequel
38:05elle s'est trouvée
38:06alors moi la question
38:07que je pose
38:09en réalité
38:09c'est que
38:10quand bien même
38:11Christina Raddy
38:12n'ait pas
38:14émis le souhait
38:15de déposer plainte
38:16à l'époque
38:16donc le dossier
38:18a été conservé
38:19là-bas
38:20mais on est dans
38:20un institut
38:21médico-légal
38:22est-ce que
38:24les personnes
38:24qui l'ont reçu
38:25là-bas
38:26donc des médecins légistes
38:27des psychologues
38:28des assistantes sociales
38:30est-ce que ces personnes
38:32n'avaient pas
38:33l'obligation
38:34d'en référer
38:34au procureur
38:36étant précisé
38:37qu'on a affaire
38:39à un individu
38:40Bertrand Quentin
38:41qui est sous le régime
38:41de la libération conditionnelle
38:43et qu'on a là
38:44des violences physiques
38:45visibles
38:46qui sont d'une
38:47exceptionnelle gravité
38:48et donc
38:49à ce moment-là
38:50Bertrand Quentin
38:50n'aurait pas dû être mis
38:52hors d'état
38:53du nuire
38:53et donc
38:54on aurait pu
38:56littéralement
38:56sauver la vie
38:57de Christina Raddy
38:58à ce moment-là
38:58et absolument
38:59rien n'a été fait
39:00question subsidiaire
39:01est-ce que ce fameux dossier
39:02dossier médical
39:03qui est protégé
39:04par le secret médical
39:05mais à laquelle la justice
39:06peut avoir accès
39:07évidemment
39:08si elle le demande
39:09avec des réquisitions
39:10très précises
39:10est-ce que ce dossier
39:11a été transmis
39:12au procureur de Bordeaux
39:13est-ce qu'il a en main
39:15je n'ai pas cette information
39:16je n'en sais rien
39:17est-ce que là
39:18c'est capital
39:18je n'en sais absolument rien
39:20et s'il a été transmis
39:22au moment de la mort
39:23de Christina Raddy
39:24en janvier 2010
39:25et que rien n'a été fait
39:27à ce moment-là
39:28parce que là
39:29on avait
39:29la preuve
39:31directe
39:32qu'on avait affaire
39:32à une victime
39:33de violences conjugales
39:34donc on est face
39:35à un dysfonctionnement
39:37manifeste de la justice
39:38et si le dossier
39:40n'a pas été transmis
39:40on est aussi face
39:42à un problème
39:43à un dysfonctionnement
39:44de la justice
39:44dans les deux cas
39:46de toute manière
39:46étant précisé
39:47que le personnel
39:48qui a reçu
39:50Christina Raddy
39:51donc en juillet
39:52au moment
39:53où elle est victime
39:54de violences
39:55et le personnel
39:57qui a fait
39:57son autopsie
39:59au mois de janvier
40:00c'est le même
40:01donc cette histoire
40:02devait être connue
40:03en tout cas
40:04elle était connue
40:05clairement
40:06elle aurait dû être transmise
40:07absolument
40:08à la justice
40:08on va rester sur ce sujet
40:10avec vous
40:11Michel Fine
40:12journaliste
40:13il y a tous ces coups
40:14qu'aurait reçu
40:15Christina Raddy
40:17il y a aussi
40:18ces marques
40:18qu'on a retrouvées
40:19évidemment
40:19juste après sa mort
40:21qui posent encore
40:21aujourd'hui question
40:22parce qu'on tourne autour
40:24depuis le début
40:25de l'émission
40:26autour de ces marques
40:27oui
40:27parce qu'on a
40:28deux unités
40:30les primos intervenants
40:31et l'unité
40:32de police judiciaire
40:33qui arrivent auprès
40:34de Christina Raddy
40:35après
40:36au moment de sa mort
40:37au moment de son suicide
40:38et qui
40:39tous notent
40:40des échymoses
40:41des échymoses
40:42c'est des bleus
40:44c'est un éclatement
40:46des vaisseaux sanguins
40:47qui est produit
40:48quand on reçoit des coups
40:49c'est des marques
40:50sur la peau
40:51les échymoses
40:52c'est
40:53on a des échymoses
40:54quand on est vivant
40:55or le médecin légiste
40:57qui fait
40:58dit-on
40:59l'autopsie
40:59de Christina Raddy
41:00dit
41:01ces échymoses
41:02sont apparues
41:03post-mortem
41:04est-ce qu'une échymoses
41:05peut apparaître
41:06post-mortem
41:07les médecins légistes
41:09auxquels
41:09on a parlé
41:10nous disent
41:11les échymoses
41:12c'est antémortem
41:13on a la trace de coup
41:15avant la mort
41:16là aussi
41:17il y a quand même
41:17une interrogation
41:18une bizarrerie
41:20dans cette enquête
41:21le commissaire
41:22le commissaire
41:23Jean-Marc André
41:23qu'on a interviewé
41:24sur RTL
41:26lui il fait marche arrière
41:27aujourd'hui il dit
41:27non mais je me suis mal exprimé
41:29c'était peut-être pas des échymoses
41:30etc
41:31il s'est mal exprimé
41:32dans un rapport de police
41:32il y a deux rapports de police
41:34qui note des échymoses
41:36donc c'est vraiment une question
41:38aujourd'hui fondamentale
41:39et qui jette quand même
41:41une autre lumière
41:43sur les conditions
41:44du décès de Christine Arradi
41:47quels actes il faut mener
41:49aujourd'hui
41:50vous l'avez dit
41:51il y a plein de témoins
41:51vous avez cité plein de témoins
41:53vous avez donné des listes
41:54même
41:54de personnes à entendre
41:56on ne sait pas
41:56si ces personnes ont été entendues
41:57peut-être
41:58dans le secret de l'enquête
41:59et sous la coupe
42:01sous la supervision
42:02du procureur de Bordeaux
42:03c'est une possibilité
42:04mais quels actes
42:04il faudrait faire aujourd'hui
42:05en réalité
42:06il faut tout faire
42:08puisque absolument rien
42:09n'a été fait
42:12lors de la mort
42:13de Christine Arradi
42:14vous l'avez rappelé
42:15l'enquête a été clôturée
42:16au bout de 30 heures
42:18lorsque j'ai déposé
42:19les deux plaintes
42:20la première en 2013
42:21en 2018
42:22absolument rien n'a été fait
42:24donc en réalité
42:24il y a tout à faire
42:25toutes les investigations
42:27pour la manifestation
42:28de la vérité
42:29à savoir
42:29dans quelles circonstances
42:32est morte
42:33Christine Arradi
42:33Michel Fin l'a rappelé
42:35aujourd'hui
42:35on a une autre lumière
42:36qui vient
42:37qui apparaît
42:38dont on n'avait
42:39absolument pas connaissance
42:41c'est l'existence
42:42de ces équimoses
42:42est-ce qu'il y a eu
42:44ou pas
42:44des violences
42:45antémortem
42:46il y a
42:48beaucoup de témoins
42:49qui sont susceptibles
42:50de venir témoigner
42:51pour dire
42:52que Christine Arradi
42:53était victime
42:54des violences conjugales
42:55il faut les entendre
42:56est-ce que
42:57ce dossier médical
42:58au COVA
42:59a été retrouvé
43:01c'est ça
43:02donc il y a
43:03beaucoup de choses
43:03à faire
43:04parce que quand on additionne
43:05et je suis bien d'accord
43:06avec vous
43:07quand on additionne
43:08le message téléphonique
43:11de Christine Arradi
43:13les messages
43:14des uns et des autres
43:15ça fait beaucoup
43:17peu à peu
43:18on fait
43:18une espèce de pyramide
43:19qui s'est dressée
43:21Michel Fin
43:22est-ce que
43:23Bertrand Cantat
43:24peut-il être réentendu ?
43:26Il pourra être réentendu
43:28dans le cadre
43:29de l'ouverture
43:30d'une information judiciaire
43:31ce qui pour l'instant
43:32n'est pas le cas
43:33pour l'instant
43:33on a une enquête préliminaire
43:35pour violence volontaire
43:37sur la personne
43:38de Christine Arradi
43:39qui de la part
43:40de Bertrand Cantat
43:41l'énoncé est quand même
43:42très important
43:44on ne sait pas
43:45si les faits sont prescrits
43:47ou pas
43:48c'est le procureur
43:49qui nous dira
43:49et c'est le procureur
43:50qui dans cette enquête
43:53qui arrive quand même
43:5415 ans trop tard
43:55mais qui est quand même menée
43:56de manière précise
43:59et efficace
44:00pour ce qu'on sait
44:01c'est le procureur
44:03qui décidera
44:03s'il ouvre
44:04une information judiciaire
44:05Et pour une fois
44:06c'est une enquête
44:06qui n'a pas été refermée
44:07tout de suite
44:08ça c'est quand même
44:10important
44:10c'est une enquête
44:10en cours
44:11mais qui répondra
44:13à beaucoup de questions
44:14qui restent encore ouvertes
44:15aujourd'hui
44:17Merci beaucoup
44:18Michel Fine
44:19Yael Mellul
44:21d'avoir été toutes les deux
44:22les invités de l'heure du crime
44:23merci à l'équipe de l'émission
44:24rédactrice en chef
44:25Justine Vigneault
44:26préparation Romain Diverès
44:28Valentine Bardet
44:29réalisation en direct
44:30Jonathan Griveaux
44:32Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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