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  • il y a 18 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 12 mai 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, le gouvernement sur le pont face à l'antavirus, Sébastien Lecornu promet pas moins de deux
00:15réunions interministérielles par jour
00:18et une conférence de presse, elle aura lieu cet après-midi à 16h45 pour faire le point.
00:24Alors est-ce qu'on en fait trop autour de cet antavirus ? Le gouvernement en fait-il trop ?
00:29Vous êtes en tout cas très nombreux à nous dire que cette période vous rappelle le Covid,
00:36suscite, ressuscite j'allais dire aussi des angoisses si c'est votre cas.
00:41Appelez-nous 3210, on va en parler dans un instant.
00:44Dans l'actualité également, les très mauvais chiffres de la sécurité routière avec plus 15% de morts sur les
00:50routes au mois d'avril,
00:51285 personnes tuées, c'est 37 de plus qu'en avril 2025.
00:57Dans ce contexte, une famille demande à ce que le port du casque devienne obligatoire,
01:01à la fois pour les cyclistes mais aussi pour les usagers des trottinettes.
01:05Là encore, bonne idée ou pas, vous nous appelez au 3210 et puis on en débat.
01:11Et puis avis aux fans de foot, les supporters du Paris Saint-Germain vont pouvoir finalement se rendre au Parc
01:16des Princes
01:16le 30 mai prochain pour assister à la finale de la Ligue des Champions.
01:20Le match face à Arsenal sera diffusé sur écran géant comme l'année dernière.
01:24Le club l'a officialisé ce matin à Paris.
01:28En revanche, pas de fanzone comme le souhaitait le maire.
01:31La préfecture a décidé d'interdire ceci.
01:34Cette finale, je vous le rappelle, PSG-Arsenal, elle sera donc à Budapest.
01:39Et vous pourrez la vivre sur RTL mais aussi sur M6.
01:42Rendez-vous donc le 30 mai dès 18h.
01:46La météo avec vous, Anthony Kazmarek.
01:48Bon, légère embellie en tout cas niveau ciel pour aujourd'hui.
01:51Demain, c'est le retour de la pluie.
01:52Et oui, c'est déjà reparti.
01:54Je vous rappelle que ce début mai est déjà le deuxième début de mois de mai
01:57le plus arrosé de l'histoire des relevés météo.
02:00Et donc, ça va repartir de plus belle demain avec une perturbation
02:03qui va d'abord arroser les côtes de la Manche en début de journée.
02:06Avec en plus du vent d'ouest, 60-70 km à l'heure en rafale.
02:09Donc vraiment un ressenti très automnal.
02:11Et ces pluies, on va les retrouver demain après-midi sur la moitié nord,
02:14au nord de la Loire, sur l'île de France, près de la frontière belge,
02:17de la pluie, quelques coups de tonnerre parfois.
02:20Et ce vent très désagréable dans la moitié sud,
02:23demain au sud de la Loire et jusqu'à la Méditerranée.
02:25Ce sera plus calme, très gris en début de journée avec 2-3 gouttes.
02:28Mais vous allez retrouver quelques éclaircies dans l'après-midi
02:31avec toujours du vent près de la Méditerranée.
02:33Peut-être un petit orage sur les Alpes du Sud en fin de journée
02:36et une averse entre les Pyrénées et la plaine toulousaine.
02:39Mais retenez que voilà, demain au nord, c'est à nouveau perturbé.
02:42Au sud, c'est plus calme et toujours aussi frais partout
02:45avec demain après-midi entre 12 et 18 degrés seulement sur la moitié nord.
02:4914 à Lille, 15 à Paris et 15 à 23 sur la moitié sud.
02:5323, ce sera pour Toulon.
02:54Vous aurez 19 à Lyon et à Bordeaux.
02:56Et puis jeudi, pour le jour de l'Ascension ainsi que vendredi,
03:00ce seront deux journées très très perturbées.
03:02Des averses, des orages, parfois du grésil,
03:06un vent de nord-nord-ouest très frais.
03:08Des températures qui auront du mal à atteindre les 13 degrés
03:11l'après-midi dans la moitié nord.
03:13La bonne nouvelle, c'est que ça pourrait s'améliorer un petit peu
03:15pour samedi et dimanche.
03:16Bon, un grand week-end de l'Ascension, donc en demi-tin.
03:20Oui, c'est ça.
03:21Merci en tout cas, Anthony, il est 13h04.
03:25Jusqu'à 14h.
03:27Les auditeurs ont la parole.
03:29Amandine Bégaud sur RTL.
03:32Alors, pas d'affolement, pas de panique,
03:34mais j'entends des choses aberrantes.
03:36Ils disent que c'est par la salive.
03:38Que faites-vous des personnes qui postillent ?
03:40Eh oui, les postillons, c'est de la salive.
03:44Donc moi, je dirais, mettons des masques.
03:46Mettons un masque.
03:47Moi, je pense qu'il faut faire confiance aux services médicaux,
03:51à la recherche et calmer un petit peu le jeu
03:54parce qu'on ne parle plus que de ça
03:56et ça ne fait qu'angoisser les gens.
03:59Ces messages, ce sont ceux de Monique et Dominique.
04:01On va parler, bien sûr, de cet antivirus
04:04et de toutes ces angoisses qui ressurgissent
04:08pour un certain nombre d'entre vous.
04:10On le disait d'ailleurs hier en échangeant
04:13avec l'un des infectiologues et vous, les auditeurs,
04:16il y a une part d'irrationnel presque là-dedans.
04:18On a beau se dire que ce virus semble contrôlé,
04:24qu'il est certes plus dangereux que le Covid,
04:26mais qu'il circule beaucoup moins et beaucoup moins rapidement,
04:30eh bien malgré tout, vous êtes, nous sommes,
04:33un certain nombre à nous inquiéter.
04:35On va en parler dans un instant avec le professeur Nicolas Franck
04:39qui est psychiatre et qui connaît bien toutes ces questions-là,
04:41mais je voudrais d'abord accueillir Alain.
04:42Bonjour Alain.
04:44Bonjour Amandine, bonjour à tous, merci d'avoir retenu mon appel.
04:46Je vous en prie Alain, vous nous appelez d'où ?
04:49Je vous appelle Délande.
04:51Délande.
04:52Quand je dis que tout ça, même si on essaye de raisonner
04:55de façon plus rationnelle possible,
04:59mais que tout cela finalement fait ravivre,
05:02en tout cas, certaines angoisses,
05:03vous le confirmez, c'est votre cas à vous ?
05:06Ah oui, c'est complètement mon cas,
05:07et surtout quand j'entends que des réunions vont se tenir deux fois par jour
05:13et puis une conférence de presse,
05:15mais on nous tenait le même langage au début du Covid.
05:20Si vraiment, si vraiment, ça n'est pas aussi dramatique que ça,
05:25laissons faire les autorités sanitaires qui savent de quoi elles parlent.
05:29Là, je regarde, pendant que je vous parle, je regarde le journal
05:33et on voit que les patients ont été disséminés,
05:36deux en Grande-Bretagne et puis un en France, un aux Etats-Unis, etc.
05:39Je veux dire, c'est anxiogène, les annonces du gouvernement sont anxiogènes
05:44parce que, comme vous l'avez justement dit,
05:47elles ravivent des vieux souvenirs que le confinement,
05:51pour certains d'entre nous, pour les plus jeunes, nous ne connaissions pas,
05:54nous avons été marqués, moi je ne l'ai pas oublié, ce confinement,
05:57et sincèrement, on nous parle aujourd'hui de masques,
06:01on nous parle aujourd'hui, tous les infectiologues,
06:04la Haute Autorité de Santé, tout le monde prend la parole,
06:07on n'a pas exactement le même son de cloche des uns et des autres,
06:12ça ne peut être qu'anxiogène, et je ne vous parle pas des complotistes,
06:16je préfère les éviter ceux-là.
06:18Mais c'est vrai qu'on revoit les mêmes visages,
06:20on entend les mêmes voix, tous ces infectiologues, ces médecins,
06:24on réemploie ces mots de gestes barrières,
06:27de masques...
06:28De masques, à l'instant, une dame qui parlait des postillons,
06:31et bien entendu, mais je vous rappelle,
06:34je vais reculer dans les années 80,
06:36lorsque le sida est apparu,
06:39enfin est apparu, lorsque, eh bien, on disait qu'embrasser quelqu'un,
06:43ou s'asseoir sur la lunette d'un WC, etc.
06:47Donc c'était un langage que l'on connaissait bien.
06:49Mais aujourd'hui, je crois que nous devons raison garder,
06:54nous devons faire confiance aux autorités sanitaires,
06:57mais évitons de la part du gouvernement et de tous les gens,
07:01de la Haute Autorité de Santé en particulier,
07:03et l'OMS à l'instant, le patron de l'OMS vient de s'exprimer,
07:07mais évitons de trop donner le sujet.
07:12Enfin, je veux dire, que l'on protège la population,
07:13c'est le rôle de l'État.
07:15Ça, je l'entends.
07:16Mais trop en dire, c'est anxiogène,
07:19et ça, c'est humain, Amandine,
07:22parce que nous avons vécu tous quelque chose de dramatique
07:25lors du Covid,
07:25et là, on nous réemploie quasiment le même langage,
07:31les mêmes éléments de langage,
07:33avec la même fréquence,
07:34avec « c'est pas grave, mais alors on ne sait qu'en parler ».
07:37Si c'est pas si grave que ça,
07:40il faut savoir, c'est vrai,
07:41qu'on n'a pas de remède contre cet antivirus,
07:44mais quoi qu'il en soit,
07:46faisons confiance aux médecins
07:47et arrêtons d'inquiéter la population.
07:52Mais, et en même temps, Alain,
07:53vous dites « faisons confiance aux scientifiques »
07:56et malgré tout, vous le reconnaissez,
07:58mais c'est humain, et moi, la première,
08:00vous vous dites « quand même, tout ça m'inquiète ».
08:05Oui, tout ça m'inquiète,
08:07parce qu'on s'est rendu compte
08:08que les éléments de langage qui étaient tenus lors du Covid,
08:12sur quoi ça a débouché,
08:13ça a débouché sur une période qui a été dramatique
08:16pour la majorité des Français,
08:17et qui encore aujourd'hui se fait sentir,
08:20et donc on est en droit de se demander
08:23si on n'est pas en train de vivre un remake du Covid.
08:27Bien sûr que je suis inquiète, moi également, bien sûr.
08:29Alain, restez avec nous,
08:31je voudrais vous faire échanger avec Françoise.
08:32Bonjour Françoise.
08:33Bonjour Amandine, vous allez bien ?
08:35Mais ça va bien, et vous, autre habituée,
08:37vous du Val-d'Oise, Alain, dans des Landes.
08:41Françoise, vous, vous n'avez pas le sentiment
08:43que le gouvernement en fasse trop ?
08:45Non, moi je suis quand même, pour le moins inquiète
08:50par les propos tenus par le directeur de l'OMS,
08:53qui se veut rassurant vis-à-vis de la France,
08:56les Français n'ont pas lieu de s'inquiéter.
08:58Ben écoutez, il a un recul pour parler comme ça,
09:02et je trouve que l'État français vaut mieux en faire trop,
09:04Amandine, maintenant, avec 22 ou 23 cas,
09:08que dire mince...
09:09Alors attention, ce sont des cas contacts,
09:11je répète vraiment, parce qu'il ne faut pas mélanger,
09:13on a un cas positif seulement,
09:164 autres personnes qui sont hospitalisées
09:18parce que c'était des passagers de la croisière,
09:20plus 22 cas contacts.
09:23Mais cas contacts,
09:24comme il y a un temps d'incubation,
09:26et ça, personne ne peut nous dire le contraire,
09:28entre une à sept semaines,
09:30il vaut mieux être vigilant,
09:31moi ça ne me fait pas peur que l'État communique.
09:34Trop communiquer, ça ne sert pas à grand-chose, honnêtement.
09:37Mais bon...
09:39Mais quand vous entendez la conférence de presse cet après-midi,
09:43deux réunions à Matignon par jour, une le matin...
09:45Ah, c'est trop !
09:45C'est trop, c'est trop.
09:47Il ne faut pas non plus affoler les gens.
09:49Mais la peur n'évite pas le danger, de toute façon.
09:51Mais j'aimerais bien qu'au niveau médical,
09:54que les infectiologues parlent dans le même sens.
10:00Certains, enfin voilà, ou qu'ils ne parlent pas,
10:02ou qu'ils parlent peu.
10:03Vous vous souvenez, au moment du Covid,
10:05on avait parlé des alarmistes et des autres.
10:07Oui, bien sûr.
10:08Mais bon, on nous dit, ça c'est un variant qui est connu.
10:12Mais le coronavirus, c'était un variant...
10:16Il n'était pas connu, non, non.
10:17Oui, mais le Covid-19 n'était pas connu.
10:20Mais Amandine, ce variant existait, mais il a muté.
10:24Oui, mais le antivirus précisément des Andes, là, on le connaît depuis des années,
10:30et il mute très peu.
10:31En tout cas, c'est ce que disent les spécialistes.
10:34Françoise et Alain, restez bien avec nous,
10:36parce que je voudrais vous faire échanger avec le professeur Nicolas Franck.
10:39Bonjour.
10:40Bonjour.
10:41Et merci beaucoup de nous accorder quelques minutes.
10:44Vous êtes psychiatre, et vous vous êtes beaucoup interrogé sur cette question
10:49et ces angoisses suscitées par le Covid.
10:51Vous avez publié Covid-19, détresse psychologique,
10:55et protéger sa santé mentale après la crise, aux éditions Odile Jacob.
10:59D'abord, est-ce que vous êtes surpris, professeur, d'entendre nos auditeurs dire
11:05que tous ces mots, ces spécialistes comme ça qu'on revoit,
11:09ça leur rappelle de trop mauvais souvenirs ?
11:13Non, je ne suis pas surpris du tout.
11:14Vous voyez, moi, je suis dans les mêmes circonstances,
11:17puisqu'on me rappelle, et effectivement, et on cite encore mon livre de 2020
11:21que j'avais écrit pendant le premier confinement pour laisser une trace
11:23et essayer de comprendre ce qui se passait.
11:26Moi, je partage assez l'analyse des auditeurs,
11:29qu'on vient d'entendre et qui sont encore là.
11:33Simplement, juste pour resituer un petit peu les choses,
11:35moi, mon propos en 2020, c'était de dire, attention,
11:38avec les mesures qu'on prend, on fait plus de dégâts sur la santé mentale,
11:42finalement, qu'on ne fait de bien.
11:44Parce qu'effectivement, le coronavirus, il était inquiétant,
11:48mais la pandémie, les mesures pour lutter contre la pandémie,
11:51le fait de confiner, d'enfermer, de couper les liens sociaux,
11:54ça, c'était encore beaucoup plus délétère que l'inquiétude suscitée par le coronavirus.
11:57Alors, il faut mettre en balance les 150 000 morts de l'époque,
12:00c'est énorme, c'est quand même une grande pandémie,
12:03avec les 30% d'anxieux cliniques qui ont paniqué,
12:07qui se sont sentis mal pendant des mois et des années.
12:10Mais on a sans doute sous-estimé ce traumatisme du Covid
12:15qui est présent chez bon nombre d'entre nous.
12:17On va en reparler dans un instant. Restez avec nous, professeur.
12:19A tout de suite.
12:20Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
12:2450 centimes la minute.
12:27Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:31C'est d'avoir peur, quoi.
12:33Quand on entend que les gens ont été traumatisés par ce virus,
12:36mais ils n'ont pas été traumatisés par le virus,
12:38ils ont été traumatisés par la gestion du virus.
12:41C'est la peur qu'on leur a instillé.
12:42Et c'est en train de recommencer en ce moment.
12:45Mais moi, ce n'est pas du virus.
12:46J'ai peur, c'est de Macron et de sa clique.
12:48Ils ne vont pas recommencer.
12:50Mais ils nous prennent vraiment pour des jambons ou quoi ?
12:53Ça va faire exactement comme le Covid.
12:55La ministre de la Santé qui avait dit
12:56« Ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de conséquences. »
12:59Franchement, ils se moquent de nous, là.
13:01Le professeur a dit « On a isolé les contacts. »
13:02Ben non, vous ne vous avez pas isolés
13:04puisque vous avez fait prendre l'avion aux gens.
13:06Et tous les gens qui étaient en avion,
13:07ils sont en traitement.
13:08Donc, ils nous prennent vraiment, vraiment pour des jambons.
13:11Là, je suis en colère
13:12parce que ça va être l'économie qui va être foutue en l'air.
13:15Alors, vous êtes très, très nombreux,
13:17comme ces auditeurs,
13:18à nous appeler au 3210 pour évoquer cet antavirus,
13:21pour poser vos questions, faire part de vos doutes.
13:24Et surtout, j'ai envie de dire aussi,
13:26faire part de vos angoisses.
13:28On a clairement le sentiment que cet antavirus
13:31ravive les angoisses du Covid
13:33avec ses mots qu'on réentend,
13:36gestes barrières, masques, cas contacts.
13:38Ces réunions qui sont désormais prévues
13:40deux fois par jour à Matignon.
13:42Une conférence de presse, je le rappelle,
13:43cet après-midi à 16h45
13:46avec la ministre de la Santé,
13:47des épidémiologistes, des infectiologues, bref.
13:50Tout ça inquiète un certain nombre d'entre vous.
13:53Est-ce que c'est normal ?
13:55Tiens, professeur Nicolas Franck,
13:56vous êtes psychiatre et vous êtes toujours avec nous.
13:58C'est normal que ça ravive tout ça ou pas ?
14:00D'un point de vue purement, j'allais dire, clinique.
14:04Du point de vue purement clinique,
14:05c'est tout à fait normal
14:05puisqu'il y a un air de ressemblance qui est frappant
14:08comme tous les auditeurs l'ont bien rapporté.
14:10Voilà le nouveau virus qui arrive
14:11ou un virus qu'on connaissait
14:12mais qui n'était pas en France qui arrive.
14:14Les cas contacts, le même vocabulaire,
14:16les mêmes personnes.
14:17Donc évidemment, la réminiscence,
14:19elle est inévitable.
14:20Après, pour se protéger,
14:22il faut raison garder,
14:23analyser les choses,
14:24voir qu'effectivement,
14:25ce n'est pas tout à fait la même chose,
14:26les caractéristiques du virus
14:27ne sont pas les mêmes, etc.
14:29Faire en sorte que le rationnel
14:31l'emporte sur l'irrationnel, en fait.
14:32Ce n'est pas évident.
14:33Oui, ce n'est pas évident
14:34mais contrairement à ce que disait
14:36l'un des premiers auditeurs qui intervenait,
14:39je pense qu'il ne faut pas limiter
14:40l'accès à l'information de la population.
14:42Il faut en donner beaucoup.
14:43Par contre, répéter des paroles angoissantes,
14:44ça ne sert à rien.
14:45Il faut plutôt donner des éléments scientifiques
14:47qui permettent d'analyser la situation
14:49et de prendre du recul pour la supporter.
14:51Ça, ce sera plus utile.
14:51Puis aussi des conseils
14:52pour protéger sa propre santé mentale.
14:54éviter de céder à la panique.
14:56Et peut-être pas rester branché
14:58des heures et des heures
14:59devant les chaînes d'info,
15:00suivre les conférences de presse en direct,
15:02comme on le faisait à l'époque.
15:04Limiter l'exposition,
15:06c'est encore une très bonne solution.
15:07S'informer, mais de façon raisonnée.
15:10On va en parler avec Dominique.
15:12Bonjour Dominique.
15:13Oui, bonjour Amandine.
15:15Et bienvenue, parce que c'est la première fois
15:16je crois que vous nous appelez
15:17dans les auditeurs ont la parole.
15:19Oui, c'est la toute première fois.
15:21Je suis ravie.
15:21Moi aussi, je suis ravie de vous entendre.
15:23Alors, comment vous abordez les choses ?
15:25Est-ce que tout ça vous angoisse ?
15:27Alors, moi je ne vais pas dire
15:28que ça m'angoisse.
15:29Et en fait, ce qu'a dit Alain,
15:31ce qu'a dit Françoise
15:32et le professeur qui est avec vous,
15:34je suis tout à fait d'accord avec eux.
15:36Trop c'est trop, en fait.
15:38Moi, je suis pour l'information.
15:40Mais en effet,
15:42toutes les personnes que j'entends
15:43autour de moi,
15:44maintenant, sont très angoissées.
15:46Qu'est-ce qui va se passer ?
15:47Moi, ça a déjà été dit.
15:49Oui, mais je fais confiance
15:53aux chercheurs,
15:54au personnel soignant.
15:56Le gouvernement serait un peu plus réservé,
15:59mais s'ils travaillent sur le sujet,
16:01tant mieux,
16:01s'ils ne faisaient rien,
16:02on les critiquerait.
16:03C'est ça.
16:04S'il n'y avait pas de réunion à Matignon,
16:06on dirait,
16:06mais que fait le gouvernement ?
16:07Là, il y en a,
16:08on dit qu'il y en a trop.
16:09Mais là, voilà,
16:10avec la personne
16:11avec qui vous venez de parler,
16:13le chercheur ou le professeur.
16:14Le professeur Nicolas Franck.
16:16Voilà, trop d'infos.
16:17C'est trop d'infos
16:18et il y en a,
16:20ils ont BFM TV
16:21à brancher toute la journée
16:22ou je ne sais quelle chaîne
16:25et ça,
16:26ça ne sert à rien.
16:27De toute façon,
16:28alors je ne dis pas
16:29qu'il ne faut rien écouter,
16:30il ne faut pas faire l'autruche,
16:32mais il faut se calmer
16:34parce que là,
16:35c'est la santé mentale
16:36qui va être en jeu
16:38pour une grosse partie
16:39de la population.
16:40Moi, c'est plutôt ça
16:41qui me fait peur.
16:42Vous avez le sentiment
16:44que les gens autour de vous
16:45ont été très marqués
16:46par cette période de Covid,
16:47vous-même peut-être ?
16:49Ah oui,
16:50oui, marqués.
16:51Ben oui,
16:51on a quand même passé
16:52un mauvais moment.
16:54Oui, oui,
16:55ça a été très...
16:56Et pareil,
16:57l'angoisse était là.
16:58Moi, j'ai encore gardé
16:59des gestes.
17:00Avant,
17:01le copain de mes copains
17:02était mon copain
17:03donc on se faisait la bise.
17:04Maintenant, c'est terminé.
17:06Vous ne faites plus la bise ?
17:07Ben, rarement.
17:08Il faut vraiment
17:09qu'on vienne vers moi
17:10et qu'on m'attrape.
17:12Mais sinon,
17:13je fais attention.
17:14Par contre,
17:15pas mes proches,
17:16je ne suis pas non plus
17:17dans une psychose.
17:19Non, mais tout à l'heure,
17:20je le disais,
17:20on a peut-être quand même
17:21sous-estimé,
17:22et le professeur
17:22le disait très bien,
17:24sous-estimé
17:25ce traumatisme,
17:27j'allais dire collectif,
17:29du Covid.
17:30Bon,
17:30on était bien sûr
17:31tous très inquiets à l'époque,
17:32tous très soulagés
17:33une fois que ça a été terminé.
17:35Mais cinq ans après,
17:36on n'imaginait peut-être pas
17:38que ça pouvait être
17:39encore très très présent
17:40dans chacun.
17:42Oui,
17:42mais bon,
17:43alors vous savez,
17:43on ne va pas empêcher
17:44les gens de voyager.
17:45Non,
17:46bien sûr.
17:46On ne va surtout pas
17:47les empêcher
17:48de rentrer chez eux,
17:49ces pauvres gens
17:50qui ont été surpris
17:51dans ce bateau.
17:53Bon,
17:54moi,
17:54je ne voyage pas beaucoup déjà,
17:55je ne suis pas trop
17:57faire fonctionner les avions.
17:59C'est un autre débat.
18:00Mais voilà,
18:01c'est un autre débat,
18:01mais je veux dire,
18:02bon,
18:03non,
18:03il faut continuer à vivre.
18:06On fait attention,
18:08mais de toute façon,
18:09on ne pourra pas mettre
18:09les mains devant.
18:11Donc,
18:12c'est plus,
18:12moi,
18:13vous savez,
18:13c'est ce que je disais
18:14à la personne
18:14qui m'avait interviewée,
18:16je suis dans ma
18:18quatorzième année de yoga
18:19et je vois les choses
18:20autrement.
18:22C'est aussi,
18:23tiens,
18:23une bonne façon
18:23de repousser l'angoisse,
18:26docteur.
18:28Ah ben,
18:28complètement,
18:29oui.
18:29Tout ce qui est
18:30psychocorporel,
18:31c'est très bénéfique.
18:32Et puis,
18:32après,
18:34la remarque
18:35est très pertinente.
18:36Il faut limiter soi-même
18:37l'accès à l'information
18:37en boucle,
18:38qui ne sert à rien
18:39par se faire peur.
18:40Oui.
18:42Bon,
18:42Dominique,
18:43merci beaucoup
18:43pour votre appel.
18:44J'espère que vous nous rappellerez
18:45sur d'autres sujets.
18:47Un grand bonjour du Nord.
18:48Eh ben,
18:48écoutez,
18:49on aime les gens du Nord,
18:50je ne vous cache pas.
18:52Et si,
18:52comme Dominique,
18:53tiens,
18:53vous ne nous avez jamais appelé,
18:54mais que là,
18:54ça vous fait réagir,
18:55que vous aussi,
18:56tout ça,
18:56ça vous remue un peu.
18:58Appelez-nous
18:593210
19:00pour évoquer
19:01ces angoisses
19:02autour de l'antavirus.
19:03Gilles,
19:03bonjour.
19:05Bonjour.
19:05Vous dites,
19:06vous,
19:06le gouvernement a bien raison
19:08de mettre le paquet,
19:10si j'ose dire.
19:10C'est pas ça.
19:13Pourtant,
19:13je ne suis pas un fanat
19:14de ce gouvernement
19:15et de la politique
19:16d'Emmanuel Macron,
19:17mais le dernier coup,
19:19qu'est-ce qu'on lui a reproché ?
19:20C'est d'avoir menti aux Français,
19:21d'avoir caché
19:22une certaine vérité
19:23qui n'était pas évidente
19:25pour tout le monde.
19:26Donc,
19:26dire une démasque,
19:27ce n'est pas un problème,
19:28n'en mettez pas.
19:28On a bien vu
19:29ce que ça donnait.
19:30Aujourd'hui,
19:31on a le gouvernement
19:32qui dit,
19:33bon,
19:34on en fait peut-être
19:35un peu trop,
19:35mais on fait ce qu'il faut.
19:37Bon, écoutez,
19:37on ne va pas lui reprocher
19:38d'essayer de faire quelque chose.
19:40Bon,
19:40maintenant,
19:41à mon avis,
19:42ça a été bien expliqué
19:44ce matin
19:44par la rubrique
19:46avec une professeure
19:49chez Marc-Olivier Fogel.
19:51Elle disait,
19:52attention,
19:52c'était avec Thomas Soto,
19:53oui,
19:53mais...
19:54Ou Thomas Soto,
19:55pardonnez-moi.
19:55Non, non,
19:55il n'y a pas de souci.
19:56Elle a bien expliqué
19:58la professeure
19:59que ce n'était pas non plus...
20:00Ça n'a rien à voir
20:01avec ce qu'on a connu
20:02avec le Covid.
20:04Déjà,
20:04ce n'est pas mondial.
20:05En plus,
20:06c'est très circonstancié.
20:09Je n'irai pas dire
20:10que c'est une tempête
20:10dans un verre d'eau,
20:11mais on n'en est quand même
20:12pas très loin.
20:13Alors,
20:13je ne sais pas
20:13ce qu'en pense
20:13le médecin
20:15qui est à côté de vous,
20:15le professeur,
20:16mais il faut être prudent.
20:19Mais moi,
20:19je n'en fais pas
20:20une psychose.
20:21Parce que la psychose,
20:22ça fait quoi ?
20:23Ça fait que les gens
20:25ne veulent plus sortir.
20:26Ensuite,
20:26on ferme les cinémas,
20:28on ferme les restaurants.
20:29En France,
20:30je pense qu'en France,
20:31on n'a pas besoin de ça
20:31en ce moment.
20:32Ce n'est vraiment
20:32pas la saison.
20:34Justement,
20:35professeur Franck,
20:36quel regard vous portez
20:37sur les décisions
20:40du gouvernement ?
20:42J'allais dire
20:43mise en scène.
20:44Ce n'est pas une mise en scène,
20:45mais en tout cas,
20:46très clairement,
20:47le Premier ministre
20:48semble bien décider
20:49à ce qu'on se dise tous
20:50qui sont sur le pont.
20:52Deux réunions par jour,
20:54une le matin,
20:55une l'après-midi.
20:55Une conférence de presse
20:56ce soir,
20:57vous dites quoi ?
20:59Je dis,
20:59ça n'a rien de surprenant.
21:00On a vu un début
21:01de pandémie
21:02tout à fait désastreux
21:03en termes de gestion 2020
21:04avec du déni,
21:06du retard,
21:06les masques qui venaient
21:07d'être détruits,
21:08les mesures qui ont pris
21:08du temps à être
21:10mises en place
21:10et efficaces.
21:11Donc là,
21:11ils ne veulent évidemment
21:12pas que ça se répète,
21:14mais bien évidemment,
21:16ça n'a rien à voir
21:16avec la gravité
21:17de l'épidémie actuelle.
21:18Oui,
21:19c'est plutôt
21:19le raté de la première fois.
21:21Ben oui,
21:22je crois que c'est ça
21:22et donc on ne peut pas
21:23le leur reprocher.
21:24Après,
21:25c'est aux Français
21:25de raison garder
21:26et de prendre ça
21:27avec des pincettes.
21:29Bonjour Jérémy.
21:30Bonjour Amandine.
21:32Vous nous appelez d'où Jérémy ?
21:33Je vous appelle
21:34de Cholet
21:35dans le Méné-Noir.
21:36Bon,
21:36quel regard vous portez-vous
21:38sur tout ça ?
21:40Ben écoutez,
21:42ce que je disais
21:43à Victor à l'instant,
21:44c'est que,
21:45alors je suis tout à fait d'accord
21:46avec l'interlocuteur précédent
21:48quand il dit
21:48qu'il ne faut pas
21:49paniquer
21:50trop rapidement.
21:52Mais c'est vrai
21:52que toute la syntaxe,
21:55tout le vocabulaire
21:56qu'on entend,
21:57moi je suis un fidèle auditeur
21:59d'RTL,
21:59donc tous les matins
22:00on entend,
22:01c'est vrai que ça nourrit
22:02rapidement
22:03des vieux souvenirs,
22:04des vieux démons
22:06qui remontent
22:07à la surface
22:09depuis six ans,
22:11depuis 2020.
22:13pour moi,
22:14il y a un avant
22:14et un après-Covid
22:15dans la vie du quotidien,
22:17dans le cadre
22:17de ma profession.
22:19Vous êtes éducateur sportif.
22:20Voilà,
22:21c'est ça,
22:21ouais.
22:22Et ce que j'explique
22:23à Victor,
22:24c'est que
22:25quand le Covid
22:26est arrivé,
22:27ça a bouleversé
22:28notre mode de fonctionnement.
22:30Nous,
22:30nous sommes
22:31au niveau professionnel,
22:32nous sommes des ERP,
22:33les établissements
22:34recevant du public.
22:35on est dans la même catégorie
22:36que les cinémas,
22:37les restaurants,
22:38les théâtres.
22:38Nous avons quand même
22:40fermé pendant 13 mois
22:41entre mars 2020
22:42et juin 2021
22:45sous différentes formes
22:46avec des coupures.
22:47Il y a eu énormément
22:48de restrictions.
22:50Ça laisse des traces
22:51indélébiles.
22:52Indélébiles,
22:53vous dites ?
22:53Ah oui,
22:54oui,
22:54complètement.
22:55Mais de quoi
22:56vous avez le sentiment
22:58d'avoir manqué
22:59et qui aujourd'hui
23:00se ressent encore ?
23:01C'est-à-dire que
23:02dans le cadre
23:03de notre profession,
23:04on brasse énormément
23:05de gens.
23:05Moi,
23:05par exemple,
23:06je vais embaucher
23:07de 15h à 20h.
23:09Je vais enchaîner
23:10des groupes,
23:11je vais animer
23:11des séances sportives.
23:13C'est mon quotidien
23:14depuis 20 ans.
23:16Du jour au lendemain,
23:17quand on arrête
23:18ou qu'on vous oblige
23:18à rester chez vous,
23:20ça laisse des séquelles.
23:22Imaginez-vous,
23:22Amandine,
23:23demain,
23:23ne plus avoir
23:24vos collaborateurs
23:26et être enfermée
23:27peut-être dans une pièce
23:29chez vous,
23:29toute seule,
23:30pour animer
23:30une demi-heure
23:32d'émission
23:33du jour au lendemain.
23:34Comme ça,
23:34c'était brutal,
23:35c'était violent
23:37et puis il y a des gens
23:38que je n'ai jamais revus
23:39depuis.
23:40Et ça,
23:40vous en avez souffert
23:41et longtemps après ?
23:43Oui,
23:43c'est ce que je disais
23:44à Victor,
23:44c'est que pour moi,
23:45il y a même un avant
23:46et un après,
23:47il y a des gens
23:47que je n'ai plus revus
23:48parce qu'il ne faut pas
23:49oublier qu'après,
23:50les mesures avaient été
23:51particulières,
23:52il y avait besoin
23:53d'un pass sanitaire,
23:54vous vous rappelez,
23:54avec différents vaccins,
23:56même pour aller
23:57au restaurant.
23:58ce qui me frappe,
23:59c'est que ceux
24:00qui n'ont pas vécu
24:01le Covid
24:04comme ceux
24:04de ma profession,
24:05comme certaines professions,
24:06c'est vrai qu'avec le temps,
24:07les gens oublient
24:08tout ça.
24:10Les restrictions
24:10d'un kilomètre
24:11pour se déplacer,
24:12ce que j'explique à Victor,
24:13le couvre-feu le soir.
24:14Le couvre-feu
24:15et les attestations
24:15qu'il fallait faire,
24:16pas plus d'un kilomètre.
24:18je m'en rappelle
24:19comme si c'était
24:19il y a un mois.
24:21Parce que du jour
24:22au lendemain,
24:22que ce soit
24:23de mon côté personnel
24:24ou de ma vie professionnelle,
24:26ça a eu des répercussions
24:27dont on ne pensait
24:28jamais vivre.
24:29C'était un scénario
24:30de film en fait.
24:31Complètement,
24:31oui,
24:31de film d'horreur
24:33ou d'anticipation.
24:34Et on l'a vécu.
24:35Vous vous sentez
24:36du coup fragilisé
24:37par exemple
24:37quand vous entendez
24:38tout ce qui se passe
24:39ces derniers jours ?
24:41Disons que là,
24:41ça réveille
24:42des vieux souvenirs
24:42que j'espérais
24:44ou que je pensais
24:45ne plus jamais revivre.
24:47Donc là,
24:47effectivement,
24:49là pour rien vous cacher,
24:50j'ai des projets
24:51de voyage cet été.
24:52Là,
24:52en famille,
24:52on prépare
24:53un voyage en Écosse.
24:55Qu'est-ce qui nous dit
24:57que dans...
24:58Parce que là,
24:58on est au tout début.
24:59Mais dans un mois,
25:01dans deux mois,
25:02est-ce qu'il ne faudra pas
25:03montrer pas de blanche
25:04pour aller à l'aéroport ?
25:05Là,
25:06on est au mois de mai.
25:06Est-ce qu'au mois de juillet ?
25:08Si tout va bien,
25:09pardon,
25:10d'ici six semaines,
25:11c'est réglé.
25:11S'il n'y a pas
25:11d'autres cas,
25:13la période d'incubation
25:14maximale,
25:15et ces six semaines,
25:15bon,
25:16on peut se dire
25:17qu'on y verra plus clair.
25:18Je l'espère.
25:20Je l'espère.
25:21Mais c'est vrai que...
25:22Vous voyez,
25:22par exemple,
25:23vous me parliez
25:23de traces indélébiles.
25:24Une trace indélébile
25:25que j'ai toujours
25:26et qui me reste,
25:27c'est qu'avant le Covid,
25:28là,
25:29on est en mai,
25:29j'étais capable...
25:30Parce que je travaillais
25:31beaucoup dans l'événementiel sportif.
25:33J'étais capable
25:34de vous dire
25:34au mois de mai
25:35où je serai
25:35le week-end
25:36de la mi-novembre
25:37et le mois de décembre.
25:38Parce qu'on planifiait
25:39énormément
25:39à l'avance
25:40les événements.
25:41Depuis ça,
25:42moi,
25:42ce qui me reste,
25:43c'est que je ne planifie plus
25:44sur le long terme.
25:45Parce que,
25:46comme je vous dis,
25:46alors peut-être que
25:47vous me trouvez pessimiste.
25:48Non,
25:48mais je comprends
25:49que vous avez été
25:50extrêmement marquée.
25:52Mais qui peut dire...
25:54Alors peut-être quand même
25:54que c'est différent
25:55que le Covid-19,
25:57mais qui peut dire
25:57où dans un mois
25:58on en sera ?
25:59Les 22 cas,
26:00là,
26:00vont être isolés,
26:01vont être hospitalisés,
26:03sous surveillance.
26:04Mais ces 22 personnes-là
26:06ont peut-être eu le temps
26:07depuis
26:07d'en côtoyer 4 ou 5.
26:09qu'on va peut-être passer
26:10à travers l'émail.
26:11Vous savez,
26:12il y a toujours des gens
26:13qui passent à travers l'émail.
26:15Jérémy,
26:15restez avec nous.
26:17On va continuer
26:17à échanger avec vous
26:19et votre témoignage,
26:19il est très très intéressant
26:20parce qu'il reflète aussi
26:21ce que pensent beaucoup
26:22d'auditeurs.
26:23Bonjour Jean-Alphonse Richard.
26:24Bonjour Amandine.
26:25Vous,
26:26on vous retrouve
26:26dès 14h pour l'heure du crime.
26:28Le programme,
26:28ce sera juste après ça.
26:29A tout de suite.
26:32Bonne journée
26:33sur RTL.
26:34Pour changer tout ça,
26:36changer le monde,
26:38changer les choses.
26:44Jusqu'à 14h.
26:46Les auditeurs ont la parole.
26:48Amandine Bégaud sur RTL.
26:50On est ensemble en effet
26:51jusqu'à 14h.
26:52On va continuer
26:52à évoquer ces angoisses
26:53autour de l'antavirus,
26:55ces angoisses aussi
26:56qui sont ravivées,
26:57celles du Covid.
26:58On parlera aussi
26:59du casque.
27:00Si on le rendait obligatoire
27:02pour les cyclistes
27:03et les trottinettes,
27:04vous pouvez nous appeler
27:04au 3210 pour réagir.
27:06Et puis à 14h,
27:07comme chaque jour,
27:08vous retrouverez donc
27:08Jean-Alphonse Richard
27:09pour l'heure du crime.
27:10Jean-Alphonse au programme.
27:11Aujourd'hui,
27:11un cold case,
27:12la mort d'une jeune femme
27:13à Amiens.
27:14Absolument.
27:15C'est Marie-Lise Pichard,
27:16jeune maman,
27:1627 ans,
27:17retrouvée morte à Amiens,
27:18tuée de 29 coups de couteau.
27:20C'était il y a 43 ans.
27:23Enquête erratique.
27:24Un suspect va être arrêté,
27:25mais finalement,
27:26le dossier va être classé,
27:27oublié,
27:28et même prescrit aujourd'hui.
27:29Cathy Pichard,
27:30c'est la fille de la victime.
27:32Elle avait 6 ans
27:32quand sa mère est morte
27:33et depuis l'adolescence,
27:34elle se bat.
27:35C'est exemplaire,
27:36comme il se porte.
27:3643 ans.
27:37Elle se bat
27:38pour que l'enquête reparte.
27:40Elle sait,
27:40elle,
27:41ce qui s'est passé,
27:41parce qu'elle sait
27:42que c'est un meurtre en famille.
27:43Elle connaît même,
27:45elle peut même donner le nom
27:46de celui qui aurait tué sa mère,
27:48mais elle ne peut pas le dire comme ça.
27:50La justice va-t-elle l'entendre ?
27:52Elle mène ce combat,
27:52Cathy Pichard,
27:53qu'on salue aujourd'hui,
27:54un mystère,
27:54un cold case.
27:55C'est l'affaire Marie-Lise Pichard,
27:57un meurtre familial.
27:5914h.
27:59A tout à l'heure.
28:00A tout à l'heure,
28:01Jean-Alphonse,
28:02on sera bien sûr au rendez-vous.
28:11Et on continue,
28:13je vous le disais,
28:13à évoquer cet antavirus
28:14et surtout,
28:16ces angoisses du Covid
28:18qui semblent raviver
28:20ces derniers jours.
28:21On est toujours avec
28:22le professeur Nicolas Franck
28:23qui est psychiatre,
28:24auteur de Covid-19
28:26et détresse psychologique
28:27et puis de protéger
28:27sa santé mentale
28:28après la crise.
28:29Et professeur,
28:30j'ai deux, trois questions
28:31à vous poser justement
28:32sur les cas comme celui de Jérémy
28:34qu'on entendait à l'instant.
28:36Et Jérémy,
28:36vous êtes toujours avec nous.
28:38Oui, toujours avec nous.
28:39Jérémy, vous avez ressenti
28:40le besoin d'en parler,
28:42je ne sais pas,
28:42un professionnel
28:43à un moment ou à un autre.
28:45Oui, oui,
28:46complètement,
28:46complètement dans la foulée
28:48de 2021
28:49quand on a commencé
28:51à reprendre un peu l'activité
28:53et puis retrouver,
28:55essayer de tenter
28:56de retrouver
28:58un peu cette vie d'avant
28:59parce que moi,
29:00vous savez,
29:01comme on parle des fois
29:03de marqueurs temporels,
29:05moi, je parle
29:06de la vie d'avant.
29:08Oui, oui,
29:08j'ai été,
29:10j'ai eu besoin
29:10en plus,
29:11bon, personnellement,
29:12on est de la même année,
29:13Amandine,
29:14donc j'arrivais à 40 ans.
29:16J'arrivais à 40 ans,
29:17donc, bon,
29:18peut-être la quarantaine également.
29:21Personnellement,
29:21j'avais besoin
29:22de vider mon sac
29:22de tout ça, quoi.
29:25Et ça m'a permis
29:26de mieux comprendre
29:28mes angoisses.
29:29Alors, il y a beaucoup de choses...
29:31Tu n'es peut-être pas tout
29:31lié au Covid, d'ailleurs,
29:32et on ne va pas faire
29:33une psychanalyse ici,
29:34mais...
29:34Non, c'est possible.
29:37Mais j'imagine
29:37que ce n'est pas forcément que ça.
29:39Professeur Franck,
29:39c'est important comme ça
29:40d'aller consulter
29:41quand on ressent
29:42des années après
29:43encore
29:45une petite angoisse
29:47ou pas ?
29:48Je pense qu'il faut
29:50utiliser vraiment
29:51un rationnel
29:52par rapport à ça.
29:53La première mesure
29:54pour avoir de l'aide,
29:55c'est l'aide
29:55qu'on peut s'apporter
29:56soi-même.
29:57C'est l'auto-aide,
29:59l'auto-soin.
29:59Deuxième mesure,
30:00c'est l'entraide.
30:01Et si effectivement
30:02on ne trouve pas
30:02de soulagement
30:03en en parlant
30:04à ses proches,
30:04en échangeant,
30:05malgré toute l'analyse
30:06qu'on peut tirer
30:07de la situation,
30:08là, c'est important
30:09d'aller consulter
30:10un professionnel.
30:10Alors là,
30:11ça devient un petit peu
30:11plus difficile
30:12parce qu'il faut savoir
30:13quel professionnel
30:14consulter
30:15et puis après,
30:15il faut y accéder.
30:17Typiquement,
30:18sur certains territoires
30:19de santé,
30:19on a des...
30:20C'est un psychiatre
30:20de psychologue, oui.
30:21Il n'y a pas de manque
30:22de psychiatre ni de psychologue.
30:23Il y a un problème
30:24de répartition sur le territoire,
30:25il y a un problème
30:26d'organisation.
30:27Il n'y a pas de manque
30:27de psychiatre.
30:27On est 15 000 en France,
30:28on est bien assez nombreux.
30:30Simplement,
30:30on n'est pas réparti
30:31de manière équitable.
30:32Il y a des zones
30:32où il n'y a pas de psychiatre
30:34et il y a des hôpitaux
30:35où il y a très peu
30:35de psychiatres.
30:36Donc,
30:37il y a des zones
30:38complètement vierges
30:39de psychiatres
30:40et des zones
30:41surpeuplées en psychiatres
30:42en quelque sorte.
30:42Et puis,
30:43vous avez aussi
30:43un problème
30:44de répartition des tâches
30:45entre les psychiatres
30:45et les psychologues
30:47parce que la psychothérapie,
30:48ce dont on parle à l'instant,
30:49peut être confié
30:49à des psychologues.
30:50Or,
30:51un certain nombre
30:51de psychiatres
30:51se mettent à faire
30:52de la psychothérapie
30:53et finalement,
30:53ne pratiquent plus
30:54la psychiatrie.
30:55Ça,
30:55c'est la répartition
30:56des tâches.
30:57Après,
30:57les zones
30:58où il y a beaucoup
30:58de psychiatres,
30:59on sait Paris,
31:00la Côte d'Azur,
31:01Lyon Centre,
31:01etc.
31:02Et puis,
31:02les départements ruraux,
31:04il n'y a pratiquement
31:04pas de psychiatres.
31:05C'est pour ça
31:06qu'il faut trouver
31:06des stratégies aussi
31:07pour accéder directement
31:09à ce qui nous convient.
31:11L'auto-soin,
31:11il y a des filtres
31:12d'auto-soin sur Internet,
31:13c'est déjà très intéressant
31:14pour mieux savoir
31:15où on en est,
31:16faire le point,
31:16trouver des mesures
31:17pour se faire du bien
31:18en termes d'organisation,
31:19d'accès à la nature,
31:20d'alimentation,
31:21d'activité physique,
31:22de liens sociaux,
31:23etc.
31:24L'entraide,
31:25c'est aussi
31:25quelque chose
31:26de très important
31:26qui découle
31:27de ce que je viens de dire.
31:28Et puis,
31:28le recours au professionnel,
31:29c'est seulement
31:30la troisième étape,
31:31le troisième étage
31:32de la pyramide.
31:33Merci,
31:34professeur.
31:35Je voudrais qu'on accueille
31:35à présent Marie-Claude.
31:37Bonjour, Marie-Claude.
31:38Bonjour.
31:39Est-ce que vous vous êtes reconnue
31:40un peu dans le témoignage
31:42de Jérémy
31:42qu'on entendait à l'instant
31:44qui nous disait
31:44à quel point
31:45toute cette séquence Covid
31:47finalement avait laissé
31:48beaucoup de traces ?
31:49Chez nous,
31:50oui,
31:50beaucoup de traces.
31:51Beaucoup de traces,
31:52les problèmes de...
31:53Ma petite fille
31:54nous a déclaré
31:55une anorexie
31:56qui s'est déclarée
31:58au moment du Covid.
31:59Donc, bon,
32:00on sait qu'il y avait
32:00peut-être quelque chose
32:01qui était déjà là,
32:02mais je pense que
32:04ça a été trop violent.
32:05En cinq minutes,
32:06on nous a dit
32:07allez hop,
32:08tout le monde est confiné,
32:09personne ne sort plus.
32:12Moi, je me rappelle,
32:13j'avais mes petits-enfants
32:13chez moi.
32:14Mon fils est venu
32:15les chercher.
32:15Il m'a dit
32:16maman, tu restes,
32:17tu ne bouges plus,
32:17on ramène les enfants
32:18à la maison.
32:20Voilà.
32:21Alors que nous,
32:21on était à Rome
32:22parce qu'on disait en France
32:24non, non,
32:24nous, on ne va pas
32:25être concernés,
32:26il n'y a rien.
32:27On rentrait,
32:28juste, il n'y avait
32:29qu'un jour
32:29qu'on était rentrés
32:30d'un séjour à Rome
32:31où à Rome,
32:32on expliquait aux gens
32:33qu'il fallait faire attention.
32:34Oui, l'Italie
32:35a confiné avant nous.
32:36Ah, ben voilà.
32:37Et à l'aéroport,
32:39on nous prenait les températures
32:40mais ce n'était pas
32:41cette violence qu'on a eue.
32:43Nous, c'est de tout,
32:44de rien,
32:46voilà,
32:46à nous bloquer,
32:47nous enfermer,
32:49nous isoler.
32:50Et ce traumatisme,
32:51vous diriez qu'il est
32:52toujours présent aujourd'hui ?
32:53Ah oui, tout à fait.
32:54Moi, je disais à Victor
32:56tout à l'heure
32:57que j'ai eu,
32:57j'ai dit moi,
32:58ce matin,
32:58quand j'entendais
33:00tout ce que les médecins
33:03et tout ça disent,
33:04moi, j'ai l'impression,
33:04oui,
33:05j'espère que non
33:06mais j'ai des craintes.
33:09Bon, et vous essayez
33:10de vous raisonner
33:10en vous disant
33:11bon, ben non,
33:11là, on nous explique tout bien,
33:13on a tiré les leçons
33:14du Covid,
33:15ce virus,
33:16il circule moins.
33:18Je ne suis pas certaine
33:20qu'on en ait tiré
33:20toutes les leçons.
33:23Parce que, bon,
33:24moi, je vois autour de moi,
33:26bon, si on demandait
33:27aux gens de porter
33:28rien par sécurité
33:29pour les uns
33:30et pour les autres
33:30de porter un masque
33:31quand on va
33:32dans des endroits
33:33où il y a du monde,
33:34tout ça,
33:35il y a beaucoup de gens
33:36qui vont vous rire au nez
33:37en disant,
33:37mais non,
33:38de toute façon,
33:38ça ne sert à rien.
33:39Ah oui,
33:40encore aujourd'hui,
33:40vous pensez ?
33:41Ah, moi,
33:42je le pense,
33:42oui.
33:43Rien qu'avoir
33:45les épidémies de grippe,
33:47quand vous voyez,
33:49au mois de décembre,
33:50il y a une grosse épidémie
33:51chez nous de grippe,
33:53bon,
33:54ben,
33:54les gens
33:55ne se protégeaient pas plus
33:57que...
33:57Oui, c'est vrai,
33:58vous avez raison.
33:59Donc,
34:00je pense que
34:01c'est qu'on a toujours
34:02l'impression
34:03que ça ne peut concerner
34:04que les autres.
34:05Jusqu'au moment
34:06où ça nous tombe dessus.
34:07Voilà,
34:07au moment où ça nous tombe dessus
34:09et je pense que
34:10en préparant les gens,
34:12je ne veux pas dire
34:13tranquillement,
34:14mais en expliquant,
34:15voilà,
34:16pourquoi de la chose
34:18et demander peut-être
34:19aux gens
34:19d'être un peu plus vigilants,
34:21un peu,
34:22voilà,
34:22de sensibiliser.
34:25Merci beaucoup.
34:25que de passer de...
34:27De tout à tout.
34:28De rien à tout,
34:29plutôt.
34:29Merci beaucoup,
34:30Marie-Claude.
34:30Bonjour Françoise.
34:34Bonjour Amandine
34:35et bonjour à tout le monde.
34:36Alors,
34:36moi,
34:36je comprends Jérémie
34:37parce qu'il travaillait,
34:38moi,
34:38je ne travaillais déjà plus,
34:40mais ce n'est pas de moi
34:41cette phrase-là.
34:42La seule chose
34:42que nous devons craindre,
34:44c'est la crainte elle-même.
34:45C'est de Roosevelt
34:47et je crois que c'est vrai,
34:48la gestion du Covid
34:49a été catastrophique.
34:51Pour moi,
34:52on n'a pas cru ces gens-là,
34:53on n'a pas cru les politiques,
34:54on n'a pas cru les médecins.
34:56Ça a été géré
34:57complètement de travers
34:58et c'est...
35:01Moi,
35:01je n'ai jamais rempli l'affiche
35:03m'autorisant moi-même
35:04à sortir
35:05parce que je trouve ça
35:06malheur d'un débile.
35:07J'en voulais plus aux Français
35:08de faire ça.
35:10Peut-être qu'on risque
35:10une amende,
35:11mais pourquoi se plier à tout ?
35:14Pourquoi se plier à tout ça ?
35:16La trace indébile,
35:17moi,
35:17je n'ai aucune trace.
35:18Je me rappelle
35:19qu'il y a eu ça,
35:20mais c'est tout.
35:21Et je me dis,
35:21est-ce que le festival de Cannes
35:23ne donne pas des idées
35:24à nos politiques,
35:25à nos dirigeants
35:26en ce moment
35:26pour refaire le salaire
35:28de la peur ou psychose ?
35:29Parce qu'il faut bientôt...
35:31Mais vous avez l'impression
35:31que c'est dans la gestion politique
35:33que ça ne va pas ?
35:34Il y a beaucoup de ça.
35:35Il faut arrêter...
35:37La crainte,
35:38apparemment,
35:39les gens ont peur.
35:39Les gens sont fragiles.
35:40Mais on n'est pas en guerre.
35:43Quand ça ne va pas penser
35:44donc à la guerre,
35:45nous,
35:45on n'a pas la guerre.
35:46Alors,
35:47il y a un virus,
35:47il y a une grippe,
35:48il y a plein de choses,
35:49il y a plein de gamins
35:49qui se font tuer.
35:50Pour moi,
35:51c'est pire,
35:51les gamins qui se font tuer
35:52en ce moment,
35:53qui se font égorger,
35:55qui se font...
35:57Ça,
35:57c'est oui,
35:58c'est une horreur.
35:58Et ça,
35:59à la limite,
35:59ça peut faire peur.
36:00Il y a toujours eu des virus,
36:01il y a toujours eu des maladies,
36:02on a les moyens
36:04un peu de s'en sortir.
36:05Et les politiques
36:06ont mal géré.
36:07Il fallait laisser
36:07les médecins de ville
36:08s'occuper des personnes
36:10et pas leur dire
36:11allez au bout du couloir
36:12et vous prenez
36:13au top de l'oliprane
36:14que vous voulez
36:14quitte à nous dire
36:15après les doliprane
36:16c'est dangereux,
36:17ça bousille le foie quoi.
36:18Oui,
36:19effectivement,
36:20cette crise du Covid
36:21elle a accentué
36:22la défiance
36:23à l'égard
36:24du politique.
36:25Bon,
36:25là,
36:25ils essayent de faire
36:26les choses correctement
36:28alors peut-être trop.
36:29On dit tout le temps
36:30qu'ils se réunissent
36:30deux fois par semaine.
36:31Là,
36:32c'est deux fois par jour.
36:33Oui,
36:33deux fois par jour,
36:34c'est encore pire.
36:35Je me rappelle avoir vu
36:36un type d'une quarantaine d'années
36:37à un angle de rue
36:39il est descendu du trottoir
36:40quand il m'a vu
36:41sur le trottoir quoi.
36:42Et il avait 40 ans
36:43il avait 10 à 75
36:44donc je me dis
36:46mais c'est...
36:46Bon,
36:46il faut relativiser
36:47c'est ce que vous nous dites.
36:48Oui,
36:49et puis arrêtez d'avoir peur
36:50vous serez beaucoup mieux à l'aise
36:52dans vos baskets
36:52ou dans vos pantoufles
36:53dans vos soix-en-thèses
36:54dans ce que vous voulez.
36:55La peur n'évite pas le danger
36:56il faut aussi le rappeler.
36:58Merci beaucoup Françoise
36:59pour votre message.
37:00Je vous en prie
37:01Amandine,
37:01bonne journée,
37:02bon week-end qui s'annonce.
37:03Oui,
37:04merci beaucoup.
37:05Merci aussi à Jérémy,
37:07Marie-Claude
37:07et tous les autres.
37:08Professeur Nicolas Franck,
37:09merci beaucoup
37:10d'avoir échangé avec nous
37:12et les auditeurs.
37:13Je rappelle les titres
37:14de vos livres
37:14Covid-19
37:16et détresse psychologique
37:17et puis protéger
37:18sa santé mentale
37:19après la crise
37:20deux livres qui sont parus
37:20aux éditions Odile Jacob.
37:22Il est bientôt 13h42
37:24sur RTL
37:24on change de sujet
37:25dans un instant.
37:26On va parler
37:27sécurité routière.
37:28Faut-il rendre
37:29le casque obligatoire
37:30pour les cyclistes
37:31et les trottinettes
37:32pour ou contre
37:33on en débat
37:33dans un instant.
37:34A tout de suite.
37:36Envoyez-nous vos messages
37:37sur l'application RTL
37:38ou appelez-nous
37:39au 3210
37:4050 centimes la minute.
37:43Amandine Bégaud
37:44RTL Midi
37:45les auditeurs ont la parole.
37:48Je roulais un jour en moto
37:49j'ai une grosse moto
37:50j'étais à 50 km heure
37:52et je vois passer
37:52à ma gauche
37:53une trottinette
37:54un jeune homme
37:55avec une casquette
37:56en claquette
37:56en tee-shirt
37:57sans gants
37:58il roulait au moins
37:58à 70-80 km heure
38:00donc oui je pense
38:01qu'il faut effectivement
38:02imposer à tous ces jeunes
38:04qui font la trottinette
38:04qui vont vraiment très vite
38:06le port des gants déjà
38:07mais surtout le port du casque
38:09parce qu'effectivement
38:10lorsqu'on se tombe sur la tête
38:11on peut se faire très mal.
38:13Faut-il rendre
38:14ou pas
38:14le casque obligatoire
38:16pour toutes les trottinettes
38:17et d'ailleurs
38:17pour les cyclistes
38:18aujourd'hui
38:19c'est en dessous de 12 ans
38:21qu'il est obligatoire
38:22pour les cyclistes
38:23c'est la demande
38:25d'une famille
38:25la famille de Clément Deflou
38:2723 ans
38:27qui est décédé
38:28le mois dernier
38:28à Amiens
38:29après justement
38:30avoir perdu le contrôle
38:31de sa trottinette
38:32ses proches
38:33en sont convaincus
38:33s'il avait porté un casque
38:35il serait sans doute
38:36toujours là
38:38on en parle avec vous
38:39et on va commencer
38:40avec Laurent
38:41bonjour Laurent
38:42bonjour
38:43vous nous appelez d'où Laurent ?
38:45je vous appelle
38:46du Loire-et-Cher
38:46bon pour vous
38:47casque obligatoire
38:49bien sûr que oui
38:50alors casque obligatoire
38:52évidemment
38:52sans hésitation aucune
38:54le port des gants
38:55et aussi
38:56la tenue
38:57haute visibilité
38:58donc un gilet jaune
39:00par exemple
39:00oui ou orange
39:01oui
39:04parce que
39:05enfin moi
39:05j'habite
39:06donc j'habite
39:06en agglomération
39:08où les vitesses
39:09sont malheureusement
39:10excessives
39:12tous les matins
39:13quand je pars travailler
39:15vers 7h moins le quart
39:167h
39:16tous les matins
39:17il y a un jeûne
39:19je double un jeûne
39:20avec une
39:21une trottinette
39:22qui a la cachette
39:23alors il est habillé
39:24en noir
39:25évidemment
39:27la capuche
39:28sur la tête
39:29et puis
39:31et
39:33évidemment
39:34on le voit
39:34on le voit
39:35au dernier moment
39:36quoi
39:36mais lui avec la capuche
39:37j'imagine qu'il voit pas
39:38grand chose non plus
39:39bah oui
39:40bah évidemment
39:42ça réduit
39:43le champ de vision
39:44bah oui oui
39:45c'est une évidence
39:46et régulièrement
39:48vous êtes fait la remarque
39:49en vous disant
39:49donc vous vous dites
39:50tous les matins
39:50vous croisez ce jeune là
39:52mais vous envoyez d'autres
39:53ah bah oui oui
39:54j'envoie d'autres
39:55puis j'envoie même
39:55sur la route
39:57même pas forcément
39:58en agglomération
39:59hors agglomération aussi
40:01évidemment
40:02et puis souvent
40:04souvent souvent
40:06trottinettes
40:06qui sont un petit peu
40:08débridées
40:08qui roulent au-delà
40:09de 30 km heure
40:11oui
40:11on les voit parfois
40:12rouler effectivement
40:13extrêmement vite
40:14faudrait aller jusqu'à
40:15imposer ce casque
40:17obligatoire aux cyclistes
40:18aussi ou pas
40:18d'après vous Laurent
40:19bah
40:20écoutez
40:21ça me semble
40:22ça me semble aussi logique
40:25tous les cyclistes
40:27oui du bon sens
40:28moi je fais du vélo
40:30et j'ai 59 ans
40:32et je mets un casque
40:33je mets un casque
40:35lorsque je sors
40:36en vélo
40:37Laurent restez avec nous
40:39on va accueillir
40:39Ludovic
40:39bonjour Ludovic
40:40oui bonjour Amandine
40:42bon vous en pensez quoi
40:43vous ?
40:44et bah moi j'en pense
40:45comme l'auditeur précédent
40:47le casque devrait être
40:48obligatoire
40:50aujourd'hui
40:51sortir son casque
40:53c'est
40:54voilà
40:54c'est un incident
40:56de parcours là
40:58et à vélo aussi ?
40:59oui
41:00et à vélo aussi
41:00moi qui suis cycliste
41:01depuis de nombreuses années
41:03moi aussi j'ai 59 ans
41:05j'ai raconté une anecdote
41:06tout à l'heure à Victor
41:07quand j'avais 17 ans
41:09j'ai failli perdre la vie
41:11en faisant une chute à vélo
41:13à l'époque
41:14le casque
41:14on n'en parlait pas
41:16et c'est vrai que
41:17si j'avais eu un casque
41:18je ne me serais pas ouvert
41:19l'arcade souscilière
41:20à 3 cm
41:21oui
41:21ça aurait pu être
41:23oui oui
41:23ça aurait pu être fatal
41:25fatal
41:25à l'époque
41:26ce qui m'a sauvé
41:27je faisais du judo
41:28à cette époque là
41:28j'ai appris à tomber
41:30et c'est grâce
41:31à la chute de judo
41:33que j'ai pu
41:34me sauver la vie
41:35et Jimmy Mohamed
41:36notre docteur
41:37ici à RTL
41:38nous disait
41:39j'ai le souvenir
41:40d'une chronique
41:40il y a quelques mois
41:41il disait
41:41à vélo
41:42la moindre chute
41:43elle peut être fatale
41:44vous tomber sur la tête
41:45c'est terminé en fait
41:46tout à fait
41:47tout à fait
41:48et là moi je sais
41:49que je croise
41:50moi je roule énormément
41:51je fais beaucoup de routes
41:52je suis négociateur immobilier
41:53donc je fais pas mal de routes
41:55je croise aussi malheureusement
41:57sur les grandes routes
41:58des trottinettes
42:00aujourd'hui
42:01c'est strictement interdit
42:03interdit
42:04la trottinette
42:04c'est à dire sur les grandes routes
42:06sur des nationales
42:07j'ai croisé
42:08sur
42:09alors pas vraiment de la nationale
42:10plutôt de la départementale
42:12en sachant que sur les départementales
42:14c'est strictement interdit
42:16interdit interdit
42:17on doit pas rouler avec ça
42:20Ludovic Laurent
42:21restez avec nous
42:22on va poursuivre les débats
42:23les échanges
42:24autour de cette question
42:25dans un instant
42:25on trouvera notamment Thibaut et Lionel
42:26à tout de suite
42:4112h30, 14h
42:42RTL midi
42:43les auditeurs ont la parole
42:44avec Amandine Bégaud
42:46je sais très bien
42:47mais il y a aussi
42:49les vitesses
42:50qu'il faut diminuer
42:51devant chez moi
42:52il y a des trottinettes
42:53qui descendent
42:54à 40 km heure
42:55c'est surtout les vitesses
42:57qu'il y ait des casques
42:58ou pas
42:58c'est leur problème
43:01ce message
43:01pour réagir
43:03à cette demande
43:04la famille de Clément Deflou
43:06qui est décédée
43:07à Amiens
43:07le mois dernier
43:09après un accident
43:10de trottinette
43:10elle demande
43:11à ce que le casque
43:11soit désormais
43:12obligatoire
43:13pour tous les usagers
43:14de trottinette
43:15mais aussi pour les cyclistes
43:16on en parle avec vous
43:17bonjour Thibaut
43:19bonjour
43:19vous nous appelez d'où Thibaut ?
43:21de Saint-Lambert-du-Laté
43:22à côté de Angers
43:23bon vous vous êtes
43:24pour le casque ?
43:25ah oui moi je suis pour le casque
43:26obligatoire en vélo
43:27en trottinette
43:29c'est en voiture
43:31on met bien notre ceinture
43:32de sécurité
43:33en moto
43:34on met le casque
43:35en vélo
43:36je trouve que c'est
43:37un engin de protection
43:38de mettre son casque
43:39et même en trottinette
43:40vous faites du vélo vous ?
43:42ouais ouais
43:42je fais beaucoup de vélo
43:44je vais déjà
43:44au boulot en vélo
43:46avec un casque ?
43:48ah oui toujours
43:48toujours
43:49toujours
43:49oui oui toujours
43:51donc moi pour moi
43:52c'est l'essentiel
43:53en vélo
43:54et en trottinette
43:55si on tombe
43:57on n'a pas de protection
43:58à part
43:59à part se protéger
44:00soi-même
44:00c'est tout
44:01donc voilà
44:02moi je dis que
44:03c'est obligatoire
44:04et ça serait très bien
44:05aussi de l'enseigner
44:06à l'école
44:07bien sûr
44:07revenir
44:08moi je sais que
44:09quand j'étais gamin
44:10il y a les gendarmes
44:11qui venaient à mon école
44:12ils nous enseignaient ça
44:13moi j'ai des enfants
44:14bon bah
44:15c'est moi qui leur ai appris
44:16de mettre un casque
44:17tout le temps en vélo
44:17ou en trottinette
44:19c'est
44:19à vos enfants
44:21vous leur dites
44:21de mettre un casque
44:22en trottinette aussi
44:23ah bah dès qu'ils partent
44:24de la maison
44:25c'est obligatoire
44:26même s'ils vont juste
44:27de l'autre côté de la rue
44:28c'est un casque
44:29on sait jamais
44:29une voiture qui traverse
44:31ça revit
44:31un accident en voiture
44:32ah non mais vous avez
44:33complètement raison
44:34mais je rappelle
44:35le port du casque
44:36à vélo
44:36il est obligatoire
44:37pour jusqu'à 12 ans
44:38aujourd'hui
44:39le nombre d'adultes
44:41maintenant qui fait du vélo
44:42pour aller au boulot
44:42ou pour faire maintenant
44:44pour se valer
44:45même le dimanche
44:45le nombre de personnes
44:46sans casque
44:47que je vois le dimanche
44:47c'est impressionnant
44:49les gens sont pas conscients
44:50après on va venir se plaindre
44:51qu'il y a des morts
44:52en vélo ou en trottinette
44:53mais après
44:54la responsabilité de chacun
44:55c'est au moins de se protéger
44:56et je rappelais les chiffres
44:58tout à l'heure
44:58de la sécurité routière
44:59qui sont hélas
45:00en très forte haute
45:01plus 15% de morts
45:03au mois d'avril dernier
45:03et ça concerne notamment
45:04les deux roues
45:05et les cyclistes
45:06donc soyez prudents
45:08merci beaucoup Thibaut
45:08pour votre témoignage
45:09bonjour Lionel
45:10merci
45:11oui bonjour
45:11et bienvenue
45:12parce que c'est la première fois
45:13je crois aussi
45:13que vous nous appelez
45:14oui tout à fait
45:15vous êtes moniteur d'auto-école
45:18oui et Amiens en plus
45:19oui
45:20donc voilà
45:21moi j'ai appelé tout à l'heure
45:23parce que
45:23ça me touche
45:24parce que en tant que moniteur d'auto-école
45:26j'enseigne à mes élèves
45:27la conduite responsable
45:29on dira
45:29et puis
45:30c'est devenu un danger permanent
45:31les trottinettes
45:32parce que maintenant
45:33les gens s'autorisent
45:34à passer un peu partout
45:35et donc
45:36entre les trottinettes
45:37qui sont débridées
45:38les gens qui se baladent
45:39à deux sur les trottinettes
45:40qui traversent
45:41sur les passages piétons
45:43en fait à Amiens
45:44il y a eu
45:45en place
45:46beaucoup de voies
45:47et de pistes cyclables
45:48et des trottinettes
45:49normalement sont autorisées
45:50aussi à y aller
45:50beaucoup de gens
45:51roulent directement sur la route
45:52même les cyclistes
45:53alors ils se mettent en danger
45:55et en même temps
45:55sans respecter en plus
45:56forcément le code de la route
45:58tout à fait
45:58en doublant par la droite
45:59ouais
46:00ça passe de partout
46:01moi à chaque fois
46:02on parle souvent
46:02des angles morts
46:03avec les élèves
46:05il suffit qu'ils dévient
46:06un petit peu
46:06et puis aussi bien
46:07un vélo ou une trottinette
46:08peut se placer
46:09à côté de nous
46:09donc le risque
46:10il est bien là
46:11et en sachant qu'un jeune conducteur
46:13n'a pas les réflexes
46:14de quelqu'un
46:15qui a guéri à la conduite
46:16vous êtes déjà fait peur vous
46:19soit en auto-école
46:20ou d'ailleurs juste au volant
46:21face à des trottinettes
46:23peur
46:23moi j'ai des bons réflexes
46:25oui
46:25que les élèves n'ont pas spécialement
46:27mais
46:28bon je dirais pas que c'est des peurs
46:29mais c'est
46:30un coup de stress
46:32oui oui
46:32non c'est assez rapide
46:33donc moi la semaine dernière
46:35je manquais de me faire
46:36taper par une trottinette
46:37sur le trottoir
46:37alors j'étais piéton
46:38il n'y avait même pas
46:39le signe au sol
46:41pour la trottinette
46:42parce que j'ai tourné
46:43et que j'ai vu la personne
46:44arriver juste à côté de moi
46:46non ça devient un vrai
46:47il y en a trop en fait
46:48et je pense qu'il n'y a pas eu
46:49les mesures qui ont été prises
46:50à temps
46:50et on s'est fait un petit peu
46:51tous dépasser par ça
46:52et sans doute pas aussi
46:53assez d'éducation
46:55comme le rappel
46:56le précédent auditeur
46:57donc il y en a beaucoup trop
46:58en fait
46:58moi je pense qu'il y a
46:59beaucoup trop de trottinettes
47:00et beaucoup de trottinettes
47:01débridées avec des adultes
47:02aussi bien des enfants
47:03que des adultes
47:04et qui prennent quand même
47:05beaucoup de risques
47:06et qui en font courir aux autres
47:07et en fait ça coupe
47:08un peu partout
47:09donc et c'est ça le risque
47:10merci beaucoup Lionel
47:11pour votre témoignage
47:13et rappelez-nous
47:13pour réagir sur d'autres sujets
47:15et on parle souvent
47:16des auto-écoles
47:17donc n'hésitez pas
47:18bonjour Elodie
47:19oui bonjour
47:20bon vous êtes pour vous aussi
47:22et vous avez expérimenté
47:24d'ailleurs malheureusement ça
47:26oui alors en fait oui
47:27j'ai toujours été pour le port du casque
47:29il y a quelques années
47:30je me suis acheté un vélo électrique
47:31et en 2024 au mois de juin
47:34j'ai fait une chute
47:35où je suis passée par-dessus le vélo
47:38et si j'avais pas eu mon casque
47:40je pense qu'aujourd'hui
47:41je pourrais pas vous en parler
47:42parce que c'est le casque
47:43qui m'a protégé la tête
47:44et le casque lui a cassé
47:46ah oui
47:47donc si j'avais pas eu le casque
47:48je pense que c'était ma tête
47:50ça dit effectivement
47:51beaucoup de choses
47:52de la violence du choc
47:54oui oui
47:54parce que d'autant plus
47:55en vélo électrique
47:56on est projeté
47:57avec beaucoup plus de violence
47:59parce qu'il y a l'inertie
48:01de la vitesse
48:01bien sûr
48:03merci beaucoup Elodie
48:04pour votre témoignage
48:06merci aussi à Ludovic
48:07et Laurent
48:08qui nous ont appelé
48:09et puis je vous rappelle
48:10donc ces chiffres
48:11attention
48:11si vous êtes sur la route
48:12si vous nous écoutez
48:13plus 15%
48:15pour votre témoignage
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