- il y a 21 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Patrick Cohen, journaliste, auteur des "Mystificateurs" (Éditions Flammarion), de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC face aux grandes gueules
00:04C'est notre confrère Patrick Cohen, le journaliste, auteur de ce livre
00:08« Les mystificateurs » aux éditions Flammarion qui est chez nous aujourd'hui dans les GG.
00:12Bonjour !
00:12Bonjour les GG.
00:13Alors qui sont ces mystificateurs, ces faux prophètes de la science ?
00:17Ce sont des gens qui sont des médecins, des scientifiques,
00:22généralement respectés dans leur domaine,
00:25multipromus, médaillés,
00:27qui sortent un petit peu de leur domaine de compétences,
00:30qui s'aventurent sur un terrain qui n'est pas forcément leur.
00:33Premier exemple, le bouquin commence par là.
00:36Claude Allègre, spécialiste de la croûte terrestre,
00:39grand géophysicien,
00:41et qui s'est mis à divaguer sur le climat
00:44et à répandre des choses de façon très péremptoire.
00:47C'était au tournant des années 2000-2010,
00:50dans ces années-là,
00:52et qui a eu une campagne climato-sceptique assez...
00:55Et on l'a oublié, c'était il y a une quinzaine d'années,
00:57c'est pas si vieux, mais assez vigoureuse.
00:59Et pourquoi, vous, vous aviez envie de dénoncer ces faux prophètes,
01:03ces grands scientifiques,
01:05qui tout d'un coup racontent un peu tout et n'importe quoi
01:07sur des plateaux et aux télés ?
01:09Bon, c'est venu au sortir de la crise Covid.
01:11C'est Didier Raoult ?
01:12Envie de parler de Didier Raoult et du Covid,
01:14mais sans parler de Didier Raoult,
01:16parce qu'on avait quand même un peu épuisé le sujet.
01:18Mais en travaillant sur le Covid,
01:21je me suis rendu compte,
01:23et au fil des chroniques que j'ai pu faire à cette époque-là,
01:25qu'il y avait dans l'histoire des sciences et de la médecine
01:29tout un tas d'épisodes
01:30qui rappelaient le profil,
01:34le même mécanisme de manipulation,
01:36de mystification.
01:38Et on trouve plein de points communs,
01:40notamment dans l'attitude.
01:40Je parlais d'Allègre il y a un instant.
01:42Allègre a répété sur tous les plateaux
01:44où il était confronté à des climatologues,
01:46des vrais climatologues.
01:47Écoutez, personne ne m'arrive à la cheville.
01:50Je suis le scientifique le plus diplômé dans mon domaine, etc.
01:53Donc il y avait l'argument d'autorité
01:55qu'on a retrouvé, qu'on a entendu dans la crise Covid.
01:57C'est qu'un exemple.
01:58Mais on retrouve à chaque fois
02:01des traits de caractère,
02:03des comportements et des mécanismes.
02:05Souvent l'irruption du politique aussi.
02:07Beaucoup dans ces histoires-là.
02:10L'importance des médias.
02:11Parce qu'il y a des voix à gagner pour lui dans ces cas-là.
02:12Pardon ?
02:13Parce qu'il y a des voix à gagner pour lui.
02:14Là, il n'était plus ministre,
02:17il était un peu sorti de la politique.
02:19Surtout, il vendait des livres.
02:21Non, mais ce que je veux dire,
02:21c'est qu'il y a l'irruption du politique
02:23quand il voit qu'il y a une personnalité qui émerge
02:25et qui draine du monde.
02:26On a vu Emmanuel Macron aller voir le professeur Raoul.
02:29On s'en souvient pendant la crise Covid.
02:31Évidemment, et c'était un geste politique
02:34davantage qu'un cadeau scientifique.
02:38Parce que les propos de ces scientifiques sont séduisants.
02:41Ils remettent en cause la doxa.
02:44Ils remettent en cause le message officiel.
02:47Et on se dit, finalement, c'est peut-être eux qui ont raison
02:49dans un monde où les élites sont quand même régulièrement
02:53justement critiquées, accusées,
02:55de défendre des choses qui ne sont pas la vérité.
02:58Didier Raoul, quand il racontait l'inverse
03:00de ce que pouvait raconter le professeur Delfraissy,
03:02on se dit, tiens, c'est peut-être plus qui a raison.
03:03– Évidemment, c'est la mécanique médiatique
03:06dont on fait tous partie.
03:08Je dis souvent, il n'y a rien de plus ennuyeux
03:11que le consensus scientifique.
03:12Dire, bon voilà, 95% des scientifiques sont d'accord
03:16pour dire que, bon, vous écoutez ça d'une oreille distraite,
03:18même si souvent c'est porteur d'espoir
03:21pour traiter, pour soigner des maladies.
03:24Mais si vous dites, si vous mettez face à face
03:26ce consensus scientifique avec une opinion hétérodoxe,
03:32différente, même marginale,
03:33marginale, mais du type qui promet
03:35de vous faire des révélations
03:37sur des choses qu'on vous cache
03:39parce qu'on vous ment
03:40et qu'on a un médicament
03:43d'un prix très modique
03:44qui va soigner la maladie,
03:46évidemment, ça vous fait dresser l'oreille
03:48de façon différente.
03:49– Barbara ?
03:50– Oui, vous soulignez d'ailleurs, par exemple,
03:52l'exemple de Lysenko, en URSS,
03:55qui avait préféré bannir la génétique
03:58au profit, je cite, de la biologie prolétarienne.
04:01– Absolument, parce que la génétique, c'était une science bourgeoise.
04:06– Voilà, on voit bien que l'idéologie,
04:09au-delà même de la question de l'intérêt politico-politicien,
04:12la biologie a son rôle là-dedans.
04:15Maintenant, quand vous attaquez un petit peu à l'aigle,
04:18vous dites que oui, à un moment,
04:20il revendique le droit au doute,
04:22sur la question notamment du CO2.
04:23Mais le doute, ça fait aussi partie de la science.
04:25L'esprit scientifique, c'est l'esprit du doute aussi.
04:29Heureusement que les scientifiques sont là
04:30pour remettre en cause ce qu'ont fait leur prédécesseur,
04:32c'est comme ça que la science avance.
04:34Donc, il y a un certain nombre...
04:36– C'est comme ça que la recherche avance.
04:38– La recherche avance, mais il y a un corpus scientifique
04:41– Qui s'appuie sur le consensus académique.
04:44– Exactement, qui lui ne se conteste pas.
04:46– D'accord.
04:46– La Terre est ronde, le...
04:48– Oh, vous savez, la Terre est ronde.
04:49– Ah si.
04:50– Et pourquoi, Claude Alegre ?
04:51– Vous venez dans certains collèges,
04:52vous verrez que grâce à TikTok, la Terre est plate.
04:55Mais vous vous intéressez effectivement à la question du Covid,
04:58mais vous ne vous soulevez pas tellement non plus,
05:00moi, une question sur la question du Covid
05:02que je trouve majeure et qui, me semble-t-il,
05:04n'intéresse plus grand monde.
05:05C'est l'origine du Covid.
05:06Parce que, oui, certes, il y a peut-être eu quelques charlatans,
05:09mais les gros charlatans, par contre, eux,
05:11qui ne veulent toujours pas nous dire
05:13quelle est l'origine du Covid,
05:15notamment le fait qu'on continue
05:16et qu'un certain nombre de virologues,
05:18d'ailleurs massivement,
05:19continuent de couvrir Shizeng Li,
05:21qui est la directrice de l'Institut de Virologie de Wuhan,
05:24qui, quand même, auraient des liens avec des groupes,
05:28y compris des virologues américains,
05:30qui auraient fait des gains de fonction
05:31sur la question des coronavirus.
05:32– Je suis entièrement d'accord.
05:33– Donc, ce serait intéressant qu'aujourd'hui,
05:35on continue à creuser la cause du Covid.
05:37– Comment ça se fait qu'il y a encore ce mystère ?
05:39– Entièrement.
05:39Tout simplement parce que les Chinois ont tout verrouillé,
05:42parce qu'on n'a pas accès aux sources,
05:45qu'il y a des gens qui ont vraiment beaucoup enquêté.
05:48C'est, pardon, Barbara,
05:50c'est l'une des questions les plus débattues
05:52et les plus controversées
05:54dans le monde de la virologie et des biologistes.
05:58Moi, j'ai fait plusieurs chroniques,
06:01dont une, de façon assez précoce,
06:04à l'émission C'est à vous,
06:05sur l'origine du SARS-CoV-2,
06:09qui est le nom du virus du Covid,
06:11en laissant ouvertes les portes
06:14d'une manipulation…
06:17– De laboratoire.
06:18– De laboratoire, exactement.
06:19D'une erreur de laboratoire qui a mal tourné.
06:21J'ai reçu…
06:23C'est l'une des chroniques qui m'a valu
06:24le plus de courriers,
06:26de protestations,
06:27de dénigrements sur les réseaux.
06:29C'était affreux.
06:29Et en même temps,
06:30avec une partie de la communauté scientifique
06:32qui soutient le doute sur cette histoire.
06:36Parce que la jeunesse de l'histoire,
06:38c'est que dès le départ,
06:39il y a eu ce soupçon à l'égard des Chinois
06:41et les gens qui émettaient ce soupçon
06:44ont été traités de complotistes.
06:45Et c'était effectivement une erreur.
06:47Mais ce n'est pas l'objet du livre.
06:49– Non, non, dans le livre,
06:50il y a aussi…
06:51– Ah si, c'est la question du doute,
06:52du fait de toujours remettre en question,
06:54ça fait partie de la démarche scientifique.
06:55– Ce qui est intéressant,
06:56c'est qu'aujourd'hui,
06:56à la tête de la…
06:57Enfin, à la tête.
06:59Parmi l'équipe du plus puissant pays du monde,
07:02il y a quand même quelqu'un
07:03qui remet tout en doute,
07:04c'est-à-dire Robert Kennedy Jr.
07:06Vous lui consacrez un chapitre, d'ailleurs.
07:08– Les anti-vax ont pris le pouvoir,
07:11sont au pouvoir aux Etats-Unis.
07:14Effectivement, c'est l'affaire la plus actuelle,
07:17c'est celle qui termine le bouquin,
07:19l'affaire Wakefield,
07:20du nom de ce chirurgien britannique
07:22qui a cru, qui n'a pas cru,
07:24c'est une escroquerie,
07:26on le raconte bien dans le chapitre,
07:28mais qui a dit au monde,
07:29en 98,
07:31et d'abord à la Grande-Bretagne,
07:33qu'il y avait un lien entre le vaccin
07:35ROR, rougeole, oreillon, rubéole,
07:37et l'autisme chez les enfants.
07:39C'est un vaccin qu'on administre
07:40aux jeunes enfants,
07:42aux nourrissons,
07:43qui a entraîné une chute de vaccination.
07:46Il y a eu dix ans de polémique en Grande-Bretagne.
07:49Ce Toubib s'est exilé ensuite aux Etats-Unis,
07:51il est interdit d'exercer en Grande-Bretagne,
07:53où il a fait des émules,
07:55notamment Kennedy Junior,
07:56qui est aujourd'hui ministre de la Santé,
07:58et Donald Trump lui-même,
07:59qui a repris ce bobard
08:01dans un des débats de la campagne présidentielle de 2016.
08:05Vous vous rendez compte,
08:05on injecte des trucs à ses petits bébés,
08:07et ensuite ils deviennent autistes.
08:09Et aujourd'hui, la rougeole,
08:11qu'on croyait éradiquer aux Etats-Unis,
08:13il y a vingt ans,
08:14fait un regain
08:17avec des milliers et des milliers de cas.
08:20Mais la question des adjuvants
08:21dans les vaccins est toujours posée.
08:24Non, mais c'est une question
08:25que se posent aussi des scientifiques,
08:27sur la question de certains types d'adjuvants.
08:29L'aluminium, non, plus maintenant.
08:31Il y en a un peu des gens qui se posent des questions.
08:32Je ne crois pas.
08:33Moi, en lisant votre livre,
08:35il y a un nom qui est revenu dans plusieurs chapitres,
08:36sur Alègue,
08:37sur lui aussi sur le remède miracle contre le sida,
08:40c'est Jorginia Dufois.
08:41Alors moi, ma génération,
08:42Jorginia Dufois,
08:43nous a nettement marqués.
08:44Il faut rappeler Jorginia Dufois.
08:45C'est l'affaire du sang contaminé.
08:47Le sang contaminé.
08:47Et quand on voit qu'elle protège aussi Alègue
08:49dans ses dénégations,
08:51que derrière,
08:51sur l'histoire du traitement sur le sida,
08:55elle n'est pas non plus,
08:56elle ne fait pas son rôle de ministre de la Santé.
08:57Moi, je me rends compte à ce moment-là
08:59que ça me percute.
09:00Et je me dis, oui,
09:01effectivement, cette dame,
09:02aujourd'hui,
09:02on l'a tous oublié.
09:03On a même vu Fabius arriver au conseil constitutionnel.
09:05Mais moi, ma génération était marquée
09:06par le sang contaminé.
09:07Je ne sais pas,
09:07je ne sais pas si vous êtes dans le reste.
09:08Moi, j'ai 53 ans.
09:09L'affaire du sang contaminé.
09:10Moi, quand j'étais jeune,
09:12le sida a commencé à arriver
09:13et on nous a quand même fait croire
09:15qu'à un moment donné,
09:16ce n'était pas si grave que ça
09:17et qu'on pouvait le soigner avec une aspirine.
09:19Moi, je trouve que ce nom-là
09:20devrait être un petit peu,
09:21aujourd'hui, remis un peu devant
09:22pour qu'on se rappelle un peu
09:23ce qu'elle a fait aussi.
09:23Je ne suis pas sûr
09:24qu'elle était dans l'histoire
09:25du sang contaminé.
09:26Il y a votre nom
09:27dans le sang contaminé
09:28avec Fabius, bien sûr que si.
09:30Elle est ministre de la Santé à l'époque.
09:31Il me semble que c'était Edmond Hervé.
09:33Responsable et pas coupable ?
09:35Elle est au tribunal, en fait.
09:36Quand ils sont jugés, elle est...
09:37Ah oui, vous avez raison.
09:38Absolument.
09:39Oui, c'est la fameuse phrase
09:41responsable et pas coupable.
09:41Oui, alors Georgina Dufoy,
09:43elle a, comme ministre de la Santé,
09:45été une propagandiste active
09:48en faveur de ce qu'on appelle
09:49la médecine parallèle.
09:51Les médecines douces,
09:52y compris l'homéopathie,
09:55on le rappelle dans le bouquin,
09:57et en tout cas sur l'affaire
09:58de la cyclosporine,
09:59c'est-à-dire ce médicament miracle
10:00dont une équipe de médecins
10:02de la ENEC a cru
10:03que ça allait pouvoir traiter
10:06et soigner le sida.
10:07On était aux prémices
10:07de l'épidémie de sida, 85.
10:10Effectivement, elle impulse
10:11une communication prématurée,
10:13quelque chose de pas raisonnable
10:16et une conférence de presse
10:17qui se révèle absolument désastreux.
10:19Oui, catastrophe.
10:20Abel Boyy ?
10:21Alors moi, je trouve que le cas
10:22de Claude Allègre
10:23exprime parfaitement
10:24ce que vous voulez dire.
10:25C'est-à-dire que,
10:26comme vous l'avez dit,
10:27un scientifique réputé,
10:29une reconnaissance politique,
10:30mais vous expliquez
10:31que c'est à partir
10:32de cette reconnaissance politique.
10:33Et il se révèle lui-même
10:35puisqu'il touche à la politique
10:36comme une sorte de showman,
10:37en fait.
10:38Donc, il y a le canal médiatique
10:39plus la part des gens
10:41qui doutent un peu de tout.
10:43Mais quand vous parlez
10:44de mystificateur,
10:45à quoi pensez-vous ?
10:46Parce qu'un mystificateur,
10:47ce n'est pas quelqu'un
10:47qui pense à quelque chose
10:48et qui refuse de reconnaître
10:50qu'il s'est trompé.
10:51C'est vraiment le manipulateur
10:52qui sait, dès le début,
10:54qu'il va emmener les gens
10:55vers une fausse route.
10:56Alors, vous avez raison.
10:58Et tous les cas,
11:02toutes les histoires
11:03qu'on raconte dans ce bouquin
11:05ne rentrent pas,
11:06ne s'accordent pas
11:07avec le mode de mystificateur.
11:09Parce qu'il y a des gens sincères
11:10là-dedans.
11:11Philippe Evan,
11:12Cyclosporine,
11:13il y croyait.
11:14Jacques Benvenisté,
11:15c'était un homme
11:15tout à fait sincère.
11:17Absolument,
11:17il était tout à fait sincère.
11:19Simplement,
11:19ce sont des gens
11:20qui sont à un moment
11:20qui se sont assis
11:21sur les protocoles scientifiques
11:23et qui ont grillé
11:25les étapes
11:25ou qui se sont enferrés
11:27dans une croyance
11:28qui n'était pas raisonnable.
11:32Il n'arrivait plus à sortir
11:33comme cette fameuse théorie
11:34sur la mémoire de l'eau
11:35qui a alimenté
11:38mais pendant des décennies
11:39justement
11:39des fantasmes
11:40sur l'eau à la mémoire,
11:42l'eau est vivante,
11:43etc.
11:44Oui mais les travaux
11:44de Jacques Benvenisté
11:45sur la mémoire de l'eau
11:46ça a permis aussi
11:47de fermer des pistes,
11:49d'en ouvrir d'autres.
11:50Les travaux scientifiques
11:52même quand ils aboutissent
11:53à une impasse
11:54sont intéressants
11:55et par ailleurs...
11:55A condition de reconnaître
11:55que c'est une impasse.
11:56Oui mais Benvenisté
11:58il s'est fait littéralement
12:00écharper,
12:01enfin je veux dire
12:01ça lui a coûté la vie quand même.
12:03On en a fait un...
12:05Parce qu'il s'est enferré.
12:07Il s'est enferré
12:07mais c'était peut-être aussi
12:08une problématique
12:09d'ordre psychologique
12:10mais de l'avoir traité
12:10comme on l'a traité
12:11à le finir dans un quasi-placard.
12:13Excusez-moi,
12:14c'est une façon inadmissible
12:15de traiter un grand scientifique.
12:16Pendant dix ans
12:17jusqu'à un épisode
12:18que je n'ai pas raconté
12:19dans le chapitre
12:20parce qu'il a
12:21Georges Charpak,
12:22prix Nobel,
12:23s'est là accompagné,
12:25s'est intéressé
12:26à essayer de comprendre
12:27ce qu'il voulait trouver.
12:28Je rappelle d'un mot
12:29pour les auditeurs quand même,
12:31c'est important.
12:32La mémoire de l'eau
12:33c'est l'idée
12:34d'un effet moléculaire
12:36sans molécule.
12:37c'est-à-dire que l'eau
12:39serait capable
12:39de conserver
12:40le souvenir
12:41de substances actives
12:44avec lesquelles
12:45elle a été en contact
12:45mais qui ont disparu depuis.
12:48Et donc,
12:48ça valide
12:50le principe
12:51de l'homéopathie
12:51si c'est accepté.
12:54C'est-à-dire
12:54des substances
12:55hyper diluées,
12:57une hyper dilution
12:58et avec
12:59quelque chose
13:00d'un effet actif.
13:01Ben Véniste a cru
13:02pouvoir démontrer
13:03que ça a été.
13:05Il n'a jamais réussi
13:06à le faire
13:07et ça soulève aussi
13:09une autre question
13:10c'est
13:10est-ce qu'on peut
13:10affirmer quelque chose
13:13sans comprendre
13:14comment ça marche ?
13:15Parce que
13:16c'est ce qu'il dit
13:16à Charpak
13:17et il dit
13:18vous n'y comprenez rien
13:19moi non plus
13:20mais ça existe.
13:21Voilà.
13:21Mais il y a autre chose aussi
13:23à la responsabilité
13:24des présidents de la République
13:25parce que vous insistez
13:26sur la complicité politique
13:27même sur le cas
13:28de l'immunosuppresseur
13:29pour soi-disant
13:30guérir le sida.
13:31Vous parlez
13:31de la fascination
13:33de la ministre de la Santé
13:34s'il n'y a pas
13:35François Mitterrand
13:36derrière
13:36qui dit
13:36allez-y aussi.
13:38Alors je ne sais pas
13:39si c'est remonté
13:39jusqu'à l'Elysée
13:41et jusqu'à François Mitterrand
13:42mais en tout cas
13:43il y a évidemment
13:43une imprudence politique
13:46et...
13:46Claude Alec
13:47qui se permet de dire
13:48je n'écris pas
13:48un livre scientifique
13:50mais un livre politique
13:51donc je fais ce que je veux
13:52des courbes.
13:52Alors Claude Alec
13:54socialiste
13:54en rupture du PS
13:56à ce moment-là
13:56c'était sous la présidence
13:58de Nicolas Sarkozy
13:59on est en 2010.
14:00Alors Patrick Cohen
14:02reste avec nous
14:02Les Gégés
14:04Les Grandes Gueules
14:04en direct sur RMC
14:06RMC Story
14:06Les Grandes Gueules
14:07avec aujourd'hui
14:08Bruno Poncet
14:08le cheminot
14:09Barbara Lefebvre
14:09l'enseignante
14:10Abel Boyi
14:11qui est avec nous
14:12l'éducateur
14:13tiens
14:13après demain mercredi
14:15on a Charles Aloncle
14:16qui va être dans
14:17Les Gégés
14:17dans Les Grandes Gueules
14:18le rapporteur
14:19de la commission
14:19sur l'audiovisuel
14:20Votre ami
14:21Vous avez une question
14:22à lui laisser là ?
14:24Ou un petit quelque chose
14:25à lui dire ?
14:26Je serais curieux
14:27qu'il puisse nous dire
14:31enfin en étant contredit
14:33mais je vous fais confiance
14:34là-dessus
14:35pour nous dire
14:37réellement
14:37en réalité
14:38ce que
14:39sa commission d'enquête
14:41il y a eu 230 personnes
14:43auditionnées quand même
14:44a permis
14:45de révéler
14:47sur
14:47le fonctionnement
14:49de l'audiovisuel public
14:50parce que moi
14:51je ne sais toujours pas
14:53Mais elle n'était pas utile
14:54cette commission quand même
14:55pour expliquer aux français
14:57comment fonctionne
14:58l'audiovisuel public
14:59où va l'argent
15:01qui travaille
15:02pour l'audiovisuel public
15:03notamment
15:04la question
15:05des sociétés privées
15:07Sûrement
15:07Alors peut-être
15:08peut-être que Charles Aloncle
15:09avait le rôle
15:10du procureur
15:11mais est-ce qu'il n'était pas
15:13normal aussi
15:15de dire
15:15à quoi servent
15:16ces 4 milliards d'euros
15:17Absolument
15:17Alors il y a deux réponses
15:18La première c'est que
15:20les deux sociétés
15:21visées
15:22c'est-à-dire Radio France
15:23et France Télévisions
15:24sont sans doute
15:25les sociétés
15:25les plus surveillées
15:27et les plus contrôlées
15:28de l'univers public
15:29par la Cour des Comptes
15:31par les commissions culture
15:33des deux assemblées
15:34par le ministère de tutelle
15:35par l'ARCOM
15:37pour ce qui est du pluralisme
15:38ça c'est la première réponse
15:40La deuxième c'est que
15:41dans le cadre de la commission
15:43le rapporteur
15:45et le bureau
15:45de cette commission
15:47ont eu accès
15:48ont accès
15:49ont à disposition
15:50des milliers
15:51de documents
15:53transmis par Radio France
15:54et France Télévisions
15:55tout est sur la table
15:57nos salaires
15:58les contrats
15:59avec les maisons de production
16:00qui produit
16:01où va l'argent
16:02tout est là
16:03tout est là
16:04donc
16:05pour faire
16:06ensuite
16:07pour faire l'enquête
16:08il n'était pas nécessaire
16:10de jouer
16:12ce que
16:12le président
16:14de la commission
16:14lui-même
16:15il était
16:15pardon
16:15il était
16:16ce matin
16:17il a parlé
16:19de voyeurisme
16:20et de tribunal
16:21populaire
16:22à propos
16:23de sa propre commission
16:24qu'il a présidée
16:24et de l'action
16:25de Charles Aloncle
16:26et je
16:26je peux me contenter
16:28de reprendre
16:29ses propos
16:30alors il y a l'utilisation
16:31de l'argent public
16:32puis il y a aussi
16:32le biais idéologique
16:33si on écoute
16:35Charles Aloncle
16:35il estime que
16:37le service public
16:38est à gauche
16:39et que c'est essentiellement
16:41des gens de gauche
16:41qui prennent la parole
16:42dans le service public
16:43ça c'est revenu souvent
16:44dans ces critiques
16:45dans le questionnement
16:47oui encore
16:48faut-il le point
16:49moi ce qui m'a
16:51choqué
16:53ce qui m'a choqué
16:54qui a été peu relevé
16:56quand même
16:56dans les commentaires
16:57sur cette commission
16:57c'est cette ingérence
16:59inédite
17:00et je crois jamais vue
17:02dans une démocratie
17:03et dans une enceinte
17:04parlementaire
17:05qui a fait
17:07questionner
17:08des députés
17:09sur les choix
17:10des journalistes
17:12dans leurs éditeurs
17:13dans leurs choix
17:14d'invités
17:14on a demandé
17:15à Léa Salamé
17:16par exemple
17:16à Charles Aloncle
17:17a demandé
17:18à Léa Salamé
17:18pourquoi elle avait
17:19invité
17:20Xavier Bertrand
17:21plutôt que
17:22Philippe De Villiers
17:23alors que le premier
17:24vend moins de livres
17:25que le deuxième
17:27mais
17:29Léa Salamé
17:30a dû
17:31justifier
17:32de ses choix
17:33moi
17:33on
17:34on m'a pas questionné
17:36il m'a pas questionné
17:37quand je suis venu
17:37et c'est venu après
17:38auprès des
17:39on m'a demandé
17:40pourquoi j'avais fait
17:41un édito
17:41alors j'avais fait
17:42un édito au lendemain
17:43de la démission
17:43de Jack Lang
17:44c'était Jack Lang
17:45ombre et lumière
17:47alors
17:48c'était clair
17:48c'était l'allusion
17:49aussi à la phrase
17:51qu'il n'a d'ailleurs
17:52pas prononcée
17:52en 81
17:53sur le pays
17:54est passé
17:55de l'ombre à la lumière
17:56à Mitterrand
17:57et il a gardé
17:58la partie lumière
17:59et il a dit
18:00pourquoi Patrick Cohen
18:01a-t-il dit
18:02que Jack Lang
18:03avait été un grand
18:03ministre de la culture
18:04parce qu'il a été
18:05un grand ministre
18:06de la culture
18:06mais il a oublié
18:07la première
18:07enfin
18:09ce questionnement
18:10politique
18:11à propos
18:12de contenus éditoriaux
18:14est je crois
18:15quelque chose
18:15d'inouï
18:16est-ce que vous accepteriez
18:18qu'on vous demande
18:18ça suit l'histoire
18:20du fameux déjeuner
18:21que vous aviez eu
18:22avec des cadres
18:23du parti social
18:23le rendez-vous
18:25dans ce café
18:27il faut expliquer
18:27il faut rappeler
18:28Patrick Cohen
18:29il est instrumentalisé
18:30il est au service
18:31de la gauche
18:31vous étiez avec
18:32Thomas Legrand
18:32dans un restaurant
18:33avec des cadres
18:34du parti socialiste
18:35et on vous a reproché
18:36donc il est en pleine
18:37connivence
18:37avec la gauche
18:38Patrick Cohen
18:39dans des propos volés
18:40avec des phrases
18:42mais est-ce que
18:44Patrick
18:45sérieusement
18:45est-ce que ce procès
18:46qui est fait
18:47sur un biais idéologique
18:50à France Télévisions
18:51est totalement abscon
18:52ou est-ce que ça fait réfléchir
18:53en disant effectivement
18:54est-ce qu'il manque
18:55un peu de pluralisme
18:56à France Télé
18:56est-ce qu'il faudrait
18:57peut-être un peu plus édito
18:58ou à France Télévisions
18:59de droite
18:59oui quand je dis
19:00France Télévisions
19:01France Télévisions
19:01du visuel public
19:02est-ce que c'est quelque chose
19:03quand même
19:03qui fait réfléchir les équipes
19:04qui fait réfléchir les équipes
19:07effectivement on remplit
19:08notre mission
19:09c'est un débat légitime
19:10mais pas comme ça
19:12pas de cette manière là
19:14donc si le débat est légitime
19:15ça veut dire qu'il y a un biais
19:16alors comment il faudrait
19:16le positionner le débat
19:18pour qu'il soit légitime
19:18à vos yeux
19:19c'est un débat légitime
19:20parce que
19:22mais c'est un débat
19:23qui est dans l'espace public
19:23parce que le pluralisme
19:24est nécessaire partout
19:25aussi bien sur
19:26sur nos antennes
19:28sur vos antennes
19:29dans le débat public
19:30sur ce que doit être
19:32l'audiovisuel public
19:33et la façon de respecter
19:35tous les points de vue
19:36et de traiter l'information
19:37parce que vous voyez
19:38France Télévisions
19:40et France Inter
19:40fustigent en permanence
19:41ces news
19:42mais vous voyez
19:42par exemple le dimanche soir
19:43quand Julien Drey
19:44est face à
19:45Gilles William Golnadel
19:46il y a un face-à-face
19:47et ils ne sont pas d'accord
19:48c'est pas la même chose
19:48maintenant quand même
19:48oh non non
19:49Julien Drey
19:49Julien Drey a beaucoup évolué
19:50non non non
19:51parce que vous n'écoutez pas
19:52moi j'écoute
19:54c'est pas le Julien Drey
19:55qu'on a connu
19:55il faudrait ce genre
19:56de confrontation
19:57à France Inter
19:58pardon
19:58j'ai beaucoup
20:00j'ai beaucoup de respect
20:02bon Julien Drey
20:02c'est un socio-traite
20:03ils sont d'accord sur tout
20:04ah non pas du tout
20:05mais pardon
20:05non moi j'écoute
20:06non là j'ai écouté
20:07dernièrement sur
20:08quel sujet ils ne sont pas d'accord
20:09effectivement je pense
20:10que sur la question
20:11par exemple du racialisme
20:12et de l'antisémitisme
20:13de l'FI
20:13ils vont être d'accord
20:14mais je pense que là
20:14tous les
20:15et sur quel sujet
20:16ils ne sont pas d'accord
20:18moi je les ai écoutés
20:19sur la question
20:19de la guerre en Iran
20:20sur la question sociale
20:22sur la question des carburants
20:23ils peuvent avoir
20:23des avis divergents
20:24mais cette pluralité
20:26elle existe sur les chaînes
20:27d'ailleurs sinon
20:28ils seraient taclés
20:30en termes de temps de parole
20:31sur le privé
20:33non bah je suis désolé
20:34c'est la gauche
20:35c'est la nuit
20:35mais est-ce que
20:37oui mais sur France Inter
20:38sur France Inter
20:39c'est la gauche tout le temps
20:40de 8h du matin
20:40à 20h le soir
20:41non non
20:42c'est pas vrai
20:43le débat est légitime
20:44vous disiez le débat est légitime
20:45est-ce que ça veut dire
20:46qu'il y a un biais
20:46dans le service public
20:47un biais idéologique
20:48est-ce que vous pouvez
20:49jouer les grandes gueules
20:50là au micro Patrick
20:51en disant oui ou non
20:53moi je crois pas
20:54mais je suis dedans
20:56je ne suis pas le mieux placé
20:59quand Natacha Polonia arrive
21:00à France Inter
21:01quand même il y a une bronca
21:02dans l'édition
21:04parmi les journalistes
21:05elle est toujours là
21:06Natacha Polonia
21:07oui mais quand elle arrive
21:08parce que comme elle n'est pas
21:09de gauche quand même
21:09il y a une bronca
21:10parmi les journalistes
21:11et les équipes en interne
21:12même Benjamin Duhamel
21:13même Benjamin Duhamel
21:14a fait polémique
21:15c'est donc pas assez à gauche
21:16pour eux
21:17il est là
21:17oui non mais vous voyez bien
21:18il est à l'antenne
21:19tous les matins
21:20vous jouez sur les mots
21:20vous pensez Patrick Cohen
21:21il est islamo-gauchiste
21:22ou quoi ?
21:22enfin moi j'étais en face de lui
21:23dans cette émission
21:25moi Patrick Cohen
21:26quand je l'entends
21:26j'imagine pas Patrick Cohen
21:28va voter poutou
21:28on va se détendre un peu
21:29d'ailleurs les gauchistes
21:30de France Inter
21:31ils sont partis chez Nova
21:32la clique on est d'accord
21:33Patrick Cohen
21:34est un social traite
21:35pour toi Patrick Cohen
21:37est un social traite
21:38de penser que
21:39donc ça s'est recentré
21:40donc il y avait peut-être
21:41un problème
21:41mais non mais de penser
21:42que France Inter
21:43c'est un repère
21:44de gauchistes
21:45ça m'a toujours fait rigoler
21:46pour Paul Vannier
21:47de Logu
21:47France Inter
21:48c'est déjà le fascisme
21:49ça on est d'accord
21:50mais alors imagine-toi
21:51pour le reste
21:51on doit être
21:54au juste milieu
21:54un peu près
21:56pas loin
21:57mais en fait
21:58qu'on verra plus souvent
21:59de Logu
21:59et Paul Vannier
21:59chez vous
22:00qu'on ne verra
22:00peut-être Marion Maréchal
22:02ou quand on vient
22:03on lui posera des questions
22:04non non non
22:05ça on a des règles
22:06de pluralisme
22:07qui sont les mêmes
22:09pour tout le monde
22:09oui mais je parle aussi
22:11du ton de l'interview
22:11parce que quand on voit
22:12Sonia De Villers
22:13qui interview Marion Maréchal
22:14je n'ai pas vu
22:15Sonia De Villers
22:15être aussi minace
22:17avec des matins panneaux
22:18non mais dans la commission
22:19il y a un truc qui m'a choqué
22:20c'est qu'en fait
22:21moi ce qui me choque
22:22c'est qu'on ait besoin
22:23de boîtes privées
22:24avec le pays
22:25et l'agent public
22:26pour produire
22:26des programmes de qualité
22:28moi je suis désolé
22:29moi je regarde
22:30je regarde en priorité
22:31le service public
22:32ça c'est un basique
22:33de ma famille
22:33et donc je continue
22:34moi je trouve
22:35moi ça me choque
22:35de voir des programmes
22:37produits par le privé
22:38alors qu'il y a quand même
22:39moyen
22:39avec des gens du public
22:41de faire des programmes
22:41de qualité
22:42et avant c'est comme ça
22:42que ça marchait
22:43et les programmes
22:44n'étaient pas plus
22:44décérébrés qu'aujourd'hui
22:46moi je trouve
22:47que par exemple
22:47Bernard Pivot
22:48ne travaillait pas
22:49pour tous les états privés
22:50quand on voit les sommes
22:50je me dis
22:50merde pourquoi
22:51on ne fout pas ça
22:51au public
22:52avec des gens
22:53enfin voilà
22:53Bernard Pivot
22:54Bernard Pivot
22:55moi je trouve
22:56que le cercle de Minuit
22:56c'était produit
22:57par du privé
22:58le cercle de Minuit
22:58par exemple
23:00je ne sais pas
23:00mais ça fait assez longtemps
23:02que les croyés des privés
23:04produisent
23:04ça a d'abord été la fiction
23:07des sociétés comme
23:08Pathé
23:09Gaumont
23:09etc
23:10on produit beaucoup
23:10de téléfilmes
23:12des années 60
23:1370
23:13je suis assez bien placé
23:14pour le savoir
23:15puisque comme je présente
23:16Rambovina sur LCP
23:18l'accès aux archives
23:19parfois on me dit
23:20ah ben non
23:20ça ça appartient
23:22les droits sont
23:23à Gaumont
23:24ou à Pathé
23:25etc
23:25donc il y a eu
23:26comme ça
23:26un apport
23:27et par ailleurs
23:29je ne crois pas
23:30que dans
23:30aucune société
23:33de l'audiovisuel
23:34public
23:34en Europe
23:35tout soit
23:37produit en interne
23:38on peut regretter
23:39l'époque des animateurs
23:40mais c'est dans le cahier des charges
23:41même
23:41on a connu les animateurs
23:42rappelez-vous
23:43c'est dans le cahier des charges
23:44c'est dans l'allégation
23:45c'est dans l'allégation
23:46moi jeune gauchis
23:46j'ai commencé à m'inquiéter
23:47quand je voyais les Patrick Sébastien
23:48et tous les autres
23:49que les guignols
23:50apprenaient les voleurs de patates
23:51prendre des ronds phénoménaux
23:52quand même
23:53sur France Télé
23:54mais au-delà
23:55des critiques
23:56faites au service public
23:58est-ce que le drame
24:00peut-être
24:00dans nos métiers
24:01désormais
24:02ce sont les réseaux sociaux
24:03les réseaux sociaux
24:04et derrière
24:07chaque compte
24:08se cache
24:08quelqu'un
24:09qui veut porter plainte
24:10qui trouve
24:11que c'est insupportable
24:12de tenir tel ou tel propos
24:13et que c'est très compliqué
24:14de faire ce métier
24:16aujourd'hui
24:16qu'on soit dans le privé
24:18ou dans le public
24:19par rapport à ça
24:20est-ce que vous avez vu
24:21l'évolution Patrick ?
24:22absolument
24:23j'ai vu cette évolution
24:24qui fait que le métier
24:25n'est plus le même
24:26que celui
24:27que nous avons connu
24:28vous et moi
24:30à nos débuts
24:31mais j'ai envie de vous dire
24:32dans ce débat-là
24:34sur l'information
24:36ce qui nous anime
24:37puisque moi je ne suis pas
24:38dans le divertissement
24:40dans ce débat-là
24:41ce n'est pas un match
24:42public-privé
24:43je pense qu'on est
24:45dans le même bateau
24:47je dirais
24:47là ici
24:48BFM, RMC
24:49comme le groupe M6
24:52comme le groupe TF1
24:53il y a des médias
24:56qui cherchent
24:57de façon imparfaite
24:58sans doute
24:59à s'approcher du réel
25:01à essayer
25:02de toucher
25:03à une forme
25:05de vérité
25:06à respecter
25:07les faits
25:08et puis il y a
25:10d'autres médias
25:11des réseaux aussi
25:12qui essayent
25:14de produire
25:14des vérités alternatives
25:16et je pense
25:17que le danger
25:18il est celui-là
25:19le démantèlement
25:20les attaques
25:20subies le service public
25:22elles visent aussi
25:23d'une certaine façon
25:24les groupes privés aussi
25:26Justement
25:26mais est-ce que
25:27vous faites partie
25:28de ceux qui disent
25:28il faut fermer ces news ?
25:31Je fais partie
25:32de ceux qui pensent
25:33que dans l'état actuel
25:35c'est purement factuel
25:37je pense que ces news
25:38est hors la loi
25:39Ah bon ?
25:40La loi de 86
25:41la loi de 86
25:43prévoit
25:44un pluralisme
25:45interne
25:46dans chaque
25:47chaîne
25:48de télévision
25:50et
25:51cette loi de 86
25:52aujourd'hui
25:53pour tout un tas
25:53de raisons
25:54et que
25:55je ne détaillerai pas
25:57elle n'est pas
25:58elle n'est pas respectée
25:59aujourd'hui
26:00par ces news
26:00Merci Patrick Cohen
26:01d'être passé par
26:02les GG
26:02les mystificateurs
26:04aux éditions
26:05Flammarion
26:05Merci d'être venu
26:07discuter
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