- il y a 1 heure
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 08 mai 2026.
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00:07Ça fait toujours du bien à l'esprit d'écouter nos amis correspondants en France de grands médias étrangers poser
00:14leurs diagnostics, leurs regards sur notre actualité, nous aider à comprendre comment va la France en ce mois de mai.
00:21Je suis donc ravi d'accueillir dans cette émission des journalistes venus d'Allemagne, de Belgique, d'Israël et d
00:28'Italie. Bonsoir, Birgit Holzer.
00:32Attendez, on va peut-être ouvrir votre micro parce qu'en plus vous le dites en allemand dans le texte.
00:36Allons-y. Bonsoir, Birgit.
00:38Schönen guten Abend, Vincent.
00:39Voilà, ça veut dire bonsoir finalement. Voilà, c'est une formule de politesse.
00:46Bonne soirée. Voilà. Et correspondante pour plusieurs titres de la presse allemande, je le disais. Bonsoir, Joël Mitzkens.
00:54Bonsoir, Vincent. Correspondante du journal belge Le Soir à Paris. Bonsoir, Joëf Toker.
00:59Et Reftov, bonsoir.
01:01Ah ben voilà, en hébreu, journaliste israélien à Paris, spécialiste en relations internationales. Et bonsoir, Paolo Lévy.
01:08Buonasera. Voilà, journaliste correspondant notamment de l'agence nationale de presse italienne ANSA à Paris.
01:15Jusqu'à 20h, ils refont la France avec Vincent Parizeau.
01:19J'ai vécu un bombardement. J'étais dehors. Il était 8h du matin. J'ai vu les avions qui tournaient.
01:25J'ai dit, oh là-bas. Je voyais les bombes tomber.
01:28Et le midi, ils nous disaient, voilà, telle intelligence tous les deux. On connaissait tous ces gens. C'est inimaginable.
01:36Moi, j'en pleure encore. Vous savez, quand je repense à ces choses-là.
01:40René, vous avez déjà eu envie d'aller devant une classe pour transmettre, pas seulement à votre petit enfant ?
01:44Je suis allée à l'école de mon village, où tous les enfants étaient là.
01:48Et je leur ai raconté. Eh bien, je vous jure, ils me posent des questions. C'est incroyable.
01:53J'aurais jamais pensé.
01:55Voilà, c'était dans RTL le midi. Dans les auditeurs, on l'a parole.
01:58René, donc cette femme de 91 ans, vous l'avez entendu, qui en pleurait encore.
02:03On a entendu toute cette émotion d'Amenée en 1935.
02:08La question est quand même de savoir aujourd'hui ce que représente le 8 mai.
02:15Peut-être d'ailleurs en parler dans vos pays respectifs tout d'abord,
02:18avant de voir s'il y a encore une utilité réelle en France.
02:23On célèbre le 8 mai. Alors, j'ai envie de commencer évidemment par vous, Birgit Holzer,
02:29parce que l'Allemagne, forcément, c'est un cas particulier.
02:31Dans le pays défait, est-ce que la capitulation allemande est d'une manière ou d'une autre célébrée ?
02:42Je ne sais pas comment dire les choses.
02:43Célébrée ? Non, elle n'est pas célébrée.
02:46Je pense qu'il n'y a même pas énormément de mémoire.
02:48Il y a des documentaires qui sortent à ce moment-là.
02:51Il y a aussi un débat autour de la question, est-ce qu'il faudrait une fête ?
02:55Une fête ? Un jour de fête, justement pour ne pas oublier, pour un travail, pour une culture de mémoire.
03:02Parce que c'était aussi la libération de l'Europe, mais aussi d'une certaine façon de l'Allemagne,
03:08d'un régime nazi choisi, mais il s'est terminé quelque chose de terrible aussi pour beaucoup d'Allemands.
03:17Il y a aussi aujourd'hui une mise en cause de la terreur des nazis par certains partis.
03:25L'extrême droite, l'AFT, utilise un langage nazi, par exemple.
03:29Donc je pense que, dans ce contexte-là, il y a ce débat.
03:34Est-ce qu'il ne faudrait pas quelque chose qui nous rappelle ce qui s'est passé ?
03:38Est-ce que c'est un jour de commémoration ?
03:41Non, non.
03:42Pas du tout.
03:43Il ne se passe rien, en fait.
03:44Non, je pense peut-être que dans les écoles, ils en parlent.
03:46Pareil, d'ailleurs, pour le 11 novembre.
03:48Ce n'est pas une fête, je ferai eu pour nous non plus.
03:54Non.
03:55Donc s'il n'y avait pas les médias, s'il n'y a pas des écoles, on n'en
03:57parle pas.
03:58Alors, évidemment, la défaite du régime nazi, ce qui nous amène aussi à évoquer la mémoire, la Shoah.
04:07Est-ce qu'en Israël, cette défaite de l'Allemagne, elle est célébrée d'une manière ou d'une autre
04:13?
04:14On l'est mentionnée, si vous voulez, dans les discours publics.
04:18Mais il n'y a pas une journée commémorative.
04:21Il y a, par contre, ce qu'on appelle Yom HaShoah, la journée de l'Holocauste.
04:26Oui, ça c'est un autre jour.
04:28Elle a été commémorée il y a dix jours, à peu près,
04:30qui n'a pas de rapport avec le jour de la victoire des alliés sur l'Allemagne,
04:34mais plutôt sur la fin tragique de la rébellion du ghetto de Varsovie.
04:41Et c'est ce jour-là, donc, qui est entré, par décision du Parlement israélien, il y a très longtemps,
04:47il y a plus de 50 années, dans les calendriers officiels.
04:52Mais il n'y a pas de date pour commémorer la guerre des autres, si j'ose dire.
04:58Bien évidemment, la guerre des autres, et même dans une Europe qui a été divisée,
05:03y compris pendant la Seconde Guerre mondiale, avec la place de l'Italie,
05:09qui a été évidemment variable.
05:14Ce qui explique, d'ailleurs, que là aussi, vous ne fêtez pas le 8 mai en Italie, Paolo Lévi.
05:22Non, le 8 mai, ce n'est pas une date qui est dans notre calendrier des festivités nationales.
05:29En revanche, on fête une date très, très importante pour notre histoire,
05:34qui est le 25 avril.
05:35C'est vraiment un moment très important du calendrier italien.
05:40C'est la fête de la libération italienne du nazifascisme.
05:44Cette date correspond au jour où le comité de libération de résistance italien
05:50a lancé les derniers assauts aux dernières régions italiennes
05:54qui étaient occupées par les forces nazifascistes.
05:58Et c'est une date qui, quelque part, incarne les valeurs fondamentales
06:03de la République italienne, de notre Constitution.
06:06C'est une date où toute l'Italie cherche de se rassembler autour de ses valeurs,
06:13mais qui, aujourd'hui, malheureusement, est toujours objet de clivage,
06:19notamment avec des nostalgiques néofascistes
06:22qui remettent encore aujourd'hui en question ce patrimoine commun
06:27qui est la lutte à cette barbarie atroce qu'on a eue en Italie.
06:33Madame Mélanie ?
06:34Mélanie, c'est très intéressant.
06:36Elle a eu beaucoup de mal pendant des années
06:39à reconnaître la valeur fondamentale du 25 avril
06:44dans l'édification de notre République.
06:47Elle a vraiment du mal, du mal.
06:49Cette année, pour la première fois,
06:51elle a prononcé des mots très, très clairs et nets
06:54sur l'importance du 25 avril et sur la dénonciation du fascisme.
06:59Mais ça a été très dur pour y arriver.
07:02Donc, elle aussi, elle a dû faire un parcours, je pense,
07:05personnel, intime, très, très long
07:07pour arriver à reconnaître l'évidence.
07:10C'est-à-dire que le nationalisme a été une sorte de suicide
07:14pour la République italienne
07:16et que toute forme de salut est dans une forme de fraternité
07:20entre Italiens, mais même entre Européens
07:24et que la guerre mène toujours, toujours, toujours à l'abîme.
07:27Mais il y a encore un courant,
07:29alors on parlait en Allemagne d'un courant nostalgique,
07:32il y a aussi des nostalgiques de Mussolini en Italie.
07:35Oui, il y en a, et c'est pour ça que le 25 avril en Italie
07:38est encore aujourd'hui remis en question.
07:40Heureusement par une minorité,
07:42mais il y a encore aujourd'hui,
07:43ma maman, par exemple,
07:45on était ensemble en Italie le 25 avril
07:48et elle est rentrée dans un magasin
07:51et toute souriante, ma maman,
07:53elle a dit
07:53« Bon 25 avril et bon 25 avril ! »
07:57et le mec dans le magasin a répondu
07:59« Viva Benito ! »
08:01Et donc ma maman a répondu avec l'hymne des résistants
08:04parce qu'encore aujourd'hui,
08:06il y a des franges de la société italienne
08:09qui ont une nostalgie complètement inconcevable
08:12d'une des dictatures les plus atroces
08:15et les plus barbares qu'on a eues en Europe
08:18au siècle dernier
08:19et qui a conduit aussi au désastre de la Shoah
08:22avec les lois raciales de 1938
08:24où les Italiens juifs ont été persécutés
08:27et conduits dans les camps de la mort
08:29en Pologne et en Allemagne.
08:31Donc voilà.
08:32Et alors, si on regarde un petit peu au nord,
08:35il y a nos amis belges,
08:37Joël Mesquens.
08:38Alors, ce 8 mai,
08:39ce n'est pas un jour chômé,
08:40vous avez travaillé aujourd'hui,
08:41vous ne serez pas pays de l'oublier.
08:43Absolument.
08:44En fait, ça l'a été.
08:45Ça a été un jour férié
08:47jusqu'en 1974,
08:50comme on dit chez nous.
08:51Voilà, 77 ans.
08:52Ça a été un jour férié supprimé,
08:54parce qu'on supprime parfois des jours fériés.
08:57Mais en France aussi.
08:58Économique et sociale.
08:59Mais c'était également le cas en France.
09:02Le 8 mai n'était plus férié
09:03jusqu'en 1981 ou 82.
09:07C'est François Mitterrand
09:08qui a rétabli ce jour férié.
09:10Valéry Giscard d'Estaing voulait justement
09:12que ce soit juste un jour de célébration
09:16pour l'Europe.
09:18Voilà, donc ça s'en va
09:19et ça revient le jour férié.
09:21Et c'est dommage.
09:22C'est dommage,
09:23parce que c'est une mémoire
09:24effectivement qui se perd.
09:26Et ça dit peut-être aussi quelque chose
09:28du pays, peut-être des ambiguïtés
09:30qui subsistent après la Seconde Guerre mondiale
09:32où l'attitude de la Belgique
09:34a été très ambiguë.
09:36Il y a eu, au bout de trois semaines,
09:39nous étions envahis.
09:40La Belgique était défaite.
09:42Le roi avait refusé
09:43de suivre le gouvernement en exil.
09:44Ça a été aussi rapide en France,
09:45mais vous n'avez pas eu de Gaulle.
09:46On n'a pas eu de Gaulle.
09:47Au contraire, le roi n'a pas voulu
09:49suivre le gouvernement en exil.
09:51Et puis, il a été désavoué
09:54en quelque sorte
09:55quand il a voulu revenir
09:56sur le trône en 1950.
09:59Eh bien, ça n'a pas été possible.
10:01Il y a eu un référendum
10:02qui a été fait.
10:02Ça a été une question très brûlante
10:03en Belgique
10:04qui a beaucoup divisé le pays,
10:06la question royale.
10:07Et au final,
10:07il a dû abdiquer ce roi.
10:09Ça sert encore
10:10le 8 mai d'après vous en Belgique ?
10:13Ça devrait servir.
10:14Non, on n'en parle plus.
10:15On n'en parle plus parce que, justement,
10:16ce n'est pas un jour férié.
10:17À part le moment où
10:17ce n'est pas férié, finalement.
10:18Comme on regarde beaucoup
10:19la télévision française,
10:20on regarde les cérémonies, etc.,
10:22qui se passent ici.
10:23Mais malheureusement,
10:24cette mémoire se perd.
10:25Alors, les célébrations
10:26de ce 8 mai
10:27amènent également
10:28à poser la question
10:29de l'allié américain.
10:30Forcément.
10:31Écoutez ce matin
10:32sur RTL,
10:33Raphaël Glucksmann.
10:34Les Etats-Unis de Trump
10:35ne sont pas
10:36les Etats-Unis de Roosevelt.
10:38Et Trump n'est pas Roosevelt.
10:39Et non,
10:40nous ne pouvons pas
10:41faire confiance,
10:41aujourd'hui,
10:42aux Etats-Unis
10:43pour sauver l'Europe.
10:45Alors, voilà,
10:46ça amène la question aussi,
10:48j'allais dire,
10:49de l'unité des alliés.
10:51De se rappeler,
10:52quand même,
10:53de 1944,
10:571944-1945,
10:58l'intervention américaine,
11:00les alliés,
11:00le débarquement en Normandie,
11:02la guerre quand même
11:03pendant un an,
11:05l'Amérique
11:05qui voit quand même
11:07mourir
11:08plusieurs milliers
11:09de ses boys.
11:11Et aujourd'hui,
11:12la question de savoir
11:13est-ce qu'un tel scénario
11:15pourrait se reproduire ?
11:18Qu'en pensez-vous ?
11:20Ça me fait penser,
11:22effectivement,
11:22aux 80 ans
11:23du débarquement en Normandie
11:25qui a été fêté
11:26il y a presque deux ans
11:27avec Joe Biden.
11:28C'est très touchant.
11:29Il y avait aussi
11:30Wolodymy-Selensky
11:31et aussi
11:33quelques
11:34certains
11:37anciens soldats
11:38américains
11:39et donc c'était
11:40effectivement,
11:41on voyait encore,
11:41il y avait ce lien
11:42presque deux ans plus tard.
11:44Non,
11:45il y a une remise en question
11:46effectivement
11:46de ce lien
11:48transatlantique
11:50avec
11:50l'administration
11:52de Trump
11:52qui remet en question
11:54justement
11:54tout ce qui a été
11:55bâti
11:56depuis.
11:58ça change la donne
12:00pour tous les Européens
12:02à la fois en termes
12:03de diplomatie,
12:05de budget militaire,
12:08d'organisation,
12:10y compris on voit que la France
12:12et l'Allemagne aussi
12:12commencent à réintégrer
12:14une forme de service militaire,
12:16de service national,
12:17alors que ça avait été
12:20interrompu il y a quelques années.
12:22c'est une révolution,
12:24il faut se faire violence
12:25nous en Europe
12:25alors que depuis
12:2740 ans,
12:28depuis 50 ans,
12:29il y avait une certaine
12:31facilité
12:31à se dire
12:33que les Américains
12:34étaient.
12:34C'était ça qui était
12:35peu normal,
12:36abnormal.
12:37Le fait que les Européens,
12:40les pays riches,
12:41les pays gâtés,
12:43je dirais,
12:44ce petit jardin
12:44de l'Europe de l'Ouest,
12:46la France notamment,
12:47qui vit si bien,
12:47qui peut se permettre
12:49à dépenser 50%
12:52du budget national,
12:53je parle de la France,
12:54pour les bien-être social,
12:57et c'est un luxe,
12:58c'est quelque chose
12:59que je ne trouve nulle part ailleurs,
13:00à part de petits îlots,
13:02je ne sais pas,
13:02Singapour peut-être,
13:04mais sinon,
13:05c'est une anomalie,
13:06et cette anomalie-là,
13:07nous la devons,
13:09quelque part,
13:10et effectivement,
13:11à l'ami américain.
13:13Je sais que ce n'est pas
13:14très populaire
13:14de dire des choses pareilles
13:16en Europe,
13:16par les temps qui passent,
13:18et moi je dirais,
13:20puisque vous me laissez parler,
13:22donc j'irai,
13:22et je ferai un pas de plus,
13:24deux pas de plus,
13:26je crois que toute cette question
13:27sur si jamais
13:28une catastrophe arrive,
13:29une guerre totale arrive,
13:32etc.,
13:33les américains vont-ils rester
13:36inactifs
13:36de l'autre côté de l'océan,
13:38n'a pas de sens.
13:39Et les américains,
13:40quelque part,
13:41par quelque chose
13:42qui serait,
13:42disons plus culturel
13:44ou ambiant,
13:45seront toujours
13:46avec les alliés européens,
13:48même avec Trump.
13:50Et d'ailleurs,
13:50Trump n'est pas là
13:51pour l'éternité.
13:52Je vous rappelle
13:53qu'il y a encore
13:53deux ans et quelques mois,
13:55il y a une Amérique
13:56derrière Trump.
13:57Et l'Amérique
13:58est les pays,
13:59enfin,
13:59les superpuissances
14:00qui sont les plus rapides
14:01à se remettre
14:03des erreurs tragiques.
14:05Regardez comment l'Amérique
14:06serait mis du Vietnam,
14:07serait mis de la période
14:10McCartour,
14:10etc.
14:11Donc,
14:12ayons un peu d'espoir
14:13et pour l'instant,
14:14c'est enregistré,
14:16donc vous pouvez me le sortir.
14:17Ah bah voilà,
14:17et si on a un...
14:18Si,
14:18on vous rappellera
14:19et on vous repassera la bande.
14:21Voilà,
14:22Joab Toker.
14:23On va marquer une courte pause,
14:24rappeler l'essentiel de l'info
14:25et puis ensuite ouvrir
14:27le chapitre
14:28de la politique française
14:29parce que l'événement
14:31dimanche soir,
14:32c'était l'annonce officielle
14:34de la candidature
14:35de Jean-Luc Mélenchon.
14:36Qu'est-ce que ça change ?
14:37A tout de suite.
14:52On a un peu de retard
14:54pour les infos de Brieux-Bochet,
14:57vous écoutez Brieux.
14:58Et après des semaines
14:58de crise interne,
14:59Boris Vallaud annonce ce soir
15:01quitter la direction
15:02du parti socialiste
15:03avec tout son courant.
15:05Le patron des députés PS
15:06reproche au premier secrétaire
15:08Olivier Faure
15:08sa stratégie d'isolement
15:10à un an de la présidentielle.
15:11Dans l'Aisne,
15:12le meurtrier présumé
15:13de la jeune Chloé
15:14mis en examen ce soir
15:15pour assassinat et viol.
15:17Il a été placé
15:17en détention provisoire,
15:19annonce le procureur.
15:20L'homme de 23 ans
15:20a reconnu avoir mortellement
15:22poignardé à la collégienne
15:23mais ni avoir voulu la tuer.
15:25De nouveaux affrontements
15:26dans le détroit d'Hormuz
15:27cet après-midi.
15:27Les Etats-Unis ont frappé
15:28deux pétroliers iraniens
15:30qui tentaient de violer
15:31le blocus
15:31selon l'armée américaine.
15:32Washington qui attend
15:33la réponse de Téhéran
15:35sur leur nouvelle proposition
15:36en vue de mettre fin à la guerre.
15:38Et puis du football,
15:38victoire obligatoire
15:39pour Nantes
15:40qui se déplace à Lens
15:41dans un peu plus d'une heure
15:42début de la 33ème journée
15:43de Ligue 1.
15:44En cas de défaite,
15:45les Canaris seront relégués
15:46en Ligue 2.
15:46Les Lençois, eux,
15:47ont besoin d'un seul point
15:48pour assurer leur place
15:49en Ligue des champions.
15:50Un match à suivre
15:51en intégralité dans RTL Foot
15:52à partir de 20h.
15:54Merci, c'était Brilleux,
15:55Beauchet que justement
15:56on retrouvera tout à l'heure
15:57à 20h
15:58dans moins d'une demi-heure.
16:00Jusqu'à 20h,
16:01ils refont la France
16:02sur RTL.
16:03Vincent Parizeau.
16:04Ils sont là
16:05pour refaire la France.
16:06Birgit Holzer,
16:07Joël Mesquen,
16:08Joaf Tucker
16:09et Paolo Lévy.
16:11Pourquoi je suis toujours là ?
16:12Eh bien, je vais vous dire
16:13jusqu'à mon dernier souffle.
16:15Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:17Il y a des gens
16:17qui vont dans les élections
16:18comme des marchands de savates
16:20vont sur le marché.
16:22Mais moi,
16:22je ne vends pas des savates.
16:23Je défends une idée,
16:24mes camarades d'eux-mêmes.
16:25Nous sommes des gens engagés.
16:26Nous luttons
16:27pour la victoire
16:28d'un programme
16:29et d'une conception du monde.
16:30Donc là,
16:31je le fais en tant que candidat.
16:33Et puis ensuite,
16:34soit je suis élu,
16:35soit je ne le suis pas.
16:36Mais de toute façon,
16:37je continuerai
16:37à défendre ma vision du monde.
16:39Voilà,
16:40ça c'était avant-hier.
16:41Donc trois jours
16:42après avoir annoncé
16:44officiellement sa candidature,
16:46Jean-Luc Mélenchon
16:46dans une conférence de presse
16:48réservée aux nouveaux médias.
16:50Sans vous dire
16:50qu'on n'était pas invités.
16:51Mais on a quand même
16:52récupéré le son.
16:55Il expliquait ainsi
16:56sa quatrième candidature
16:57à l'âge de 74 ans,
16:59rappelons-le.
17:01Jusqu'à mon dernier souffle,
17:03assure-t-il,
17:04pour justifier
17:06sa présence encore ici
17:08au cœur de l'action politique.
17:10Alors,
17:11est-il,
17:12Jean-Luc Mélenchon,
17:13la première pièce
17:15d'un puzzle de la gauche
17:18qui va aller
17:19à la présidentielle
17:20en ordre dispersé
17:22au risque
17:22au risque d'y laisser
17:25tout espoir
17:26de l'emporter
17:29Paolo Lévy ?
17:31En tout cas,
17:32c'est vrai
17:32qu'il a pris
17:35un peu
17:35tout le monde
17:35de court
17:36parce que c'est le premier
17:37qui, quelque part...
17:39C'est le premier
17:39dont on est certain
17:40de la candidature
17:41puisque même au RN,
17:42on n'est pas certain
17:43de l'identité du candidat.
17:45Il a convoqué
17:47cette conférence de presse
17:48qui est une honte
17:49parce qu'on ne choisit pas
17:51les médias
17:51selon ses préférences
17:53ou le format.
17:54Une fois,
17:55je ne sais pas,
17:55lui,
17:56il a un certain âge
17:56donc il devrait s'en rappeler.
17:58En France,
17:59les conférences de presse
18:01normalement,
18:01elles sont ouvertes à toutes.
18:02Universalistes,
18:03ouvertes à toute la presse,
18:05à chaque journaliste,
18:07homme ou femme
18:07qui est détenteur
18:08d'une carte de presse.
18:10Donc,
18:10cette façon
18:10de choisir,
18:11de trier comme ça
18:12les journalistes
18:13est quand même
18:15assez inquiétante
18:16et me rappelle
18:17plutôt que la grande France
18:18des droits de l'homme
18:19et du citoyen,
18:21elle me rappelle
18:22d'autres formes
18:23de gouvernement
18:24plus autocratique,
18:26peut-être la ligue bolivarienne
18:28qu'il a citée
18:29à maintes reprises
18:30comme exemple
18:30par le passé.
18:32Moi,
18:32en tant que journaliste
18:34italien et européen,
18:36j'ai surtout
18:37une inquiétude
18:38par rapport à son flou
18:39concernant l'Europe.
18:41D'ailleurs,
18:41je me demande
18:42s'il n'y ait pas
18:42une convergence
18:43des luttes
18:44parce que vous savez bien,
18:45vous vous en rappelez peut-être
18:47que Jean-Luc Mélenchon
18:48a pesté
18:50contre la présence
18:51du drapeau européen
18:53à l'Assemblée nationale
18:54il y a quelque temps
18:55en disant
18:56enlevez-moi ça
18:57tout de suite,
18:58c'est la Vierge Marie,
18:59je ne sais pas
18:59qu'est-ce qu'il a dit
19:00mais en tout cas,
19:00il a pesté
19:01contre le drapeau européen.
19:02La convergence des luttes
19:03et aujourd'hui,
19:03convergence des luttes
19:05avec Jordan Bardella.
19:06mais enfin,
19:07il dit que c'est mon ennemi,
19:07c'est mon ennemi.
19:08C'est son ennemi,
19:09mais en tout cas,
19:10ils sont tous,
19:10les deux,
19:12Mélenchon et Bardella.
19:13Bardella a annoncé
19:14que s'il est élu
19:15président,
19:16il va faire retirer
19:17le drapeau européen
19:18de l'Elysée
19:19et des maires du RN
19:20qui ont gagné
19:21au régional récemment
19:22ont retiré
19:23le drapeau européen
19:24des mairies.
19:25Donc,
19:26je me demande
19:27s'il n'y ait pas
19:28quelque part
19:29une convergence
19:30entre ces deux extrêmes
19:32et moi,
19:33j'espère
19:34pour la France,
19:35pour l'Italie,
19:36pour l'Europe
19:36qu'il y ait quand même
19:38une gauche,
19:41disons,
19:42sociale-démocrate.
19:43Alors,
19:45on parle d'un retour
19:46de François Hollande.
19:47Est-ce que c'est quelque chose,
19:49une idée
19:50qui fait son chemin
19:51comme on disait,
19:52comme disait
19:53le slogan politique
19:54des années 70 ?
19:57Personnellement,
19:58le fait que
19:59Hollande
20:00risque d'être
20:00des retours
20:01ne réchauffe pas
20:02particulièrement mon cœur
20:03et j'ai vu
20:05la mémoire
20:06quand même assez vive
20:07que j'ai encore
20:07de son conteneur
20:09qui n'était vraiment
20:10tout ce que vous voulez
20:11sauf une réussite
20:12mais je dirais
20:14qu'il n'y a pas
20:14de surprise ici
20:15et dans le jeu
20:16politique
20:17de Mélenchon
20:19qui n'est pas
20:20uniquement
20:21avec des opinions
20:22bizarres
20:22pour dire ça gentiment
20:23par rapport au rôle
20:24de la presse
20:25ou par rapport
20:26à la place
20:28de l'Europe
20:28dans la pensée française,
20:31dans la politique française,
20:32etc.
20:33Mais qu'il y a quand même
20:34des pères spirituels,
20:36une collection
20:37de pères
20:38et des mères spirituels
20:39qui posent problème
20:41à savoir Chavez,
20:42Castro
20:44et des rapports
20:45pas clairs du tout
20:46par rapport
20:46au communisme mondial
20:48que ce soit
20:49dans les années 60
20:50ou plus tard
20:52et pour ce qui est
20:53de la réalité politique
20:55française,
20:55vous avez utilisé
20:56l'image
20:57d'un puzzle.
21:00Oui,
21:00c'est un puzzle
21:01effectivement
21:01parce qu'il y a
21:02petits morceaux
21:03et des grands morceaux
21:04qui doivent plus ou moins
21:05trouver leur place.
21:06Moi,
21:07j'avais l'image
21:07de Babyfoot.
21:09J'espère que tout le monde
21:10sait ce qu'est
21:10un Babyfoot.
21:11On a toujours
21:11Babyfoot quand même.
21:13Et les Babyfoot,
21:14qu'est-ce qu'ils font ?
21:14s'il y a,
21:15je ne sais pas,
21:16imaginez 16 personnes
21:17qui jouent
21:188 contre 8
21:19un Babyfoot.
21:21C'est-à-dire,
21:21ils tiennent
21:22le machin
21:24qui sont capables
21:26de frapper
21:27la balle
21:28à force d'avoir
21:298 candidats
21:30à gauche
21:31et 8 candidats
21:32à gauche.
21:32Donc,
21:33la balle,
21:34elle trouve souvent
21:35sa place
21:36dans son propre but.
21:38Mais,
21:39avoir plusieurs candidats,
21:40c'est une chose.
21:41La question est de savoir
21:42s'il y a la possibilité
21:43de se retrouver
21:45éventuellement.
21:47Ensuite,
21:47or,
21:48on a quand même parlé,
21:49c'est Emmanuel Valls
21:50qui avait dit
21:51les gauches
21:52irréconciliables,
21:53on n'a pas le sentiment
21:54aujourd'hui
21:55qu'il y ait une possibilité
21:56d'entente
21:57derrière que,
21:57d'un côté,
21:59sur Jean-Luc Mélenchon
22:00ou derrière,
22:02un candidat social-démocrate.
22:03Je ne sais pas
22:03ce que vous en pensez,
22:04Joël Mesquens.
22:05Que ce soit François Hollande
22:06ou un autre.
22:07De toute façon,
22:08la rupture
22:08du reste de la gauche
22:10par rapport à LFI
22:11était inévitable.
22:13C'était aller trop loin
22:14dans le divorce,
22:16dans les dérives
22:19de Jean-Luc Mélenchon.
22:21Ce n'était plus possible
22:22pour les candidats
22:24socialistes
22:24ou écologistes
22:26de cheminer ensemble
22:28avec Jean-Luc Mélenchon.
22:29Donc ça,
22:29c'était quelque chose
22:30qu'il fallait acter
22:31de toute façon la rupture.
22:32Maintenant,
22:32une fois qu'on a dit ça,
22:33c'est comment effectivement
22:34faire émerger
22:35un candidat
22:36de la gauche
22:37sociale-démocrate.
22:39Alors,
22:39on a vu que
22:40certains veulent
22:41une primaire,
22:42d'autres absolument
22:43pas de primaire,
22:44etc.
22:44Parce qu'ils pensent
22:45que la primaire
22:46fera le jeu
22:46de la radicalité.
22:47à tel point
22:47que ça provoque
22:48une petite imposition
22:49au Parti Socialiste.
22:50Boris Vallaud s'en va.
22:51Ce soir,
22:52des instances dirigeantes,
22:54ceci va sans doute
22:54faire grenouiller cela aussi.
22:57Et donc,
22:58évidemment,
22:58on voit bien
22:58la stratégie,
22:59que ce soit celle
23:00de François Hollande,
23:01de Raphaël Glucksmann,
23:02c'est de s'imposer
23:03dans les mois qui viennent
23:04dans les sondages
23:05pour apparaître
23:06à ce moment-là
23:07comme le candidat utile.
23:08Le candidat naturel.
23:09Le candidat naturel
23:10du reste de la gauche.
23:11C'est d'ailleurs
23:12ce qui se passe aussi
23:13dans le bloc central,
23:15comme on dit,
23:15c'est les sondages
23:16qui vont faire la différence.
23:18Mais,
23:18évidemment,
23:19la difficulté,
23:20c'est si jamais
23:20personne ne perce.
23:22Si tout le monde
23:22reste à un même étiage,
23:24ce sera très difficile
23:25de se retirer
23:26au profit de quelqu'un
23:26qui dans les sondages
23:27est juste
23:281 ou 2% au-dessus.
23:30Donc,
23:30c'est ça.
23:31Est-ce que quelqu'un
23:32va réussir à émerger ?
23:34Dans ce cas-là,
23:35peut-être qu'il peut
23:35entraîner avec lui
23:36la gauche.
23:37Et si ce n'est pas le cas,
23:39eh bien,
23:39effectivement,
23:40ce ne sera certainement pas
23:41la gauche sociale-démocrate
23:43au second tour
23:44de l'élection.
23:45Et donc,
23:45peut-être la perspective
23:47d'un duel
23:48entre Jean-Luc Mélenchon
23:50et le ou la candidate
23:51du Rassemblement National.
23:54Et là,
23:54je vous vois tous
23:55un petit peu...
23:57Alors,
23:57non,
23:57je veux un talker
24:00dubitatif.
24:00Il faut quand même garder en tête,
24:02la gauche est minoritaire
24:03en France.
24:04Même assez profondément minoritaire.
24:06Est-ce que ça fait
24:0633,
24:0734,
24:0735%
24:08par rapport à l'ensemble
24:10des électorats ?
24:10Donc,
24:11la situation est très difficile
24:12du point de vue
24:12de la conquête politique
24:14vue de gauche.
24:15Après,
24:16Mélenchon a fait tant
24:17de dégâts à la gauche
24:18au combat de la gauche.
24:19C'est vrai que la gauche classique,
24:20les sociodémocrates
24:21et les autres,
24:23se sont comportés aussi
24:24de façon
24:25qui déclenchaient des dégâts
24:27par rapport à l'image générale
24:29de la gauche
24:29et, je crois,
24:30au sentiment
24:31des électeurs de gauche.
24:33Donc,
24:33il faut vraiment
24:36une opération
24:37et un concours
24:38des circonstances
24:39assez extrêmes
24:40pour voir
24:41un candidat de gauche
24:43vaincre
24:45l'année prochaine.
24:46Donc,
24:47il faut voir tout ça
24:48à l'intérieur
24:48de ces handicaps
24:51généralisés de la gauche.
24:52On ne mise pas
24:54pour l'instant
24:54effectivement
24:55sur une victoire
24:56de la gauche
24:57mais on cherche
24:59un éventuel concurrent
25:00à gauche
25:02à Jean-Luc Mélenchon.
25:03On a bien du mal
25:04à le trouver.
25:05Oui, absolument.
25:06Et je pense qu'on oublie aussi
25:07en critique
25:08à juste titre
25:09Jean-Luc Mélenchon
25:10mais il a une grande force.
25:11C'est quand même
25:11une personnalité
25:12qui est un des plus
25:13identifiée
25:14qui a aussi ses fans
25:16qui clivent
25:17et donc
25:19on s'en doute
25:20qu'il ne pourrait pas
25:21avoir plus de 50%
25:23mais c'est malgré tout
25:24dans tout ce grand puzzle
25:26dont vous parlez
25:27une figure
25:28vraiment
25:29quand même
25:30qui sort
25:31et tous les autres
25:32se positionnent aussi
25:34un peu autour
25:35ce qu'on voit
25:35à la droite
25:36tout le monde
25:37se positionne un peu
25:38par rapport au RN
25:39sur la gauche
25:40il faut une autre personnalité
25:43ce qui pourrait
25:44peut-être avoir
25:44autant de
25:45ici c'est seulement
25:46dans les sondages
25:47autant de
25:48de fans
25:50de personnes
25:52qui le soutiennent
25:52mais on se souvient aussi
25:53de 2002
25:54c'est tout le risque
25:58pour la gauche
25:59d'arriver
26:00de ne même pas arriver
26:01au deuxième tour
26:02parce qu'on n'arrive pas
26:04du tout
26:04à se mettre d'accord
26:05on a trop de candidats
26:06et c'est ce qui se dessine
26:08quand même
26:08Une question
26:09c'est sa quatrième candidature
26:11oui
26:11et il a 74 ans
26:13écoutez en Italie
26:14on dit
26:15il n'y a pas 203
26:16mais 4
26:16non
26:16c'est la même chose
26:18pour Marine Le Pen
26:18je trouve que les deux
26:194 c'est vraiment un chiffre
26:21que généralement
26:22on se retire de la politique
26:24il y a 3 candidatures
26:26cette 3 c'est le nombre parfait
26:27en Italie
26:28quatrième candidature
26:30c'est impossible
26:31c'est rarissime
26:32et je pense que c'est un discours
26:33qui peut valoir
26:34pour Mélenchon
26:35et pour Marine Le Pen aussi
26:36c'est vraiment de mauvais goût
26:38une quatrième candidature
26:40visiblement
26:40surtout avec un manque
26:42complet de démocratie
26:43à l'intérieur
26:43de son propre
26:44bon
26:44c'est sûr que
26:45c'était pas une grande surprise
26:47moi j'ai connu
26:48l'autre jour
26:49heureusement
26:49elle nous a accueillis
26:50Manon Brille
26:51cette euro députée
26:55de LFI
26:56elle c'est une femme
26:58de bon sens
26:58elle dit des choses
27:00plus ou moins
27:03normales
27:04donc il devrait laisser
27:05aussi un peu de place
27:07à cette jeunesse
27:07LFI
27:08qui est pleine de ressources
27:10et puis finalement
27:12et bien finalement
27:14il repart
27:14pour une quatrième
27:15une quatrième candidature
27:16allez dans un instant
27:17alors
27:18elle est grande
27:20elle s'appelle Sophie
27:22elle a des tâches
27:23de rousseur
27:24tout le monde
27:25en tout cas
27:25en France
27:26mais aussi à l'étranger
27:27la connait
27:27on pensait
27:29qu'elle était française
27:30et bien non
27:30Sophie elle est chinoise
27:32voyez-vous
27:32et ça frise de scandale
27:34Sophie la girafe
27:35évidemment
27:35à tout de suite
27:39cette émission vous plaît
27:41abonnez-vous au podcast
27:42sur l'appli RTL
27:45Vincent Parizeau
27:47ils refont la France
27:49sur RTL
27:50ils sont là pour refaire
27:51la France
27:51Birgit Holzer
27:52correspondante pour plusieurs
27:54titres de la presse allemande
27:55Joël Meskens
27:56correspondante du journal
27:57belge le soir
27:58Joao Ftoker
27:59journaliste israélien
28:00à Paris
28:00et Paolo Lévy
28:01correspondant
28:02de l'agence nationale
28:03de presse italienne
28:04ANSA
28:06RTL
28:07ils refont la France
28:08avec Vincent Parizeau
28:11moi j'ai acheté
28:12Sophie la girafe
28:13parce que c'est made in France
28:14Rumi c'est à côté
28:15je me suis dit
28:15ben en fait super
28:17et en fait non
28:18ben apparemment
28:18ce serait peut-être
28:19made in China
28:21on s'attache
28:22pour nos enfants du moins
28:23enfin moi
28:24à regarder comment j'achète
28:25et ce que j'achète
28:26j'essaie de faire attention
28:27et c'est vrai
28:27qu'acheter en Chine
28:28alors qu'on a normalement
28:30des productions
28:30soit en Europe
28:31soit en France
28:31c'est un peu dommage
28:33et voilà le scandale
28:34de la semaine
28:35le scandale de Sophie
28:36la girafe
28:36le joujou
28:37doudou
28:37de tant de bébés
28:38en France
28:38aussi à l'étranger
28:39on l'a mordi
28:40on la tient facilement
28:41en plus elle fait du bruit
28:42vous avez entendu
28:43des années
28:43qu'elle est la star des familles
28:44depuis 1961
28:46icône de l'univers
28:47de la puériculture
28:4818 cm de haut
28:5076 tâches foncées
28:52on les a comptées
28:5370 millions de Sophie
28:54vendues dans le monde
28:55et cet argument
28:57fabriqué
28:57en France
28:58sauf que non
29:00Mediapart est passé par là
29:01révèle le poteau rose
29:02au moins une partie
29:04une bonne partie
29:04de la production
29:05à réaliser en Chine
29:06depuis plusieurs années
29:07pour un coût
29:08de 4 à 5 fois inférieur
29:11alors évidemment
29:12vous lis
29:12donc le fabricant
29:13dit oui c'est vrai
29:14fabrication en Chine
29:15mais ensuite
29:15on finalise
29:16on contrôle
29:17en France
29:18en gros on contrôle
29:19et on met dans la boîte
29:20et on dit
29:21Made in France
29:22c'est quand même
29:23j'allais dire
29:26un scandale
29:27et ça pose
29:28la question aussi
29:29de notre crédulité
29:33face à des affirmations
29:34telles que
29:35le Made in France
29:36le bio
29:39ou tant d'autres choses
29:40qu'est-ce que vous en pensez
29:41d'abord
29:41est-ce que vous avez eu
29:42vous-même Joël et Mesquen
29:43Sophie la girafe
29:44à la maison
29:44non j'ai pas eu cette chance
29:46en fait c'est quand je suis
29:46arrivée à Paris
29:47que j'ai saisi l'importance
29:48de Sophie la girafe
29:49pourtant elle a été
29:50commercialisée
29:51dans 85 pays
29:52donc il y en a
29:5470 millions
29:56d'exemplaires
29:57autant qu'aux-de-Français
29:58et donc je n'ai pas eu
30:00cette girafe
30:01mais je l'ai découverte après
30:02mais vous avez raison
30:03de dire que ça touche
30:04au cœur des Français
30:04et d'ailleurs je vous renvoie
30:05à un article
30:06de notre partenaire
30:08Courrier International
30:08qui explique bien
30:09pourquoi ça brise
30:11le cœur des Français
30:12mais oui
30:13parce que c'est un emblème
30:14c'est un emblème du pays
30:16ça touche d'abord
30:16la petite enfance
30:17donc on baigne là-dedans
30:19depuis la naissance
30:20etc
30:20c'est une symbolique
30:22c'est toute une légende
30:23elle a été créée
30:24le jour de la Sainte-Sophie
30:26etc
30:26tout le monde en a une
30:28ou deux ou trois
30:28dans la famille
30:30et il y avait cette légende
30:32la girafe
30:33c'était vraiment
30:33un symbole français
30:34comme la tour Eiffel
30:37enfin c'était vraiment
30:37quelque chose
30:38de très imagé
30:40et effectivement
30:41on a le sentiment
30:42d'une tromperie
30:43d'une duperie
30:44et en fait
30:46ça remet tout en question
30:47en fait
30:47c'est une question aussi
30:48de souveraineté
30:52de faux-semblants
30:53de double discours
30:54etc
30:55parce que c'était justement
30:56un des arguments
30:57de vente
30:58de cette Sophie la girafe
31:00c'était qu'elle était
31:01produite en France
31:02et là il faut aller regarder
31:04à travers ses pattes
31:05le petit numéro
31:06qui montrerait
31:07et ensuite il faut regarder
31:08la liste des numéros
31:10est-ce que ma girafe
31:11vient de Chine
31:12ou vient de France
31:13avec cette question
31:14quand même aussi
31:15qui est d'ordre sanitaire
31:17parce que
31:18c'est donné à des bébés
31:20qui la mettent
31:20à la bouche
31:21évidemment immédiatement
31:22on se dit
31:23est-ce que tous les contrôles
31:24sont faits
31:25bien comme il faut
31:27en Chine ?
31:28Absolument
31:28on est
31:30on n'a plus la confiance
31:32en fait
31:33justement
31:33on a beaucoup
31:35parlé de la marque
31:36Chine
31:37et on sait
31:37que ce qui est vendu
31:39est souvent justement
31:40pas
31:41convient pas aux normes
31:42en Europe
31:43et maintenant
31:44il y a toute une
31:45toute une batterie
31:46de questions
31:47qui se posent
31:48autour de ça
31:48et effectivement
31:49oui
31:50grosse déception
31:51et j'ai remarqué aussi
31:52que Sophie la girafe
31:53elle n'est pas donnée
31:55c'est-à-dire qu'elle est vendue
31:56elle est vendue
31:57à des tarifs du Made in France
31:58elle n'est pas vendue
31:59à des tarifs du Made in China
32:00combien ?
32:01Je crois que c'est
32:02une quinzaine d'euros
32:03pour Sophie
32:05et en Chine
32:07vous pouvez trouver
32:08évidemment
32:08bien bien bien
32:09pour 50 centimes d'euros
32:11à mon avis
32:11on vous fait Sophie la girafe
32:12c'est ça
32:14il y a une grosse marge
32:15oui oui mais
32:16ça pose la question
32:18j'allais dire quand même
32:19de la sincérité
32:21de la loyauté
32:22des acteurs commerciaux
32:23du commerce
32:24c'est une malhonnêteté commerciale
32:26d'abord
32:27et c'est là le scandale
32:28effectivement
32:29parce que
32:29enfin c'est comme
32:30ça veut dire
32:30qu'il va falloir punir sévèrement
32:32quand c'est la DGCRF
32:34qui va enquêter
32:34on leur souhaite pas du mal
32:35forcément
32:36mais
32:37il y a quand même
32:38tromperie sur la marchandise
32:40et comme le disait Joël
32:42ça touche les français au coeur
32:43quelque part
32:43cette histoire
32:44le fait que ça touche
32:44les français au coeur
32:45c'est sympathique
32:46enfin c'est
32:47sentimental
32:47ça a de la valeur
32:49mais c'est en soi
32:50je ne suis pas sûr
32:51que ça soit dans les codes pénales
32:52non c'est ça
32:53donc
32:53non il faut
32:55quand même
32:55que les fabricants
32:57enfin qui
32:57enfin qui
32:59ont fait une escroquerie
33:01donc payent pour cela
33:03commercialement
33:03et après
33:05les scandales
33:06par rapport au fait
33:06que ce soit la Chine
33:08et que la girafe
33:09n'est pas fabriquée
33:10vraiment en France
33:11comme on aimerait bien
33:12l'imaginer
33:13là je suis plus
33:15ouvert
33:16je dirais
33:16moi je vois
33:17rien de mal
33:17je tournerai
33:18ce malheur là
33:20en un avantage
33:22et je vois très bien
33:24un jeune enfant
33:24sur mes genoux
33:25à qui j'explique
33:26et cette girafe
33:28elle a été fabriquée
33:29en Chine
33:30la Chine c'est un pays lointain
33:31à la traversée
33:32tous ces continents
33:34tous ces chemins
33:35pour arriver
33:37dans ton lit
33:38ça c'est l'âme poétique
33:40de Joaf Tucker
33:41qui espère pouvoir
33:42endormir
33:42sur ses petits enfants
33:44en leur racontant
33:45l'histoire
33:45de Sophie la girafe
33:47c'est intéressant
33:48parce que
33:48Paolo Lévy
33:50vous
33:51vous n'aviez jamais
33:53entendu parler
33:53de Sophie la girafe
33:54non mais
33:55il y a des jouets stars
33:56en Italie comme ça
33:57oui en Italie
33:58Sophie la girafe
33:59est vraiment
34:00une star
34:01du coup
34:01oui oui
34:02vous êtes renseigné depuis
34:03oui mais
34:04elle n'appartenait pas
34:05disons à
34:06je sais pas
34:07moi
34:07comme Joël
34:09je ne l'ai pas eu
34:09ni dans mon enfance
34:11ni dans mon entourage
34:12les nouveaux nains
34:13de la famille
34:13n'ont plus jamais eu
34:14Sophie
34:15ils ont eu
34:16d'autres références
34:18genre Babar
34:19les livres de Babar
34:21qui rayonnent
34:22là aussi
34:23depuis la France
34:24partout ailleurs
34:25alors que Babar
34:26a vraiment perdu
34:27mais c'est tellement
34:28dommage
34:28moi j'ai des amis
34:29parce qu'ici à Paris
34:31je reçois
34:32continuellement
34:33des amis
34:33italiens
34:34qui viennent
34:34week-end
34:35de vacances
34:36et tout le monde
34:37me dit
34:37mais on ne trouve plus
34:37un album de Babar
34:39en Italie
34:39Babar c'est une institution
34:41c'est un des symboles
34:43du rayonnement français
34:43et ils veulent offrir
34:45des Babars
34:45à leurs gosses
34:46qui viennent de naître
34:47etc
34:47et sauf
34:48mis à part
34:49les bouquinistes
34:50sur les quais de Seine
34:51on a du mal
34:53à trouver du Babar
34:54en France
34:54c'est un petit peu
34:55la famille
34:56comment s'appelle
34:57le père
34:57le grand-père
34:58Cornelius
34:58je crois
35:00oui oui
35:00Babar c'est une institution
35:02mais non
35:03pour revenir à nos girafes
35:05oui exactement
35:05on s'éloigne un peu
35:06du dossier
35:07en tout cas
35:07c'était du caoutchouc
35:08qui a toujours été produit
35:10en Malaisie
35:11depuis le début
35:11parce que c'est un caoutchouc
35:12très très tendre
35:13donc que Sophie la girafe
35:16ne soit pas complètement française
35:19c'est une histoire
35:20vieille comme Sophie la girafe
35:21mais ça veut dire
35:21qu'on va devoir ouvrir l'oeil
35:23je suis complètement d'accord
35:24avec Iwab
35:24il y a une dimension
35:25d'escroquerie
35:26qui est quand même
35:27très dérangeante
35:29parce que quand on fait
35:30on axe toute une communication
35:31sur le fait
35:32qu'on a fait du made in France
35:33il faut faire du made in France
35:35ou il ne faut pas faire
35:36du made in China
35:37après oui
35:38c'est cette histoire
35:39d'avoir une girafe
35:41qui depuis la Chine
35:42arrive jusqu'en Haute-Savoie
35:45c'est tout à fait fascinant
35:46et bravo Iwab
35:47c'est vrai qu'il nous a raconté
35:50une belle histoire
35:51pour endormir nos enfants
35:53et nos petits-enfants
35:53essaye de positiver
35:55bravo
35:56enfin tous les auditeurs
35:58d'Hertel
35:58je suis sûr qu'ils m'y suivent
36:00mais après effectivement
36:01ça pose la question
36:03de la sincérité
36:04de l'honnêteté
36:05de parfois des grandes
36:05enfin même si c'est une PME
36:07une entreprise familiale
36:08mais
36:09ça n'aurait pas créé
36:10un scandale tel
36:11si ça a été fabriqué
36:12en Italie
36:13ou en Suisse
36:15il y a eu tellement d'histoires
36:17aussi
36:18avec les affaires
36:19de contrôle
36:19de produits
36:20qui ne sont pas
36:23considérés
36:24comme valables
36:24dans l'Union Européenne
36:25aux normes
36:26que effectivement
36:27ça nous interroge
36:29et bien ça va continuer
36:30de nous interroger
36:31jusqu'à la semaine prochaine
36:32et on vous retrouvera
36:34alors pas vous
36:35mais très bientôt
36:36en tout cas
36:36sur l'antenne d'Hertel
36:38pour refaire la France
36:39merci à vous
36:40Birgit Holzer
36:41Joël Mesquins
36:42Joaf Toker
36:43et Paolo Lévy
36:45on va marquer
36:45une courte pause
36:47ce sera ensuite
36:48une belle soirée foot
36:49autour d'Eric Silvestro
36:51et d'un match
36:52Lance-Nantes
36:53j'allais dire
36:54à double tranchant
36:55tout à fait
36:56la Ligue des champions
36:56pour Lance
36:57et la Ligue 2
36:58sans doute pour Nantes
36:59on ne leur souhaite pas
37:00évidemment
37:00il faut qu'ils gagnent
37:00sinon c'est la Ligue 2
37:01à tout de suite
37:07tous les jours
37:09toute la journée
37:11c'est RTL
37:14un bel à l'ennioe
37:15un bel à l'en
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