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  • il y a 7 heures
La Commission d'enquête sur l'audiovisuel public vient de se terminer et son rapport controversé, le rapport Alloncle, du nom du député ciottiste qui l’a rédigé, sera publié le 5 mai. Retour sur une séquence politique chaotique à l’épilogue amer. 

Récit. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Assemblée nationale.

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Transcription
00:01Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Après des heures d'audition à l'Assemblée nationale et plus de 250 personnalités interrogées,
00:17la Commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a terminé ses travaux.
00:22Son rapport final doit être rendu public le mardi 5 mai,
00:26mais on sait déjà qu'il préconise de faire des économies très importantes, à France Télévisions notamment.
00:32Il propose aussi de donner au Président de la République le pouvoir de nommer les patrons des télés et radios
00:39publiques.
00:40Ces recommandations, elles viennent du rapporteur de cette commission, Charles Aloncle, un élu UDR, allié du Rassemblement national.
00:48Ce jeune député qui a été accusé tout au long des auditions de faire le procès de l'audiovisuel public,
00:54jugé trop cher et trop partial par l'extrême droite.
00:58Après un premier épisode de Code Source sur cette commission, fin mars,
01:02on vous raconte aujourd'hui la fin de cette séquence,
01:05avec deux journalistes du Parisien, Benoît D'Aragon, spécialiste média,
01:09et Ludwig Gallet, du service politique.
01:11Il couvre l'actualité du Parlement.
01:18Benoît D'Aragon, pour celles et ceux qui prennent le sujet en cours de route,
01:22rappelez-nous brièvement comment cette commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a vu le jour.
01:28C'est à l'automne qu'elle va se lancer avec plusieurs facteurs.
01:31Un, Delphine Ernot a été renommée une troisième fois à la tête de France Télévisions au printemps,
01:36et c'est déjà la première fois que quelqu'un faisait un deuxième mandat à France Télévisions,
01:40donc trois mandats, c'est énorme,
01:41et puis est arrivé en septembre un rapport de la Cour des Comptes,
01:44pas très sévère, mais qui est quand même assez alarmant,
01:46notamment sur les finances de France Télévisions.
01:49Et ensuite, il y a cette discussion, début septembre,
01:52entre deux éditorialistes politiques de France Inter,
01:54Patrick Cohen et Thomas Legrand,
01:56qui ont été filmés à leur insu dans un café parisien,
01:58en train de discuter avec deux dirigeants socialistes.
02:01Cette vidéo a été publiée,
02:03et dedans, on les entend dire qu'ils vont s'occuper de Rachid Haddati.
02:07C'est une phrase qui est un peu sortie de son contexte,
02:09donc on ne comprend pas bien.
02:10Comme ça, quand on regarde la vidéo,
02:12on a l'impression qu'ils vont tout faire pour que Rachid Haddati n'emporte pas la mairie de Paris.
02:16Et eux, ils vont dire qu'en fait,
02:17ils ont vu ces dirigeants socialistes à la demande de ces dirigeants,
02:20qui étaient très mécontents de, justement, la couverture qu'ils faisaient,
02:23d'Olivier Faure et des choix stratégiques de la direction du Parti Socialiste,
02:27et qu'en fait, ils bottaient en touche en disant
02:29« Rachid Haddati, on s'en occupe,
02:30ce n'est pas le sujet de ce café ».
02:32Bref, cette séquence, elle va être ultra commentée.
02:35Tout ça va créer une polémique,
02:36et il va donner en tout cas de la matière à tous ceux qui estiment
02:39que les médias publics sont trop à gauche,
02:41pour faire simple à droite et l'extrême droite,
02:43qui pensent beaucoup ça et qui le disent.
02:45Eux, ils vont se dire,
02:46il faut absolument faire un audit un peu éditorial de France Télévisions.
02:50Lançons une commission d'enquête
02:51pour parler, un, du financement de l'audiovisuel public,
02:53mais aussi de sa neutralité.
02:55Et c'est comme ça que va démarrer cette commission d'enquête.
02:58Le rapporteur de cette commission d'enquête,
03:01Charles Aloncle, est un jeune député de l'Hérault.
03:03Il a 32 ans.
03:04Il siège dans le groupe présidé par Éric Ciotti
03:07et est affilié au Rassemblement National.
03:10Quel est son rôle ?
03:11Il va faire le rapport final de cette commission,
03:15mais c'est aussi lui qui va mener tous les débats.
03:17Selon les commissions d'enquête,
03:18le rapporteur occupe plus ou moins d'espace.
03:20Là, il va occuper presque toute la bande passante.
03:22Ce sont des auditions qui durent 3-4 heures.
03:24Il va parler pendant plus de 3 heures.
03:26Ce qui va frapper immédiatement, c'est son ton.
03:29Il va être très énervé,
03:30il va être très agressif dans son questionnement.
03:32Est-ce que vous pouvez nous indiquer,
03:33de façon tout à fait transparente, votre salaire ?
03:35C'est une insulte, tant que les fils de but,
03:37je pense qu'on peut en convenir.
03:38Est-ce que vous condamnez ces propos ?
03:40France Tv Slash, de l'aveu de l'un de vos directeurs,
03:42coûte aux contribuables
03:44probablement plusieurs dizaines de millions d'euros.
03:46Ça me paraît être une outrance manifeste,
03:50mais sachez que ça me choque particulièrement.
03:52Qu'est-ce que vous répondez très concrètement,
03:55au-delà des réponses par écrit,
03:56quand vous voyez un appel au don politique
03:58pour le comité justice pour Adamen ?
04:01Il a un ton qui dénote par rapport à
04:04la rondeur habituelle de l'Assemblée nationale.
04:07Et pendant ses 6 mois d'audition,
04:08vu la place qu'il occupe,
04:10il gagne en notoriété,
04:11et ses méthodes divisent.
04:13On va le voir souvent à la une du JDD
04:15et des magazines qui accompagnent le JDD.
04:17Il va devenir un peu le héros de tous ces gens-là.
04:20Et puis ses méthodes,
04:21c'est-à-dire qu'il est très agressif
04:22dans sa façon de mener ses auditions.
04:24Il va répéter les questions 10 fois, 15 fois,
04:26même quand les gens lui expliquent
04:28qu'ils ne vont pas lui répondre
04:28parce que la loi leur permet de ne pas répondre.
04:31Il va insister.
04:33Alors, en ce qui concerne mon salaire,
04:35j'ai vraiment le sentiment de vous avoir répondu,
04:37monsieur le rapporteur,
04:37ou peut-être ne m'avez-vous pas entendu ou écouté.
04:41Puis il va communiquer aussi sur les réseaux sociaux
04:43d'une façon très particulière.
04:44C'est-à-dire qu'il va systématiquement
04:45prendre ses questions
04:46pour montrer que c'est un député pugnace,
04:48mais il ne va jamais prendre les réponses.
04:50Or, souvent,
04:50il arrive souvent en voulant dénoncer une polémique.
04:53Et puis, en fait,
04:53quand on entend la réponse de la personne
04:55qui est en charge de l'océan,
04:56on s'aperçoit qu'il n'y a pas vraiment de polémique,
04:58que cet avis peut tout à fait se défendre.
05:00Et donc, la plupart du temps,
05:00il ne publie pas la réponse de la personne
05:02qui est en face de lui,
05:03uniquement la question qui est très agressive.
05:04Et puis, il va se fâcher au fil des semaines
05:06avec les députés des oppositions,
05:07y compris d'ailleurs ceux du Rassemblement National.
05:10Parce qu'en fait, les autres députés,
05:11ils ont 30 minutes de temps de parole à 29.
05:15Donc, en gros,
05:15ils sont là pour faire de la figuration.
05:17Ils peuvent poser une demi-question
05:18auxquelles la personne interrogée
05:20ne répond pas forcément.
05:21Et du coup,
05:22les députés de tous les partis politiques
05:24sont aussi très agacés contre lui.
05:28Cette commission,
05:29elle est composée de 31 membres
05:30et son président,
05:32vous l'avez dit,
05:33n'est pas du même bord politique
05:34que Charles Aloncle.
05:35Il s'agit de Jérémy Patrier-Lettus,
05:3837 ans,
05:39député du Calvados
05:40et qui siège dans le groupe Horizon,
05:42le parti d'Edouard Philippe.
05:44Quel rôle est-ce qu'il joue
05:45tout au long de cette commission ?
05:46En fait, il a fait le choix
05:48de ne pas trop poser de questions lui-même.
05:50Donc, en fait,
05:50il fait un petit discours en préambule.
05:52Ensuite, il laisse très vite
05:53la parole à Charles Aloncle
05:54et il va sans cesse
05:55essayer de recadrer le débat
05:57quand on ne tombe pas dans la diffamation.
05:59La transparence qu'on doit aux Français,
06:00ce n'est pas le voyeurisme.
06:01Parler des frais de maquillage
06:02de Madame Virginie Effira,
06:04je pense que ce n'est pas au niveau
06:05et ce n'est pas à la hauteur
06:05de cette commission d'enquête.
06:06Je vous le dis comme je le pense.
06:07Voilà, vous avez le droit
06:08de ne pas l'accepter.
06:08Je vous le dis comme je le pense.
06:09Et en fait, c'est ce qui va l'occuper
06:10le plus clair de son temps.
06:11Il va faire plusieurs suspensions de séance
06:13quand des députés se prennent à partie.
06:16Il va lui-même, à un moment,
06:17s'énerver parce que Charles Aloncle
06:19l'accuse d'avoir des liens d'affaires
06:21avec MediaOne,
06:22qui est un géant de la production française,
06:24qui travaille beaucoup
06:25avec le service public.
06:26C'est eux qui produisent
06:26« C'est à vous, c'est dans l'air, etc. »
06:28Monsieur le rapporteur,
06:35il vient de me mettre en cause
06:37en indiquant que j'avais des liens
06:38avec MediaOne,
06:39ce qui est absolument faux.
06:40Et donc, je mets fin à cette audition
06:41et je remercie les ministres.
06:43Il a un rôle qui n'est pas facile
06:44parce qu'il essaie de mener des débats.
06:45Et en fait, c'est tout le temps Charles Aloncle
06:47qui arrive à imposer son rythme,
06:48à imposer sa vision.
06:49Et si on est honnête,
06:50il est un peu transparent
06:51pendant ces six mois d'audition.
06:54Benoît D'Aragon,
06:55dans le précédent épisode de Côte-Source
06:57sur cette commission d'enquête,
06:59on avait passé en revue
07:00les temps forts des auditions.
07:02Elles ont parfois été houleuses
07:03avec les journalistes Patrick Cohen,
07:06Samuel Etienne
07:07ou encore Élise Lucet notamment.
07:09Le mercredi 8 avril,
07:11c'est la présidente de France Télévisions,
07:13Delphine Ernotte-Kunschi,
07:15qui est la dernière interrogée
07:16par les membres de la commission.
07:18Elle était déjà venue répondre
07:20aux questions des députés début décembre.
07:22Et cette fois-ci,
07:23pour ce deuxième round,
07:25elle a du mal à garder son calme.
07:27« On a tous essayé de vous montrer ici
07:29qu'on respectait cette commission d'enquête.
07:31J'aurais attendu en retour
07:33un peu de respect. »
07:34C'est la dernière à être reçue,
07:35et donc c'est un peu
07:36l'audition bilan
07:37de tout ce qui s'est passé.
07:39Et comme il y a eu plusieurs fois
07:40des contre-vérités
07:41ou des accusations
07:41très fortes portées par Charles Lalonde,
07:43elle vient se défendre.
07:45Et effectivement,
07:46on sent que cette fois-ci,
07:47elle en a un peu marre,
07:48ça a duré longtemps.
07:49Et elle va s'énerver,
07:50notamment,
07:51il y a toute une séquence
07:52où il lui parle,
07:52il lui pose la question
07:53à plusieurs reprises
07:54sur les finances du groupe.
07:56Elle répète régulièrement
07:56que le budget de l'audiovisuel public
07:58a baissé
07:58depuis qu'elle est aux manettes.
08:00Charles Lalonde, lui,
08:01en fait,
08:01essaie de prendre
08:01d'autres années de comparaison
08:03pour montrer que le budget
08:04n'a pas autant baissé.
08:05Bref, elle s'énerve,
08:06elle l'accuse presque
08:06de diffamation.
08:07C'est une séquence
08:08qui est assez forte
08:09dans cette audition
08:10qui va durer plus de 4 heures.
08:11Et elle s'agace
08:12puisque, selon elle,
08:13le rapporteur s'efforce
08:14de démontrer
08:15qu'elle a mal géré
08:16les finances de France Télévisions.
08:18Oui, Charles Lalonde,
08:19il ne s'en cache pas.
08:20Lui, il pense que
08:20c'est une maison
08:21qui dilapide l'argent des Français
08:23et qui est gérée n'importe comment.
08:24Elle, elle explique
08:25que quand elle est arrivée,
08:26il y avait plus de 10 000 salariés,
08:27qu'aujourd'hui,
08:28il y en a un peu plus de 9 000
08:29et qu'elle n'a cessé
08:30de voir son budget baisser.
08:32En plus, la période est mal choisie
08:33parce qu'en décembre,
08:34au moment du vote du budget
08:35qui a été un moment
08:36assez tendu à l'Assemblée,
08:37le gouvernement a décidé
08:38de baisser le budget
08:40de France Télévisions
08:41de façon assez considérable.
08:42Et donc, Delphine Arnaute,
08:43au moment où elle est décisionnée,
08:44elle est en train
08:45de ne pas renouveler des séries,
08:46d'allumer les commandes,
08:47de demander à ses producteurs
08:48de baisser 5 %
08:49de leur budget.
08:51Donc, effectivement,
08:52ça l'agace
08:52et elle est piquée au vif
08:53quand Charles Aloncle
08:54lui fait comprendre
08:55qu'elle gère très mal
08:57l'argent des Français
08:58qu'elle jette par la fenêtre.
08:59Et à la fin
08:59de ses 4 heures d'audition,
09:01elle tient à adresser
09:02un mot aux salariés
09:04de France Télévisions.
09:05Moi, je voudrais me tourner
09:07vers les femmes
09:07et les hommes
09:08de France Télévisions
09:08parce qu'ils le savent,
09:10comme tous ceux
09:10qui les ont précédés,
09:12on n'entre pas
09:12dans le service public
09:13par hasard.
09:14On y entre
09:15parce qu'on a
09:16une conviction,
09:17une conviction essentielle
09:19et une mission essentielle
09:21qui est de servir
09:22le public.
09:23Ces derniers mois,
09:24et je me tourne vers vous,
09:25M. le rapporteur,
09:26ont été très éprouvants
09:28pour eux.
09:28Les interrogations,
09:30les mises en cause,
09:31les soupçons
09:32ont été vécus
09:33très douloureusement.
09:34Donc, je voudrais dire
09:35devant vous,
09:37leur dire
09:37à ces salariés
09:39devant vous
09:39que je connais
09:40les blessures
09:42que ça a pu causer.
09:43À eux, ce soir,
09:44à la fin de ces éditions
09:45et de cette période éprouvante,
09:48je veux dire
09:48ma confiance
09:49et dire devant vous,
09:51M. le rapporteur,
09:52M. le président,
09:54que l'audiovisuel public
09:55est debout.
09:57Benoît Daragon,
09:58c'est vrai que
09:58ces auditions ont été
09:59mal vécues en interne
10:01par les salariés
10:01de l'audiovisuel public ?
10:03Bien sûr,
10:03parce qu'ils ont regardé
10:04toutes ces auditions
10:05en direct.
10:06C'est des gens
10:07qui travaillent beaucoup,
10:09qui sont très impliqués
10:10dans leur travail
10:11et donc effectivement,
10:11ils ont tous
10:12très mal vécu
10:12cette commission d'enquête.
10:14Surtout,
10:15le ton de défiance,
10:16ils avaient souvent
10:17le sentiment d'être vus
10:19comme des gens
10:19qui ne travaillaient pas
10:20et qui dépensaient
10:21sans compter
10:22l'argent des Français.
10:23Au final,
10:23vous,
10:24qu'est-ce que vous retenez
10:24de ces six mois d'audition ?
10:25Est-ce qu'il y a
10:26de vrais dysfonctionnements
10:28dans l'audiovisuel public
10:29qui ont été mis au jour ?
10:31Oui, bien sûr.
10:32C'est une entreprise
10:33dont toutes les entreprises,
10:34qu'elles soient privées
10:34ou publiques,
10:35il y a des choses
10:35qui sont mal gérées.
10:37Donc effectivement,
10:37ils ont discuté beaucoup
10:38du fait que beaucoup
10:40d'émissions du service public
10:41sont produites
10:41par des sociétés
10:42qui sont privées.
10:43C'est-à-dire que c'est
10:43des entreprises
10:44à qui on commande
10:45des émissions
10:45et notamment,
10:46il y a deux énormes entreprises
10:48qui produisent énormément
10:49d'émissions
10:49pour le service public,
10:50c'est-à-dire MediaOne
10:51et Banijay.
10:52MediaOne,
10:52on en a parlé,
10:53c'est C'est à vous,
10:54c'est dans l'air,
10:54c'est la série 10%.
11:01Nagui,
11:01mais aussi Fort Boyard.
11:02Et on voit ces deux groupes
11:03trust énormément d'émissions
11:05et donc Charles Lalonde
11:07se demandait
11:07si c'était normal
11:08que telles entreprises
11:09aient autant
11:10de chiffre d'affaires,
11:11autant de commandes publiques.
11:12C'est une question légitime
11:13qui s'est posée.
11:14Il y a eu aussi quelque chose
11:15qui était normal de demander,
11:16c'était les coûts
11:17des déplacements
11:18au Festival de Cannes
11:19de la direction
11:19de France Télévisions
11:20qui est devenu partenaire
11:21du Festival de Cannes.
11:23Visiblement,
11:23les premières années,
11:24ils ont dormi
11:25dans des palaces
11:26un peu coûteux.
11:26Donc voilà,
11:27ça c'est des questions
11:27qui sont totalement légitimes
11:28d'être posées.
11:30Ils se demandent par exemple
11:31si c'est normal
11:31qu'il y ait autant de jeux
11:32sur le service public.
11:33Peut-être qu'il faudrait
11:34produire des magazines
11:36culturels,
11:36diffuser plus de spectacles,
11:38de concerts, d'opéras.
11:40En premier temps,
11:40c'est des questions
11:41qui sont très légitimes.
11:42Après,
11:42est-ce que la place
11:43de ces discussions
11:43c'est à l'Assemblée nationale ?
11:45Ça, c'est pas sûr.
11:46La présidente de France Télévisions
11:47a reconnu elle-même
11:48que certaines dépenses
11:50étaient peut-être
11:50un peu trop dispendieuses.
11:51Oui, bien sûr.
11:52D'ailleurs,
11:52sur le Festival de Cannes,
11:53cette année,
11:53ils vont réduire un peu
11:54la voilure
11:55pour limiter les coûts.
11:56Il y a par exemple
11:57quelque chose
11:57qui avait été souligné
11:58par la Cour des Comptes
11:59en septembre,
11:59c'est que les personnes
12:00qui étaient invitées
12:01à participer à une émission
12:02de la chaîne Info France Info,
12:04ils avaient le droit
12:05de prendre un taxi
12:06pour venir à France Télévisions
12:07et pour repartir
12:08dans leur entreprise
12:09ou à l'endroit
12:10où ils travaillent.
12:11Alors qu'à BFM et à LCI,
12:13c'est soit l'aller,
12:13soit le retour,
12:14mais c'est pas l'aller-retour.
12:15Et donc voilà,
12:15Delphine Arnotte,
12:16ça, elle l'avait lu
12:16dans le rapport
12:17de la Cour des Comptes
12:18et elle a réexpliqué
12:19à la commission d'enquête
12:20que désormais,
12:21elle va appliquer à France Info
12:22les mêmes règles
12:23que font BFM et LCI
12:24qui sont des chaînes privées,
12:25c'est-à-dire soit un taxi à l'aller,
12:26soit un taxi au retour.
12:27Et à l'inverse,
12:28qu'est-ce qui n'a pas été abordé
12:29pendant les travaux
12:30de cette commission
12:31et qui aurait dû l'être ?
12:32C'est surtout ça
12:33qui est frustrant
12:34quand on suit les médias
12:35et qu'on les connaît bien,
12:36c'est qu'en fait,
12:36c'est un secteur
12:37qui est en pleine crise.
12:38Les téléspectateurs
12:39sont de moins en moins nombreux
12:39à regarder la télévision.
12:41Les recettes publicitaires
12:42sont en train de fondre
12:43comme neige au soleil,
12:45que ce soit TF1 et M6,
12:46ils sont tous un peu paniqués
12:48en ce moment.
12:48Et ça, c'est un sujet
12:49dont on a très peu parlé.
12:50À quoi va ressembler
12:51l'audiovisuel en général
12:52dans cinq ans ?
12:54Et dans ce secteur-là,
12:55que doit faire
12:55l'audiovisuel public ?
12:56Et en fait,
12:57tout ça,
12:57des perspectives à cinq ans,
12:58à dix ans,
12:58il y en a très peu eu.
13:00Et on entend que ça coûte
13:01de l'argent,
13:02l'audiovisuel public.
13:03On parle quand même
13:03de quatre milliards d'euros par an,
13:05donc c'est une somme conséquente.
13:06Mais c'est tout un secteur
13:07d'activité
13:08qui emploient des dizaines
13:09de milliers de personnes
13:10qui rapportent beaucoup d'argent
13:11à l'État en impôts.
13:13C'est des programmes
13:13qui peuvent circuler
13:14dans le monde entier.
13:15Et ça, en fait,
13:15il en a été très peu question.
13:17Combien ça rapporte
13:17l'audiovisuel ?
13:18On n'en a pas parlé.
13:19Ils n'ont pas du tout imaginé
13:20ce que doit être France Télévisions
13:22dans les dix prochaines années.
13:23Après ces six mois de travaux,
13:24qu'est-ce qui ressort
13:25de cette commission
13:26sur la question
13:27de la privatisation
13:28de l'audiovisuel public ?
13:29Est-ce qu'il faut vraiment
13:30privatiser France Télévisions,
13:32Radio France, par exemple ?
13:33Durant cette commission,
13:34le seul qui a défendu
13:35une privatisation partielle
13:37de l'audiovisuel public,
13:39c'est Vincent Bolloré,
13:40le grand patron
13:40du groupe Canal+,
13:41du groupe Vindy,
13:42qui lui est venu dire
13:43que pour lui,
13:44il fallait privatiser France 2.
13:45Mais tous les autres,
13:47surtout les dirigeants
13:48de TF1 et M6,
13:49sont venus dire
13:50qu'il ne fallait surtout pas
13:51privatiser l'audiovisuel public
13:52parce que l'audiovisuel public,
13:53il n'y a pas beaucoup
13:54de publicité.
13:55À la radio,
13:56il n'y en a quasiment pas.
13:56Et sur les antennes
13:57de France 2 et de France 3,
13:59il y en a en journée,
13:59mais après 20 heures,
14:00il n'y en a plus.
14:01C'est une décision
14:04président de la République.
14:05Et donc, du coup,
14:06eux, ils ne veulent surtout pas
14:06que ce soit privatisé
14:07parce que privatisé,
14:08ça veut dire que c'est le retour
14:09de la publicité toute la journée.
14:10Et donc, il va falloir partager
14:12les publicités
14:12avec un acteur de plus.
14:13Donc, le secteur privé
14:14est vent debout
14:15contre cette idée
14:16de privatisation.
14:17Et d'ailleurs, Charles Allon,
14:18il l'a répété à plusieurs reprises,
14:19lui, il n'est pas favorable
14:20à une privatisation,
14:21mais il veut une baisse
14:22très significative
14:23du budget de l'audiovisuel public.
14:25Il parle d'une baisse
14:26d'un milliard
14:26sur un budget total
14:27de 4 milliards
14:28que coûte l'ensemble
14:29de l'audiovisuel public
14:30parce qu'il y a France Télévisions,
14:31Radio France, Lina, etc.
14:33Ce qui veut dire
14:33un quart du budget
14:35de l'audiovisuel public
14:36qui serait déployé
14:37pour autre chose.
14:41Ludwig Gellet,
14:42je me tourne vers vous
14:42puisque vous suivez
14:43au service politique du Parisien
14:45toute l'actualité du Parlement.
14:47Après la dernière audition,
14:48celle de Delphine Ernaut,
14:50Charles Alloncle
14:50a très peu de temps
14:52pour rédiger son rapport.
14:53Comment ça doit se passer
14:54concrètement ?
14:55La dernière audition
14:56de Delphine Ernaut
14:57se tient le 8 avril
14:58et ensuite,
14:59Charles Alloncle,
14:59le rapporteur,
15:00dispose d'environ 15 jours
15:02pour rédiger son rapport
15:04accompagné d'administrateurs
15:06pour lui faire gagner
15:07un peu de temps.
15:08Et que doit-il se passer
15:09une fois que ce rapport
15:10est rendu ?
15:11Alors, une fois que ce rapport
15:12est rendu,
15:13les députés doivent se réunir
15:15à huis clos
15:15pour décider de la publication
15:17ou non de ce rapport.
15:19S'ils ne votent pas
15:20la publication du rapport,
15:22c'est comme si finalement
15:23tous les travaux
15:24qui ont été conduits
15:25à l'Assemblée nationale
15:27comptaient pour du beurre,
15:28si je puis dire,
15:28avec le risque aussi
15:29que par exemple,
15:30les vidéos des auditions,
15:32des très nombreuses auditions
15:33qui ont été menées
15:34à l'Assemblée nationale,
15:35soient purement
15:36et simplement effacées
15:37du site
15:38de l'Assemblée nationale.
15:39Et le jeudi 23 avril,
15:41les députés membres
15:42de la commission d'enquête
15:43peuvent commencer
15:44à éplucher
15:45le rapport de Charles Alloncle.
15:46Dans quelles conditions ?
15:48Alors, ce rapport effectivement
15:49est mis à la disposition
15:51des députés
15:51le jeudi 23 avril.
15:53Cette consultation,
15:54elle se fait d'une manière
15:55un peu particulière
15:56puisque le rapport
15:57est mis à disposition
15:58dans un bureau
15:59de l'Assemblée nationale
16:00en présence
16:01d'un administrateur
16:02de l'Assemblée nationale
16:04et les députés
16:04peuvent uniquement
16:06le consulter.
16:06Ils ne peuvent pas
16:07le ramener chez eux.
16:09Ils nous ont l'interdiction
16:10de prendre des photos
16:11de ce rapport.
16:12C'est une simple consultation
16:13qui du coup demande
16:14tout de même un peu de temps
16:15parce qu'il y a des centaines
16:16de pages à examiner.
16:17Il y a des recommandations
16:18également à examiner
16:20pour se forger ensuite
16:21une opinion
16:22pour savoir
16:23si les députés
16:24voteront ou non
16:25ce rapport in fine.
16:28Et les premiers échos
16:29des personnes
16:29qui ont consulté
16:30ce rapport
16:31et qui vous reviennent
16:32sont plutôt négatifs.
16:34Expliquez-nous ça.
16:35J'ai un député
16:36qui me dit
16:36avoir rarement vu
16:38un truc aussi souillon
16:39pour le citer.
16:40Un autre qui évoquait
16:42des dingueries
16:43toutes les deux pages.
16:44Certains évoquaient
16:45une pagination
16:46qui était mal faite
16:47des titres
16:48qui étaient également
16:48mal rédigés
16:50d'autres évoquaient
16:51des mensonges
16:52qui étaient dans ce rapport
16:53des attaques
16:54ad hominem
16:54visant notamment
16:55le président
16:56de la commission d'enquête
16:57ou même
16:57la présidente
16:58de l'Assemblée nationale
16:59Yael Brown-Pivet.
17:00Benoît D'Aragon
17:01le vendredi 24 avril
17:02quelques mesures
17:03préconisées par Charles Aloncle
17:05dans ce rapport
17:06commencent à fuiter
17:07dans la presse
17:08lesquelles ?
17:08Il veut réduire
17:10d'un milliard
17:10par an
17:11le budget
17:12de l'audiovisuel public
17:12qui est de 4 milliards
17:14et pour cela
17:15il propose
17:16quelques pistes
17:17de réflexion
17:18par exemple
17:18il veut fusionner
17:19France 2
17:19avec France 5
17:20il veut fusionner
17:22la chaîne
17:22en tout cas
17:23rapprocher
17:23la chaîne France Info
17:24qui est produite
17:25par France Télévisions
17:26et Radio France
17:26avec la chaîne
17:27France 24
17:28qui est produite
17:29par France Média Monde
17:29et puis il veut aussi
17:30réduire le nombre
17:31de jeux
17:32qu'il y a diffusés
17:33sur France Télé
17:34et puis voilà
17:34on va retrouver
17:35certaines de ses obsessions
17:36par exemple
17:36il a beaucoup déploré
17:37que d'anciens dirigeants
17:38de France Télé
17:39une fois qu'ils avaient
17:39quitté l'entreprise
17:40parfois avec un chèque
17:42parce qu'ils avaient
17:42été licenciés
17:43finissent par être
17:44embauchés par des sociétés
17:45de production
17:46qui produisent des émissions
17:47pour France Télévisions
17:48et ça par exemple
17:49il ne veut plus
17:49que ce soit possible
17:50et puis très spectaculaire
17:52il veut que les dirigeants
17:54de l'audiovisuel public
17:55soient de nouveau
17:55nommés à l'Elysée
17:56qui est une mesure
17:57qui avait fait
17:58beaucoup débat
17:58quand elle avait été
17:59mise en place
18:00par Nicolas Sarkozy
18:01parce qu'il y avait
18:02un soupçon permanent
18:03d'intervention de l'Elysée
18:05dans les choix
18:05et dans les émissions
18:06de France Télévisions
18:07A l'heure actuelle
18:08c'est l'ARCOM
18:08le gendarme
18:09de l'audiovisuel public
18:10qui nomme
18:11les dirigeants
18:12du service public
18:13il y a une autre mesure
18:15de ce rapport
18:15qui a fuité dans la presse
18:17c'est celle
18:18d'interdire la télé-réalité
18:20sur les antennes
18:21de France Télévisions
18:22alors qu'aujourd'hui
18:23il n'y en a pas
18:23Non il n'y en a pas
18:24il n'y en a jamais eu
18:25parce qu'en fait
18:26au moment du lancement
18:26de Love Story
18:27par M6 en 2001
18:29France Télévisions
18:30avait été très clair
18:31jamais
18:31l'émission de télé-réalité
18:33ne sera diffusée
18:33sur les antennes
18:34de France Télévisions
18:35après aujourd'hui
18:36la notion de télé-réalité
18:37elle a beaucoup changé
18:38donc aujourd'hui
18:39c'est vrai qu'il y a
18:39Secret Story qui va revenir
18:40mais c'est sur TF1
18:41et sinon en télé-réalité
18:43les seuls formats
18:44qui continuent d'exister
18:45c'est la Star Academy
18:46ou Koh-Lanta
18:47mais est-ce que c'est vraiment
18:48des émissions de télé-réalité
18:49je ne suis même pas sûr
18:50donc on ne comprend pas bien
18:51à quoi servirait
18:52cette interdiction
18:53sauf peut-être
18:54si elle vise
18:55une des émissions
18:55qu'a beaucoup cité
18:56Charles Aloncle
18:57pendant toutes ses auditions
18:58c'est l'émission Drag Race
18:59qui est un concours
19:00de drag queen
19:03et que cette émission
19:04n'avait pas sa place
19:05sur les antennes
19:06du service public
19:07Ludwig Gallet
19:08les membres de la commission
19:10doivent se réunir
19:11trois jours plus tard
19:12pour décider
19:12si ce rapport
19:13va être publié ou non
19:15et pendant le week-end
19:17beaucoup d'entre eux
19:18hésitent
19:19pourquoi ça ?
19:19Alors en fait
19:20les députés font face
19:21à un dilemme
19:21beaucoup se disent
19:22que ne pas publier ce rapport
19:24offrirait finalement
19:25à Charles Aloncle
19:26une occasion inespérée
19:27pour se victimiser
19:28à l'inverse
19:29les mêmes se demandent
19:30dans quelle mesure
19:31la publication du rapport
19:32ne lui offrirait pas
19:33une tribune
19:34pour faire le procès
19:35de l'audiovisuel public
19:36et puis d'autres enfin
19:38se disent tout simplement
19:39qu'il est impossible
19:41d'apposer le sceau
19:42de l'Assemblée nationale
19:43sur un travail
19:44de cette faible qualité
19:46Si les députés votent
19:47pour la publication
19:48de ce rapport
19:49est-ce que ça veut dire
19:50qu'il et elle
19:51valide son contenu
19:52aux yeux du Parlement ?
19:54En réalité
19:54il y a eu tout un débat
19:55à l'Assemblée nationale
19:57certains députés
19:58effectivement
19:59considéraient
19:59que la publication
20:00ne valait pas
20:01approbation
20:02ce dont on se rend compte
20:03quand on lit
20:04le règlement
20:04de l'Assemblée nationale
20:05c'est qu'il évoque lui
20:07une adoption
20:07du rapport
20:08et non une simple publication
20:11ce qui laisse
20:12sous-entendre
20:13tout de même
20:13qu'il y a une forme
20:14de validation
20:15des conclusions
20:16qui ont été rendues
20:17par le rapporteur
20:20Le lundi 27 avril
20:21les membres de la commission
20:22se réunissent
20:23donc pour débattre
20:24autour du caractère
20:26publiable
20:27de ce rapport
20:28et cette réunion
20:29s'éternise
20:31qu'est-ce qu'il s'y passe ?
20:32Alors en fait
20:33les députés
20:33commencent par voter
20:34le fait de maintenir
20:35quoi qu'il arrive
20:36sur le site
20:37de l'Assemblée nationale
20:38les vidéos
20:39des auditions
20:40en ligne
20:40pour que les français
20:41dans tous les cas
20:42puissent aller s'informer
20:44sur la manière
20:45dont ces auditions
20:46ont été menées
20:47sur la façon
20:48dont le travail
20:48a été conduit
20:49par le rapporteur
20:50notamment
20:50ensuite il se penche
20:52sur la publication
20:53du rapport
20:53en lui-même
20:55les discussions
20:56s'éternisent
20:56le président
20:57et le rapporteur
20:58s'écharpent
20:58notamment sur une
20:59phrase écrite
21:00en tout début de rapport
21:01dans laquelle
21:02Charles Aloncle
21:03prend soin de relever
21:04que Jérémy Patrier
21:05Lettus
21:06a donc été nommé
21:07président
21:08de cette commission
21:09en dépit
21:10je le cite
21:10de sa présence
21:11au conseil d'administration
21:12de France Télévisions
21:13donc Jérémy Patrier
21:15Lettus
21:15s'estime offensé
21:16par cette mention
21:17et lui intime
21:19d'effacer
21:20cette phrase
21:21de son rapport
21:22sans quoi
21:22il votera contre
21:23et qu'est-ce qui se passe
21:24ensuite ?
21:25alors la totalité
21:26des députés de gauche
21:27présents en commission
21:28ce 27 avril
21:29décident de voter
21:30contre la publication
21:32du rapport
21:32si on ajoute à cela
21:34la décision
21:35des macronistes
21:35notamment de s'abstenir
21:37le scénario
21:38du rejet
21:39du rapport
21:40devient à ce moment-là
21:41progressivement
21:41le plus probable
21:43alors les discussions
21:44se poursuivent
21:45et la bascule
21:46vient tout d'abord
21:47des républicains
21:48qui après quelques
21:49hésitations
21:49décident de voter
21:50pour la publication
21:52de ce rapport
21:53et elle vient
21:54cette bascule
21:55finalement surtout
21:56du président
21:57de la commission
21:57Jérémy Patrier
21:58Lettus
21:58qui décide
22:00lui aussi
22:00de ne plus empêcher
22:02la publication
22:02du rapport
22:03Vous Ludwig
22:04à ce moment-là
22:05quand la réunion
22:06se termine
22:07vous êtes sur place
22:08à l'Assemblée nationale
22:09quelle est l'ambiance
22:10après le vote ?
22:12Alors on assiste
22:13depuis la salle
22:13des quatre colonnes
22:14où tous les journalistes
22:15sont réunis
22:16pour suivre à distance
22:18ce huis clos
22:19à une scène
22:20un petit peu lunaire
22:21on voit le président
22:22de la commission
22:23Jérémy Patrier
22:24Lettus
22:24sortir avec
22:25les autres membres
22:27et on assiste
22:28à un échange
22:28à ce moment-là
22:29avec notamment
22:29la socialiste
22:30Haïda Adizadeh
22:31qui l'accuse
22:33devant tout le monde
22:34d'instrumentalisation
22:35en votant favorablement
22:37à la publication
22:38de ce rapport
22:39Je la cite
22:40elle lui a dit
22:40tu nous as instrumentalisé
22:42ce n'est pas correct
22:43le président de la commission
22:44tente de lui répondre
22:46il commence à dire
22:47Haïda
22:48avant que celle-ci
22:49ne finisse par lui
22:50tourner le dos
22:51et partir
22:51La sortie du rapport
22:53d'abord prévue
22:54pour le lundi 4 mai
22:55est finalement reportée
22:56d'un jour
22:57on apprend aussi
22:58que Charles Aloncle
22:59fait l'objet
23:00d'une plainte
23:00déposée le samedi 2 mai
23:02par une association
23:03anticorruption
23:04qui l'accuse
23:05d'avoir posé
23:06en audition
23:07des questions
23:07suggérées
23:08par le groupe
23:09Lagardère
23:10un groupe de médias
23:11de Vincent Bolloré
23:12ce qui constituerait
23:13une prise illégale
23:14d'intérêt
23:15une plainte
23:16qui fait suite
23:17à des révélations
23:18de nos confrères
23:19du monde
23:19Ludwig
23:20ce rapport
23:21ce document
23:22il doit donc
23:22être accessible
23:23à tous
23:24sur le site
23:25de l'Assemblée nationale
23:26le mardi 5 mai
23:27que deviendra
23:28ce rapport
23:29une fois publié
23:30est-ce que les députés
23:31vont suivre
23:31les recommandations
23:33de Charles Aloncle
23:33ce rapport
23:34est mis en ligne
23:35mais rien n'indique
23:36que les recommandations
23:38vont être suivies
23:38des faits
23:39d'une part d'ailleurs
23:40parce qu'elles sont faites
23:41au nom du rapporteur
23:42que rien n'oblige
23:44le gouvernement
23:45à légiférer
23:46sur le sujet
23:46j'ajoute d'ailleurs
23:47que le gouvernement
23:48a déjà tenté
23:49de réformer
23:50l'audiovisuel public
23:51il y a quelques mois
23:52avec un projet de loi
23:53porté par Rachida Dati
23:54et qu'il a dû renoncer
23:56tout simplement
23:56parce qu'il avait
23:57bien constaté
23:58qu'aucune majorité
23:59ne se dégageait
24:00à l'Assemblée nationale
24:01sur ce texte
24:02on ne voit pas
24:03pourquoi ce serait différent
24:04avec des propositions
24:06formulées par Charles Aloncle
24:08qui sont sans doute
24:08encore moins consensuelles
24:17Merci à Ludwig Gallet
24:19et Benoît Daragon
24:20Cet épisode de Code Source
24:21a été produit par
24:23Clara Garnier-Amourou
24:24et Clémentine Spiller
24:25Réalisation
24:26Pierre Chaffanjon
24:28Vous pouvez retrouver
24:29un nouvel épisode de Code Source
24:30tous les soirs
24:31du lundi au vendredi
24:32sur toutes les plateformes d'écoute
24:34et sur Youtube
24:35Abonnez-vous
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24:39Crime Story
24:40notre podcast consacré
24:41aux affaires criminelles
24:42avec Claudia Prolongeau
24:44et Damien Delseny
24:45le chef du service
24:47police-justice du Parisien
24:49Sous-titrage Société Radio-Canada
24:51Sous-titrage Société Radio-Canada
24:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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