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Ce mardi 5 mai, la dette des États-Unis a été abordée par Jean-François Robin, directeur de la recherche de Natixis CIB, et Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Et oui, le club de la bourse, c'est comme l'après-midi.
00:05Vous savez, ils font ça dans BFM Bourse, ils font le club de la bourse, j'adore, pendant une heure.
00:09Ils discutent de la post-ouverture, nous on va discuter de la pré-ouverture,
00:12ouverture des marchés européens dans 25 minutes.
00:15Qu'est-ce qu'on attend à l'ouverture, Étienne ?
00:17On a des gros indices qui sont stables, voire en très légère baisse,
00:19à moins d'une demi-heure de l'ouverture.
00:21Après hier, une séance qui fut difficile, dans le sens où vous avez quand même l'Eurostock 50 qui a
00:25perdu 2%,
00:26le CAC 40 a perdu 1,7% avec un pétrole qui était à nouveau au-delà des 110 dollars.
00:32Et pour cause, hier matin, vous avez l'Iran qui a attaqué des navires américains.
00:37Dans le même temps, vous avez Donald Trump qui menace l'Europe de nouvelles taxes sur les véhicules européens.
00:44Donc forcément, tout cela a fait un cocktail de mauvaises nouvelles
00:47qui a donc très clairement pesé sur les indices européens.
00:50Alors qu'à l'inverse, hier, Wall Street a très bien tenu,
00:53puisque vous avez une baisse de 0,4% pour le S&P 500,
00:57moins 0,2% pour le Nasdaq, les valeurs technologiques qui sont toujours sur un petit nuage.
01:01À notre club de la bourse, aujourd'hui, on est avec Renan Blanc.
01:03Bonjour, gérant obligataire chez Montpensier-Arbevel.
01:06À côté de vous, Jean-François Robin.
01:07Bonjour, directeur de la recherche de Natixi CIB.
01:10Parmi toutes les informations importantes, on a quand même le 30 ans américain.
01:14Ça, c'est pour vous, Renan, puisque les marchés obligataires, c'est votre spécialité,
01:17qui a tapé les 5%.
01:19En général, les 5% sur le 30 ans américain, ça fait ding-ding.
01:22Oui, c'est un petit seuil de déclenchement.
01:23Oui, chez Donald Trump.
01:25Chez Donald Trump, chez les instituts américains et les investisseurs internationaux,
01:29ce n'est plus trop une valeur refuge,
01:31mais clairement, c'est un signal pour redéployer un petit peu sur cette partie de dette.
01:37Il y a eu un environnement plutôt un peu plus confortable la semaine dernière
01:41avec la décision de la Fed et surtout le fait que Paul reste pour défendre un petit peu l'institution.
01:46L'idée est vraiment de tenir la courbe américaine dans la durée
01:49et faire en sorte qu'il n'y ait pas une spirale de baisse qui se poursuit.
01:53Donc, voilà, nous, on n'est pas véritablement inquiets sur le passage de ce seuil-là.
01:58Il y a une concurrence internationale pour l'accès à l'épargne.
02:01Les Américains ont l'avantage d'avoir une devise qui reste incontournable.
02:05C'est un petit peu moins vrai en Europe.
02:07Et je pense que s'il y a besoin de mettre un petit peu la pression sur les investisseurs japonais
02:11pour qu'il redéploie un peu sur la dette américaine,
02:13je pense que Trump n'aura aucun problème pour faire passer le message.
02:17Oui, parce que c'est eux qui détiennent, les japonais en partie, la dette américaine.
02:22C'est pour ça, faire pression sur eux, Jean-François, ça a toujours un intérêt.
02:25Oui, oui, alors sur les japonais, sur les européens,
02:27on détient 40% de la dette américaine détenue par les non-résidents américains.
02:31Donc, oui, les grands créanciers des États-Unis, c'est un, l'Europe et le Japon.
02:35Enfin, un, l'Europe, le Japon et la Chine dans ce temps-là pour les trois premiers.
02:38Donc, moi, je trouve qu'il y a beaucoup de choses dans ce truc-là.
02:40C'est du symbole, effectivement, mais les symboles sont parfois importants,
02:43notamment sur les marchés financiers.
02:45Il y a plusieurs choses.
02:46Un, c'est un vrai problème pour tout le monde,
02:48parce qu'en fait, il y a une corrélation positive avec tous les taux d'intérêt.
02:51Donc, quand les taux d'intérêt américains montent, les taux d'intérêt français montent.
02:54Il n'y a jamais eu de corrélation négative.
02:56Ça, c'est la première chose.
02:57La deuxième chose, c'est que c'est quand même un énorme problème de finances publiques,
03:01puisque la dette américaine, c'est la dette du monde qui explose aujourd'hui,
03:04beaucoup plus que la dette française, encore une fois.
03:06On est sur une dynamique que le Congrès américain lui-même,
03:09pourtant républicain, dit qu'elle est insoutenable.
03:11Donc, énorme problème de finances publiques.
03:14Et puis, ça atteste de quelque chose sur les marchés financiers.
03:16Je trouve que c'est le troisième point.
03:17C'est que quand même, ça montre que le marché obligataire est en grande souffrance.
03:21Je regardais ça hier.
03:22Ça va faire 70 mois que le marché obligataire est une classe d'actifs qui est en perte.
03:29Donc, les taux d'intérêt remontent depuis 70 mois d'affilée.
03:32Ce qu'on va regarder en mensuel, c'est une période de « bear market »,
03:36c'est-à-dire de marchés qui se dégradent.
03:39Mais est-ce qu'il y a moins d'acheteurs ?
03:41Parce que c'est du repricing, parce que maintenant, on pense qu'il y a plus d'inflation qu'arrivée
03:44avec le golf.
03:44Mais quand même, 70 mois quasiment de marché baissier sur l'obligataire.
03:49On est à plus de 17% de rendement négatif sur le marché obligataire.
03:52La dernière fois qu'on avait eu ça, c'était dans les années 80,
03:54avec la forte remontée des taux jusqu'à 20% de Volcker face à l'inflation.
03:58Mais le rendement, il n'avait que baissé que de 7%.
04:03Là, on est sur quand même un énorme truc.
04:04C'est que l'actif le plus sûr du monde est celui qui fait un peu perdre de l'argent
04:08pour l'instant.
04:09Je ne suis pas dans la paroisse, évidemment, de mon voisin.
04:12Mais globalement, aujourd'hui, on a quand même... Pourquoi ?
04:14Parce qu'on a un repricing des dettes publiques, donc une prime de termes plus élevée.
04:17On a un repricing de l'inflation qui revient.
04:20On a un repricing d'un peu de dédollarisation quand même,
04:22avec la concurrence sur l'épargne, ça a été dit.
04:24Tout ça fait qu'aujourd'hui, à 5%, ça commence à être très compliqué.
04:28Oui, mais Renan, tant qu'il y a du monde cachette en face,
04:31il n'y a pas des adjudications avec personne en face.
04:33En fait, c'est la prime à la qualité.
04:35C'est qu'aujourd'hui, le diagnostic que se font les investisseurs
04:37sur la qualité de la dette des souverains a drastiquement baissé.
04:41Et nous, ce qu'on voit, je suis gérant plutôt dette d'entreprise,
04:45c'est qu'il y a une prime qui est donnée aux entreprises
04:47parce que c'est elles qui font le taf, en fait.
04:48C'est elles qui font attention à la dépense.
04:50On a tous compris que nos pays occidentaux
04:53étaient plutôt dans une phase de tiers-mondisation.
04:55Ça veut dire quoi ?
04:56Ça veut dire que dans les pays émergents,
04:58les investisseurs ont plus confiance dans la dette d'entreprise
05:01que dans les dettes souveraines.
05:02Et c'est pour ça qu'il y a une prime souvent négative
05:04sur la dette souveraine.
05:06On sait que c'est une marche en avant,
05:07c'est le chemin qu'on va suivre,
05:09ce n'est pas une ligne droite.
05:10Il y a des obligations réglementaires
05:13qui font que les grands instituts ont quand même l'obligation
05:15de continuer à investir sur les dettes d'État.
05:17Mais globalement,
05:18toutes les nouvelles liquidités
05:20vont plutôt s'investir sur la dette d'entreprise.
05:22Moi, je vois la semaine dernière,
05:24sur le marché au rendement européen,
05:25on a eu 10 émissions nouvelles,
05:26malgré le contexte géopolitique...
05:28De boîtes.
05:29Oui, d'entreprises sur le marché européen
05:32de la dette plutôt la plus lèvredgée,
05:34considérée comme risquée.
05:35Donc le marché est ouvert,
05:37mais clairement moins pour la partie souveraine.
05:39Et d'ailleurs, les hyperscalers,
05:40les grands noms de la tech aujourd'hui,
05:42sont en train de se passer à la dette
05:44pour financer...
05:44Avec des émissions énormes.
05:46Etienne ?
05:47Ça sera intéressant de voir
05:48comment ça va se passer pour les banques
05:49dans ces prochains mois,
05:51dans le sens où typiquement,
05:52vous avez HSBC qui publie ses résultats ce matin.
05:54Ils font état d'une provision
05:55de 400 millions d'euros
05:57sur des problèmes de crédit privé.
05:59C'est vrai que pour l'instant,
06:00on a quand même du crédit qui tient
06:02depuis le début de ce conflit.
06:03Mais si on a des taux qui continuent de grimper,
06:05ça va se répercuter sur les entreprises,
06:07sur les défaillances,
06:08sur des entreprises qui auront du mal
06:09à se refinancer,
06:10des États aussi.
06:11Est-ce que dans vos maisons respectives,
06:12je ne sais pas,
06:13chez Natixis,
06:13Jean-François Robin,
06:14ça vous inquiète ?
06:15Ou vous dites,
06:15il ne faut pas aller trop loin sur l'obligataire,
06:17sinon ça va commencer à avoir des impacts
06:18pour l'économie réelle ?
06:19Alors, deux remarques.
06:20La première remarque,
06:21c'est que le boulot d'une banque,
06:22c'est de gérer le risque crédit.
06:23C'est la base de la banque,
06:25en tout cas de la banque traditionnelle,
06:27qui n'est plus vraiment traditionnelle,
06:28mais en tout cas de la banque,
06:29c'est son job de gérer ça.
06:31Ça, c'est la première chose.
06:32La deuxième chose,
06:33c'est ce qu'on voit quand même,
06:33c'est des résultats assez contrastés
06:34des banques dans ce qui est sorti,
06:36mais on a aussi des résultats records
06:38de la part des banques.
06:39On est plutôt sur des dynamiques,
06:40des résultats bancaires
06:41qui sont presque au plus haut historique
06:43un peu partout quand même.
06:44En moyenne,
06:44on est sur des choses
06:45dont les banques résistent très bien
06:46dans cet environnement-là.
06:47Et c'était mon troisième point.
06:48Pourquoi les banques résistent bien ?
06:50Parce que ce n'est pas tellement
06:51le niveau des taux qui impacte les banques,
06:53c'est plutôt la forme de la courbe des taux.
06:55Et donc aujourd'hui,
06:56encore une fois,
06:57la banque,
06:57là aussi,
06:58si on part dans le traditionnel,
06:59mais que ce soit en train
07:00de copier les fintechs,
07:02c'est-à-dire que c'est qu'on se finance
07:03à court terme
07:04et on prête à long terme.
07:05C'est ça qui fait
07:05la transformation bancaire.
07:07Donc le niveau des taux,
07:08s'il est élevé,
07:09ce n'est pas forcément un problème
07:10en tant que tel pour la banque.
07:11Là, vous avez complètement raison,
07:12c'est que ça peut être un problème,
07:13on en parlait avant
07:14pour les finances publiques américaines,
07:16c'est évidemment des taux d'intérêt
07:17plus élevés,
07:18c'est des problèmes de refinancement,
07:19des coûts de financement plus élevés
07:20à la fois pour les États,
07:21pour les ménages
07:23et pour les entreprises.
07:24Et on voit typiquement
07:25les 5% qu'on évoquait tout à l'heure.
07:27Quand vous avez les taux hypothécaires,
07:29donc des taux immobiliers américains
07:30qui dépassent les 6,
07:31vous avez le marché immobilier américain
07:33qui s'enrume quand même.
07:34Renan Blanc,
07:35vous nous direz dans un instant
07:36si vous êtes inquiet ou pas
07:37sur les questions de dette privée.
07:438h44,
07:44on est un petit quart d'heure
07:44avant l'ouverture
07:45des marchés européens
07:47avant de retourner
07:47dans notre club de la bourse.
07:48Les infos internationales
07:49à ne pas manquer
07:50avec Annalisa Cappellini.
07:51Alors on va commencer
07:52avec cette livraison
07:53de pétrole russe
07:54qui est arrivée au Japon.
07:55C'est la première livraison
07:56de brutes russes
07:57qui arrive depuis le début
07:58de la crise
07:59dans le détroit d'Hormuz.
08:00Le Japon se voit obligé
08:01de diversifier ses fournisseurs
08:02puisqu'il dépend
08:03à 95% du Moyen-Orient
08:05pour son approvisionnement
08:06en pétrole.
08:07Pourtant,
08:08le Japon,
08:08tout comme les pays européens,
08:09impose des sanctions
08:10à la Russie
08:11depuis le début
08:11de la guerre en Ukraine.
08:12Mais ce pétrole-là,
08:13en particulier,
08:14est issu
08:15du projet d'exploitation
08:16Sakhalin 2
08:17qui, lui,
08:18n'est pas soumis
08:18aux sanctions.
08:20L'Arménie
08:21et l'Union européenne
08:23avec ce sommet
08:24entre l'UE et l'Arménie
08:25qui s'ouvre à Erevan
08:26aujourd'hui.
08:27C'est une étape cruciale
08:28dans la réorientation
08:29graduelle de l'Arménie
08:30vers l'Occident
08:31selon les responsables européens.
08:33C'est aussi d'ailleurs
08:34une occasion
08:34de signer des accords bilatéraux
08:36dans différents domaines,
08:37les transports,
08:37l'énergie,
08:38la sécurité
08:38ou l'économie.
08:40Le président français,
08:40lui,
08:41a déjà commencé
08:42avec la signature
08:42d'un partenariat stratégique
08:44avec l'Arménie.
08:45Un partenariat
08:45qui consacre des efforts
08:47de défense inédits
08:47et qui ouvre,
08:48je cite,
08:49de nouvelles pages économiques
08:50entre les deux pays.
08:51La présidente du conseil italien,
08:53Giorgia Meloni,
08:53elle, en revanche,
08:54se trouve en Azerbaïdjan.
08:56C'est l'adversaire historique
08:57de l'Arménie
08:57avec un but précis,
08:59celui de consolider
08:59le partenariat énergétique
09:01là encore
09:01entre les deux pays
09:02puisque le pétrole
09:03et le gaz azérien
09:04en ce moment
09:04sont nécessaires
09:05à la sécurité énergétique
09:06de l'Italie.
09:07Dernier point,
09:07une rencontre
09:08UE-US
09:09sur le commerce.
09:10Tout à fait,
09:10le commissaire européen
09:11au commerce,
09:12Maros Sefcovic
09:13qui va rencontrer ce matin
09:14le représentant américain
09:15au commerce,
09:16Jameson Greer.
09:17C'est une rencontre
09:18qui aura lieu à Paris
09:19en marge de la réunion
09:20des ministres du commerce
09:22du G7
09:22dans un contexte
09:23qui est marqué
09:23par un regain de tension
09:25entre Bruxelles
09:25et Washington
09:26au sujet des droits de douane.
09:28Là encore,
09:28des droits de douane
09:29de 25%
09:30que Donald Trump
09:31veut imposer
09:32aux véhicules produits
09:33en Europe
09:33puisque les Européens
09:35n'avancent pas assez vite
09:36à son goût
09:36sur l'application
09:37de l'accord commercial
09:38conclu à Turnberry
09:39en juillet dernier.
09:40Merci beaucoup
09:40Annalisa Capelini
09:41autour de notre club
09:42de la bourse
09:42avec Ronan Blanc,
09:43gérant obligataire
09:44chez Montpensierre Beuvel
09:45et Jean-François Robin
09:46directeur de la recherche
09:47de Natixis CAB.
09:49Qu'est-ce qu'il faut noter
09:50quand même avant cette ouverture
09:51Étienne Braque
09:51d'ici un petit quart d'heure ?
09:53Le pétrole
09:54qui est toujours au-delà
09:54des 110 dollars.
09:55Beaucoup de publications
09:56d'entreprises encore
09:57avec HSBC,
09:58Unicredit.
09:59Ce soir à Paris
10:00vous avez AXA
10:01également qui va publier
10:02ses résultats
10:03et puis beaucoup d'attention
10:04également sur Amazon
10:05avec Amazon
10:06qui va se lancer
10:08dans le service
10:08de la logistique
10:09ce qui était déjà le cas
10:10pour son compte
10:11mais désormais
10:12ce sera le cas
10:13pour le compte d'autres sociétés.
10:15Ils vont rivaliser
10:16avec UPS notamment
10:17donc vous avez des sociétés
10:18qui vont pouvoir envoyer
10:19un colis
10:20à une autre entreprise
10:21via notamment Amazon
10:22ce qui a fait dévisser
10:23le titre UPS
10:25de plus de 9%
10:26hier soir à la clôture.
10:27Renaud Blanc
10:27sur ces questions
10:28de crédit privé
10:29on s'était quitté
10:29là-dessus
10:30avant la coupure publicitaire
10:31est-ce que vous
10:31vous êtes inquiet ou pas ?
10:33Sur la partie américaine
10:34un petit peu
10:34pour la bonne et simple raison
10:36qu'il y a eu beaucoup
10:36de levées
10:37côté front private et coûtie
10:39ils ont eu du mal
10:40à céder
10:41certaines participations
10:42et un moyen
10:43de céder
10:44c'est de ré-endetter
10:46l'entreprise
10:47dans laquelle
10:47vous êtes investi
10:48donc en fait
10:49on a une espèce
10:50de cercle
10:50un petit peu vicieux
10:51qui en plus
10:52est accentué
10:53aux Etats-Unis
10:54du fait que
10:54la typologie
10:55sur la dette privée
10:57avait une dominante
10:58logicielle importante
10:59donc là c'est vrai
11:00qu'on en parle moins
11:00parce qu'il y a
11:01le mood géopolitique
11:01qui ferme un petit peu
11:03les investisseurs
11:03mais clairement
11:04on sait que
11:05quand il y aura
11:05de la casse
11:06il y aura des taux
11:07de recouvrir
11:07donc ce qu'on va récupérer
11:08si l'entreprise
11:09fait faillite
11:10proche de zéro
11:11sur ce type d'entreprise
11:12donc c'est en ça
11:14il n'y a pas à l'heure actuelle
11:15de risque de contamination
11:16à la partie dette listée
11:18que nous on continue
11:19de privilégier
11:20et surtout
11:21vu les niveaux de rémunération
11:22pourquoi aller sur
11:23la dette privée
11:24dans laquelle vous êtes engagé
11:25pendant des durées
11:26quand même assez significatives
11:27oui parce que c'est pas du tout liquide
11:28c'est le principe
11:29pour le coup ça l'est pas
11:30donc vous payez votre prime
11:31d'illiquidité
11:32à un moment où
11:32le high yield européen
11:33paye entre 5,5 et 6 de taux
11:36donc c'est vrai que
11:37ça met le doigt un peu
11:38là où ça fait mal
11:39donc on espère
11:40à un moment donné
11:40que ça va se déglipper
11:41côté private equity
11:42en Europe
11:43c'est un petit peu moins le cas
11:44la partie logicielle
11:45c'est Epsilon
11:45de toute façon
11:45on est nul en tech
11:46donc par définition
11:47on n'a pas vraiment
11:48peut-être que ça nous sauve
11:49et surtout
11:50par contre
11:50on a une typologie
11:51de taille d'entreprise
11:52un peu plus petite
11:53donc là encore
11:54vous parliez de risque de défaillance
11:55c'est vrai que le risque de défaillance
11:56c'est quand même concentré
11:57et pas de particulier aussi
11:58parce que c'est ça
11:58la spécificité aux Etats-Unis
12:00c'est qu'on a du retail
12:01il y a du retail aux US
12:03on a commencé à avoir du retail
12:04quand même en Europe
12:05il y a eu
12:07quelques clubs deal
12:07qui se sont investis
12:10et qui ont été proposés
12:11à la partie retail
12:12donc j'ose espérer
12:13que ces deals-là
12:14vont bien se passer
12:15pour éviter
12:16qu'il y ait
12:17un risque trop significatif
12:20de défaillance
12:21sur ces investissements-là
12:23mais clairement
12:23s'il y a un truc à surveiller
12:24c'est ça
12:24on disait
12:25on est nul en tech
12:26ça va peut-être nous sauver
12:26quand on regarde
12:27encore la performance
12:28des marchés hier
12:29et l'écart entre les US
12:30et l'Europe
12:31c'est quand même impressionnant
12:32Moins 2% en Europe
12:33pour l'Eurostock 50
12:34Moins 0,4 pour le Nasdaq
12:36une nouvelle fois
12:36il y a quand même
12:37un écart qui est flagrant
12:38le S&P 500
12:38gagne déjà 5%
12:40depuis le début de l'année
12:41quand l'Europe
12:41est très légèrement
12:42dans le rouge
12:43c'est vrai qu'aujourd'hui
12:44c'est compliqué
12:45de trouver des secteurs
12:46qui sont à l'abri
12:47de ce conflit géopolitique
12:49l'automobile
12:50en plus on a
12:51les droits de douane
12:52l'industrie
12:53le secteur du luxe
12:54qui est à l'arrêt
12:54ou presque
12:55en termes de croissance
12:56alors que dans le même temps
12:57vous avez la tech
12:58qui continue de tirer
12:59les performances
13:00pour rappel
13:01le Nasdaq a quand même
13:01gagné 15%
13:02au mois d'avril
13:04la tech plus forte
13:05que la guerre
13:05c'est ça que jouait
13:06les marchés
13:07c'est que finalement
13:08la guerre est temporaire
13:09on ne sait pas
13:09si ça dure 4-5 semaines
13:10comme nous le dit
13:11de nouveau Trump
13:12ça fait 3 mois
13:13qu'il nous a dit ça
13:13il le répète là
13:14que ça sera bientôt terminé
13:16on ne sait pas
13:16combien de temps ça dure
13:17mais ça va se terminer
13:18c'est ce que jouait les marchés
13:18en revanche
13:19la méga tendance
13:21de la tech
13:22ça c'est quelque chose
13:23que continue à jouer
13:24les marchés
13:25on parle souvent
13:25des Etats-Unis
13:26qui surperforment
13:27l'Europe évidemment
13:27parce qu'il y a une surpondération
13:29des valeurs tech
13:30par rapport à l'Europe
13:31ce qu'on oublie de dire aussi
13:32c'est qu'il y a des valeurs
13:33qui font plus de deux fois
13:34la performance américaine
13:37on pense par exemple
13:38au Taïwan
13:39à la Corée du Sud
13:40les émergents
13:41dans leur globalité
13:42font mieux
13:42que les Etats-Unis
13:43alors que c'est des pays
13:44très concernés
13:45par la guerre en Iran
13:46mais Taïwan c'est la tech aussi
13:47et voilà
13:47non non mais on est sur
13:49la tech c'est pas forcément
13:50les Etats-Unis
13:50les Etats-Unis
13:51ne produisent pas de puces
13:52et de semi-conducteurs
13:53vous avez les exportations
13:55de la Corée du Sud
13:56aux Etats-Unis
13:57c'est plus 40%
13:57l'année dernière
13:58on est même sur des dynamiques
13:59encore plus fortes cette année
14:00les Etats-Unis
14:01quand ils investissent
14:02les fameux 600 ou 700 milliards
14:03sur la tech
14:05en fait ils importent
14:07énormément
14:07notamment de ces pays-là
14:08et donc
14:09on a
14:09même la monnaie
14:11on appelle ça maintenant
14:12la fibre
14:14pour parler de la monnaie coréenne
14:16donc on est sur
14:17on est quelque chose
14:17sur évidemment
14:19où la tech
14:19c'est pas seulement les US
14:20c'est beaucoup l'Asie
14:22la tech plus forte que la guerre
14:23ça je suis d'accord
14:24après il ne faut pas oublier
14:25qu'en Europe
14:26il y a quand même
14:26le moteur allemand
14:27qui a redémarré
14:28et dépend d'un plan
14:30redémarré
14:31vous êtes optimiste
14:32sur l'Allemagne
14:33dans les dépenses
14:34après c'est un plan
14:35de transformation
14:37sur des années
14:38on ne va pas
14:39l'armada
14:40de automobiles allemands
14:42on ne va pas
14:42se transformer
14:42du jour au lendemain
14:43en fabriquant de charles
14:45et pour le coup
14:46sans doute que la guerre
14:46est en train de transformer
14:47l'Allemagne aussi
14:47c'est-à-dire que ça devient
14:48quand on voit du Volkswagen
14:50qui se met à faire
14:50des véhicules
14:51comme Renault
14:52qui fait des drones
14:53on voit aussi
14:54que tout ce plan allemand
14:55encore une fois
14:55il faut parler des choses
14:56ils vont être à 190 milliards
14:57de budget militaire
14:58les Allemands
14:59106 milliards cette année
15:00donc ça devient aussi
15:01un moteur de l'industrie
15:02c'est un accélérateur
15:03mais à la vitesse européenne
15:05il faut quand même
15:06un petit peu
15:06un petit peu nuancer
15:07donc tout n'est pas
15:08à jeter en Europe
15:09l'industrie commence
15:10à sortir un petit peu
15:11la tête de l'eau
15:12effectivement au service
15:13il y a les dommages collatéraux
15:13liés à la guerre
15:15au renchérissement
15:15des prix énergétiques
15:16etc.
15:17pour une fois
15:18on a une banque centrale
15:19qui a l'air de marcher
15:20dans le bon sens
15:21on aura peut-être
15:22une hausse
15:22et puis s'en vont
15:23donc ça c'est un élément
15:24quand même stabilisateur
15:25parce que pendant le Covid
15:26ils ont
15:27globalement
15:27on a tous été
15:28un petit peu critiques
15:29dans la manière
15:29dont la politique monétaire
15:30avait été gérée
15:31donc voilà
15:32tout n'est pas non plus
15:33à jeter en Europe
15:33effectivement on est nul en tech
15:35la tech il faut aller
15:36la chercher ailleurs
15:36Etienne ?
15:37L'exemple du jour
15:37c'est Rail Metal
15:38ils publient ce matin
15:39leur chiffre d'affaires
15:39en dessous des attentes
15:40croissance du chiffre d'affaires
15:41de 7% en organique
15:43alors qu'on est sur un acteur allemand
15:44dans le secteur de la défense
15:45etc
15:45et Rail Metal vous dit
15:47entre les paroles politiques
15:48et la période
15:49où en fait
15:50vous signez votre ban de commande
15:51il se passe plusieurs mois
15:52et c'est pas pour rien
15:53que Rail Metal
15:54perd 14%
15:54depuis le début de l'année
15:55malgré la guerre en Iran
15:56malgré le plan de relance
15:57en Allemagne
15:58mais l'an dernier
15:59combien le titre avait pris ?
16:01sur un an
16:01on est toujours à moins 14
16:02si on regarde sur 5 ans
16:03le titre a plus que doublé
16:04notamment depuis la guerre
16:06en Iran
16:07mais c'est vrai
16:07que le secteur de la défense
16:08est très clairement
16:09à la traîne
16:10depuis plus d'un an maintenant
16:11ce qui est très intéressant
16:12c'est que le secteur de la défense
16:13il est quand même
16:14en valorisation inférieure
16:16à ce qu'il était
16:17avant le début de la guerre
16:18donc ça reflète sans doute
16:19un petit peu ça
16:20la difficulté de la parole aux actes
16:21notamment des...
16:22mais c'est pas toujours
16:22parce que les bourses anticipent
16:24donc du coup...
16:24oui oui on vend
16:25au son du canon
16:25je suis d'accord
16:26mais quand même
16:27il y a un truc qui est intéressant
16:27c'est que dans la séquence
16:29qui va se passer
16:29vous avez en ce moment
16:31toute cette problématique
16:32de munitions américaines
16:34qui commencent à faire
16:35grand défaut au Pentagone
16:36et donc il est en train
16:37de stopper des livraisons d'armes
16:39aux pays qui avaient déjà
16:40acheté des productions
16:41donc ça commence à être un problème
16:42ils reviennent
16:43sur des contrats américains
16:44typiquement aujourd'hui
16:45sur des missiles patriotes
16:46et donc il va y avoir
16:47sûrement quand même
16:47une espèce de shift
16:48notamment de toute l'Europe
16:49de l'Asie
16:52mais surtout du Moyen-Orient
16:53qui est de se dire
16:54on va peut-être un peu
16:55changer de crèmerie
16:56et aller voir ailleurs
16:57et typiquement
16:58c'est des rennes métal
16:59c'est des thalès
16:59c'est des safran
17:00qui vont en profiter
17:01et pourtant
17:01vous avez des valorisations
17:0210% inférieures
17:03à ce que c'était
17:04avant la guerre
17:04Merci beaucoup Jean-François Robin
17:06et Robin en Blanc
17:06d'être venus ce matin
17:07pour débriefer
17:09cette pré-ouverture
17:10des marchés européens
17:11Merci à tous
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