00:00Good morning business, parole de patron.
00:04Il est 8h24 sur BFM Business et sur AMC Live, notre invité c'est Léon Louloudza.
00:08Bonjour, vous êtes le directeur général de l'ESCP, la période des concours va commencer.
00:13Alors est-ce que vous avez toujours autant de candidats qui veulent rentrer dans une école de commerce ?
00:17C'est quoi les premiers retours que vous avez d'inscription au concours ?
00:20Oui, bonjour Laure. En fait, les concours, en tout cas les épreuves écrites ont terminé.
00:27On a plus de 9500 candidats pour les grandes écoles dans la banque commune des épreuves.
00:34Donc on a une petite augmentation depuis deux ans que nous constatons.
00:39Alors aussi un constat cette année, c'est que nous avons 63 nationalités.
00:46Donc c'est intéressant, c'est-à-dire évidemment qu'ils viennent majoritairement de l'Afrique, mais également de l
00:51'Amérique latine.
00:52Oui, nouveau pourvoyeur de futurs étudiants en école de commerce chez vous.
00:56C'était le cas auparavant ? Non, c'est nouveau ?
00:58C'est nouveau. Chaque année, on constate effectivement aux alentours de 17% des étudiants internationaux qui s'inscrivent dans
01:06les classes prépa.
01:08Et là, on voit une légère augmentation. Alors ça veut dire quoi ?
01:11Concrètement, ça veut dire que c'est l'excellence à l'enfance 13 qui est reconnue dans le monde.
01:15Donc ça, c'est une bonne nouvelle. Mais vous en avez besoin de ces étudiants internationaux ?
01:19Parce qu'il y a de moins en moins d'enfants. Alors là, on raconte, nous, sur BFM Business que
01:23les crèches commencent à se vider.
01:24Mais alors, pour vous, c'est la phase d'après. Vous avez besoin des étudiants internationaux pour remplir les écoles
01:29dans le futur ?
01:30Je ne crois pas que nous avons besoin des étudiants internationaux pour justement résorber la baisse de la natalité, la
01:37baisse démographique.
01:38Ce qui est important, c'est plutôt que nous avons besoin pour la richesse culturelle, pour la diversité culturelle.
01:43Et vous savez, nous vivons dans un monde où justement, il faut connaître les différentes nationalités parce que par la
01:51suite, ils vont travailler dans le monde entier.
01:52Vous parliez de l'Afrique et du sud de l'Amérique. Est-ce que vous avez des Nord-Américains provenant
01:59des États-Unis qui se sont inscrits cette année plus que d'autres ?
02:03Nous avons aussi, moi, pour l'ESCP, par exemple, dans le programme Grande École, les années sur titre, nous avons
02:09une augmentation de la part des étudiants américains.
02:14Juste, il y a dix ans, les Américains ont représenté la vingtième nationalité la plus représentée. Aujourd'hui, c'est
02:21la septième nationalité la plus représentée à l'ESCP.
02:25Et comment vous analysez ça ?
02:26Je crois, encore une fois, c'est l'excellence académique de nos grandes écoles. Et aussi, c'est le retour
02:33sur investissement. Rapport qualité-prix. Ça, c'est primordial.
02:37C'est-à-dire qu'on n'est pas très cher par rapport à une école américaine ?
02:40Oui, avec la rigueur scientifique et aussi avec cette culture humaniste.
02:44Alors, ce qui est intéressant, justement, à l'ESCP, c'est que vous lancez différentes sortes d'écoles au sein
02:50de l'ESCP, avec des écoles spécialisées dans la tech et la géopolitique.
02:54L'ESCP, c'est plus qu'une seule école, c'est trois écoles, en fait.
02:57Absolument, parce que nous voulons devenir la première UNSC européenne. Parce que notre conviction, c'est quoi ?
03:04C'est que pour préparer les leaders d'aujourd'hui et de demain, il faut avoir la triptyque business, technologie
03:11et géopolitique.
03:12Et c'est ces trois dimensions qui pourront, justement, pouvoir mieux naviguer dans la complexité du monde d'aujourd'hui
03:21et de demain.
03:21Mais je suis un étudiant, je viens chez vous. Il faut que je choisisse entre les trois ou je peux
03:25faire les trois avec un corps d'enseignement mélangé ?
03:28On peut faire des trois dans le corps mélangé. Après, il faut regarder quel diplôme d'appartenance.
03:34Parce que si c'est l'école de commerce qui reste le cœur, évidemment, et le corps de notre université
03:41européenne de management,
03:43mais vous pouvez aller faire une spécialisation sur les questions géopolitiques et aussi sur les technologies émergentes.
03:51Vous aviez pris le virage d'intelligence artificielle dès le début. On en parlait vraiment avec l'émergence de Tchad
03:57GPD.
03:57Vous avez un petit peu de recul sur l'évolution de l'utilisation de l'IA dans la manière dont
04:02on apprend aujourd'hui.
04:03Vous en faites quel bilan ?
04:04Le bilan est plutôt positif parce que, en fait, c'est une pédagogie hybride.
04:09En fait, on est là pour, somme toute, vous savez, l'intelligence artificielle, c'est un outil augmenté, très intelligent,
04:15avec une reconnaissance faciale, on l'a vu tout à l'heure.
04:20Mais ce qui est temps, ça reste cette super calculatrice de probabilités.
04:25Et donc, nous, on apprend justement l'élève à mieux l'utiliser pour augmenter, en fait, sa capacité d'esprit
04:32critique, par exemple.
04:33Et vraiment, vous le constatez, c'est-à-dire que là, au bout de, je ne sais pas, 3 ans,
04:364 ans,
04:37on se dit les élèves ont plus d'esprit critique ou ils sont devenus moins intelligents ?
04:41Vous dites, le bilan est positif ?
04:44Globalement positif.
04:44Alors, tout dépend, parce que si, évidemment, l'élève utilise la plateforme juste pour avoir les réponses, là, c'est
04:52négatif.
04:52Là, on ne va pas améliorer notre esprit critique et notre esprit de discernement.
04:56En revanche, si on l'utilise, vous savez, c'est comme un entraînement.
05:00En fait, l'IA, c'est votre tuteur personnel et ça permet d'individualiser la pédagogie et l'enseignement et
05:07l'apprentissage.
05:08Merci beaucoup, Léon Lodza, d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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