Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 heures
Avec Matthieu Hocque, Secrétaire général adjoint du think tank “Le Millénaire" et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République”



Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT

##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-05-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Grand matin, week-end, 7h10, Maxime Liedot.
00:048h39 sur Sud Radio, c'est l'heure de votre débat du dimanche avec nos éditorialistes que je vous présente
00:08dans une poignée de secondes.
00:090826 300 300, le site sudradio.fr, l'application ainsi que les réseaux sociaux pour participer à la conversation.
00:16On va se poser cette question ce matin, est-ce qu'il faut absolument appliquer cette idée qui revient de
00:21plus en plus ?
00:21Alors vous allez me dire, elle a toujours été plus ou moins présente en France, mais là depuis, on va
00:26dire un chiffre qui a interpellé, c'est plus 51%.
00:29C'est plus 51% de bénéfices pour l'entreprise totale.
00:33Et alors ça, dans un contexte où beaucoup galèrent à faire un plein avec des prix à la pompe qui
00:37sont de plus en plus élevés,
00:39tout le monde s'est finalement indigné de ces bons résultats.
00:42Certains encouragent l'entreprise à faire un don généreux ou à reverser de l'argent aux Français.
00:46Même le Premier ministre, encore ce matin dans la tribune dimanche, parle de plafonnement généreux pour que les Français comprennent
00:52ce que c'est d'avoir un pétrolier et une entreprise de cette nature en France.
00:56Et puis il y a l'autre partie de la classe politique qui dit, ah mais regardez, est-ce que
01:00là ce n'est pas l'exemple parfait de devoir instaurer cette taxe sur les super profits ?
01:05Parce que dans un contexte comme ça, on ne peut pas laisser faire une entreprise, ne peut pas se gaver
01:08sur la guerre, ne peut pas être un profiteur de guerre.
01:11Alors la question que je vous pose ce matin, c'est qu'est-ce qu'il faut mettre cette taxe
01:15sur le super profit ?
01:16Est-ce que vraiment cette taxe sur les super profits, c'est la soumission, c'est la solution miracle pour
01:21éviter la crise sociale ?
01:22Parce que c'est ça, derrière la petite musique qui commence à monter, on vous pose la question au 0826
01:27300 300, dans quelle équipe êtes-vous ?
01:29Oui, pour le super profit, où vous dites finalement, attendez, quand je vois le plafonnement qu'il est capable de
01:33faire Total,
01:33en ce week-end fermé, en ce week-end férié, en ces plusieurs jours de vacances, en ces ponts un
01:38peu uniques,
01:39ils font finalement le boulot que l'État ne peut plus faire.
01:41Vous avez la parole, 0826 300 300.
01:48Et si j'arrive à aligner un peu plus de deux mots correctement ce dimanche matin, ce sera pas mal.
01:52Bonjour Mathieu Hauck.
01:53Bonjour Maxime.
01:54Merci beaucoup d'être là ce matin, secrétaire général adjoint du Think Tank Le Millénaire.
01:58Et bonjour Nicolas Corato.
01:59Bonjour Maxime.
02:00Merci beaucoup d'être là ce matin, président fondateur du Think Tank Place de la République.
02:04Première question, comment vous observez tout ce qui se passe depuis plusieurs jours autour de l'entreprise Total ?
02:09Un premier trimestre, en effet, largement en augmentation, 5,8 milliards de dollars de bénéfices.
02:15Ajusté au premier trimestre, c'est plus 51% sur un an.
02:19C'est choquant, c'est normal dans le contexte, c'est horrible.
02:23Qu'est-ce qu'on doit faire Nicolas Corato ?
02:25D'abord, de prime abord, on peut se réjouir que les entreprises françaises soient prospères, dynamiques,
02:33en augmentation de leur part de marché de bénéfices.
02:36Quand on se penche un peu plus sur le cas Total, c'est pas ça qu'on voit de prime
02:41abord.
02:41On voit d'abord des profits qui ont augmenté tout comme en 2020 avec la guerre en Ukraine,
02:47grâce à un conflit ou à cause d'un conflit armé, en l'occurrence celui entre l'Iran, les Etats
02:54-Unis et Israël,
02:55dont profitent, je veux dire, involontairement Total, du fait de la flambée des cours du pétrole.
03:02Donc, c'est ça qui est intéressant, c'est qu'on en vient ensuite à des considérations plus morales et
03:06citoyennes,
03:07c'est-à-dire que ces super profits qui ne sont pas des profits dus, finalement, à un effort de
03:12compétitivité,
03:13de productivité, d'innovation, mais tout simplement à un fait spéculatif,
03:17est-ce qu'à un moment, il ne faut pas que cette entreprise Total, qui est une entreprise citoyenne,
03:21ce n'est pas moi qui le dis, c'est elle, ne se comportent pas comme telles et d'une
03:25certaine manière ne fassent pas nation
03:27et ne reviennent pas en solidarité avec la population française qui, elle, souffre de ce conflit.
03:31Donc, c'est toujours le même conflit entre une forme de morale et puis la logique des affaires à tout
03:37prix
03:37qui fait que quand le cours du pétrole flambe, les résultats d'un groupe comme Total flambent aussi.
03:44Avant de vous interroger, Mathieu, encore une dernière question à vous, Nicolas Corato.
03:47Est-ce que vous comprenez aussi la personnalisation vis-à-vis de ce problème avec Patrick Pouyanné,
03:53qui est le patron de Total ? Je recevais, par exemple, Marine Tondelier à mon micro de l'interview politique
03:56ce vendredi
03:57et elle, vraiment, elle personnalise Patrick Pouyanné.
03:59Elle dit, mais ça, ce n'est plus un patron, c'est un profiteur de guerre.
04:02Je le dis, je ne comprends même pas pourquoi il a reçu la légion d'honneur, il faudrait la lui
04:05retirer.
04:06Est-ce que vous comprenez que ça puisse aller jusque-là ?
04:09Non, moi, je regrette quand on personnalise le sujet.
04:12Après, Patrick Pouyanné est un chef d'entreprise qui a l'habitude des interventions médiatiques
04:17assez clivantes, on va dire, donc je pense qu'il rentre lui aussi dans le débat public
04:21et quand on entre dans le débat public, il faut s'attendre à recevoir quelques coups,
04:26ça fait partie du jeu.
04:27Mais il ne faut pas personnaliser, d'autant que Total n'est pas la seule entreprise
04:31qui est concernée par ses super profits.
04:34C'est l'entreprise la plus symbolique, c'est celle que...
04:36Surtout dans ce conflit.
04:37Et dans ce conflit, puis quand on fait son plein à la pompe toutes les semaines,
04:42on va souvent chez Total, donc les Français ont cette image-là en tête,
04:46mais c'est un sujet plus que symbolique, ça devient un sujet politique.
04:50C'est quoi l'obligation de solidarité nationale qui pèse sur une entreprise,
04:54une entreprise comme Total, vis-à-vis de nous, citoyens,
04:58à ce qu'à un moment, elle ne doit pas venir en aide à une vision et à une vie
05:02économique et sociale
05:03qui est très affectée et qui va l'aide de plus en plus par le conflit en Iran.
05:07Taxe sur les super profits, est-ce la solution miracle pour éviter la crise sociale ?
05:11Ça semble, en tout cas, pas cette taxe, mais l'idée que l'entreprise fasse un geste,
05:14comme vous le recommandez, mon cher Nicolas Corato,
05:16même l'idée de Sébastien Lecornu, puisque dans la tribune dimanche,
05:18il plaide quand même un moment pour que l'entreprise Total fasse, je cite,
05:22preuve d'un plafonnement très généreux, afin de faire comprendre aux Français
05:25l'avantage d'une telle entreprise.
05:27Comment vous avez regardé, vous, ces derniers jours, ces dernières heures de débat autour de Total, Mathieu ?
05:31Ce qu'on voit sur le débat autour de Total, c'est ce qu'on voit depuis le début de
05:35cette crise énergétique,
05:36c'est que le secteur privé fait davantage d'efforts pour le pouvoir d'achat que le secteur public.
05:42Alors même que les deux, donc secteur privé et secteur public, parfois, peuvent faire des profits induits,
05:47puisque de la même façon, l'État, avec la TVA sur les taxes notamment,
05:52et donc c'est plus de 200 milliards d'euros de taxes supplémentaires qui seraient récupérées,
05:59l'État fait aussi de l'argent sur le dos de la crise.
06:02Donc aujourd'hui, on voit bien que c'est le secteur privé qui le fait, mais pourquoi cela ?
06:06Parce qu'en fait, on dit que Total fait des efforts.
06:07Total fait des efforts déjà, puisqu'il a plafonné, comme vous le savez,
06:11l'essence à 1,95 ou à 1,99 et le diesel à 2,20, je crois, de mémoire.
06:17C'est ça.
06:18L'État fait déjà des efforts.
06:19Le Total fait déjà des efforts.
06:20Or, ce que l'on voit, c'est que l'État ne fait pas les efforts que même Total fait.
06:25Pourquoi ?
06:25Parce que l'État, pardonnez-moi de le dire comme ça, est fauché.
06:28Dans le budget de 2026, on a 124,4 milliards d'euros de déficit inscrits dans le budget de 2026.
06:35L'État n'a plus les moyens, ne serait-ce que de faire une baisse de la TVA,
06:39parce qu'aujourd'hui, les dépenses publiques ont filé, et on en reviendra,
06:43les prélèvements obligatoires ne compensent pas les dépenses publiques,
06:45parce que les dépenses publiques sont bien trop importantes dans notre pays.
06:48Donc si l'État veut aider le pouvoir d'achat des Français...
06:50Pour cette taxe de super-profit.
06:51Donc évidemment compte, parce que c'est quelque chose qui n'est pas efficace.
06:54On peut revenir dessus, ça a déjà été pratiqué en 2022, 2023, 2024,
06:58et à chaque fois, on voit toujours la même chose, un manque de recettes fiscales.
07:01C'est-à-dire que l'État surévalue les recettes fiscales
07:05qui seront anticipées de la taxe sur les super-profits.
07:08On en a discuté tout à l'heure.
07:09La commission d'enquête avait chiffré en 2024 à 40 milliards d'euros d'écart de recettes.
07:13On en avait espéré plus de 5 milliards de cette taxe sur les super-profits.
07:17On en a eu finalement que 900 millions, et encore ça c'était dans la bonne année.
07:20Donc en effet, petite différence entre ce qu'en espère l'État et ce qu'ils en ont réellement.
07:24Est-ce qu'il n'y a pas un fond de vérité dans ce que vient de dire Mathieu,
07:28que mon cher Nicolas Corato, en disant que sur cet exemple total,
07:30alors peut-être ne fait-il pas assez, peut-être devrait-il faire plus,
07:32mais il faut être honnête que sur le carburant, il fait plus que l'État.
07:35Et ça finalement, visiblement, ça gêne au premier rang, même le Premier ministre.
07:39Écoutez, ça reste à prouver. Moi je ne sais pas de quels chiffres à Mathieu,
07:44mais ce que je sais, c'est que le gouvernement a communiqué sur le fait que la politique publique
07:48qu'il avait mise en place, qui est une politique publique à minima,
07:51notamment pour aider les grands rouleurs, les infirmières libérales,
07:56quelques agriculteurs triés sur le volet, etc.
07:58On est à 180-190 millions en rythme de croisière si la crise continue.
08:05Donc, je vois, je ne sais pas si l'effort de plafonnement de Total Énergie,
08:10nous amène à 180-190 millions.
08:12Ce que je note, c'est que Partourne Europe, et votre excellent journaliste l'a précisé dans sa revue de
08:17presse tout à l'heure,
08:18je crois que c'est Quentin, son prénom.
08:19Quentin Barbada, oh là là, ça c'est moche.
08:22Et il disait, effectivement, tous les pays européens ont mis en place des politiques publiques
08:26d'aide à la consommation, de soutien au paiement de l'essence,
08:32sauf, sauf la France, qui effectivement n'a plus d'argent.
08:35Eh bien, alors il faut aller chercher l'argent là où il est.
08:38Pardonnez-moi de le dire.
08:40L'estimation qui est faite par le Parti Socialiste de la mise en place d'une taxe sur profit
08:45de manière provisoire et qui toucherait par exemple Total, c'est 2 milliards d'euros.
08:50Si, moi c'est la question que je pose à Mathieu,
08:52si le conflit perdure, on ne va pas régler le problème de la dette dans les 6 mois,
08:56si le conflit perdure, si on n'est pas à 180 millions d'euros,
09:00mais qu'on doit continuer à aider les infirmières libérales, les agriculteurs,
09:03les chauffeurs de taxi, les routiers, ne pas mettre en l'air tout le système
09:07notamment de transport économique et social de notre pays,
09:10est-ce qu'il ne va pas falloir aller chercher de l'argent là où il est ?
09:13Est-ce que ce sera normal de continuer à avoir un groupe comme Total,
09:17engrager des bénéfices, ne serait-ce que parce qu'une guerre se déroule en Iran ?
09:20C'est le vrai sujet.
09:22À un moment, ces entreprises qui se sont dites citoyennes doivent devenir aussi régaliennes.
09:26C'est bien beau d'avoir le sujet régalien à la bouche tous les 4 matins,
09:30il faut aussi l'appliquer.
09:31On est dans une économie de guerre, nous a dit le Président de la République depuis plus de 4 ans.
09:36Est-ce que Total est un groupe, comme d'autres,
09:39qui rentre dans ce sujet et dans ce schéma régalien ?
09:42La mondialisation à la papa s'est terminée.
09:45Aujourd'hui, le monde est en conflit.
09:47La France et les entreprises françaises et les Français doivent se mobiliser et se mobilisent.
09:52Il n'y a pas de raison que Total échappe avec d'autres à cet effort de mobilisation.
09:57Messieurs, en plus de notre débat, réponse de Mathioc.
09:59Ensuite, on ira au standard, au 0826 300 300, prendre Jean-Pierre.
10:02Moi, quand j'entends Nicolas, je me dis vraiment qu'en France, on vit sous le règne du taxistan.
10:06C'est-à-dire qu'on est dans un pays qui prélève le plus,
10:11qui n'a jamais prélevé autant dans son histoire.
10:1346% de la richesse nationale est prélevé par l'État.
10:18Et pour autant, on a un débat sur comment il faut augmenter encore plus ses impôts.
10:21Je prends juste un exemple pour remettre un peu de comparaison.
10:24En 1974, date du dernier budget à l'équilibre, l'État prélève 34% de la richesse nationale et dépense
10:29autant.
10:30Aujourd'hui, on est à 46% et les dépenses ont augmenté à 57%.
10:34Donc, on voit bien que ce n'est pas parce qu'on augmente plus les impôts
10:37que, un, on arrive en équilibre,
10:39et deux, surtout, on arrive à dégager suffisamment de marge de mal-offre pour aider les Français.
10:43Ensuite, après, l'autre problème que je vois dans le raisonnement,
10:46c'est faire fi du fait que les grandes entreprises, et notamment Total, payent déjà beaucoup d'impôts.
10:51Je voudrais même rappeler à Nicolas Corato que les 300 plus grandes entreprises françaises,
10:56au sein desquelles figure Total,
11:00payent donc 33% du produit de l'impôt sur les sociétés.
11:06Donc, elles sont déjà beaucoup taxées par rapport au reste des entreprises.
11:10Donc, aujourd'hui, le vrai problème n'est pas
11:12est-ce qu'il faut augmenter les impôts pour aider ou pas les Français,
11:15c'est est-ce qu'il faut, un, baisser les impôts pour, justement,
11:19baisser la facture fiscale, l'empreinte fiscale sur les Français globalement,
11:24et puis, deux, soutenir nos acteurs économiques pour qu'ensuite, après,
11:27ils puissent permettre de baisser, en tout cas, de maintenir un cours de l'énergie le plus faible possible.
11:31Donc, nous, on est plutôt en faveur de, justement, l'idée que Total fasse l'effort
11:35que l'État ne fait pas, que ne peut plus faire,
11:37et c'est comme ça qu'on arrivera à soulager le pouvoir d'achat des Français à long terme.
11:40Voyons voir ce qu'on pense aussi les auditeurs qui sont avec nous
11:43et qui sont assez nombreux à nous appeler au 0826 300 300,
11:47commençant par vous, Jean-Pierre, bonjour.
11:49Oui, bonjour.
11:50Merci beaucoup d'être avec nous, mon cher Jean-Pierre.
11:52Comment vous regardez le débat qui nous anime en ce dimanche matin
11:54et qui met tout le monde de bonne humeur sur ces super profits
11:57concernant une grande entreprise française ?
11:59Écoutez, il y a un des débatteurs qui me fait penser, je ne sais pas, à Georges Marchais dans les
12:04années 70.
12:05Alors là, on a déjà fait plaisir à Nicolas Corateau.
12:10Je vais finir ma phrase, monsieur.
12:10Je vous en prie, Jean-Pierre, je vous en prie.
12:12Vous allez me laisser finir, ça va être sympa.
12:13Mais je vous en prie, Jean-Pierre, vous avez la parole, allez-y.
12:16Je vous en prie, merci beaucoup.
12:18Si l'État était géré à moitié aussi bien que Total,
12:22c'est-à-dire que comme une entreprise, il commencerait par faire des économies,
12:25au lieu de regarder dans l'assiette du voisin ce qu'il y a.
12:28Donc, il y a une entreprise qui est bien gérée.
12:31On parle d'entreprise citoyenne, moi j'entends très bien.
12:35Total, ça va falloir de ma part à plafonner ses prix, ce sont les seuls à l'avoir fait.
12:39Total fait 80% de son chiffre d'affaires hors de France.
12:42Donc, on est en train de taxer des profits qui viennent de l'étranger.
12:45Je ne sais pas si c'est moral.
12:46Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que c'est une entreprise qui est bien gérée.
12:49L'État, lui, ne fait aucun effort.
12:51On me dit qu'il n'a pas les moyens.
12:52Qu'il commence par faire des économies et par se serrer la ceinture,
12:55par virer toutes ces agences qui ne servent à rien
12:59et qui produisent des rapports verbeux, qui ne servent à rien.
13:03Le commissariat au plan et leurs éducubrations à tous ces gens.
13:08Moi, j'en ai assez d'entendre la même chose depuis 50 ans.
13:11Quand l'État était bien géré, tout le monde suivait l'exemple.
13:15Aujourd'hui, l'État est mal géré.
13:16Plus personne ne suit l'exemple à part quelques super champions
13:20et que certains passent leur temps à avoir l'idée de taxer
13:23des gens qui ne connaissent rien à l'économie
13:26et qui ne font que de l'idéologie.
13:28Donc, continuons comme ça.
13:30Et les quelques champions qu'on a, ils vont partir à l'étranger.
13:33Et puis, on n'aura plus rien à taxer.
13:34Comme ça, on sera content, peut-être, monsieur ?
13:36Mais peut-être, peut-être.
13:37Merci beaucoup, mon cher Jean-Pierre, de nous avoir appelé ce matin au 0826 300 300.
13:41On a quand même entendu l'élément principal de votre pensée.
13:43À savoir, peut-être que l'État devrait balayer devant chez lui
13:46ou passer un petit coup de balai d'abord dans ses propres comptes en banque
13:49avant d'aller s'intéresser à ceux des autres.
13:51Je vous propose qu'on ait un mot de la fin juste après.
13:53Juste après avoir écouté Jean-Paul.
13:55Bonjour, Jean-Paul.
13:56Oui, bonjour, Maxime.
13:58Et bonjour à vos amie-t-il.
13:59Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, mon cher Jean-Paul.
14:02Comment vous regardez le débat qui nous a mis,
14:03mais qui a mis très enfin visiblement Jean-Pierre,
14:05qui nous a appelé depuis Marseille ?
14:06Je suis d'accord avec Jean-Pierre.
14:09Donc, ce que l'on entend est absolument indécent.
14:12À chaque fois, le réflexe, c'est taxe, impôts, taxe, impôts, taxe, impôts.
14:16On n'entend que ça, que ça, que ça.
14:18Nulle part, on entend parler d'économie.
14:21Jean-Pierre citait l'exemple des agences.
14:24On en a un millier, donc ça nous coûte dans les 110, 120 milliards par an.
14:29Donc, là, il y a déjà de l'argent à trouver.
14:32On prend l'immigration.
14:33L'immigration, ça nous coûte dans les 80 milliards.
14:36On prend la fraude sociale, pas fiscale.
14:39La fraude sociale, ça nous coûte dans les 70 milliards.
14:42On entend toutes ces évaluations.
14:44Et on ne voit rien qui est fait.
14:46Au contraire, on voit le gouvernement, l'année dernière,
14:48augmenter son train de vie,
14:50augmenter le fonctionnement de 25%.
14:52Donc, c'est absolument normal.
14:55Un ménage, quand il a des baisses,
14:59de revenus ou des problèmes,
15:00il commence à regarder là où il peut, effectivement, réduire.
15:04Et il ne va pas penser, effectivement,
15:07à aller cambrioler chez les autres.
15:10Parce qu'effectivement, aller piquer chez Total.
15:14D'ailleurs, je ne sais pas si on peut, effectivement,
15:17prendre beaucoup d'argent en Total.
15:18Parce que, si ma mémoire, le siège social de Total est aux Pays-Bas,
15:23donc, ça sent un peu le paradis fiscal de ce côté-là.
15:27Donc, c'est plus du verbiage,
15:31plus de l'idéologie.
15:33Et plus de la petite politique.
15:35Voilà.
15:36On a besoin d'actions, d'actions concrètes.
15:39Quand, moi, je fais le plein,
15:41je sais que j'ai une voiture hybride.
15:43Ma voiture, elle fonctionne avec 80% d'impôts
15:46et 20% de carburant.
15:48C'est une voiture hybride.
15:50Ça, c'est sûr.
15:50Et puis, on vous a entendu, vous aussi, Jean-Paul,
15:52cette volonté aussi de faire le tri,
15:54notamment dans les comptes de l'État,
15:56avec, là aussi, des arguments très intéressants.
15:58Merci beaucoup de vous avoir appelé, mon cher Jean-Paul,
16:00au 0826-300-300.
16:02Mot de la fin, vous concernant Nicolas Corato et Mathieu Hocq.
16:05Pour clore ce débat, quand vous entendez tous ceux qui disent
16:07« Ah, ça y est, là, les vieilles formules taxées, taxées,
16:10on a déjà fait, il faut faire autre chose. »
16:11Oui, je trouve que ce sont des vieilles formules également.
16:13Je renvoie la critique à vos auditeurs.
16:16Je pense qu'il faut qu'on regarde le sujet objectivement.
16:18Les entreprises doivent contribuer à l'effort national,
16:21quelles que soient, je veux dire, les conditions économiques,
16:24lorsque ces conditions nationales l'impliquent.
16:25Ça s'appelle faire nation, premièrement.
16:28Deuxièmement, Total n'est pas qu'un contributeur.
16:31Total reçoit de l'argent public.
16:32400 millions d'euros par an,
16:34entre les exonérations, le CIR, etc.
16:36Donc, Total bénéficie aussi de l'effort national,
16:39à lequel on lui demande de contribuer.
16:41Tout comme beaucoup d'entreprises,
16:42on a beaucoup parlé des fameux 200 milliards d'euros d'aides annuelles aux entreprises,
16:47il faut redire que l'argent public, aujourd'hui,
16:49subventionne, aide, soutient, et j'y suis favorable,
16:52nos entreprises, pour qu'elles deviennent,
16:54effectivement, qu'elles restent des champions, des leaders mondiaux.
16:56Mais ça veut dire, aujourd'hui, que lorsque, provisoirement,
16:58quand les circonstances t'exigent, on a besoin de ces entreprises,
17:01elles doivent aussi répondre à l'appel,
17:03et pas uniquement se cacher derrière l'impéritie de l'État,
17:07son côté dépensier.
17:08Non, l'État n'est pas que dépensier, l'État aussi,
17:10il organise la vie en société,
17:12et ce qu'il nous faut, aujourd'hui,
17:13c'est maintenir notre vie en société.
17:15Vous avez ouvert sur la crise sociale qui vient.
17:17Oui, la crise sociale vient,
17:19notamment parce que ce conflit risque de durer.
17:22On n'est pas en train de parler de la prise à la pompe la semaine prochaine.
17:25On est en train de parler de toute l'année qui vient,
17:27et qui est une année qui va être très difficile pour les Français.
17:30Les mots de la fin pour Mathieu.
17:31Très rapidement, si l'augmentation des impôts
17:34était synonyme de prospérité,
17:36la France serait le pays le plus prospère du monde.
17:37Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui, on le voit bien.
17:40Et l'enjeu, en vrai, me semble-t-il,
17:43sur ces questions de super-profit,
17:44c'est qu'on voit que ça crée des décalages.
17:46Et en fait, c'est la commission d'enquête de l'Assemblée nationale,
17:49encore elle-même, qui le disait.
17:50Si vous surévaluez à chaque fois, chaque année, les recettes,
17:53vous creusez nécessairement le déficit.
17:55C'est comme les fameuses taxes sur...
17:57Mais ça vaut pour les super-profits,
17:59ça vaut sur les taxes sur le tabac,
18:00ça vaut sur les taxes sur les entreprises,
18:03ça vaut sur toutes ces taxes-là qui sont surévaluées
18:06et qui, en cet après, créent du déficit.
18:08Et c'est ça, aujourd'hui, l'enjeu dans lequel on est.
18:10On a un déficit public qui file des déficits records.
18:12Merci beaucoup, mon cher Mathieu,
18:13secrétaire général adjoint du Think Tank,
18:15le millénaire,
18:15et mon cher Nicolas Corato,
18:17président fondateur du Think Tank,
18:18Place de la République,
18:19pour ce débat toujours courtois,
18:21mais enflammé, passionné et passionnant.
18:23J'aurai sans doute le plaisir de vous retrouver dimanche prochain.
18:25Dans un instant, c'est Jules Boscherini,
18:27pour où on en parle, à tout de suite.
Commentaires

Recommandations