- il y a 23 heures
Avec William Thay, Président du think tank “Le Millénaire” et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République”
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le Grand Matin Week-end, 7h10h, Maxime Liedot.
00:06Soyez les bienvenus dans votre Grand Matin du dimanche, on est ensemble jusqu'à 10h.
00:10Un numéro de téléphone, vous connaissez la ligne directe, elle s'appelle Aude et elle s'appelle 0826 300 300.
00:17C'est le standard, vous voulez nous interpeller, réagir au sujet qu'on va évoquer, qui concerne le ministre de
00:22la Justice, Gérald Darmanin.
00:24Première grande prise de parole après les municipales.
00:27Et vous le savez, les journalistes sont friands de bilans, des grandes voix de la majorité ou des grandes voix
00:31gouvernementales.
00:32Et bien c'est le rôle de Gérald Darmanin qui, je cite, se confie et qui envisage un sentiment très
00:37révolutionnaire électoral.
00:39C'est ce qu'il ressent dans la population. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce
00:41que vous ressentez la même chose ?
00:42Amis auditeurs, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'on va assister à un retour un
00:46peu des Gilets jaunes puissance 1000 ?
00:47Est-ce que ça veut dire que quand on voit aujourd'hui le prix à la pompe, quand on voit
00:50l'augmentation du prix de l'énergie,
00:52le travail qui paye de moins en moins, forcément la hôte du Père Noël qui est de moins en moins
00:56remplie,
00:57c'est-à-dire les comptes de l'État qui se vident progressivement,
01:00ça donne envie quand même non pas de prendre une fourche, mais de mobiliser et de signifier une certaine colère
01:04dans les rues ou autrement.
01:06Comment vous regardez ces choses-là ? Est-ce que Gérald Darmanin a raison de parler de ce sentiment pré
01:10-révolutionnaire électoral ?
01:11Amis auditeurs, vous avez la parole 0826 300 300.
01:19Et pour en parler comme chaque dimanche matin, bonjour mon cher Nicolas Corato.
01:22Bonjour Maxime, bonjour à tous.
01:24Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, président fondateur du think tank Place de la République et bonjour William
01:28T.
01:28Bonjour.
01:29Président du think tank Le Millénaire, messieurs, est-ce que Gérald Darmanin a raison ce matin,
01:35en une d'aujourd'hui en France et du Parisien, de parler d'un sentiment pré-révolutionnaire électoral ?
01:41Nicolas Corato.
01:42D'abord, vous avez raison de citer cette interview de Gérald Darmanin dans Le Parisien,
01:46qui est très intéressante et qui est assez étonnante.
01:48On n'avait pas l'habitude de l'entendre aussi directement, aussi franchement sur ces sujets.
01:55Alors c'est toujours intéressant de voir un homme plutôt de droite parler de révolution.
02:01On n'est pas habitué et on se demande ce qui se cache derrière.
02:05Alors il fait mine de préciser qu'il s'agit bien d'une pré-révolution électorale.
02:09Mais ce qu'on sent, c'est qu'il veut se situer comme un homme politique qui connaît le pays,
02:14qui connaît le sentiment réel de l'électorat et qui en fait, qui en tire les conséquences politiques.
02:21Je trouve son attitude assez maligne, assez intelligente.
02:28Positionnement droite sociale, positionnement près du peuple.
02:32Finalement, aller chercher sur les plates-bandes du Rassemblement National un électorat populaire
02:39qui ne se sont plus représentés ni par le bloc central, ni par la droite traditionnelle.
02:45Et on sent derrière Darmanin un Sarkozy beaucoup plus social de 2007.
02:51C'est-à-dire, c'est le Sarkozy qui parle à l'électorat d'extrême droite
02:56avec une ligne beaucoup plus sociale qu'identitaire.
03:01En tout cas, c'est ce qui ressort de cette petite interview.
03:03William T.
03:03Est-ce que Gérald Darmanin a raison, en tout cas, de s'inquiéter visiblement de ce sentiment pré-révolutionnaire ?
03:08Je suis d'accord avec ce qu'a dit Nicolas.
03:10En fait, quand on regarde la situation, on voit bien qu'on peut avoir une révolution de tous les côtés.
03:15Une révolution à gauche parce qu'ils considèrent qu'ils ont perdu l'exécution depuis longtemps
03:19et qu'ils veulent revenir au pouvoir et qu'ils sont prêts à tout pour y arriver.
03:22Il y a également une révolution auprès de l'électorat du Rassemblement National.
03:26Et quand vous regardez sociologiquement, c'est plutôt les classes populaires et les classes moyennes
03:29qu'on a marre du système sur lequel ils vivent depuis une quarantaine d'années
03:32et quel est le système sur lequel ils vivent depuis 40 ans.
03:34C'est-à-dire qu'en fait, quand on regarde de manière continue,
03:36les impôts ont été augmentés, les dépenses de l'État ont augmenté.
03:39C'est-à-dire que l'État prélève de plus en plus, l'État dépense de plus en plus.
03:42Pour autant, les Français se disent, pourquoi est-ce que les services publics ne fonctionnent pas ?
03:46Et où est-ce que passe notre argent ?
03:47Et pourquoi est-ce que notre pouvoir d'achat baisse de manière quotidienne ?
03:50Et ensuite, il y a également une révolution au sein du bloc central aussi
03:53parce qu'il considère qu'Emmanuel Macron n'a pas mené la révolution qu'il devait accomplir
03:56et que finalement, il devait mener une grande révolution libérale
03:59qu'il n'a pas réussi à mettre en place
04:00parce que finalement, il est resté sur le même paradigme qui était sur le prédécesseur.
04:03C'est-à-dire qu'en fait, on continue à peu près sur le même système qu'il y avait.
04:06Et donc, en fait, tous ces gens-là sont plutôt déçus
04:07et tous ces gens-là sont prêts à confier le pouvoir à un représentant
04:11pour qu'il puisse mener la révolution, non pas de la France,
04:13mais la révolution de son camp.
04:15Je pense qu'il y a un électorat révolutionnaire de gauche,
04:17il y a un électorat révolutionnaire de droite et du rassemblement national.
04:20Mais qui n'attend pas les mêmes choses.
04:23Et une révolution au sein du bloc central
04:25qu'on a marre en fait de payer pour tout le monde.
04:27Je vois Nicolas Corato sourire.
04:29Développez votre argument avec ce sourire malicieux.
04:32Mais j'ai toujours beaucoup d'affection
04:35quand j'entends un homme de droite parler de révolution.
04:38Encore une fois, c'est des choses qui n'arrivent pas tous les jours.
04:41Mais pour revenir à Darmanin...
04:42Nicolas Sarkozy avait bien cité Gramsci.
04:44Oui, Nicolas Sarkozy citait Gramsci.
04:46Emmanuel Macron a écrit un livre, Révolution.
04:49Tous ces gens-là citent Jaurès à n'en plus finir.
04:51Mais finalement, personne ne veut appliquer le programme de tous ces personnages.
04:55On a bien fait l'éloge de Lionel Jospin il y a encore quelques jours.
04:58J'en déduis que la gauche est encore utile,
05:01y compris peut-être plus aux gens de droite qu'aux gens de gauche.
05:03Mais, je referme la parenthèse,
05:05moi ce qui m'a intéressé dans cette interview de Darmanin,
05:09pour revenir sur ce que disait William,
05:11c'est qu'il invoque aussi la paix civique.
05:13Ça fait longtemps qu'on n'a pas entendu ce mot
05:16dans la bouche d'un homme politique du bloc central ou de droite.
05:19On a eu un président de la République qui est très clivant
05:23et qui d'ailleurs a appuyé sur les clivages
05:24et ne cessé d'insister sur les clivages.
05:28On a eu quand même un ministre de l'Intérieur,
05:29M. Retailleau, qui parlait des Français de papier.
05:32Et là, on a un ministre de la Justice,
05:35garde des Sceaux,
05:35qui invoque trois objectifs,
05:38parmi lesquels la paix civique.
05:40C'est-à-dire l'idée d'apaiser le pays
05:42et l'idée de prendre en compte
05:44tous ces sentiments pré-révolutionnaires
05:46pour essayer d'en faire la synthèse
05:48et de trouver une solution, un projet commun
05:49qui permette d'apaiser aussi ce sentiment pré-révolutionnaire.
05:53Ce qui est intéressant parce que c'est un sujet
05:55et un thème qui n'est porté par aucun autre,
05:58pour l'instant, des supposés candidats à la présidentielle.
06:01Mais alors, s'il y a, c'est vrai,
06:02beaucoup d'intérêt dans ces interviews,
06:04comme assez souvent, faut-il le souligner,
06:07quand même assez de bon sens
06:08dans les propos de Gérald Darmanin,
06:09est-il le mieux à même de les porter ?
06:11J'ai le souvenir d'une phrase de Bruno Retailleau
06:14il y a deux jours,
06:15c'était dans le Figaro ce vendredi,
06:17qui affirmait que n'importe quelle personne
06:19qui oserait aller en 2027
06:21avec une étiquette macroniste sur le front
06:23serait, je cite, discréditée aux yeux des Français.
06:26Est-ce que vous considérez que cette affirmation est exacte,
06:28mon cher William Thé,
06:29ou est-ce que Gérald Darmanin a été suffisamment malin
06:32pour que cette étiquette ne soit que temporaire
06:34ou en tout cas facilement supprimable du front ?
06:36Moi, je pense que vous avez deux questions
06:37dans ce que vous dites,
06:39c'est est-ce qu'un macroniste peut gagner l'élection présidentielle ?
06:41Moi, au départ, je pensais comme Bruno Retailleau
06:43et maintenant, je ne pense pas du tout.
06:44Au départ, je pensais qu'un macroniste
06:46ne pouvait pas succéder à Emmanuel Macron,
06:47mais de toute façon, comme la plupart,
06:49et du coup, je vais répondre à vos deux questions en même temps,
06:51ils sont tellement éloignés d'Emmanuel Macron,
06:53ils lui ont tellement tiré dessus,
06:54que je pense qu'ils apparaissent quasiment plus
06:56comme éloignés avec Emmanuel Macron,
06:58notamment, je pense au premier d'entre eux,
06:59qui est Édouard Philippe.
07:00Quand vous prenez Édouard Philippe,
07:01c'est quand même celui qui a demandé
07:02la démission du président de la République,
07:04c'est celui qui s'est fait,
07:05on va le formuler comme ça,
07:06viré comme un malpropre en 2020.
07:08Donc, en fait, un peu comme Nicolas Sarkozy
07:11avec Jacques Chirac,
07:11il apparaît finalement comme un opposant à Emmanuel Macron,
07:16politique, mais vis-à-vis des Français,
07:17il apparaît comme celui qui s'est opposé
07:18à Emmanuel Macron en premier,
07:19celui qui a perdu son poste de Premier ministre
07:20pendant le Covid,
07:21et donc, je ne pense pas que,
07:22même s'il a été Premier ministre de Macron,
07:24que les gens se disent qu'il va mener
07:25exactement la même politique qu'Emmanuel Macron,
07:27même s'il y a très peu de différence.
07:28Non, mais l'étiquette,
07:28et on n'est pas en période électorale,
07:29mais l'étiquette macroniste,
07:31et puis même l'étiquette 80 km heure,
07:32l'étiquette du Covid,
07:33où pour beaucoup de Français,
07:34ça reste quand même, au bout d'un moment,
07:36une étape qui a été difficile et pénible.
07:37Moi, je pense que le monde d'avant Covid
07:39n'existe quasiment plus pour l'ensemble des Français.
07:40C'est mon avis.
07:41Donc, tout ce qui est 80 km heure,
07:43c'est un vieux souvenir,
07:44mais la haine ou la colère, je sais.
07:46Je pense que ça ne marchera pas.
07:47Et sur Gérald Darmanin,
07:49certes, il a été ministre d'Emmanuel Macron,
07:51il a été macroniste,
07:52mais en fait, son ADN politique
07:54est quand même sensiblement différent
07:55d'Emmanuel Macron.
07:56Donc, je ne sais pas si les gens
07:57vont se dire automatiquement
07:59qu'il va mener la même politique
08:00qu'Emmanuel Macron.
08:01Ce n'est pas le même cas, par exemple,
08:02que si vous avez quelqu'un comme Attal.
08:04Oui, qui est vraiment
08:05le produit chimiquement pur du macronisme.
08:07C'est exactement ça.
08:07Lui, il a la même ligne politique
08:08qu'Emmanuel Macron.
08:09Il veut dépasser le clivage gauche-droite.
08:10Tout en se positionnant exactement
08:11sur la même chose.
08:13Physiquement, il incarne même
08:13ce que c'est qu'un macroniste.
08:15Quand vous dites ce que c'est qu'un macroniste,
08:16mais en gros, c'est quelqu'un
08:17qui a travaillé dans le Conseil
08:18qui ressemble à Accent-Gabriel Attal.
08:19En fait, finalement,
08:20pas de chance pour lui.
08:21Et quelqu'un qui continue
08:22la même politique.
08:23Et je pense que sa question,
08:24ce n'est pas
08:24est-ce qu'un macroniste peut être élu ?
08:25Est-ce que quelqu'un
08:26qui porte la même politique
08:27qu'Emmanuel Macron
08:28peut être élu ?
08:28Ça, non.
08:29Mais quelqu'un qui a été
08:30comptable du bilan d'Emmanuel Macron,
08:32je pense qu'il peut s'en sortir.
08:330,826, 300, 300.
08:35Est-ce que, comme le ministre
08:36de la Justice,
08:37Gérald Darmanin,
08:38vous vous inquiétez,
08:39vous observez un sentiment
08:40très révolutionnaire électoral ?
08:42C'est la question qu'on se pose
08:43jusqu'à 9h.
08:44Avec vous, ami auditeur,
08:45Nicolas Corato,
08:45sur cette étiquette macroniste.
08:47Est-ce qu'en effet,
08:49elle ne devrait pas inquiéter
08:50quand certains disent
08:51qu'elle pourrait discréditer
08:53un candidat ?
08:54Vous qui parlez de paix civiques,
08:55est-ce que cette étiquette
08:56peut empêcher un bulletin
08:57dans l'urne, vous pensez ?
08:58C'est une question difficile.
09:00Je crois que les Français
09:00n'aiment pas les traîtres.
09:02Et pourtant, parfois,
09:03ils les élisent
09:04aux plus hautes responsabilités.
09:05C'est ce que j'allais vous dire.
09:06Donc, il y a le paradoxe
09:07et le French paradoxe.
09:08C'est-à-dire qu'on n'aime pas
09:10ceux qui crachent dans la soupe,
09:12mais on peut manger la soupe
09:15avec eux ensuite,
09:16une fois qu'ils ont craché dedans.
09:18Donc, ça, c'est le paradoxe
09:19que nous avons,
09:19nous, peuples très politisés aussi,
09:21d'aimer finalement
09:23les renégats,
09:24ceux qui plantent des couteaux
09:25dans le dos.
09:26Il faut justifier.
09:26Voilà, il y a un côté
09:27un peu Alexandre Dumas.
09:29On adore ces récits.
09:30On adore tuer le père
09:31au bout d'un moment
09:31et on aime bien ces figures-là.
09:32Oui, il y a ça.
09:33Après, politiquement,
09:34le vrai sujet,
09:34c'est pour quoi faire ?
09:36Vous parliez d'étiquette.
09:39La synthèse de l'interview
09:41de Darmanin,
09:42c'est qu'on voit
09:42un homme politique
09:43qui a un positionnement
09:45et qui réfléchit,
09:46qui est intelligent
09:47sur son positionnement.
09:48On reste un peu
09:49sur notre fin
09:49à la fin de l'interview.
09:50On voudrait en savoir plus
09:51sur le projet qu'il porte
09:52pour la France
09:53et notamment descendre
09:54un peu dans le détail,
09:55par exemple,
09:55sur le projet économique
09:56et social,
09:57pas simplement
09:57sur les projets régaliens.
09:59Non mais, pardon,
10:00excusez-moi de dire
10:01que c'est un sujet
10:02qui intéresse les Français.
10:03Et quand vous parlez...
10:04C'est plus dur pour lui
10:05de le synthétiser.
10:07Oui, mais vous ne pouvez pas
10:07parler de sentiments
10:08pré-révolutionnaires électoraux
10:09sans vous pencher
10:11sur les causes
10:12de ce sentiment
10:13pré-révolutionnaire électoral
10:14s'il existe bien.
10:16Et parmi ces causes,
10:17pardonnez-moi de le dire,
10:18les sujets économiques
10:19et sociaux
10:20sont parmi les plus prégnants.
10:22Et moi,
10:23je reste sur ma faim
10:25à chaque fois que j'entends
10:25un macroniste
10:26ou un homme de droite,
10:28pour moi,
10:28c'est un peu les mêmes,
10:30sur leur projet économique
10:32et social
10:32pour la France.
10:33Et je pense que
10:34nos auditeurs,
10:35vos auditeurs,
10:36aujourd'hui,
10:36ils pensent plus
10:37au prix à la pompe,
10:38à l'inflation
10:39qui vient au pouvoir d'achat
10:40qu'au sujet un peu régalien
10:42qui sont posés
10:43les uns par les autres
10:44sur la table.
10:45Le régalien,
10:45c'est assez facile
10:46à traiter.
10:47Le régalien,
10:48on en appelle aux compétences
10:50de l'État
10:50et on peut appuyer
10:51sur les boutons
10:52plus ou moins forts.
10:53Et puis ensuite,
10:53c'est une question
10:54de positionnement politique.
10:56L'économique et le social,
10:57c'est une question
10:58de choix politique.
10:59Est-ce que le politique,
11:00aujourd'hui en France,
11:01veut reprendre la main
11:02sur l'économique ?
11:03Est-ce que le politique
11:04veut diriger l'économie ?
11:05C'est ça le sujet.
11:06Et c'est un des sujets
11:07qui est prégnant
11:08au sein, effectivement,
11:10de ce sentiment
11:10pré-révolutionnaire français.
11:120,826, 300, 300,
11:13est-ce que vous craignez
11:14un sentiment
11:15pré-révolutionnaire électoral ?
11:17À la lecture de l'interview
11:18de Gérald Darmanin,
11:19de mon côté,
11:19je me suis dit,
11:20ça fait combien de temps
11:22qu'on nous promet à nouveau
11:23l'agacement des Français,
11:25la révolution des Français,
11:26la manifestation
11:27de la colère des Français ?
11:28Alors, une fois,
11:29ça a été Nicolas Kippé,
11:30une fois,
11:30ça a été les gilets jaunes.
11:32Bon, ça a tellement bien marché
11:33que ça n'a absolument
11:33rien changé.
11:34Je veux dire,
11:35combien de fois
11:35on nous a promis,
11:36si vous voulez,
11:36alors ça a été
11:37pendant les manifestations
11:38agricoles qu'on a connues
11:39en cette fin,
11:40en ce tout début d'année,
11:41ça a été les Français
11:42qui aiment tellement
11:43leurs agriculteurs
11:44qui vont se joindre à eux.
11:45Bon, il n'en a rien été.
11:46Est-ce qu'on n'est pas devenu
11:47en fait un petit peuple aussi
11:49et il faut la nette
11:49de pantoufleurs ?
11:50Il y a un peu de ça,
11:52mais en fait,
11:54souvent,
11:54et puis le contexte
11:55est un peu différent aussi,
11:56c'est-à-dire qu'à l'époque,
11:57on avait souvent
11:58des sentiments pré-évolutionnaires,
12:00mais le jeu politique
12:01était figé.
12:02Là, aujourd'hui,
12:03moi, je pense qu'en fait,
12:03le sentiment pré-évolutionnaire
12:05que donne Gérald Darmanin,
12:06il ne permet pas
12:07une révolution politique,
12:08il permet, je pense,
12:09qu'il a bien ciblé
12:10une révolution électorale.
12:12C'est-à-dire qu'en fait,
12:12vous allez avoir des personnes
12:13qui peuvent émerger
12:14politiquement au sein
12:15de chaque bloc
12:16pour celui qui sera
12:16le plus audacieux
12:17et le plus aventureux
12:19politiquement.
12:19Et je pense que ça va se jouer
12:20sur le combat d'idées,
12:21sur celui qui aura le plus
12:22la capacité à incarner
12:23la volonté de changement
12:24au sein de chaque bloc.
12:25C'est-à-dire que
12:26quand vous prenez chaque bloc,
12:26qu'on va synthétiser,
12:28c'est pour ça que Bardella
12:29est devant Marine Le Pen,
12:30parce qu'en fait,
12:30Marine Le Pen,
12:31quand on regarde
12:32son programme politique,
12:33notamment sur le plan
12:33économique et social,
12:34il n'y a pas de rupture
12:35avec ce qui se passe actuellement.
12:37Par contre, Bardella,
12:38il y a le sentiment
12:38auprès des électeurs
12:39de droite radicale
12:40et de droite
12:40qui va incarner un changement
12:41qui va être beaucoup plus puissant.
12:43Au sein de la gauche,
12:44celui qui est plutôt en tête,
12:45c'est plutôt Mélenchon.
12:46Pourquoi ?
12:46Parce que c'est Mélenchon
12:47qui propose le programme
12:48le plus aventureux
12:49et le plus révolutionnaire
12:50au sein de ce bloc-là.
12:51La rupture,
12:52on y revient.
12:52Et moi,
12:53je pense que Gérald Darmanin
12:54a bien ciblé,
12:55c'est-à-dire qu'au sein
12:55du bloc central
12:57jusqu'à la droite,
12:58socle commun en sens élargi,
13:00je pense que celui
13:00qui sortira en tête
13:01de ce socle commun,
13:02c'est celui qui va proposer
13:03une révolution
13:04qui va correspondre
13:04à ce qu'attend
13:05ce bloc de 30% des électeurs
13:07qui, eux,
13:08souhaitent une seule chose,
13:09c'est-à-dire qu'ils disent
13:10à peu près la même chose,
13:11il y en a marre
13:11que ce soit à peu près
13:12les mêmes qui payent,
13:13pourquoi est-ce qu'il y a
13:13uniquement 10% des Français
13:14qui payent 77%
13:21la France des actifs
13:22contre la France des assistés,
13:23la France qui paye
13:24pour tout le monde
13:25contre la France
13:25qui profite du système actuel.
13:27Et je pense que ceux-là
13:28attendent ce que n'a pas fait
13:29Emmanuel Macron en 2007
13:30en écrivant pourtant
13:31un livre évolution,
13:32c'est-à-dire un véritable
13:32changement économique et social
13:33pour tourner la page du socialisme.
13:35des changements concrets.
13:36Vous y croyez à cette thèse,
13:37Nicolas Corato ?
13:37Je vous voyais là aussi
13:38dubitatif.
13:39Non, parce que moi,
13:40je n'aime pas qu'on parle
13:40des assistés.
13:41Je pense qu'il n'y a pas d'assistés.
13:42Il y a des gens
13:43qui ont besoin d'aide
13:44et on est tous potentiellement
13:47ce que William appelle
13:48un assisté.
13:48Et je ne lui souhaite pas
13:50de le devenir un jour,
13:51mais si jamais,
13:52malheureusement,
13:52ça devait arriver,
13:53je souhaite que les services publics
13:54soient à la hauteur
13:55du besoin que tu exprimeras
13:56à ce moment-là.
13:58Moi, je pense que le vrai sujet
13:59et un sujet dont on ne parle jamais,
14:01c'est que les Français
14:02sont des électeurs éructants,
14:03ils sont des électeurs changeants,
14:04ils ont raison de l'être.
14:05Ce sont aussi
14:06les plus grands épargnants
14:07du monde occidental.
14:08On en parlait tout à l'heure.
14:09Et que le taux d'épargne
14:11étant ce qu'il est en France,
14:12quand un électeur vote,
14:14il faut aussi qu'il pense
14:15à son épargne.
14:17Et est-ce que les Français
14:18sont prêts à se faire peur
14:19jusqu'à voter
14:20pour des représentants
14:21qui pourraient,
14:23éventuellement,
14:24remettre en cause
14:24la garantie de leur épargne ?
14:26Et c'est un vrai sujet,
14:27c'est une vraie limite
14:28dont on parle rarement.
14:30Ceux en place
14:30ont déjà montré
14:31quelques tentations
14:32à plusieurs reprises.
14:32Mais c'est l'éléphant dans la pièce.
14:34On peut avoir
14:35des idées révolutionnaires
14:37et nous sommes
14:37un peuple révolutionnaire.
14:39Nous sommes aussi un peuple,
14:40je ne dirais pas pantouflard,
14:41mais épargnant.
14:43Et nous sommes un peuple
14:44qui a beaucoup épargné.
14:45Et donc,
14:45entre la révolution
14:48et l'épargne,
14:48il faut choisir,
14:49M. Maxime.
14:50Non, mais ça,
14:51je sais bien
14:51qu'il faut choisir.
14:52Mais est-ce que vous n'êtes pas d'accord
14:53que vous vous en amusez
14:55depuis le début de cette conversation,
14:56c'est bien normal,
14:57sur le mot révolution ?
14:58On vit dans un imaginaire
14:59de pays capables de révolution.
15:01Mais regardez,
15:02toutes les fois,
15:03on aurait dû
15:03ou beaucoup de commentateurs
15:05et plutôt expérimentés
15:06à ces fins de la vie politique
15:07et de la vie civique française
15:09disaient,
15:09ah là,
15:10il faut faire quand même attention,
15:11rappelez,
15:11chaque septembre,
15:12on refait le coup
15:12de septembre noir
15:14et je ne parle pas
15:14des quelques professions
15:16qui ont tendance
15:17à largement manifester,
15:18mais les Français,
15:19il y a eu les gilets jaunes,
15:20même les gilets jaunes,
15:21c'était un mouvement impressionnant,
15:23mais ça n'a pas été
15:24le grand avènement non plus.
15:25Oui, mais une révolution,
15:26ça ne se prévoit pas.
15:27Non.
15:27Une révolution,
15:28ça surprend tout le monde.
15:29Est-ce que nous sommes encore
15:31un peuple capable de ça ?
15:32C'est une véritable interrogation.
15:34Ah, moi, je le pense.
15:35Je le pense.
15:36La question, c'est quand ?
15:37Tu as bien dit,
15:38en plus pourtant,
15:39t'as bien répondu.
15:39Comme on a beaucoup de retraités,
15:41comme on a beaucoup d'épargnants,
15:42moi, je pense que tu as raison dessus,
15:44comme on a beaucoup de retraités,
15:45on a beaucoup d'épargnants,
15:46ce n'est pas possible
15:47d'avoir une grande révolution
15:47parce que les gens
15:48ne veulent pas d'aventure.
15:49C'est-à-dire que vous n'aurez pas
15:50de Trump
15:50ou des phénomènes similaires
15:52qui provoquent non pas,
15:53ce n'est pas la question
15:54d'une politique de Trump,
15:54c'est la question de l'incertitude.
15:56C'est pour ça qu'on aura plutôt,
15:57moi, je pense,
15:58toujours en fait,
15:59la même ligne,
16:00le même système en place,
16:01avec les mêmes idées.
16:09Et les entreprises,
16:10c'est ça qui pourra passer,
16:11en fait, d'un point de vue.
16:11Donc, est-ce que vous croyez,
16:12parce que c'est à la une,
16:14c'est à la une,
16:15en effet,
16:15ça, c'est peut-être bardé là,
16:17est-ce que vous croyez,
16:18parce que c'est la une aussi
16:19de la tribune du dimanche
16:20à ce grand appel
16:22de 90 personnalités
16:23du monde politique,
16:24des parlementaires,
16:25des anciens ministres
16:26qui disent,
16:27en fait, il faut le rassemblement
16:28de la droite et du centre,
16:29c'est la seule solution
16:30qu'on aura aujourd'hui
16:31pour faire barrage aux extrêmes.
16:32Cette théorie,
16:33qui est que la droite
16:34et le centre réunis
16:35pourront empêcher
16:36l'avènement d'un extrême,
16:37que ce soit à droite
16:38ou à gauche, d'ailleurs.
16:39Est-ce que c'est encore
16:40crédible aujourd'hui,
16:41Nicolas Corato ?
16:42Encore une fois,
16:43c'est pour faire quoi ?
16:43C'est quoi le projet ?
16:45Les Français sont pas d'autres...
16:45Globalement, la même chose,
16:46je pense.
16:47Oui, mais c'est quoi la même chose ?
16:48On ne sait même pas
16:49ce qu'on fait actuellement.
16:50Quelle est la ligne directrice
16:51de ce gouvernement,
16:52le corps nu,
16:52vous savez, vous ?
16:53C'est survivre.
16:54Non, mais à part attendre
16:56que mars 2027
16:57arrive tranquillement...
16:58Avril, avril.
16:59Avril, pardon,
16:59oui, avril 2027.
17:00J'avance un peu,
17:01c'est l'heure d'été.
17:04Mais quel est le projet ?
17:06Donc tout ça,
17:07c'est des histoires d'appareils,
17:09c'est ce que Darmanin
17:10appelle la tambouille politicienne.
17:11Je pense que ça parle à personne.
17:13Le vrai sujet,
17:14c'est qu'est-ce qu'on fait
17:16comme projet ?
17:16Et j'ai l'impression
17:16que les Français,
17:17de plus en plus,
17:18scrutin après scrutin,
17:19en tout cas,
17:20dessinent quelque chose
17:21qui est le retour
17:22d'un vrai clivage gauche-droite.
17:24Et vous parliez de Bardella
17:25et qu'il faut aussi clarifier,
17:26y compris dans le camp
17:28du Rassemblement National.
17:29Il y a dans le camp
17:30du Rassemblement National,
17:31il y a une politique,
17:32il y a des politiciens libéraux
17:34et puis il y a des politiciens
17:35plus keynésiens,
17:37on va dire.
17:38Il faut le dire,
17:39il faut le reconnaître.
17:40Quelle est la ligne
17:41qui l'emportera ?
17:42Et je pense que cette clarification,
17:43le mot qu'adore
17:44le Président de la République,
17:46elle est utile
17:46dans tous les camps.
17:48Moi, je ne crois pas
17:49à des alliances
17:51uniquement médiatiques
17:52à l'occasion d'une tribune.
17:53Tout ça, c'est de la posture,
17:54le vrai sujet,
17:55c'est le projet
17:55qu'on présente aux Français.
17:56Le bloc de la droite
17:57et du centre
17:57a une chance
17:58de gagner l'élection présidentielle,
17:59non pas parce qu'ils seront unis
18:00et parce qu'en fait,
18:01ils vont proposer
18:02un projet de changement
18:03par rapport à ce qui s'est passé
18:04ces dix dernières années
18:05avec Emmanuel Macron.
18:06S'ils disent qu'on veut
18:07continuer comme ce qui s'est passé
18:08avec deux messages simples,
18:10on veut faire rempart au RN,
18:12on fait rempart à LFI
18:13et en fait,
18:14Emmanuel Macron,
18:15ce n'était pas si mal,
18:15ils vont perdre.
18:16Si par contre,
18:17ils disent,
18:17on a compris ce qui s'est passé,
18:19c'est ce qu'ils disent.
18:19C'est pour ça que pour l'instant,
18:20ils vont perdre.
18:22Si par contre,
18:22ils disent,
18:23nous, on va proposer
18:24un projet de changement,
18:28toutes les réformes libérales
18:29et sociales qu'il n'a pas mises en place,
18:31toutes les réformes
18:31sur l'autorité de l'État,
18:33la limitation des flux migratoires,
18:34sur le fait de restaurer
18:35la puissance française,
18:37s'ils proposent un projet comme ça,
18:38je pense qu'un candidat
18:39qui sort de ce camp-là
18:40peut gagner.
18:40Mais pour ça,
18:41il faut tourner la page
18:42de ce qu'a fait Emmanuel Macron
18:43qui n'a pas fait
18:44que des mauvaises choses,
18:45mais en tout cas,
18:45ces dernières années
18:46laissent penser
18:47qu'il n'était pas
18:48dans la bonne direction.
18:48Et donc, je pense
18:49qu'un candidat de droite et centre
18:50peut gagner s'il dit,
18:51on va faire une révolution libérale
18:53sur le plan économique et social,
18:55on va restaurer
18:56l'autorité de l'État
18:56et on va faire en sorte
18:57qu'en termes de politique étrangère,
18:59on ne changera pas
18:59tous les quatre matins
19:00en fonction du sens du vent
19:01et en fonction des volontés médicales.
19:02Ça, c'est un gouvernement de droite.
19:05Chacun ses points de vue, messieurs.
19:06Comme Gérald Darmanin,
19:07observez-vous un sentiment
19:08pré-révolutionnaire électoral.
19:10Eh bien, il y a un peu de partage,
19:11il y a un peu de discussion
19:12sur le site sudradio.fr,
19:13l'application et les réseaux sociaux.
19:15Oui, à 59% en accord
19:16avec Gérald Darmanin,
19:17non à 41%.
19:18Je vous remercie, William Thier,
19:20d'avoir été avec nous ce matin
19:21président du Think Tank
19:22Le Millénaire
19:22et merci à vous,
19:23mon cher Nicolas Corrato,
19:24président fondateur du Think Tank
19:25Place de la République
19:26d'avoir pris le café avec nous ce matin.
19:28Il est 8h53 dans un instant.
19:30C'est Rullio Boschirini,
19:31comme on l'appelle dans le métier,
19:32qui vient pour en en parler.
19:34Là, croyez-moi,
19:36vous avez l'habitude
19:36que dans cette matinale,
19:37on parle de nourriture,
19:38mais ce qu'on va vous présenter
19:39dans un instant,
19:40c'est au-delà de la dépression,
19:42c'est au-delà du dépit,
19:43c'est au-delà de tout.
19:43Petite surprise dans un instant.
19:45A tout de suite.
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