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  • il y a 1 jour
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République et Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank “Le Millénaire”



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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-02-15##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10h, Maxime Liedot.
00:30En tout cas, des engagements pacifiques, certes classés très à droite, mais qui a connu, non pas, contrairement à ce
00:35qu'on a dit, une mort suite à une bagarre à une RICS, mais qui a bien et bel été
00:40tout simplement lynchée en pleine rue.
00:43Et c'est le média et c'est la chaîne TF1 qui nous a montré les images dans l'un
00:47de ses journaux hier.
00:48Donc, on a très vite balayé l'histoire d'un règlement de conduit RICS qui aurait mal tourné ou d
00:52'une bagarre.
00:53Ça a bel et bien été identifié et pensé et visiblement, ça a abouti à ce qui a été recherché.
00:59D'ailleurs, même son avocat parle dans un communiqué de presse hier soir d'une volonté de tuer qui est
01:04quand même très peu évitable au regard des images.
01:07C'est le débat qu'on va avoir parce que tous les politiques à peu près ont réagi, que ce
01:10soit de l'extrême gauche à l'extrême droite, en passant également par le président de la République.
01:14L'ancien président de la République, également François Hollande, appelle à un pays qui demande absolument de l'apaisement.
01:19Emmanuel Macron, le président actuel, qui parle qu'aucune idée ne mérite un tel niveau de violence en France.
01:25On va avoir ce débat avec vous au 0826 300 300, mais aussi une idée qui commence à apparaître dans
01:30le débat public,
01:31qui est qu'au vu de certaines milices et des agissements qu'on a pu apercevoir à Lyon, comme dans
01:35d'autres villes, ce n'est pas seulement un sort réservé à Lyon,
01:39doit-on classer certaines milices comme des groupes terroristes ?
01:42C'est notamment Marine Le Pen qui, après ce drame, a réagi en demandant cela.
01:45Est-ce qu'on doit plus largement dissoudre toutes ces organisations ?
01:48En tout cas, c'était par exemple la volonté du nouveau candidat à l'élection présidentielle, Bruno Rotaillot.
01:53En tout cas, on se la pose avec vous, auditeur de Sud Radio 0826 300 300.
01:56Est-ce que certaines milices doivent être classées comme des groupes terroristes ?
02:01C'est le débat qui nous occupe, et c'est le débat de ce dimanche.
02:08Bonjour mon cher Nicolas Corato. Bonjour Maxime.
02:10Président fondateur du Think Tank, Place de la République.
02:13Et bonjour Mathieu Hauck.
02:14Bonjour Maxime. Bonjour Nicolas.
02:15Secrétaire général du Think Tank, le millénaire.
02:18On va bien sûr essayer de réfléchir ensemble à ce qui s'est passé du côté de Lyon,
02:22mais également aux différentes réactions politiques qui ont pu aussi provoquer de vifs débats.
02:27Première réaction d'abord, comment, après le minimum de recul que l'on peut avoir
02:31sur ces premières images diffusées, sur ces premières théories,
02:34qui quand même depuis de nombreuses heures maintenant envahissent les réseaux sociaux et les journaux,
02:37comment vous avez réagi ?
02:38Quel est le premier regard que vous portez sur ce sujet, Nicolas Corato ?
02:42C'est un regard à la fois médusé et une forme de colère.
02:47C'est-à-dire que, pour moi, la violence ne doit pas avoir la place dans le débat public,
02:53ni dans le débat politique.
02:54D'ailleurs, on se demande si ce qui s'est passé à Lyon relève vraiment de la politique.
02:59Je pense qu'on doit s'inquiéter de cette forme de radicalisation qu'on a déjà dénoncée ici
03:05et qui a lieu dans tous les camps politiques.
03:08Je veux dire, que ce soit à l'extrême gauche ou à l'extrême droite,
03:12il y a un climat dans ce pays et l'assassinat de Quentin démontre qu'il y a un débat,
03:19un climat dans ce pays qui est très dangereux, très inquiétant.
03:23Et moi, je me réjouis que le président de la République ait tout de suite appelé au calme
03:27et qu'au plus haut niveau de l'État, on se soucie effectivement de la concorde civile
03:33parce que c'est de ça qu'il est question.
03:35Et puis, il y a aussi quelque chose d'étonnant.
03:36On a vu au même endroit, quelques heures après seulement,
03:40à nouveau des affrontements, des rixes, des gens cagoulés, des gens armés,
03:44essayant de mettre, pour parler un peu vulgairement, le bordel dans les rues.
03:47Images qui ont étonné à la suite, bien sûr, de celle de Quentin et du lynchage en règle.
03:51Vous, Mathieu, quelles ont été aussi vos premières réactions, vos premières pensées
03:55quand vous avez, j'imagine, découvert ces images médusées ?
03:58Déjà, mes premières pensées vont à la victime, nécessairement,
04:01qu'importe son bord politique, qu'importe ses opinions.
04:03Comme elle a dit le président de la République,
04:05aucune idée ne mérite un tel lynchage.
04:08En République, aucune cause, aucune biologie ne justifieront jamais.
04:11En République comme en démocratie, on choisit de régler nos différents politiques
04:15par le débat public, par le vote, par la démocratie et par le débat.
04:21Alors là, c'est tout sauf du débat, on est sur des gens qui ont une véritable volonté
04:24d'abattre certaines idées qui ne correspondent pas aux leurs.
04:28Et donc, mes premières pensées vont voir la victime.
04:30Ensuite, après, effectivement, ma deuxième remarque, comme Nicolas,
04:33c'est de se dire qu'aujourd'hui, on est dans un pays où les fractures sont tellement profondes,
04:38d'un point de vue politique, mais pas seulement d'un point de vue également social, etc.,
04:42qu'on a un niveau de violence qui s'exerce en dehors de la sphère politique,
04:46qui est très, très important.
04:47Et moi, je prends souvent cet indicateur, c'est le nombre de fichiers S pour opinion politique.
04:53On a aujourd'hui dans notre pays à peu près 6500 fichiers S pour la mouvance ultra-gauche
04:59et un peu moins de 2000 fichiers S pour la mouvance ultra-droite.
05:03Ça fait quand même plus de quasiment 10 000 personnes dans notre pays
05:06qui veulent, en tout cas, prendre le pouvoir ou influencer la politique
05:13d'un point de vue de manière différente que d'un point de vue des voies démocratiques.
05:18Ça dit quand même beaucoup aujourd'hui aussi du poids de l'ultra-gauche dans notre pays.
05:23Une ultra-gauche qui, malheureusement, dans notre pays, a tué déjà.
05:27Je prends toujours cet exemple-là.
05:28Voilà la mort du président Sadi Carnot en 1894, mort par un terroriste, pour le coup anarchiste.
05:36Et elle l'a tuée dans notre pays.
05:38Et là, elle tue encore aujourd'hui avec le pauvre Quentin.
05:41Ce que vient de dire Mathieu, que Nicolas Corato est intéressant.
05:43Est-ce qu'il faut aller jusqu'à dire, comme certains le font,
05:46c'est d'ailleurs la une d'un média ce matin du JDD qui dit
05:49« L'extrême-gauche tue ».
05:50Est-ce qu'il faut se permettre de faire certaines généralités ?
05:52Est-ce qu'il faut aller jusque-là ?
05:53Est-ce qu'il faut accepter de dire que peut-être que dans certains rangs de partis politiques,
05:57à l'extrême-droite comme à l'extrême-gauche,
05:59oui, il y a des militants qui, aujourd'hui, atteignent des postes, en plus, plutôt importants,
06:03qui veulent tuer et qui ont, en tout cas, dans leur ADN politique, la violence ?
06:07La violence en politique, ce n'est pas nouveau.
06:11Vous avez rappelé l'assassinat du président Sadi Carnot
06:14et le mouvement anarchiste de la fin du 19e et du 20e siècle.
06:17Mais on pourrait aller encore plus loin dans l'histoire.
06:20La violence dans les extrêmes en politique, que ce soit à droite comme à gauche,
06:24elle existe, elle est historique, elle est documentée.
06:26D'ailleurs, la question...
06:27Mais moi, je n'ai pas la réponse, je ne suis pas historien ni sociologue de la politique,
06:31mais on pourrait se demander si cette violence d'aujourd'hui,
06:33que tout le monde condamne, est un fait nouveau,
06:36qui est différent de ce qu'on a connu par le passé.
06:39Est-ce qu'on peut comparer ce qui s'est passé à Lyon
06:43avec, par exemple, les agissements d'action directe dans les années 80 ?
06:46Parce que le sujet aussi du lien entre ces heurts et ces assassinats
06:52et puis le terrorisme est posé aujourd'hui dans le débat public.
06:55Donc, est-ce que c'est analogue ?
06:56Moi, je ne sais pas, je ne pense pas que ce soit analogue.
06:58Est-ce que vous diriez, mon cher Nicolas Corato,
07:00qu'il y a quand même aujourd'hui, dans certains rangs,
07:02une fois plus, aussi bien à l'extrême droite,
07:04mais en l'occurrence ici dans ces rangs à l'extrême gauche,
07:06une certaine complaisance face à la violence ?
07:08Si on est tous d'accord pour dire que la France insoumise
07:10a immédiatement, en tout cas, fait en sorte de condamner,
07:13il y a, par exemple, Raphaël Arnaud,
07:14qui appartient au mouvement de la Jeune Garde,
07:16qui a très vite oublié en disant
07:17« Bon, ça y est, tout ce que je regrettais
07:18est en train d'arriver ou s'est produit
07:20comme s'il niait que, à nouveau,
07:22c'était une violence plutôt issue de son rang
07:24avec la Jeune Garde,
07:25là aussi soutenue par des associations
07:27comme la Ligue des Droits de l'Homme.
07:28Est-ce qu'il y a une certaine complaisance, selon vous ? »
07:31Je pense que la violence est quasiment intégrée
07:36dans le débat public aujourd'hui.
07:37Pardon de le rappeler, mais il y a peu d'années,
07:40on était dans le schéma des Gilets jaunes.
07:43Les Gilets jaunes, c'est une expression politique
07:46qui a choisi pour parti, pas intégralement.
07:50Est-ce que là, au niveau, on va dire,
07:51des partis politiques, tu traduis.
07:52Mais pardonnez-moi, les Gilets jaunes sont des citoyens,
07:55les gens de l'extrême droite ou de l'extrême gauche
07:57qui choisissent la violence sont des citoyens également,
07:59qui ont choisi qu'aujourd'hui...
08:01Moi, je ne vois qu'il n'y a, à mon sens,
08:03aujourd'hui, aucune organisation
08:06démocratiquement représentée à l'Assemblée nationale
08:08qui ne valorise la violence dans le débat public.
08:12Aucune.
08:13Et je pèse les mots.
08:14Il n'y a pas d'ambiguïté sur certains profils ?
08:15Pour moi, il n'y a aucune ambiguïté
08:16et je pense que les déclarations
08:18des différents responsables politiques
08:20depuis la mort de Quentin
08:21sont très claires sur ce sujet.
08:23J'ai entendu Manuel Bompard,
08:24j'ai entendu François Hollande,
08:26je pense qu'il est très clair,
08:27la dénonciation de cette violence,
08:29et personne n'a intérêt
08:31à jouer l'ambiguïté sur la violence en politique.
08:34Personne.
08:34Parce que ce serait faire le jeu
08:35de ceux qui veulent justement
08:37instrumentaliser cette violence
08:38et en faire une forme d'objet
08:40ou d'objectif.
08:42Donc pour moi, c'est très clair,
08:43il n'y a pas d'ambiguïté
08:45entre les partis politiques
08:46et ce qui s'est passé dans les rues de Lyon
08:48qui relève de faits parfaitement condamnables
08:52et qu'on doit sanctionner
08:55et qu'on doit extraire du débat public.
08:56Il faut là aussi rappeler
08:58que les forces de l'ordre
08:59ont leur rôle à jouer.
09:00S'il y a des suspicions
09:02de violences potentielles
09:04autour d'événements politiques,
09:05il faut aussi que les forces de l'ordre
09:06protègent ces événements,
09:08quels qu'ils soient,
09:09de quelques bords qu'ils soient,
09:10pour éviter effectivement
09:11ce qui s'est passé à Lyon.
09:13Moi, je le rappelle,
09:14à Lyon, il y a quand même aussi
09:15une responsabilité de l'État
09:16sur la sécurité qu'elle doit
09:17aux citoyens qui participent
09:19à des débats publics.
09:19À ce propos, justement,
09:20Laurent Nunes a appelé
09:21les préfets à renforcer
09:22la vigilance autour
09:23des rassemblements politiques.
09:24Mon cher Mathieu,
09:25que je vous voyais froncer
09:26des sourcils
09:27au propos de Nicolas Corato.
09:28Non, mais parce que
09:28dans votre question,
09:29il y a quand même un point
09:30qui est important
09:31et qu'il ne faut pas nier,
09:32c'est que l'une partie,
09:34notamment des mouvements
09:35à l'extrême-gauche,
09:36donc d'ultra-gauche,
09:37donc en dehors
09:38de la sphère politique,
09:39ont quand même reçu
09:40depuis des années
09:42une forme de bienveillance,
09:43ou en tout cas des œillères
09:44de la part de formation politique,
09:46notamment de gauche,
09:47sur leur méthode d'action.
09:48Par exemple,
09:49quand vous prenez
09:49des mouvements écolos
09:50très violents,
09:53très radicaux,
09:54jamais les écologistes
09:56condamnent de manière
09:58ferme et sans réserve
10:01les agissements
10:04de mouvements
10:05comme les soulèvements
10:05de la terre.
10:06De la même façon,
10:07les antifas,
10:08je suis désolé,
10:09comme vous l'avez dit
10:10tout à l'heure,
10:11la violence de l'ultra-gauche
10:13n'est pas nouvelle,
10:14elle remonte à des siècles,
10:15et j'entends rarement
10:18des leaders de gauche.
10:18Alors là,
10:19en l'occurrence,
10:19sur Quentin,
10:20ils se sont tous mobilisés,
10:21et c'est bien de le faire,
10:22mais j'entends rarement
10:23des personnes de gauche
10:25condamner de manière ferme
10:26et sans réserve
10:27les agissements
10:28des antifas.
10:29Vous savez que les personnes
10:30de gauche,
10:30vous vous dire,
10:31j'entends aussi rarement
10:31les personnes de droite
10:33condamner chaque agression.
10:34Pour le coup,
10:34beaucoup moins,
10:34parce que si vous prenez
10:35aujourd'hui ce qu'a fait
10:36Gérald Darmanin,
10:36il a des sous
10:37les générations identitaires,
10:39etc.
10:39Donc,
10:39il y a quand même eu
10:40une volonté de la part
10:41du gouvernement
10:41de faire la doctrine
10:43du 1 pour 1.
10:44Je ferme une association
10:45d'ultra-droite,
10:46je vais en fermer une
10:46à l'ultra-gauche.
10:47Mais comme je vous l'ai dit,
10:48dans le poids dans notre pays,
10:50l'ultra-gauche
10:51est beaucoup plus importante,
10:52notamment en nombre
10:53de militants violents,
10:54que l'ultra-droite.
10:55Donc,
10:55si l'on veut avoir
10:56une doctrine juste
10:57et équilibrée,
10:58il faut s'attaquer surtout
10:59à l'ultra-gauche
11:00et puis ensuite,
11:01après,
11:01à l'ultra-droite,
11:02évidemment.
11:020,826,
11:03300,
11:03300 sur la mort de Quentin.
11:05Je le rappelle,
11:06ce jeune militant nationaliste
11:07assassiné dans les rues de Lyon
11:08il y a quelques jours
11:10et dont on a appris la mort
11:11il y a seulement quelques heures.
11:12Doit-on classer
11:13certaines milices
11:13comme des groupes terroristes ?
11:15C'est le débat
11:15qui va nous animer désormais,
11:16messieurs.
11:17Est-ce qu'en effet,
11:18il faut aller jusqu'à
11:19classer certaines organisations ?
11:21On parle beaucoup
11:21de la jeune garde
11:22parce que c'est cette organisation
11:23qui est suspectée
11:24d'être à l'origine
11:25de ce lynchage
11:27en règle du côté de Lyon.
11:28On rappelle que
11:29c'est Bruno Rotaillot
11:30qui avait apporté
11:30des arguments pour sa dissolution,
11:32que le Conseil d'État
11:33prend un peu plus de temps,
11:35que la Ligue des droits de l'homme,
11:36que ce type d'association
11:37financée et subventionnée
11:38publiquement,
11:39accessoirement,
11:39prend un peu plus son temps.
11:40Est-ce que pour vous,
11:41Nicolas Corato,
11:41il y a une urgence
11:42à qualifier de terroriste
11:44certains mouvements
11:44comme celui-ci ?
11:46Il y a deux choses différentes
11:47dans votre question.
11:48Est-ce qu'on doit les dissoudre ?
11:49Ça, ce n'est pas la question
11:49de l'analogie avec le terroriste,
11:51c'est la question
11:52de l'application du droit.
11:53Si ces associations
11:55troublent l'ordre public,
11:56il y a effectivement
11:57des moyens juridiques
11:57de dissoudre ces associations.
11:59Je ne suis pas sûr
11:59que la réponse juridique
12:00soit la bonne
12:01parce qu'on a affaire
12:02à des collectifs,
12:03à des mouvements
12:03et ce n'est pas
12:04leur forme juridique
12:05qui font leur force
12:06même si vous parlez
12:06de certains financements.
12:07Est-ce que ça ne met pas
12:08quand même un coup ?
12:09Typiquement,
12:09ça évite peut-être
12:10certains rassemblements,
12:11certaines choses comme ça.
12:12Vous parliez de la dissolution
12:13de générations identitaires.
12:15On a très bien vu
12:16que générations identitaires
12:17avaient survécu
12:17à sa dissolution.
12:19Donc, ce n'est pas ça
12:19qui arrête ces mouvements.
12:20Ensuite, il y a la notion
12:21du terrorisme.
12:22Le terrorisme,
12:22il y a une qualification juridique.
12:24On ne peut pas employer
12:25des mots n'importe comment.
12:26Le terrorisme,
12:27c'est un acte
12:28qui vise à, justement,
12:30engager des actions violentes
12:31pour répandre la terreur
12:32parmi la population
12:33et pour aboutir
12:33à un but politique.
12:35Je ne sais pas ce qu'ils font.
12:36Non, non, mais attendez.
12:37Il faut faire attention
12:38aux qualifications
12:39et à la manière
12:39dont on interprète les choses.
12:41Pour vous utiliser
12:41le mot terrorisme,
12:41ça serait un peu galvaudé
12:42par rapport à ce...
12:43Tout comme je n'ai jamais considéré
12:44que les groupes d'ultra-droite,
12:46d'ultra-violents
12:46étaient des groupes terroristes.
12:47Ce sont des groupes,
12:48pour moi, fascistes et factieux,
12:49mais ce ne sont pas
12:50des groupes terroristes
12:51au sens de l'interprétation
12:53de la définition juridique.
12:55Pourtant,
12:55ils cochent la définition
12:56que vous venez de donner,
12:57c'est-à-dire qu'ils utilisent
12:58des moyens violents
12:58pour répandre la terreur
13:01et pour faire passer
13:02des messages politiques.
13:03C'est ça, aujourd'hui,
13:04le terrorisme
13:04et donc certains mouvements
13:05qui soient d'ultra-droite
13:06ou d'ultra-gauche.
13:06Donc vous, vous y seriez
13:07plutôt favorable ?
13:08Moi, j'y suis favorable.
13:08Nous, on avait écrit un rapport
13:09en 2021 sur ce sujet-là.
13:11On avait déjà dit
13:12qu'il fallait classer les antifas
13:13comme organisation terroriste.
13:15Donc c'est quelque chose
13:16qui, oui,
13:18me paraît aller dans le bon sens
13:19et surtout,
13:20c'est que ça permet
13:20d'avoir un droit
13:21entre guillemets d'exception,
13:23en tout cas un droit
13:24d'exception
13:25encadré, évidemment,
13:26mais spécifique
13:28pour pouvoir lutter
13:29contre ces groupuscules
13:31parce qu'aujourd'hui,
13:32pardonnez-moi,
13:33ils viennent de tuer quand même
13:33Quentin.
13:34C'est de ça dont il s'agit.
13:35Donc si on peut quand même
13:36par l'état de droit
13:39prévenir ce type
13:40de problématiques,
13:42ça me paraît positif.
13:43A rappeler que pour l'instant,
13:44le parquet de Lyon
13:45a ouvert une enquête
13:45uniquement,
13:46non pas pour tentative
13:47de meurtre ou pour meurtre,
13:47mais pour violence aggravée.
13:49Il serait intéressant
13:49de voir quelles seront
13:50les conclusions de l'enquête
13:520826-300-300.
13:53Est-ce qu'il faut
13:53classer certaines milices
13:55comme des groupes terroristes ?
13:56On pose naturellement
13:58cette question
13:58après la mort du jeune militant
14:00à Lyon de Quentin.
14:01Bonjour Michel.
14:03Bonjour Maxime.
14:04Comment allez-vous
14:05mon cher Michel ?
14:06Très bien, je vous remercie.
14:07Et vous, en ce dimanche ?
14:08Bien, vous m'avez dit très bien.
14:10Tout va bien, oui,
14:10je suis au travail.
14:12Mais qu'est-ce que vous faites
14:12dimanche matin mon cher Michel ?
14:14Je suis agent de sécurité.
14:15Je protège la France.
14:16Ah ben,
14:17regarde à vous mon cher Michel.
14:19Merci Michel d'être là
14:20où vous êtes mon cher Michel.
14:21Justement,
14:22en tant qu'agent de sécurité,
14:23comment vous regardez-vous
14:24toutes ces questions
14:25de classement
14:26de certaines milices
14:27comme terroristes,
14:28d'agissements factieux
14:29ici et là,
14:29d'affrontements ?
14:30Justement,
14:31je pense que le mot milice
14:33n'a pas,
14:34comment dirais-je,
14:35n'a pas place en France
14:36parce que des milices,
14:36il n'en existe pas en France.
14:38Ou plus.
14:38C'est au 18e,
14:3919e siècle.
14:40En tout cas,
14:41certains groupes,
14:42certaines associations
14:44aussi ne sont pas
14:45qualifiées comme telles,
14:46agissent visiblement comme telles.
14:48Voilà,
14:48tout à fait,
14:49mais c'est un mot puissant,
14:50un milice.
14:51Et moi,
14:51je voudrais juste intervenir.
14:52D'abord,
14:53par respect pour la famille
14:54de Quentin,
14:56donner mes sentiments
14:57en condoléances
14:58et puis un jeune homme
14:59comme ça qui meurt,
15:00on ne va pas dire gratuitement,
15:01mais c'est vraiment triste
15:02et déplorable.
15:03Après,
15:04il y a beaucoup
15:04de récupérations politiques.
15:05L'enquête n'a pas démarré.
15:07Aujourd'hui,
15:07vous êtes une chaîne sérieuse,
15:09mais beaucoup de chaînes,
15:10beaucoup de télés
15:10vont faire du H24
15:12en parlant de beaucoup de choses.
15:14Moi,
15:14je ne veux surtout intervenir
15:15sur un point qui m'agace
15:16un peu depuis ce matin,
15:17c'est que souvent,
15:18pour parler de ce décès malheureux,
15:20vous parlez de la conférence
15:22de Rima Hassan.
15:23C'est comme si quelqu'un mourait,
15:25il y avait,
15:25je ne sais pas moi,
15:26Bruel
15:27ou une autre personne
15:28qui fait un concert,
15:29et vous citez cette personne-là,
15:31je pense qu'elle ne serait pas contente.
15:33Vous voyez ce que je veux dire ?
15:33Il n'y a aucun lien.
15:35Absolument aucun lien.
15:36Vous êtes une chaîne sérieuse,
15:37une radio sérieuse.
15:38Sur le coup,
15:39mon cher Michel,
15:39autant hier,
15:40on a précisé le contexte,
15:41on a dit les événements
15:42qui étaient en marge,
15:42mais depuis que ce jeune homme
15:44est décédé et qu'on parle
15:44uniquement de la mort de ce jeune homme,
15:46à part dans l'édito
15:47pour recontextualiser
15:48pourquoi ça s'était passé à Lyon,
15:49il est hors de question
15:50de faire un lien malsain
15:51entre les agissements
15:52et la venue de cet eurodéputé
15:53et ce qui s'est passé
15:55en marge de sa situation.
15:56Il y a suffisamment,
15:57sans doute,
15:57de choses à lui reprocher
15:58pour qu'en plus,
15:58on lui colle ça sur le dos.
15:59Oui,
16:00vous êtes journaliste,
16:01vous êtes sérieux,
16:01vous allez voir que toute la journée,
16:03des centaines de fois,
16:04on va citer son nom.
16:05Pour vous,
16:06il y a un amalgame
16:07qui est fait.
16:08Il n'y a aucun doute,
16:10il n'y a aucun doute.
16:11J'appelle mes compatriotes
16:12à être vigilant au niveau du cerveau,
16:13je dois faire très attention
16:14à ne pas...
16:14Cette dame-là,
16:15moi je ne suis pas droite
16:16de gauche du sang,
16:16j'ai juste un français citoyen
16:18qui lit,
16:18qui essaie de s'instruire
16:20et surtout qui essaie
16:21d'être éveillé.
16:23Vous savez ce que ça veut dire
16:24dans votre contexte
16:24en tant que journaliste ?
16:26Et vous allez voir,
16:27vous allez écouter.
16:29Non mais ça c'est sûr,
16:29Michel,
16:30on l'a constaté,
16:31on s'est ici épargné,
16:32on s'est même ici épargné
16:33certains profils
16:33qui ont proposé
16:34leur service
16:35pour venir commenter
16:36et pour venir analyser
16:38je le mets entre guillemets
16:38ce phénomène.
16:39Mais ça veut dire que
16:40vous Michel,
16:41quand il arrive ce type
16:42de drame en France,
16:43vous êtes surtout attentif
16:44et visiblement inquiet
16:45du contexte autour,
16:46la manière dont on qualifie
16:47les choses
16:47et dont on fait
16:48parfois certains raccourcis.
16:51Oui, on peut dire ça,
16:52on peut dire ça,
16:52très attentif
16:53et puis très prudent aussi.
16:55On est dans une période
16:57électorale qui va arriver,
16:58les gens,
16:59les gens,
16:59enfin le peu de gens
17:00qui vont voter maintenant
17:01c'est des gens
17:01extrêmement fragiles,
17:02la plus de cinquantaine,
17:03ceux qui n'ont plus
17:04fait des maisons,
17:04plus fait des voitures,
17:05donc c'est vraiment
17:06eux qui votent,
17:07tous les autres malheureusement
17:09ils ne sont pas concernés
17:10malheureusement.
17:12Merci beaucoup mon cher Michel
17:13de nous avoir appelé,
17:14donc bon dimanche,
17:15même au travail mon cher Michel
17:16et donc garde à vous
17:17puisque agent de sécurité,
17:18je n'ai pas d'autre expression
17:19pour les agents de sécurité
17:20pour faire un mot
17:21un peu agréable,
17:22merci beaucoup
17:23de nous avoir appelé
17:23ce matin au 0826 300 300,
17:26mot de la fin
17:26et en réaction
17:27à ce qu'a dit Michel,
17:29mon cher Nicolas Corato,
17:30mon cher Nicolas,
17:30mon cher Mathieu,
17:32est-ce qu'en effet
17:33on va de plus en plus,
17:35notamment avec les perspectives
17:36présidentielles
17:36qui s'annoncent
17:37vers un débat
17:38où les amalgames,
17:39les raccourcis,
17:39on va finalement sur les bateaux
17:41peut-être avec un peu de facilité
17:42attaquer le camp,
17:43attaquer un autre
17:43et c'est déjà,
17:44soyons france,
17:45ce qui se passe
17:45sur le cas de Quentin.
17:48Je ne l'espère pas
17:48parce que ça voudrait dire
17:49que ceux qui déclenchent
17:51la violence gagnent.
17:52Si c'est le cas,
17:53ça veut dire que la violence
17:55a gagné les esprits
17:56et moi je crois que
17:57surtout en 2027,
17:58on a besoin de sortir
17:59de la confusion
18:00et justement de cette violence.
18:02Mathieu Hauck,
18:02mot de la fin ?
18:03Oui, effectivement,
18:04je pense qu'il faut sortir
18:05de cette violence naturellement.
18:07Ensuite, après,
18:07je pense surtout
18:08qu'il faut arrêter
18:09de s'envoyer des anathèmes
18:10dans le débat public,
18:11c'est-à-dire renvoyer
18:12telle formation politique
18:13à telle étiquette,
18:14telle autre à telle étiquette.
18:15Je pense que ce n'est pas sain
18:16et 2027 doit être
18:17un moment de clarification
18:17sur le fond
18:18et non sur la forme.
18:19On ne condamne plus moralement
18:20un adversaire
18:21au débat avec lui.
18:22Merci beaucoup Mathieu Hauck,
18:23secrétaire général du Think Tank
18:24Le Millénaire
18:24et merci beaucoup
18:25mon cher Nicolas Corato,
18:26président fondateur du Think Tank
18:27Place de la République.
18:28Je vous souhaite à tous les deux
18:29un dimanche apaisé,
18:30une grande respiration
18:32et d'ailleurs d'apaisement.
18:32Il en sera question
18:33dans un instant,
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