- il y a 11 heures
Avec Marc Baudriller, Directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République” (idées de gauche)
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10h, Maxime Liedot.
00:30Vous demandez si vous allez aller dans votre bureau de vote en pensant à 2027.
00:33Parce que pour beaucoup, et vous le savez, dès 20h ce soir, quand on découvrira les premiers résultats,
00:38c'est ça qui va se jouer sur les plateaux télé dans les partis politiques et peut-être même directement
00:42auprès des électeurs.
00:43Est-ce que vous y allez pour, certes, ça y est, voter pour votre commune, voter pour votre quotidien, voter
00:48pour votre petite tranquillité,
00:50ou alors vous y allez en commençant à penser aux grandes, aux grandes, grandes, grandes élections avec les grands enjeux
00:56nationaux.
00:56Parce que peut-être aussi que vous avez envie de marquer votre désaccord après la dissolution,
01:01après les débats budgétaires interminables, après les partis qui se sont chamaillés, des illustrations pénibles.
01:06Vous vous dites oui, le maire c'est très sympathique, de toute façon le maire ça reste local, ça ne
01:10va pas changer ma vie.
01:10En revanche, ce qui se passe au niveau national, moi j'ai envie de marquer le coup,
01:14il est hors de question après les dissolutions, après les votes qu'on n'a pas écoutés, que je ne
01:17marque pas.
01:18Peut-être que chez vous, il y a déjà une petite arrière-pensée importante.
01:21Racontez-nous, 0826 300 300, vous êtes peut-être sur le chemin du bureau de vote,
01:25vous arrêtez, vous prenez votre téléphone portable, vous mettez le petit butin d'un ordre dans l'urne
01:29et vous nous passez un petit coup de fil.
01:30Et puis on s'intéressera aussi, puisqu'on a un peu de temps ce matin,
01:33à ce qui s'est passé du côté du Conseil constitutionnel.
01:35Alors que d'un côté, la police est en train de mener une opération
01:38qu'elle a appelée Octopus pour essayer d'aller taper au cœur la DZ Mafia.
01:43Vous savez, ce cartel, tout simplement ce groupe,
01:46qui constitue aujourd'hui un élément majeur dans le narcotrafic.
01:49Et le Conseil constitutionnel, vendredi, a tout simplement rendu une décision
01:52qui dit, oui, oui, oui, non, mais alors quand on saisit des biens
01:55directement en lien avec le narcotrafic,
01:57bon, on donne un peu trop de pouvoir au juge, donc on ne peut pas le faire.
02:00Bref, ça provoque beaucoup de débats.
02:02Est-ce que le Conseil constitutionnel, d'une certaine manière,
02:04torpille un peu les policiers, donc les politiques qui prennent toutes ces décisions ?
02:09Vous en avez l'habitude, vous nous appelez, vous commentez, vous réagissez.
02:12Sitesudradio.fr, les réseaux sociaux, l'application, et au 0826 300 300.
02:21Et à 8h38, sur Sud Radio, ils sont en studio, ils sont beaux, ils sont fringants,
02:26ils viennent d'aller voter.
02:27Bonjour, messieurs.
02:28Bonjour, merci.
02:30Marc Baudrier, directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire,
02:33et Nicolas Corato, président fondateur du think tank Place de la République.
02:36D'abord, comment vous regardez, vous, ces élections municipales ?
02:39Je le rappelle, nous sommes toujours sous contrainte des règles de l'ARCOM,
02:44qui stipulent que nous ne pouvons ni citer d'enquête, ni citer des cas précis, ni citer des candidats.
02:48En revanche, est-ce que vous sentez, d'une certaine manière, une participation ?
02:52Est-ce que vous êtes inquiet, peut-être, d'une éventuelle démobilisation à cause de l'actualité internationale ?
02:57Quel est votre ressenti ce matin ?
02:59Je peux commencer, Marc ?
03:00Nicolas Corato.
03:01Merci, merci Marc.
03:02Ça commence bien, c'est dimanche.
03:04Non, la participation, vous avez raison,
03:06c'est un des points les plus importants de ce scrutin,
03:09et peut-être de ce premier tour.
03:10Je rappelle qu'en 2020, le second tour de la participation avait connu une abstention record,
03:15avec 60% d'abstention.
03:17Alors certes, on sortait du Covid,
03:18mais enfin, on était sortis du Covid pour faire la queue devant les magasins de vêtements,
03:23on avait beaucoup moins fait la queue devant les bureaux de vote,
03:26et ça posait une question un peu démocratique globale.
03:28Cette année, il y a un autre sujet, c'est la réforme du scrutin,
03:31qui a été portée par le bloc central à l'Assemblée nationale,
03:38qui indique que dans les mairies de moins de 1000 habitants,
03:41dans les communes de moins de 1000 habitants,
03:42on change les règles du scrutin,
03:43et il y a 68% des communes en France qui n'ont qu'une seule liste.
03:47Et donc, effectivement, on peut se demander si les citoyens vont se déplacer en masse
03:51pour voter avec un choix politique très réduit,
03:54je le rappelle, dans 68% des communes.
03:56Donc je pense à vos auditeurs, qui effectivement peuvent se demander ce matin
03:59si ça vaut la peine d'aller dans son bureau de vote pour voter pour une liste,
04:03c'est-à-dire une forme de non-choix.
04:05Moi, je rappelle quand même que toute expression démocratique vaut la peine,
04:07ça coûte tellement cher de la gagner, cette expression démocratique,
04:11qu'il ne faut pas hésiter à l'employer.
04:12Mais il faut reconnaître que cette réforme du scrutin
04:16ne facilite pas la participation citoyenne.
04:190826 300 300, venez répondre à Nicolas Corato,
04:22est-ce que vous aussi, peut-être qu'avec les nouvelles règles,
04:24avec cette sensation de démobilisation,
04:26peut-être même à cause de l'actualité internationale,
04:28est-ce que vous allez voter ou est-ce que vous avez été un peu découragé ?
04:32Et tiens, si vous allez voter, est-ce que vous allez le faire
04:34en pensant à 2027 0826 300 300 ?
04:37On discute de bon matin, qui plus est le dimanche,
04:39ça n'a jamais fait de mal à personne.
04:41Et vous, mon cher Marc Baudrier, votre ressenti sur ce scrutin ?
04:44Oui, alors une liste, c'est sûr qu'une seule liste,
04:46ça fait un peu soviétique, d'autant qu'on a retiré
04:50la possibilité du panachage,
04:53qui était, vous savez, dans les petites communes,
04:55jusque-là, on pouvait rayer des noms,
04:57et je ne crois pas qu'on pouvait en ajouter,
05:00mais enfin, au moins, on pouvait en rayer.
05:02Là, c'est impossible.
05:03Donc, évidemment, c'est vrai que vous convoquez
05:05dans un bureau de vote pour dire oui ou oui,
05:09c'est compliqué.
05:11On a connu une démocratie un peu plus excitante.
05:13Voilà, c'est ça.
05:14Mais cela dit, les intentions de vote sont très élevées,
05:17à plus de 60%, je crois, dans les sondages.
05:21Donc, on verra ce que ça donne ce soir,
05:23en dépit des conflits.
05:25Et les élections municipales sont quand même
05:27celles qui concernent le plus les gens.
05:30C'est vraiment la vie quotidienne.
05:32C'est vraiment son appartement, sa maison,
05:35ses poubelles, ses commerces, son centre-ville.
05:40Donc, il y a quelque chose de très, très impactant.
05:43C'est ça, d'ailleurs, le paradoxe de cette élection,
05:45c'est que les gens vont aller voter pour beaucoup d'entre eux,
05:49en tout cas pour des enjeux très municipaux, très locaux.
05:51Et ce soir, les commentaires qui en seront faits
05:53seront des commentaires nationaux, pour la plupart,
05:56parce qu'évidemment, on est dans la perspective
05:58de cette présidentielle qui arrive au galop dans un an.
06:02Mais on est d'accord, ici, autour de la table,
06:04mine de rien, tout ce qui va se jouer dans les prochaines heures,
06:07ça va concerner les prochains mois et la prochaine année,
06:10c'est-à-dire jusqu'à l'élection présidentielle.
06:11Parce qu'on ne peut pas les citer,
06:12mais on sait qu'il y a beaucoup de scrutins
06:14qui vont être décisifs,
06:15et même peut-être vis-à-vis de la population
06:17qui va aller voter.
06:18Est-ce qu'on va avoir une mobilisation des jeunes
06:19ou est-ce qu'on va rester sur une mobilisation massive de seniors ?
06:22Là aussi, ça dira quelque chose de notre santé démocratique
06:25et aussi de notre vie politique,
06:26en tout cas, telle qu'elle va se dessiner
06:28pour les prochains mois.
06:29Nicolas Corato.
06:29Oui, ce qui est paradoxal, c'est qu'on sait tous
06:31que la campagne présidentielle va démarrer officiellement
06:35le 23 mars, voire même le 22 mars au soir,
06:37soir du second tour,
06:38alors qu'aucun parti n'a vraiment nationalisé
06:42la campagne électorale des municipales.
06:45Vous savez, parfois, dans certaines élections municipales,
06:47on avait des partis qui nationalisaient les enjeux.
06:49Là, on doit reconnaître qu'aucun parti
06:52n'a vraiment fait l'effort
06:53ou n'a vraiment eu la stratégie
06:55de développer des enjeux nationaux.
06:58Donc effectivement, comme vous le disiez Marc,
06:59les Français vont aller voter pour des enjeux locaux
07:01aujourd'hui et dimanche prochain,
07:03mais dès dimanche prochain au soir,
07:06la campagne présidentielle sera lancée,
07:08voire dès ce soir,
07:09voire dès ce soir,
07:11en fonction des résultats.
07:12Mais effectivement, la campagne présidentielle,
07:14elle est déjà un peu sur les starting blocks,
07:16mais elle va véritablement démarrer
07:17au soir du second tour.
07:19Donc c'est un peu paradoxal pour les Français
07:20qui vont aller voter, je suis d'accord,
07:22essentiellement pour des enjeux locaux
07:23et qui vont avoir droit, finalement,
07:25à une analyse nationale
07:26qui les projette vers 2027.
07:28Est-ce que vous ne pensez pas
07:30que les Français en sont quand même friands ?
07:32Moi, j'ai peut-être un raisonnement bête et méchant,
07:34mais quand je vois aujourd'hui
07:35la totalité des soirées électorales
07:37qui seront à peu près sur toutes les chaînes,
07:39toutes les radios,
07:39y compris d'ailleurs ici sur Sud Radio,
07:41de 19h à 23h,
07:42est-ce qu'on peut dire que les Français
07:44sont aussi désintéressés
07:45qu'on semble le décrire en permanence ?
07:47Est-ce qu'eux aussi ne sont pas friands
07:49de savoir que,
07:49ah tiens, dans telle ville,
07:50on va avoir une qualification au premier tour,
07:52ça veut dire qu'il pourra être candidat ?
07:53Est-ce qu'il n'y a pas encore quand même
07:54une petite passion politique
07:56sur ces sujets, Marc Baudrier ?
07:57Oui, c'est certain.
07:59Surtout qu'on est dans la perspective,
08:02on le disait à l'instant,
08:03de l'élection présidentielle
08:04et donc c'est vrai que les résultats
08:06vont avoir un poids
08:07parce que ça va donner un élan,
08:09ou non,
08:10ou un handicap
08:11à un certain nombre de parties.
08:13On verra ceux qui se dégagent,
08:14ceux qui ont réussi à s'implanter,
08:17à gagner des villes
08:18ou ceux, au contraire,
08:18qui en ont perdu
08:19et qui vont partir avec un sac à dos
08:20dans la course présidentielle.
08:22Donc ça, ça va jouer.
08:25Mais je crois que surtout
08:26dans le commentaire,
08:27on va analyser,
08:28la participation sectorielle
08:30sera intéressante.
08:31On regardera beaucoup,
08:33je pense,
08:34la participation dans les banlieues,
08:35par exemple.
08:36Dans les banlieues,
08:37notamment dans les banlieues chaudes.
08:39Très important.
08:39Il y a un parti politique,
08:41on ne le citera pas,
08:42qui joue beaucoup là-dessus,
08:43qui a fait toute sa campagne
08:44pour essayer de motiver
08:47la participation...
08:47Dans cet électorat-là ?
08:48Dans cet électorat-là.
08:51On verra la participation
08:52dans les campagnes aussi,
08:54puisque les crises agricoles
08:56auront une importance majeure.
08:59On verra la participation,
09:00évidemment,
09:01dans toutes les grandes villes
09:02très disputées.
09:02Mais tout ça,
09:03ça va être très intéressant
09:05à analyser ce soir.
09:06Un de ces thèmes
09:07et un des thèmes
09:08qui a porté
09:09les élections municipales
09:10et qui porteront aussi,
09:12je le crains,
09:12les élections nationales,
09:13c'est évidemment la sécurité.
09:15Et il y a une décision
09:16qui est tombée là
09:18en cette fin de semaine
09:18sur laquelle j'aimerais
09:19qu'on revienne, messieurs.
09:20C'est que le Conseil constitutionnel
09:21a censuré totalement
09:22la peine complémentaire
09:24qui obligeait la confiscation
09:26de certains biens
09:26en cas de condamnation
09:28pour trafic de stupéfiants.
09:29Beaucoup avaient considéré,
09:30en effet,
09:31que quand on utilisait
09:32un scooter,
09:32un appartement,
09:33un bateau,
09:33peu importe,
09:34la justice avait le droit
09:35de saisir la raison
09:36de cette décision,
09:37parce qu'elle ne laissait pas
09:38assez de marge
09:39d'appréciation au juge.
09:40Donc la confiscation automatique,
09:42par exemple,
09:42d'un véhicule,
09:43d'un logement,
09:44d'un bien
09:44ayant globalement servi
09:45à l'infraction
09:46issue du trafic
09:47a donc été jugé
09:49contraire à,
09:49en tout cas,
09:50l'éthique qu'on peut se faire
09:51et aux fameux états de droit.
09:53Vous connaissez la réponse,
09:54elle est volante,
09:55vous connaissez la question,
09:55elle est un peu provocante.
09:57Est-ce que,
09:57parfois,
09:57le Conseil constitutionnel,
09:59le Conseil d'État
09:59met les bâtons
10:01dans les roues du législateur
10:02et donc derrière du politique ?
10:03Je vous vois déjà blasé,
10:05mon cher Nicolas Corrato.
10:06Non, je ne suis pas blasé.
10:06Je sens qu'il se réjouit déjà
10:07du débat qui arrive.
10:08Je suis amusé.
10:09Je suis amusé
10:10parce que,
10:11finalement,
10:11cette décision
10:12du Conseil constitutionnel
10:13est tout à fait cohérente
10:15et logique.
10:15Elle censure
10:16une loi de 2012.
10:18Intéressant.
10:19C'est une loi
10:19qui entraînait
10:21la confiscation automatique
10:22des biens
10:23en matière d'infraction
10:24d'un narcotrafiquant.
10:25Je rappelle que 2012,
10:26c'était le quinquennat
10:27de M. Hollande
10:28comme quoi,
10:28parfois,
10:28la gauche a aussi
10:30des politiques sécuritaires.
10:31Mais je referme la parenthèse.
10:32Cette loi
10:33dit qu'à partir du moment
10:35où vous êtes condamné
10:36sur une infraction
10:37qui relève
10:38ou un crime
10:38qui relève du narcotrafique,
10:39on vous condamne
10:40automatiquement vos biens.
10:41Ce que censure
10:42le Conseil constitutionnel,
10:43c'est le caractère automatique.
10:44Ce n'est pas la possibilité
10:45pour le juge
10:46d'obtenir la confiscation
10:48des biens.
10:48C'est le caractère automatique.
10:50Mais est-ce que ça ne nous rappelle
10:51pas une autre histoire,
10:52cette automaticité ?
10:54Le caractère automatique
10:55de l'exécution provisoire
10:56dans le cas de Mme Le Pen.
10:57Même décision
10:58du Conseil constitutionnel
10:59qui dit au législateur
11:02qu'on ne peut pas
11:03avoir un caractère automatique
11:04de l'exécution provisoire.
11:05Il faut que le juge
11:06puisse justifier.
11:07C'est bizarre.
11:08Ça nous a moins émus
11:08la décision du Conseil constitutionnel
11:10en matière d'exécution provisoire
11:11que nous ne serions aujourd'hui
11:13en matière de narcotrafic.
11:14C'est le même fondement,
11:15c'est l'article 8
11:16de la Déclaration universelle
11:17des droits de l'homme
11:17qui interdit
11:18l'individualisation des peines.
11:21Et c'est tout à fait cohérent,
11:22logique et juridique.
11:23Marc Baudrier,
11:24qu'est-ce que vous répondez
11:24à ce plaidoyer enflammé
11:26et à cette pointe de malice
11:27qui se lie actuellement
11:28dans les yeux de Nicolas Corato ?
11:29Oui, je crois que ce sont
11:31deux dossiers
11:31qui n'ont absolument rien à voir
11:32sur le fond,
11:34d'une part,
11:35et que d'autre part,
11:36le Conseil constitutionnel
11:39ce n'est pas la première fois
11:40qu'il prend ce type de décision
11:41et qu'il bride
11:44la lutte
11:45contre ce type de dérive.
11:48Je veux dire,
11:50le narcotrafic,
11:50c'est un plaid absolument
11:53épouvantable pour la France.
11:54Je rappelle qu'il y a quelques années,
11:55on parlait de 3 milliards d'euros
11:56de chiffre d'affaires
11:57d'une narcotrafic.
11:58Aujourd'hui,
11:58on parle de 7 à 10 milliards.
12:00Ce sont des dizaines de morts.
12:02Il y en avait une cinquantaine,
12:03je crois,
12:04de morts à Marseille
12:06l'an dernier.
12:06Donc, on parle de choses
12:07très graves.
12:08Et là,
12:08le Conseil constitutionnel
12:09nous dit
12:10non, non,
12:11on ne peut pas
12:13systématiquement
12:16confisquer des biens
12:17aux trafiquants de drogue.
12:18Ça va dans le même sens
12:19que la loi Attal
12:20sur la justice des mineurs
12:21qui avait été saccagée
12:22par le Conseil constitutionnel,
12:24que la loi sur l'immigration
12:25en mai 2025
12:26qui avait été elle aussi
12:28complètement obérée
12:29par le Conseil constitutionnel.
12:30Il y en a d'autres
12:31sur l'allongement
12:34sur, pardon,
12:36il y a eu d'autres décisions
12:37du Conseil d'État.
12:38Enfin, bref,
12:38les cotes amigratoires,
12:40le conditionnement
12:40des aides sociales,
12:41etc.
12:42Tout ça.
12:42Bruno Rotaillot
12:43avait notamment eu l'occasion
12:44quand il était ministre
12:45d'aller,
12:46non pas taper,
12:47mais de regretter
12:48parfois certaines décisions.
12:49Exactement.
12:50Et moi,
12:50j'ai du mal à comprendre
12:52où est le souci
12:54de l'intérêt général
12:55dans ce type de décision.
12:57L'intérêt particulier,
12:58on le voit bien,
12:59la justice pour une personne,
13:00etc.
13:00Mais le souci
13:01de l'intérêt général,
13:03ce qui est français,
13:04qui s'en occupe ?
13:04Monsieur Corato,
13:07défendez-vous.
13:07Le souci de l'intérêt général,
13:09c'est de garantir
13:09l'état de droit,
13:10c'est-à-dire une égalité
13:11en droit de tous les citoyens.
13:12Et pardon de revenir
13:13sur ma comparaison,
13:14mais Madame Le Pen
13:15est une citoyenne
13:16qui a exactement
13:16les mêmes droits
13:17qu'un dealer
13:17qui est condamné
13:18pour nacre au trafic.
13:19C'est ça notre état de droit.
13:20Alors on peut le regretter,
13:22mais à ce moment-là,
13:23il faut l'assumer
13:23et considérer qu'on rentre
13:24dans un régime
13:25où les citoyens
13:26n'ont pas les mêmes droits
13:27en fonction de la situation.
13:28Mon cher Nicolas Corato,
13:29je me mets à la place
13:30de ceux qui nous écoutent,
13:32qui vous écoutent.
13:33Alors c'est sans doute
13:33emprunt de mauvaise foi,
13:35on va dire d'un bon sens
13:37parfois qu'on peut trouver
13:39très banal
13:39et un peu limité,
13:40mais de beaucoup
13:41qui diraient tout simplement
13:42oui, d'accord,
13:42mais Marine Le Pen
13:43elle n'a jamais tué personne,
13:44elle n'a jamais fait de mal à personne.
13:45Tandis que le dealer,
13:46il fait ça dans l'illégalité,
13:48il tue des gens,
13:49il est en menace,
13:49il vend de la drogue
13:50donc il pourrit
13:51la santé de beaucoup de gens.
13:52Et donc heureusement,
13:53presque,
13:54que le dealer de drogue
13:54n'a pas totalement
13:55les mêmes droits
13:56que Marine Le Pen.
13:57Et bien un citoyen,
13:58quel qu'il soit
13:58et quel que soit ses faits,
13:59a exactement les mêmes droits
14:00et je rajoute que,
14:01pardon de vous le dire,
14:02mais le détournement
14:03de fonds publics,
14:04puisqu'on parle de Madame Le Pen,
14:05le détournement de fonds publics,
14:07c'est très grave
14:07et ça fait beaucoup de dégâts.
14:09Je ne compare pas
14:10avec les dégâts du narcotrafic,
14:12mais ici,
14:13simplement vous dire
14:13une seule chose,
14:14c'est qu'on ne bride pas,
14:16le Conseil constitutionnel
14:17n'empêche pas les juges
14:18de condamner.
14:19Il leur dit simplement
14:19« Il faut que vous motiviez,
14:21que vous justifiez
14:22lorsque vous confisquez des biens.
14:23Ce n'est quand même pas
14:24la mort du petit cheval
14:25d'aller rajouter
14:26quelques justifications
14:28et quelques motivations
14:28quand on confisque des biens
14:30à un citoyen,
14:31quels que soient ses méfaits. »
14:33Ce n'est pas la mort du petit cheval,
14:34mais c'est une pièce de plus
14:35dans la machine à laxisme.
14:36Voilà.
14:36Et si que vous soutenez
14:38à Ardano...
14:38Mais vous n'avez pas
14:39dénoncé le laxisme
14:40sur la QPC
14:42pour Madame Le Pen.
14:43Vous n'avez pas
14:43dénoncé le laxisme.
14:44Mais alors à ce moment-là,
14:45soyez cohérents.
14:46L'affaire de Madame Le Pen,
14:47c'est une affaire
14:48d'interprétation
14:48des lois européennes.
14:50Ça n'a absolument
14:50rien à voir
14:51avec le narcotrafic.
14:52Vous avez une interprétation
14:53qui différencie
14:54les situations.
14:56Ça n'a absolument
14:57rien à voir.
14:58Pour vous,
14:58ça a à voir
14:58avec le laxisme ambiant,
15:00si on vous comprend bien.
15:01En l'occurrence,
15:03on va dans le sens
15:04des trafiquants de drogue.
15:06Là, il y avait
15:06une peine automatique
15:07qui était dure
15:08et qui était contraignante
15:10parce que les gars
15:11risquaient de perdre
15:12leur appartement,
15:12leur voiture.
15:13Donc vous êtes
15:13pour l'automaticité
15:14de la peine d'inéligibilité.
15:17Ils sont acquis
15:18illégalement
15:21en faisant
15:22des trafics
15:22interdits par la loi
15:23qui sont extrêmement
15:24dangereux
15:25pour les consommateurs,
15:27pour les gens
15:29qui participent
15:29à ce trafic.
15:30Vous le savez très bien,
15:32il y a des gens,
15:33il y a des morts
15:33dans cette affaire.
15:34Mais ça n'empêche pas
15:35la condamnation
15:36ni la confiscation.
15:37C'est le caractère automatique.
15:38Ça empêche l'automaticité.
15:39Rappelons-nous du débat
15:40sur le procès
15:41des assistants parlementaires.
15:42C'est les mêmes sujets,
15:43c'est les mêmes fondements
15:44juridiques.
15:45Et oui,
15:46mais il faut être cohérent.
15:47Mais sauf que messieurs,
15:48sur ce sujet,
15:48je ne sais pas
15:49s'il y a les mêmes
15:49fondements juridiques
15:50sur ça.
15:51En tout cas,
15:51nous,
15:51on n'arrivera pas
15:52à vous mettre d'accord
15:53sur cette discussion
15:55concernant justement
15:55ce débat,
15:56est-ce que le Conseil
15:56constitutionnel
15:57met parfois des bâtons
15:58dans les roues
15:58de l'État ?
15:59Vous êtes oui
16:00à 89% à nous répondre
16:02sur le site,
16:02l'application
16:03et les réseaux sociaux.
16:03Et au début
16:04de notre conversation,
16:05messieurs,
16:05on en appelait les auditeurs
16:06parce que c'était
16:07concernant les élections
16:08municipales.
16:08Est-ce que vous allez voter
16:09en pensant à 2027 ?
16:11Vous nous dites oui
16:11sur l'application
16:12mais vous avez été
16:13également un petit paquet
16:14à nous appeler.
16:15Je vous propose
16:15qu'on aille avant
16:16qu'on se quitte
16:18rejoindre notre ami Daniel
16:19qui est au standard.
16:20Bonjour mon cher Daniel.
16:22Bonjour Maxime,
16:23bonjour à toute l'équipe
16:24de Sud Radio
16:25que je l'écoute
16:27tous les matins
16:28en particulier.
16:29Alors,
16:30merci beaucoup
16:30d'être avec nous,
16:31d'être un fidèle auditeur
16:32mon cher Daniel.
16:33Ça va ?
16:34Est-ce que vous entendez
16:34à l'antenne,
16:35vous plaît ?
16:36Tout à fait,
16:37tout à fait,
16:37oui,
16:38c'est tout à fait
16:39dans l'ordre des peurs
16:40je dirais.
16:40Oh bah écoutez,
16:41dans ce cas-là,
16:42c'est pas mal pour un dimanche matin.
16:43On prend volontiers.
16:44Vous,
16:44est-ce que vous allez voter
16:45déjà mon cher Daniel ?
16:46Est-ce que vous allez voter
16:47en pensant à 2027 ?
16:50Oui,
16:51il y aura quand même
16:51une arrière-pensée
16:52si je puis dire
16:53pour 2027
16:54effectivement.
16:56Mais,
16:56comme je le disais
16:58à la réceptionniste,
17:00c'est que je vais aller voter
17:02parce que c'est
17:02un enjeu communal important.
17:05Le maire est quelqu'un
17:06évidemment
17:06de proche
17:07de ses administrés
17:09et donc
17:10tout ce qu'il va
17:11engager
17:12dans ses décisions,
17:15tout,
17:15tout,
17:16tout,
17:16tout ce qui va
17:17se passer
17:18concerne la population.
17:20Et pour vous,
17:20c'est encore important
17:21d'aller faire vivre
17:22la démocratie
17:23au niveau local
17:24et de peser
17:24sur ce scrutin ?
17:25Je pense,
17:27oui,
17:27je pense.
17:28Et c'est vrai
17:29que nous avons la chance,
17:30dès la chance,
17:31madame,
17:31propre commune,
17:32d'avoir deux luttes.
17:34Donc,
17:34effectivement,
17:35le choix est permis,
17:36la lutte municipale,
17:37bien sûr,
17:38sortante,
17:38avec quelques nouveaux,
17:40et une liste
17:41d'opposition.
17:42Donc,
17:42il y a le choix
17:44et je ne sais pas
17:45comment vont réagir
17:46les électeurs
17:47et les électrices
17:47dans le commune
17:48où il n'y a plus
17:49que le liste.
17:51Mais vous avez raison,
17:52Daniel,
17:52ce sera un énorme point,
17:53ce sera un énorme point
17:54d'interrogation,
17:55on l'a soulevé
17:55au début de notre conversation.
17:57Merci beaucoup
17:57de nous avoir appelé,
17:58Daniel.
17:59Bon vote,
17:59donc,
17:59amis citoyens,
18:00et on se débriefera,
18:01vous serez à l'écoute
18:02de Sud Radio
18:03entre 19h et 23h,
18:05l'émission spéciale
18:06municipale animée
18:07par Jean-Marie Bordry,
18:08avec vous,
18:08les experts,
18:09et toute la rédaction
18:09mobilisée dans les principales
18:11villes de France,
18:12on suivra les résultats
18:13minute par minute,
18:14étape par étape,
18:15avec...
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