- il y a 6 minutes
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République” et Lucas Planavergne, Journaliste au JDD
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:06C'est l'heure de votre grand débat du dimanche.
00:08On est ensemble donc jusqu'à 10h et un numéro de téléphone, toujours le même.
00:12Vous en connaissez le chemin, 0826 300 300 avec cette question.
00:16Et si un patron à l'Elysée était la solution ?
00:19C'est le sondage choc à la une de la tribune du dimanche qui révèle que 58% des Français estiment qu'un entrepreneur ferait un bon président de la République.
00:26C'est partagé par toutes les générations, par toutes les classes sociales.
00:30Et beaucoup regrettent que les patrons, on va dire, dans l'ambiance générale, ne soient pas suffisamment écoutés.
00:3669% des Français, par exemple, estiment que le point de vue des entrepreneurs n'est pas suffisamment pris en compte par le gouvernement,
00:42par les élus nationaux et par les médias.
00:44Et près de 7 Français sur 10 jugent que les gouvernements successifs ne comprennent rien aux réalités entrepreneuriales.
00:51Est-ce que vous partagez, vous, ces considérations, ces idées, amis auditeurs ?
00:55Eh bien, vous avez la parole.
00:56Est-ce qu'en 2027, il faut élire un patron pour qu'il puisse s'installer rue du Faubourg-Saint-Honoré,
01:01c'est-à-dire dans le palais de l'Elysée ?
01:02Eh bien, vous avez la parole sur le site sudradio.fr, l'application, les réseaux sociaux et surtout au 0826 300 300.
01:13Et pour en discuter en ce dimanche matin, je suis ravi d'accueillir en réalité les deux compères pour ce débat.
01:19Nicolas Corato, bonjour.
01:20Bonjour Maxime.
01:21Président, fondateur du think tank Place de la République et Lucas Planavergne.
01:25Re-bonjour mon cher Lucas.
01:26Bonjour Maxime.
01:27On va dire qu'on a échangé tôt cette nuit ou tard cette nuit.
01:30Journaliste donc au JDD qu'on peut retrouver en kiosque et sur le site internet aujourd'hui.
01:35Et on en parlait dans la revue de presse.
01:36Titre sur les chiffres de l'immigration qui sont sortis cette semaine.
01:39Messieurs, la question du jour, est-ce que vous faites partie des 58% des Français qui estiment qu'il faut un patron à l'Elysée ?
01:46Nicolas Corato.
01:47Pourquoi pas un patron ou n'importe quel autre profil à partir du moment où il a un projet qui peut porter notre pays vers le mieux.
01:54Mais disons-le tout de suite, ça fait un moment que les patrons sont très bien représentés dans le pouvoir exécutif et législatif en France.
02:02On sort quand même de deux quinquennats très pro-business avec beaucoup de patrons à l'Assemblée, beaucoup de patrons au gouvernement, beaucoup de patrons y compris jusqu'à l'Elysée.
02:11Donc qu'on ne me dise pas que subitement le cercle...
02:14Emmanuel Macron n'a jamais été un patron, il était sensible aux questions.
02:18Emmanuel Macron a quand même une expérience de banquier d'affaires.
02:21Oui, mais je veux dire, ce n'était pas un patron au sens où il a produit de la richesse, c'était un banquier d'affaires.
02:25Les banquiers produisent aussi de la richesse mon cher Maxime, mais c'est moi qui vous le dis.
02:28Oui, c'est pour ça que ça me boule.
02:30Prenez-le quand même comme un acquis.
02:31Non, mais on ne peut pas dire comme si on sortait de dix ans de communisme ou de gouvernement soviétique en France.
02:41On sort quand même de dix ans où la voix des patrons a été plus qu'entendue par les gouvernements successifs.
02:47Eux, ce n'est pas ce qu'il dit, surtout en ce moment.
02:48Qu'ils regrettent le budget qui a été voté, c'est une chose.
02:52Et qu'ils soient dans la communication politique, c'est grand bien leur face.
02:55Mais on ne peut pas dire, comme si on se réveillait subitement, que la France est anti-business.
02:59Elle est, depuis dix ans, très pro-business dans ses politiques publiques.
03:02Lucas Planavergne, est-ce que vous rejoignez le camarade Nicolas Corato qui dit que, globalement, les patrons se plaignent alors qu'ils ont quand même la porte ouverte de l'Elysée ?
03:09J'exagère un peu, mais moi, je n'exagère pas, finalement, depuis quelques années.
03:14Je suis un peu embêté parce que je pensais devoir apporter la contradiction à mon contradicteur.
03:18Mais en fait, je suis assez d'accord avec tout ce qui vient d'être dit.
03:20C'est-à-dire que, déjà, je pense que ce sondage, il arrive dans un contexte de biaisé.
03:25C'est-à-dire qu'il y a une crise budgétaire depuis des mois.
03:27Il y a une dette qui se creuse.
03:29Et donc, forcément, dans ce contexte-là, on le sait, les Français sont de plus en plus sensibles à la question du déficit, à la question du budget.
03:34Et donc, forcément, le résultat est celui-là.
03:36Après, je pense que si on posait une question dans un sondage de est-ce qu'il faut un salarié, est-ce qu'il faut un ouvrier à l'Elysée ?
03:42Je pense que je suis convaincu même que les résultats seraient également très élevés.
03:46Maintenant, pour le dire très clairement également, un patron à l'Elysée, pourquoi pas ?
03:50Mais la France, ce n'est pas une entreprise.
03:53Diriger un pays, ce n'est pas gérer une holding, ce n'est pas gérer une start-up.
03:57Il n'y a pas que l'économie, il y a des valeurs, il y a l'identité.
04:01Tout ça, ça dépasse largement le cadre de l'économie.
04:03En tout cas, c'est ce que disent les interrogés dans cette enquête.
04:06L'idée du patron, en effet, une entreprise n'est pas la France.
04:09Mais ils disent, oui, mais au moins, il y a un enjeu, il y a une sensibilité sur les questions économiques.
04:13Ça éviterait de prendre énormément de décisions plutôt idiotes.
04:17À la une de la tribune du dimanche, un patron explique qu'en réalité, selon les chiffres,
04:21on a perdu quand même énormément d'entreprises, près de 7000 sur les 15-20 dernières années,
04:27parce que précisément, on a pris des décisions totalement idiotes.
04:31Mais la faute à qui, sur les défaillances d'entreprises ?
04:33Pourquoi toujours mettre le point sur l'État ou les politiques publiques ?
04:38Les patrons aussi sont responsables de la défaillance de leurs entreprises.
04:42Les patrons ne sont pas irresponsables.
04:44Les patrons ont une part de responsabilité, voire même la principale responsabilité,
04:48sur les défaillances d'entreprises.
04:50Donc le patronat français, il faut qu'il assume.
04:52Le système économique, c'est moi qui vais apporter la production.
04:55Ce n'est pas la puissance publique qui fait le marché.
05:00Nicolas Corato, qui fait le cadre budgétaire, qui fait les normes,
05:04qui fait que aujourd'hui, quand vous payez quelqu'un 1500 euros,
05:07vous payez en réalité 2200 euros.
05:09Parlez aux économistes et vous verrez que l'impact des politiques publiques
05:12sur la santé économique des entreprises est finalement assez limité,
05:16quoi qu'en disent les patrons, qui sont les premiers d'ailleurs à expliquer
05:19que le libéralisme, c'est tout sauf l'État.
05:21Donc il y a un moment où il faut être cohérent.
05:23Je pense que les patrons ont une responsabilité sociale très importante.
05:27Ils sont un corps social très important.
05:28Pourquoi ne seraient-ils pas représentés jusqu'à l'Élysée ?
05:31Moi, ça ne me pose aucune difficulté.
05:32Mais le sujet, on ne peut pas dire aujourd'hui que l'économie
05:35n'est pas au centre du débat public.
05:37On ne parle que d'économie.
05:38On ne parle que d'argent.
05:39Et je vais être d'accord avec mon contradicteur.
05:41Malheureusement, une deuxième fois aujourd'hui,
05:42on ne parle pas des problèmes sociaux,
05:44on ne parle pas des problèmes culturels,
05:46on ne parle pas des problèmes anthropologiques,
05:47on ne parle pas des problèmes sociologiques.
05:49Et la vie d'un citoyen ne se limite pas
05:51à l'acquisition de richesses.
05:53C'est un point important quand on est citoyen quand même.
05:56Avant qu'on poursuive la discussion entre nous,
05:57messieurs 0826 300 300,
06:00est-ce qu'il faut en 2027 un patron à l'Élysée ?
06:03Vous prenez la parole, 0826 300 300.
06:05Bonjour Olivier.
06:07Bonjour.
06:08Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
06:09Est-ce que pour vous, mon cher Olivier,
06:11il faut un patron à l'Élysée en 2027 ?
06:13Alors non, ce n'est pas l'endroit où il faudrait le patron.
06:16Il faudrait des patrons au Parlement.
06:19S'il y avait un truc que j'ai réalisé là,
06:22moi j'ai 59 ans,
06:24je pensais que le pays dans lequel je vivais
06:26fonctionnait d'une autre façon,
06:28et je réalise depuis deux ans
06:29que ce que j'avais un peu senti avec Chirac,
06:32ceci dit, parce que je trouvais que c'était un président
06:33qui n'avait pas fait grand-chose en interne,
06:37c'est que si vous tenez le Parlement,
06:39vous tenez le président.
06:40Donc, ce n'est pas l'endroit où il faut le mettre.
06:43Il faudrait qu'au Parlement,
06:45on ait des gens qui soient beaucoup plus en phase
06:47avec les réalités de l'économie,
06:49mais de l'économie réelle.
06:51Alors, ce que j'entends depuis tout à l'heure
06:52me paraît tout à fait justifié,
06:55pas juste, pardon,
06:56mais, comment dire,
06:59pour défendre les patrons,
07:01je dirais que le patron et son équipe rapprochée
07:03sont les personnes qui sont probablement
07:05plus dans le réel de toute la société,
07:09parce qu'ils ont à gérer à la fois,
07:10effectivement, la partie économique,
07:12mais aussi la partie sociétale.
07:13Une boîte, qu'elle soit petite,
07:15vous êtes un artisan avec deux ou trois salariés,
07:18ou une grosse boîte,
07:19vous avez plus de 50 mai,
07:20vous êtes obligé de gérer le social.
07:22Mais alors, vous entendez aussi, Olivier,
07:24l'argument notamment de Nicolas Corato,
07:25qui dit que,
07:26mais, pour contrer votre argument,
07:28il y a déjà eu des chefs d'entreprise,
07:30des gens issus du monde économique,
07:31en tout cas,
07:32notamment lors du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
07:34il n'y avait presque que ça à l'Assemblée Nationale,
07:37des cadres sub,
07:37des gens qui sortaient de certaines boîtes,
07:39il y a eu un vent de fraîcheur à l'Assemblée Nationale,
07:41et dans la représentation,
07:42est-ce qu'il y a vraiment eu un tournant à ce moment-là ?
07:46Grande question.
07:48Non, il n'y avait pas,
07:49enfin, moi je pense qu'il n'y avait pas ou pas suffisamment,
07:52parce que la partie dont vous parlez
07:53n'était qu'un pouillème des députés qui étaient sur place.
07:56Donc, tant que vous avez des gens
07:59qui sont à rebouter sur de l'idéologie
08:01et pas de l'idée,
08:02on est coincé.
08:05Regardez, on a eu Montebourg,
08:07il y a quelques années,
08:09qui était au finance et à l'industrie, je crois.
08:11On avait là un type
08:13qui avait tout vu arriver.
08:15Et ce n'était pas un patron.
08:17Pardon ?
08:18Et ce n'était pas un patron,
08:18il l'est devenu en sortant.
08:20Si je peux me permettre,
08:21il a tenté de se présenter à la présidentielle.
08:23Oui.
08:23On a vu comment ça a fini.
08:24Il avait l'âme d'un patron,
08:26tout le monde l'a pris pour un huluberlu.
08:28Quand vous regardez ce que disait Montebourg,
08:30il y a 25, il y a 20 ans, je crois, ou 15 ans, je ne sais plus,
08:32il avait tout vu arriver.
08:34Pourtant, comme il était tout seul à le dire,
08:36comme un président serait tout seul,
08:37il était le seul patron à être dans le système,
08:40il ne serait pas écouté.
08:42La problématique, c'est que le patron,
08:43c'est vraiment le mec du réel.
08:44Donc, si on l'écoute un peu,
08:46on va avoir de bonnes pistes.
08:47Le problème, c'est qu'on a des idéologues en débuté.
08:50Et donc, forcément, l'idéologie prône,
08:52en réalité, parfois, sur le pragmatisme.
08:54Merci beaucoup, mon cher Olivier,
08:55d'avoir été avec nous ce matin au 0826 300 300
08:58et d'avoir jeté, comme ça discrètement,
09:00quelques pavés dans la mare,
09:01notamment, mon cher Nicolas Corato,
09:03sur peut-être cette,
09:04non pas cette caricature,
09:05mais cette idée que le patron,
09:06lui seul, serait confronté au réel.
09:08Vous avez tiqué un peu sur ça ?
09:09Oui, je tique parce que je suis d'accord.
09:12Le patron est un homme ou une femme,
09:14d'ailleurs, qui est confronté au réel.
09:16Mais tout comme l'infirmière ou l'infirmier
09:18est confronté au réel,
09:19tout comme l'enseignant, le policier,
09:21le militaire, l'artisan.
09:24Enfin, je veux dire,
09:25il n'y a pas de monopole
09:26de la confrontation du réel.
09:28Non, mais il faut arrêter.
09:30D'ailleurs, pour aller dans ce sens-là,
09:31je pense que les résultats de ce sondage
09:33sont aussi une réponse à un mot français
09:34qui est qu'on a quand même une tradition en France
09:36d'élire des hauts fonctionnaires,
09:37d'élire des pseudo-serviteurs de l'État
09:40qui très souvent deviennent en fait des technocrates
09:44et qui donc perdent contact
09:46avec les réalités de la population.
09:48Et je pense qu'on aboutit à cela.
09:49Maintenant, ce que révèle aussi plus largement le sondage,
09:53c'est que selon de nombreux Français,
09:55il faut que les patrons,
09:57les grands patrons,
09:57en plus vos chapitres.
09:59Mais là, je rejoins encore une fois Nicolas.
10:01C'est-à-dire que ces derniers mois,
10:03j'ai l'impression d'en entendre tout le temps des patrons.
10:05Je veux dire Bernard Arnault,
10:07Michel-Édouard Leclerc,
10:07et c'est très bien.
10:08Mais est-ce que pour autant,
10:09ça en ferait de bons présidents de la République ?
10:11Je ne suis pas sûr.
10:12Donc moi, j'ai envie de dire une chose
10:14au risque de paraître populiste.
10:15Mais pour moi, à Élysée,
10:16en réalité, ce qu'il faut,
10:17c'est le peuple.
10:18C'est que si le peuple...
10:19Alors le peuple, c'est quoi ?
10:20C'est un pompier ?
10:21C'est un patron ?
10:22C'est un agriculteur ?
10:23C'est un policier ?
10:24Le peuple, c'est le peuple collectivement.
10:25J'entends le peuple au sens collectif.
10:26C'est-à-dire que si le peuple souhaite
10:28moins de taxes,
10:30moins de normes,
10:31qu'on l'écoute par le vote,
10:32par la démocratie participative,
10:35par des référendums,
10:36pourquoi pas ?
10:36Mais pas forcément avec un patron
10:38qui ne romperait pas
10:39avec la verticalité du pouvoir
10:40qui, là aussi,
10:41est un important mot de la France.
10:43Lucas Palanadien,
10:44sur cette idée quand même,
10:45parce que cette semaine,
10:46on a aussi vu apparaître
10:47quelques propositions
10:48et quelques candidatures
10:49à la présidentielle,
10:50notamment à gauche,
10:51je pense à François Ruffin,
10:52qui a fait réagir
10:53avec une proposition.
10:54Quand vous dites
10:54le président de la République,
10:55enfin en tout cas à l'Élysée,
10:56il doit y avoir le peuple,
10:58déjà,
10:58est-ce qu'on doit avoir le peuple
11:00à l'Élysée ?
11:02Parce que qui le porte au pouvoir,
11:03c'est une chose,
11:04mais par exemple,
11:04est-ce que le général de Gaulle
11:05incarnait le peuple ?
11:07Je ne sais pas.
11:07Alors oui, Maxime,
11:08pour moi,
11:08le général de Gaulle
11:09incarnait le peuple.
11:09Pourquoi ?
11:10Parce que le général de Gaulle
11:10écoutait le peuple,
11:12notamment par le référendum.
11:14Mais est-ce que c'était celui
11:15qui était le plus à même
11:16de l'incarner le peuple ?
11:17Non, parce que je reprécise
11:18mon propos,
11:20si je me suis mal exprimé.
11:22Ce n'est pas le peuple
11:23par quelqu'un
11:23qui se prétendrait du peuple
11:25et qui souhaiterait l'incarner.
11:26C'est le peuple
11:26par la voie collective.
11:28Le général de Gaulle,
11:29quand il a été question
11:31d'un référendum
11:31où le peuple s'est prononcé
11:32contre ce qu'il prenait,
11:34il est parti.
11:35Donc le général de Gaulle,
11:36lui,
11:37incarnait le peuple
11:37dans ce sens-là.
11:38Et j'évoquais François Ruffin.
11:39Est-ce qu'il faut aller
11:40dans cette idée
11:41qu'il doit être représentatif
11:42ou si il n'est totalement
11:43représentatif vraiment à l'écoute,
11:45notamment dans la période
11:46que nous traversons,
11:47être payé au SMIC ?
11:47C'est en tout cas
11:48la proposition
11:48qu'a faite François Ruffin.
11:50Qu'est-ce que vous en pensez
11:51de ça Nicolas Corato ?
11:52Je pense que c'est démagogique
11:54et je pense que ça
11:55ne nous amène pas très loin
11:56dans le débat
11:56et dans la construction
11:57d'un projet à gauche.
11:58Le sujet,
11:59ce n'est pas la rémunération
12:00des élus.
12:02Ce n'est pas un sujet pour vous ?
12:03Le sujet,
12:04c'est le statut des élus.
12:05Le statut,
12:06pas la rémunération.
12:06Je suis d'ailleurs
12:07pour protéger beaucoup mieux
12:08les élus socialement,
12:09économiquement
12:10qu'ils ne le sont aujourd'hui,
12:11quitte à être un peu impopulaires.
12:13Mais je pense qu'il faut
12:13mieux payer les élus,
12:14mieux rémunérer les élus en France.
12:16Mais la proposition
12:17de M. Ruffin,
12:18elle est complètement démagogique.
12:19Ce n'est pas ça le sujet.
12:20Le sujet aujourd'hui,
12:24représentation politique en France.
12:25Et malheureusement,
12:26les Français continuent à voter.
12:28Ils votent plutôt mieux
12:29et plus que leurs voisins,
12:30même s'ils votent
12:31de moins en moins.
12:32Et malheureusement,
12:33ils ont de moins en moins confiance,
12:35toutes les études le prouvent,
12:36dans les gens qu'ils élisent.
12:37Donc il y a un paradoxe
12:38qui est compliqué à gérer.
12:40Et ce paradoxe,
12:40il tient dans l'offre politique initiale.
12:42Et M. Ruffin,
12:43qui contribue à la production
12:44de cette offre politique,
12:45ne lui fait pas du bien
12:46en maniant des concepts
12:48purement démagogiques
12:49qui ne se font pas avancer
12:50sur le fond.
12:50Plus Lucas Planadier,
12:51sur cette proposition
12:52de François Ruffin
12:53de payer le président
12:55de la République au SMIC ?
12:56Non, je pense que ça peut
12:57séduire une partie
12:57de la population.
12:58Après, en majorité,
13:00je ne suis pas convaincu
13:00que les gens attendent
13:01que le président de la République
13:03soit payé au SMIC.
13:04Maintenant, pour revenir
13:04sur le statut des élus
13:05et le salaire des élus.
13:06Alors, ça dépend
13:07de quels élus on parle.
13:08Parce que si on parle
13:09des députés,
13:09si on parle des conseillers régionaux,
13:11des conseillers départementaux,
13:12des élus qui parfois
13:13vont une fois par semaine
13:14en commission,
13:15qui en réalité
13:16travaillent très peu
13:17sur les élus locaux,
13:18je ne parle pas des maires,
13:19par exemple.
13:20Franchement,
13:20moi, je trouve que
13:21le problème,
13:22ce n'est pas qu'ils sont trop payés.
13:23Le problème,
13:23c'est qu'il y en a beaucoup trop
13:24et que donc, collectivement,
13:25ils sont tous beaucoup trop payés.
13:27Donc, par exemple,
13:28passer à moins de,
13:30je ne sais pas,
13:30450 députés,
13:31je dis ça n'importe comment,
13:32réduire les circonscriptions,
13:33enlever quelque chose
13:33entre le conseil départemental,
13:35le conseil régional
13:35et dans ce cas-là,
13:36les gens...
13:37C'est pour la suppression du Sénat,
13:38par exemple ?
13:38Non, peut-être pas du Sénat,
13:39mais je pense que
13:41l'enchevêtrement
13:41des élus locaux...
13:42C'est intéressant.
13:43Mais pourquoi vous n'êtes pas
13:43pour la suppression du Sénat ?
13:44Mais je pense qu'on pourrait
13:45réduire très largement
13:46le nombre de sénateurs.
13:47Mais pas supprimer le Sénat.
13:48Pas le supprimer, non.
13:48Le Sénat a une place
13:49très importante
13:50dans le système politique français.
13:51Maintenant,
13:52supprimer un nombre d'élus
13:54au Sénat,
13:55je pense que ce n'est pas déconnant
13:56que c'est un sujet
13:56qui mérite d'être posé
13:58sur la table.
13:58Autant que...
13:59Enfin, plus d'ailleurs
14:00que la rémunération
14:01qui serait trop élevée
14:03du président de la République.
14:04Et sur la rémunération,
14:06bien que, en effet,
14:07Nicolas Corato,
14:07vous disiez que
14:08c'est démagogique,
14:09est-ce que dans cette période,
14:10pardon,
14:11et vous le savez certainement
14:12mieux que moi,
14:12tous les deux,
14:13est-ce que la politique,
14:14ce n'est pas aussi des symboles ?
14:15Et donc,
14:15quand on a quelqu'un qui dit
14:16je vais me payer
14:17au minimum syndical,
14:18rappelez-vous au début
14:19de l'année dernière
14:19quand on avait vu
14:20l'augmentation
14:21du prix
14:24de certaines prestations
14:24de l'Elysée
14:25pour la communication
14:26ou ce genre de choses,
14:26on avait un peu hurlé
14:27et l'Elysée avait dit
14:29non, vous avez raison,
14:29bien sûr,
14:30on va s'aligner,
14:31on va réduire cette hausse,
14:33bien évidemment,
14:33tout ça est naturel.
14:34Donc, ça jouera aussi,
14:35tout à l'heure,
14:36Lucas Planever,
14:36vous évoquiez
14:37ces Français
14:38qui seraient peut-être séduits.
14:39Peut-être que ce type
14:40de symbole,
14:41mon cher Nicolas Corrato,
14:41ça peut fonctionner
14:42sur la population
14:43précisément parce que
14:44certains se disent
14:44moi je travaille,
14:46toute ma vie,
14:46eux, c'est les avantages,
14:48c'est les chauffeurs,
14:48c'est les Grands Palais,
14:49c'est Paris
14:50et ils sont payés
14:51des milliers des cents.
14:51Oui, il y a des choses à faire,
14:52notamment que tous les directeurs
14:54d'administration centrale,
14:54des ministères
14:55aient tous des chauffeurs,
14:56on peut considérer
14:57qu'on peut reprendre le choix.
14:58Mais les chauffeurs,
14:59j'ai appris l'autre jour
15:00que le haut commissaire
15:00au plan avait un chauffeur,
15:01par exemple,
15:02je n'ai toujours pas
15:02compris pourquoi.
15:02Je pense d'ailleurs
15:02que les avantages
15:03sont quelque chose
15:04qui crispe beaucoup plus
15:05la population
15:05que le salaire en tant que tel.
15:06Mais après,
15:07il y a d'autres représentations
15:08qui sont peut-être
15:08plus à travailler.
15:09Par exemple,
15:10aujourd'hui,
15:11les ministères se concentrent
15:12dans quelques centaines
15:13de mètres carrés
15:14dans le septième arrondissement.
15:15Est-ce qu'il n'y a pas
15:15une réflexion à avoir
15:16sur la représentation géographique
15:18du gouvernement ?
15:19Est-ce que c'est normal
15:20que dans un pays
15:20comme la France,
15:21tout soit concentré
15:22dans un seul arrondissement
15:24à Paris ?
15:25Valérie Pécresse,
15:26qui n'est pas une femme de gauche,
15:27a délocalisé
15:28le siège social
15:30de sa région
15:31à Saint-Ouen.
15:32Ce n'est pas
15:32un énorme effort,
15:33elle a fait quelques mètres
15:34au-delà du périph,
15:35mais c'est déjà
15:35très symbolique
15:36et représentatif,
15:37notamment pour la population,
15:38de prise en compte
15:39d'une partie
15:39de la proposition fossilaire.
15:41Et à mon avis,
15:41peut-être une réflexion
15:42aussi à mener
15:42sur ces symboles-là.
15:44Est-ce que là,
15:45ce n'est pas un peu démago ?
15:46Parce qu'on pourrait dire aussi
15:47que précisément,
15:48la France,
15:49de par son histoire,
15:50quand on est ministre,
15:52on peut avoir
15:53certains hôtels particuliers
15:55dans le 7e arrondissement.
15:56Qu'est-ce qui est en cause,
15:56Maxime, là-dedans ?
15:57C'est aussi la représentation
15:58qu'ont beaucoup de Français
15:59que tout se passe à Paris
16:00et tout se passe sans eux.
16:01Et quand on parle de symbole,
16:03je pense que c'est un symbole
16:04peut-être plus important
16:05que la rémunération
16:05de nos élus.
16:06Cet entrisme parisien,
16:07ce tropisme parisien,
16:08cette idée que les gens
16:09sont hors sol
16:09parce que concentrés
16:10dans un tout petit quartier à Paris
16:12et décidant pour tout le pays,
16:13ça, je pense que symboliquement,
16:14il y aurait des choses à faire.
16:15Est-ce que ce n'est pas aussi le cas ?
16:16Vous parliez tout à l'heure
16:17des conseils régionaux,
16:18départementaux.
16:19Regardons et prenons le cas
16:20des ARS qui sont partout
16:21sur le territoire.
16:22Il y a une déconnexion totale.
16:23Est-ce qu'il n'y a pas,
16:24peut-être même,
16:24une plus large réflexion,
16:26mais alors là,
16:26il faudrait prendre au moins
16:27à l'antenne jusqu'à midi,
16:28sur ce que provoque le pouvoir,
16:30c'est-à-dire un ésolement
16:31de gens qui se ressemblent
16:31certainement socialement,
16:33psychologiquement
16:34et ont quand même,
16:36on va dire,
16:37la même idée de faire les choses.
16:38Et c'est ça qui pose problème,
16:39Lucas Plaguerre.
16:40La multiplication,
16:41le doublement
16:42des structures administratives
16:43au-dessus des structures politiques,
16:45c'est un des gros problèmes français.
16:46Juste pour revenir
16:47une seconde sur la proposition,
16:49sur l'annonce
16:50de François Ruffin.
16:52Bien sûr,
16:53encore une fois,
16:53ça peut séduire des gens.
16:54Après,
16:55une autre partie des gens
16:56vont se renseigner,
16:57vont se rendre compte
16:57qu'en réalité,
16:57si François Ruffin
16:58propose cela,
16:59c'est parce qu'il peut
17:00se le permettre,
17:00on ne va pas se mentir.
17:01François Ruffin a écrit
17:02des livres à succès.
17:03François Ruffin
17:04est un journaliste à succès,
17:05a dirigé,
17:05a créé un journal,
17:06Fakir,
17:07qui a son succès.
17:08Il a fait des documentaires
17:09encore récemment,
17:10un très bon documentaire
17:11par ailleurs,
17:11avec Sarah Salman,
17:12qui fonctionne très bien.
17:14Donc François Ruffin
17:15a de quoi vivre
17:16à côté de son salaire
17:17de député
17:19ou de futur président.
17:21On lui souhaite peut-être
17:22ou pas,
17:23je ne sais pas.
17:23Donc effectivement,
17:24je pense que ça peut,
17:25encore une fois,
17:26ça peut séduire,
17:27mais je pense que le débat
17:28ne se pose pas réellement
17:30en ces termes.
17:31En tout cas,
17:31de manière aussi simple,
17:332027 pour sauver la France
17:34faut-il un patron à l'Elysée ?
17:36Vous avez été,
17:37vous êtes plutôt partagé
17:38sur la question,
17:38amis auditeurs,
17:3974% oui,
17:4126% non,
17:42et vous avez été nombreux
17:44à voter sur le site
17:45sudradio.fr,
17:46l'application,
17:46ainsi que les réseaux sociaux,
17:48en tout cas,
17:48débat à suivre,
17:49et c'est à lire
17:50dans la tribune du dimanche.
17:51Si on a envie de lire autre chose,
17:52par exemple sur l'immigration,
17:53c'est à retrouver dans le JDD
17:54avec la hausse des chiffres
17:55de l'immigration,
17:56mon cher Lucas Planaverne.
17:57Très bon numéro du JDD,
17:58ce dimanche.
17:59Bien sûr,
17:59bien sûr,
18:00forcément,
18:00on compense.
18:01Merci beaucoup d'avoir été
18:02avec moi dans ce studio ce matin,
18:04mon cher Lucas Planaverne,
18:05et merci à vous,
18:06mon cher Nicolas Corato,
18:07d'avoir également été avec nous,
18:09président fondateur du Think Tank,
18:11Place de la République.
18:11Je vous souhaite une belle matinée
18:13et un bon dimanche.
18:14Dans un instant,
18:14à 8h53 sur Sud Radio,
18:16c'est le On en parle
18:16avec Jules Boschirini
18:17et vous allez voir,
18:19il va nous expliquer
18:20ce que c'est être de droite.
18:22Attention,
18:22ne pas rire.
18:23A tout de suite.
18:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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