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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0119h, face à l'info, bonsoir à tous. Mathieu, ça va mieux ?
00:00:04Mais ça va toujours bien.
00:00:05Est-ce que l'hommage vous a fait du bien hier ?
00:00:07Bien évidemment, bien évidemment, j'étais très touché.
00:00:09Vous étiez en top tweet, tout le monde vous a fait des petits mots gentils hier soir, vous avez vu
00:00:13ça sur les réseaux sociaux ?
00:00:14J'ai vu les nombreux mots gentils et j'étais très heureux de voir que Serge Côté est désormais un
00:00:18personnage de l'histoire intellectuelle française.
00:00:20Ah oui, voilà exactement.
00:00:22Au sommaire ce soir, le Conseil d'État valait de la dissolution de la jeune garde et son raisonnement est
00:00:29clair.
00:00:29La liberté d'association s'arrête là où commence la violence.
00:00:33Le juge retient une stratégie assumée d'intimidation, des appels implicites à l'affrontement et surtout l'absence de condamnation
00:00:42des actes violents commis en son nom.
00:00:46Résultat, une organisation perçue comme une milice, incompatible avec l'ordre public.
00:00:51Derrière cette décision, un message net, on ne peut pas défendre la démocratie en tolérant la violence politique.
00:00:59Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:01:02Et si la gastronomie est-elle, était au cœur de l'identité française ?
00:01:08La polémique « Master Poulet » n'en finit plus de faire réagir.
00:01:12Bien plus qu'un fast-food.
00:01:14Et si c'était une fracture politique et culturelle ?
00:01:16À gauche, deux visions s'affrontent.
00:01:18L'une défend un mode de vie populaire.
00:01:21L'autre accompagne la gentrification.
00:01:23Au nom du cadre urbain, une bataille de territoires, de normes et de modes de vie.
00:01:28La nourriture devient ici un marqueur identitaire, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:01:34Après la colère d'Emmanuel Macron sur les maboules qui veulent se fâcher avec l'Algérie,
00:01:39le gouvernement veut régulariser plus facilement les médecins étrangers.
00:01:44Preuve qu'en urgence, le système s'est allé vite.
00:01:48Pourtant, on manque de médecins après avoir longtemps limité leur formation.
00:01:53Et on compense en recrutant ailleurs.
00:01:54Résultat, frustration des praticiens étrangers.
00:01:57Sentiment d'injustice chez les Français et dépendance organisée.
00:02:02Même à gauche, comme François Ruffin, certains dénoncent ce modèle.
00:02:06Pourquoi ne pas former au lieu de puiser ailleurs ?
00:02:10L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:13Le capitaine d'Anjou, héros de Cameroun.
00:02:17Aujourd'hui, la Légion étrangère célèbre Cameroun comme chaque année le 30 avril.
00:02:23Cette bataille du courage, une poignée d'hommes qui se tient debout.
00:02:27Jusqu'au bout, leur chef, le capitaine Jean d'Anjou, à la main de bois devenu relique, incarne cet esprit.
00:02:35Résister, même sans espoir.
00:02:38Tomber à midi le 30 avril et laisse bien plus qu'en souvenir une règle morale.
00:02:43Cameroun n'est pas qu'une bataille, c'est une leçon.
00:02:47L'honneur peut survivre à la défaite.
00:02:49Le regard de Marc Nenon.
00:02:51Sur le front de la guerre en Iran, alors que le prix du pétrole a encore grimpé une question ce
00:02:57soir,
00:02:58Donald Trump reprendra-t-il ses frappes en Iran ?
00:03:01Enverra-t-il des troupes au sol ?
00:03:03Enverra-t-il chercher l'uranium enrichi par l'Iran ?
00:03:07C'est 440 kg d'uranium toujours hors de portée.
00:03:10Le temps joue contre l'Iran, mais aussi contre une solution diplomatique.
00:03:15La prochaine décision de Washington pourrait faire basculer l'équilibre, l'analyse de Michel Fayad.
00:03:21Sandrine Rousseau se moque d'une certaine fierté française.
00:03:25Dire qu'il ne faut pas être fier d'être français, c'est réduire l'identité à un simple hasard
00:03:29de naissance.
00:03:30En la remplaçant par la seule fierté sociale, on oublie l'héritage, la culture, l'histoire.
00:03:36Cette vision transforme la nation en système de service et non en civilisation.
00:03:41Qu'est-ce que la fierté française ?
00:03:43La question n'est pas d'être fière par principe, mais de savoir peut-être ce que l'on choisit
00:03:50de transmettre.
00:03:51L'édito de Mathieu Beaucoute.
00:03:53Et puis ce soir, nous recevons un homme qui a fait un choix singulier, créé des drapeaux français.
00:03:58En ce jour de mémoire pour la Légion étrangère, cette institution unique au monde,
00:04:03capable de rassembler plus de 140 nationalités derrière un seul symbole, le drapeau français.
00:04:09Avec notre chef d'entreprise, nous interrogerons la force du drapeau français,
00:04:14ce qu'il représente, ce qu'il unit, ce qu'il transmet.
00:04:17Car un drapeau n'est pas un simple tissu, c'est une histoire, une fidélité, parfois une promesse.
00:04:23Nathanel Fegelman, concepteur de drapeau français, est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:04:28Une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:04:57Sous-titrage Société Radio-Canada
00:05:00Ah, t'as fait un livre.
00:05:00Les tendances anglantes et levées.
00:05:03Les tendances anglantes et levées.
00:05:08Entendez-vous dans nos campagnes,
00:05:12mugir ces féroces soldats.
00:05:16Ils viennent jusque dans nos bras,
00:05:21égorger nos fils et nos compagnes.
00:05:25Aux armes citoyens,
00:05:30formez vos bataillons,
00:05:34marchons, marchons.
00:05:37A saluer le succès de l'exercice Orion 26.
00:05:41Cet après-midi, un entraînement massif des armées françaises.
00:05:45Terre, mer, air, cyber, espace.
00:05:48Pour se préparer à un conflit de haute intensité.
00:05:5112 500 militaires français, plus des alliés.
00:05:5425 navires, dont le Charles de Gaulle.
00:05:57140 avions hélicos.
00:05:581200 drones.
00:05:59Emmanuel Macron s'est rendu sur place à ce nuit
00:06:02pour pouvoir observer les manœuvres finales.
00:06:05Il a voulu montrer une armée française moderne,
00:06:09innovante et prête au combat de haute intensité.
00:06:12Le chef des armées a souligné la modernisation rapide de l'armée.
00:06:16Il a remercié les troupes et insisté, je cite,
00:06:19« La France doit rester une puissance reconnue par ses alliés
00:06:23et redoutée par ses ennemis face aux menaces actuelles ».
00:06:27Il était important de commencer cette émission
00:06:30avec ces images, avec la Marseillaise.
00:06:33Dans un instant, on recevra notre invité
00:06:35qui crée des drapeaux français.
00:06:37L'occasion pour nous de parler de tout ce symbole.
00:06:41D'abord, Mathieu Bocoté,
00:06:43la polémique entourant Master Poulet
00:06:45peut sembler vaine et légère.
00:06:48Elle peut faire sourire.
00:06:49Pourtant, elle s'incruste dans l'actualité
00:06:52depuis bientôt une semaine.
00:06:54Comment l'expliquer ?
00:06:54Comment la résumer ?
00:06:56Quelle tendance lourde fait-elle remonter à la surface ?
00:06:59Je trouve tout à fait passionnante
00:07:01cette histoire de Master Poulet et compagnie de Poulet Crousti.
00:07:04Tout ça, pourquoi ?
00:07:05Parce que souvent, on aborde la question de l'identité
00:07:07à travers des grands concepts,
00:07:09à travers des théories qui s'entrechoquent les unes les autres.
00:07:11Et là, cette question de l'identité,
00:07:13elle s'incarne de la manière la plus concrète qui soit
00:07:16par notre art de vivre,
00:07:17par le rapport à la gastronomie,
00:07:19par notre manière d'habiter l'existence au quotidien
00:07:22en mangeant tout simplement.
00:07:24Et cette histoire de Master Poulet
00:07:25nous dit bien autre chose
00:07:27que la simple question par ailleurs centrale
00:07:29de l'empoisonnement alimentaire des jeunes générations
00:07:32par le fast-food en général dans nos sociétés.
00:07:35Le point de départ, on le sait,
00:07:37c'est la volonté d'implanter un Master Poulet à Saint-Ouen
00:07:43et le maire, Karim Bouamran, s'y oppose.
00:07:46Socialiste.
00:07:47Socialiste, il dit s'y oppose. Pourquoi ?
00:07:49Parce qu'il y a déjà un Burger King pas très loin.
00:07:51Parce qu'autrement dit, il faut diversifier l'offre.
00:07:53Il faut éviter...
00:07:54La qualité de vie des habitants est importante.
00:07:57Quand on établit un tel commerce,
00:07:59il peut arriver qu'à cause de la livraison nocturne,
00:08:01la clientèle et tout ça,
00:08:02ça peut troubler l'ordre public, comme on dit.
00:08:04Mais c'est attendu qu'il y a beaucoup de nuisances.
00:08:06On peut le dire comme ça aussi, je pense que c'est assez clair.
00:08:08Nuisances et troubles à l'ordre public,
00:08:10comme un discours conservateur dans l'espace public, finalement.
00:08:13Donc, on a ce maire qui dit
00:08:15« Désolé, nous n'en voulons pas globalement ».
00:08:17Noémie Allioua, dans un excellent texte sur le Figaro Vox,
00:08:20résume la chose,
00:08:21en rappelant « Qualité de vie des habitants »,
00:08:23c'est l'argument du maire,
00:08:24qui s'inquiète des livraisons tardives,
00:08:26des nuisances sonores répétées
00:08:27et des odeurs de friture
00:08:29que le maire se garde bien de décrire.
00:08:32De l'autre côté, la France insoumise
00:08:34dit « Un instant, ce master poulet,
00:08:37il faut le défendre ».
00:08:38Et Éric Coquerel a décidé de se mettre de la bataille
00:08:41en disant « Vous opposez à ce master poulet,
00:08:44vous vous opposez en fait aux classes populaires,
00:08:47vous vous opposez ».
00:08:48Certains ajoutent qu'il y a une forme de racisme social
00:08:52et peut-être même de racisme tout court
00:08:54qui s'exprime à travers cela.
00:08:56De quel droit voulez-vous priver
00:08:57les jeunes des banlieues
00:08:59de cette gastronomie inattendue
00:09:02qui les enthousiasme apparemment ?
00:09:04Donc, guerre des gauches, en quelque sorte.
00:09:07Gauche gentrifiée contre gauche des cités.
00:09:10Disons ça comme ça.
00:09:11Donc, d'un côté, la gauche matcha,
00:09:13la gauche quinoa,
00:09:15la gauche qui s'enthousiasme
00:09:17pour des espèces de produits inattendus
00:09:18et qui dit « Il n'y a rien. »
00:09:21La formule, comment elle nous dit,
00:09:22c'est quand même pas mal aussi.
00:09:24« Et si, horreur suprême,
00:09:26l'enseigne laissait place à l'un de ces salons de thé branchés
00:09:29où le matcha au lait d'avoine s'affiche à 7 euros
00:09:32et attire la petite bourgeoisie parisienne
00:09:34en quête d'exotisme ? »
00:09:35Donc, d'un côté, elle nous dit « C'est la gauche matcha,
00:09:37de l'autre côté, c'est la gauche croustie,
00:09:39le poulet croustie. »
00:09:40Donc, laquelle des deux va l'emporter ?
00:09:42Donc, c'est à la fois économique,
00:09:43parce que dans les faits, Marc le disait il y a quelques jours,
00:09:45ce poulet aisément disponible
00:09:47qui est d'une qualité absolument atroce en général,
00:09:49je ne dis pas pour tout le monde,
00:09:50une qualité atroce qui est très mauvaise pour la santé,
00:09:53mais ça ne coûte pas très cher.
00:09:54On sait même que c'est très facile d'accès.
00:09:55Oui, ça ne coûte pas cher.
00:09:56Tout augmente.
00:09:57Deux coups, on peut l'avoir.
00:09:58Donc, d'un coup, on peut avoir ça pour 7 euros.
00:10:00On peut avoir donc le matcha à 7 euros
00:10:02qui coûte très cher aussi.
00:10:03Donc, ce sont des classes sociales différentes
00:10:05qui fréquentent cela.
00:10:07L'autre mot dans cette polémique,
00:10:09c'est le mot « gentrification »,
00:10:10qui est un mot dont on entend parler
00:10:11beaucoup depuis les municipales.
00:10:13Le mot « gentrification », soyons concrets,
00:10:15c'est un mot de code dans la politique contemporaine
00:10:18pour dire « les Blancs ».
00:10:19C'est-à-dire quand un quartier autrefois dit populaire.
00:10:22Un quartier populaire, c'est un quartier
00:10:23qui n'est plus composé du peuple historique français,
00:10:25mais du nouveau peuple issu de l'immigration.
00:10:27Donc, qu'est-ce qu'on nomme « gentrification » ?
00:10:28C'est le retour des Blancs
00:10:30par le chemin de la classe moyenne
00:10:31dans un quartier populaire
00:10:33où le peuple historique français n'était plus.
00:10:34Vous voyez, il faut quand même décrypter tout ça.
00:10:36Quoi qu'il en soit,
00:10:37la gentrification, on s'en méfie
00:10:39parce que c'est vu comme une expulsion
00:10:41des plus démunis ou des quartiers populaires,
00:10:43des quartiers historiques qui seraient les leurs.
00:10:45Donc, quand on fait la guerre à la gentrification,
00:10:48en fait, c'est une forme de guerre territoriale
00:10:51pour permettre à la Nouvelle-France
00:10:52de conserver les quartiers
00:10:54dans lesquels elle s'est installée.
00:10:55Je parle ici, comme nos amis, de LFI.
00:10:57Et de ce point de vue,
00:10:58cette querelle autour du poulet croustille,
00:11:00et j'y reviendrai dans un détail
00:11:01tout ce que ça veut dire,
00:11:02la querelle du poulet croustille,
00:11:04c'est probablement, ou de la gauche matcha,
00:11:06c'est un des symboles, des querelles
00:11:08qui accompagneront l'installation,
00:11:11l'expansion de ce que certains appellent
00:11:13la Nouvelle-France.
00:11:14Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'étonnant
00:11:16à avoir des polémiques liées à la nourriture
00:11:18s'emparer aussi aisément de l'actualité ?
00:11:21Et vous parlez avec raison au pluriel.
00:11:23Parce que d'un côté, il y a le poulet croustille,
00:11:26et de l'autre côté, il y a le canon français,
00:11:28le banquet français.
00:11:29Et ces deux éléments,
00:11:30il y aura un troisième que je vais ajouter.
00:11:32Donc, il y a trois pôles de la culture française,
00:11:34ou tout le monde des cultures présentes en France aujourd'hui,
00:11:36qui s'expriment dans ce rapport à la nourriture.
00:11:39Je citerai ici notre amie Charlotte en 2019,
00:11:41probablement de ces phrases qui a le plus marqué l'imaginaire.
00:11:44Moi, ça m'avait frappé.
00:11:45Elle sait déjà ce qu'elle veut dire, je crois.
00:11:46Je la cite.
00:11:59Cette phrase-là était essentielle.
00:12:01Vous avez marqué parce qu'elle résumait tout le débat autour de l'oncle,
00:12:04l'espèce d'hypertrophie républicaine dans le débat public.
00:12:07Un pays, c'est d'abord un art de vivre.
00:12:09Ce n'est pas un système de règles désincarnées,
00:12:10référent de philosophie.
00:12:12C'est une manière d'habiter le monde,
00:12:13héritée de ses parents,
00:12:14et qu'on transmettra à ceux qui suivront.
00:12:17Donc, qu'est-ce qu'on voit?
00:12:18La question de la gastronomie est le symbole au quotidien
00:12:21de l'identité dominante en certains quartiers dans le pays.
00:12:25Et de ce point de vue,
00:12:25la révolution démographique est aussi une révolution gastronomique.
00:12:29On peut le voir même avec l'évolution du fameux plat préféré des Français.
00:12:32Depuis quelques années, on nous répétait,
00:12:33ça serait le plat préféré des Français.
00:12:35Qu'est-ce que c'est?
00:12:35Le couscous.
00:12:36Pourquoi on nous disait ça plutôt que la blanquette ou autre chose?
00:12:39Pour nous envoyer le signal
00:12:40qu'il y avait eu un changement dans les références culturelles.
00:12:43Les Français se croient submergés par l'immigration,
00:12:45mais dans les faits, ils n'aiment rien tant que le couscous.
00:12:47Le couscous devenait un symbole
00:12:49pour témoigner d'un remplacement culturel et symbolique
00:12:52au quotidien pour tous les Français.
00:12:53Donc, globalement, vous trouvez qu'il y a trop d'immigrés,
00:12:55mais vous ne trouvez pas qu'il y a trop de couscous.
00:12:56Franchement, taisez-vous.
00:12:57C'était le message.
00:12:59Ensuite, avec l'évolution du débat public,
00:13:01le kebab a grand remplacé le couscous
00:13:04comme plat de référence.
00:13:05On dit le kebab, on l'a vu dans la campagne municipale à Paris,
00:13:07l'importance accordée au kebab par les candidats de gauche
00:13:10pour montrer qu'ils étaient, eux aussi, populaires.
00:13:13Donc, le kebab devenait le symbole
00:13:15de ce qu'on appellera demain la Nouvelle-France.
00:13:16Donc, une révolution gastronomique au quotidien
00:13:20portée par le kebab et l'extension,
00:13:22la multiplication des kebabs
00:13:23qui témoignaient d'une transformation démographique de la France.
00:13:26Mais là, il y en a un grand remplacement en grand remplacement.
00:13:29Si le couscous remplace le kebab,
00:13:32comme dirait l'autre, ceci tuera cela.
00:13:35Donc, on est devant un remplacement.
00:13:37Donc là, ça témoigne du groupe de référence de la Nouvelle-France.
00:13:40Ce n'est plus nécessairement le même.
00:13:41Les préférences culturelles, identitaires, les origines,
00:13:45tout ça, ça nous dit beaucoup.
00:13:46Donc, le croustie remplace le kebab qui a remplacé le couscous.
00:13:49Mais on est dans la continuité d'une histoire
00:13:51où finalement, c'est une autre civilisation,
00:13:54un autre continent, un autre rapport au monde
00:13:55qui s'installe en France dans de plus en plus de quartiers.
00:13:58Et on peut considérer que chacune de ces enseignes,
00:14:01donc que ce soit un master poulet, tastier, croustier, tout ça,
00:14:04ça témoigne d'une extension de la Nouvelle-France.
00:14:06Ce sont des avant-gardes, en fait, des avant-gardes alimentaires
00:14:09de la révolution démographique et de la Nouvelle-France qui s'installe.
00:14:12Mais là, il y a d'autres Frances en France.
00:14:13On le voit bien.
00:14:15Les bobos.
00:14:15J'en parlais à la gauche matcha.
00:14:17Autrement dit, l'expérience des JO.
00:14:19Rappelez-vous, en 2024, on en avait parlé ici.
00:14:21Qu'avaient décidé les gens des JO à ce moment-là
00:14:23pour l'offre gastronomique pour les Français?
00:14:25Ils nous disaient que ce n'est pas l'occasion
00:14:27de mettre en valeur la gastronomie française historique.
00:14:29C'est l'occasion de modifier cette gastronomie
00:14:31pour prouver qu'il est possible désormais d'être un herbivore,
00:14:33c'est-à-dire de sacrifier la viande.
00:14:36Je cite des passages qui remontent à l'époque.
00:14:38On en avait parlé ici.
00:14:40Les JO sont une occasion unique de montrer
00:14:42qu'un autre modèle est possible.
00:14:44On a voulu pousser le curseur le plus loin possible
00:14:47en célébrant salade de pâtes, croque-monsieur végétarien,
00:14:50falafel de betterave, saucisse végétale.
00:14:53C'est effrayant, ça.
00:14:54On veut montrer qu'on peut proposer des recettes gourmandes sans viande.
00:14:58Donc, l'autre Nouvelle-France, en quelque sorte,
00:15:01la Nouvelle-France bobo.
00:15:02La Nouvelle-France, qui est dans la continuité démographique
00:15:05de la France historique,
00:15:06mais qui ne veut plus de l'identité française trop
00:15:08béret, baguette, fromage, vin et tout ça,
00:15:11vont s'en débarrasser, en quelque sorte.
00:15:12Donc, c'était l'autre Nouvelle-France.
00:15:13Et là, il y en a une troisième qui arrive.
00:15:15C'est celle du canon français,
00:15:16dont on parle beaucoup ces temps-ci,
00:15:18du banquet français.
00:15:19Et là, on y propose autre chose.
00:15:21Le porc brochet, le fromage, la bière, la bière, dis-je, le vin.
00:15:26Et je précise qu'avec ces trois Frances,
00:15:28il y a aussi trois types de musique qui l'accompagnent différemment.
00:15:30Dans un cas, c'est peut-être le chant du Musine,
00:15:32d'un rap conquérant, quelquefois.
00:15:33Dans un autre cas, c'est un chanteur qui pourrait être
00:15:35une chanteuse à l'identité indéterminée.
00:15:37Ça, c'est la gauche match-up.
00:15:38Mais de l'autre côté, on aime les chants populaires,
00:15:40quelquefois même des chants de ripaille.
00:15:41Comme quoi, dans la culture populaire,
00:15:43que ce soit par les mets de tous les jours
00:15:45ou que ce soit tout simplement par les chants qui l'accompagnent,
00:15:48ce sont trois incarnations différentes de la France
00:15:50qu'on a devant soi.
00:15:51On sait, Mathieu, à quel point la population se mobilise
00:15:55pour accueillir l'ouverture d'un nouveau commerce de ce genre.
00:15:58Est-ce que cet engouement populaire a une dimension politique?
00:16:03Assurément.
00:16:03C'est-à-dire, quand on voit la jeune génération,
00:16:06issue de l'immigration souvent, se jeter sur un tel commerce,
00:16:09eh bien, c'est un signe de joie.
00:16:10C'est-à-dire, désormais, ce territoire est le nôtre.
00:16:13Désormais, ce sont nos codes qui s'imposeront ici
00:16:15plutôt que les autres.
00:16:17Vous connaissez mon pessimisme sociologique, celui-là.
00:16:20C'est-à-dire que, je pense fondamentalement,
00:16:22à l'échelle de l'histoire, les groupes humains s'affrontent.
00:16:23Tous ceux qui s'imaginent que les groupes humains
00:16:25vont cohabiter sur le mode kumbaya,
00:16:27puis on va tous s'aimer, suffirait de se comprendre,
00:16:29ça n'arrivera jamais.
00:16:30Donc, la question est de savoir, quand plusieurs groupes
00:16:32sont présents sur un territoire, lequel domine?
00:16:34De préférence, ça peut être le peuple historique d'un pays
00:16:37plutôt que ceux qui y arrivent récemment.
00:16:38Mais quand il y a un changement démographique,
00:16:40on se demande qui l'emportera.
00:16:42Et dès lors, quand un nouveau commerce ainsi s'installe,
00:16:44avec l'enthousiasme qui peut venir,
00:16:46les débordements aussi quelquefois,
00:16:47c'est l'extension physique et alimentaire
00:16:50et concrète de la Nouvelle-France.
00:16:52Autrement dit, c'est un empire politique
00:16:54qui se déploie, un commerce à la fois.
00:16:57Et de ce point de vue, c'est un laboratoire de la France
00:16:59de demain qui se présente à nous.
00:17:01Je note que quelquefois, quand d'autres commerces s'ouvrent
00:17:03dans d'autres lieux qui n'appartiennent pas encore
00:17:05à la Nouvelle-France, parce qu'il y a encore des lieux
00:17:06qui sont de l'ancienne France,
00:17:07il peut y avoir quelquefois des chocs assez violents,
00:17:10comme si on sortait de son territoire
00:17:11pour aller s'emparer de quelque chose
00:17:13dans un autre territoire qui ne nous appartient pas encore,
00:17:15mais qui nous appartiendra peut-être demain.
00:17:17On verra bien, quoi qu'il en soit,
00:17:18l'alimentation peut nous conduire aux réflexions politiques
00:17:21les plus graves.
00:17:21Je suis déçue.
00:17:23Pourquoi?
00:17:23Mais pas parler de barbecue.
00:17:26Ah, mais c'est très juste, j'aurais pu le protéger.
00:17:27Vous voyez, ça, c'est l'anti-gauche matcha.
00:17:29C'est-à-dire, quand vous êtes dans la gauche matcha,
00:17:30quand vous êtes dans la gauche enthousiaste, justement,
00:17:33pour l'affreux quinoa,
00:17:34dès lors, vous devez avoir votre extrême droite alimentaire.
00:17:37Et quelle est l'extrême droite alimentaire?
00:17:38Le barbecue est le symbole de cette extrême droite viriliste.
00:17:41Ce à quoi répond Fabien Roussel, qui est malin.
00:17:43En un instant, moi, je fais quand même un petit clin d'oeil
00:17:46à la France traditionnelle.
00:17:47Fromage, bon vin, bonne viande,
00:17:48comme quoi il y a les querelles à l'intérieur
00:17:50de l'ancienne gauche.
00:17:50Je savais que vous auriez...
00:17:52Si vous prenez un fromage de trop,
00:17:53vous passez à l'extrême droite sans qu'on vous en avertisse.
00:17:56Non, mais c'est incroyable.
00:17:57J'ai du mal à me citer en vous écoutant.
00:17:59Non, mais c'est incroyable de voir la politisation,
00:18:02effectivement, de la gastronomie.
00:18:04Marc, maintenant, vous vouliez dire quelque chose?
00:18:05Ben oui, parce que je me veux...
00:18:06Vous mangez pas des graines, donc...
00:18:07Non, mais moi, je me veux français.
00:18:09Je milite pour la langue française.
00:18:11Les champs sont françaises.
00:18:13Une façon d'être, l'esprit de liberté.
00:18:15Mais je ne mange pas de viande.
00:18:17Non, mais je ne mange pas de viande.
00:18:19J'ai arrêté de manger du fromage
00:18:20parce qu'à force de littérature,
00:18:22je me suis aperçu...
00:18:23La gauche quinoa, lui.
00:18:24Mais non, c'est pas...
00:18:26Non, c'est pas la gauche quinoa.
00:18:27On peut se poser des questions
00:18:29sur le fait qu'éventuellement,
00:18:30certaines pathologies
00:18:32soient liées au contenu de l'assiette.
00:18:34Mais je partage l'esprit banquet.
00:18:37Mais je me fous de ce qu'il y a dans l'assiette.
00:18:39Pas moi.
00:18:39Et je ne bois pas de vin.
00:18:41On parle d'identité, Marc Menand.
00:18:43Je vais me dire tout de suite pathologie.
00:18:45Merci.
00:18:46Mon Marc, préparez-vous
00:18:47parce qu'on a envie de vous entendre
00:18:48dans un instant
00:18:49sur le portrait
00:18:52d'Anjou
00:18:54puisque c'est le jour
00:18:55de la Légion étrangère.
00:18:56D'abord, Gabriel Cluzel,
00:18:58le ministre de la Santé,
00:19:00a annoncé hier
00:19:00que le gouvernement
00:19:01allait simplifier
00:19:03la procédure
00:19:04visant à titulariser
00:19:05les médecins
00:19:06qui exercent en France
00:19:07de manière précaire
00:19:09dès qu'un vecteur législatif
00:19:11le permettrait
00:19:11et ouvrir rapidement
00:19:13une concertation.
00:19:14Tout cela fait suite
00:19:15à la polémique
00:19:17maboule
00:19:17d'Emmanuel Macron
00:19:19à propos des médecins
00:19:20algériens.
00:19:21Oui, alors,
00:19:22preuve que
00:19:23quand il veut,
00:19:24il peut.
00:19:25Emmanuel Macron
00:19:25pousse un coup de gueule
00:19:26et aussitôt,
00:19:27les pas dus,
00:19:28ces médecins diplômés
00:19:29hors de l'Union européenne
00:19:31voient leurs revendications
00:19:32satisfaites.
00:19:33En tout cas,
00:19:33l'horizon
00:19:34s'éclaircir.
00:19:36Parce qu'on a beaucoup
00:19:37commenté ce mot maboule
00:19:38mais on a un petit peu
00:19:38oublié le contexte
00:19:40dans lequel il avait
00:19:41été proféré.
00:19:43Donc,
00:19:43cette déclaration
00:19:45est intervenue
00:19:46en Ariège lundi.
00:19:47Le président répondait
00:19:48à un médecin
00:19:49formé à Oran
00:19:50qu'il interpellait
00:19:51qui se plaignait
00:19:52du système
00:19:52des pas dus.
00:19:53Et donc,
00:19:55ce qui lui déplaisait,
00:19:58c'est la vérification
00:19:59des connaissances
00:20:01imposées
00:20:01aux médecins
00:20:02étrangers
00:20:02en France.
00:20:03Et alors,
00:20:04Emmanuel Macron
00:20:05a qualifié cela,
00:20:06ce n'est pas de moi,
00:20:07c'est de lui,
00:20:07de, je cite,
00:20:08« bordel ».
00:20:09Pour être précis,
00:20:10il a dit
00:20:11« c'est un truc
00:20:11qui me rend dingue,
00:20:13c'est la folie
00:20:13du système français,
00:20:15c'est des gens
00:20:15remarquables
00:20:16qu'on fait bosser,
00:20:17qui font de la médecine,
00:20:18qui sont à l'hôpital
00:20:19et le jour où il faut
00:20:20les titulariser,
00:20:21on repart.
00:20:22Tout de zéro,
00:20:23il faut passer un concours
00:20:24pour emmerder le monde. »
00:20:26Et il a rajouté
00:20:27« il s'appropriait sans complexe
00:20:28la bonne formule
00:20:29de nos amis paysans
00:20:30à son endroit,
00:20:31on marche sur la tête ».
00:20:32Alors,
00:20:33on remarquera déjà
00:20:34l'opposition sémantique
00:20:35entre gens remarquables
00:20:36et mabouleux.
00:20:37Toujours préférés,
00:20:38les alloctones aux autochtones.
00:20:39Vous voyez,
00:20:40c'est la règle
00:20:40chez ceux qui nous gouvernent.
00:20:42On disait autrefois
00:20:43qu'il fallait aimer son prochain,
00:20:44maintenant on aime,
00:20:45on lui préfère
00:20:46toujours son lointain.
00:20:48Et d'ailleurs,
00:20:48il a été à deux doigts
00:20:49de dire,
00:20:49enfin c'est un peu ainsi
00:20:50qu'on l'a compris,
00:20:51que les maboules
00:20:53partisans de la fermeté
00:20:54à l'endroit de l'Algérie
00:20:56allaient tuer finalement
00:20:57les Français
00:20:57en leur supprimant
00:20:58leur médecin remarquable.
00:21:00Alors,
00:21:01on entend au passage
00:21:01que ce sont surtout
00:21:03ces padus,
00:21:04enfin,
00:21:04ou en tout cas
00:21:05ce système des padus
00:21:06qui risque à moyen
00:21:07ou long terme
00:21:08de nous fâcher
00:21:09avec l'Algérie
00:21:09et autres péris
00:21:12d'origine
00:21:13puisque ça rajoute,
00:21:14ça peut rajouter
00:21:15une pierre
00:21:16sur la longue liste
00:21:17des griefs
00:21:18que ces pays
00:21:18nourrissent à notre endroit.
00:21:20C'est ça.
00:21:21Et c'est vrai
00:21:21que leur population,
00:21:23les populations de ces pays
00:21:24ont besoin de médecins.
00:21:25Pourquoi irions-nous
00:21:26piller
00:21:27leur force vive médicale ?
00:21:29Mais avant même
00:21:31cette sortie
00:21:32du président de la République,
00:21:33le système des padus
00:21:34était déjà contesté ?
00:21:36Oui,
00:21:36en février dernier,
00:21:38il y a eu une manifestation
00:21:39de padus.
00:21:39Ils protestaient
00:21:40contre leur statut précaire,
00:21:42leur salaire médiocre.
00:21:43Ça,
00:21:43c'est une réalité.
00:21:44Ils sont beaucoup moins
00:21:45bien payés.
00:21:46Et surtout,
00:21:47après la fin
00:21:48d'un régime dérogatoire,
00:21:50ils protestaient
00:21:51contre un concours
00:21:52d'épreuve
00:21:52de vérification
00:21:53des connaissances
00:21:54appelée EVC,
00:21:55suivi en cas de succès
00:21:57d'un parcours
00:21:57de consolidation,
00:21:58c'est le nom,
00:21:59de deux ans
00:22:00permettant d'être titularisé.
00:22:01Alors,
00:22:02il y avait eu une pétition,
00:22:03il y avait eu même
00:22:03une grève de la faim
00:22:04quelques jours de certains.
00:22:07Ils disaient
00:22:07lors de ces manifestations
00:22:09que le système hospitalier
00:22:10tenait grâce à eux
00:22:11et de fait,
00:22:12parmi ceux
00:22:13qui ont fréquenté
00:22:14l'hôpital public
00:22:16ces dernières années
00:22:18ou ces derniers mois,
00:22:19nombreux sont ceux
00:22:19qui ont été pris en charge
00:22:20par un médecin étranger.
00:22:22Alors,
00:22:23évidemment,
00:22:23il y a une explication
00:22:23à tout ça
00:22:24et une fois de plus,
00:22:25tout est venu
00:22:25d'une fausse bonne idée,
00:22:27et une pénurie artificielle
00:22:28créée de toutes pièces
00:22:29par la décision
00:22:31en 1971
00:22:33d'établir
00:22:34par arrêté ministériel
00:22:36le nombre d'étudiants
00:22:37en médecine
00:22:38passant en deuxième année
00:22:39afin de réduire
00:22:40les dépenses de santé.
00:22:41Le réchaînement
00:22:41était très logique,
00:22:42apparemment,
00:22:43moins de médecins,
00:22:44moins d'ordonnances.
00:22:45C'est mécanique.
00:22:47Alors,
00:22:47ça a l'air bougrement malin,
00:22:48comme on dit
00:22:49dans un film célèbre.
00:22:50Enfin,
00:22:50non,
00:22:51ce numerus clausis
00:22:53s'est révélé
00:22:54complètement débile,
00:22:55d'autant que
00:22:56deux facteurs
00:22:57n'ont pas du tout
00:22:58été anticipés.
00:22:59Le vieillissement
00:23:00de la population,
00:23:01l'accord de Baby Boomer
00:23:03qui est devenu
00:23:03Papy Boomer,
00:23:04elle a besoin,
00:23:05évidemment,
00:23:05de médecins,
00:23:06et la féminisation.
00:23:08ça,
00:23:08c'est le sujet tabou
00:23:09entre tous.
00:23:09Actuellement,
00:23:10il y a plus de filles
00:23:11que de garçons
00:23:12en première année
00:23:13de médecine.
00:23:14Alors,
00:23:14d'ailleurs,
00:23:14il faut qu'on arrête
00:23:15de nous dire
00:23:16que les filles
00:23:17ne sont pas scientifiques
00:23:18parce qu'en études
00:23:19de médecine,
00:23:19sauf erreur de ma part,
00:23:20ils n'écrivent pas
00:23:21des poèmes.
00:23:22Et si le curseur
00:23:24entre vie familiale
00:23:25et vie professionnelle
00:23:26a changé
00:23:27de façon générale
00:23:27pour les jeunes générations,
00:23:28c'est vrai en particulier
00:23:30pour les femmes
00:23:31qui souhaitent
00:23:32ménager
00:23:32une vie de famille
00:23:34en règle générale.
00:23:35Donc,
00:23:35exit le médecin de famille,
00:23:36corvéable à Merci,
00:23:37que l'on sortait
00:23:38de son lit
00:23:39à toute heure
00:23:39du jour et de la nuit.
00:23:41Donc,
00:23:41l'examen
00:23:42est devenu concours
00:23:43et je pense que
00:23:44chacun de nous
00:23:44a autour de lui,
00:23:45dans sa famille,
00:23:45dans ses amis,
00:23:46une personne
00:23:47qui a été recalée
00:23:49avec beaucoup de souffrance
00:23:50et de déceptions
00:23:51à la clé.
00:23:53Ensuite,
00:23:53soit il est allé
00:23:54passer le concours ailleurs,
00:23:56soit il est resté
00:23:57dans le secteur
00:23:57de la santé,
00:23:58devenu infirmier
00:23:59ou je ne sais,
00:23:59soit il a complètement
00:24:00changé de voie.
00:24:01Et curieusement,
00:24:02c'est une des seules filières
00:24:03dans lesquelles
00:24:04on a introduit
00:24:05un numerus clausus.
00:24:07Alors,
00:24:07pardon de citer
00:24:08cet exemple souvent,
00:24:09mais pas de numerus clausus
00:24:11donc en sociaux
00:24:12et pourtant,
00:24:12je vous garantis
00:24:12qu'à la campagne,
00:24:13on s'inquiète
00:24:14de ne pas voir
00:24:15un médecin
00:24:16à 10 km à la ronde,
00:24:17on s'inquiète moins
00:24:18de ne pas voir
00:24:19un sociologue
00:24:19à 10 km à la ronde.
00:24:21En tout cas,
00:24:21personne ne m'a dit
00:24:22je m'inquiète,
00:24:22il n'y a pas de sociologue
00:24:23près de chez moi.
00:24:25Et alors,
00:24:25depuis 2019,
00:24:27le numerus clausus
00:24:28a été transformé
00:24:29en numerus apertus,
00:24:30c'est moins rigide,
00:24:31moins restrictif,
00:24:32mais ça n'a pas résolu
00:24:33les problèmes,
00:24:34ça reste très sélectif,
00:24:36d'où ce désir constant
00:24:37de recourir
00:24:37à des médecins étrangers
00:24:39qui ne sont pas passés
00:24:40par le même examen exigeant.
00:24:43Sans doute,
00:24:43nombreux sont-ils
00:24:44à être d'excellents praticiens,
00:24:46mais le vérifier
00:24:47est quand même
00:24:48tout à fait normal
00:24:48et même juste,
00:24:50d'ailleurs vis-à-vis
00:24:51des praticiens français,
00:24:53il n'y a pas de raison
00:24:53qu'ils ne soient pas logés
00:24:54à la même enseigne,
00:24:55et puis pour la sécurité
00:24:56des patients.
00:24:57Et moi,
00:24:57je dois dire,
00:24:57on peut même s'inquiéter,
00:24:58j'ai vu qu'en 2024,
00:25:00parmi les 10 000 candidats
00:25:01qui ont participé
00:25:02au concours,
00:25:03donc ce concours
00:25:03de vérification,
00:25:067 000 étaient déjà présents
00:25:08sur le territoire français.
00:25:09Donc je me dis,
00:25:09ils exercent d'abord,
00:25:10on vérifie après.
00:25:11C'est ça.
00:25:12C'est assez particulier.
00:25:14Et puis,
00:25:14il y a évidemment
00:25:16la langue,
00:25:17l'exercice de la langue,
00:25:18enfin,
00:25:18le savoir parler
00:25:19la langue française,
00:25:20on peut être très bon médecin,
00:25:21mais si on ne comprend pas
00:25:22les symptômes décrits
00:25:23par le patient,
00:25:24c'est compliqué,
00:25:25et inversement,
00:25:26si le patient
00:25:28ne comprend pas
00:25:29les préconisations du médecin,
00:25:30c'est compliqué aussi.
00:25:32Donc si je fais
00:25:32un petit résumé,
00:25:33les Français ont vu
00:25:34leurs enfants refuser
00:25:35à l'entrée
00:25:36des universités de médecine
00:25:37par des concours
00:25:38très sélectifs,
00:25:39et ils constatent
00:25:40la venue
00:25:41de praticiens étrangers
00:25:42qui ne font pas
00:25:43l'objet d'un contrôle
00:25:44aussi exigeant.
00:25:46Et sans faire
00:25:47de comparaison
00:25:48tirée par les cheveux,
00:25:49ces mutatis,
00:25:49ils entendissent un peu
00:25:50en politique médicale,
00:25:52ce qui se passe
00:25:52en politique agricole
00:25:53ou même énergétique,
00:25:54je pense au gaz de schiste,
00:25:56on accepte à l'importation
00:25:57ce qu'on n'a pas le droit
00:25:58de produire
00:25:59chez soi.
00:26:01Alors,
00:26:01parfois on se demande,
00:26:02vous savez,
00:26:02les docteurs mabouls,
00:26:04pour rester dans le terme,
00:26:05et dans le thème,
00:26:06pardon,
00:26:07et c'est un jeu
00:26:08bien connu de tous,
00:26:10eh bien,
00:26:10on se demande
00:26:11si ce n'est pas
00:26:12les apprentis sorciers
00:26:13qui nous gouvernent.
00:26:14À gauche,
00:26:15tout le monde plaide
00:26:16pour la cause
00:26:17de ces médecins étrangers,
00:26:19les padus,
00:26:19veut absolument
00:26:21que tout cela
00:26:22soit simplifié
00:26:23comme Emmanuel Macron,
00:26:24sauf François Ruffin.
00:26:26Comment expliquer ?
00:26:27Alors oui,
00:26:27François Ruffin,
00:26:28il a un peu,
00:26:29comment dire,
00:26:30jeté un pavé
00:26:30dans la mare,
00:26:31donc en réaction
00:26:32au propos d'Emmanuel Macron.
00:26:33Il a dit
00:26:34« Je suis hostile
00:26:35à l'immigration de travail,
00:26:36on ne devrait pas chercher
00:26:37des soignants en Algérie,
00:26:38en Tunisie,
00:26:39en Roumanie,
00:26:40on doit former
00:26:41nos propres docteurs. »
00:26:43Et il a rajouté
00:26:43« Je refuse
00:26:46une immigration de travail
00:26:48organisée par le gouvernement
00:26:49ou le patronat
00:26:50sur les services
00:26:51comme on l'a fait
00:26:52après-guerre
00:26:53pour les mines
00:26:54ou l'industrie. »
00:26:55Alors,
00:26:55je ne vous dis pas
00:26:55ça a déclaré,
00:26:56a déclaré des cris
00:26:57d'orfraie,
00:26:58d'Hercilia Soudé,
00:26:59d'Edwi Plenel,
00:27:02elle a dit
00:27:02« Renforcer des musiques
00:27:04contre les travailleurs
00:27:04immigrés. »
00:27:05Cela s'appelle
00:27:06« Reprendre les vieilles recettes
00:27:07d'extrême droite. »
00:27:08Donc voilà,
00:27:08« Rufin d'extrême droite. »
00:27:10Alors,
00:27:10on voit quand même
00:27:11que l'objectif
00:27:12de tout cela
00:27:12est économique,
00:27:13c'est un objectif
00:27:14d'exploitation,
00:27:15on ne va pas se mentir.
00:27:16Comme les restaurateurs,
00:27:18les VTC,
00:27:18on ne veut surtout
00:27:19pas payer trop cher.
00:27:20Mais ce sont
00:27:21des économies
00:27:22en trempe l'œil
00:27:23parce qu'en plus,
00:27:23me disait un médecin
00:27:24quand on...
00:27:26Comment dire ?
00:27:27Des médecins peu sûrs
00:27:28dans un environnement
00:27:29qu'ils ne maîtrisent pas bien.
00:27:31Ils demandent
00:27:32beaucoup d'examens
00:27:33complémentaires
00:27:34et comme autant
00:27:34de béquilles
00:27:35de leurs décisions
00:27:36et finalement,
00:27:36ça pèse sur la sécu.
00:27:38Et puis,
00:27:39on peut dire
00:27:39de Rufin
00:27:40qui marche finalement
00:27:41sur les traces
00:27:41de Georges Marchais
00:27:42et puis aussi
00:27:44de Jean Jaurès,
00:27:45vous savez,
00:27:45qui avait dit,
00:27:46peut-être que Marc le sait,
00:27:47en 1894,
00:27:49à la Chambre,
00:27:50il avait dit...
00:27:52Il a appris...
00:27:54Il était là,
00:27:55il était là.
00:27:55Nous protestons
00:27:56contre l'invasion
00:27:57des ouvriers étrangers
00:27:59qui viennent travailler
00:27:59au rabais
00:28:00car,
00:28:01c'est vrai,
00:28:01ce que nous ne voulons pas,
00:28:03c'est que le capital international
00:28:05aille chercher la main-d'œuvre
00:28:06sur les marchés
00:28:07où elle est la plus avilie,
00:28:08humiliée,
00:28:09dépréciée,
00:28:10pour abaisser finalement
00:28:11le niveau des salaires
00:28:13dans le pays.
00:28:14C'est en ce sens
00:28:15et en ce sens seulement
00:28:16que nous voulons protéger
00:28:17la main-d'œuvre française
00:28:19contre la main-d'œuvre étrangère.
00:28:20Donc,
00:28:20ce qui est intéressant
00:28:21et là,
00:28:21ça devient un peu politique,
00:28:22c'est que Ruffin,
00:28:23qui a annoncé à cette occasion
00:28:24sa présentation
00:28:25à l'élection présidentielle,
00:28:27montre sa différence.
00:28:28Il veut devenir
00:28:29un héritier
00:28:30de cette gauche historique
00:28:33mais si son ambition
00:28:35de former
00:28:36des médecins français
00:28:37plutôt que siphonner
00:28:38des filières étrangères
00:28:40est la sienne,
00:28:41elle bien l'est ni de droite
00:28:42ni de gauche
00:28:42mais comme vous le disiez,
00:28:43Christine,
00:28:43simplement de bon sens.
00:28:45De bon sens,
00:28:45exactement.
00:28:46Merci,
00:28:46Gabriel Cluzel.
00:28:47Dans un instant,
00:28:48on recevra un créateur
00:28:50de drapeau français.
00:28:52on en parlera avec lui.
00:28:53Dans un instant,
00:28:54on parlera aussi
00:28:55avec Charlotte Dornelas
00:28:56du Conseil d'État
00:28:57qui valide
00:28:57la dissolution
00:28:58de la jeune garde.
00:29:00Et puis,
00:29:00le portrait
00:29:02pour cette journée
00:29:03du général Anjou,
00:29:04c'est un général ?
00:29:05Non,
00:29:06capitaine.
00:29:06C'est un capitaine ?
00:29:07Non,
00:29:07C'est un colonel ?
00:29:09Capitaine.
00:29:10Dans les grades
00:29:11d'officier,
00:29:13vous avez sous-lieutenant,
00:29:14lieutenant,
00:29:15capitaine,
00:29:17commandant
00:29:18et lieutenant-colonel,
00:29:20colonel et général ?
00:29:22Le portrait
00:29:23d'Anjou.
00:29:27Dans un instant,
00:29:29mon cher...
00:29:29Son prénom,
00:29:29c'est Jean.
00:29:30Oui,
00:29:30non,
00:29:31mais c'est passionnant.
00:29:32Je tisse parce que c'est intéressant
00:29:33qu'on va se poser
00:29:34pour suivre effectivement
00:29:35cet homme
00:29:36parce que tout le monde,
00:29:37ils sont tous réunis,
00:29:38les légionnaires,
00:29:38en ce moment même,
00:29:39à nos gens,
00:29:40un peu partout en France,
00:29:41non pas partout à Aubagne,
00:29:42à nos gens notamment,
00:29:44pour célébrer cette journée.
00:29:46D'abord,
00:29:46vous avez vu que la tempête arrive,
00:29:48Michel Fayyad.
00:29:50Regardez cette affiche
00:29:51de Donald Trump,
00:29:52« The storm is coming ».
00:29:54Et la question
00:29:54qu'on va se poser avec vous,
00:29:56d'abord,
00:29:56Michel Fayyad,
00:29:57c'est que le blocus américain
00:30:00étouffe l'Iran
00:30:01depuis bientôt trois semaines,
00:30:02mais la vraie question
00:30:04ce soir est militaire,
00:30:05lorsque Donald Trump
00:30:06dit que la tempête arrive,
00:30:07est-ce qu'il va reprendre
00:30:09les frappes ?
00:30:10Est-ce qu'il va envoyer
00:30:12les troupes au sol ?
00:30:13Là,
00:30:13tout le monde se dit
00:30:14que ça se joue peut-être
00:30:15à une décision,
00:30:16peut-être ce soir.
00:30:17Déjà,
00:30:17la dernière fois
00:30:18qu'il y a eu une réunion
00:30:19du commandement américain,
00:30:21c'était deux jours
00:30:22avant le déclenchement
00:30:23de la guerre.
00:30:23Donc oui,
00:30:23il y a quelque chose
00:30:25qui est peut-être
00:30:25en train de se tramer maintenant.
00:30:27En trois semaines,
00:30:28ces trois dernières semaines
00:30:29avec le blocus américain,
00:30:31les Iraniens ont perdu
00:30:3280% de leurs exportations
00:30:33de pétrole.
00:30:34Et donc,
00:30:35aujourd'hui,
00:30:35on se pose la question
00:30:36effectivement si Trump
00:30:37va reprendre les frappes,
00:30:39s'il va envoyer des troupes,
00:30:40comment est-ce qu'il va récupérer
00:30:41l'uranium dans le dossier nucléaire ?
00:30:43En janvier 2025,
00:30:44vous savez,
00:30:45il avait utilisé
00:30:46lors de l'opération
00:30:47Midnight Hammer
00:30:48les DB2 Spirit
00:30:50des Tomahawk
00:30:50pour frapper
00:30:52les sites nucléaires
00:30:52de Fordo,
00:30:53Natanz et Esparan.
00:30:55Et en fait,
00:30:56on ne sait pas
00:30:57qu'est-ce qui est arrivé
00:30:57à ce stock d'uranium enrichi,
00:30:59s'il est engouffré
00:31:00dans le sol
00:31:00ou qu'est-ce qu'il est arrivé.
00:31:02Dans le même temps,
00:31:03on a appris il y a quelques jours
00:31:04et vous l'aviez dit,
00:31:05le fait qu'à Abu Dhabi,
00:31:07les Émirats arabes unis
00:31:07se retirent de l'OPEP
00:31:08et veulent augmenter
00:31:10leur production
00:31:12entre 1,6 et 2 millions
00:31:13de barils,
00:31:14soit l'équivalent
00:31:15de ce que l'Iran
00:31:15exportait jusque-là.
00:31:18Et en même temps,
00:31:19les Émirats arabes unis
00:31:20se sont rapprochés
00:31:21des États-Unis
00:31:21et d'Israël
00:31:22pour former un axe
00:31:23qui serait un peu
00:31:24l'axe Abu Dhabi,
00:31:25Tel Aviv, Washington.
00:31:27Et donc,
00:31:27ils se sont un peu séparés
00:31:29de la Russie,
00:31:30de l'Iran
00:31:30et de la Chine.
00:31:34Et il y a également
00:31:35le fait que
00:31:37les Iraniens,
00:31:38eux se sont organisés
00:31:40avec leur défense mosaïque,
00:31:42c'est-à-dire avec
00:31:43les structures militaires
00:31:44fragmentées,
00:31:45semi-autonomes,
00:31:45réparties sur tout
00:31:46le territoire.
00:31:47Et à la suite
00:31:48de l'assassinat
00:31:49de Khamenei,
00:31:50ils ont riposté
00:31:51de manière féroce.
00:31:52Ils ont essayé aussi
00:31:54d'utiliser leur proxy,
00:31:55le Hezbollah au Liban,
00:31:56les Hach-e-Sharbi
00:31:56en Irak.
00:31:57Et la question
00:31:58de l'uranium
00:32:00se pose encore aujourd'hui
00:32:01et a été un peu
00:32:03l'objet de la discussion
00:32:04entre Poutine et Trump
00:32:05hier.
00:32:06et les Américains
00:32:08ont annoncé
00:32:09dans la foulée
00:32:09le déploiement
00:32:10de leurs missiles
00:32:11hypersoniques
00:32:12Dark Eagle
00:32:13qu'ils n'ont jamais
00:32:13encore utilisé
00:32:14sur le front.
00:32:15Et c'est un message
00:32:16qui est envoyé
00:32:17auprès des Chinois
00:32:17et des Russes
00:32:19et des Iraniens
00:32:19comme quoi
00:32:20ils passent à une nouvelle étape
00:32:22désormais peut-être.
00:32:23Et aujourd'hui,
00:32:24vous avez entendu
00:32:25Khamenei,
00:32:25on ne l'a pas vu
00:32:26parce qu'on ne le voit pas,
00:32:27mais en tout cas,
00:32:27il a déclaré
00:32:28que l'Iran a gagné,
00:32:31que l'Iran maintenant
00:32:32maîtrise
00:32:32le détroit d'Hormuz.
00:32:34En tout cas,
00:32:35il promet un avenir radio
00:32:36au Golfe Persique
00:32:37sans les Américains.
00:32:39On apprend d'ailleurs
00:32:40à l'instant
00:32:40que le président iranien
00:32:41qualifie le blocus naval américain
00:32:43de prolongement
00:32:43des opérations militaires.
00:32:45Michel,
00:32:46Moshraba Khamenei
00:32:47justement est le nouveau
00:32:47guide suprême
00:32:48depuis le 9 mars,
00:32:49une succession dynastique
00:32:51sans précédent.
00:32:52Est-ce que sa ligne
00:32:53dure ferme
00:32:55définitivement
00:32:56la porte à tout accord
00:32:57ou bien est-ce que
00:32:58la pression physique
00:32:59du blocus
00:33:00finira quand même
00:33:00par l'emporter ?
00:33:01Un peu des deux
00:33:02parce que vous savez,
00:33:03Khamenei, lui,
00:33:04effectivement,
00:33:05a succédé à son père.
00:33:06C'est un tabou
00:33:07qui a été levé.
00:33:08Ça montre bien
00:33:09que l'idéologie
00:33:10a perdu du terrain
00:33:11mais par contre,
00:33:11la ligne dure
00:33:12est toujours là
00:33:12puisqu'on voit au pouvoir
00:33:14Monsen Rezae,
00:33:15son conseiller militaire
00:33:16qui a placé autour de lui
00:33:18tous ses gens.
00:33:19Son ancien numéro 2,
00:33:20Zolkader,
00:33:21vous le voyez à l'écran,
00:33:22à la tête du conseil suprême
00:33:25de la sécurité nationale
00:33:26à la place d'Ali Larijani.
00:33:28Il a placé Vahidi
00:33:29qu'il avait nommé autrefois
00:33:31comme chef de la force Al-Koz,
00:33:33la force d'élite
00:33:34qui intervient à l'étranger
00:33:35comme chef des gardiens.
00:33:36Maintenant,
00:33:37il est lui-même
00:33:37le chef des gardiens.
00:33:38Et Mohamed Ali Jaffari,
00:33:39c'est celui
00:33:40qui est à l'origine
00:33:41de cette défense mosaïque
00:33:43dont j'ai parlé tout à l'heure.
00:33:45Et donc Rezae et Jaffari
00:33:46sont les deux anciens chefs
00:33:47des gardiens
00:33:47qui sont restés le plus longtemps
00:33:49à la tête des gardiens.
00:33:49Ce sont les vrais piliers
00:33:51du régime.
00:33:51Ces quatre personnes
00:33:52n'ont pas été tuées
00:33:53depuis le début de la guerre.
00:33:55Et donc,
00:33:55tant qu'ils sont en vie,
00:33:56ils tiendront le pays.
00:33:58Et il y a juste une chose
00:34:00sur la question de la Russie
00:34:02puisque la Russie,
00:34:03elle,
00:34:03est en train d'essayer
00:34:04de revenir dans le jeu
00:34:06avec...
00:34:06En réalité,
00:34:07ils ont parlé,
00:34:07vous savez,
00:34:08il y a deux jours
00:34:09avec les Iraniens
00:34:10à l'occasion de la visite
00:34:12du ministre iranien
00:34:13des Affaires étrangères
00:34:14à Raqqiu à Moscou.
00:34:15Et là,
00:34:16ils ont...
00:34:16Poutine a parlé avec Trump.
00:34:18C'est ça.
00:34:18Donc,
00:34:19ils essayent de jouer
00:34:19entre les deux.
00:34:21Poutine, en fait,
00:34:22maintient le dialogue
00:34:22avec les deux
00:34:23pour jouer un rôle.
00:34:24On va voir si Trump
00:34:25va vouloir que Poutine
00:34:26joue ce rôle.
00:34:27Très intéressant.
00:34:28Vous nous aviez raconté
00:34:29la dernière fois,
00:34:29effectivement,
00:34:30le rôle de la Russie
00:34:31lorsqu'il y avait
00:34:32ce représentant iranien
00:34:34qui s'était déplacé
00:34:35et rencontré
00:34:36le président russe
00:34:37à Saint-Pétersbourg.
00:34:38Merci beaucoup,
00:34:39Michel Fayyad.
00:34:40Dans un instant,
00:34:41on recevra
00:34:42ce créateur
00:34:43de drapeau français.
00:34:44On parlera,
00:34:45effectivement,
00:34:45de la Légion étrangère
00:34:46avant la chronique
00:34:48de Charlotte
00:34:48sur le Conseil d'État
00:34:49qui a rejeté
00:34:52aujourd'hui même
00:34:52la requête
00:34:53de la jeune garde
00:34:54pour la dissolution.
00:34:55Donc,
00:34:55il valide la dissolution
00:34:56de la jeune garde.
00:34:57On va s'arrêter
00:34:57avec vous,
00:34:58Marc,
00:34:59sur ce profil.
00:35:00Ce profil
00:35:00du capitaine
00:35:01Jean Donjoux,
00:35:0230 avril 1863.
00:35:05Journée importante
00:35:06pour la Légion étrangère.
00:35:09Sacrifice,
00:35:10courage.
00:35:10Aujourd'hui,
00:35:11c'est un jour J
00:35:12avec un héros,
00:35:13le capitaine
00:35:13Jean Donjoux.
00:35:15personnage étonnant.
00:35:16Très tôt,
00:35:17il marque sa famille.
00:35:19Il naît dans l'eau,
00:35:20dans une bourgade
00:35:22qui s'appelle Chalabre.
00:35:24Imaginez,
00:35:25quand on est à Chalabre,
00:35:26vous écarquillez les yeux,
00:35:28vous voyez la nature,
00:35:29les oiseaux,
00:35:30les animaux sauvages.
00:35:31C'est joli,
00:35:32c'est bien,
00:35:33mais vous êtes condamné
00:35:34à une sorte de destin
00:35:36de stagnation.
00:35:38D'autant que papa,
00:35:39il est le quatrième
00:35:41d'une fratrie
00:35:42de huit gaillards.
00:35:42C'est presque un régiment
00:35:44déjà dans la famille.
00:35:46Et il est plutôt
00:35:47le meneur,
00:35:48celui que l'on remarque
00:35:49bien que quatrième.
00:35:50Et papa dit,
00:35:51mais un jour,
00:35:51tu seras à la tête
00:35:53de la bonne trie.
00:35:54Il a monté
00:35:55une filature,
00:35:56on fabrique donc
00:35:57les éléments,
00:35:58on tisse.
00:35:59Et le pauvre enfant,
00:36:01dès son adolescence,
00:36:03apprend la manière
00:36:04de commander,
00:36:06la douceur
00:36:07pour motiver
00:36:09les employés.
00:36:11et quand il a 15 ans,
00:36:13on annonce une visite.
00:36:14Oh, ça ne vient pas
00:36:15tous les jours
00:36:15quand on est à Chalabre.
00:36:17On est joyeux.
00:36:19Et qui arrive ?
00:36:20Un personnage.
00:36:22Oh, il le reconnaît
00:36:23sur le visage.
00:36:24Mais il est transformé.
00:36:27Il était ouvrier
00:36:28dans la bonne trie.
00:36:29Regardez comme il est flambant.
00:36:31Dans son uniforme,
00:36:33des galons,
00:36:34un képi.
00:36:35Mais quel est ce personnage ?
00:36:37Et la famille
00:36:38le reçoit
00:36:39avec révérence.
00:36:40On s'assied
00:36:42et on l'écoute.
00:36:44Il est de la Légion.
00:36:46Il est devenu
00:36:48légionnaire,
00:36:49rapidement
00:36:50a franchi
00:36:51les échelons,
00:36:52devenu officier.
00:36:53Il était en Algérie.
00:36:55Et l'Algérie,
00:36:56quand on dit ce mot
00:36:57aujourd'hui,
00:36:57on imagine tout de suite
00:36:59les tirs,
00:37:01la guerre.
00:37:01Mais il n'y a pas
00:37:02que ça.
00:37:03C'est la période
00:37:06civilisatrice.
00:37:06D'ailleurs,
00:37:07à la Légion,
00:37:08vous êtes soldat,
00:37:10mais vous êtes aussi
00:37:11pâtisseur.
00:37:12C'est pour ça
00:37:13que le symbole
00:37:14de la Légion,
00:37:15ce sont des haches.
00:37:17Vous construisez quoi ?
00:37:18Vous construisez les pots.
00:37:20Vous commencez également
00:37:21à faire en sorte
00:37:22qu'il y ait l'esquisse
00:37:24des voies ferrées
00:37:25quand c'est possible.
00:37:26Bref,
00:37:27vous donnez
00:37:28un avenir
00:37:29au pays.
00:37:30Oh, le petit Jean,
00:37:31il est carquille.
00:37:33Il va falloir
00:37:34retourner à la bonne
00:37:35tri demain.
00:37:36Ce n'est pas possible.
00:37:37Il passe sa nuit
00:37:38dans une agitation
00:37:39et interpelle son père
00:37:41en disant
00:37:42je veux devenir légionnaire.
00:37:43Mais tu n'y vas pas,
00:37:45mon garçon,
00:37:45tu n'y vas pas,
00:37:46on a besoin de toi ici.
00:37:48Ce garçon-là,
00:37:49non seulement,
00:37:50il a l'envergure
00:37:51du meneur,
00:37:53mais il a le sens
00:37:54des mots
00:37:55et de la conviction.
00:37:56Il arrive à arracher
00:37:57le droit de reprendre
00:37:59des études,
00:37:59ben oui,
00:38:00les arrêter un peu
00:38:00trop tôt.
00:38:01Et il voudrait lui aussi
00:38:02avoir un beau galon.
00:38:04Entrer à Saint-Cyr,
00:38:05il faut préparer le concours.
00:38:08Il bénéficiera
00:38:09de l'aide
00:38:10d'un professeur
00:38:11de Carcassonne
00:38:12et quand il se présente
00:38:13au concours
00:38:14d'entrer à Saint-Cyr,
00:38:15on ne lui donne pas
00:38:16un centime,
00:38:16le pauvre petit bonhomme.
00:38:17C'est bien,
00:38:18il a de l'ambition,
00:38:19mais il faut être raisonnable.
00:38:20Il va revenir
00:38:21à la bonne tri.
00:38:22Ben non,
00:38:23il réussit
00:38:24et le voilà
00:38:26à Saint-Cyr.
00:38:28Il en sort
00:38:29trois ans plus tard
00:38:30sous lieutenant
00:38:31et trois années
00:38:33encore plus tard,
00:38:34il se retrouve
00:38:35où à 25 ans ?
00:38:36En Algérie.
00:38:37Comme Canut,
00:38:39comme l'ancien ouvrier.
00:38:40Et on n'est pas
00:38:41effectivement
00:38:42en train de tirailler
00:38:43contre l'Autochtone,
00:38:45on est en train
00:38:46de bâtir.
00:38:47Et là,
00:38:47il a une mission.
00:38:49On lui dit,
00:38:49il faut faire
00:38:50des relevés topographiques
00:38:52et pour alerter
00:38:54les autres,
00:38:54quand t'as fini,
00:38:56tu donnes un coup
00:38:57de fusil.
00:38:59Les relevés sont faits,
00:39:01il demande
00:39:02aux deux,
00:39:02trois boucles
00:39:02qui sont à ses côtés
00:39:03de s'écarter,
00:39:05il prend le fusil
00:39:06pour tirer un coup
00:39:07en l'air.
00:39:08Et malheureusement,
00:39:09le matériel
00:39:09n'est pas à la hauteur.
00:39:11PAM !
00:39:11Ça explose
00:39:13et la main s'en va.
00:39:15C'est pourquoi
00:39:16aujourd'hui,
00:39:17on a cette main gauche
00:39:19car très rapidement
00:39:21effondrée,
00:39:21c'est son avenir
00:39:22qui a disparu
00:39:24et ce n'est pas possible
00:39:25en plus.
00:39:27Il veut continuer
00:39:28non seulement
00:39:29connaître l'aventure
00:39:30mais servir
00:39:31l'honneur,
00:39:32la fidélité,
00:39:33c'est quelque chose
00:39:34qui donne un sens
00:39:34à l'existence,
00:39:35c'est quand même
00:39:36pas la bonne tri.
00:39:38Alors,
00:39:39il devrait être
00:39:40écarté de l'armée.
00:39:42Mais non,
00:39:43il fait fabriquer
00:39:44cette main-là
00:39:46en bois,
00:39:48articulée
00:39:48et il la fait fixer
00:39:50sur son moignon.
00:39:52Il obtient
00:39:53de réintégrer
00:39:54les armées.
00:39:56Et là,
00:39:57il fera toute la campagne.
00:39:58Napoléon III
00:39:59qui a pris
00:40:00le pouvoir.
00:40:01Napoléon III,
00:40:02vous avez la bataille
00:40:03de Sébastopol,
00:40:06c'est même
00:40:06un siège,
00:40:07ça dure un an.
00:40:09Vous savez,
00:40:10dans des conditions
00:40:11aussi pénibles,
00:40:12les Oivres
00:40:13et les Légionnaires,
00:40:15ce sont eux
00:40:15qui sont parmi
00:40:16les premiers
00:40:17à essayer
00:40:18de gagner
00:40:18les points
00:40:20cruciaux.
00:40:21Et le lieutenant,
00:40:23à l'époque,
00:40:23il n'est que lieutenant
00:40:24d'Anjou
00:40:25et tellement
00:40:26exceptionnel,
00:40:27malgré
00:40:27ce handicap,
00:40:30quand ça flanche,
00:40:31allez,
00:40:31on y va les gars !
00:40:32Et il prend
00:40:33des initiatives,
00:40:35l'audace,
00:40:35l'audace,
00:40:36l'audace
00:40:36et la fraternité.
00:40:39Tant et si bien
00:40:40qu'on lui donne,
00:40:42non seulement
00:40:42on lui remet
00:40:43la Légion d'honneur,
00:40:45mais le troisième galon
00:40:46le voit la capitaine.
00:40:48Il y aura
00:40:49d'autres batailles,
00:40:50il y aura Magenta,
00:40:51Solferino.
00:40:52Solferino,
00:40:53vous savez,
00:40:53c'est là
00:40:54où le sang coule
00:40:55tellement
00:40:55que Dunant,
00:40:57témoin
00:40:57de la situation,
00:40:59aura l'idée
00:40:59de créer
00:41:00la Croix-Rouge.
00:41:01Et puis,
00:41:02une nouvelle mission.
00:41:04En 1863,
00:41:05c'est le Mexique.
00:41:07Napoléon III
00:41:07rêve
00:41:08d'une Amérique
00:41:09qui soit catholique,
00:41:10du Mexique
00:41:11aux États-Unis.
00:41:12Allez, hop !
00:41:13Et il y a les Hasbours,
00:41:14il fait en sorte
00:41:15que les descendants
00:41:16soient à la tête
00:41:17du pays
00:41:18et ils ont besoin
00:41:19d'argent.
00:41:19Alors,
00:41:20on envoie sur place
00:41:21100 millions d'or
00:41:23avec 200 chariots
00:41:25pour les transporter
00:41:26et nous avons
00:41:27le capitaine
00:41:29d'Anjou
00:41:30qui est
00:41:31choisi
00:41:32et qui se désigne
00:41:33d'une certaine façon
00:41:34pour aller
00:41:36surveiller
00:41:37cette manne
00:41:38qui pourrait tomber
00:41:39dans les mains
00:41:39de l'ennemi.
00:41:40Ils sont 62 légionnaires,
00:41:42deux officiers,
00:41:43un sous-officier.
00:41:44Ils seront pris
00:41:45à un endroit donné
00:41:46en otage
00:41:47près de l'Hacienda,
00:41:49l'Hacienda
00:41:50de Camerone.
00:41:52Ils sont 65,
00:41:542000 autour d'eux.
00:41:57Premier tir,
00:41:58et là,
00:41:59il n'est pas question
00:42:01théoriquement
00:42:01de tenir,
00:42:02et bien si,
00:42:03ils tiendront.
00:42:05Il leur fait
00:42:05tirer le serment
00:42:07d'aller jusqu'à la mort.
00:42:09Il n'est pas question
00:42:10de se rendre.
00:42:11Ils ont soif,
00:42:12ils n'ont plus rien.
00:42:14Ils se carapatent
00:42:16à un moment donné
00:42:16et se regroupent,
00:42:18vous savez,
00:42:18dans cette position
00:42:19faite face à l'ennemi
00:42:20en étant tous
00:42:21face à lui,
00:42:22baïonnette au canon.
00:42:24Ils vont tomber
00:42:25les uns derrière les autres
00:42:27et ils courent
00:42:28les encourager
00:42:30quand ils sont enfermés
00:42:31dans cet Hacienda.
00:42:32Et à midi,
00:42:33c'est étonnant,
00:42:34à midi,
00:42:35ils prennent une balle
00:42:36en plein cœur.
00:42:38Le capitaine d'Anjou
00:42:39vient de disparaître.
00:42:41Ils ont prêté serment.
00:42:43Ils tiendront
00:42:44tout l'après-midi
00:42:45les uns derrière les autres.
00:42:47Ils se dégomment,
00:42:48ils boivent leur urine.
00:42:49Ils seront cinq
00:42:51et le dernier
00:42:52à se présenter
00:42:54devant les Mexicains.
00:42:56c'est le caporal Mène.
00:42:59Rendez-vous,
00:43:00nous ne nous rendrons
00:43:01qu'en gardant nos armes
00:43:03et si vous soignez
00:43:04nos blessés.
00:43:06À des gens comme vous,
00:43:07on ne refuse rien.
00:43:09La main avait été perdue,
00:43:11on l'a retrouvée
00:43:12et aujourd'hui,
00:43:13on la célèbre
00:43:15dans tous les lieux
00:43:16de la Légion.
00:43:17Le capitaine d'Anjou,
00:43:18la foi dans l'existence,
00:43:20la foi dans la camaraderie,
00:43:22l'honneur,
00:43:23la fraternité.
00:43:24Courage,
00:43:25sacrifice,
00:43:26et on parlera
00:43:27de ses valeurs
00:43:27dans un instant.
00:43:29Marc Menand
00:43:29avec un homme
00:43:31qui a décidé
00:43:32de créer
00:43:32des drapeaux français.
00:43:34On en parlera
00:43:35avec lui
00:43:35dans un instant
00:43:36après la chronique
00:43:37de Charlotte Doronelas.
00:43:39Le Conseil d'État,
00:43:41Charlotte,
00:43:41a rejeté
00:43:42aujourd'hui
00:43:43la requête
00:43:45de la jeune garde
00:43:45confirmant donc
00:43:46sa dissolution
00:43:47prononcée
00:43:48en juin 2025
00:43:49par Bruno Rotaillot.
00:43:51Comment est-ce que
00:43:52le Conseil d'État
00:43:53justifie-t-il
00:43:54cette décision
00:43:55qui fait beaucoup parler ?
00:43:56Avant toute chose,
00:43:57le Conseil d'État,
00:43:58vous savez,
00:43:58dans une situation pareille,
00:44:00il rappelle le cadre juridique
00:44:01dans lequel il étudie
00:44:02la requête,
00:44:03en l'occurrence
00:44:04de la jeune garde.
00:44:05C'est le Code
00:44:06de la sécurité intérieure
00:44:07qui permet ou non
00:44:08ce genre de dissolution.
00:44:10Et le Code précis
00:44:12sont dissous
00:44:12par décret
00:44:13en Conseil des ministres
00:44:14toutes les associations
00:44:15ou groupements de faits
00:44:16qui provoquent
00:44:17à des manifestations armées
00:44:18ou à des agissements violents
00:44:20à l'encontre des personnes
00:44:21ou des biens.
00:44:22Et le Code précis
00:44:23nous dit encore
00:44:24le Conseil d'État
00:44:25que ces agissements
00:44:26doivent être commis
00:44:27par un ou plusieurs
00:44:28de leurs membres
00:44:28agissant en cette qualité
00:44:30ou directement liés
00:44:32aux activités
00:44:32de l'association
00:44:33dès lors que leurs dirigeants
00:44:35bien qu'informés
00:44:36de ces agissements
00:44:36se sont abstenus
00:44:37de prendre les mesures
00:44:38nécessaires
00:44:39pour les faire cesser
00:44:40compte tenu
00:44:41des moyens
00:44:42dont ils disposaient.
00:44:43Vous allez voir
00:44:43que c'est important
00:44:44parce que le Conseil d'État
00:44:45s'attarde notamment
00:44:46sur la défense
00:44:47de la jeune garde
00:44:47par rapport
00:44:48au décret de dissolution
00:44:49et le Conseil d'État
00:44:51reconnaît par ailleurs
00:44:52qu'en raison
00:44:52je cite
00:44:52de la gravité
00:44:53de l'atteinte portée
00:44:54à la liberté
00:44:55de l'association
00:44:55qu'est une dissolution
00:44:57l'interprétation
00:44:58doit être stricte
00:44:59pour prévenir
00:45:00des troubles
00:45:01à l'ordre public
00:45:01en gros
00:45:02il faut que ces violences
00:45:04soient encouragées
00:45:05qu'elles soient suivies
00:45:06des faits
00:45:06et qu'elles entraînent
00:45:07un grave trouble
00:45:08à l'ordre public
00:45:09mais il demeure
00:45:10que le Conseil d'État
00:45:12nous dit lui-même
00:45:12l'interprétation
00:45:13doit être stricte
00:45:15il y a donc interprétation
00:45:17et cela mérite
00:45:18donc d'être étudié
00:45:19dans le détail
00:45:20or le Conseil d'État
00:45:21développe son propos
00:45:22à partir de la requête
00:45:23de l'association
00:45:24qui rappelons-le
00:45:25a été soutenue jusqu'au bout
00:45:26par la Ligue des droits
00:45:27de l'homme
00:45:27et le GISTI
00:45:29SOS Racisme
00:45:30s'étant désisté
00:45:31dans cette requête
00:45:33devant le Conseil d'État
00:45:34Très intéressant
00:45:35justement Charlotte
00:45:36sur le fond
00:45:37comment est-ce que
00:45:37le Conseil d'État
00:45:39justifie cette dissolution
00:45:41prononcée
00:45:41il y a maintenant
00:45:42quasiment un an
00:45:42Alors il y a trois
00:45:44grands axes
00:45:45on va dire
00:45:45évoqués par le Conseil d'État
00:45:47qui suit en réalité
00:45:48le décret de dissolution
00:45:49rédigé par le ministère
00:45:51de l'Intérieur
00:45:51et donc la requête
00:45:53de la Jeune Garde
00:45:53qui répond à ces accusations
00:45:55du ministère de l'Intérieur
00:45:56La première chose
00:45:58il ressort
00:45:59nous dit le Conseil d'État
00:46:00que
00:46:00donc du dossier
00:46:01de dissolution
00:46:02que la Jeune Garde
00:46:03menait des actions
00:46:03dites par lui
00:46:04de vigilance antifasciste
00:46:06dont l'objet
00:46:07était d'occuper
00:46:08l'espace public
00:46:09et d'en exclure
00:46:10les mouvements d'extrême droite
00:46:11C'est dit à plusieurs reprises
00:46:12dans la décision
00:46:13du Conseil d'État
00:46:14c'est qu'il ne se contente pas
00:46:16de combattre des idéologies
00:46:17par une idéologie
00:46:18ou par des réponses
00:46:20argumentées
00:46:21mais simplement
00:46:21ils veulent
00:46:23chasser de l'espace public
00:46:25tous ceux
00:46:25qui sont
00:46:27déclarés
00:46:28fascistes
00:46:28par le groupuscule
00:46:29lui-même
00:46:30ce qui évidemment
00:46:31peut virer à l'arbitraire
00:46:32assez rapidement
00:46:34confère
00:46:34de nombreuses chroniques
00:46:35de Mathieu Bocoté
00:46:36sur le sujet
00:46:37et donc
00:46:38il nous dit
00:46:39il fait pour cela
00:46:40des quadrillages
00:46:41de l'espace public
00:46:42qui sont revendiqués
00:46:43par des membres
00:46:43de la Jeune Garde
00:46:44il y a des mises en scène
00:46:45de jeunes
00:46:46parfois cagoulés
00:46:46je cite
00:46:47à des fins de propagande
00:46:48et de dissuasion
00:46:49donc diffusées
00:46:49sur les réseaux sociaux
00:46:50et il y a l'organisation
00:46:52de formations
00:46:52d'autodéfense
00:46:53visant à la préparation
00:46:54physique et mentale
00:46:55des membres du groupement
00:46:57à des affrontements
00:46:57violents
00:46:58le tout étant
00:46:59assumé
00:47:00le ministre
00:47:00est donc fondé
00:47:01nous explique
00:47:01le conseil d'état
00:47:02à soutenir
00:47:03que de telles publications
00:47:04et actions
00:47:05établissent une stratégie
00:47:06d'intimidation
00:47:07visant à inciter
00:47:08ses propres membres
00:47:09à exclure physiquement
00:47:11de l'espace public
00:47:11toute personne
00:47:13considérée fasciste
00:47:14alors dans toute la décision
00:47:15du conseil d'état
00:47:16pour l'information
00:47:17de tout le monde
00:47:17le mot fasciste
00:47:18est systématiquement mis
00:47:19entre guillemets
00:47:20et prêté
00:47:20à la définition
00:47:22du groupement
00:47:23antifasciste
00:47:24c'est intéressant
00:47:24de voir que
00:47:25quand il s'agit
00:47:25de le mettre
00:47:26sur papier
00:47:27il y a des guillemets
00:47:28partout
00:47:28et on explique
00:47:29que c'est la jeune garde
00:47:30qui le dit
00:47:30lui-même
00:47:31le deuxième grand axe
00:47:33du conseil d'état
00:47:33c'est d'expliquer
00:47:34vous savez
00:47:35alors on en avait
00:47:35pas mal parlé
00:47:36il y a des comptes
00:47:37sur les réseaux sociaux
00:47:38qui s'appellent
00:47:38Antifasquad
00:47:39qui relayent
00:47:41des vidéos
00:47:42d'actions violentes
00:47:43dans l'espace public
00:47:44et dont beaucoup
00:47:46de ces vidéos
00:47:47ont été attribuées
00:47:48par Antifasquad
00:47:49par ces comptes-là
00:47:50à des membres
00:47:51de la jeune garde
00:47:52de manière absolument publique
00:47:53et donc des violences
00:47:56qui étaient revendiquées
00:47:57des victoires
00:47:58contre des personnes
00:47:59encore une fois
00:48:00présentées comme fascistes
00:48:01qui étaient également revendiquées
00:48:03or la jeune garde
00:48:05a répondu en disant
00:48:05il n'y a aucun lien
00:48:06entre la jeune garde
00:48:07l'association de la jeune garde
00:48:08et ses comptes
00:48:09et le conseil d'état répond
00:48:11il n'y a pas de lien
00:48:12avec la propriété du compte
00:48:13mais les comptes institutionnels
00:48:15et locaux de la jeune garde
00:48:16suivaient systématiquement
00:48:18ses comptes
00:48:18sur les réseaux sociaux
00:48:19et likeaient
00:48:20mettaient des mentions
00:48:21j'aime
00:48:21on dit au conseil d'état
00:48:23mettaient des mentions
00:48:24on dit sur français
00:48:26mettaient des mentions j'aime
00:48:28sur ces publications
00:48:29sans aucune rectification
00:48:31de l'engagement
00:48:31de la jeune garde
00:48:32dans ses actions violentes
00:48:33ni condamnation
00:48:34et là le conseil d'état
00:48:35précise
00:48:36alors même
00:48:37qu'il
00:48:37donc la jeune garde
00:48:38pratiquait une politique
00:48:40de communication
00:48:40affirmée
00:48:41vous voyez qu'ils expliquent
00:48:43là aussi
00:48:43qu'il n'y a jamais
00:48:44de remise en cause
00:48:45on va dire
00:48:45de l'implication
00:48:46de la jeune garde
00:48:47dans ses actes violents
00:48:48alors même que la jeune garde
00:48:49communique toute la journée
00:48:50c'est pas comme s'ils étaient
00:48:51complètement absents
00:48:51des réseaux sociaux
00:48:52et qu'ils ne le voyaient pas passer
00:48:54et le ministre est donc fondé
00:48:55nous dit encore
00:48:56le conseil d'état
00:48:56a estimé que le groupement
00:48:57a provoqué
00:48:58à la commission
00:48:59d'agissements violents
00:49:00contre des personnes
00:49:01mais pour qu'il y ait
00:49:02cette dissolution
00:49:03il faut également
00:49:03que ces incitations
00:49:04soient suivies des faits
00:49:05et là le conseil d'état
00:49:07remarque
00:49:08que même si la jeune garde
00:49:09conteste
00:49:10certaines actions
00:49:10qui lui sont imputées
00:49:12par le ministère
00:49:12de l'intérieur
00:49:13et par ailleurs
00:49:14la jeune garde
00:49:15conteste également
00:49:16qu'on puisse lui imputer
00:49:17des actions individuelles
00:49:19de certains de ses membres
00:49:20en clair
00:49:20la jeune garde existe
00:49:21il y a certains de ses membres
00:49:22qui sont violents
00:49:23mais la jeune garde
00:49:23n'y est pour rien
00:49:24nous explique la jeune garde
00:49:25et bien le conseil d'état
00:49:27répond
00:49:27que le ministre
00:49:28est fondé
00:49:29à estimer
00:49:29que le groupement
00:49:30n'a jamais condamné
00:49:31de telles actions
00:49:32revendiquées par ses membres
00:49:33dans l'espace public
00:49:34et s'en est même
00:49:35même par le biais de tiers
00:49:37félicité
00:49:38et pour toutes ces raisons
00:49:39et là
00:49:40on a de la violence physique
00:49:41réelle
00:49:41dans le dossier
00:49:42c'est vraiment des personnes
00:49:44et des attaques aux personnes
00:49:45qui sont réelles
00:49:46et pour toutes ces raisons
00:49:47et en raison
00:49:47je cite
00:49:48de la teneur
00:49:48et la récurrence
00:49:49des actes relevés
00:49:50ainsi qu'en raison
00:49:51de la gravité
00:49:52des attentes portées
00:49:52à l'ordre public
00:49:54le conseil d'état
00:49:55estime que la décision
00:49:56n'est pas disproportionnée
00:49:57puisque c'est évidemment
00:49:58ce qu'ils examinent
00:50:00alors Charlotte
00:50:01une question
00:50:01que tout le monde se pose
00:50:03est-ce qu'on peut estimer
00:50:04que la mort
00:50:05de Quentin de Ranck
00:50:06en février dernier
00:50:07est pesée
00:50:09dans cette décision
00:50:10étant donné
00:50:10que la jeune garde
00:50:11s'est retrouvée
00:50:12sous le feu
00:50:13des critiques
00:50:13en raison
00:50:14de l'implication
00:50:14de certains
00:50:15de ses membres
00:50:16dans ce lynchage
00:50:17à mort
00:50:17il y a eu
00:50:18vous savez
00:50:18le calendrier
00:50:19a été percuté
00:50:20par la mort
00:50:20de Quentin de Ranck
00:50:22dans une ironie
00:50:23assez cruelle
00:50:24c'est que le conseil d'état
00:50:25devait examiner
00:50:26cette décision
00:50:27le 11 février
00:50:27initialement
00:50:28ça avait été reporté
00:50:30s'inédié
00:50:30en raison
00:50:31de la campagne
00:50:32des municipales
00:50:33le conseil d'état
00:50:33ne voulait pas
00:50:34s'impliquer
00:50:34dans ce dossier-là
00:50:35pendant les municipales
00:50:36et Quentin de Ranck
00:50:37a été tué
00:50:38le 12 février
00:50:39le lendemain
00:50:39donc de cet examen
00:50:41reporté
00:50:41ça n'aurait rien changé
00:50:42puisque de toute façon
00:50:43la requête
00:50:44devant le conseil d'état
00:50:45n'est pas suspensive
00:50:46donc la jeune garde
00:50:47au moment de la mort
00:50:47de Quentin de Ranck
00:50:48était dissoute de fait
00:50:49par le décret
00:50:50de Bruno Retailleau
00:50:51mais le rapporteur public
00:50:53et donc ça a été examiné
00:50:54le 3 avril
00:50:55la décision a été rendue
00:50:56aujourd'hui
00:50:56et le rapporteur public
00:50:58du conseil d'état
00:50:59a évoqué
00:51:01pendant l'audition
00:51:02évidemment
00:51:02la mort de Quentin de Ranck
00:51:04il dit
00:51:04les événements dramatiques
00:51:05qui ont mené
00:51:06à la mort de Quentin de Ranck
00:51:07frappés à mort
00:51:08et pour lequel
00:51:08on évoque l'implication
00:51:09d'anciens membres
00:51:10de la jeune garde
00:51:11même si les responsabilités
00:51:12ne sont toujours pas établies
00:51:14si les faits postérieurs
00:51:16à la dissolution
00:51:16sont inopérants
00:51:17donc la mort de Quentin de Ranck
00:51:19n'est pas examinée
00:51:20puisque la dissolution
00:51:20précédait la mort
00:51:22de Quentin de Ranck
00:51:22ils éclairent
00:51:24d'une lumière trouble
00:51:24cette affaire
00:51:25le rapporteur nous explique
00:51:27en gros
00:51:27les fonds au milieu de la pièce
00:51:28on ne va pas faire
00:51:28comme si on ne le voyait pas
00:51:30simplement
00:51:30ce qui est examiné
00:51:31c'est antérieur
00:51:32à la mort de Quentin de Ranck
00:51:33mais il se trouve
00:51:34que c'est un peu
00:51:35une justification
00:51:36des craintes
00:51:37du ministère de l'intérieur
00:51:38voilà ce que nous dit
00:51:39le rapporteur public
00:51:40l'avocat de la jeune garde
00:51:41lui-même a reconnu
00:51:42que l'invalidation
00:51:43de la dissolution
00:51:43était devenue
00:51:45extrêmement difficile
00:51:45je le cite
00:51:46en raison de la mort
00:51:47de Quentin de Ranck
00:51:48il le dit devant
00:51:49le conseil d'état
00:51:49et que la jeune garde
00:51:51sait qu'elle ne pourra
00:51:51je le cite encore
00:51:52l'avocat
00:51:53poursuivre ses activités
00:51:54quand bien même
00:51:55la mesure serait annulée
00:51:56il demande donc
00:51:57au conseil d'état
00:51:58non pas d'examiner
00:51:59que la dissolution
00:52:00mais les motifs
00:52:01pour lesquels il vient
00:52:01et il dit
00:52:03il dit
00:52:04cet avocat
00:52:05n'invalidez pas
00:52:06l'avenir et l'action
00:52:07de ces mouvements
00:52:07qui avec plus ou moins
00:52:09d'efficacité
00:52:10n'ont d'autre objet
00:52:11que de défendre la démocratie
00:52:12avec plus ou moins
00:52:13d'efficacité
00:52:14je crois que c'est le terme
00:52:15il n'a pas convaincu
00:52:16le conseil d'état
00:52:17et depuis le premier jour
00:52:19il faut le dire
00:52:19le rapporteur n'a pas varié
00:52:21il évoque depuis le premier jour
00:52:22je le cite
00:52:23la dérive totalitaire
00:52:24de ce mouvement
00:52:25qui n'entend pas seulement
00:52:26combattre par l'idéologie
00:52:27des idéologies
00:52:28mais qui entend éliminer
00:52:29physiquement ses opposants
00:52:30de l'espace public
00:52:31et se transforme en milice
00:52:33ce qui est important
00:52:34de souligner
00:52:35c'est que ce qui était étudié
00:52:36précédait la mort
00:52:37de Quentin de Ranque
00:52:38donc certains avaient raison
00:52:39au ministère de l'Intérieur
00:52:40ou ailleurs
00:52:41de s'inquiéter
00:52:42des agissements
00:52:42de cette milice
00:52:43avant même ce drame
00:52:44tout à fait
00:52:45merci beaucoup Charlotte
00:52:47de vous être penchée
00:52:48sur la question
00:52:48avant de parler
00:52:49fierté française
00:52:50vue par Sandrine Rousseau
00:52:52on va voir
00:52:53la fierté française
00:52:54vue par
00:52:55Nathanel
00:52:56Figelman
00:52:57il a décidé
00:52:58c'est notre invité
00:52:59ce soir
00:53:00installez-vous
00:53:01de créer
00:53:01des drapeaux français
00:53:03pendant qu'il s'installe
00:53:04sur votre site internet
00:53:06Nathanel
00:53:07vous avez
00:53:08emmené un drapeau
00:53:09vous faites témoigner
00:53:10comme ça
00:53:11des personnalités
00:53:12pour qui le drapeau français
00:53:14est important
00:53:15vous allez nous raconter
00:53:16pourquoi
00:53:17vous avez décidé
00:53:18de tout quitter
00:53:19pour créer
00:53:19des drapeaux français
00:53:20qu'on a là
00:53:21sous la main
00:53:22d'abord
00:53:23on va écouter
00:53:23un extrait
00:53:24c'est un policier
00:53:25que vous avez interrogé
00:53:26fier du drapeau français
00:53:29l'enfant de la république
00:53:30que je suis
00:53:30le policier
00:53:31et élu de la république
00:53:32que je suis
00:53:33a un drapeau
00:53:35qui représente
00:53:36notre pays
00:53:36il met très cher
00:53:38parce que c'est un peu
00:53:39ce qui fait
00:53:39un peu
00:53:40l'ADN
00:53:41même si je viens d'ailleurs
00:53:43d'une origine
00:53:44malienne
00:53:44le drapeau
00:53:45on va dire lui-même
00:53:46a une certaine
00:53:47importance
00:53:48je pense que
00:53:49quand vous représentez
00:53:50un uniforme
00:53:51vous représentez
00:53:52tous les français
00:53:52et aussi avec
00:53:53le drapeau
00:53:54qui va avec
00:53:54c'est une belle illustration
00:53:56quand vous mettez
00:53:57un drapeau
00:53:57français
00:53:59on va vous cataloguer
00:54:01vous dire que
00:54:01soit vous êtes facho
00:54:02soit vous êtes nationaliste
00:54:03et moi je ne sais pas
00:54:05je me suis baladé
00:54:05dans plusieurs pays
00:54:06et la question
00:54:07ne se pose pas
00:54:08il faut aimer ce drapeau
00:54:09ce drapeau
00:54:09il appartient à tous
00:54:11il faut aimer ce drapeau
00:54:12ce drapeau appartient à tous
00:54:14voilà
00:54:14le genre de drapeau
00:54:15que vous créez
00:54:17vous
00:54:19Nathanel
00:54:19alors il y a tout
00:54:20déjà pourquoi
00:54:21vous avez décidé
00:54:22c'est à l'envers
00:54:24il paraît qu'il y a plein de codes
00:54:26et tout
00:54:26pardon
00:54:26j'adore le drapeau français
00:54:27mais
00:54:27à l'envers
00:54:28le bleu
00:54:29je n'ai pas
00:54:30ok d'accord
00:54:30j'arrête
00:54:31dites nous
00:54:33pourquoi vous avez décidé
00:54:34de tout quitter
00:54:35vous qui étiez un commerçant
00:54:36pour créer des drapeaux français
00:54:37il faut le faire quand même
00:54:39alors
00:54:39là c'est bon ou pas ?
00:54:40oui
00:54:40ok
00:54:42alors il paraît que
00:54:43le bleu ne doit pas toucher le rouge
00:54:44alors oui
00:54:45on dit que quand on le plie
00:54:46le bleu ne doit jamais toucher le rouge
00:54:47c'est une tradition d'ailleurs
00:54:49qui est respectée
00:54:50dans l'armée
00:54:52pourquoi j'ai décidé
00:54:54de me lancer
00:54:55sur les drapeaux français
00:54:57tout simplement
00:54:58parce que
00:54:59après différents voyages
00:55:00à l'étranger
00:55:01notamment un dernier voyage
00:55:02aux Etats-Unis
00:55:03en juillet dernier
00:55:04j'ai constaté
00:55:05que le drapeau américain
00:55:07était omniprésent
00:55:09respecté
00:55:10présent dans les espaces publics
00:55:12mais aussi
00:55:12très présent dans les foyers
00:55:13que tout le monde
00:55:15était très fier du drapeau
00:55:16quelle que soit l'origine
00:55:17quelle que soit la couleur de peau
00:55:19quelles que soient
00:55:20les opinions politiques
00:55:21ou les convictions religieuses
00:55:22et
00:55:23il a ce symbole d'unité
00:55:25et l'unité finalement
00:55:26c'est
00:55:28c'est le symbole
00:55:29du drapeau
00:55:29le symbole ultime du drapeau
00:55:31c'est l'unité d'un peuple
00:55:32alors de là
00:55:34Nathanel Fegelman
00:55:35a apprécié
00:55:36le drapeau français
00:55:37mais tout quitter
00:55:38pour en créer
00:55:39c'est quelque chose
00:55:40quand même
00:55:41pourquoi est-ce que
00:55:41d'abord je sais faire
00:55:42plusieurs choses en même temps
00:55:43oui
00:55:44non
00:55:44oui oui
00:55:45non mais vous avez voulu
00:55:46un engagement jusqu'au bout
00:55:47ah bien sûr
00:55:47je me suis
00:55:48je me suis lancé corps et âme
00:55:49dans ce projet
00:55:51mais aussi
00:55:52surtout
00:55:52dans la façon de le fabriquer
00:55:54parce que
00:55:55au-delà bien sûr
00:55:55d'être fabriqué en France
00:55:56évidemment
00:55:58parce que
00:55:58ça n'avait pas de sens
00:56:00de fabriquer un drapeau français
00:56:01ailleurs qu'en France
00:56:02je voulais aussi lui donner
00:56:03une dimension solidaire
00:56:05c'est pour ça
00:56:06ça c'est important
00:56:06et oui
00:56:07parce que
00:56:07qui les fabrique
00:56:08et bien on fait fabriquer nos drapeaux
00:56:10par des artisans
00:56:11en situation de handicap
00:56:12donc on travaille avec un ESAT
00:56:14alors là
00:56:15on va travailler
00:56:15avec un autre ESAT
00:56:17parce que la demande
00:56:18malheureusement
00:56:19augmente
00:56:20commence à être
00:56:21de plus en plus importante
00:56:23oui
00:56:24heureusement
00:56:25c'est un très bon signe
00:56:25bien sûr
00:56:25bien sûr
00:56:26et l'accueil est formidable
00:56:28alors les artisans
00:56:29en situation de handicap
00:56:30pour nous
00:56:30c'est devenu
00:56:32c'est devenu une évidence
00:56:33parce que
00:56:34on a voulu montrer aussi
00:56:35que ce sont des artisans
00:56:37qui ont un savoir-faire
00:56:38incroyable
00:56:39qu'il fallait les mettre en valeur
00:56:40ce sont des personnes
00:56:42qui parfois
00:56:43malheureusement
00:56:43n'ont pas toujours accès
00:56:44au milieu du travail ordinaire
00:56:47donc on a tenu
00:56:48on a tenu absolument
00:56:49à travailler avec
00:56:50avec un ESAT
00:56:52ça se confirme
00:56:52du coup
00:56:53on va travailler avec un autre
00:56:54et puis faire une fabrication française
00:56:56parce que souvent
00:56:56on achète des drapeaux français
00:56:57ils sont chinois
00:56:58oui
00:56:59non mais c'est vrai
00:56:59oui c'est vrai
00:57:01vous avez combien de salariés
00:57:02alors on est
00:57:03on est une équipe de deux
00:57:04et puis il y a
00:57:05il y a dix artisans
00:57:06qui travaillent
00:57:07qui travaillent dans les ESAT
00:57:08sur nos drapeaux
00:57:10en plus du chef d'atelier
00:57:11d'ailleurs que je salue
00:57:13Nicolas
00:57:13que je salue
00:57:14vous avez une brodeuse
00:57:15alors bien sûr
00:57:16on a une brodeuse
00:57:17qui s'occupe de broder
00:57:18qui se trouve à Boulogne-Biancourt
00:57:19qui s'occupe de broder
00:57:21chaque drapeau
00:57:22avec notre petite marque
00:57:26qui est discrètement inscrite
00:57:29pour marquer chacun de nos drapeaux
00:57:31voilà
00:57:31c'est un projet
00:57:32qui
00:57:33voilà
00:57:34donc vous êtes le fondateur
00:57:35c'est devenu
00:57:36votre travail à temps plein
00:57:37on a voulu parler
00:57:38du drapeau français
00:57:39aujourd'hui
00:57:39parce que Marc Menon
00:57:40ce sont 140 nationalités
00:57:42les légionnaires
00:57:43qui sont tous unis
00:57:44derrière un seul drapeau
00:57:45c'est symbolique
00:57:46mais ici ça veut dire
00:57:47beaucoup de choses
00:57:48alors quels sont
00:57:49les autres codes
00:57:50en ce qui concerne
00:57:51le drapeau français
00:57:52donc il ne faut pas
00:57:53qu'ils touchent le sol
00:57:54c'est ça ?
00:57:54oui
00:57:54je pense que ça doit être
00:57:56un code pour
00:57:57beaucoup de drapeaux
00:57:58dans le monde
00:57:58à mon avis
00:57:59un drapeau ne doit
00:58:00jamais toucher le sol
00:58:01d'ailleurs quand les militaires
00:58:03mettent le drapeau en berne
00:58:04on voit souvent
00:58:06un soldat
00:58:07qui se place
00:58:08juste en dessous du mât
00:58:09pour porter le drapeau
00:58:10sur l'épaule
00:58:11pour éviter
00:58:11qu'il touche le sol
00:58:13qu'est-ce qui vous différencie
00:58:14des autres concurrents
00:58:15qui font
00:58:16des drapeaux français ?
00:58:18d'abord on le présente
00:58:21avec sacralité
00:58:22puisqu'on a élaboré
00:58:24ce coffret
00:58:24qu'on a mûrement pensé
00:58:26parce qu'un drapeau
00:58:28ça se respecte
00:58:29ça se plie
00:58:30ça se range
00:58:31on doit savoir
00:58:32où il est
00:58:32quand on le cherche
00:58:33alors qui sont vos clients ?
00:58:35pardon
00:58:35j'ai tellement de questions
00:58:36mais qui sont vos clients ?
00:58:38alors aujourd'hui
00:58:38ceux qui ont
00:58:39tout de suite marqué
00:58:40un intérêt significatif
00:58:43et très important
00:58:44ce sont
00:58:46les gens des forces de l'ordre
00:58:47beaucoup de policiers
00:58:48beaucoup de gendarmes
00:58:49beaucoup de militaires
00:58:50que font-ils
00:58:51du drapeau
00:58:51lorsqu'ils l'achètent ?
00:58:53ils l'accrochent
00:58:53ils le montrent
00:58:54ils en sont fiers
00:58:55ils nous envoient des photos
00:58:57ils partagent
00:58:58leurs publications avec
00:58:59ils en parlent
00:59:00autour d'eux
00:59:00et on a aussi
00:59:02énormément de citoyens
00:59:03de citoyens
00:59:04qui sont
00:59:05qui s'identifient
00:59:07au drapeau
00:59:07tout simplement
00:59:08qui sont patriotes
00:59:09Gabriel Cluzet
00:59:09je voulais simplement dire
00:59:10que quand
00:59:11à Nice
00:59:11du Jardin
00:59:12c'est le dernier soldat
00:59:13qui est tombé
00:59:14au Liban
00:59:15donc est mort
00:59:16de son voisin
00:59:18Gérardin
00:59:18j'ai mis
00:59:18un drapeau français
00:59:20dans mon jardin
00:59:22oui c'est ça
00:59:23c'est-à-dire
00:59:24qu'il y a une symbolique
00:59:25voilà
00:59:26alors des forces de l'ordre
00:59:27qui d'autres encore
00:59:28quels sont les autres profils
00:59:29est-ce que vous trouvez
00:59:29qu'il y a une sorte
00:59:30de multiplication
00:59:32de diversification
00:59:33peut-être des profils
00:59:34de vos clients
00:59:35est-ce qu'il y a des gens
00:59:36comme moi
00:59:37qui achètent
00:59:38des drapeaux ?
00:59:39aujourd'hui
00:59:39on livre
00:59:40au Canada
00:59:41on a livré
00:59:42la semaine dernière
00:59:43en Nouvelle-Calédonie
00:59:44il y a des gens
00:59:45de partout
00:59:46qui veulent le drapeau
00:59:47qui aiment le drapeau
00:59:48qui aiment aussi
00:59:49l'identité
00:59:49qu'on donne au drapeau
00:59:50avec sa façon
00:59:51de l'honorer
00:59:53dans sa présentation
00:59:54parce qu'un drapeau
00:59:56ça s'honore
00:59:56c'est tout simple
00:59:57qu'est-ce que ça veut dire
00:59:58un drapeau
00:59:59ça s'honore ?
01:00:00ça se respecte
01:00:00ça se transmet
01:00:02ça se chérit
01:00:04c'est sacré
01:00:06un drapeau
01:00:06mais quel que soit
01:00:07le drapeau
01:00:07je ne veux pas
01:00:09uniquement parler
01:00:10du drapeau français
01:00:10mais si on doit
01:00:12aller demander
01:00:13à un Américain
01:00:13qu'est-ce que tu penses
01:00:14de ton drapeau
01:00:15il va vous regarder
01:00:15en disant
01:00:16qu'est-ce que tu veux
01:00:17que je te dis
01:00:17c'est évident
01:00:17le drapeau
01:00:18c'est un drapeau
01:00:19j'ai l'impression
01:00:20qu'on a besoin
01:00:20de se les réapproprier
01:00:21quand même en France
01:00:22Marc menant une question
01:00:23et un livre à montrer
01:00:24oui mais là
01:00:25en l'occurrence
01:00:25c'est l'idée
01:00:26du sacré
01:00:28c'est-à-dire
01:00:28qu'on ne va pas
01:00:29offrir un bijou
01:00:31comme ça
01:00:31tiens
01:00:32je t'ai vu
01:00:33un petit truc
01:00:33dans la bijouterie
01:00:34on vient
01:00:35il faut savoir
01:00:36le présenter
01:00:37on concocte
01:00:38et c'est ce que vous avez
01:00:39c'est ça ?
01:00:40c'est ce qu'on a essayé
01:00:41de faire absolument
01:00:41merci beaucoup
01:00:43le dernier point
01:00:44c'est Cameroun
01:00:45si vous voulez
01:00:45revivre la bataille
01:00:47sous la plume magique
01:00:48de Jean-Joseph Jullot
01:00:49il faut aller
01:00:50il faut fouiner
01:00:51parce que
01:00:52ça ne se trouve plus comme ça
01:00:53merci
01:00:54restez avec nous
01:00:55pour la dernière chronique
01:00:55de Mathieu Bocoté
01:00:56on parlera de la fiaté française
01:00:58vue par
01:00:59Sandra Nune Rousseau
01:01:00d'abord
01:01:01juste une petite
01:01:02quelques petites secondes
01:01:03pour voir un extrait
01:01:04du podcast
01:01:05quelle histoire
01:01:05l'histoire de ceux
01:01:06qui aiment la France
01:01:07que j'ai le plaisir d'animer
01:01:09et mon invité
01:01:10Didier Raoult
01:01:10complotiste
01:01:11mais qui aime le drapeau français
01:01:13l'acceptation de la servitude
01:01:15c'est quelque chose
01:01:15qui est tout à fait extraordinaire
01:01:17ça c'est complotiste
01:01:20cet acharnement
01:01:20c'est plus une forme de gloire
01:01:22si vous voulez
01:01:22qu'est-ce que vous avez envie
01:01:24de dire à Emmanuel Macron ?
01:01:25c'est celui qui paye
01:01:27qui décide
01:01:27il ne faut jamais oublier ça
01:01:29et donc quand l'Etat
01:01:30vous paye
01:01:30vous l'obéissez
01:01:32vous êtes à l'aise avec moi
01:01:33avouez-le
01:01:34je suis très heureuse
01:01:35ah ben voilà
01:01:36c'est comme ça
01:01:37avec Christine Kelly
01:01:43voilà
01:01:43le podcast est en ligne
01:01:45avec Didier Raoult
01:01:46et son livre
01:01:47sur le complotisme
01:01:48Sandrine Rousseau
01:01:49ne comprend pas
01:01:49pourquoi il faudrait
01:01:50être fière
01:01:51d'être français
01:01:51Mathieu Bocoté
01:01:53il s'agit d'une déclaration
01:01:54dans un débat
01:01:55organisé par l'humanité
01:01:56faut-il y voir
01:01:57une forme de dédain
01:01:58de soi
01:01:5928 avril
01:02:00je cite Mme Rousseau
01:02:02être fière
01:02:03nous manquerons
01:02:06plus maintenant
01:02:06je précise qu'on s'intéresse
01:02:07à elle
01:02:08parce qu'elle est symptomatique
01:02:09moins pour elle-même
01:02:10je ne crois pas
01:02:11que ce soit
01:02:11une figure intellectuelle
01:02:12ou politique déterminante
01:02:13du présent siècle
01:02:14mais elle synthétise
01:02:15le progressisme
01:02:17le plus dogmatique
01:02:18de ce point de vue
01:02:18elle est intéressante
01:02:20je cite
01:02:21être fière
01:02:21d'être français
01:02:22c'est une fierté
01:02:23au rabais
01:02:24qui consiste juste
01:02:25à être né
01:02:26quelque part
01:02:27donc là
01:02:28elle fait du mauvais Brassens
01:02:29parce que si je peux me permettre
01:02:29quand Brassens
01:02:30se moque des imbéciles
01:02:32qui sont nés quelque part
01:02:32ne dites pas
01:02:33dans cet état d'esprit
01:02:34qu'il n'est pas
01:02:35d'aversion pour la patrie
01:02:36alors elle ajoute
01:02:38regretter que la thématique
01:02:39de la fierté nationale
01:02:40a été laissée
01:02:41au Rassemblement national
01:02:42mais y a-t-il une fierté
01:02:43pour elle
01:02:43parce qu'elle nous dit
01:02:44oui il y a une manière
01:02:44d'être fière pour la France
01:02:45d'accord
01:02:46nuance à ajuster
01:02:47elle nous dit
01:02:49la fierté que l'on doit offrir
01:02:50nous la gauche
01:02:51au peuple qui vit en France
01:02:52pas au peuple français
01:02:53au peuple qui vit en France
01:02:54c'est de se dire
01:02:55que son enfant
01:02:56pourra réussir à l'école
01:02:57qu'on aura de quoi
01:02:58aller en vacances
01:02:59c'est de se dire
01:03:00qu'on va prendre le train
01:03:01et aller voir nos proches
01:03:02c'est une fierté
01:03:03qui consiste à se dire
01:03:04que si mamie est malade
01:03:05elle aura des soins
01:03:06à domicile ou à l'hôpital
01:03:07autrement dit
01:03:08il faut être fier
01:03:09d'être français
01:03:09comme on est fier
01:03:10d'être un social-démocrate
01:03:11scandinave
01:03:11c'est ce qu'on pourrait
01:03:12aborder
01:03:13une fierté bas de plafond
01:03:15ensuite
01:03:15ce qui est assez intéressant
01:03:16c'est qu'elle nous réduit
01:03:17en fait l'héritage français
01:03:18au modèle social
01:03:19donc toute la longue histoire
01:03:21de France est congédiée
01:03:22la seule fierté
01:03:24qu'elle revendique
01:03:25c'est en fait
01:03:25ce petit modèle social
01:03:27en faillite
01:03:28et elle nous dit
01:03:28ça ça peut être
01:03:29l'objet de notre fierté
01:03:30alors moi je pense
01:03:31qu'il y a trois choses
01:03:32à noter pour cette déclaration
01:03:33de madame Rousseau
01:03:34premièrement
01:03:35il y a une anthropologie
01:03:35du déracinement
01:03:36il y a la fierté
01:03:37de naître de nulle part
01:03:39cette fierté en fait
01:03:40d'être indifférent
01:03:41à son propre pays
01:03:42deuxième élément
01:03:43la fierté de l'ingratitude
01:03:44le désir de toujours
01:03:46repartir à zéro
01:03:47avec une liturgie
01:03:48de la destruction
01:03:48parce que madame Rousseau
01:03:49qu'est-ce qu'il a distingué
01:03:50ces dernières années
01:03:50c'est une iconoclase
01:03:51dans son esprit
01:03:52elle aime détruire
01:03:53l'héritage
01:03:53c'est une héritière
01:03:55de ce point de vue
01:03:55de la logique révolutionnaire
01:03:56elle aime piétiner
01:03:57ce que nous aimons
01:03:58pour nous expliquer
01:03:59que nous nous aimons
01:04:00à tort
01:04:00et en dernière instance
01:04:01elle ne se rend même pas compte
01:04:02que c'est la longue histoire
01:04:04de France
01:04:04qui a fait un peuple de France
01:04:05un peuple français
01:04:06qui a rendu possible
01:04:07la solidarité française
01:04:08dont elle se revendique
01:04:09aujourd'hui
01:04:10elle détruit les conditions
01:04:12de ce qu'elle célèbre
01:04:13elle est de gauche
01:04:16je ne lui donnerai pas
01:04:17le drapeau français
01:04:18merci beaucoup
01:04:19vous m'apprendrez
01:04:19un plié
01:04:20parce que je n'arrive pas
01:04:20à plier
01:04:21sans que le bleu
01:04:22je vais vous en faire
01:04:22le pliage
01:04:23je vous l'en fais tout de suite
01:04:24d'accord
01:04:25excellent
01:04:25l'un des pros
01:04:26de Pascal Preux
01:04:27moi j'apprends
01:04:27à plier mon drapeau
01:04:29je vous l'en fais
01:04:30je vous l'en fais
01:04:32je vous l'en fais
01:04:32tout de suite
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