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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, ravi de vous retrouver pour Face à l'Info ce soir. On commence par les infos. Bonsoir Adrien Fontenot.
00:00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous. Face à la flambée des prix des carburants, va-t-il y avoir de nouvelles
00:00:12aides ?
00:00:12Sébastien Lecornu envisage cette option des aides ciblées selon le pensionnaire de Matignon
00:00:16qui attend des propositions de ses ministres en début de semaine prochaine.
00:00:20On n'abandonnera personne mais on ne dépensera pas l'argent qu'on n'a pas.
00:00:24Sébastien Lecornu qui se veut rassurant aussi, il n'y a pas de pénurie de carburant dans le pays, ni
00:00:28de crise de volume.
00:00:29Au 80e congrès de la FNSEA, quand la ministre de l'Agriculture a été interpellée lors de sa visite cet
00:00:34après-midi,
00:00:35Annie Gennevar est venue sans nouvelle annonce sur le gasoil non routier dont le prix a explosé.
00:00:39Les agriculteurs, eux, réclament une aide de 30 centimes par litre.
00:00:43Reçu lundi à Matignon, le président du syndicat, Arnaud Rousseau, avait indiqué qu'une nouvelle mobilisation d'ampleur des agriculteurs
00:00:49n'était pas à exclure.
00:00:51Rima Hassan, placé en garde à vue pour apologie du terrorisme en cause, un tweet et une référence à l
00:00:55'un des auteurs d'un attentat
00:00:56contre l'aéroport de Tel Aviv en 1972.
00:00:59Le message a depuis été supprimé de son compte.
00:01:02Au moment de sa garde à vue, de la drogue de synthèse a été retrouvée dans le sac de l
00:01:05'eurodéputé LFI.
00:01:07L'Iran promet des opérations encore plus dévastatrices et une poursuite de la guerre jusqu'à l'humiliation de ses
00:01:12ennemis.
00:01:12Une nouvelle réponse du régime iranien.
00:01:14Après l'allocution de Donald Trump cette nuit, le président américain a lui promis de son côté
00:01:18encore deux à trois semaines de frappe et de renvoyer l'Iran à l'âge de pierre.
00:01:22Et puis après l'attentat déjoué contre la Bank of America à Paris,
00:01:25de nouveaux établissements bancaires américains sont menacés dans la capitale française encore.
00:01:29À Francfort également, la Banque City a mis ses salariés en télétravail par précaution.
00:01:34Notez aussi que devant les locaux de Goldman Sachs dans le 8e arrondissement,
00:01:37c'est une surveillance policière qui a été mise en place.
00:01:39Merci beaucoup mon cher Adrien pour les infos et au sommaire ce soir.
00:01:44Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, refuse d'interdire le voile aux mineurs
00:01:48et affirme que cela ne le dérange pas.
00:01:51Il veut mieux faire connaître l'islam et déclare que ceux qui jugent l'islam incompatible avec la République
00:01:56sont eux-mêmes admis de la laïcité.
00:01:59Pourquoi ignore-t-il la dimension conquérante du voile, la question du voilement des enfants par les islamistes ?
00:02:05Pourquoi transforme-t-il les défenseurs de l'identité française historique en ennemis intérieurs de la République ?
00:02:13L'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
00:02:16Rima Hassan a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme
00:02:20après avoir cité dans un tweet sur les réseaux sociaux
00:02:24sans condamnation un terroriste japonais responsable du massacre de 26 personnes en 1972.
00:02:31Son dossier s'est alourdi avec une affaire de stupéfiants.
00:02:34Comment expliquer ce flirt répété avec l'apologie du terrorisme ?
00:02:38Comment comprendre ces liaisons dangereuses historiques de l'extrême gauche avec le terrorisme ?
00:02:43Soutien au FLN, admiration pour Action Directe, Brigade Rouge ou bien Raph ?
00:02:49Et la vieille idée trotskiste que la femme justifie les moyens,
00:02:53LFI banalise-t-elle progressivement la violence au nom de la résistance ?
00:02:58L'analyse de Gabriel Cluzet.
00:03:01Donald Trump multiplie les critiques contre Emmanuel Macron.
00:03:05Il accuse de manquer de coopération, se moque ouvertement de son couple.
00:03:10Sa femme le traite très mal et reproche à la France de refuser de participer à la sécurisation du détroit
00:03:16d'Hormuz par la force.
00:03:18Réponse cinglante d'Emmanuel Macron.
00:03:19C'est irréaliste, c'est inélégant.
00:03:21Trump se contredit tous les jours et s'ape l'OTAN en semant le doute quotidien sur son engagement.
00:03:26Derrière les pics personnels, l'Europe refuse de suivre l'escalade américaine dans la guerre en Iran.
00:03:32Le regard de Marc Menon ce soir.
00:03:35Un sondage exclusif révélé dans Face à l'Info.
00:03:39Ce soir, 83% des Français jugent que le bilan économique d'Emmanuel Macron depuis 10 ans est un échec.
00:03:47Sur le pouvoir d'achat, les retraites, la croissance, les déficits, le rejet est massif, y compris chez une partie
00:03:54de ses anciens électeurs.
00:03:56Malgré quelques chiffres positifs quand même sur l'emploi, les Français ne ressentent aucune amélioration.
00:04:01Et sanctionnent une décennie perçue comme un échec global.
00:04:05Un verdict sans appel à moins de deux ans de la fin de son...
00:04:09À moins d'un an de la fin de son quinquennat.
00:04:11Le décryptage de François Pira, directeur de l'Observatoire Hexagone, qui est avec nous ce soir.
00:04:17La gauche menée par LFI et soutenue par une grande partie du centre mène une campagne virulente pour fermer la
00:04:23chaîne CNews.
00:04:24Après une polémique montée sur des propos tronqués, des accusations de racisme,
00:04:29l'idée de censurer la chaîne est-elle désormais normalisée ?
00:04:32N'est-ce pas une offensive contre le pluralisme qui vise à créer un climat d'intimidation et à exclure
00:04:38du débat public toute voix dissidente,
00:04:40transformant la France médiatique en une zone de pensée unique ?
00:04:43L'édito de Mathieu Bock-Côté.
00:04:46Et puis, Didier Raoult est notre invité ce soir.
00:04:49Dans son louveau livre, la société du factice journal d'un complotiste chez Fayard,
00:04:54Didier Raoult dénonce une science devenue spectacle.
00:04:58Experts autoproclamés, médias et autorités qui assènent des vérités impossibles à vérifier,
00:05:05promises à être démasquées comme factices.
00:05:07Lui, qualifié de complotiste, assume le rôle et accuse le système d'avoir fabriqué une réalité artificielle
00:05:16pendant la crise Covid, où l'on a préféré l'opinion et le conformisme à la vérité scientifique.
00:05:22Avec un pamphlet coup de poing contre la déréalisation du monde,
00:05:26Didier Raoult est notre invité ce soir.
00:05:28Une heure pour tout se dire avec nos mosquetaires.
00:05:30Plus un.
00:05:32C'est parti.
00:05:33Ils sont à vous.
00:05:44Mathieu Bock-Côté, on va commencer d'abord par écouter les propos de Laurent Nunez.
00:05:48Avant de vous entendre, c'était à la Grande Mosquée le 12 mars à Paris.
00:05:53Le ministre de l'Intérieur a dit qu'il ne s'opposera pas au port du voile chez les mineurs.
00:05:58On l'écoute.
00:06:00C'est ce qui justifie d'ailleurs ma position sur l'interdiction du port du voile sur l'espace public
00:06:06par les mineurs.
00:06:07Je ne serai pas celui qui aura expliqué à des enfants qu'en portant le voile,
00:06:11elles menacent les vivres ensemble républicains.
00:06:14Avant de vous entendre, Mathieu Bock-Côté, je voulais qu'on puisse écouter une femme que j'ai eue sur
00:06:20Europe 1 ce midi.
00:06:21Une auditrice qui nous a appelée, qui est musulmane.
00:06:25Elle a quatre filles.
00:06:26Elle est française.
00:06:27Elle est pratiquante.
00:06:28Et écoutez un peu sa réaction sur le port du voile des mineurs.
00:06:39Est-ce que vous comprenez le ministre de l'Intérieur qui dit qu'il défend le voile pour les jeunes
00:06:49filles ?
00:06:49C'est-à-dire qu'il comprend que les jeunes filles mineures se voilent.
00:06:52Est-ce que vous comprenez ? Vous trouvez ça normal, vous ?
00:06:55Je ne trouve pas ça normal qu'elle le dise parce qu'elle sait très bien qu'une jeune fille,
00:06:59quand elle se voile, elle ne connaît pas ce qu'elle fait, donc elle peut juste se voiler comme ça.
00:07:04Et derrière la voile, la jeune fille, elle fait plein de bêtises.
00:07:07Elle a un visage vraiment d'une fille innocente.
00:07:10Et derrière la voile, je pense que la fille, elle fait du n'importe quoi.
00:07:14C'est ça qui fait que la société, elle l'heure, ses parents.
00:07:18Vous dites que ce n'est pas parce qu'on est voilé qu'on est forcément dans la foi.
00:07:21Non.
00:07:23Merci Maïmouna.
00:07:25Elle expliquait comment elle a ses quatre filles et puis elle attendait qu'elles soient majeures, adultes,
00:07:30pour pouvoir se voiler d'elles-mêmes si elles le souhaitent.
00:07:33Alors, Mathieu Bocoté, comment analyser les propos de notre ministre de l'Intérieur ce soir ?
00:07:40Alors, je pense qu'il faut les décrypter de la manière la plus honnête qu'il soit
00:07:43pour comprendre la vision du monde qui s'y exprime.
00:07:47Je la positionnerais ainsi sur le plan politique.
00:07:50Laurent Nunez a exprimé la vision dominante de l'aile gauche de l'extrême centre.
00:07:56C'est-à-dire, il y a l'extrême centre, il y a l'aile droite de l'extrême centre,
00:07:58c'est Rorberger, par exemple.
00:08:00Il y a l'aile gauche de l'extrême centre, plus socialisante, c'est Laurent Nunez.
00:08:03Et il a dit bien au-delà de ses propos sur le voile des mineurs, il nous en a dit
00:08:07beaucoup sur sa vision de la France.
00:08:09Alors, point de départ, il nous dit, et on le comprend, le fait musulman est structurant en France aujourd'hui.
00:08:17Alors, évidemment, ça implique d'avoir un minimum de conscience historique.
00:08:19Le fait musulman n'est pas structurant en France depuis toujours.
00:08:22Il ne l'est pas depuis le 20e siècle, le début du 20e, il ne l'est même pas depuis
00:08:27les lendemains de l'après-guerre.
00:08:28Il est structurant démographiquement et religieusement depuis les années 80.
00:08:34Et il n'a fait que croître depuis.
00:08:36C'est un phénomène d'importation, mais c'est un phénomène qui est à ce point massif aujourd'hui,
00:08:40qu'il y a en France aujourd'hui une masse musulmane sur le plan démographique,
00:08:45donc des millions d'individus, mais à la hauteur de l'histoire, c'est une masse que certains voient comme
00:08:51une communauté,
00:08:52que certains voient seulement comme une addition d'individus, que certains voient comme un peuple.
00:08:56Donc voyons qu'il y a plusieurs manières de lire le fait musulman aujourd'hui.
00:09:00Et comment se positionner par rapport à ça?
00:09:02Alors Laurent Nunez prend trois positions principales dans son discours sur lesquelles je reviendrai.
00:09:07La première, vous l'avez dit, il est contre l'interdiction du port du voile chez les mineurs dans l
00:09:12'espace public.
00:09:13Deuxièmement, il dit aussi le port du voile ne me dérange pas.
00:09:17Ce n'est pas la même chose.
00:09:18Et troisièmement, et je reviendrai, c'est peut-être à mon avis la déclaration la plus importante,
00:09:22bien qu'on en ait moins parlé aujourd'hui.
00:09:23Il cite qu'il est favorable à toute initiative qui pousse à mieux faire connaître l'islam
00:09:28et à saluer l'attachement d'Emmanuel Macron à développer et mieux faire connaître l'islam.
00:09:34Ça, c'est peut-être beaucoup plus radical que les deux autres phrases, mais j'y reviendrai dans un instant.
00:09:38Au point de départ, le voile des mineurs.
00:09:40Il dit, je ne veux pas stigmatiser ni blesser les jeunes musulmans mineurs qui porteraient le voile.
00:09:45Et on pourrait lui répondre qu'il ne s'agit pas de stigmatiser les jeunes femmes en question,
00:09:49mais de savoir qui les voile. Parce qu'on doit comprendre que le voilement des mineurs,
00:09:53c'est le voile d'un adulte.
00:09:55C'est la société adulte musulmane, en quelque sorte, qui est une frange, pas toute,
00:09:59mais une frange qui décide de voiler ces jeunes femmes.
00:10:02Donc, il faut s'intéresser peut-être non pas au voiler, mais au voileur.
00:10:06Il faut s'intéresser au voileur de femmes dans les circonstances,
00:10:09pour savoir qui décide de voiler ces jeunes femmes.
00:10:13Est-ce qu'on ne peut pas y voir, d'une certaine manière, une tentative explicite de confiscation identitaire
00:10:19pour que, dès leur plus jeune âge, elles se définissent non pas d'abord par leur inscription
00:10:24dans la communauté nationale indifférenciée, mais plutôt dans une communauté
00:10:28qui serait le point d'appui de toute appartenance dans l'espace public.
00:10:31Le voile devenant le marqueur identitaire premier dans l'espace public.
00:10:35Parce que le propre du voile, il faut le comprendre, ça consiste à dire
00:10:38« je suis d'abord mon voile avant d'être mon visage ».
00:10:40Le voile est un symbole d'appartenance. Ce n'est pas, et je reviendrai dans un instant,
00:10:45l'expression d'une simple singularité spirituelle.
00:10:49C'est aussi le marqueur d'un système de mœurs.
00:10:52C'est le marqueur d'un système philosophique.
00:10:53C'est le marqueur d'une civilisation qui s'implante chez une autre.
00:10:58Donc, deuxième élément, le voilement des mineurs.
00:11:00Donc, est-ce qu'il pourrait s'intéresser au voileur? Je le redis.
00:11:04Deuxième élément, le port du voile ne me dérange pas, dit-il.
00:11:07Alors, encore une fois, sur une base individuelle, on peut comprendre que
00:11:10il pourrait dire « je rencontre madame, son port du voile ne me dérange pas, j'entends très bien ».
00:11:15Mais est-ce qu'il est conscient, le ministre, que lorsqu'on parle de millions de voiles,
00:11:20eh bien, on parle d'autre chose, on ne parle plus de l'expression singulière et vestimentaire
00:11:24d'une singularité spirituelle.
00:11:26Est-ce qu'il comprend qu'on parle en fait d'un marqueur de la conquête des corps
00:11:30et aussi de la conquête de l'espace public d'une forme d'exhibitionnisme identitaire
00:11:35qui consiste à dire « avant toute chose, vous saurez de moi que je suis musulmane ».
00:11:39Et je suis musulmane suffisamment pure pour que je veux que vous sachiez ça avant tout le reste.
00:11:43Donc, est-ce qu'il voit qu'il y a une volonté depuis,
00:11:45on en parle beaucoup de l'Iran ces derniers temps,
00:11:47depuis une quarantaine d'années, d'utiliser le voile comme un marqueur de conquête
00:11:51de l'espace public des pays occidentaux,
00:11:54d'affirmation du pouvoir de l'islam politique?
00:11:57Parce qu'il nous dit, Laurent Nunez, qu'ils s'opposent de l'islam politique.
00:12:00Mais est-ce qu'il voit que l'islam, que le voile a été le premier instrument
00:12:03de conquête de l'espace public par l'islam politique?
00:12:06À tout le moins, il semble étranger à cette considération.
00:12:10Et troisième élément qui me semble le plus important,
00:12:13il nous dit qu'il est favorable à toutes les démarches
00:12:15pour mieux faire connaître l'islam.
00:12:18Ça, ça vous interpelle.
00:12:19Oui, pour une raison toute particulière, c'est qu'il présuppose par là
00:12:22que si les gens ont des réserves sur l'islam,
00:12:24c'est simplement qu'ils ne connaissent pas cette religion.
00:12:27Est-il possible aussi que plus on connaisse l'islam
00:12:29et moins on apprécie cette religion?
00:12:31Alors on me dira, qu'est-ce que t'as contre l'islam?
00:12:33Je dis, mais on peut dire la même chose du catholicisme.
00:12:34Beaucoup de personnes ont justement critiqué le fait
00:12:36que les gens ne connaissent pas l'islam, par exemple.
00:12:39Il est possible qu'au terme d'une meilleure connaissance de l'islam,
00:12:42j'apprécie moins l'islam,
00:12:43puisque le préjugé public dominant, c'est l'islam,
00:12:45c'est une religion d'amour, tout ça.
00:12:46Et là, plus je m'y intéresse, et plus je m'en inquiète.
00:12:49Et je précise que je pourrais dire la même chose du catholicisme,
00:12:51je pourrais dire la même chose du bouddhisme,
00:12:53je pourrais dire la même chose du protestantisme,
00:12:55je pourrais dire la même chose de l'orthodoxie.
00:12:57Est-il possible que plus on connaisse une religion
00:12:59ou une culture ou une idéologie,
00:13:02et plus on la connaît et plus elle nous inquiète?
00:13:04À tout le moins, c'est ce que nous disait Fergan Asyari,
00:13:07que nous avons reçu ici,
00:13:08qui nous dit, c'est parce que je me suis lancé
00:13:10dans la connaissance la plus précise possible de l'islam
00:13:13que, de son point de vue, il rejette cette religion.
00:13:16Il ne rejette pas que l'islamisme, nous dit-il.
00:13:18Il rejette l'islam comme religion.
00:13:20Est-il permis, dans un pays qui sacralise la laïcité,
00:13:23de rejeter un système philosophique à prétention divine
00:13:27qui est une religion?
00:13:28Est-il possible de dire, plus je connais l'islam,
00:13:30moins j'aime l'islam,
00:13:31plus je connais le catholicisme,
00:13:33moins j'aime le catholicisme?
00:13:34Est-ce que c'est possible de dire ça,
00:13:35ou on doit fonctionner selon cet étrange préjugé
00:13:37qui consiste à croire que plus on connaît,
00:13:39plus on apprécie?
00:13:41Ça me semble contre-intuitif.
00:13:42On pourrait même appliquer les choses
00:13:43à la diversité des peuples.
00:13:44Moi, il y a des endroits dans le monde
00:13:45que plus je les connais,
00:13:46moins j'ai envie d'y aller.
00:13:47Ça existe, soit dit en passant.
00:13:48La Californie, plus j'y suis allé,
00:13:50moins j'avais envie d'y retourner.
00:13:51Ce n'est pas que je déteste les Californiens un par un,
00:13:53c'est que l'écosystème culturel global
00:13:55qu'est la Californie m'intéressait de moins en moins
00:13:57plus j'y allais.
00:13:58Est-ce qu'il est possible de dire ça aussi
00:13:59d'autres régions, d'autres peuples?
00:14:01Est-ce qu'il est possible de dire ça,
00:14:02ou est-ce qu'inévitablement,
00:14:03on sera collé le mot phobie?
00:14:05Laurent Nunez affirme aussi
00:14:06que l'islam est compatible avec la République.
00:14:10On a reçu ici, Mathieu Bocoté,
00:14:12sur notre plateau, des imams,
00:14:14des anciens imams qui nous ont dit
00:14:15que l'islam n'est pas compatible avec la République.
00:14:18Bon, ça, c'est l'avis de Laurent Nunez.
00:14:20Est-ce que ce n'est pas une banalité
00:14:21que d'affirmer cela aujourd'hui?
00:14:23En fait, il va plus loin que ça.
00:14:25Il ne nous dit pas simplement
00:14:26que M. X, qui, croyant à Allah,
00:14:29est compatible avec la République.
00:14:31Ce n'est pas du tout ce qu'il dit.
00:14:32Si c'était seulement ça,
00:14:33on dirait effectivement
00:14:33que la libre croyance des uns des autres
00:14:35ne nous concerne pas.
00:14:37Il va plus loin.
00:14:38Il dit, je cite,
00:14:58Alors là, je trouve que c'est très intéressant.
00:15:00Ce qu'il nous dit,
00:15:01c'est la version radicalisée
00:15:02de la thèse des années 90,
00:15:04qui commence à dire
00:15:05que le problème,
00:15:05ce n'est pas l'immigration massive,
00:15:07le problème,
00:15:07ce sont ceux qui ont un problème
00:15:08avec l'immigration massive.
00:15:10Donc, il nous dit fondamentalement,
00:15:12si vous considérez
00:15:13que l'islam est incompatible
00:15:15avec la République,
00:15:16comme l'a déjà dit en son temps
00:15:17Alain Juppé,
00:15:18comme l'a dit Alain Juppé,
00:15:19il est revenu sur cette idée,
00:15:20mais à l'époque, il le pensait,
00:15:22eh bien, vous êtes vous-même
00:15:23un problème pour la République.
00:15:25C'est intéressant
00:15:25parce que tant et tant
00:15:26de Français aujourd'hui se demandent,
00:15:28à tout le moins,
00:15:28ils ne l'affirment peut-être pas,
00:15:29mais ils se demandent
00:15:30est-ce que l'islam
00:15:30est compatible avec la République?
00:15:31Est-ce que franchement,
00:15:33ce phénomène historique massif
00:15:34qui s'est imposé chez nous
00:15:35sans qu'on l'ait nécessairement
00:15:36souhaité lui demander,
00:15:38eh bien, est-ce que nous sommes
00:15:39désormais anti-républicains
00:15:40pour oser douter de cela?
00:15:42Il va plus loin,
00:15:43il dit que c'est inaudible.
00:15:44Inaudible.
00:15:45Alors moi, j'ai une question.
00:15:46Est-ce que c'est inaudible
00:15:46parce que c'est moralement irrecevable
00:15:48ou est-ce que c'est inaudible
00:15:49parce que ça serait factuellement faux?
00:15:51Est-ce qu'il est possible,
00:15:52je demanderai au ministre Lunez,
00:15:54que dire que l'islam
00:15:54et la République sont incompatibles,
00:15:56c'est factuel?
00:15:57Je ne dis pas que ça l'est,
00:15:57mais est-ce qu'on peut poser la question?
00:15:58Mais c'est tellement choquant
00:16:00qu'on décide que c'est inaudible
00:16:01moralement.
00:16:02De ce point de vue,
00:16:02on appelle ça la censure morale du réel.
00:16:05De la même manière,
00:16:06quand il parle d'ennemis
00:16:07de la République laïque,
00:16:08est-ce qu'on doit comprendre
00:16:09que ceux qui ont une définition
00:16:10historique, culturelle,
00:16:12ancrée dans l'identité,
00:16:12dans la mémoire et l'histoire
00:16:13de la France,
00:16:14est-ce que ce sont désormais
00:16:15les ennemis de la République laïque
00:16:16à la différence peut-être
00:16:17de musulmans qui embrasseraient
00:16:19la République immédiatement
00:16:20sans encache identitaire
00:16:21dans la longue mémoire de France?
00:16:23De ce point de vue,
00:16:23est-ce que la République laïque
00:16:24se retournerait
00:16:25contre le peuple historique
00:16:26de France?
00:16:26Je ne peux penser
00:16:27que Laurent Nunez le pense,
00:16:28mais pourtant,
00:16:28il me le suggère.
00:16:31Imaginons, Mathieu Bocoté,
00:16:32un scénario différent,
00:16:33un ministre de l'Intérieur
00:16:34qui explique qu'il faut
00:16:36faire connaître
00:16:36le catholicisme
00:16:38pour réconcilier les Français
00:16:40avec lui.
00:16:41À quelle réaction
00:16:42pourrait-on s'attendre?
00:16:43Il n'y aura aucune réaction
00:16:43parce que ça n'arrivera pas.
00:16:45Soyons, on peut en être certain.
00:16:46Mais oui, c'est la bonne question
00:16:47à se poser.
00:16:48Est-ce qu'on pourrait imaginer
00:16:49un ministre de l'Intérieur
00:16:49qui dirait, vous savez,
00:16:50la France, c'est la fille
00:16:51qui est née de l'Église.
00:16:52C'est une vieille terre catholique.
00:16:54Certes, la laïcité
00:16:55est passée par là
00:16:55et ce n'est pas un détail,
00:16:56mais sur le fond des choses,
00:16:57pour connaître la France,
00:16:58il faut comprendre
00:16:59le catholicisme.
00:17:00Il faut le connaître.
00:17:01Il faut peut-être même
00:17:01l'embrasser parce que
00:17:02si je me fie à sa thèse,
00:17:03plus on connaît une religion,
00:17:04plus on l'aime.
00:17:05Donc, je comprends
00:17:05que plus on connaîtrait
00:17:06le catholicisme,
00:17:06plus on l'aimerait.
00:17:07Et puisque le catholicisme
00:17:08va laisser une empreinte
00:17:08très particulière en France,
00:17:10ce serait une manière
00:17:10d'aimer la France
00:17:11encore plus.
00:17:12Je crois qu'il ne dira pas ça.
00:17:13Je pense qu'on l'accuserait
00:17:15alors de prosélytisme
00:17:16s'il le suggérait.
00:17:17Mais je prendrais au sérieux
00:17:18cette proposition
00:17:19qu'il n'a pas faite.
00:17:20C'est-à-dire qu'imaginons,
00:17:21aujourd'hui,
00:17:21tout le monde nous dit
00:17:22c'est une question de république,
00:17:23de constitution, de régime.
00:17:25Si le régime en France
00:17:26considère qu'aujourd'hui
00:17:27le peuple historique de France
00:17:28est de trop,
00:17:29que l'identité historique
00:17:30de France est de trop,
00:17:31peut-être,
00:17:32comme certains le suggèrent,
00:17:32il va falloir prendre au sérieux
00:17:34la constitution
00:17:34et se demander
00:17:35est-ce qu'on devrait ajouter,
00:17:36par exemple,
00:17:37je ne dis pas
00:17:37que je le suggère,
00:17:38je dis qu'on peut
00:17:38le prendre au sérieux,
00:17:39d'inscrire les racines
00:17:40catholiques de la France
00:17:41ou les racines chrétiennes
00:17:43dans la constitution ?
00:17:44Est-ce qu'on devrait
00:17:44inscrire la référence
00:17:45sur que le peuple français
00:17:46est un peuple de civilisation
00:17:47européenne dans la constitution ?
00:17:49Qu'est-ce qu'on devrait
00:17:50ajouter dans la constitution
00:17:51pour préciser
00:17:52l'identité de la France
00:17:53si elle n'est pas
00:17:54que république désincarnée ?
00:17:55Quoi qu'il en soit,
00:17:56le ministre Nunez
00:17:57nous a donné
00:17:58aujourd'hui à réfléchir.
00:17:59Merci Mathieu.
00:18:00Dans un instant,
00:18:00j'ai envie de vous entendre.
00:18:02Pourquoi cette haine
00:18:02contre CNews ?
00:18:03J'ai envie de vous entendre.
00:18:04Ce sera l'objet
00:18:05de votre seconde chronique.
00:18:07On va marquer une pause
00:18:07dans un instant.
00:18:08On va recevoir
00:18:08Didier Raoult
00:18:10pour ce livre
00:18:11La société du factiste.
00:18:13Et puis on a François Pira
00:18:14qui est avec nous
00:18:14qui fera sa chronique
00:18:15aujourd'hui
00:18:17sur son sondage
00:18:19exclusif
00:18:20qui va nous donner
00:18:21ce soir.
00:18:2180% des Français
00:18:22estiment que le bilan
00:18:23économique d'Emmanuel Macron
00:18:25depuis 2017
00:18:26est mauvais.
00:18:27On marque une pause,
00:18:27on revient.
00:18:31Ça va ?
00:18:32On peut continuer ?
00:18:34J'ai reçu un SMS
00:18:36de Mémona Interman,
00:18:38ancien membre
00:18:38du Conseil supérieur
00:18:39de l'audiovisuel
00:18:40et qui me dit
00:18:41à propos de la haine
00:18:42de CNews,
00:18:43je ne sais pas
00:18:43si on peut mesurer
00:18:45l'intensité
00:18:46de cette haine
00:18:47et j'en fais les frais.
00:18:48La présidente
00:18:49de LFI
00:18:50de la région Réunion
00:18:51a publié
00:18:51un communiqué
00:18:52contre moi.
00:18:54Elle dit
00:18:54alerte générale
00:18:55à la Réunion,
00:18:55appelle des extrémistes
00:18:56de gauche
00:18:57pour enlever mon nom
00:18:58du lycée
00:18:59de Saint-Denis
00:19:00par peur.
00:19:00Elle n'a pas peur
00:19:01et elle continuera.
00:19:02C'est intéressant
00:19:03parce que Mémona Interman,
00:19:04voilà,
00:19:05c'est une fille
00:19:05qui a toujours
00:19:07prôné la diversité
00:19:08et c'est intéressant
00:19:09de voir comment
00:19:10elle fait les frais
00:19:11de la haine
00:19:12de CNews.
00:19:13On vous entendra
00:19:14dans un instant.
00:19:15François-Pierre,
00:19:16merci beaucoup
00:19:16d'avoir remplacé
00:19:17Charlotte qui est partie
00:19:18on ne sait pas où
00:19:20en semaine sainte.
00:19:22Elle reviendra
00:19:23avec nous
00:19:23mardi.
00:19:24Vous êtes directeur
00:19:25général et fondateur
00:19:26de l'Observatoire
00:19:27Hexagone.
00:19:28Un sondage
00:19:28au DOXA
00:19:29est paru
00:19:30ce matin
00:19:31indiquant que
00:19:32plus de 80%
00:19:33des Français
00:19:33estiment que
00:19:34le bilan économique
00:19:34d'Emmanuel Macron
00:19:35depuis 2017
00:19:36est mauvais.
00:19:37C'est votre analyse
00:19:38qui est exclusive
00:19:39pour nous ce soir.
00:19:41Comment,
00:19:41à un an de la fin
00:19:42du mandat
00:19:43d'Emmanuel Macron,
00:19:44qu'en est-il
00:19:45concrètement
00:19:46sur cette analyse
00:19:47par rapport
00:19:47à ce bilan économique
00:19:48d'Emmanuel Macron ?
00:19:50Déjà,
00:19:50ce que nous montre
00:19:51le sondage,
00:19:51c'est qu'on a
00:19:52plus de 8 Français
00:19:53sur 10
00:19:54qui estiment
00:19:55que le bilan économique
00:19:56d'Emmanuel Macron
00:19:57depuis 2017
00:19:58est mauvais.
00:19:59C'est un chiffre
00:20:00qui est très élevé
00:20:01et nous,
00:20:02ce qu'on voit aussi,
00:20:02c'est que c'est un chiffre
00:20:03qui est en augmentation.
00:20:04On a regardé
00:20:04différentes enquêtes
00:20:06qui montrent
00:20:07des questions
00:20:09à peu près similaires,
00:20:10parfois d'un institut différent.
00:20:11Ce qu'on voit,
00:20:12c'est qu'il y a 5 ans,
00:20:13en 2021,
00:20:13on avait 60%
00:20:15des Français
00:20:15qui jugeaient
00:20:17que l'action
00:20:17du président
00:20:18de la République
00:20:19et de l'exécution
00:20:19était négative
00:20:21sur le plan économique.
00:20:25Dans l'ensemble,
00:20:27ce qu'on voit,
00:20:27c'est qu'on a
00:20:28une déception
00:20:28qui ne date pas d'hier
00:20:30mais qui a l'air
00:20:31de s'amplifier
00:20:32chaque année
00:20:33au fur et à mesure
00:20:34que la situation économique
00:20:35du pays se dégrade.
00:20:37Il reste encore
00:20:38un électorat centriste
00:20:39pourtant.
00:20:40Il y a bien
00:20:40François-Pierre
00:20:41et des Français
00:20:42qui estiment
00:20:42que le bilan économique
00:20:43du macronisme
00:20:44est correct.
00:20:45Quels sont les profils
00:20:46de ces personnes
00:20:47qui croient encore
00:20:49sur le bilan économique
00:20:51positif ?
00:20:52Il y a deux manières
00:20:53de le voir.
00:20:53La première manière,
00:20:54c'est de regarder
00:20:55par orientation politique.
00:20:56Et là,
00:20:57il y a une chose
00:20:57qui est claire,
00:20:58c'est ce que montre
00:20:59pour le coup
00:20:59le sondage de ce matin.
00:21:00Oui,
00:21:00qu'on voit à l'image.
00:21:01Le seul électorat
00:21:02qui a majoritairement
00:21:05un avis positif
00:21:06sur le bilan économique
00:21:07de ces dernières années,
00:21:08ce sont les sympathisants
00:21:09Renaissance.
00:21:10En revanche,
00:21:11partout ailleurs,
00:21:13on a une opinion
00:21:13qui est très largement,
00:21:15très majoritairement
00:21:16défavorable
00:21:17au bilan économique
00:21:18des politiques
00:21:19qui ont été menées,
00:21:20y compris
00:21:20chez les Républicains,
00:21:22contrairement
00:21:22à certaines idées reçues.
00:21:24Deuxième manière
00:21:25de regarder
00:21:26cette attitude
00:21:28face à la trajectoire
00:21:29économique de notre pays,
00:21:30c'est le regarder
00:21:31par sociologie.
00:21:32Et nous,
00:21:32c'est ce qu'on a fait
00:21:33avec Hexagone,
00:21:33on avait déjà fait
00:21:34une enquête
00:21:34sur le sujet,
00:21:35sur 10 000 répondants,
00:21:37ce qui permet
00:21:37d'avoir une belle granularité.
00:21:39Et ce qu'on voit,
00:21:40c'est que le vrai trait
00:21:41de fracture,
00:21:42ce n'est pas entre
00:21:42les jeunes,
00:21:44les vieux,
00:21:44les riches,
00:21:46les moins riches,
00:21:46c'est au niveau
00:21:48géographique,
00:21:49entre les régions,
00:21:51les zones rurales
00:21:52d'un côté
00:21:53et les grandes villes
00:21:54de l'autre.
00:21:55Nous,
00:21:55on avait dans notre sondage
00:21:5640%
00:21:58des habitants
00:21:59de Paris
00:22:00qui se disaient
00:22:01satisfaits
00:22:02par le bilan économique
00:22:03d'Emmanuel Macron,
00:22:04un taux deux fois plus élevé
00:22:06que dans les communes rurales.
00:22:07Donc,
00:22:08c'était là
00:22:08qu'était véritablement
00:22:09la fracture.
00:22:10Cela dit,
00:22:1140%,
00:22:12ça reste minoritaire.
00:22:14Donc,
00:22:14dans l'ensemble,
00:22:15ce qui se dégage
00:22:15de tout ça,
00:22:16c'est qu'on a une déception
00:22:17plutôt générale
00:22:18en France
00:22:19vis-à-vis du bilan économique
00:22:20des dernières années.
00:22:22D'ailleurs,
00:22:22que ce soit vraiment
00:22:23la responsabilité
00:22:24ou non
00:22:25d'Emmanuel Macron.
00:22:26On a par exemple
00:22:27au niveau du pouvoir d'achat,
00:22:29prenons des exemples
00:22:29comme ça.
00:22:30Vous,
00:22:31c'est votre spécialité
00:22:32justement,
00:22:33ce monde économique
00:22:34sur le pouvoir d'achat.
00:22:35On a en France
00:22:36la plus faible augmentation
00:22:38du revenu moyen
00:22:39de toute la zone euro.
00:22:41Comment est-ce que
00:22:41on peut comprendre ça,
00:22:42François Piera ?
00:22:43C'est grave quand même
00:22:44pour notre France ?
00:22:45Absolument.
00:22:46Et vous l'avez dit,
00:22:47il y a un indicateur
00:22:48qui est très intéressant.
00:22:48C'est le revenu moyen
00:22:50en parité de pouvoir d'achat.
00:22:52Pourquoi ?
00:22:52Parce qu'il permet
00:22:53de comparer différents pays
00:22:56en neutralisant
00:22:56les écarts de coût de la vie
00:22:58entre les différents pays.
00:22:59Vous savez que le coût de la vie
00:23:00n'est pas le même
00:23:00en France,
00:23:01en Pologne
00:23:02ou en Suisse,
00:23:03évidemment.
00:23:03Donc,
00:23:04cet indicateur,
00:23:05ce qu'il montre,
00:23:06c'est qu'on a une augmentation,
00:23:08c'est le sens de l'histoire,
00:23:09une augmentation
00:23:10de ce revenu moyen
00:23:11dans l'ensemble
00:23:12des pays de la zone euro
00:23:13sur 21 pays,
00:23:14mais que le dernier pays
00:23:15dans ce classement,
00:23:16c'est nous,
00:23:17c'est la France.
00:23:18Et ce qui est en cause,
00:23:19ce n'est pas vraiment l'inflation.
00:23:20Ce qu'on est connu
00:23:21pour avoir une inflation
00:23:22qui est relativement modérée
00:23:23depuis 2017
00:23:24par rapport
00:23:25aux autres pays européens.
00:23:26Ça ne veut pas dire
00:23:27qu'elle est modérée
00:23:28dans l'absolu
00:23:28parce que chacun peut voir
00:23:30que le prix
00:23:31des biens de consommation
00:23:32a fortement augmenté.
00:23:33Mais sachez que c'est pire ailleurs.
00:23:35Sauf qu'ailleurs,
00:23:36les salaires ont suivi.
00:23:37En France,
00:23:38beaucoup moins.
00:23:39Et donc,
00:23:39dans l'ensemble,
00:23:40on a 9 Français sur 10
00:23:42qui jugent le bilan
00:23:43d'Emmanuel Macron
00:23:45depuis 2017
00:23:46négatif
00:23:46sur le volet
00:23:47du pouvoir d'achat.
00:23:48Et c'est ce qu'on confirme
00:23:49ce chiffre.
00:23:50Donc,
00:23:50vous êtes en train de nous dire
00:23:51que dans l'ensemble,
00:23:52les Français ne se trompent pas
00:23:53lorsqu'ils portent un regard
00:23:53aussi assez vert
00:23:54sur le bilan
00:23:55du macronisme.
00:23:57Tout à fait.
00:23:57En fait,
00:23:57les Français sont assez lucides
00:23:59et il y a deux raisons principales
00:24:01à leur lucidité.
00:24:02Déjà,
00:24:03quand on prend un peu de recul
00:24:04et qu'on regarde
00:24:05les grands indicateurs économiques,
00:24:07ce qu'on voit très clairement,
00:24:08c'est qu'on a une crise
00:24:10des comptes publics.
00:24:10C'est-à-dire qu'on s'est
00:24:11endetté considérablement,
00:24:13mais pour des résultats
00:24:14qui sont décevants.
00:24:15On est le deuxième pays
00:24:17qui s'est le plus endetté
00:24:18en Europe depuis 2017.
00:24:20Tout ça,
00:24:21en tout cas dans la zone euro.
00:24:22Et tout ça,
00:24:22pourquoi ?
00:24:23Tout ça pour la cinquième
00:24:24pire croissance économique
00:24:26de l'Union européenne.
00:24:27Donc,
00:24:27les résultats ne sont clairement
00:24:28pas au rendez-vous.
00:24:29Et la deuxième raison,
00:24:30et c'est aussi
00:24:31l'un des enseignements
00:24:32du sondage,
00:24:32c'est que les Français
00:24:33sont assez lucides
00:24:34sur les points les plus faibles
00:24:35du bilan économique
00:24:37des dernières années.
00:24:38C'est le cas,
00:24:38par exemple,
00:24:39du pouvoir d'achat.
00:24:40On sent aussi...
00:24:40Qu'est-ce qui a mis
00:24:41un moins bien marché,
00:24:42justement ?
00:24:43Le pouvoir d'achat,
00:24:44quoi encore ?
00:24:44Si on regarde justement
00:24:45ce qu'en disent les Français,
00:24:47il y a le pouvoir d'achat,
00:24:48on en a parlé.
00:24:49Il y a aussi
00:24:49trois autres éléments,
00:24:51les retraites,
00:24:52la croissance économique
00:24:53et la fiscalité.
00:24:54Sur les retraites,
00:24:55on sait que les Français
00:24:56attendent une réforme.
00:24:57Pour le coup,
00:24:57ils ne sont pas d'accord
00:24:58sur la nature de la réforme,
00:25:00mais dans tous les cas,
00:25:01ils ont été déçus
00:25:01puisqu'il n'y a pas eu de réforme.
00:25:03Au total,
00:25:03ça aura été une décennie perdue.
00:25:05Il y aura eu deux projets
00:25:06de réforme des retraites.
00:25:07Le dernier est suspendu.
00:25:09Aucun n'a été mis en œuvre.
00:25:10En attendant,
00:25:11la France a le deuxième système
00:25:13public de retraite
00:25:14le plus cher au monde
00:25:15derrière l'Italie
00:25:16à 14% du PIB.
00:25:18Autre élément,
00:25:19la fiscalité.
00:25:21La France est toujours
00:25:21le pays le plus taxé
00:25:23de la zone euro.
00:25:24C'est évidemment décevant
00:25:25pour les Français
00:25:26et sans doute,
00:25:27y compris pour une grande partie
00:25:28des électeurs
00:25:28d'Emmanuel Macron de 2017.
00:25:30Vous avez parlé aussi
00:25:31de la croissance économique.
00:25:33C'est la cinquième pire
00:25:34de l'Union européenne ?
00:25:35Exactement.
00:25:35Depuis 2017,
00:25:36on a une croissance
00:25:37aux alentours de 1%,
00:25:38qui est la cinquième pire
00:25:39croissance économique
00:25:40de l'Union européenne.
00:25:41Incroyable.
00:25:42Des pays comme le Danemark
00:25:43sont à des rythmes
00:25:44deux fois plus élevés.
00:25:46Et à l'inverse,
00:25:47les Français,
00:25:47est-ce qu'ils portent
00:25:48un regard moins sévère
00:25:49sur les sujets économiques
00:25:50pour lesquels le bilan
00:25:50est peut-être plus nuancé ?
00:25:52Alors,
00:25:52moins sévère,
00:25:53oui,
00:25:54c'est certain,
00:25:54mais il ne reste quand même
00:25:55pas très tendre.
00:25:57Les Français ont dans l'ensemble,
00:25:58par exemple,
00:25:58un regard plutôt négatif
00:26:00sur l'évolution du chômage,
00:26:02mais ce n'est pas
00:26:03l'aspect du bilan
00:26:05d'Emmanuel Macron
00:26:06qui lui reproche le plus.
00:26:07Et pour cause,
00:26:08c'est vrai que le chômage
00:26:09a baissé en France.
00:26:10En 2017,
00:26:11on avait un taux de chômage
00:26:12qui dépassait les 9%.
00:26:14Aujourd'hui,
00:26:14depuis quelques années,
00:26:16il est un petit peu
00:26:16au-dessus de 7%.
00:26:17Donc,
00:26:17ça fait environ 400 000 chômeurs
00:26:19de moins.
00:26:19C'est bien.
00:26:20Mais en revanche,
00:26:21ce qu'on regarde
00:26:22quand on voit
00:26:23les pays environnants,
00:26:25c'est que beaucoup de pays
00:26:26ont eu de bien meilleurs résultats.
00:26:28Et là,
00:26:29on a en France
00:26:31une situation
00:26:31qui est exceptionnelle
00:26:32pour la première fois
00:26:34depuis 4 années consécutives.
00:26:37On a un taux de chômage
00:26:38en France
00:26:38qui est plus élevé
00:26:39que chez les autres pays
00:26:40de la zone euro,
00:26:41ce qui est une situation
00:26:42qu'on n'avait encore
00:26:43jamais connue.
00:26:43Pourquoi ?
00:26:44Pour une fois,
00:26:44on devient l'un des mauvais élèves
00:26:46de la classe.
00:26:47Et pourquoi ?
00:26:48Parce qu'on a,
00:26:49en quelque sorte,
00:26:50soigné le sujet de l'emploi
00:26:52avec des rustines inefficaces
00:26:55qui n'ont pas suffi
00:26:56et largement aidées
00:26:57par l'argent public.
00:26:58Ça a été les apprentis,
00:27:00ça a été également
00:27:03l'augmentation encore
00:27:04de 8%
00:27:05du nombre de fonctionnaires
00:27:06et d'autres agents
00:27:07du service public.
00:27:08Si on regarde la totalité
00:27:09des créations d'emplois
00:27:10depuis 2017,
00:27:12vous avez un quart d'apprentis,
00:27:14un quart de non salariés,
00:27:16par exemple dans les secteurs
00:27:17de la livraison de repas,
00:27:18livraison de colis,
00:27:19et puis 8% de fonctionnaires
00:27:21et d'autres agents
00:27:22du service public.
00:27:23Ce sont des créations d'emplois
00:27:24qui sont donc à la fois
00:27:25insuffisantes
00:27:26et d'une qualité
00:27:27qui est très discutable.
00:27:28Alors François Pirard,
00:27:29est-ce que tout ça,
00:27:31c'est vraiment
00:27:31la responsabilité
00:27:33d'Emmanuel Macron ?
00:27:34Non, évidemment,
00:27:36Emmanuel Macron
00:27:37n'est pas responsable
00:27:38de chaque virgule,
00:27:39de chacune des métriques
00:27:40de notre économie,
00:27:41il faut le dire
00:27:42assez clairement,
00:27:43et je pense
00:27:43qu'une grande partie
00:27:45des répondants
00:27:45à ce sondage
00:27:46en sont aussi conscients
00:27:47et que c'est une manière
00:27:47aussi pour eux
00:27:48d'externaliser
00:27:49leur déception
00:27:50vis-à-vis de la trajectoire
00:27:52économique de la France
00:27:52dans l'ensemble.
00:27:53Pourquoi Emmanuel Macron
00:27:54n'est pas responsable ?
00:27:56À lui seul,
00:27:57en tout cas,
00:27:58pour deux raisons.
00:27:58La première,
00:27:59c'est qu'effectivement,
00:28:00il y a un volet politique
00:28:01sur notre situation économique
00:28:04et qui est en particulier
00:28:05la dépense publique.
00:28:06Par exemple,
00:28:06le déficit public,
00:28:07nous avons,
00:28:08aux dernières nouvelles,
00:28:09le pire déficit public
00:28:10de la zone euro,
00:28:12ça ne tombe pas du ciel,
00:28:13c'est quelque chose
00:28:13qui a été décidé.
00:28:15Le déficit public,
00:28:16c'est un arbitrage,
00:28:16il est décidé,
00:28:17c'est les budgets
00:28:18qui sont organisés,
00:28:20planifiés,
00:28:20votés par le Parlement.
00:28:21Là, il y a une responsabilité politique.
00:28:23L'explosion de notre dépense publique
00:28:24a été planifiée,
00:28:25il y a une responsabilité politique,
00:28:27mais elle est partagée.
00:28:28Il y a eu différents
00:28:28chefs de gouvernement,
00:28:30Edouard Philippe,
00:28:30Gabriel Attal,
00:28:31différents ministres du budget,
00:28:33Gérald Darmanin,
00:28:34Gabriel Attal,
00:28:34Abéline Monchalin,
00:28:35etc.
00:28:35La liste est longue
00:28:36et les responsabilités politiques
00:28:38sont partagées.
00:28:39Et au-delà
00:28:39des responsabilités politiques,
00:28:41il n'échappe à personne
00:28:42qu'il y a aussi
00:28:42des externalités économiques.
00:28:44Là, par exemple,
00:28:45il y a un conflit
00:28:45au Moyen-Orient,
00:28:46ça augmente les prix
00:28:47de l'énergie
00:28:48et la responsabilité politique,
00:28:49ensuite,
00:28:49c'est simplement
00:28:50la gestion de crise.
00:28:51Mais l'apparition de la crise
00:28:52ne vient pas
00:28:53de la politique interne en France.
00:28:55Merci beaucoup,
00:28:56François Pierard,
00:28:57d'avoir analysé
00:28:58ces chiffres
00:29:00où, effectivement,
00:29:01les Français
00:29:01sont très critiques
00:29:02vis-à-vis
00:29:03du bilan économique
00:29:04d'Emmanuel Macron.
00:29:05Marc Menand,
00:29:06Donald Trump,
00:29:07multipliez les critiques
00:29:08contre Emmanuel Macron.
00:29:10Lui aussi,
00:29:10restez avec nous.
00:29:11Vous êtes comme un chroniqueur.
00:29:13Vous êtes condamnés
00:29:14à m'écouter.
00:29:15C'est une émission.
00:29:17Non, mais non.
00:29:18et Donald Trump
00:29:19accuse Emmanuel Macron
00:29:21de manquer de coopération,
00:29:22se moque ouvertement
00:29:23de son couple.
00:29:24Sa femme le traite très mal.
00:29:26Emmanuel Macron
00:29:27est obligé de répondre.
00:29:28On va l'entendre.
00:29:29Et la question
00:29:29que je vais vous poser après,
00:29:30c'est comment
00:29:31on en est arrivé là
00:29:32au niveau diplomatique ?
00:29:34Écoutez Emmanuel Macron
00:29:35qui répond
00:29:36à Donald Trump.
00:29:38On parle aujourd'hui
00:29:40de femmes et d'hommes
00:29:41qui sont au combat,
00:29:42de femmes et d'hommes
00:29:43et de civils
00:29:43qui sont tués,
00:29:44de la guerre
00:29:45qui sévit dans cette région.
00:29:47On parle aussi
00:29:48des conséquences
00:29:49de cette guerre
00:29:49sur nos économies.
00:29:52Je pense à nos compatriotes.
00:29:53Les Américains
00:29:54vivent la même chose.
00:29:55Les prix de l'essence,
00:29:56du gaz qui montent.
00:29:58Et donc,
00:29:58les propos que j'ai pu entendre,
00:30:00auxquels vous faites référence,
00:30:02ne sont ni élégants
00:30:04ni à la hauteur.
00:30:05Voilà.
00:30:05Donc, je ne vais pas y répondre.
00:30:07Ça ne mérite pas de réponse.
00:30:08Ce qu'il faut faire,
00:30:09c'est agir
00:30:11pour la désescalade,
00:30:13pour un cessez-le-feu,
00:30:14pour la reprise
00:30:15de négociations
00:30:16qui seules peuvent régler
00:30:17en profondeur.
00:30:18Ce qui se joue
00:30:19dans la région
00:30:19et qui est important
00:30:20pour la stabilité
00:30:21de tous nos partenaires
00:30:22et de nous tous.
00:30:24Comment on en est arrivé là,
00:30:25Marc Menand ?
00:30:26Déjà,
00:30:27la question à se poser,
00:30:28c'est l'image
00:30:30que le président Macron
00:30:33a réussi,
00:30:34si je puis dire,
00:30:35à ses dépens,
00:30:37d'instaurer
00:30:39le fameux geste
00:30:40« oui,
00:30:41nous a valu »
00:30:42et lui a valu
00:30:43surtout à lui
00:30:43« nombre de railleries ».
00:30:45Et je pense que
00:30:45quand on est président
00:30:46de la République,
00:30:47parce qu'on le prend
00:30:48sur cette scène-là,
00:30:49mais quand il se retrousse
00:30:50les manches et autres,
00:30:51il a une théâtralisation
00:30:53qui a très souvent,
00:30:55très très souvent,
00:30:57été plutôt préjudiciable
00:30:59au statut
00:31:00de président de la République.
00:31:02je pense que
00:31:03l'image référence,
00:31:05c'est De Gaulle,
00:31:06mais même Mitterrand,
00:31:08qu'on l'aime
00:31:08ou qu'on ne l'aime pas,
00:31:09il avait une stature.
00:31:12Pompidou avait
00:31:13une stature.
00:31:14Et on n'était pas là
00:31:15avec des tutoiements,
00:31:17avec des attitudes
00:31:19qu'il faut qu'à un moment donné,
00:31:21vous devenez
00:31:22monsieur tout le monde.
00:31:23Ça,
00:31:24c'est ce que l'on peut reprocher
00:31:26à monsieur Macron.
00:31:27Mais maintenant,
00:31:27il faut quand même
00:31:28voir du côté
00:31:29de monsieur Trump.
00:31:30– Ben justement.
00:31:31– Ben oui,
00:31:31parce que là,
00:31:33on pourrait se dire
00:31:34qu'il est atteint
00:31:35du fameux syndrome
00:31:36de la tourette.
00:31:37Alors ce syndrome,
00:31:38je ne le connaisse pas
00:31:39il y a encore trois jours,
00:31:40mais on l'a découvert
00:31:41grâce à ce film excellent,
00:31:43plus fort que moi,
00:31:44qui est au cinéma
00:31:45et dont la critique
00:31:47est plus qu'enthousiaste.
00:31:50C'est-à-dire,
00:31:51le syndrome de la tourette,
00:31:52je suis peut-être atteint
00:31:54de temps en temps,
00:31:54mais moi,
00:31:55je le fais volontairement,
00:31:56ce n'est pas plus fort que moi.
00:31:57j'aime la raillerie grivoise,
00:31:59par exemple.
00:32:00Mais là,
00:32:00on s'aperçoit
00:32:01que le président Trump
00:32:02ne cesse de multiplier
00:32:04ses saïds.
00:32:05Il y a quatre jours encore,
00:32:07face à…
00:32:08Il était dans une grande conférence
00:32:10où on avait
00:32:13l'Arabie saoudite
00:32:15qui était mise en référence.
00:32:16C'était une conférence
00:32:18pour essayer
00:32:19d'obtenir des fonds.
00:32:21et il interpelle
00:32:22Mohamed Ben Salman.
00:32:24Il dit,
00:32:25il y a peu de temps,
00:32:25il m'a regardé.
00:32:29Tu sais,
00:32:30c'est incroyable.
00:32:32Je croyais
00:32:33que vous étiez
00:32:33un pays mort.
00:32:34Maintenant,
00:32:35vous êtes le pays
00:32:35le plus important du monde.
00:32:37Il ne pensait plus
00:32:39que cela
00:32:39pouvait arriver.
00:32:41Il se souvenait
00:32:42sans doute
00:32:43d'un président
00:32:45qui ne valait rien.
00:32:46mais
00:32:48il m'a léché
00:32:50les bottes.
00:32:51J'ai eu d'autres traductions
00:32:52qui étaient encore
00:32:53plus vulgaires.
00:32:55Et là,
00:32:55on s'aperçoit quand même,
00:32:57c'est-à-dire qu'on a un homme
00:32:58avec lequel théoriquement
00:33:00on est en relation
00:33:02de cordialité
00:33:03puisque l'Arabie saoudite
00:33:04compte sur les États-Unis,
00:33:07demande aux États-Unis
00:33:08de le soutenir.
00:33:10Il a été reçu
00:33:10de façon plus que
00:33:13magnifique
00:33:14l'année dernière
00:33:15et là,
00:33:15il me lèche
00:33:17les bottes.
00:33:18On ne peut pas parler
00:33:19comme ça
00:33:19d'un représentant
00:33:21d'un pays.
00:33:22Et puis,
00:33:23dans le même temps,
00:33:23alors,
00:33:24il nous reproche,
00:33:24il reproche au président Macron
00:33:26de ne pas le suivre
00:33:28et puis là,
00:33:29il y ajoute
00:33:30tous les pays
00:33:31de l'OTAN.
00:33:32Mais il oublie
00:33:33que c'est lui
00:33:34qui a décidé
00:33:35de la guerre
00:33:36sans prévenir
00:33:37les uns
00:33:38et les autres.
00:33:39C'est lui aussi
00:33:40qui a décidé quoi ?
00:33:41Eh bien,
00:33:42que soudain,
00:33:43la Russie
00:33:44avec laquelle
00:33:45nous sommes
00:33:46pour le moins
00:33:46en conflit,
00:33:47que la Russie,
00:33:49eh bien,
00:33:49il n'était plus question
00:33:50d'appliquer des sanctions
00:33:51et qu'elle pouvait même
00:33:52pendant un mois
00:33:53vendre son pétrole.
00:33:54Alors là,
00:33:55c'est quand même
00:33:55extraordinaire
00:33:56parce que ça montre
00:33:56le sens de la géopolitique
00:34:00stratégie
00:34:01du président Trump.
00:34:02vous savez ce qu'on a vu
00:34:03aujourd'hui ?
00:34:05Eh bien,
00:34:06et d'ailleurs souligné
00:34:07par M.
00:34:08Poutine,
00:34:08un pétrolier
00:34:10qui prend
00:34:10la destination
00:34:12de Cuba,
00:34:13Cuba,
00:34:14qui est,
00:34:15d'après,
00:34:16quand on l'écoute,
00:34:17M.
00:34:17Trump,
00:34:18un pays
00:34:19qu'il va falloir
00:34:19maintenant mettre au pas
00:34:20comme on l'a fait
00:34:21au Venezuela,
00:34:22eh bien là,
00:34:23M.
00:34:23Poutine envoie
00:34:25un pétrolier,
00:34:25vous savez qu'ils ont
00:34:26une crise d'essence
00:34:27terrible,
00:34:28et il dit
00:34:29on ne peut pas laisser
00:34:29un peuple crevé de faim,
00:34:31on ne peut pas laisser
00:34:31un peuple,
00:34:32et il faut les aider,
00:34:33c'est pourquoi
00:34:34j'envoie
00:34:35ce pétrolier.
00:34:37Et dans le même temps,
00:34:38également,
00:34:38ne pas oublier
00:34:39que la Russie,
00:34:41il semblerait
00:34:43qu'elle aide
00:34:44à des partenaires
00:34:45de l'Iran
00:34:46et qu'elle aide
00:34:47à l'armement,
00:34:48à la fabrication
00:34:49de certains drones.
00:34:51C'est-à-dire
00:34:51que l'on a
00:34:52M.
00:34:53Trump
00:34:54qui reproche
00:34:55à la France
00:34:56et aux Occidentaux
00:34:58en général
00:34:59de ne pas vouloir
00:35:01coopérer
00:35:02en oubliant
00:35:02d'abord
00:35:03qu'il avait
00:35:03tout détruit
00:35:04et puis soudain
00:35:05il dit
00:35:05il y a quelque chose
00:35:06d'important à faire
00:35:07mais là
00:35:08ça nécessiterait
00:35:09d'exposer
00:35:10ces hommes,
00:35:11c'est de déboucher
00:35:12le détroit d'Hormund.
00:35:14Alors là les gars
00:35:14il faut y aller,
00:35:15c'est juste
00:35:16un petit coup de main,
00:35:17c'est-à-dire
00:35:17que ce seraient
00:35:18nos hommes
00:35:19à nous
00:35:19qu'il faudrait
00:35:20envoyer sur le terrain
00:35:22dans une situation
00:35:24inextricable
00:35:24où on sait
00:35:25qu'il y aurait
00:35:26des morts.
00:35:27Vous vous rendez compte
00:35:28la folie
00:35:30dans laquelle
00:35:31il place
00:35:32l'ensemble
00:35:33des dirigeants
00:35:35du monde
00:35:35et on ne peut être
00:35:37que Béat
00:35:37confondu
00:35:38en l'écoutant
00:35:39et puis regretter
00:35:40quand même
00:35:41ce manque de respect.
00:35:42arrêter ce niveau
00:35:43diplomatique
00:35:44de façon générale.
00:35:45Merci beaucoup
00:35:46Marc Penand.
00:35:48Dans un instant
00:35:48on recevra
00:35:49Didier Raoult.
00:35:50Dans un instant
00:35:51on écoutera
00:35:51la chronique
00:35:52de Mathieu Bocoté
00:35:52sur la haine
00:35:53contre CNews.
00:35:54De quoi cette haine
00:35:55est-elle le nom ?
00:35:56D'abord,
00:35:57Rima Hassan
00:35:58a été placée
00:35:59en garde à vue
00:36:00aujourd'hui
00:36:01dans le cadre
00:36:01d'une enquête
00:36:02pour apologie
00:36:03du terrorisme
00:36:03Gabrielle Cluzel.
00:36:04La cause
00:36:06en serait un tweet
00:36:07du 26 mars
00:36:07qui a été retiré
00:36:08depuis.
00:36:09La députée
00:36:10RN de la Somme
00:36:11Mathias Renaud
00:36:12avait effectué
00:36:13un signalement
00:36:13au procureur
00:36:14au titre
00:36:14de l'article 40.
00:36:16Au-delà
00:36:16de Rima Hassan
00:36:17Gabrielle,
00:36:18est-ce qu'on ne peut pas
00:36:18parler historiquement
00:36:19et jusqu'à aujourd'hui
00:36:20entre l'extrême gauche
00:36:21et le terrorisme
00:36:22de liaisons dangereuses
00:36:23sur cette apologie
00:36:25du terrorisme ?
00:36:26Alors,
00:36:27il faut peut-être
00:36:27revenir aux sources
00:36:29de cette affaire.
00:36:30Donc,
00:36:30Rima Hassan
00:36:31citait ce 26 mars
00:36:33des propos
00:36:34de Kozo Okamoto.
00:36:36« J'ai consacré
00:36:36ma jeunesse
00:36:37à la cause palestinienne,
00:36:38dit-il,
00:36:38tant qu'il y aura
00:36:39oppression,
00:36:39la résistance
00:36:40ne sera pas seulement
00:36:41un droit
00:36:41mais un devoir. »
00:36:42Donc ça,
00:36:42c'est la citation.
00:36:43Mais,
00:36:43il faut savoir
00:36:44que Kozo Okamoto
00:36:45est un ancien membre
00:36:47de l'armée rouge
00:36:48japonaise.
00:36:49Il a été condamné
00:36:50à la prison
00:36:50à perpétuité
00:36:52pour avoir participé
00:36:53au massacre
00:36:53de 26 personnes
00:36:54à l'aéroport
00:36:56Ben Gurion
00:36:56en Israël
00:36:57en 72.
00:36:58Un certain nombre
00:36:59de chrétiens
00:36:59en pèlerinage.
00:37:01Ce crime avait été
00:37:02qualifié
00:37:03d'acte terroriste.
00:37:05Alors,
00:37:06pour le député RN,
00:37:07vous en avez parlé,
00:37:08Mathias Renaud,
00:37:10cette publication
00:37:11de Rima Hassan
00:37:12faisait explicitement
00:37:13référence
00:37:13à un auteur
00:37:15d'attentats terroristes,
00:37:16reprenait une citation
00:37:17le concernant
00:37:18sans mise à distance
00:37:19ni condamnation
00:37:19mais à des fins
00:37:20d'inspiration.
00:37:21Le ministre de l'Intérieur
00:37:23aussi,
00:37:23je crois,
00:37:24avait fait un signalement.
00:37:25Je l'ai appris
00:37:26depuis.
00:37:27Alors,
00:37:27ce qui explique
00:37:29donc cette
00:37:31garde à vue
00:37:31pour apologie
00:37:32dans le cadre
00:37:33d'une enquête
00:37:34pour apologie
00:37:35du terrorisme.
00:37:35Évidemment,
00:37:36la justice
00:37:36n'est pas rendue
00:37:37à ce sujet.
00:37:38Alors,
00:37:39évidemment,
00:37:39LFI
00:37:40et Vendebou,
00:37:42Jean-Luc Mélenchon
00:37:43parle de police politique
00:37:44mais certains autres
00:37:45aussi disent que
00:37:46c'est peut-être
00:37:47contre-productif
00:37:48cette garde à vue
00:37:49parce que
00:37:50ça peut contribuer
00:37:51à en faire
00:37:52une sorte
00:37:52de martyr.
00:37:53tir.
00:37:54On se souvient
00:37:54que par le passé,
00:37:56il y avait eu
00:37:56des manifestations
00:37:58quand,
00:37:59notamment,
00:38:00parce qu'on va
00:38:00en reparler,
00:38:01Rima Hassan
00:38:02avait été entendue
00:38:03aux côtés
00:38:03de Mathilde Panot.
00:38:05Mais,
00:38:06il se trouve
00:38:06que son dossier
00:38:07s'est alourdi
00:38:08puisqu'elle
00:38:10avait un sac
00:38:10avec elle
00:38:11et dans ce sac,
00:38:12on a trouvé
00:38:12de la drogue.
00:38:14Alors,
00:38:14il y avait,
00:38:14semble-t-il,
00:38:15du cannabis
00:38:16et de la 3-MMC.
00:38:18Vous savez,
00:38:18c'est ce qu'on appelle
00:38:19la cocaïne du pauvre.
00:38:20On en avait entendu parler
00:38:21au moment de l'affaire Palmade.
00:38:23Donc,
00:38:23je ne sais pas
00:38:24dans quelle proportion.
00:38:26Qui est interdite en France.
00:38:27Qui est interdite en France,
00:38:28évidemment.
00:38:29Donc,
00:38:29c'est vrai qu'après,
00:38:30Andy Kerbrad,
00:38:30ça commence à faire beaucoup
00:38:32pour LFI
00:38:33et je ne parle pas
00:38:35du d'hilaire repenti.
00:38:37Je me contente,
00:38:38je me concentre
00:38:38sur ces deux-là.
00:38:40Donc,
00:38:40c'est vrai que
00:38:40Marion Maréchal
00:38:41a traité sur l'ex,
00:38:42je crois qu'elle n'a pas pu
00:38:43s'en empêcher,
00:38:44c'était très tentant,
00:38:45LFI de Narcopartie.
00:38:48Restons-en à l'enquête
00:38:49pour Apologie du Terrain.
00:38:51Jean-Luc Mélenchon
00:38:53crie,
00:38:53on l'a vu,
00:38:54tout à l'heure,
00:38:54l'autre tweet,
00:38:55tout à l'heure,
00:38:55à la police politique.
00:38:56Mais pourquoi est-ce
00:38:57à peu près toujours
00:38:59Rima Hassan
00:39:00qui est visée ?
00:39:00Alors,
00:39:01c'est souvent elle,
00:39:02pas toujours,
00:39:02mais souvent.
00:39:03Et le fait est que
00:39:03Rima Hassan n'aime rien tant
00:39:04que flirter
00:39:05avec les lignes rouges.
00:39:07Alors,
00:39:07est-ce qu'elle est allée
00:39:08trop loin cette fois ?
00:39:09La justice le dira.
00:39:11Mais c'est un moyen
00:39:12pour elle
00:39:13et à travers elle,
00:39:14pour la gauche,
00:39:15d'ouvrir peu à peu
00:39:16la fenêtre d'Overton.
00:39:17Vous savez,
00:39:17cette fenêtre,
00:39:18son concepteur
00:39:19visait à élargir
00:39:20le champ des opinions
00:39:21acceptables.
00:39:21Pour vous,
00:39:22plus vous répétez
00:39:24une opinion jugée
00:39:25au départ inacceptable,
00:39:27plus vous la banalisez
00:39:28dans le débat public.
00:39:29Donc,
00:39:29c'est une vraie stratégie.
00:39:31Alors,
00:39:31il serait trop long
00:39:32et sans doute impossible
00:39:33de faire une liste exhaustive
00:39:34de toutes ces actions
00:39:36aux propos provocateurs.
00:39:38Ça fait l'objet
00:39:38de beaucoup de plaintes.
00:39:39Mais on peut en relever
00:39:40quelques-uns.
00:39:42On se souvient déjà
00:39:44que,
00:39:44donc,
00:39:44j'en parlais il y a un instant,
00:39:45le 30 avril 2024,
00:39:47Rima Hassan
00:39:47avait été convoqué
00:39:48par la police
00:39:48en compagnie de Mathilde Panot
00:39:50pour apologie du terrorisme
00:39:51après l'attaque du Hamas
00:39:54du 7 octobre
00:39:55sans qu'on sache
00:39:56du reste les suites.
00:39:57Il cherchait désespérément.
00:39:58Oui,
00:39:58c'est ça,
00:39:58on n'a pas beaucoup de suites
00:39:59en général.
00:40:00Exactement.
00:40:01Donc,
00:40:01il lui était reproché
00:40:02des propos tenus
00:40:02en novembre 2023
00:40:04dans une interview
00:40:05accordée aux médias
00:40:05Le Crayon.
00:40:06L'extrait a été supprimé
00:40:07depuis,
00:40:08mais elle disait
00:40:09vrai,
00:40:10je cite,
00:40:10l'affirmation selon laquelle
00:40:11le Hamas mènerait
00:40:12une action légitime.
00:40:15En février 2025,
00:40:17nous en parlions
00:40:18il y a quelques jours,
00:40:19elle a rendu visite
00:40:20dans sa cellule
00:40:21au militant libanais
00:40:22communiste
00:40:22Georges Ibrahim Abdallah,
00:40:24condamné à perpétuité
00:40:26pour complicité
00:40:27d'attentats terroristes.
00:40:29Elle avait même appelé
00:40:30à sa libération
00:40:31depuis la tribune
00:40:32du Parlement européen.
00:40:33Il a du reste
00:40:33été libéré depuis.
00:40:35En septembre 2025,
00:40:37dans un entretien
00:40:38avec le médias
00:40:38Thinkerview,
00:40:39elle a déclaré
00:40:42le 7 octobre,
00:40:43c'est quelque chose
00:40:44qui doit être
00:40:46recontextualisé
00:40:46avant d'être puni.
00:40:47C'est un mode
00:40:48opératoire terroriste,
00:40:49mais c'est comme
00:40:50quand les Algériens
00:40:50faisaient péter
00:40:51des cafés de Français
00:40:52en Algérie
00:40:53parce qu'arrive un moment
00:40:54où le FLN se dit
00:40:55on est à plus de 100 ans
00:40:57de colonisation,
00:40:57on se fait massacrer,
00:40:58on a plus d'un million
00:40:59de martyrs.
00:41:00Ces Français n'ont pas
00:41:01l'air de comprendre
00:41:02qu'on veut notre indépendance.
00:41:03Donc vous voyez la comparaison.
00:41:06L'idée est d'allumer
00:41:07un autre foyer
00:41:08et de faire en sorte
00:41:09que le foyer Algérie
00:41:10rejoigne le foyer Palestine
00:41:12pour un immense feu.
00:41:14Et c'est vrai
00:41:14que ce sont quand même
00:41:15tous ceux
00:41:16qui ont minimisé
00:41:17disons-le
00:41:17les crimes du FLN
00:41:18où elles sont allées
00:41:19déposer des fleurs
00:41:20sur le monument du FLN
00:41:22qui l'aident à pousser
00:41:23l'Espagnolette
00:41:24vous voyez
00:41:24de cette fenêtre
00:41:25des battants
00:41:26de cette fenêtre d'Overton
00:41:28parce que c'est relativiser
00:41:30tous ces crimes
00:41:31les minimiser.
00:41:33Donc l'idée
00:41:34c'est d'hybrider
00:41:35les deux combats
00:41:35d'acculturer
00:41:37la cause palestinienne
00:41:39en France
00:41:39dans un récit colonial
00:41:41fourre-tout.
00:41:42Alors c'est pas neuf
00:41:43mais c'est toujours
00:41:44en action
00:41:45et c'est vraiment
00:41:46on le voit
00:41:47son objectif.
00:41:48Le 8 mars 2024
00:41:49elle avait
00:41:50le jour de la fête nationale
00:41:51quand même pour la France
00:41:52c'est la victoire
00:41:52en France
00:41:53l'anniversaire
00:41:54elle avait écrit
00:41:55ce que fait Israël
00:41:56à la Palestine
00:41:56n'est pas très différent
00:41:57de ce que la France
00:41:58faisait à l'Algérie.
00:41:59Donc vous voyez
00:42:00cette députée européenne
00:42:01elle déteste Israël
00:42:04elle le qualifie
00:42:05de génocidaire
00:42:05mais elle est quand même
00:42:07française en principe
00:42:08et elle aime si peu
00:42:09la France
00:42:09qu'elle le compare
00:42:10à ce pays
00:42:11qu'elle déteste.
00:42:13Donc on voit
00:42:13que Rivasan
00:42:14est un élément
00:42:15puissant
00:42:15de déstabilisation
00:42:17que la France
00:42:18ou plutôt
00:42:18la France insoumise
00:42:20a réchauffé
00:42:21dans son sein.
00:42:23Et on peut citer
00:42:24aussi le 12 juillet 2024
00:42:26elle poste encore
00:42:27sur X
00:42:27une citation de Fanon
00:42:29pour le coloniser
00:42:30la vie ne peut surgir
00:42:31que du cadavre
00:42:32en décomposition
00:42:33du colon
00:42:33à quel colon pose-t-elle
00:42:35les Israéliens
00:42:36les Français
00:42:36elle se retranche
00:42:37derrière Fanon
00:42:38Fanon il est intouchable
00:42:39il y a même des rues
00:42:40c'était le sujet
00:42:41que nous évoquions
00:42:41l'autre jour
00:42:42en France
00:42:43et puis c'est de la littérature
00:42:45n'est-ce pas
00:42:45donc là encore
00:42:47elle se sert habilement
00:42:48des lâchetés
00:42:49de la gauche
00:42:49et puis du récit
00:42:50qu'ils ont inscrit
00:42:51dans notre histoire
00:42:53finalement
00:42:53pour justifier
00:42:56les pires exactions
00:42:58donc il s'agit donc
00:43:00disons-le
00:43:00de mélanger
00:43:01la rancœur palestinienne
00:43:02à l'esprit de revanche
00:43:03algérien
00:43:04et ça chauffe à blanche
00:43:06un électorat cible
00:43:07il ne faut pas s'étonner
00:43:09après certaines victoires
00:43:10municipales
00:43:11beaucoup se sont dit
00:43:12mais quel rapport
00:43:13mais non
00:43:14on le voit
00:43:14d'entendre
00:43:16les militants
00:43:17LFI
00:43:17scander
00:43:18nous sommes tous
00:43:18des enfants de Gaza
00:43:20dans les salles des fêtes
00:43:21mais au-delà
00:43:22André Mahassane
00:43:23est-ce que c'est pas
00:43:24toute la gauche
00:43:25qui entretient
00:43:25des liaisons dangereuses
00:43:27de ce type
00:43:28les liaisons
00:43:28qu'on a décrivées ?
00:43:29Oui et sans complexe
00:43:30alors nous avons cité
00:43:31Mathilde Panot
00:43:32Daniel Obono
00:43:33avait dit en 2023
00:43:35avait qualifié
00:43:36le Hamas
00:43:36de mouvement de résistance
00:43:37qui se définit comme tel
00:43:38je la cite
00:43:39une externe
00:43:40et il y en a bien d'autres
00:43:41mais en réalité
00:43:42c'est plutôt historiquement
00:43:44qu'il faut regarder ça
00:43:45il y a
00:43:46vous savez en 1938
00:43:48Trotsky
00:43:48on a beaucoup parlé
00:43:49des trotskistes
00:43:50récemment
00:43:50Trotsky avait écrit
00:43:52leur morale est la nôtre
00:43:53et il justifiait
00:43:54par ce petit essai
00:43:55les terreurs révolutionnaires
00:43:57et les grandes purges
00:43:58de Staline
00:43:59et il disait
00:44:00mais la morale
00:44:01c'est bourgeois
00:44:01c'est subjectif
00:44:03donc on voit pas
00:44:04pourquoi elle s'imposerait
00:44:05à nous
00:44:05il n'y a pas d'absolue
00:44:06de morale
00:44:06et pour lui
00:44:07sa phrase
00:44:08je cite
00:44:10les moyens
00:44:11sont organiquement
00:44:12subordonnés
00:44:12à la faim
00:44:13dit d'une autre façon
00:44:14la faim justifie
00:44:15les moyens
00:44:16donc terreur révolutionnaire
00:44:18terrorisme
00:44:19tout ça
00:44:19c'est les mêmes racines
00:44:20le terrorisme
00:44:21d'extrême gauche
00:44:22il a été extrêmement virulent
00:44:24dans les années 60-80
00:44:25on l'a souvent oublié
00:44:26c'est en Allemagne
00:44:27la bande abadère
00:44:28on l'appelait
00:44:29enfin on l'appelait
00:44:29la bande abadère
00:44:30c'était la fraction armée rouge
00:44:32attentat
00:44:32enlèvement
00:44:33en Italie
00:44:34ce sont les brigades rouges
00:44:35enlèvement et assassinat
00:44:36d'Aldo Moro
00:44:36en 78
00:44:37en France
00:44:38c'est le groupe
00:44:39Action Direct
00:44:39alors on a l'impression
00:44:40que c'est vieux
00:44:41mais c'est pas vieux
00:44:41puisque dans le groupe
00:44:43Action Direct
00:44:43il y a une figure
00:44:44qui s'appelle
00:44:44Jean-Marc Rouyan
00:44:45qui a été notamment
00:44:46condamné pour l'assassinat
00:44:48en 85 de René Audran
00:44:49c'était un ancien ingénieur
00:44:50de l'armement
00:44:51et Georges Besse
00:44:51PDG de Renault
00:44:53ça c'était en 86
00:44:53il a été invité en 2023
00:44:56par les étudiants bloqueurs
00:44:58de l'université de Bordeaux
00:44:59à Bordeaux-Victoire
00:45:00à faire une conférence
00:45:02il faut savoir
00:45:02qu'il avait déclaré
00:45:04trouvé courageux
00:45:05les auteurs
00:45:06des attentats
00:45:06de Charlie Hebdo
00:45:07et il avait même dit
00:45:08qu'il ne crachait pas
00:45:09sur tout ce qu'il avait fait
00:45:10donc on voit
00:45:11que les pires terroristes
00:45:12revêtent un charme romantique
00:45:14aux yeux de l'extrême gauche
00:45:15ce sont des héros
00:45:18du reste
00:45:19quand Raphaël Arnaud
00:45:20flanquait
00:45:20de sa jeune garde
00:45:21à terroriser
00:45:22c'est toujours
00:45:23la même racine
00:45:23sa concurrente malheureuse
00:45:25aux législatives
00:45:26et bien personne
00:45:27ne s'en est ému
00:45:28pour finir
00:45:29on peut faire peut-être
00:45:29une comparaison
00:45:31vous savez
00:45:31on parle souvent
00:45:32du deux poids deux mesures
00:45:33on se souvient
00:45:34qu'en 2015
00:45:35le parquet de Nanterre
00:45:36avait ouvert
00:45:36une information judiciaire
00:45:38à l'encontre
00:45:38de la députée européenne
00:45:39Marine Le Pen
00:45:40lui reprochant
00:45:41d'avoir diffusé
00:45:42des images
00:45:43de propagande
00:45:44des exactions
00:45:45de l'organisation
00:45:45État islamique
00:45:46ils avaient même voulu
00:45:47l'envoyer chez le psy
00:45:48je ne sais pas
00:45:48si elle y est allée
00:45:49parce que ça faisait
00:45:49partie de la procédure
00:45:50pourtant
00:45:51nul ne pouvait
00:45:52la soupçonner
00:45:53pour le coup
00:45:54de partager
00:45:54ses options
00:45:55le parlement européen
00:45:57dont fait partie
00:45:57aujourd'hui
00:45:58Rima Hassan
00:45:58avait accepté
00:45:59de lever
00:46:00son immunité
00:46:02parlementaire
00:46:02que va-t-il se passer
00:46:03pour Rima Hassan
00:46:04la question
00:46:05est posée
00:46:07Merci
00:46:08Gabrielle Cluzel
00:46:09dans un instant
00:46:10pourquoi la haine
00:46:10anti-cnews
00:46:11avec Mathieu Bocoté
00:46:13d'abord Didier Raoult
00:46:14et notre invité ce soir
00:46:15merci infiniment
00:46:16installez-vous
00:46:17venez
00:46:17merci d'être avec nous
00:46:18ce soir
00:46:19vous êtes un microbiologiste
00:46:21mondialement reconnu
00:46:22ici ou là
00:46:23comme vous préférez
00:46:24auteur de nombreux livres
00:46:26créateur de l'IHU
00:46:28Méditerranée
00:46:28et Infection de Marseille
00:46:29on n'a même pas envie
00:46:31de vous présenter
00:46:32tellement tout le monde
00:46:33vous connait
00:46:33beaucoup vous apprécient
00:46:34certains disent
00:46:35que vous êtes controverses
00:46:36c'est en tout cas
00:46:37vous-même
00:46:38vous revendiquez
00:46:39un peu
00:46:39dans votre livre
00:46:40La société du factice
00:46:42ce côté
00:46:42un peu
00:46:43je suis complotiste
00:46:45et je le revendique
00:46:46on va dire ça comme ça
00:46:47ce livre qui est publié
00:46:48chez Fayard
00:46:49dans votre livre
00:46:50vous retournez
00:46:51cette insulte complotiste
00:46:52en fait à votre avantage
00:46:53qu'est-ce qui vous rend fier
00:46:54aujourd'hui
00:46:56d'être qualifié ainsi
00:46:58Didier Raoult
00:46:59c'est de ne pas faire partie
00:47:02du groupe des imbéciles
00:47:03donc si vous voyez
00:47:03ces imbéciles
00:47:04disent vous ne faites pas partie
00:47:05de mon groupe
00:47:05ça me fait plutôt plaisir
00:47:06pour dire la vérité
00:47:08je n'ai pas tellement d'estime
00:47:11pour les gens
00:47:12qui font des groupes
00:47:14comme ça
00:47:14et qui ont des qualificatifs
00:47:19simplifiés
00:47:19pour définir
00:47:20ceux qui ne sont pas d'accord
00:47:21avec eux
00:47:21donc je n'ai pas
00:47:23beaucoup d'estime
00:47:24pour eux
00:47:24et donc le fait
00:47:25que je ne fasse pas partie
00:47:27de ce groupe
00:47:27c'est plutôt flatteur
00:47:28c'est plutôt flatteur
00:47:29et puis vous dénoncez
00:47:30une science devenue
00:47:31spectacle
00:47:31où vous dites
00:47:32des idiots utiles
00:47:33affirment des choses
00:47:35invérifiables
00:47:36qui sont selon vous
00:47:37les principaux fabricants
00:47:38de cette société factice
00:47:40aujourd'hui ?
00:47:41vous savez les idiots utiles
00:47:43c'est un terme qui avait été
00:47:45utilisé par Staline
00:47:47pour définir Jean-Paul Sartre
00:47:48quand même
00:47:49donc il y a eu une époque
00:47:51où les intellectuels français
00:47:53de gauche
00:47:55revendiquaient le stalinisme
00:47:56et Staline qui rigolait
00:47:58parce que Staline n'était pas
00:47:59du tout un poète
00:48:01il disait
00:48:01c'est les idiots utiles
00:48:03qui nous font
00:48:03notre propagande
00:48:04dans les pays occidentaux
00:48:06donc ce qualificatif
00:48:07d'idiot utile
00:48:08je l'ai repris
00:48:09manifestement
00:48:10il n'y a pas beaucoup
00:48:11de gens qui se souviennent
00:48:12de quand a été utilisé
00:48:13c'est pour ça
00:48:13qu'il est entre guillemets
00:48:16les idiots utiles
00:48:17les idiots utiles
00:48:18c'était les intellectuels français
00:48:19c'était Aragon
00:48:20c'était Jean-Paul Sartre
00:48:21c'était Simone de Beauvoir
00:48:22c'était Picasso
00:48:23c'est eux les idiots utiles
00:48:25et donc le fait
00:48:27de tout gober
00:48:29donc en particulier
00:48:30une chose
00:48:31souvent je parle
00:48:31la plupart des gens
00:48:32ont oublié
00:48:33qui est l'affaire Lysenko
00:48:34qui est une espèce
00:48:35de merveille
00:48:36de la science de gauche
00:48:37contre la science de droite
00:48:38la génétique n'existe pas
00:48:40c'est la droite
00:48:40c'est un moine
00:48:41qui a inventé ça
00:48:42ça ne peut pas
00:48:45être de gauche
00:48:46c'est extravagant
00:48:48et tout ça
00:48:48marchait avec
00:48:49et tout ça
00:48:50disait
00:48:50c'est les gens de droite
00:48:53qui disent
00:48:54qu'il y a une génétique
00:48:55des plantes
00:48:55ça a fait un peu plus
00:48:57de 10 millions de morts
00:48:57cette stupide Lysenko
00:48:59mais cette théorie
00:49:01complètement farfelue
00:49:02en a fait
00:49:04le président
00:49:04de l'académie
00:49:05des sciences
00:49:06du RSS
00:49:06pendant je ne sais pas
00:49:07combien
00:49:0715 ans
00:49:08parce que pour s'en débarrasser
00:49:09une fois qu'on s'est rendu compte
00:49:10que ce n'était pas vrai
00:49:11c'est comme maintenant
00:49:12vous ne vous trompez pas
00:49:14avant que les gens
00:49:15qui se sont trompés
00:49:16reconnaissent leur erreur
00:49:17il y a du temps qui passe
00:49:18d'ailleurs j'ai écouté
00:49:19le sondage
00:49:20vous voyez
00:49:20le sondage
00:49:21moi je ne crois pas du tout
00:49:22que les macronistes
00:49:25comprennent moins
00:49:26que l'économie
00:49:27c'est qu'à c'est la figure
00:49:27parce qu'il faut être aveugle
00:49:28c'est ce que je dis
00:49:29ils ont des yeux
00:49:30pour voir
00:49:31ils ne savent pas regarder
00:49:32c'est qu'ils ne veulent pas
00:49:33ils ne veulent pas reconnaître
00:49:34qu'ils se sont trompés
00:49:34c'est ça le problème
00:49:35c'est tout
00:49:35c'est pas qu'ils ne voient pas
00:49:36ils voient aussi bien
00:49:37que les autres
00:49:38mais c'est très difficile
00:49:39de reconnaître
00:49:40qu'on s'est trompé
00:49:40en particulier
00:49:41quand on a des responsabilités
00:49:42de cette nature
00:49:42et en particulier
00:49:44comme vous
00:49:46mondialement connu
00:49:47et reconnu
00:49:48vous justifiez
00:49:50dans votre livre
00:49:51vous rappelez des faits
00:49:52on va dire que l'avenir
00:49:54que l'après
00:49:56vous avez donné raison
00:49:57parce que
00:49:58sur tout ce que vous avez fait
00:50:00même si vous avez été condamné
00:50:01controversé
00:50:02critiqué
00:50:02c'est pour ça que vous revendiquez
00:50:03le mot complotiste
00:50:04vous dites la chloroquine
00:50:05et l'hydroxychloroquine
00:50:06restent parmi les trois médicaments
00:50:08les plus prescrits de l'histoire
00:50:09on vous l'a reproché
00:50:10vous dites par exemple
00:50:11aussi dans votre livre
00:50:12dans cette histoire
00:50:12on se demande encore
00:50:13ce qui a relevé
00:50:14de la bêtise
00:50:15de la corruption
00:50:16de l'ignorance
00:50:16ou de l'aveuglement
00:50:17durant toutes les années 90
00:50:19par exemple vous rappelez
00:50:20que la chloroquine
00:50:21a été largement prescrite
00:50:22avec 6 milliards
00:50:23d'ordonnances
00:50:24pour la seule année de 96
00:50:25en particulier
00:50:26comme traitement
00:50:26de première intention
00:50:28du paludisme
00:50:29en 2019
00:50:30l'hydroxychloroquine
00:50:31a été prescrite
00:50:32en France
00:50:32à 66 millions
00:50:34d'eau comprimée
00:50:34sans ordonnance
00:50:35pourtant vous la reprochez
00:50:38encore une fois
00:50:39c'est ce que j'ai dit
00:50:40c'est
00:50:42moi je suis plus
00:50:43un homme
00:50:44d'observation
00:50:45que d'explication
00:50:47la causalité
00:50:48je ne la comprends jamais
00:50:49je pense que personne
00:50:50la comprend
00:50:50je ne crois pas
00:50:52que c'est parce que
00:50:53je sois plus bête
00:50:53pas du tout
00:50:55je n'ai pas du tout
00:50:56cette opinion
00:50:56vous refusez
00:50:57vous êtes un homme de fait
00:50:59vous êtes un homme de terrain
00:51:00vous êtes un homme de...
00:51:02je crois que c'est une fantaisie
00:51:03l'idée de la causalité
00:51:05il fait de la causalité
00:51:07si vous l'enrêtez
00:51:07pour connaître la cause des choses
00:51:08il faudrait connaître
00:51:09tous les paramètres
00:51:10à la fois
00:51:10on ne les connait jamais
00:51:11et le pire
00:51:12c'est quand on fait
00:51:13des prédictions
00:51:14alors là c'est le pire de tout
00:51:15parce que bien entendu
00:51:16comme on ne connait pas
00:51:17tous les paramètres
00:51:18on fait des prédictions
00:51:20en faisant des projections
00:51:21mathématiques
00:51:21qui sont un fantasme
00:51:23regardez les prédictions
00:51:24si vous voulez sortir de mon monde
00:51:26regardez les prédictions démographiques
00:51:27je ne sais pas qui c'est
00:51:28qui aurait dit que
00:51:29effectivement la natalité
00:51:31allait se casser la figure en France
00:51:32et que donc
00:51:33moi j'entendais
00:51:33j'ai dit ça d'ailleurs
00:51:35plusieurs fois
00:51:36j'entendais un démographe parler
00:51:37qui disait
00:51:38ce qui allait se passer
00:51:38en 2050
00:51:39en 2100
00:51:40c'est complètement fou
00:51:42il faut être complètement dingue
00:51:43pour faire des prédictions
00:51:43enfin non
00:51:45le pire c'est que
00:51:46on ne peut pas y échapper
00:51:47c'est la nature humaine
00:51:48c'est-à-dire que les mêmes
00:51:49les mêmes journaux
00:51:50les mêmes gens
00:51:51qui vont être obsédés
00:51:51en disant c'est la science
00:51:52c'est la science
00:51:53ils vont faire un petit quart d'heure
00:51:54pour les horoscopes
00:51:55un petit quart d'heure
00:51:56on ne peut pas s'empêcher
00:51:58les humains ne peuvent pas s'empêcher
00:51:59d'essayer d'avoir une appréhension
00:52:00de l'avenir
00:52:01donc on ne peut pas imaginer
00:52:02que les magiciens
00:52:03font disparaître
00:52:04les cartomanciens
00:52:05ça tourne un peu
00:52:06moi quand j'étais jeune
00:52:07c'était le spiritisme
00:52:09qui était à la mode
00:52:10et puis je vois
00:52:10il y a d'autres modes
00:52:12qui viennent de
00:52:12comment on peut prédire les choses
00:52:14et bien
00:52:15les humains n'échappent pas à ça
00:52:17en particulier
00:52:18parce que
00:52:19souvent les choses
00:52:20tiennent à si peu de choses
00:52:21regardez l'histoire romaine
00:52:23il y avait les hospices
00:52:24et les aruspices
00:52:24ceux qui regardaient
00:52:25dans les entrailles des oiseaux
00:52:26ceux qui regardaient
00:52:27volent dans les oiseaux
00:52:28parce que des fois
00:52:29les batailles tiennent à
00:52:30si peu de choses
00:52:31qu'on voudrait savoir
00:52:33de quel côté
00:52:33elles vont pencher
00:52:34et on ne le sait pas
00:52:35à l'avance
00:52:35un peu d'humilité
00:52:36le Covid a-t-il été
00:52:38le plus grand laboratoire
00:52:40de cette société du factice
00:52:42Didier Raoult
00:52:43quel est l'exemple
00:52:44le plus flingant
00:52:45selon vous
00:52:46de cette société du factice
00:52:48le Covid a été ?
00:52:49le Covid a été un révélateur
00:52:51le Covid a été un révélateur
00:52:53mais ça
00:52:54si vous voulez
00:52:55quelque part
00:52:55vous dites que ça a toujours existé
00:52:57oui bien sûr
00:52:58c'est pour ça
00:52:58que je donne des exemples
00:52:59sur
00:52:59serait-ce que
00:53:00l'ISENCO
00:53:01ou serait-ce que
00:53:02la chasse au nuisible
00:53:04de la
00:53:05de la
00:53:06de la Chine
00:53:07si vous voulez
00:53:08parce que c'est des exemples récents
00:53:09qui sont
00:53:11qui ont eu des conséquences
00:53:12de dizaines de millions de morts
00:53:14donc quand même
00:53:14c'est très
00:53:16je donne l'exemple
00:53:17qui est un des plus
00:53:18moi je pense
00:53:19c'est extraordinairement intéressant
00:53:21d'étudier
00:53:21l'histoire de l'Albanie
00:53:22c'est merveilleux
00:53:24pourquoi ?
00:53:24de fous furieux
00:53:25qui leur dit
00:53:26qu'ils vont
00:53:26pendant 30 ans
00:53:27qu'ils vont avoir
00:53:27une guerre nucléaire
00:53:28ou une guerre bactériologique
00:53:30parce que c'est la même chose
00:53:31qu'a repris Bill Gates
00:53:32il va y avoir la guerre
00:53:33virologique
00:53:33ce qui pour un scientifique
00:53:35comme moi
00:53:35qui est passé ma vie
00:53:36à expliquer
00:53:36et à regarder
00:53:39les séquences
00:53:40parce que personne
00:53:40l'a regardé en France
00:53:41de regarder les séquences
00:53:43c'est impossible
00:53:44de savoir
00:53:44de prédire
00:53:45il n'y a pas de manière
00:53:46de prédire
00:53:47là non plus
00:53:47ce que va être
00:53:48la virulence d'un virus
00:53:48on ne sait pas le faire
00:53:49et là vous prenez
00:53:50l'exemple de l'Albanie
00:53:51où vous dites
00:53:51qu'on a fait peur
00:53:52à la population
00:53:53à construire des abris
00:53:54bien sûr
00:53:55dans l'Albanie
00:53:56il y avait la même peur
00:53:57et là
00:53:58je m'excuse
00:53:58là c'est vraiment
00:53:59Macron
00:54:00quand il dit
00:54:00c'est la guerre
00:54:01bon c'est la guerre
00:54:02il ne faut pas plaisanter
00:54:03il y a moitié des gens
00:54:04qui sont morts
00:54:05avaient plus de 85 ans
00:54:06et on avait dit
00:54:06qu'il ne fallait pas les soigner
00:54:07c'est un manque
00:54:09de lucidité absolue
00:54:10d'abord de ne pas commencer
00:54:11par cerner ce qui est le problème
00:54:13c'est-à-dire
00:54:13qui va être malade
00:54:14est-ce qu'il faut soigner
00:54:15ou pas les gens
00:54:16c'est quand même
00:54:16moi je n'avais jamais entendu
00:54:17je ne pensais pas
00:54:18que j'entendrais une fois
00:54:19dans ma vie
00:54:20dire écoutez
00:54:21il ne faut pas que les malades
00:54:22aillent voir les médecins
00:54:22il ne faut pas que les médecins
00:54:23reçoivent les malades
00:54:24et on ne sait pas
00:54:25ce qu'est cette maladie
00:54:26on présume que ça va être
00:54:27comme la grippe
00:54:28puisque ça n'était absolument pas
00:54:29et donc nous
00:54:30on doit découvrir
00:54:31au fur et à mesure
00:54:32qu'effectivement
00:54:32il y a des gens
00:54:33qui n'ont pas d'oxygène
00:54:34alors qu'ils ne sont pas essoufflés
00:54:35et qu'il faut leur donner
00:54:36l'oxygène
00:54:37sinon ils meurent
00:54:37ils arrivent quand ils sont essoufflés
00:54:38si on faisait
00:54:39la mortalité supérieure
00:54:43qui irrite beaucoup
00:54:43les gens ici
00:54:45il y a une mortalité supérieure
00:54:46à Paris et dans l'Est
00:54:47parce qu'on n'a pas
00:54:48soigner les gens
00:54:49on obéit
00:54:49d'accord
00:54:50le niveau d'obéissance
00:54:51c'est pas le même
00:54:52les gens obéissent
00:54:53mais si vous dites aux gens
00:54:54vous restez à la maison
00:54:55jusqu'à ce que vous soyez essoufflés
00:54:56la première fois
00:54:57que vous allez à l'hôpital
00:54:58vous allez en réa
00:54:58parce que dans cette maladie
00:55:00c'est pas la grippe
00:55:00dans cette maladie
00:55:01quand vous commencez
00:55:02à être essoufflés
00:55:03c'est que ça fait 10 jours
00:55:04que vous n'arrivez plus
00:55:05à rester sans vous en rendre
00:55:06Didier Raoult
00:55:07vous dites les gens obéissent
00:55:08vous accusez les médias
00:55:09les experts
00:55:10des plateaux
00:55:11d'avoir construit
00:55:12une réalité artificielle
00:55:13non mais il faut voir
00:55:14quels experts
00:55:15moi des experts comme ça
00:55:16je les retrouve tous les jours
00:55:18non mais comment
00:55:19comment est-ce qu'on en est arrivé là
00:55:20à avoir des
00:55:22parce que vous n'êtes pas
00:55:24globalement
00:55:25il y a deux choses
00:55:27la première c'est que
00:55:29il faut avoir le temps
00:55:30de faire ça
00:55:30la deuxième chose
00:55:31il faut être parisien
00:55:32et avoir du temps à perdre
00:55:33parce que honnêtement
00:55:34moi j'ai accepté au début
00:55:36de recevoir quelqu'un
00:55:37mais à condition que les gens
00:55:38viennent à Marseille
00:55:38parce que je travaille
00:55:39ça me fatigue
00:55:40en plus je vieillis
00:55:41je ne peux pas faire
00:55:43des allers-retours
00:55:43à Paris
00:55:44pour discuter le bout de gras
00:55:46autour d'une table
00:55:47je ne peux pas le faire
00:55:48vous voyez
00:55:48donc c'est
00:55:49les gens qui acceptent
00:55:51de le faire
00:55:51je dis souvent
00:55:52j'ai eu l'occasion
00:55:53de dire ça au Sénat
00:55:54vous savez
00:55:54les gens avec qui vous discutez
00:55:56c'est des oisifs
00:55:57et des parisiens
00:55:58c'est tout
00:55:58vous ne pouvez pas discuter
00:56:00avec les autres
00:56:00parce que tout
00:56:01les experts sont au travail
00:56:04oui
00:56:05les médecins sont au travail
00:56:06là c'est un truc
00:56:07où tout
00:56:07tout a été construit
00:56:09autour
00:56:10de la médecine
00:56:11sans médecin
00:56:12et les quelques médecins
00:56:13vous savez
00:56:13ce n'est pas des médecins
00:56:14c'est des gens
00:56:14qui sont sur les plateaux
00:56:15au lieu de s'occuper des malades
00:56:17et qui ont dit
00:56:17il ne faut pas voir les malades
00:56:19vous vous souvenez bien
00:56:20ce discours tous les jours
00:56:21restez chez vous
00:56:22prenez du doliprane
00:56:23quand vous serez essoufflé
00:56:25vous téléphonez au SAMU
00:56:26on vous enverra à l'hôpital
00:56:28c'est un discours de fou
00:56:30si vous voulez
00:56:30c'est la démédicalisation
00:56:32de la maladie
00:56:33c'est un truc de fou
00:56:34c'est intéressant de vous avoir
00:56:37parce qu'avec le recul
00:56:38on voit les choses
00:56:38vraiment différemment
00:56:39on aurait aimé vous avoir
00:56:40pendant bien plus longtemps
00:56:42mais j'invite les téléspectateurs
00:56:43à lire ce livre
00:56:45La société du factice
00:56:46pour prendre le recul
00:56:47justement sur ce que nous avons vécu
00:56:49cette société du factice
00:56:50que nous avons tous vécu
00:56:52merci beaucoup d'avoir été
00:56:53notre invité
00:56:54restez avec nous sur le plateau
00:56:56mon cher Didier Raoult
00:56:58Mathieu dans un instant
00:56:59la chronique
00:57:00faut-il fermer ces news
00:57:01en tout cas c'est intéressant
00:57:03parce que moi
00:57:03lorsque j'ai lu votre livre
00:57:04Didier Raoult
00:57:05j'ai beaucoup pensé
00:57:06à cette société du factice
00:57:08et à ce parallèle
00:57:09avec ceux qui veulent
00:57:10fermer ces news
00:57:11très intéressant
00:57:12on écoute les infos
00:57:13avec Adrien Fontenot
00:57:14et on parle avec vous
00:57:15Mathieu Bocoté
00:57:16de la haine anti-C News
00:57:18Sébastien Lecornu
00:57:19prévient le conflit
00:57:21au Moyen-Orient
00:57:21peut avoir un effet direct
00:57:23en matière de terrorisme
00:57:24sur le territoire national
00:57:25le Premier ministre
00:57:27va plus loin
00:57:27et estime que la guerre
00:57:28peut générer
00:57:29une nouvelle forme
00:57:30de terrorisme
00:57:31face à ce risque
00:57:32et avant le week-end de Pâques
00:57:33qui coïncide cette année
00:57:34avec la Pâques juive
00:57:35le ministre de l'Intérieur
00:57:36Laurent Nouniès
00:57:37a missionné les préfets
00:57:38de rehausser la sécurité
00:57:39sur l'ensemble
00:57:40des lieux de culte
00:57:41après le Japon
00:57:42place à la Corée du Sud
00:57:43pour Emmanuel Macron
00:57:44à son arrivée
00:57:44avec son épouse
00:57:45le chef de l'État
00:57:46une nouvelle fois
00:57:46répondu à Donald Trump
00:57:47dans une vidéo
00:57:48le président américain
00:57:49explique que
00:57:49Brigitte Macron
00:57:50traite extrêmement mal
00:57:51Emmanuel Macron
00:57:52réponse de l'intéressé
00:57:53ses propos ne sont ni élégants
00:57:55ni à la hauteur
00:57:56et puis Donald Trump
00:57:57limoges
00:57:58sa ministre de la justice
00:57:59pas bondie
00:58:00si le président américain
00:58:01salue une grande patriote
00:58:02il lui reprocherait aussi
00:58:03selon les médias américains
00:58:05sa gestion
00:58:05du dossier
00:58:06Jeffrey Epstein
00:58:06l'intérim à la justice
00:58:08devrait être assuré
00:58:09par le numéro 2
00:58:10du ministère
00:58:10Todd Blanche
00:58:11ancien avocat personnel
00:58:12de Donald Trump
00:58:13il s'agit du deuxième départ
00:58:14du ministre
00:58:15de ministre en quelques semaines
00:58:16après celui de Christine
00:58:17à la sécurité intérieure
00:58:18Merci beaucoup mon cher
00:58:20Adrien Fontenot
00:58:21pardon je reviens sur votre livre
00:58:22pardon mais
00:58:22excusez-moi une seconde
00:58:24page 30
00:58:25cette volonté
00:58:26de faire en sorte
00:58:27que les gens pensent
00:58:27conformément
00:58:28à ce que veut
00:58:30le pouvoir
00:58:30correspond à la définition
00:58:32même qu'a donnée
00:58:33Anna Arendt
00:58:34du totalitarisme
00:58:35Mathieu Beaucoté
00:58:37nous avons vu
00:58:38la gauche
00:58:38cette semaine
00:58:39mener une campagne
00:58:40intense
00:58:41pour fermer
00:58:42ces news
00:58:43de quoi cette campagne
00:58:44est-elle le nom ?
00:58:45Alors on a parlé
00:58:45en début de semaine
00:58:46on a retracé
00:58:46les mécanismes
00:58:47de fabrication
00:58:48de la désinformation
00:58:49à propos
00:58:50de ces news
00:58:51c'est-à-dire
00:58:52comment on crée
00:58:53une citation
00:58:54fausse
00:58:54c'est-à-dire
00:58:55on prend du faux
00:58:56on falsifie
00:58:57les déclarations
00:58:57de quelqu'un
00:58:58on les projette
00:58:59dans l'espace public
00:59:00on dit qu'il y a eu
00:59:01des déclarations racistes
00:59:02scandaleuses
00:59:02sur la chaîne
00:59:03et de l'heure
00:59:03tous sont amenés
00:59:04à se positionner
00:59:05pour une forme
00:59:06d'inflation rhétorique
00:59:07en disant
00:59:08il faut fermer la chaîne
00:59:08il faut fermer la chaîne
00:59:09regarder à quel point
00:59:10les propos sont odieux
00:59:11et bien là
00:59:12on arrive au terme
00:59:12de cette opération
00:59:13d'une semaine
00:59:16qui a vraiment fonctionné
00:59:17dans l'espace public
00:59:18une bonne partie
00:59:19de la classe politique
00:59:20a senti le besoin
00:59:21de se positionner
00:59:22par rapport
00:59:22à ces fameuses déclarations
00:59:24je note une chose
00:59:25cela dit avec amusement
00:59:26aujourd'hui
00:59:26j'ai lu plusieurs articles
00:59:27sur cela
00:59:28et quand on parlait
00:59:29des propos tenus
00:59:30sur ces news
00:59:31on les condamnait
00:59:32on ne les présentait
00:59:33jamais
00:59:34donc tout le monde
00:59:35dénonce les propos
00:59:36sans qu'on ne sache jamais
00:59:36de quels propos
00:59:37il s'agit
00:59:38ce qui est assez original
00:59:39quand même
00:59:39donc condamnez-vous
00:59:40les propos
00:59:41et là on rapporte
00:59:41la chose
00:59:42de manière décontextualisée
00:59:43on invente
00:59:44quasiment une citation
00:59:45qui n'a plus rien
00:59:45à voir
00:59:45avec le réel
00:59:46au final
00:59:47évidemment
00:59:47l'appel généralisé
00:59:49à la censure
00:59:50se fait entendre
00:59:51et avec ce mot d'ordre
00:59:52qui a été entendu
00:59:53il faut fermer ces news
00:59:54il faut fermer ces news
00:59:56et Bali Bagayoko
00:59:57qui est aujourd'hui
00:59:57à relancer l'appel
00:59:59relayé par tous
01:00:00et on est dans
01:00:01cette espèce de création
01:00:02pour reprendre
01:00:03la formule du moment
01:00:03d'une réalité dédoublée
01:00:05où apparemment
01:00:06des propos absolument
01:00:07entroces auraient été tenus
01:00:08ces propos justifieraient
01:00:09la fin de la chaîne
01:00:10et au terme de tout cela
01:00:12on nous dit
01:00:12que c'est une opération
01:00:13d'épuration démocratique
01:00:14en quelque sorte
01:00:15on se demandera
01:00:16une question toute simple
01:00:17mais est-ce que les gens
01:00:18qui nous parlent de ça
01:00:19ne se réclament pas
01:00:19du pluralisme
01:00:20on nous parle de pluralisme
01:00:21tout le temps
01:00:22mais il faut comprendre
01:00:22que dans l'esprit
01:00:23de nos progressistes
01:00:25de la gauche radicale
01:00:26le pluralisme
01:00:27c'est le pluralisme
01:00:28à l'intérieur
01:00:28de leurs dogmes
01:00:29et dès lors
01:00:30qu'on s'éloigne
01:00:31de leurs dogmes
01:00:31on quitte le domaine
01:00:33du propos acceptable
01:00:34moralement
01:00:35socialement
01:00:35et même juridiquement
01:00:36et la volonté
01:00:37ici c'est très clair
01:00:38c'est de cordon
01:00:39sanitariser la chaîne
01:00:40c'est de faire en sorte
01:00:41que les politiques
01:00:41n'osent plus s'y rendre
01:00:42que les intellectuels
01:00:43n'osent plus s'y rendre
01:00:44que plus personne
01:00:45n'ose s'y rendre
01:00:46il faut transformer ça
01:00:47en ghetto médiatique
01:00:48des parias
01:00:49et des infréquentables
01:00:50et des gens
01:00:51à liquider médiatiquement
01:00:52et de ce point de vue
01:00:53je note qu'encore une fois
01:00:54comme toujours
01:00:55la gauche radicale
01:00:56fixe le cap
01:00:56et l'extrême centre
01:00:57finit par suivre
01:00:58tout simplement
01:00:59par manque d'imagination
01:01:00et complicité inavouée
01:01:01Merci Mathieu Bocoté
01:01:03pour ce regard
01:01:03merci encore Didier Raoult
01:01:05d'avoir été notre invité
01:01:07si on se livre
01:01:07la société du factice
01:01:08journal
01:01:09du complotisme
01:01:10je relis encore cette phrase
01:01:11cette volonté
01:01:12de faire en sorte
01:01:12que les gens pensent
01:01:13conformément
01:01:13à ce que veut le pouvoir
01:01:15correspond à la définition même
01:01:16qu'a donnée
01:01:17Anna Arendt
01:01:18du totalitarisme
01:01:19merci à tous
01:01:20pour cette émission
01:01:21excellent week-end
01:01:23Pascal
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