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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Face à l'info, 19h c'est l'heure, au sommaire ce soir, le pétrole flambe de 5% en
00:00:0724h à cause du blocus prolongé du détroit d'Ormose.
00:00:11Le groupe Total Energy annonce de son comté plus 51% de bénéfices au premier trimestre cette année dopé par
00:00:19la crise.
00:00:19Emmanuel Macron appelle à de nouvelles réponses face à cette flambée des prix à la pompe et évoque une possible
00:00:26taxe sur les super-profits de Total Energy.
00:00:30Sébastien Lecornu a lui aussi, depuis l'Assemblée nationale, demandé à Total de redistribuer ses super-profits aux Français.
00:00:38Faut-il taxer les super-profits de Total ? Tour de table avec nos mousquetaires ce soir.
00:00:44La France devient le plus dangereux pays d'Europe.
00:00:50Des chiffres d'Eurostat sont tombés cet après-midi et montrent une hausse nette des homicides et des violences bien
00:00:59au-dessus de la moyenne européenne.
00:01:02En quelques années, quelque chose s'est brisé, mais au-delà des statistiques, l'insécurité s'installe ainsi que son
00:01:09sentiment d'insécurité.
00:01:11L'État recule, les repères s'effacent, la société se fragmente.
00:01:15Voilà qui dépasse la seule question sécuritaire, c'est le pacte social lui-même qui vacille l'édito de Mathieu
00:01:22Bocoté.
00:01:23Polémique à mes yeux près de Lyon, une salle de lycée appelée Arnaud Beltrame va changer de nom.
00:01:31La salle doit porter le nom de la boxeuse algérienne Imane Khélif.
00:01:35C'est le choix présenté comme inspirant après un vote interne, mais qui divise fortement.
00:01:43Imane Khélif est la boxeuse championne olympique accusée d'avoir été une athlète transgenre, ce qu'elle avait démenti.
00:01:50Pourquoi choisir une figure clivante ? Est-ce une dérive ou au kyste ?
00:01:55Le débat devient national, l'analyse de Gabriel Cluzel.
00:01:59L'affaire Manon Rolando disparut près de Nantes pour une tournure internationale.
00:02:06Son compagnon principal suspect a été arrêté en Algérie après sa fuite.
00:02:11Mais sera-t-il jugé en France ?
00:02:13Entre coopération judiciaire et souveraineté des États, la réponse est incertaine.
00:02:20La justice, elle aussi, se heurte aux frontières.
00:02:24Encore la frontière avec l'Algérie.
00:02:26Au nom des relations qui s'amélioreraient, selon le gouvernement, sera-t-il rapatrié en France ?
00:02:31Le regard de Marc Menant.
00:02:34Quatre ans après avoir été chassé la France, le Mali replonge dans le chaos.
00:02:39Une attaque djihadiste coordonnée d'une ampleur inédite frappe plusieurs villes, révélant la fragilité du régime issu du coup d
00:02:48'État de 2020.
00:02:49Chasser la France pour la Russie, oui, mais quel résultat ?
00:02:52Les groupes islamistes gagnent du terrain. Le Mali, un pays plus instable que jamais.
00:02:58Et une crise qui change de dimension.
00:03:00Le gré-équipage de Charlotte Dornelas.
00:03:03Et puis, il y a 50 ans, la France faisait le choix du regroupement familial au nom d'une logique
00:03:08simple.
00:03:09Permettre aux travailleurs étrangers de vivre avec leurs proches.
00:03:12Cette mesure a profondément transformé la nature de l'immigration, passant d'une immigration de travail à une immigration de
00:03:19peuplement,
00:03:20de moins en moins maîtrisée par le politique.
00:03:22Au fil du temps, le débat s'est refermé comme interdit.
00:03:26Aujourd'hui, il revient avec force.
00:03:28Notamment à travers les initiatives d'Éric Ciotti, créé une commission d'enquête sur le coût de l'immigration en
00:03:34France.
00:03:35L'édito de Mathieu Bocouté.
00:03:37Voilà, une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:03:40C'est parti avec nos mousquetaires.
00:03:54D'abord, on va commencer avec ces chiffres inédits.
00:03:57Mathieu Bocouté, il y a une vingtaine, pas une vingtaine d'années, en 2013, pardon,
00:04:02Laurent Oberton, souvenez-vous, publiait La France Orange.
00:04:07Mécanique.
00:04:08Pour la première fois, la violence de la société française était nommée clairement.
00:04:14La situation ne s'est pas améliorée, nous dit Marc Vanguard.
00:04:18Sur le net, il a sorti des chiffres d'Eurostat.
00:04:22Comment comprendre cette violence inédite et qui semble inarrêtable,
00:04:26en transformant la France comme devenant le pays le plus dangereux de l'Union Européenne ?
00:04:32Ce qui veut dire, soyons sérieux, que la France est le pays où l'insécurité devient le fait social premier.
00:04:39C'est de tous les pays européens, ce qui était vu comme la douce France, le pays le plus doux,
00:04:44le plus agréable,
00:04:45est aujourd'hui, selon la formule de certains, un coupe-gorge.
00:04:49Donc, ayons ça à l'esprit.
00:04:512024, donc, sont les statistiques reprises par Marc Vanguard, qui viennent d'Eurostat,
00:04:55et qui nous dit la chose suivante, la France est le pays le plus insécuritaire d'Europe,
00:04:59et je dirais que s'il nous en apprend avec l'ampleur des chiffres,
00:05:02je pense qu'on le sait tous déjà dans notre comportement privé.
00:05:05Nous avons tous intégré l'idée qu'à l'extérieur de chez soi,
00:05:09et bien même chez soi quelquefois, vous savez, avec le home jacking, comme on dit aujourd'hui,
00:05:12et bien quand on sort de chez soi, le degré d'insécurité est tel
00:05:16qu'on a adapté nos comportements quotidiens déjà à cela.
00:05:20Donc, les femmes, dans leur manière de prendre le métro,
00:05:22à quelle heure on prend un taxi plutôt que de prendre les transports en commun,
00:05:26si on a un peu d'argent, notez même dans les comportements d'achat,
00:05:28c'est-à-dire si on a un peu d'argent, on essaie de vivre dans un endroit sécuritaire,
00:05:32si on a un peu plus d'argent, on essaie de vivre dans un endroit sécuritaire et culturellement français,
00:05:36donc la France devient un privilège réservé à quelques Français dans son propre pays.
00:05:39Il y a quelque chose de tragique là-dedans.
00:05:41Quoi qu'il en soit, cette impression, ce n'est pas simplement une accentuation de l'insécurité
00:05:47comme s'il s'agissait d'une tendance mineure, ça devient l'effet social premier, une chute,
00:05:51et il nous donne des chiffres vanguardes depuis 2017 à aujourd'hui
00:05:54qui permettent de voir l'ampleur de la chose.
00:05:56Premier élément, le taux d'homicide.
00:05:59Alors, le taux d'homicide en France, c'est le troisième par rapport à tous les pays de l'Union
00:06:04européenne.
00:06:05Il est deux fois plus élevé qu'en Italie.
00:06:07Donc, il faut comprendre que le taux d'homicide est deux fois plus élevé en France qu'en Italie.
00:06:11Le chiffre en lui-même est frappant.
00:06:14Personne ne parle de ces chiffres.
00:06:16Personne ne parle de ces chiffres incroyables.
00:06:18Et surtout, le rythme, l'accélération 2017, c'est le point de repère.
00:06:23Donc, deuxième élément, le taux d'homicide augmente plus 21 % en France.
00:06:28Et c'est une tendance qui va à l'inverse de ce qui se passe ailleurs en Europe.
00:06:31Une Union européenne hors France, moins 11 %.
00:06:34Donc là, il y a de plus en plus de meurtres en France et de moins en moins ailleurs.
00:06:39Qu'est-ce que ça veut dire sur ce que devient le pays?
00:06:42On précise, soit dit en passant, Van Gaarde nous dit que ça n'a pas toujours été ainsi.
00:06:44Il y a dix ans encore, la France était dans la moyenne européenne du taux d'homicide.
00:06:49Donc, globalement, on tuait autant en France qu'ailleurs, on tuait autant ailleurs qu'en France.
00:06:53Et là, il y a une différenciation française qui vient de se marquer.
00:06:56C'est une triste singularité, triste société distincte dans les circonstances.
00:07:01Il va plus loin, la hausse des violences physiques non-homicide, plus de 47 %.
00:07:06Donc ça, c'est-à-dire que c'est un climat de violence permanent.
00:07:09Cette possibilité de se faire agresser en toutes circonstances, ça a augmenté.
00:07:12Donc, ce n'est pas que le sentiment d'insécurité dont nous parlait M. Dupond-Moretti.
00:07:16C'est une réalité vécue. C'est une réalité vécue existentielle, je dirais.
00:07:21Il nous dit, bon, on peut se réjouir, baisse le nombre de cambriolages et de vols.
00:07:25Très bien, mais c'est la bonne nouvelle dans le tout.
00:07:26C'est que tout ne va pas toujours absolument mal.
00:07:30Record des victimes d'attentats islamistes.
00:07:32Alors ça, ce n'est pas surprenant, dirais-je.
00:07:34La France étant la principale cible de l'islamisme en Europe,
00:07:37il est normal qu'elle connaisse le plus haut taux de victimes de la violence islamiste
00:07:42avec la Belgique, soit dit en passant.
00:07:43Et là, on y arrive.
00:07:45Quand je parle d'un sentiment d'insécurité ressenti dans sa chair,
00:07:48c'est que ce ne sont plus que des chiffres.
00:07:50Ce sont des comportements quotidiens qui se modifient
00:07:53parce que nous avons intériorisé ces données.
00:07:55Et d'autres gouvernements ont intériorisé ces données, soit dit en passant.
00:07:58Notamment l'Australie, mais pas que.
00:08:00L'Australie dit, si vous allez en France,
00:08:01le niveau de sécurité est à peu près équivalent à celui du Kosovo.
00:08:05Et là, quand on entend ça, on se dit, c'est quelque peu inquiétant.
00:08:08Donc, je pense que ces chiffres nous disent plus que les chiffres.
00:08:11Ils nous disent que quelque chose s'est brisé dans le pacte social.
00:08:15La promesse première de la société moderne, la sécurité,
00:08:19vous ne serez pas tué par votre voisin,
00:08:21eh bien, cette promesse n'est plus tenue par nos sociétés
00:08:23et par la France en particulier.
00:08:25Mais à l'échelle de l'histoire, Mathieu,
00:08:27comme vous aimez dire, est-ce vraiment étonnant ?
00:08:30Est-ce qu'on peut aller plus loin ?
00:08:31Nous n'avons pas déjà accepté ce retour de la violence dans nos vies ?
00:08:35Je me ferais philosophe pour un instant.
00:08:37Je pense que la violence n'est pas dans une société un dérèglement.
00:08:40La violence est un fait originel.
00:08:41C'est-à-dire que la violence n'est pas le fait d'un dérèglement social,
00:08:44c'est le point de départ.
00:08:45Vous connaissez la formule de Hobbes, le philosophe,
00:08:48qui écrit « L'homme est un loup pour l'homme ».
00:08:50Et je pense que si on n'a pas ça à l'esprit,
00:08:52si on ne pense pas que fondamentalement l'être humain laissé à lui-même
00:08:54est un petit tyran carnassier qui peut égorger son prochain
00:08:57pour être capable de lui voler quoi que ce soit,
00:09:00si on oublie cela, eh bien, on ne comprend pas la bête humaine.
00:09:02Donc, la violence est un fait originel.
00:09:05La violence est un chaos originel à l'origine de chaque société,
00:09:07et chaque société cherche à transcender cette violence,
00:09:10à la dépasser de mille manières.
00:09:12Par exemple, par la politique.
00:09:13Qu'est-ce que c'est la politique et la démocratie ?
00:09:15C'est un pari exceptionnel.
00:09:16Ça consiste à dire que je vous confie le pouvoir pendant un temps
00:09:19parce que vous me le rendrez si je gagne les prochaines élections
00:09:22et nous ne nous entretuerons pas entre-temps.
00:09:24C'est assez exceptionnel à l'échelle de l'histoire,
00:09:26cette idée qu'on fait suffisamment confiance à son adversaire
00:09:29pour se dire « Il me rendra le pouvoir si je l'emporte demain ».
00:09:31La politique civilisait la violence.
00:09:33La religion civilisait la violence.
00:09:34La peur de la mort est une peur absolument fondatrice chez l'être humain.
00:09:38La capacité à structurer les angoisses profondes
00:09:41par une religion intellectuellement structurée,
00:09:43ça calme aussi les sociétés dans ce qu'elles peuvent avoir
00:09:46d'apocalyptique et de destructeur.
00:09:48L'art, n'oublions pas, l'art est une superbe manière
00:09:51de transcender justement les conflits qui habitent une société.
00:09:54On les met en scène sur le plan esthétique
00:09:56et dès lors, on détourne vers l'art,
00:09:58ce qui autrement pourrait aboutir au point.
00:10:01Dans le même état d'esprit, le sport.
00:10:02Non, je pense qu'on ne peut pas le voir avec hier soir.
00:10:04Le sport est un lieu de civilisation de la violence dans nos sociétés.
00:10:08Plutôt que de s'entretuer, plutôt que de s'égorger,
00:10:10bien que de temps en temps ça se passe comme ça,
00:10:12affrontons-nous sur un terrain, faisons un match,
00:10:15celui qui l'emportera pourra triompher,
00:10:17l'autre pourra pleurer,
00:10:18mais tout ça sera ritualisé par l'économie.
00:10:21L'économie, c'est la bataille de tous contre tous,
00:10:23encadrée par des règles dans une dynamique
00:10:25qui finit par créer de la richesse.
00:10:26C'est quand même pas mal.
00:10:27Et dans le même état d'esprit, le jeu et la fête.
00:10:29Ça, je pense qu'on ne doit pas l'oublier.
00:10:30Le jeu et la fête, c'est une manière de suspendre la violence
00:10:33dans une société. Comment?
00:10:34En disant qu'il est toujours possible de tout changer,
00:10:36il est possible de relâcher la pression,
00:10:38il est possible de relâcher la violence,
00:10:39il est possible d'une certaine manière,
00:10:41avec le jeu et la fête,
00:10:42de ne pas basculer dans, encore une fois,
00:10:44la volonté chaotique originelle.
00:10:46Mais à quel moment, inversement, la violence revient?
00:10:49Parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui.
00:10:50Pourquoi la violence revient-elle alors qu'elle avait été contenue?
00:10:53Et là, il y a quelques explications qu'on peut donner.
00:10:56La première, c'est ce que j'appelle l'effondrement des mœurs.
00:10:58L'héritage des 40, 50, 60 dernières années, qu'est-ce que c'est?
00:11:01On nous dit, vous devez déconstruire tout ce qui vous retient,
00:11:04tout ce qui vous empêche.
00:11:05Vous devez être fidèle à votre petit tyran intérieur.
00:11:07J'appelle ça comme ça.
00:11:08Dès lors, quand on pousse l'individu à consentir
00:11:10à tous ses caprices et tous ses désirs du moment,
00:11:13il peut se montrer très violent.
00:11:15L'adolescent perpétuel, incapable de contenir ses désirs,
00:11:18est fondamentalement un être violent.
00:11:20L'affaiblissement du régalien.
00:11:22Quand on n'a pas peur de la sanction,
00:11:23quand on n'a pas peur de la sanction,
00:11:25quand on décide de transgresser, de voler, d'agresser,
00:11:27de violer, de tuer, quand on n'a pas peur de la sanction,
00:11:30on se permet justement d'avoir un comportement despotique et barbare.
00:11:34Charlotte nous citait souvent le pédopsychiatre Maurice Berger.
00:11:37Il dit que le problème, quand la sanction ne vient pas immédiatement,
00:11:40on n'apprend pas.
00:11:41Il nous avait dit ça.
00:11:42Absolument.
00:11:42Donc, le régalien, on peut l'apprendre dans sa chair
00:11:44si l'État est sérieux dans sa politique de sanction.
00:11:47S'il ne l'est pas, on peut faire tout ce qu'on veut.
00:11:49On n'y aura jamais de punition.
00:11:51De la même manière, qu'est-ce qui peut expliquer la violence?
00:11:52Le fanatisme aujourd'hui, ça, on peut faire le lien avec l'islamisme,
00:11:55mais pas qu'avec l'extrême-gauche aussi.
00:11:57Quand vous avez tellement raison
00:11:59que vous vous donnez le droit de tuer quelqu'un,
00:12:02de l'arrêter, de le blesser, de le scarifier, de le mutiler,
00:12:04parce que vous avez raison et sa simple présence
00:12:06est un scandale dans votre vie,
00:12:08la violence à l'échelle de l'histoire, le fanatisme
00:12:10est un vecteur de violence et le fanatisme est le retour.
00:12:12Et là, on arrive évidemment aux deux questions
00:12:14les plus fondamentales, celles qu'on n'a jamais le droit de nommer
00:12:16pendant des années, le choc des cultures.
00:12:18Le fait est que quand une masse culturelle
00:12:20arrive chez vous, quelle qu'elle soit,
00:12:22les cultures à l'échelle de l'histoire se confrontent.
00:12:24Elles peuvent se féconder l'une l'autre, mais en dernière instance,
00:12:26c'est d'abord qui décide. Cette culture-là
00:12:28ou cette culture-là, quand elles sont sur le même territoire,
00:12:30il y a inévitablement des frictions.
00:12:32Et dès lors, elles se combattent brutalement,
00:12:34elles se combattent indirectement,
00:12:36mais elles se combattent, et plus encore, si ces deux cultures
00:12:38n'ont pas le même rapport à la violence.
00:12:39Prenez la culture afghane, par exemple.
00:12:41Je ne parle pas de tous les Afghans, évidemment,
00:12:43mais la culture afghane est une culture où le potentiel de violence
00:12:45est bien plus élevé que dans un autre,
00:12:47le rapport aux femmes, le rapport à la décence,
00:12:49le rapport à la pudeur d'une société à l'autre
00:12:52n'est pas le même.
00:12:53Les frictions culturelles engendrent de la violence.
00:12:56Et j'ajouterai un dernier élément qui me semble fondamental.
00:12:58On doit penser la violence sur le mode du continuum.
00:13:00Quant à moi, je ne suis pas de ceux qui disent
00:13:03la violence, on doit simplement la prendre
00:13:04dans son expression la plus brutale,
00:13:05un coup d'âge sur la tête.
00:13:06Je pense que des comportements antisociaux dans le métro,
00:13:10des comportements antisociaux dans le train,
00:13:12vous savez, les gens qui cherchent à occuper
00:13:13tout l'espace sonore,
00:13:14parce qu'ils sont incapables de tolérer
00:13:16et de ne pas être au centre du monde en toutes circonstances.
00:13:18Ça commence par ça.
00:13:18Je crois que ça commence par ça.
00:13:20La malpropreté, si vous avez un déchet,
00:13:21vous le jetez dans la rue
00:13:22plutôt que de le jeter à la poubelle, tout simplement.
00:13:24Je pense que ça, c'est un premier signe d'une violence
00:13:26qui peut culminer dans de bien plus graves violences.
00:13:29De la malpropreté et du mauvais comportement
00:13:31avec l'iPhone jusqu'à la volonté
00:13:33de tabasser son prochain, le volet.
00:13:35Quoi qu'on en pense, il y a une continuité
00:13:36qu'on doit penser.
00:13:37Quel est le rôle du politique dans cette situation ?
00:13:40J'entends bien, vous dites que pas.
00:13:41On peut modifier, canaliser la violence
00:13:43par la politique, par la religion, par l'art,
00:13:45par le sport, par l'économie, par le jeu, par la fête.
00:13:48Quel est le rôle du politique
00:13:50pour canaliser cette violence ?
00:13:51Vous nous ramenez à l'essentiel ici.
00:13:52Je crois que le politique a été très imprudent.
00:13:55Le politique, depuis 40 ans, 50 ans, 60 ans,
00:13:58a oublié à quel point nos sociétés étaient fragiles.
00:14:01À quel point le travail de civilisation...
00:14:03Parce que de quoi parle-t-on ici ?
00:14:05C'est du processus de civilisation
00:14:06qui prend des siècles,
00:14:08qui prend des décennies, des siècles à se construire.
00:14:10Quand on a décidé
00:14:11qu'on ne croyait plus au processus de civilisation,
00:14:14on ne croyait plus au tabou,
00:14:15on ne croyait plus aux mœurs,
00:14:16on ne croyait plus aux normes,
00:14:18on ne croyait plus à la décence,
00:14:19on ne croyait plus au savoir-vivre,
00:14:21on ne croyait plus à toutes ces normes
00:14:24intériorisées par les uns et les autres
00:14:25qui fait qu'on est des individus
00:14:26un peu moins désagréables
00:14:27pour notre prochain que nos prédécesseurs,
00:14:30eh bien, le politique, en se fichant de tout,
00:14:32en ne voyant que des individus,
00:14:33puis en faisant venir des cultures de partout,
00:14:35et ainsi de suite,
00:14:35en déconstruisant les normes,
00:14:37le politique était absolument imprudent.
00:14:39Il n'a pas compris sur quoi reposait la paix sociale,
00:14:42il n'a pas compris que la paix sociale
00:14:43et la sécurité, c'est absolument fragile,
00:14:46et de ce point de vue,
00:14:47je terminerai avec la question
00:14:48des politiques sécuritaires,
00:14:49parce que devant tout cela,
00:14:50j'entends la réponse de mes amis de droite.
00:14:52Il faudrait plus de prison,
00:14:53plus de gendarmes,
00:14:54plus de policiers,
00:14:55plus de bleus dans la rue,
00:14:56il faut toujours plus de sécurité.
00:14:58C'est très bien,
00:14:59on est favorable à la sécurité,
00:15:00mais une société qui n'a comme réponse
00:15:02à l'insécurité,
00:15:03que des politiques sécuritaires maximalistes,
00:15:05est une politique qui est prête,
00:15:06en fait, pour une société encasernée,
00:15:08une société dominée,
00:15:09une société policière.
00:15:11Il ne s'agit pas d'avoir des policiers
00:15:12partout, à tous les coins de rue,
00:15:13il s'agit de reconstruire patiemment
00:15:15l'œuvre de la civilisation.
00:15:16Et ça, chère Christine,
00:15:17ça dépasserait le temps de notre propre vie
00:15:18et de nos descendants,
00:15:20ça prendra beaucoup de temps
00:15:22à reconstruire ce qui a été déconstruit.
00:15:24Merci beaucoup, Mathieu Bocoté,
00:15:25c'est très important,
00:15:26parce que ce sont des chiffres
00:15:28qui sont tombés cet après-midi
00:15:29et qui rappellent que la France
00:15:31devient le pays le plus dangereux
00:15:35d'Europe,
00:15:36du continent en Europe.
00:15:38Merci beaucoup, Mathieu.
00:15:39Dans un instant,
00:15:39on va parler du regroupement familial
00:15:41qui célèbre, entre guillemets,
00:15:43ses 50 ans.
00:15:43Les beaux anniversaires.
00:15:44Les beaux anniversaires.
00:15:46On fera un tour de table aussi
00:15:48dans un instant à propos de TotalEnergie,
00:15:50puisque le gouvernement veut taxer
00:15:52les super profits de TotalEnergie.
00:15:54On en parlera dans un instant.
00:15:56Faut-il taxer les super profits
00:15:58de TotalEnergie qui ont annoncé
00:15:59plus de 51% au premier trimestre
00:16:03de cette année ?
00:16:04Mathieu Bocoté, on a une émotion particulière.
00:16:08Je ne voulais pas en parler
00:16:08avant votre chronique,
00:16:10mais vous avez perdu votre père
00:16:12la nuit dernière
00:16:13et on est tous très, très, très émus
00:16:15et avec vous.
00:16:17Et je pense qu'on a envie
00:16:19de dire un petit mot,
00:16:19mais on le dira tout à l'heure.
00:16:21On va avancer dans notre chronique
00:16:23pour essayer de ne pas être trop émus.
00:16:25En tout cas, on est vraiment
00:16:26de tout cas avec vous.
00:16:27Merci.
00:16:27Et surtout, on est tous très, très touchés
00:16:31devant la force que vous avez,
00:16:33parce qu'on sait très bien
00:16:34que vous êtes très attachés à votre père
00:16:36et que vous êtes là ce soir avec nous.
00:16:38Dans un instant,
00:16:39les chroniqueurs vous diront un petit mot.
00:16:42Le lycée Arnaud Beltrame,
00:16:45à mes yeux, va se doter d'une salle polyvalente.
00:16:49Le nom qui a été choisi
00:16:50suscite l'indignation sur les réseaux sociaux.
00:16:54Imane Khélif, cette boxeuse algérienne
00:16:57qui avait fait beaucoup à parler
00:16:59pendant les Jeux Olympiques.
00:17:01Comment analyser ce choix ?
00:17:02Et pourquoi choque-t-il à Gabrielle Cruzel ?
00:17:04C'est vrai que ce n'est pas le lycée
00:17:05qui change de nom.
00:17:07Le lycée garde le noir Nobel Tram.
00:17:09C'est la salle polyvalente,
00:17:10effectivement, qui sera, a priori,
00:17:13qui portera a priori le nom de cette boxeuse.
00:17:15Le nom d'Annaud Beltrame n'a pas été choisi
00:17:17par le lycée lui-même, d'ailleurs,
00:17:18mais par le conseil régional.
00:17:19C'est ça.
00:17:20Et lui, il ne change pas.
00:17:21Et lui, il ne change pas.
00:17:23Donc, c'est un carton d'invitation
00:17:24de fait qui a fait grand bruit
00:17:26sur les réseaux sociaux.
00:17:28C'est la députée RN Tiffany Joncourt
00:17:30qui l'a mise sur X.
00:17:31Alors, non qu'elle ait été invitée,
00:17:32il ne faut pas rêver,
00:17:33elle est députée RN,
00:17:34on n'invite pas ces gens-là, vous savez.
00:17:36Mais il lui a été transmis
00:17:38par des parents d'élèves
00:17:39indignés de sa circonscription.
00:17:41Donc, c'est une invitation à l'inauguration
00:17:44le 7 mai prochain, à mes yeux,
00:17:46dans le Rhône, c'est à 20 minutes de Lyon,
00:17:48si j'ai bien compris,
00:17:48je ne connais pas très bien le coin,
00:17:50d'une salle polyvalente du lycée Arnaud Beltrame.
00:17:53Et on apprend donc que cette salle
00:17:55portera le nom de la boxeuse algérienne
00:17:58Imane Kélif.
00:17:58Alors, le carton d'invitation
00:18:00donne quelques éléments d'explication.
00:18:02Il dit que ce nom a été choisi
00:18:04par un vote conjoint
00:18:05associant le personnel et les élèves.
00:18:08On n'en sait pas tellement plus.
00:18:09Quels élèves, quels personnels ?
00:18:10Bon, dans le cadre, nous dit-on,
00:18:13d'un projet mené l'an passé
00:18:14par le club Égalité Hommes-Femmes.
00:18:17Et il y a donc eu, nous expliquons,
00:18:19un travail de réflexion
00:18:21et de sensibilisation
00:18:23autour du choix d'une figure inspirante.
00:18:25Et cette figure inspirante,
00:18:27c'est donc cette boxeuse championne olympique
00:18:29qui a été élue en tant que boxeuse engagée
00:18:33et symbole de détermination
00:18:35et d'égalité.
00:18:36Alors, c'est vrai qu'on peut dire
00:18:37que beaucoup de points, quand même,
00:18:38dans ce carton d'invitation,
00:18:40posent questions,
00:18:41pour ne pas dire tous les points.
00:18:42Quand je dis posse questions,
00:18:43c'est une litote.
00:18:44Alors, tout d'abord,
00:18:45on s'interroge sur ce club d'égalité Hommes-Femmes.
00:18:47Qu'est-ce que c'est quoi, ce club ?
00:18:49Qui l'a créé ?
00:18:50Qui l'anime ?
00:18:50Combien d'élèves y participent ?
00:18:53Je ne sais pas.
00:18:54J'ai posé la question à l'établissement.
00:18:55Je viens de regarder, là.
00:18:56Il y a deux minutes,
00:18:56je n'ai pas la réponse.
00:18:57Sinon, je vous l'aurais donné volontiers.
00:19:00Et donc, on connaissait dans les lycées,
00:19:02vous voyez, moi, quand je date,
00:19:03les clubs d'échecs, de ping-pong,
00:19:05de théâtre, de cinéma,
00:19:06mais les clubs d'égalité Hommes-Femmes,
00:19:08je ne connais pas.
00:19:08C'est nouveau.
00:19:09Alors, c'est très bien,
00:19:10l'égalité Hommes-Femmes.
00:19:11Ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire.
00:19:14Mais chacun sait, pardon,
00:19:15qu'aujourd'hui,
00:19:16cette expression sert de fauné,
00:19:18si j'ose déjà dire,
00:19:19pour rester dans le thème de cache-sexe,
00:19:21à une idéologie wokiste militante.
00:19:25Alors, c'est vrai que l'autre question,
00:19:26c'est de savoir,
00:19:27est-ce que les parents,
00:19:28moi, je ne sais pas ce qui s'y passe,
00:19:29mais est-ce que les parents le savent ?
00:19:31Ont-ils été prévenus
00:19:32que dans la liste de figures inspirantes
00:19:35d'égalité Hommes-Femmes
00:19:36proposées à leurs enfants,
00:19:37parce qu'une source bien informée
00:19:38m'indique qu'il y avait une liste exhaustive,
00:19:40c'est des noms qu'on a proposés,
00:19:42il y avait le nom de cette boxeuse algérienne
00:19:45qui a littéralement, quand même,
00:19:47cassé la gueule,
00:19:47pour parler vulgairement,
00:19:49d'une boxeuse italienne,
00:19:50je ne sais pas si vous vous souvenez de l'événement,
00:19:51au point que celle-ci s'est fâchée,
00:19:52tout rouge,
00:19:53que ça a fait une affaire d'État
00:19:55et que même Giorgia Meloni s'en est mêlée,
00:19:57a porté son soutien à sa sportive
00:19:59en expliquant, je cite,
00:20:01que les deux adversaires
00:20:03ne jouaient pas à armes égales.
00:20:06Voilà, elle est peut-être inspirante,
00:20:07mais pas consensuelle, je veux dire.
00:20:08Ah non, ça n'est pas consensuel.
00:20:11Donc, certains,
00:20:12vous vous souvenez,
00:20:13disaient d'Imane Khedif
00:20:14qu'elle était transgenre,
00:20:17elle a démenti,
00:20:18elle a donné un élément d'explication
00:20:20au journal L'Équipe en février dernier,
00:20:23elle possède le gène SRI,
00:20:25alors moi je suis allée chercher
00:20:25parce que je ne connaissais pas,
00:20:27c'est un gène rare,
00:20:28la translocation du gène SRI
00:20:30chez un embryon XX,
00:20:32ça conduit à un phénotype masculin
00:20:33malgré le cariotype féminin.
00:20:35Ne m'en demandez pas plus,
00:20:36je ne sais pas.
00:20:37Voilà, je répète bêtement
00:20:38ce que j'ai lu,
00:20:39mais elle dit aussi
00:20:41qu'elle avait pris des hormones
00:20:43pour faire baisser
00:20:44son taux de testostérone
00:20:47avant la compétition.
00:20:48Donc, une transition de genre
00:20:50voulue, pas voulue,
00:20:52donc d'après elle,
00:20:53ce n'est pas ce cas de figure,
00:20:55mais quoi qu'il en soit,
00:20:56des avantages compétitifs
00:20:58sur ses concurrentes.
00:20:59Alors, son entraîneur
00:21:00a prétendu en août
00:21:01qu'elle avait,
00:21:02son manager,
00:21:03je ne sais pas de différence d'ailleurs,
00:21:04qu'elle avait arrêté la boxe.
00:21:06Elle, elle a dit
00:21:06qu'elle allait continuer.
00:21:08Alors, faut-il voir
00:21:09dans ses intermoiements
00:21:10un résultat
00:21:11des récentes décisions
00:21:12du CIO, vous savez,
00:21:13et de l'Organisation Mondiale
00:21:15de Boxe en particulier
00:21:16qui a décidé de faire passer
00:21:16des textes de féminité
00:21:18avant les prochains JO ?
00:21:19L'avenir le dira.
00:21:21Alors, pourquoi ne pas avoir choisi
00:21:23justement une personnalité
00:21:24peut-être plus consensuelle ?
00:21:25Eh bien oui,
00:21:26je vous le demande Christine.
00:21:27Pourquoi choisir
00:21:28une personnalité clivante
00:21:30qui a fait l'objet
00:21:31d'une polémique récente
00:21:33et donc qui ne rassemble pas ?
00:21:35Alors, vous savez,
00:21:36je suis allée voir
00:21:36sur le site du lycée,
00:21:38je vois que dans une communication
00:21:39du 12 mars,
00:21:41en salle B315,
00:21:43vous voyez,
00:21:43je serai précise,
00:21:44il y a eu une petite exposition
00:21:45qui a présenté
00:21:4630 femmes scientifiques remarquables
00:21:49dans tous les registres,
00:21:50mathématiques, physique,
00:21:51médecine, astrophysique, etc.
00:21:53Je me dis,
00:21:54aucune parmi les 30
00:21:55n'a été jugée
00:21:56assez inspirante.
00:21:57C'est quand même curieux.
00:21:58Si l'on voulait rester
00:21:59dans la veine
00:22:00d'Arnaud Beltrame,
00:22:02ce côté militaire
00:22:03et oblatif,
00:22:04on aurait pu choisir
00:22:05Caroline Aigle,
00:22:06vous savez,
00:22:07la célèbre pilote de chasse
00:22:09qui avait été pressentie
00:22:10pour aller dans l'espace.
00:22:11Elle a bien
00:22:12une rue à Lyon,
00:22:13il y a des femmes
00:22:14qui sont astronautes,
00:22:15Claudia Ignoré,
00:22:16Sophie Adnaud,
00:22:17il y a moult noms
00:22:18si on veut choisir
00:22:18des noms récents.
00:22:19Il y a même des Lyonnaises.
00:22:21Eugénie Brasier,
00:22:22vous savez qui c'est
00:22:22Eugénie Brasier ?
00:22:23Moi, je ne savais pas.
00:22:24Oui, Charlotte sait
00:22:25parce que c'est
00:22:26une cuisinière émérite.
00:22:27Et moi qui m'aublie
00:22:28cette cuisinière,
00:22:28je ne sais pas.
00:22:29C'est la première femme...
00:22:30Charlotte connaît
00:22:31toutes les cuisinières.
00:22:32Voilà, elle est Lyonnaise,
00:22:33c'est la première femme
00:22:34à avoir obtenu
00:22:35trois étoiles au Michelin.
00:22:36C'est quand même pas rien,
00:22:37c'est consensuel ça.
00:22:38Tout le monde aime bien
00:22:40se nourrir.
00:22:41Alors, autre question,
00:22:43pourquoi choisir
00:22:44une personnalité algérienne ?
00:22:46Il n'y a pas assez
00:22:47de Françaises inspirantes.
00:22:48Je vous croyais
00:22:49qu'il y a beaucoup
00:22:49de lycées actuellement
00:22:50en Algérie
00:22:51qui choisissent
00:22:52pour nommer
00:22:53leur salle polyvalente
00:22:54des sportives françaises.
00:22:56J'ai quelques doutes.
00:22:57On a plutôt tendance
00:22:57à les dépatiser.
00:22:59Et puis,
00:23:00en quoi est-elle
00:23:01le symbole d'égalité ?
00:23:02C'est plutôt tout le contraire
00:23:03qu'on ressent
00:23:04et ses concurrentes.
00:23:05Est-ce que ces autres femmes
00:23:06ne comptent pas ?
00:23:07Ce sont des femmes quand même.
00:23:08Et on comprend mieux
00:23:09quand on voit
00:23:10le commentaire
00:23:11sur le site du lycée.
00:23:12Le lycée s'engage
00:23:14contre les violences
00:23:15faites aux femmes
00:23:16et aux minorités
00:23:16de genre.
00:23:17Et vous savez
00:23:17que dans la hiérarchie
00:23:18des luttes,
00:23:19les femmes passent
00:23:20toujours derrière
00:23:21les minorités de genre
00:23:22et derrière toutes les minorités.
00:23:23D'ailleurs,
00:23:23les femmes en général,
00:23:24maintenant,
00:23:24elles passent derrière.
00:23:26Alors,
00:23:27c'est vrai qu'il serait intéressant
00:23:28de savoir ce qu'on a dit
00:23:30aux enfants,
00:23:31moi j'avoue,
00:23:31dans le cadre de ce club.
00:23:33Les parents protestent
00:23:34en découvrant ce carton
00:23:35d'invitation.
00:23:36Ils tombent des nus.
00:23:37Ça veut dire
00:23:37qu'ils ne savent pas.
00:23:38Et je me dis parfois
00:23:40que dans notre pays,
00:23:41il y a un relan
00:23:41d'Union soviétique
00:23:42ou de Chine populaire.
00:23:44On rééduque les enfants.
00:23:46Les parents n'en savent rien
00:23:47et peut-être que demain,
00:23:48les enfants rentreront
00:23:49chez eux
00:23:49en traitant leurs parents
00:23:51de fachos et de nazis
00:23:52parce qu'ils ne sont pas d'accord
00:23:54avec ce qu'on leur a
00:23:54inculqué à l'école.
00:23:56Alors,
00:23:57après,
00:23:57on peut se demander
00:23:58ce choix est-il
00:23:59de l'ordre du wokisme
00:24:00ou du communautarisme ?
00:24:02On sait que
00:24:03Mézieux,
00:24:03qui était jadis
00:24:05une banlieue pavillonnaire
00:24:08avec des petites maisons,
00:24:10a depuis vu éclore
00:24:12beaucoup de logements sociaux
00:24:13attirant une population
00:24:14immigrée,
00:24:15toujours plus importante.
00:24:16Mais peut-on vouloir
00:24:18au lycée,
00:24:18dans la mesure où les élèves
00:24:19et les personnels
00:24:20ont voté quand même ?
00:24:21Oui,
00:24:21alors,
00:24:22c'est vrai que la direction
00:24:23du lycée est mise en cause,
00:24:26prise à partie
00:24:26sur les réseaux sociaux.
00:24:27On se demande pourquoi.
00:24:28Mais ce vote
00:24:29n'est évidemment pas
00:24:30tombé du ciel.
00:24:31Donc,
00:24:31d'abord,
00:24:32je vous le dis,
00:24:32les circonstances du vote
00:24:33sont assez opaques.
00:24:34Ensuite,
00:24:35je le répète,
00:24:35il y avait une liste exhaustive.
00:24:37Donc,
00:24:37cette liste,
00:24:37elle fléchait d'une certaine façon
00:24:39le vote.
00:24:40Ensuite,
00:24:40il y a d'autres écoles
00:24:41où il s'est passé
00:24:42des choix d'élèves
00:24:43qui n'ont pas plu.
00:24:44Je vais vous en citer une.
00:24:45Pourtant,
00:24:45les élèves étaient majeurs
00:24:46et vaccinés,
00:24:47plus grands.
00:24:48C'est Saint-Cyr.
00:24:48Vous voyez,
00:24:49la promo 2016-2019,
00:24:51elle avait appelé sa promotion
00:24:53« Loustouno-Laco ».
00:24:54Eh bien,
00:24:55ça n'a pas plu
00:24:55parce que ça a été considéré
00:24:56comme d'extrême droite,
00:24:57etc.
00:24:58Donc,
00:24:58elle a été débaptisée.
00:25:00Donc,
00:25:00vous voyez,
00:25:00quand on veut s'opposer
00:25:01au choix des élèves,
00:25:02on y arrive.
00:25:04Et on apprend aujourd'hui,
00:25:05alors c'est vrai que Tiffany Johncourt
00:25:06dit que c'est un peu
00:25:07une victoire pour elle
00:25:08et de fait,
00:25:09c'est lié de toute évidence
00:25:10au buzz qu'elle a suscité.
00:25:12Tiffany Johncourt
00:25:13nous apprend que l'inauguration
00:25:14est reportée
00:25:16au 23 juin
00:25:17après un vote
00:25:18en conseil d'administration.
00:25:20C'est vrai que ça paraît
00:25:20plus logique quand même.
00:25:22Et on se dit
00:25:23mais qu'en disent le rectorat
00:25:25l'éducation nationale ?
00:25:26Moi,
00:25:26je ne sais pas,
00:25:27je n'ai pas vu
00:25:28de réponse.
00:25:29À moins que la réponse
00:25:30soit assez claire,
00:25:32c'est que derrière
00:25:32cet immobilisme,
00:25:34eh bien,
00:25:34il y a une réalité,
00:25:37c'est la collusion
00:25:38idéologique passive
00:25:39parce que s'opposer
00:25:42à ce genre de décision,
00:25:44c'est risquer de passer
00:25:44pour raciste
00:25:45et transphobe à la fois.
00:25:46Vous voyez,
00:25:46c'est beaucoup.
00:25:47Et tout ce joli monde
00:25:48à la trouille.
00:25:49Alors,
00:25:50je vais remplir quand même
00:25:50et faire deux petits rappels.
00:25:51C'est Blanquer
00:25:52qui n'est plus au gouvernement
00:25:54mais qui l'a été longtemps.
00:25:55Vous savez,
00:25:55il est considéré
00:25:56comme très conservateur
00:25:57parce qu'il avait offert,
00:25:58je crois que c'était au CM2,
00:26:00un livre de Fab de La Fontaine.
00:26:01Vous voyez,
00:26:01ça tient un peu de choses.
00:26:03Mais il a fait passer
00:26:04une circulaire
00:26:05qui offre la possibilité
00:26:06d'être appelée
00:26:07par un autre prénom
00:26:09que celui qui figure
00:26:10sur son acte de naissance
00:26:11à l'école.
00:26:11donc un prénom du sexe opposé
00:26:13et d'être traité comme tel.
00:26:16Et plus récemment,
00:26:17c'est notre ministre des Sports,
00:26:19Marina Ferrari,
00:26:20qui s'oppose,
00:26:21elle a dit sur une chaîne
00:26:22concurrente,
00:26:23à la réintroduction
00:26:24des tests de féminité
00:26:25pour le CUO.
00:26:27Elle a dit,
00:26:27ah, ça retourne en arrière,
00:26:28ça fait 30 ans
00:26:29qu'on ne fait plus ça.
00:26:30Et elle dit,
00:26:31alors moi,
00:26:31j'ai trouvé ça
00:26:31stratosphérique,
00:26:32vous allez me dire
00:26:32ce que vous en pensez.
00:26:33Oui,
00:26:34c'est discriminant
00:26:35parce qu'on va le demander
00:26:35qu'aux femmes,
00:26:36on ne va pas demander
00:26:37à ces messieurs
00:26:38de produire un test
00:26:39de masculinité.
00:26:40Mais pourquoi
00:26:41les tests de masculinité
00:26:42ne sont pas imposés ?
00:26:43Parce que les personnes
00:26:45transgenres
00:26:46mais biologiquement femmes
00:26:47ne cherchent pas
00:26:48à concourir avec les hommes
00:26:49bien qu'ils se proclament tels.
00:26:51Et pourquoi
00:26:51ils ne cherchent pas
00:26:52à concourir à votre avis ?
00:26:53Parce que la réponse
00:26:54tombe sous le sens
00:26:55parce qu'ils seraient
00:26:56désavantagés par dame nature.
00:26:58Donc c'est évident,
00:26:59c'est pour cette raison
00:27:00qu'hommes et femmes
00:27:00ne concourent pas
00:27:01dans ces disciplines sportives
00:27:03ensemble.
00:27:04Alors je parlais de Saint-Cyr
00:27:05puisque c'est la période
00:27:05des concours d'entrée,
00:27:07reparlons-en.
00:27:07Les performances attendues
00:27:09ne sont pas les mêmes
00:27:10pour les hommes
00:27:11et pour les femmes.
00:27:11Si on mettait
00:27:11les mêmes barèmes
00:27:12on aurait nettement moins
00:27:13de femmes
00:27:14dans l'armée.
00:27:17Alors on pourrait conclure
00:27:18sur un mot
00:27:19c'est que si
00:27:20ce fameux club
00:27:22dont on ne sait pas
00:27:22grand-chose
00:27:23visait simplement
00:27:24à enseigner aux hommes
00:27:26le respect des femmes
00:27:27et bien le nom
00:27:28d'Arnaud Beltrame
00:27:30suffirait.
00:27:30Il a donné sa vie
00:27:31pour sauver
00:27:32l'une d'entre elles.
00:27:34Quelle autre figure
00:27:34inspirante
00:27:35pourrait faire le poids ?
00:27:37Mathieu Bocoté
00:27:38est-ce que c'est
00:27:39une dérive
00:27:39rouquiste selon vous ?
00:27:41Assurément.
00:27:42En fait c'est
00:27:43ce que j'appelle
00:27:44les enfants cobayes.
00:27:45A défaut de convaincre
00:27:46les adultes
00:27:47des vertus
00:27:48du transgenrisme
00:27:49ou en fait
00:27:50des vertus
00:27:50de la déconstruction
00:27:51des sexes
00:27:51on décide de miser
00:27:52sur les enfants.
00:27:53Et Gabriel a tout à fait raison.
00:27:54Il s'agit de faire en sorte
00:27:55que les enfants
00:27:56deviennent les premiers
00:27:57délateurs de leurs parents
00:27:58les premiers surveillants
00:27:59de leurs parents
00:28:00pour que les enfants
00:28:01disent arrivant à la maison
00:28:02papa, maman ou autre
00:28:03tu es raciste
00:28:05tu es sexiste
00:28:06tu es transphobe
00:28:07donc ça
00:28:08c'était à la mode
00:28:09en RDA
00:28:09je ne dis pas
00:28:10que nous sommes en RDA
00:28:11aujourd'hui
00:28:11je dis que certaines personnes
00:28:12voudraient nous y conduire.
00:28:13C'est très intéressant
00:28:14de voir effectivement
00:28:15les enfants qui rentrent
00:28:16à la maison
00:28:17et qui font ce genre
00:28:19de remarques.
00:28:20C'est criminel
00:28:21dans la mesure
00:28:22où un enfant
00:28:23a parfois des doutes
00:28:25il ne sait pas
00:28:26il a envie de jouer
00:28:29avec des petits camions
00:28:30alors qu'il est une fille
00:28:31on lui dit
00:28:32tu te prends pour un petit garçon
00:28:33et puis toi
00:28:34tu es un garçon raté
00:28:35tu es une fille ratée
00:28:36etc.
00:28:37L'enfant
00:28:37il a des perturbations
00:28:38et il faut surtout
00:28:40le laisser maturer
00:28:41sans s'immiscer
00:28:44dans son existence
00:28:45en lui expliquant
00:28:48qu'un jour
00:28:48il pourra être autre
00:28:50donc un malade à vie
00:28:51car une personne transgenre
00:28:53doit subir
00:28:54des traitements à vie
00:28:56c'est un préjudice
00:28:58invraisemblable
00:28:59et que l'on tolère ça
00:29:00sur des enfants
00:29:02c'est immonde
00:29:03et c'est un crime
00:29:05je dirais
00:29:05un crime d'état
00:29:06d'une certaine manière.
00:29:07Dans un instant
00:29:08on fera un tour de table
00:29:09sur les super profits
00:29:10de Total
00:29:11faut-il les taxer ?
00:29:13On en parle dans un instant
00:29:14d'abord ce sujet
00:29:15avec vous Marc Menon
00:29:16l'affaire Manon
00:29:18Rolandot
00:29:19disparu près de Nantes
00:29:21cette affaire
00:29:21prend une tournure
00:29:22internationale
00:29:24son compagnon
00:29:24principal suspect
00:29:26a été arrêté
00:29:27en Algérie
00:29:28après sa fuite
00:29:29la question qu'on se pose
00:29:30ce soir
00:29:31c'est est-ce qu'il sera jugé
00:29:32en France ?
00:29:33D'abord
00:29:34on écoute
00:29:34la mère de Manon
00:29:36Rolando
00:29:37qui déclare
00:29:38qu'elle est soulagée
00:29:39d'apprendre
00:29:40que Karim B
00:29:42a été arrêtée
00:29:43en Algérie
00:29:45j'ai été soulagée
00:29:47d'apprendre
00:29:47que Karim Bukhari
00:29:48était arrêtée
00:29:49la petite est en sécurité
00:29:51chez la maman Karim
00:29:53donc si elle m'entend
00:29:54je la remercie
00:29:55d'en prendre soin
00:29:55et j'espère
00:29:56qu'elle reviendra
00:29:57vite en France
00:29:58maintenant
00:29:58j'espère que Karim
00:30:01va dire la vérité
00:30:02va dire ce qui s'est passé
00:30:04va répondre
00:30:05à toutes mes questions
00:30:06l'âme de ma petite
00:30:07je ne sais pas
00:30:08si elle est au ciel
00:30:09je ne sais pas
00:30:09si elle est en détresse
00:30:11j'en peux plus
00:30:12donc peut-être que Manon m'entend
00:30:14ma chérie
00:30:15garde ta force
00:30:16tu sais on t'aime
00:30:17et puis on t'aidera
00:30:18à remonter ça
00:30:20moi j'en peux plus
00:30:22mais je garde ma force
00:30:23et puis je la garde
00:30:24pour Manon
00:30:25pour Inaya
00:30:26et puis que justice soit faite
00:30:28oui Manon Rolando
00:30:30je disais
00:30:30qui a disparu
00:30:31près de Nantes
00:30:32en laissant
00:30:32un enfant
00:30:33de 15 mois
00:30:35donc le père
00:30:36Karim B
00:30:36a été arrêté
00:30:37en Algérie
00:30:38Marc Menon
00:30:39oui alors
00:30:39est-ce que vous voulez
00:30:40rappeler deux trois
00:30:41petits éléments
00:30:42de cette histoire
00:30:43bien sûr
00:30:44au contraire
00:30:44cette jeune femme
00:30:45elle avait un dynamisme
00:30:47naturel
00:30:47elle a eu l'audace
00:30:50de faire en sorte
00:30:51de louer une ferme
00:30:52elle louait
00:30:53la ferme du chêne
00:30:54et alors
00:30:55comme elle était
00:30:56prise
00:30:57par la passion du cheval
00:30:58elle s'est arrangée
00:30:59pour acheter
00:31:00à crédit
00:31:01cinq chevaux
00:31:02et puis des petites
00:31:03vaches nantaises
00:31:04et la voilà
00:31:05qui essaie de se dire
00:31:07qu'un jour
00:31:07il y aura
00:31:08un avenir
00:31:09une osmose
00:31:10entre elles
00:31:11la nature
00:31:11et sa petite
00:31:12famille embryonnaire
00:31:13l'enfant aîné
00:31:14vous l'avez dit
00:31:15il y a 15 mois
00:31:17et avec
00:31:18le père
00:31:20si on
00:31:21l'écoute
00:31:22lui
00:31:22c'était un couple
00:31:24rayonnant
00:31:24il a
00:31:25diffusé
00:31:27sur Facebook
00:31:27une photo
00:31:29où on la voit
00:31:30elle souriante
00:31:31presque en train
00:31:33de rire
00:31:33aux éclats
00:31:34malheureusement
00:31:35la réalité
00:31:36n'est pas tout à fait
00:31:37celle-là
00:31:39elle avait pris
00:31:40rendez-vous
00:31:40avec une association
00:31:41qui s'occupe
00:31:43des violences
00:31:43faites aux femmes
00:31:44quelques jours
00:31:46avant de disparaître
00:31:48et où la situation
00:31:50devient une situation
00:31:53immonde
00:31:54du machiavélisme
00:31:56d'un cynisme
00:31:57insupportable
00:31:59l'homme dit
00:32:01je suis innocent
00:32:02et
00:32:04il a fait valoir
00:32:06des relations
00:32:08de téléphone
00:32:10à téléphone
00:32:11depuis la disparition
00:32:13un échange
00:32:14d'amour
00:32:15entre elle
00:32:16et lui
00:32:16il a même montré
00:32:18des messages
00:32:19envoyés
00:32:20du téléphone
00:32:21de la jeune femme
00:32:22à la maman
00:32:23que l'on vient
00:32:24d'entendre
00:32:25et en disant
00:32:26mais moi
00:32:27je n'y suis
00:32:28pour rien
00:32:29et comment
00:32:30justifier
00:32:31le départ
00:32:32en Algérie
00:32:34et bien
00:32:35dans le dernier message
00:32:37qu'il lui adresse
00:32:38il lui dit
00:32:38c'est pour protéger
00:32:39la petite
00:32:39comme si elle
00:32:41était une menace
00:32:42pour l'existence
00:32:44de cette petite fille
00:32:45de 15 mois
00:32:47on est là
00:32:47dans la monstruosité
00:32:49la plus abjecte
00:32:51alors
00:32:52la suite
00:32:53ce qui est intéressant
00:32:55c'est qu'un mandat
00:32:57d'arrêt
00:32:58avait été lancé
00:32:59international
00:32:59et que
00:33:01la police
00:33:03algérienne
00:33:03a tenu compte
00:33:05de ce mandat
00:33:05elle aurait pu très bien
00:33:06passer
00:33:07outre
00:33:07en disant
00:33:08bah écoutez
00:33:10c'est un citoyen
00:33:12qui est chez nous
00:33:12avec sa petite fille
00:33:13on l'a arrêté
00:33:15alors
00:33:15que se passe-t-il
00:33:16dans ces cas-là
00:33:18depuis
00:33:19quelques années
00:33:20il y a
00:33:21un accord
00:33:22qui a été signé
00:33:24entre les deux pays
00:33:25qui fait que
00:33:26il n'y a plus
00:33:28d'expulsion
00:33:28quand un criminel
00:33:30d'un pays
00:33:31est arrêté
00:33:33sur son sol
00:33:34il doit être jugé
00:33:36en tant
00:33:37que citoyen
00:33:38c'est un algérien
00:33:39donc en tant
00:33:40que citoyen
00:33:42algérien
00:33:43la police française
00:33:46il y aura
00:33:47un juge d'instruction
00:33:48nommé
00:33:49algérien
00:33:50et la police française
00:33:51garde des liens
00:33:52dans l'enquête
00:33:54menée
00:33:55de l'autre côté
00:33:56de la Méditerranée
00:33:57grâce aux éléments
00:33:58butinés
00:33:59par la gendarmerie
00:34:00française
00:34:00et lorsqu'il y aura
00:34:02interrogatoire
00:34:03si à un moment donné
00:34:05on arrive
00:34:06à prouver
00:34:07ou même
00:34:08qu'on est simplement
00:34:09du côté
00:34:10des autorités
00:34:11algériennes
00:34:11le désir
00:34:13de le confronter
00:34:14aux aberrations
00:34:15de ces témoignages
00:34:17des gendarmes français
00:34:19pourront se rendre
00:34:20sur place
00:34:21assister
00:34:22à ces interrogatoires
00:34:24mais
00:34:25dans l'impossibilité
00:34:27de lui poser
00:34:28des questions
00:34:29directement
00:34:30ils devront passer
00:34:31par l'intermédiaire
00:34:33du juge
00:34:34d'instruction
00:34:35désigné
00:34:36par les autorités
00:34:37algériennes
00:34:38alors qu'encourt-il
00:34:40pour ce crime
00:34:41horrible
00:34:42s'il en est bien
00:34:43l'auteur
00:34:43notons qu'on a arrêté
00:34:45nous en France
00:34:46un homme
00:34:47qui l'a conduit
00:34:47à l'aéroport
00:34:49chauffeur de taxi
00:34:50pour complicité
00:34:51et également
00:34:52une jeune femme
00:34:53de 26 ans
00:34:54qui s'occupait
00:34:56de la grand-mère
00:34:58de Manon
00:34:59qui était logée
00:35:00chez eux
00:35:01cette femme
00:35:02d'un certain âge
00:35:03en situation
00:35:05de déliquescence
00:35:07physique
00:35:08et qui était donc
00:35:09chouchoutée
00:35:10par sa petite-fille
00:35:12et cette jeune femme
00:35:14a été arrêtée
00:35:15alors là
00:35:15il devient
00:35:18véritablement
00:35:18d'une méchanceté
00:35:21d'une harangue
00:35:22épouvantable
00:35:23il dit
00:35:23cette femme
00:35:24n'est pour rien
00:35:25cette femme
00:35:26est innocente
00:35:27si vous l'arrêtez
00:35:28c'est parce que
00:35:29elle est algérienne
00:35:30et qu'elle n'a pas
00:35:31de papier
00:35:32voilà
00:35:32les propos
00:35:34qu'il tient
00:35:35lorsqu'il était
00:35:36encore en liberté
00:35:37et qu'il apparaissait
00:35:39sur les réseaux sociaux
00:35:40alors qu'encourt-il
00:35:41eh bien
00:35:42elle encourt
00:35:43la peine de mort
00:35:44en Algérie
00:35:45théoriquement
00:35:46pour un crime
00:35:48aussi horrible
00:35:49vous encourrez
00:35:50la peine de mort
00:35:51il y a quand même
00:35:52un petit
00:35:54un petit texte
00:35:57Stérix a ajouté
00:35:58en réalité
00:36:00il y a un moratoire
00:36:02depuis quelques années
00:36:03qui est appliqué
00:36:04et qui fait que
00:36:05jamais
00:36:06il n'y a
00:36:06d'exécution
00:36:07de fait
00:36:09lorsque
00:36:11une personne
00:36:12est désignée
00:36:13même
00:36:13pour des faits
00:36:14aussi
00:36:15insupportables
00:36:16et cyniques
00:36:17et sinistres
00:36:18donc on peut
00:36:19aller
00:36:20s'abriter
00:36:21en Algérie
00:36:22non parce que
00:36:23quoi qu'il arrive
00:36:23il encourt
00:36:24la peine capitale
00:36:25à vie
00:36:25et
00:36:26la prison à vie
00:36:27mais pas la peine de mort
00:36:28voilà
00:36:28pardon
00:36:29voilà
00:36:30et le dernier point
00:36:31on peut aussi
00:36:33imaginer
00:36:34qu'il y a un procès
00:36:35par contumace
00:36:37en France
00:36:37et qu'il soit
00:36:38condamné
00:36:39en France
00:36:40voilà
00:36:40donc quoi qu'il arrive
00:36:42son sort
00:36:43en l'occurrence
00:36:44est un sort
00:36:45qui sera
00:36:47un sort
00:36:48de justice
00:36:49entre guillemets
00:36:49si on peut réparer
00:36:51à un instant donné
00:36:52la
00:36:53et juste pour l'enfant
00:36:54de 15 mois
00:36:55alors l'enfant
00:36:56de 15 mois
00:36:57selon la loi algérienne
00:36:58elle est
00:36:59donc de double nationalité
00:37:01binationalité
00:37:02et dans ce cas là
00:37:04c'est
00:37:05la famille
00:37:07maternelle
00:37:08donc la dame
00:37:09que nous avons
00:37:10entendu tout à l'heure
00:37:11la mère de Manon Rolando
00:37:12qui théoriquement
00:37:13devra
00:37:14devenir
00:37:15le tuteur
00:37:16de sa petite-fille
00:37:18et les autorités
00:37:19algériennes
00:37:19la lui remettront
00:37:21en temps
00:37:22et en heure
00:37:22quand ce sera fait
00:37:23Merci beaucoup
00:37:25Marc Menon
00:37:26C'est je vous dis
00:37:272013
00:37:28le Mali
00:37:28vous pensez à quoi ?
00:37:31C'était 2012
00:37:32ou 2013 ?
00:37:322013
00:37:34On pense à François Hollande
00:37:36effectivement
00:37:36applaudi
00:37:38au Mali
00:37:38beaucoup d'eau
00:37:40a coulé
00:37:41sous les ponts
00:37:42depuis
00:37:43regardez
00:37:43comment il avait
00:37:44été accueilli
00:37:46sous les applaudissements
00:37:48au Mali
00:37:492022
00:37:50la France
00:37:51a ensuite été
00:37:51chassée
00:37:52du Mali
00:37:54et c'était
00:37:55la Russie
00:37:56qui avait été
00:37:57souvenez-vous
00:37:57acclamée
00:37:58appelée
00:37:59applaudie
00:38:00pour pouvoir
00:38:01venir régler
00:38:02les problèmes sur place
00:38:03alors le Mali
00:38:04a été frappé
00:38:05ce week-end
00:38:05Charlotte Dornelas
00:38:06par une attaque
00:38:08djihadiste
00:38:09d'une ampleur
00:38:10inédite
00:38:11pourcent
00:38:11les autorités françaises
00:38:12à recommander
00:38:13un départ
00:38:14immédiat
00:38:16à leurs ressortissants
00:38:17que comprendre
00:38:18de la situation
00:38:19de ce pays
00:38:20dans lequel la France
00:38:22était engagée
00:38:22contre l'islamisme
00:38:24justement
00:38:24la France est partie
00:38:25il y a 4 ans
00:38:26en effet
00:38:27c'était samedi
00:38:28il y a une attaque
00:38:30extrêmement bien organisée
00:38:31d'une coordination
00:38:32même stupéfiante
00:38:33on va les imaginer
00:38:34et même si les autorités
00:38:36maliennes ont tenté
00:38:37d'expliquer
00:38:37en prenant leur temps
00:38:39qu'elles avaient la situation
00:38:40en main
00:38:40il y a d'abord eu un communiqué
00:38:41puis le chef
00:38:42de la junte militaire
00:38:43a mis 3 jours
00:38:44à réapparaître en public
00:38:46ce qui n'a pas aidé
00:38:47à rassurer
00:38:48ni les populations
00:38:49ni les gouvernements
00:38:50qui avaient à commenter
00:38:52cette situation
00:38:53et il s'agit
00:38:54quoi qu'il arrive
00:38:55et quelle que soit
00:38:55la situation
00:38:56et la tentative
00:38:57de rassurer
00:38:59de la junte militaire
00:39:00d'un revers immense
00:39:01qui génère
00:39:02une situation
00:39:03d'instabilité réelle
00:39:04vous l'avez dit
00:39:05la France
00:39:05qui a été chassée
00:39:06par cette junte militaire
00:39:07en 2022
00:39:08se tient très éloignée
00:39:10dans le commentaire
00:39:10notamment de ce qui se passe
00:39:11au Mali
00:39:12elle a mis du temps
00:39:13à réagir
00:39:14et elle a notamment
00:39:15réagi
00:39:16alors assez discrètement
00:39:18mais disant notamment
00:39:19à ses ressortissants
00:39:20qui sont désormais
00:39:21essentiellement binationaux
00:39:23de quitter le pays
00:39:25il n'y en a plus beaucoup
00:39:25non non il y en a très peu
00:39:27et ils sont quasiment tous
00:39:28binationaux
00:39:29ils vivent à Bamako
00:39:30et le régime
00:39:32aujourd'hui
00:39:33est a priori
00:39:34plus que fragile
00:39:35est fragilisé
00:39:36évidemment
00:39:36plus que fragile
00:39:37parce que cette attaque
00:39:38a été possible
00:39:39est fragilisé
00:39:40en plus
00:39:41par cette attaque
00:39:42une attaque majeure
00:39:43donc je vous le disais
00:39:43coordonnée
00:39:44entre les djihadistes
00:39:45et les indépendantistes
00:39:47Touareg
00:39:47par un groupe djihadiste
00:39:49il faut comprendre
00:39:49quand même
00:39:49qui est essentiellement
00:39:50composé de Touareg
00:39:51également
00:39:52qui compte évidemment
00:39:53dans ce rassemblement
00:39:55ça a eu lieu
00:39:56dans 5 villes
00:39:57et contre
00:39:58donc contre les villes
00:39:59enfin il y a une tentative
00:39:59de prendre les villes
00:40:00et contre des figures
00:40:02du régime
00:40:02régime qui avait justifié
00:40:04son coup d'état
00:40:05souvenez-vous
00:40:05en 2020
00:40:06par sa volonté
00:40:07justement de mater
00:40:08la rébellion islamiste
00:40:09contrairement
00:40:10au gouvernement précédent
00:40:12non seulement
00:40:13ils avaient justifié
00:40:14leur coup d'état
00:40:15par cette volonté
00:40:16de mater la rébellion islamiste
00:40:17mais par ailleurs
00:40:18ce régime avait décidé
00:40:19de compter sur la Russie
00:40:20pour cela
00:40:21en chassant la France
00:40:22c'était en 2022
00:40:23et le ministre
00:40:24de la défense
00:40:25de l'agent militaire
00:40:26a été assassiné
00:40:27il y a plusieurs personnalités
00:40:28du régime
00:40:29qui ont été ciblées
00:40:30par cette attaque
00:40:30le ministre de la défense
00:40:32a été assassiné
00:40:32il s'appelait Sadio Camara
00:40:34et il était non seulement
00:40:35ce week-end
00:40:35ce week-end absolument
00:40:36dans cette attaque-là
00:40:37il a été assassiné
00:40:39chez lui
00:40:39il était non seulement
00:40:40une personnalité centrale
00:40:42c'était considéré
00:40:42comme le numéro 2
00:40:43du pays
00:40:44mais présenté également
00:40:45comme l'architecte
00:40:46de la relation
00:40:47avec la Russie
00:40:48vous voyez que le revers
00:40:49est assez cinglant
00:40:51et à l'inverse
00:40:52cette attaque de masse
00:40:54coordonnée à des milliers
00:40:54de kilomètres
00:40:55les unes des autres
00:40:56les villes qui sont ciblées
00:40:57c'est à des milliers
00:40:57de kilomètres
00:40:58les unes des autres
00:40:58tous les observateurs
00:41:00parlent d'une attaque
00:41:01d'une coordination
00:41:02vraiment impressionnante
00:41:04dans les places fortes
00:41:06du régime par ailleurs
00:41:07et le signe
00:41:08d'une indiscutable
00:41:08montée en puissance
00:41:09de ce groupe djihadiste
00:41:11qui s'appelle
00:41:11le groupe de soutien
00:41:12à l'islam et aux musulmans
00:41:13qui est affilié
00:41:14à Al-Qaïda
00:41:14dans la région
00:41:15avec une nouveauté
00:41:17alors inédite
00:41:18dans la forme
00:41:19tout le monde se doutait
00:41:20un petit peu
00:41:20pour la raison que j'évoquais
00:41:21le dénominateur
00:41:24Touareg en commun
00:41:25mais une alliance
00:41:26objective
00:41:27cette fois-ci
00:41:27est affichée
00:41:28avec les combattants
00:41:29du front de libération
00:41:30de l'Azawad
00:41:31l'Azawad c'est la partie
00:41:32du nord-est du pays
00:41:34qui est un groupe
00:41:35Touareg laïc
00:41:36appelé comme tel
00:41:37mais qui est essentiellement
00:41:38Touareg dans les circonstances
00:41:39alors eux ont conduit
00:41:41les combats
00:41:41dans la ville de Kidal
00:41:42qui est dans le nord-est du pays
00:41:44je ne sais pas si on a vu la carte
00:41:45on va la revoir
00:41:45effectivement
00:41:46nord-est ici
00:41:47en haut
00:41:48qui est considéré
00:41:49comme la capitale
00:41:50des Touareg
00:41:50dans le pays
00:41:51et qui est la ville
00:41:52de toutes les dissensions
00:41:54notamment avec la France
00:41:55on comprend désormais
00:41:57et pour tous ceux
00:41:58qui se félicitaient
00:41:59du départ de la France
00:42:00qui avait été bonne à rien
00:42:00et qui avait trahi le Mali
00:42:01on comprend que ça n'était
00:42:03pas si simple
00:42:04et on va s'attarder un peu
00:42:05sur la situation particulière
00:42:06de la ville de Kidal
00:42:07parce que ce week-end
00:42:09ce sont les forces russes
00:42:10de l'Afrique à Corse
00:42:11qui est le nouveau Wagner
00:42:12ce qu'on appelait Wagner
00:42:14autrefois
00:42:14les mercenaires russes
00:42:16qui ont été évacués
00:42:17de la caserne
00:42:17dans la ville de Kidal
00:42:18sans leurs armes lourdes
00:42:20ils ont laissé
00:42:21leurs armes lourdes
00:42:21sur place
00:42:22pour pouvoir être évacués
00:42:23de la ville
00:42:23qui avait été prise
00:42:24par ses combattants
00:42:25Wagner
00:42:26qu'est-ce qu'on en a parlé
00:42:27d'en face à l'info
00:42:28effectivement de Wagner
00:42:29alors pourquoi vous dites
00:42:31Charlotte Dornelas
00:42:31que la situation
00:42:32dans la ville de Kidal
00:42:35éclaire particulièrement
00:42:35la dissension
00:42:36entre le Mali
00:42:37et la France
00:42:38en quoi est-elle révélatrice ?
00:42:40Parce que
00:42:41le sort de cette ville
00:42:42c'est une ville
00:42:43qui est le coeur
00:42:45de toutes les rébellions
00:42:46contre les gouvernements
00:42:47centra-omaliens
00:42:47depuis des années
00:42:48et des années
00:42:49mais elle cristallise
00:42:50particulièrement
00:42:51les rancœurs
00:42:51et les tensions
00:42:52depuis au moins 2012
00:42:542012 c'est les prémices
00:42:55on va dire
00:42:56de la guerre
00:42:56qui est en cours
00:42:57aujourd'hui au Mali
00:42:57qui a provoqué
00:42:59l'arrivée de la France
00:43:00sur demande malienne
00:43:01et parce qu'il a été
00:43:03reproché à l'époque
00:43:04c'était en 2013
00:43:05à la France
00:43:06de ne pas avoir
00:43:07récupéré cette ville
00:43:08qui était précisément
00:43:09le coeur de la rébellion
00:43:11notamment Touareg
00:43:12et que la reconquête
00:43:13de cette ville
00:43:14en 2023
00:43:15par l'agente militaire
00:43:17donc après son coup d'état
00:43:18qui était accompagné
00:43:19de Wagner
00:43:20à l'époque
00:43:20avait été célébré
00:43:21comme la victoire définitive
00:43:23de Moscou
00:43:23sur cette ville
00:43:24enfin de l'agente militaire
00:43:26avec l'aide de Moscou
00:43:27et la preuve
00:43:28de son efficacité
00:43:29à elle
00:43:29contrairement à la France
00:43:31à l'époque
00:43:32de notre retrait forcé
00:43:33la tension
00:43:34vous le disiez d'ailleurs
00:43:34était focalisée
00:43:35sur Wagner
00:43:36sur les mercenaires
00:43:36de Wagner
00:43:37et le refus de la France
00:43:38de voir ces mercenaires russes
00:43:40s'installer à ses côtés
00:43:41on se souvient à l'époque
00:43:42que la France avait dit
00:43:42ce sera sans nous
00:43:43soit c'est les mercenaires
00:43:44de Wagner
00:43:45soit c'est nous
00:43:46et on était beaucoup
00:43:47focalisés
00:43:48sur ce sujet
00:43:50mais il y avait un hiatus
00:43:51bien plus ancien encore
00:43:52entre la France
00:43:53et les autorités maliennes
00:43:55déjà
00:43:55qui concernait précisément
00:43:57la ville de Kidal
00:43:58pourquoi ?
00:43:59parce qu'en 2013
00:44:00le premier ministre
00:44:01de l'époque
00:44:01au Mali
00:44:02donc c'était avant
00:44:03l'agente militaire
00:44:04le premier ministre
00:44:05de l'époque
00:44:05accusait la France
00:44:06de ne pas avoir repris
00:44:08la ville
00:44:08dès 2013
00:44:09en 2013
00:44:09l'armée française
00:44:10arrive
00:44:10elle reprend plusieurs villes
00:44:11aux rebelles islamistes
00:44:12c'est célébré partout
00:44:14dans le pays
00:44:14qui remercie
00:44:16à l'époque
00:44:16mais pas la ville
00:44:18de Kidal
00:44:19précisément
00:44:20et à l'époque
00:44:21le premier ministre
00:44:22je vous le dis
00:44:22il disait
00:44:23la France
00:44:24accuse la France
00:44:24de créer une enclave
00:44:25de la rébellion
00:44:26et dans un média russe
00:44:27déjà
00:44:28il avait carrément accusé
00:44:29des officiers français
00:44:30de se livrer
00:44:31à l'entraînement
00:44:31des rebelles
00:44:32donc des rebelles islamistes
00:44:33en l'occurrence
00:44:34contre le gouvernement
00:44:35la France était donc
00:44:36accusée
00:44:37ou soupçonnée
00:44:37de jouer un double jeu
00:44:38à l'époque
00:44:39on avait dit
00:44:39le premier ministre
00:44:40l'accusation
00:44:40était tellement abusive
00:44:41que c'en est un peu
00:44:43grotesque
00:44:43simplement
00:44:44le premier ministre
00:44:44relayait
00:44:45quelque chose
00:44:46qui était beaucoup
00:44:46dans la population
00:44:48malienne
00:44:49qui pensait vraiment
00:44:50que la France
00:44:50jouait un double jeu
00:44:51alors pour quelle raison
00:44:52parce que
00:44:53dans l'esprit
00:44:55de beaucoup de maliens
00:44:57si la France le voulait
00:44:58la France le pouvait
00:44:59alors c'était peut-être
00:45:00pas si simple que ça
00:45:01évidemment
00:45:01mais c'était l'idée
00:45:02pour laquelle
00:45:03si la France
00:45:04n'arrivait pas
00:45:04à mater les islamistes
00:45:06c'est donc
00:45:06qu'elle ne le voulait
00:45:07pas vraiment
00:45:07et c'était un sentiment
00:45:09qui était donc partagé
00:45:10par une population
00:45:11assez insupportée
00:45:12et là depuis très longtemps
00:45:13par la rébellion de Kidal
00:45:15par cette volonté permanente
00:45:16de Kidal
00:45:17de prendre son indépendance
00:45:18et donc de se rebeller
00:45:19contre le pouvoir central
00:45:21et c'est un sentiment
00:45:22qui a été nourri
00:45:22par la prise de parole
00:45:23du porte-parole
00:45:24des rebelles
00:45:25Touareg au Mali
00:45:26pardon
00:45:27aujourd'hui cette fois-ci
00:45:28parce que ce porte-parole
00:45:30il était de passage
00:45:31à Paris
00:45:32donc il a commenté
00:45:33la situation
00:45:34depuis Paris
00:45:35c'est ça
00:45:35c'est très étonnant
00:45:36notre objectif
00:45:37est que la Russie
00:45:38se retire définitivement
00:45:39de l'Azawad
00:45:40donc l'Azawad
00:45:41c'est toute la partie nord
00:45:42du Mali
00:45:42et au-delà
00:45:43de tout le Mali
00:45:44il était de passage
00:45:46donc je vous le disais
00:45:47à Paris
00:45:47et c'est comme un symbole
00:45:48d'un retournement total
00:45:49de la puissance
00:45:51qui a pris
00:45:52cinq villes
00:45:53de manière assez stupéfiante
00:45:54ce week-end
00:45:55et qui demande désormais
00:45:55à la Russie
00:45:56de quitter le Mali
00:45:58avant ma dernière question
00:45:59Rachel Keke
00:46:01ancienne députée
00:46:01s'était exprimée
00:46:02en disant
00:46:03c'est bizarre
00:46:03on attaque le Mali
00:46:04rien ne se passe
00:46:05l'ancienne députée
00:46:06LFI Rachel Keke
00:46:07elle découvre que
00:46:08les indignations
00:46:09de LFI
00:46:09sur le terrain international
00:46:11sont sélectives
00:46:12il était temps
00:46:14au-delà
00:46:14donc de cette accusation
00:46:16donc Charlotte Donnellas
00:46:17de double jus
00:46:18à l'époque
00:46:18pourquoi parler
00:46:19de retournement
00:46:20au sujet
00:46:21de ce qui s'est passé
00:46:22dans cette ville
00:46:22de Kidal
00:46:23en particulier
00:46:24alors il faut comprendre
00:46:26que Kidal
00:46:27c'est une ville
00:46:27qui est un enjeu immense
00:46:29au-delà des questions
00:46:30communautaires
00:46:31ou ethniques
00:46:31plus exactement
00:46:32c'est un carrefour commercial
00:46:34qui ouvre les routes
00:46:35vers le sud algérien
00:46:36on voit bien
00:46:36là sur la carte
00:46:37c'est une évidence
00:46:38donc il y a un intérêt
00:46:39évidemment commercial
00:46:40donc de détenir cette ville
00:46:41mais la France
00:46:42elle avait toujours vu
00:46:44des conflits communautaires
00:46:45qu'elle refusait d'investir
00:46:47à l'époque
00:46:47c'était ça la raison
00:46:48jugeant le risque
00:46:49beaucoup trop grand
00:46:50de prendre Kidal
00:46:52dans une situation
00:46:53qui était déjà
00:46:54compliquée
00:46:55on est en 2013
00:46:56et c'est déjà
00:46:56le début de la discorde
00:46:57avec le gouvernement malien
00:46:58vous voyez que ça précède
00:46:59de loin
00:47:00la propagande russe
00:47:02sur la France
00:47:02qui est intervenue
00:47:03des années après
00:47:03mais il y avait déjà
00:47:04un dissensus
00:47:05parce que quand
00:47:06l'armée française
00:47:07aide à la reprise
00:47:09de plusieurs villes
00:47:10le Bamako
00:47:11attend
00:47:12que l'armée française
00:47:13les aide
00:47:14à reprendre Kidal
00:47:14c'est une obsession
00:47:15de Bamako
00:47:16parce qu'il y a
00:47:16une obsession
00:47:17d'indépendance
00:47:17à Kidal
00:47:18vous voyez
00:47:18c'est vraiment
00:47:19un antagonisme
00:47:20entre les deux villes
00:47:22et parce que
00:47:24le dernier foyer
00:47:26enfin la dernière rébellion
00:47:28la plupart du temps
00:47:29réussie
00:47:29des Touareg
00:47:30de Kidal
00:47:31c'était en 2012
00:47:32donc le prémice
00:47:34on va dire
00:47:34de la guerre
00:47:35pour laquelle
00:47:35la France était appelée
00:47:36précisément
00:47:37avait commencé
00:47:38à Kidal
00:47:38et c'est précisément
00:47:40pour cette raison aussi
00:47:41que la France
00:47:42n'avait pas voulu
00:47:42y aller
00:47:43elle avait dit
00:47:44on vire
00:47:45en gros
00:47:46de la ville
00:47:46les djihadistes
00:47:47les plus
00:47:48évidemment dangereux
00:47:49on installe
00:47:50une base
00:47:51de force spéciale
00:47:52sur place
00:47:52mais on ne reprend pas
00:47:53la ville
00:47:54c'est beaucoup trop
00:47:55dangereux
00:47:55et Bamako
00:47:56n'avait pas supporté
00:47:57elle avait laissé
00:47:58éclater sa colère
00:47:59de manière évidente
00:48:00et en 2014
00:48:01donc l'année d'après
00:48:02l'armée malienne
00:48:03cette fois-ci
00:48:03a tenté de reprendre
00:48:04la ville seule
00:48:05et a échoué
00:48:06et c'est l'année
00:48:07encore d'après
00:48:082015
00:48:09qu'un accord
00:48:10est signé
00:48:10entre Bamako
00:48:11et Kidal
00:48:12finalement
00:48:12à Alger
00:48:13et qui accorde
00:48:14une autonomie
00:48:15très large
00:48:16à la ville
00:48:16de Kidal
00:48:17et à ses environs
00:48:18et Bamako
00:48:19ne digère pas
00:48:20jusqu'à ce qu'elle
00:48:21réussisse finalement
00:48:22quand je dis Bamako
00:48:22c'est évidemment
00:48:23le gouvernement central
00:48:24vous avez compris
00:48:24jusqu'à ce qu'ils réussissent
00:48:26à reprendre
00:48:27cette ville
00:48:27en 2023
00:48:28avec les mercenaires
00:48:30de Wagner
00:48:30juste après le départ
00:48:32des forces de l'ONU
00:48:32parce qu'il n'y a pas
00:48:33que la France qui part
00:48:34il y a aussi l'ONU
00:48:34qui part
00:48:36du pays
00:48:38et à l'époque
00:48:39l'armée reprend
00:48:41la ville
00:48:41et célèbre
00:48:43donc la victoire
00:48:43de ce que la France
00:48:44et l'ONU
00:48:45n'ont pas réussi
00:48:45à faire
00:48:46mais à l'époque
00:48:47qu'est-ce qui se passe
00:48:47il y a des observateurs
00:48:48notamment français
00:48:49qui s'inquiètent
00:48:50et qui retournent
00:48:51l'accusation
00:48:52qui était portée
00:48:53contre la France
00:48:53à l'époque
00:48:54et qui écrivent
00:48:55et vous pouvez le retrouver
00:48:55dans des papiers
00:48:56vraiment qui sont écrits
00:48:57à l'époque
00:48:57donc c'est pas des gens
00:48:58qui vous le disent
00:48:58aujourd'hui
00:48:58et si la chute de Kidal
00:49:00poussait les indépendantistes
00:49:01Touareg
00:49:02dans les bras
00:49:03du groupe de soutien
00:49:04à l'islam
00:49:04et aux musulmans
00:49:05également composés
00:49:06de Touareg
00:49:06nous y sommes
00:49:07reste à savoir
00:49:08et notamment
00:49:09pour les Maliens
00:49:09si ces djihadistes
00:49:10veulent réellement
00:49:11prendre le pouvoir
00:49:11ou simplement
00:49:12contraindre
00:49:13l'agenda militaire
00:49:14extrêmement affaiblie
00:49:15à des négociations
00:49:16est-ce que finalement
00:49:16on va assister
00:49:17à un nouveau coup d'état
00:49:18ou est-ce qu'il y aura
00:49:19une reprise en main
00:49:20notamment avec l'aide
00:49:20des Russes
00:49:21et en sont-ils
00:49:21tout simplement capables ?
00:49:23Très intéressant
00:49:24de se pencher
00:49:25sur ce dossier
00:49:26puisque personne n'oublie
00:49:27effectivement
00:49:28on avait vu encore
00:49:29les images
00:49:29de 2013
00:49:30lorsque François Hollande
00:49:32avait été appelé
00:49:33sur place
00:49:33la France appelée
00:49:34lorsque la France
00:49:35a été chassée
00:49:35on a peut-être une image
00:49:36d'un drapeau français
00:49:37les drapeaux français
00:49:38vous rappelez
00:49:39qui ont été brûlés
00:49:40au Mali
00:49:41à combien de reprises
00:49:42la France insultée
00:49:43alors qu'elle était venue
00:49:44sauver
00:49:45ah oui ça c'est mon truc
00:49:45elle était venue sauver
00:49:48vraiment
00:49:49le Mali
00:49:50des djihadistes
00:49:50voilà
00:49:51donc c'est un dossier
00:49:52intéressant à suivre
00:49:53merci beaucoup
00:49:54Charlotte Dornelas
00:49:55de vous être penchée
00:49:56sur la question
00:49:57tour de table
00:49:58maintenant
00:49:59sur le pétrole
00:50:00qui flambe
00:50:01de 5%
00:50:02en 24 heures
00:50:03à cause du blocus
00:50:04prolongé
00:50:05du détroit
00:50:05d'Ormos
00:50:06alors le groupe
00:50:06Total Energy
00:50:08annonce de son côté
00:50:09aujourd'hui
00:50:09plus 51%
00:50:11de bénéfices
00:50:11au premier trimestre
00:50:12cette année
00:50:13dopé par la crise
00:50:14Emmanuel Macron
00:50:15aujourd'hui même
00:50:16a appelé
00:50:17à de nouvelles réponses
00:50:18face à la flambée
00:50:20des prix
00:50:20à la pompe
00:50:21il a évoqué
00:50:22des possibles taxes
00:50:24sur les super profits
00:50:25Sébastien Lecornu
00:50:27tout de suite
00:50:27emboîtez le pas
00:50:28écoutez-le
00:50:29à l'Assemblée nationale
00:50:31j'aime pas beaucoup
00:50:32non plus
00:50:32dans le débat public
00:50:33ou sur les réseaux sociaux
00:50:34le Total Bashing
00:50:35parce que
00:50:35c'est une entreprise française
00:50:37qui emploie des français
00:50:39elle marque aussi
00:50:40une part des intérêts
00:50:41stratégiques du pays
00:50:42et donc
00:50:43ne nous tirons pas
00:50:44une balle dans le pied
00:50:45pour autant
00:50:45il y a un débat
00:50:46qu'il faut objectiver
00:50:47s'il y a des résultats
00:50:49exceptionnels
00:50:50ça pose la question
00:50:51d'une redistribution
00:50:52qui pourrait être
00:50:53à due proportion
00:50:54ou pas
00:50:55exceptionnelle
00:50:56ça c'est un débat politique
00:50:57qui est
00:50:57me semble-t-il
00:50:58assez noble
00:50:59quand on voit ce que Total Energy
00:51:00a fait sur le plafonnement
00:51:02des prix à la pompe
00:51:02pendant quelques jours
00:51:04on le voit bien
00:51:05que ça pour le coup
00:51:06c'est immédiat
00:51:06pour les françaises
00:51:07et les français
00:51:07donc il faut bien
00:51:08que Total Energy
00:51:09se positionne
00:51:10d'une manière
00:51:11ou d'une autre
00:51:11sur une manière
00:51:12de redistribuer
00:51:12et potentiellement
00:51:14de la manière
00:51:14la plus efficace
00:51:15qui soit
00:51:15de la manière
00:51:16la plus rapide
00:51:16en tout cas
00:51:17dans sa politique
00:51:19commerciale
00:51:19donc Total
00:51:21annonce aujourd'hui
00:51:22un super profit
00:51:22le gouvernement
00:51:23veut taxer
00:51:24ce super profit
00:51:25pour aider les français
00:51:26qui voient le prix
00:51:28à la pompe
00:51:29augmenter
00:51:29et les prix
00:51:30vont augmenter
00:51:30ces jours prochains
00:51:31faut-il taxer
00:51:32Total
00:51:33les super profits
00:51:33de Total
00:51:34Marc Menon
00:51:34alors Total
00:51:35ils ont déjà pris
00:51:36une mesure
00:51:37qui était une mesure
00:51:38disons
00:51:39pour gagner
00:51:40en popularité
00:51:42en fixant
00:51:43les prix
00:51:44les stations
00:51:44les moins chères
00:51:45actuellement
00:51:45en France
00:51:46ce sont
00:51:47les stations
00:51:48Total
00:51:48car Total
00:51:49a la grande chance
00:51:50par rapport
00:51:50aux autres distributeurs
00:51:51d'être à la fois
00:51:53le producteur
00:51:54entre guillemets
00:51:55ils achètent
00:51:56ils raffinent
00:51:57ils ont toute
00:51:58la chaîne
00:51:59pour avoir
00:52:01le pétrole
00:52:01et en plus
00:52:02ils ont réussi
00:52:03un très beau coût
00:52:04en bourse
00:52:04parce qu'ils ont acheté
00:52:05au bon moment
00:52:06là ce sont
00:52:07les astuces
00:52:08capitalistes
00:52:09entre guillemets
00:52:09et bon
00:52:10alors aussi
00:52:10on met en cause
00:52:11le système
00:52:12est-ce que c'est
00:52:12à cet instant
00:52:13tout le temps
00:52:14etc
00:52:14ça pose quand même
00:52:15une question
00:52:16en tant que telle
00:52:17et puis
00:52:17donc depuis le 13 mars
00:52:19ils ont effectivement
00:52:20continué à bloquer
00:52:20les prix à 1,99€
00:52:22mais quoi qu'il arrive
00:52:24c'est très symbolique
00:52:26combien de régions
00:52:28n'ont pas de station
00:52:29totale
00:52:29par exemple
00:52:30quand vous allez
00:52:30dans les régions
00:52:31montagneuses
00:52:31il y a 3300 stations
00:52:33en France
00:52:33ouais
00:52:33et bien vous allez
00:52:35dans des stations
00:52:35dans les Alpes
00:52:37dans les Pyrénées
00:52:39ou en Corrèze
00:52:40il n'y a pas
00:52:40les pompes totales
00:52:42donc c'est dans
00:52:43ces régions-là
00:52:44où les gens
00:52:45ont de plus
00:52:46de kilomètres
00:52:46à faire
00:52:47au quotidien
00:52:48et ils sont donc
00:52:49prisonniers
00:52:50de la situation
00:52:51alors il va se passer quoi
00:52:53donc pour vous
00:52:54il faut taxer
00:52:55non
00:52:55je dis qu'aujourd'hui
00:52:57le fait que
00:52:59on ait
00:53:00cette fixation
00:53:01telle qu'elle existe
00:53:02est une bonne chose
00:53:04est-ce qu'on peut
00:53:04aller plus loin
00:53:05je ne vois pas
00:53:07ceux qui sont
00:53:08aujourd'hui
00:53:08les plus touchés
00:53:09en être
00:53:10les bénéficiaires
00:53:11vous voyez ce que je veux dire
00:53:12à Paris
00:53:13vous avez je ne sais pas
00:53:14combien de pompes
00:53:15totales
00:53:15mais les parisiens
00:53:16ne sont pas eux
00:53:17qui circulent le plus
00:53:18quand vous venez
00:53:19de 70 kilomètres
00:53:20ou 80 kilomètres
00:53:21il n'y a pas spécialement
00:53:22de pompe totale
00:53:24par conséquent
00:53:26c'est un peu démago
00:53:27d'une certaine façon
00:53:28de tomber
00:53:29sur totale
00:53:30c'est bien la première fois
00:53:31que je supporte
00:53:32un grand trust mondial
00:53:34oui justement
00:53:34je pensais que l'homme de gauche
00:53:35ce serait
00:53:36je ne vois pas
00:53:37ce n'est pas une solution
00:53:38en soi
00:53:3970 à 75%
00:53:41des actifs en emploi
00:53:42utilisent leur voiture
00:53:43tous les jours
00:53:44pour faire 13 à 14 kilomètres
00:53:45par jour
00:53:46Gabriel Cluzel
00:53:46faut-il taxer
00:53:48les super profits de totale
00:53:50pour baisser
00:53:51justement
00:53:52aider les français
00:53:53qui ont du mal
00:53:54à joindre les deux bouts
00:53:54puisque les prix
00:53:55vont continuer
00:53:56à augmenter à la pompe
00:53:57moi je crois que
00:53:58la tentation est forte
00:53:59parce que personne
00:54:00n'aime les profiteurs de guerre
00:54:01donc tout le monde
00:54:02a envie de les pointer du doigt
00:54:03mais quand on voit
00:54:04l'état demander
00:54:05à totale
00:54:08de taxer
00:54:08de rendre l'argent
00:54:09finalement
00:54:10on a envie de dire
00:54:10c'est l'hôpital
00:54:11qui se fout de la charité
00:54:12ou c'est le pompier pyromane
00:54:14c'est à dire que
00:54:14si totale a fait des bénéfices
00:54:17mécaniquement
00:54:17l'état en a fait aussi
00:54:18avec ses taxes
00:54:19ça tombe sous le sens
00:54:20on nous a expliqué
00:54:21pendant des mois
00:54:21non pas tant que ça
00:54:23parce que les français
00:54:24ils consomment moins
00:54:24du coup ils ajustent
00:54:26si totale en a fait
00:54:27c'est mécanique
00:54:29donc moi j'ai l'impression
00:54:30qu'on pointe du doigt
00:54:31total
00:54:32pour ne pas attirer
00:54:33l'attention
00:54:34sur soi-même
00:54:35c'est la petite
00:54:36martingale du gouvernement
00:54:37Mathieu Bocoté
00:54:38je suis absolument d'accord
00:54:40là-dessus
00:54:40je serai de gauche
00:54:40comme Marc Benant
00:54:41mais Gabriel
00:54:44on nous dit total
00:54:45parce que c'est le réflexe
00:54:46en fait démagogique
00:54:47on excite la colère
00:54:48contre celui
00:54:49qu'on présente
00:54:49comme le super
00:54:50l'homme du super
00:54:52le capitaliste
00:54:53avec un chapeau de forme
00:54:54terrifiant
00:54:54dans les faits
00:54:57la structure
00:54:58qui ponctionne le plus
00:54:59que les français
00:54:59c'est l'état
00:55:00avec toutes ses taxes
00:55:01et ainsi de suite
00:55:01sur le carburant
00:55:03et tant d'autres choses
00:55:03donc on peut fixer
00:55:05on peut regarder total
00:55:05sur le mode vengeur
00:55:06en disant
00:55:07ils doivent payer
00:55:08en tant que tel
00:55:09comme je dis
00:55:09j'ai pas une sympathie
00:55:10exagérée pour les grands groupes
00:55:11en soi
00:55:11mais je constate
00:55:12que ceux qui
00:55:12aujourd'hui
00:55:13celui qui fait souffrir
00:55:15les français au quotidien
00:55:16en confiscant
00:55:17le part exagérée
00:55:18de ses avoirs
00:55:18lorsque vient le temps
00:55:19de se déplacer
00:55:19c'est l'état
00:55:20avec ses taxes
00:55:21à répétition
00:55:21et quand on parle
00:55:22d'impôts circonstanciels
00:55:24d'impôts exceptionnels
00:55:25je sais qu'on me ment
00:55:26je sais qu'on me ment
00:55:28l'impôt exceptionnel
00:55:29est un impôt qui dure
00:55:30l'impôt temporaire
00:55:32il n'y a rien de plus durable
00:55:33qu'un impôt temporaire
00:55:34et de ce point de vue
00:55:35je ne témoigne pas
00:55:37d'un enthousiasme
00:55:38exagéré
00:55:38envers ses politiques
00:55:39en tout cas
00:55:39pour l'état français
00:55:41ça ramènerait
00:55:42de l'argent public
00:55:43rapidement
00:55:43comme s'il en manquait
00:55:44comme s'il en manquait
00:55:45un petit peu quand même
00:55:46non ?
00:55:47non non non
00:55:47il ne manque pas
00:55:48d'argent public
00:55:48il manque de gestion
00:55:49intelligente
00:55:50d'argent public
00:55:50non mais ces gens
00:55:51ne manquent pas d'argent
00:55:52regardez la part
00:55:53je me tais
00:55:54non non
00:55:55très bonne remarque
00:55:55très bonne remarque
00:55:56et pour Total
00:55:57donc c'est plutôt pas
00:55:58parce que ça pénalise
00:55:59l'investissement
00:56:00ça pénalise la production
00:56:01donc c'est tentant
00:56:02à court terme
00:56:03pour remplir les caisses
00:56:04mais contre-productif
00:56:06en tout cas
00:56:06c'est intéressant
00:56:07de voir que l'exécutif
00:56:08a plongé directement
00:56:10sur Total
00:56:11le jour même
00:56:11de l'annonce
00:56:12des super profits
00:56:13pour annoncer
00:56:14les taxes
00:56:14dans un instant
00:56:15on parle
00:56:15de ce regroupement
00:56:17familial
00:56:18qui a 50 ans
00:56:19qui célèbre
00:56:20ses 50 ans
00:56:21avec vous
00:56:21Mathieu Bocoté
00:56:23on parlera aussi
00:56:24d'Éric Ciotti
00:56:25qui est invité
00:56:26de Laurence Ferrari
00:56:27ce matin
00:56:28sur CNews
00:56:29et qui a parlé
00:56:29de la création
00:56:30d'une commission
00:56:31d'enquête
00:56:31pour évaluer
00:56:32le coût
00:56:33de l'immigration
00:56:34en France
00:56:34d'abord
00:56:35Mathieu Bocoté
00:56:36je pense qu'on a envie
00:56:37de s'arrêter
00:56:38juste quelques instants
00:56:39pour rendre hommage
00:56:40à votre père
00:56:42on ne l'a pas connu
00:56:43je ne l'ai pas connu
00:56:44mais on a tous
00:56:45autour de la table
00:56:46une grande émotion
00:56:49pour vous
00:56:49pour votre père
00:56:50qui est parti
00:56:51la nuit dernière
00:56:52vous nous avez tant
00:56:53parlé de lui
00:56:55je n'ai pas de mots
00:56:56je n'ai pas la puissance
00:56:57des mots comme vous
00:56:58ni comme Marc Menand
00:56:59mais j'ai peut-être
00:57:00fait quelques petites images
00:57:01juste pour vous
00:57:02je n'ai pas de mots
00:57:36pour vous
00:57:37je ne l'ai pas de mots
00:57:38pour vous
00:57:39je n'ai pas de mots
00:57:40pour vous
00:57:42je n'ai pas de mots
00:58:20Abonnez-vous !
00:58:53Qui était votre père, Mathieu ?
00:58:55Un homme tout à fait formidable.
00:58:57C'est un homme droit.
00:58:58Moi, j'aime dire, si le Québec tient encore,
00:59:00après 400 ans en Amérique,
00:59:01c'est parce qu'à chaque génération,
00:59:03il y en a 15 ou 20 comme ça qui sont là,
00:59:04qui portent le sort du pays sur leurs épaules.
00:59:06Et grâce à ça, la prochaine génération tient.
00:59:08C'est un homme droit, loyal,
00:59:11enfin, un homme, dans mon point de vue,
00:59:12un homme tout à fait exceptionnel
00:59:13et le plus remarquable des pères.
00:59:15Merci infiniment pour cet hommage que vous lui rendez.
00:59:19Il vivra à jamais grâce à la plume de son fils.
00:59:24Dans son livre, Mathieu nous entraîne à côté de Serge Côté.
00:59:29On se dit, mais bon sang, que j'aurais aimé avoir un professeur comme lui,
00:59:34parce que c'était un prof.
00:59:35Alors, ils sont rares, les professeurs qui vous entraînent,
00:59:39qui vous insufflent le goût de vie,
00:59:41le sens de la camaraderie, de la fraternité,
00:59:44la transmission, on en parle souvent ici.
00:59:47Eh bien, il incarne ça.
00:59:50Et il y a cette jubilation,
00:59:52ce désir de dire, mon gars,
00:59:55à chaque instant dans la vie,
00:59:57engage-toi, sois joyeux.
01:00:00Et c'est ça qu'il nous transmet,
01:00:02notre Mathieu.
01:00:03Et il y a quelque chose de formidable aussi.
01:00:05Ce qu'il lui a offert,
01:00:07ce sont les amis,
01:00:09ceux qui ne trahissent jamais
01:00:10les livres.
01:00:13Grâce à son papa,
01:00:16Mathieu, dès l'âge de 10 ans,
01:00:18pouvait s'enfermer
01:00:19et les autres se chamailler.
01:00:22Il était parti
01:00:23dans cette prospérité de l'esprit.
01:00:26Merci à lui
01:00:27de nous avoir donné cet enfant
01:00:30qui nous gâte au quotidien.
01:00:32Et grâce à lui,
01:00:34eh bien, nous continuerons
01:00:36accompagnonnés avec vous,
01:00:37cher Serge.
01:00:39C'est ce que je disais à Mathieu tout à l'heure.
01:00:41J'ai terminé son livre
01:00:43en ayant l'impression de connaître mieux son père
01:00:45parce que c'est vrai
01:00:45que Mathieu parle beaucoup de son père
01:00:46dans son livre.
01:00:48Et c'est à ce moment-là
01:00:49que j'ai lu l'hommage
01:00:50que Mathieu lui a rendu
01:00:51et j'ai eu l'impression
01:00:51de le connaître un peu,
01:00:53donc d'être plus proche,
01:00:55on va dire,
01:00:55de la peine de Mathieu.
01:00:57Et puis,
01:00:57dans ces moments-là,
01:00:58puisque Mathieu est en plus un ami,
01:01:00j'ai envie de partager
01:01:01simplement mon espérance
01:01:03avec vous.
01:01:05Moi, quand je regarde ces images,
01:01:07je vois que le père de Mathieu
01:01:09faisait partie
01:01:11de ces braves hommes
01:01:13qui sont devenus
01:01:13des hommes braves
01:01:14qui ont porté,
01:01:16comme l'a dit Mathieu,
01:01:18le Québec.
01:01:21Mais je suis très frappée
01:01:23par la capacité
01:01:24qu'il a eu de transmettre,
01:01:26on sait à quel point
01:01:27le mot transmission
01:01:27est important chez nous,
01:01:29la capacité qu'il a eu
01:01:29de transmettre
01:01:30une âme française
01:01:31qui pour nous est le plus beau
01:01:32des compliments,
01:01:34en québécois.
01:01:34Alors moi,
01:01:34je vais vous dire ma conviction,
01:01:35c'est qu'il protège
01:01:37Mathieu de là-haut,
01:01:38il nous regarde tous
01:01:40et bientôt,
01:01:41on le retrouvera.
01:01:42Petite anecdote finale
01:01:43de quelques secondes.
01:01:44Mon paternel,
01:01:45les derniers temps,
01:01:45la mémoire était un peu
01:01:46moins présente.
01:01:47Donc chaque fois
01:01:47que je l'appelais,
01:01:48il me disait
01:01:48« Ah ouais,
01:01:48t'es en France ! »
01:01:49Donc ça faisait quelques années,
01:01:50je les découvrais
01:01:51chaque fois que j'y étais
01:01:51et j'avais toujours droit
01:01:52à la même phrase
01:01:53« Ah c'est très bien,
01:01:54c'est la mère patrie,
01:01:54il faut que tu sois en France ! »
01:01:57Restez donc avec nous.
01:01:58Merci de nous faire sourire,
01:01:59j'aime bien parce que
01:01:59vous souriez,
01:02:00vous avez une force incroyable,
01:02:01moi j'ai de larmes aux yeux.
01:02:03Demain,
01:02:03c'est l'anniversaire
01:02:03de mon père,
01:02:04il aura 82 ans
01:02:05et je sais ce que c'est
01:02:07que d'avoir un père
01:02:08et on est vraiment
01:02:09de tout cœur avec vous Mathieu.
01:02:11On va puiser la force
01:02:12que vous nous transmettez
01:02:13Mathieu,
01:02:14je ne sais pas
01:02:14d'où vous tenez votre force.
01:02:15Pour continuer
01:02:16avec cette dernière chronique
01:02:18coup de poing,
01:02:19il y a 50 ans,
01:02:20Mathieu,
01:02:20la France faisait le choix
01:02:21du regroupement familial
01:02:23mais savait-elle vraiment
01:02:25ce dans quoi
01:02:26elle s'engageait ?
01:02:27On peut se poser la question
01:02:29et les députés
01:02:29de l'UDR
01:02:31veulent engager
01:02:31une commission
01:02:32d'enquête parlementaire
01:02:33sur le coût de l'immigration
01:02:35risquent de se la poser
01:02:36eux aussi.
01:02:37Est-ce qu'un tabou
01:02:38est en train
01:02:39de se fracturer
01:02:40devant nous Mathieu Beaucoté ?
01:02:4150 ans
01:02:42de regroupement familial
01:02:43rares sont ceux
01:02:44je crois
01:02:44qui ont l'impression
01:02:45de célébrer
01:02:45un bel anniversaire.
01:02:46C'est-à-dire
01:02:47c'est le point de départ
01:02:49du basculement
01:02:50de la question
01:02:51de l'immigration
01:02:51hors du champ démocratique.
01:02:53Parce qu'on s'en souvient,
01:02:54le regroupement familial
01:02:55est décidé
01:02:56à la manière
01:02:56d'une banalité.
01:02:57On se dit
01:02:57les travailleurs étrangers
01:02:59qui vivent en France
01:02:59ont le droit
01:03:00de vivre avec leur famille.
01:03:01On a à l'esprit
01:03:02l'idée qu'il n'y en aura
01:03:02pas tant que ça
01:03:03et qu'ils repartent
01:03:03chez eux ensuite.
01:03:05Or, qu'est-ce qu'on voit
01:03:05avec ce basculement ?
01:03:06Le regroupement familial
01:03:07devient rapidement
01:03:08une filière
01:03:09d'immigration,
01:03:10de peuplement.
01:03:11Et le pouvoir le sait,
01:03:12le politique le sait
01:03:13assez rapidement.
01:03:14Ils veulent stopper
01:03:15la chose.
01:03:16Qui décide de faire en sorte
01:03:18qu'on ne pourra pas
01:03:18stopper le regroupement familial ?
01:03:20Le Conseil d'État.
01:03:21Le Conseil d'État
01:03:22qui s'empare dès lors
01:03:23de la question
01:03:23du regroupement familial,
01:03:24qui la dérobe
01:03:25à la décision politique
01:03:26et dès lors,
01:03:30c'est à partir de ce moment
01:03:33que ce sont les immigrés
01:03:34qui font la politique
01:03:35migratoire de la France
01:03:36plutôt que la France
01:03:36avec son propre État.
01:03:38Perte de contrôle
01:03:39sur l'immigration,
01:03:40mise en place
01:03:41d'un dispositif,
01:03:42on pourrait dire
01:03:42d'une immigration en chaîne.
01:03:44Et un jour,
01:03:45les années passent,
01:03:46les décennies passent,
01:03:47et on se rend compte
01:03:47qu'il y a eu un changement
01:03:48dans la structure
01:03:49de peuplement
01:03:50en France aujourd'hui.
01:03:51On se rend compte
01:03:52qu'il y a eu
01:03:52une perte de démocratie,
01:03:53une forme de coup d'État
01:03:55démographique s'est opérée
01:03:56sous prétexte humanitaire.
01:03:58Alors, longtemps,
01:03:59il y a eu une interdiction
01:04:00sur ce sujet,
01:04:01une interdiction vive,
01:04:02raciste, raciste,
01:04:03raciste, extrême droite.
01:04:04Que s'est-il passé
01:04:05ces dernières années ?
01:04:07Le réel...
01:04:07Jusqu'à maintenant
01:04:08un petit peu quand même encore.
01:04:09Absolument.
01:04:10Je pense que c'est simplement
01:04:11qu'on s'est fait un peu,
01:04:12on s'est fait une armure.
01:04:13C'est-à-dire,
01:04:14certains ont appris
01:04:15à supporter les insultes
01:04:16pour ensuite rappeler
01:04:17l'existence du réel.
01:04:18Il y a des moments
01:04:19dans cette réalité.
01:04:20Le succès du livre
01:04:20de Nicolas Pouvromonti,
01:04:22qu'on a le plaisir
01:04:22de connaître à cette émission...
01:04:23Immigration,
01:04:24mythes et réalités.
01:04:25Qu'est-ce qu'il nous dit ?
01:04:26Il est temps de regarder
01:04:27la réalité au-delà
01:04:28des discours qui cherchent
01:04:29à l'ensevelir
01:04:31sous l'idéologie.
01:04:32Et la prochaine étape,
01:04:33si Yotis nous dit
01:04:34on va refaire le coup
01:04:35de la commission
01:04:36sur l'audiovisuel public,
01:04:38mais version immigration,
01:04:40parce que quelle est
01:04:40la principale leçon
01:04:41de la commission
01:04:41sur l'audiovisuel public ?
01:04:43On a compris
01:04:43à quel point il y avait...
01:04:44On était ensevelis,
01:04:46je reprends l'image,
01:04:46sous une tonne de mensonges.
01:04:48Le réel était inaccessible.
01:04:50Il est désormais nécessaire
01:04:51de rendre visible
01:04:52ce qui a été infligé
01:04:53à la France
01:04:53depuis 50 ans.
01:04:55Et le regroupement familial,
01:04:56quoi qu'on en dise,
01:04:56n'était pas une bonne idée.
01:04:58C'était le début
01:04:58de la fin de la démocratie
01:05:00en matière migratoire.
01:05:02Merci beaucoup
01:05:03à Mathieu Bocoté.
01:05:05Et puis je mettrai
01:05:06sur les réseaux sociaux
01:05:07hashtag Face à l'info
01:05:08le petit hommage
01:05:09pour votre père.
01:05:11Cette émission
01:05:12a été dédiée
01:05:12à Serge Coté.
01:05:14Excellente suite de programme.
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